15 avril 2012

15 avril : Petit Journal de Sainte Faustine

« L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde. »

Jésus à Sainte Faustine, Petit Journal, 1934 (I.130) & 1936 (II.139).

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15 avril : Regina Coeli



Regina Cœli - Michel Richard de Lalande

Regina cœli, lætare. Alleluia.
Quia quem meruisti. Alleluia.
Resurrexit, sicut dixit. Alleluia.
Ora pro nobis Deum. Alleluia.

Reine du ciel, réjouis-toi. Alleluia.
Car celui que tu as mérité de porter. Alleluia.
Est ressuscité, comme il l'avait dit. Alleluia.
Prie Dieu pour nous. Alleluia.


Benoît XVI : Regina Coeli de ce dimanche 15 avril

Le Saint Père a demandé spécialement aux pèlerins de langue française leur soutien dans la prière :

« Jeudi prochain, à l’occasion du septième anniversaire de mon élection au Siège de Pierre, je vous demande de prier pour moi, pour que le Seigneur me donne la force d’accomplir la mission qu’il m’a confiée ! »

Source : Radio Vatican
Texte intégral et vidéo sur le site internet du Vatican

15 avril : anniversaires de Benoît XVI

Double anniversaire de Benoît XVI en vue

 

Benoît XVI est rentré vendredi soir au Vatican après avoir pris quelques jours de repos dans sa résidence de Castelgandolfo, à une trentaine de kilomètres de Rome. Il a été accueilli par son frère, Mgr Georg Ratzinger qui participera lundi aux festivités prévues pour les 85 ans du Pape. Le 16 avril, jour de son anniversaire, Benoît XVI célébrera une messe dans la chapelle Pauline en présence d’un groupe d’évêques allemands et d’amis bavarois. La délégation bavaroise sera reçue officiellement à midi dans la salle Clémentine. Le jeudi 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection. Le vendredi 20 un concert sera donné en son honneur par l’orchestre Gewandhaus de Leipzig, dans la salle Paul VI. Benoît XVI a déjà reçu de nombreux messages de vœux provenant du monde entier.

Dans son éditorial hebdomadaire, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de Radio Vatican, évoque les interrogations suscitées par l’élection de Joseph Ratzinger, il y a sept ans. On se demandait si ce pontificat serait long et durable, si un théologien ayant présidé pendant des années un dicastère doctrinal saurait assumer le gouvernement pastoral de l’Eglise universelle.

En sept ans, Benoît XVI a accompli 23 voyages à l’étranger et 26 déplacements en Italie ; il a présidé quatre synodes des évêques et trois Journées mondiales de la Jeunesse ; il a publié trois encycliques, et posé de nombreux Actes du magistère ; il nous a fait vivre une Année paulinienne et une Année sacerdotale ; il a affronté avec courage, humilité et détermination, c’est-à-dire avec un esprit évangélique, des situations difficiles comme la crise des abus sexuels. Par la cohérence et la constance de son enseignement, il montre que la priorité de son service est de guider les hommes vers Dieu, le Dieu de Jésus Christ ; que foi et raison contribuent toutes deux à la recherche de la vérité pour répondre aux attentes de l’humanité ; que l’oubli de Dieu et le relativisme sont les dangers les plus menaçants de notre temps.

Nous lui sommes reconnaissants – écrit le père Lombardi – et nous poursuivons avec lui le chemin vers la Rencontre mondiale des familles, au mois de juin à Milan, vers le Moyen Orient, en septembre au Liban, vers le Synode sur la nouvelle évangélisation et vers l’Année de la foi.

Source : Radio Vatican

15 avril : Fête de Pâques pour les Orthodoxes

Les orthodoxes et orientaux célèbrent aujourd'hui la Résurrection du Christ.

 

« Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection car le Christ, hier accablé de moqueries, couronné d’épines, pendu au bois, aujourd’hui se relève du tombeau. Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté ceux que les ténèbres de l’Enfer retenaient captifs. Réjouissons-nous en ce printemps de la vie, car une espérance jaillit parmi les affligés du corps et de l’âme. Réjouissons-nous car le Seigneur est descendu au plus profond du coeur des hommes, où se tapit l’angoisse ; il les a visités, il les a illuminés, et tourments, angoisse, enfer sont vaincus, engloutis dans l’abîme d'amour ouvert au flanc percé du Seigneur. Réjouissons-nous car il est ressuscité le Christ, la joie éternelle ! »

Père Michel Evdokimov (fils du théologien orthodoxe Paul Evdokimov, 1901-1970).

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15 avril : Chant de communion


 

Ant. ad Communionem. Ioann. 20, 27.
Mitte manum tuam, et cognósce loca clavórum, allelúia : et noli esse incrédulus, sed fidélis, allelúia, allelúia.

Communion
Mets ici ta main, et touche la place des clous, alléluia ; et ne sois pas incrédule, mais croyant, alléluia, alléluia.

 

15 avril : Méditation

« La miséricorde, c'est le Père qui envoie son Fils (cf. Eph 4, 4-7), et c'est le Fils qui nous fait comprendre cette miséricorde par le mystère de l'Incarnation. c'est à travers l'humanité assumée par le Verbe divin, Fils de Dieu, que nous découvrons le mieux la miséricorde. Toute la vie du Christ n'est qu'une vie de miséricorde ; toutes les actions du Christ à notre égard sont faites par miséricorde. La miséricorde regarde la misère de l'autre, et il n'y a miséricorde que quand on voit la misère de l'autre... Et dans la miséricorde, on regarde la misère de l'autre comme étant notre propre misère... la miséricorde consiste à voir, à regarder et à connaître le mal de l'autre d'une façon profonde, de sorte que ce mal de l'autre soit comme notre mal. On rend la vie au misérable, à celui qui souffre et qui n'en peut plus, et on fait tout ce qu'on peut, par soi-même ou par d'autres, pour venir au secours de sa misère. [...]

Jésus agit toujours par miséricorde (c'est sa manière d'agir, parce qu'il est miséricordieux), et sa miséricorde s'enracine dans nos coeurs pour que nous puissions, à notre tour, être miséricordieux...
La miséricorde va impliquer ce qu'il y a de plus grand dans notre activité à l'égard des autres : leur apporter un renouveau de vie, un surcroît de vie à partir de leurs fautes, en réponse à leur misère qui nous a permis de nous déloger et d'aller vers eux. Il y a comme un appel...

La miséricorde a ceci de très particulier qu'elle appelle la miséricorde : "Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendrons miséricorde". Donc, faire la miséricorde nous dispose à recevoir la miséricorde de Dieu, la miséricorde du Christ. C'est peut-être la disposition la plus parfaite à recevoir la miséricorde du Christ, et donc à être tout proche de Jésus, à le connaître et à le comprendre. »

P. Marie-Dominique Philippe, un feu sur la terre, Mame, coll. "Hommes de Parole", 2001.

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A voir : notre dossier dédié à la Miséricorde Divine

15 avril : Dimanche de la Divine Miséricorde

Au calendrier traditionnel :

Dimanche in Albis (dans l'octave de Pâques)


Ce Dimanche s’appelle également "Quasimodo", des premiers mots de l’Introït : "Quasi modo géniti infantes, alleluia...", ou "Pâques closes", car c’est en ce jour que s’achève l’Octave de Pâques.

 

 

14 avril 2012

14 avril : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

« Christ n’a pas supporté que le Temple de son Corps attendît longtemps dans le tombeau ; il s’est contenté de le montrer vraiment mort après sa lutte contre la mort, et il l’a ressuscité le troisième jour, portant comme trophée de sa victoire sur la mort ce Corps désormais incorruptible et impassible. Aussi Christ n’a-t-il pas tardé plus de trois jours pour ne pas faire attendre plus longtemps ceux à qui il avait annoncé sa Résurrection. Ils avaient encore dans l’oreille le son de sa voix, leurs yeux le cherchaient encore, leur esprit restait en suspens, quand ce corps, déposé trois jours au tombeau, le Fils de l’homme le montra immortel, incorruptible. Il fut ainsi démontré à tous que, s’il était mort, ce n’était pas par l’impuissance du Verbe qui était en lui, mais pour que la mort fût détruite en lui par la vertu du Sauveur.
Que la mort ait été détruite, que la croix soit la victoire sur elle, en voici un témoignage évident : tous les disciples du Christ méprisent la mort ; par le signe de la croix et la foi au Christ, ils foulent la mort aux pieds. Avant la venue du Sauveur, la mort était cause d’effroi pour les vivants eux-mêmes ; tous pleuraient ceux qui allaient mourir comme s’ils étaient voués à la corruption. Depuis que le Sauveur a ressuscité son corps, la mort n’est plus cause d’effroi ; ceux qui sont au Christ préfèrent mourir plutôt que de renier leur foi ; ils savent qu’en mourant, ils ne périssent pas car, par la Résurrection du Christ, ils deviennent comme lui incorruptibles. Ils se font les témoins de la victoire qui a été remportée sur la mort par le Sauveur, dans la Résurrection. Ils répètent ce qui a été écrit autrefois par l’Apôtre : "Mort, où est ta victoire ? Enfer, où est ton aiguillon ?" »

Saint Athanase, IVe siècle, Sur l’Incarnation du Verbe, SC 199.


Source : Portail Internet des Fraternités de Jérusalem

14 avril : Hymne Acathiste à la Mère de Dieu


Réjouis-Toi, O Mère du Sauveur, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

1.
Réjouis-Toi, rayonnement de joie, réjouis-Toi, par qui le mal a disparu, réjouis-Toi, Tu relèves Adam de sa chute, réjouis-Toi, par Toi Ève ne pleure plus.

Réjouis-Toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes, réjouis-Toi, abîme impénétrable, même aux anges, réjouis-Toi, car Tu deviens le trône et le palais du Roi, réjouis-Toi, porteuse de Celui qui porte tout.

Réjouis-Toi, Étoile annonciatrice du Soleil Levant, réjouis-Toi, par qui Dieu devient petit enfant, réjouis-Toi, car Tu renouvelles toute créature, réjouis-Toi, en Toi nous adorons le Créateur.

Réjouis-Toi, Mystère de la Sagesse Divine, réjouis-Toi, Foi de ceux qui prient en silence, réjouis-Toi, qui as part aux miracles du Christ, réjouis-Toi, miracle proclamé par les Anges.

R/ Réjouis-Toi, O Mère du Sauveur, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

2.
Réjouis-Toi, échelle par qui Dieu descendit du Ciel, Réjouis-Toi, Pont conduisant au ciel ceux qui sont sur la terre, réjouis-Toi, Ton enseignement surpasse tout savoir, réjouis-Toi, Tu illumines l'esprit des croyants.

Réjouis-Toi, par qui les cieux se réjouissent avec la terre, réjouis-Toi, par qui la terre jubile avec les cieux, réjouis-Toi, bouche fermée des apôtres, réjouis-Toi, fermeté des témoins du Christ.

Réjouis-Toi, qui rends inébranlable notre foi, réjouis-Toi, qui sais la splendeur de la grâce, réjouis-Toi, par qui l'enfer est dépouillé , réjouis-Toi, qui nous revêts de gloire.

Réjouis-Toi, Mère de la Lumière sans déclin, réjouis-Toi, Aurore du jour véritable, réjouis-Toi qui illumine le mystère de la Trinité, réjouis-Toi, Allégresse de toutes les générations.

R/ Réjouis-Toi, Marie comblée de grâce. Alléluia, Alléluia, Alléluia.

3.
Réjouis-Toi, Mère de l'Agneau et du Pasteur, réjouis-Toi, Bergerie de l'unique troupeau, réjouis-Toi, qui nous libères des oeuvres de ténèbres, réjouis-Toi, Tu nous ouvres les portes du Paradis.

Réjouis-Toi, qui nous délivres de la mort et du tombeau, réjouis-Toi, par qui le Paradis s'entrouvre de nouveau, réjouis-Toi, clé du Royaume du Christ et porte du Ciel, réjouis-Toi, espérance des biens éternels.

Réjouis-Toi, rayonnement du Soleil Véritable, réjouis-Toi, Éclat de la Lumière sans couchant, réjouis-Toi, qui illumines nos coeurs, réjouis-Toi, Flambeau portant la Lumière inaccessible.

Réjouis-Toi, Toi qui fais couler des fleuves d'Eau Vive, réjouis-Toi, Image vivante de l'eau du baptême, réjouis-Toi, Coupe puisant la joie, réjouis-Toi, Vie de joie mystérieuse.

R/ Réjouis-Toi, O Mère du Sauveur. Alléluia, Alléluia, Alléluia.

14 avril : Méditation

Regarde l'étoile, invoque Marie !

« O toi, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde, te sens emporté à la dérive parmi orages et tempêtes, plutôt que sur la terre ferme, ne quitte pas les feux de cet astre, si tu ne veux pas sombrer dans la bourrasque.
Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité, regarde l'étoile, appelle Marie !
Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l'étoile, crie vers Marie !
Si la colère ou l'avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie !
Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie.
Dans les périls, les angoisses, les situations critiques, invoque Marie, crie vers Marie !
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton coeur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse pas d'imiter sa vie.
Si tu la suis, point ne t'égares ; si tu la pries, point ne désespères ; si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas.
Qu'elle te tienne, plus de chute. Qu'elle te protège, plus de crainte.
Sous sa conduite, plus de fatigue. Grâce à sa faveur, tu touches au port.
Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la vierge était Marie ! »

Saint Bernard de Clairvaux (1091-1174), extrait de l'Homélie "Super missus est" (2, 17), in Ecrits sur la Vierge Marie, Mediaspaul, Paris, 1995.

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14 avril : Samedi de Pâques - Samedi in Albis

Samedi in Albis

Notons aussi...

Sainte Lydwine de Schiedam (1380-1433)

et Saint Pierre Gonzalez, Dominicain (1190-1246)


N.B. : La vie de Sainte Lydwine, par J.K. Huysmans, est en ligne ici.

13 avril 2012

13 avril : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

« II y eut un matin. Et Jésus se tint sur le bord du rivage et ses disciples ne reconnurent pas Jésus. L’univers avait été tellement ébranlé en ses bases et son ordre bouleversé qu’il croyait être ramené par la mort du Seigneur aux ténèbres originelles et à l’antique chaos. Alors, le Seigneur, par la lumière de sa résurrection, ramena le jour et reforma le monde entier en un seul corps afin de ressusciter avec lui dans la gloire celui qu’il avait vu tellement ébranlé par la Passion. Selon la parole de l’évangéliste : "Et il y eut un matin", c’est-à-dire la nuit de la Passion étant achevée, "Jésus se tint sur le rivage" pour ramener toutes choses à leur fin originelle, affermir ce qui était branlant, arrêter l’agitation, apaiser le trouble, stabiliser par sa station debout les fondements ébranlés de l’univers, ramener dans le service du Seigneur le monde qui s’était disloqué devant les injures qu’on avait fait subir au Christ.

"II y eut un matin, et Jésus se tint sur le rivage", afin que l’Église dans laquelle les disciples étaient secoués par les flots de la mer retrouve sa stabilité dans la foi. Jésus trouve, en effet, ses disciples sans vigueur dans leur foi et dénués de force et de courage. C’est pourquoi, il les appelle "petits". "Petits, avez-vous quelque chose à manger ?" Ces petits, ce sont : Pierre qui avait nié, Thomas qui avait douté, Jean qui avait fui. Il les appelle petits, car ils ne sont pas des soldats très vaillants, mais des faibles et ceux qu’il ne trouve pas encore assez armés pour la lutte, il les appelle à table comme des petits : "Petits, avez-vous quelque chose à manger ?", pour que son humanité les ramène à la grâce, le pain à la confiance, la nourriture à la foi. Ils ne croiraient pas à son corps ressuscité s’ils ne le voyaient manger comme un homme. Et lui qui nourrit toute créature demande à manger ; lui le pain, mange, car il n’a pas faim de leurs plats, mais de leur amour. »


Saint Pierre Chrysologue, Ve siècle, Sermon 78 ; PL 52, 420-422.


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