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"Cristeros", un film à soutenir dès maintenant

En 1926, un soulèvement populaire secoue le Mexique suite aux lois du président Calles, qui interdisent toutes pratiques religieuses dans l’ensemble du pays. Des hommes et des femmes de tous horizons, les Cristeros, vont alors risquer leur vie pour défendre leur liberté et lutter contre les persécutions menées par le gouvernement. Une des pages les plus sombres de l'Histoire du Mexique qui évoquent le soulèvement des Vendéens en faveur de la liberté religieuse durant la Révolution française.

Ce film à la distribution majestueuse est sorti au Mexique et aux États-Unis en 2012. Distribué en France par Saje Production ("Des vidéos pour la mission"), il mérite d'être soutenu dès maintenant, en participant à sa campagne de promotion. Pour cela, un moyen très simple : il suffit d'indiquer sur le site du film son intention de voir le film dans sa ville.

Avec Andy García, Eva Longoria, Peter O'toole, Eduardo Verástegui.

Sortie prévue en France le 14 mai.

Pour participer à la promotion du film : http://www.cristeros-lefilm.fr/participez-a-la-promotion-du-film.html

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 "Ce film est dédié aux vaillants Cristeros et à leurs familles que leur grand amour de Dieu a poussé à défendre leur foi et leur droit à Le vénérer librement, avec toujours pour devise : "Longue vie au Christ Roi et à Notre Dame de Guadalupe !"

 

La politique anti-religieuse au Mexique

Extraits de la loi Calles (Plutarco Elias Calles) (1925)

       Article 1. « Les ministres de la religion doivent tous être mexicain de naissance. La peine pour les contrevenants est de 500,00 $ ou quinze jours de beau temps en prison. Les autorités ont le pouvoir d'expulser le contrevenant, sans conditions. »

       Article 2. « Quiconque célèbre les actes de culte, à savoir l'administration des sacrements, ou prêche des sermons doctrinaux, est punissable selon les mêmes termes que l’article 1."

       Article 3. « Nul ministre de la religion ne peut enseigner la religion dans une école élémentaire, même privée, sous peine de 500,00 $ ou quinze jours de prison. Toute récidive entraîne une sanction plus sévère. »

       Article 4. « Aucun ministre d'une religion ne peut ouvrir ou diriger une école élémentaire, ni enseigner. Toute infraction est punissable d’une amende de 500,00 $ ou 15 jours de prison. »

       Article 6. « Il est strictement interdit d’exprimer ses opinions religieuses. Les monastères et les couvents sont dissouts. Les membres de ces monastères dispersés qui se rencontrent secrètement, sont condamné à une amende et sont passibles d’une peine de un à deux ans de prison et six ans en cas de récidive. »

       Article 8. « Est passible de six ans de prison toute déclaration d’un ministre du culte, qui, par écrit, soutient que les présents articles la constitution anti-religieuse n'obligent pas en conscience. »

       Article 9. « Toute protestation par la force physique ou morale contre les dispositions de l’article 8 est passible de la peine d'un an de prison, et de six ans pour un prêtre. »

       Article 10. « Est punie d’une peine de cinq ans de prison toute critique des articles de la présente Constitution anti-religieuse par un ministre du culte, que ce soit en public ou en privé. »

       Articles 14-15. La liberté de la presse dans le domaine religieux est supprimée. Toute infraction est punie de sanctions sévères.

       Article 17. « Toute initiative dans l'enceinte d’une église doit être signalée aux autorités, sous peine d'amende et d'emprisonnement. [Selon l'article 28, toute négligence dans l'application des dispositions de la présente de la part des représentants des autorités gouvernementales entraîne pour leur part une amende de cent dollars, et la suspension de leur fonction pendant un mois ; en cas de récidive, la suspension est définitive.]

       Article 18. « Le port d’un habit religieux est strictement interdit aux ministres du culte des deux sexes, ainsi que tout signe distinctif habituel en tant que membres d'une religion ou d’un culte. L'amende pour est de 500,00 $ ou 15 jours de prison. En cas de récidive, une peine plus sévère est appliquée. [L'article 29 prévoit que le refus de faire appliquer l’article 18 par le représentant de l’autorité municipale sera puni d'une amende de 100,00 $ et d’un mois de suspension. La récidive entraîne la suspension définitive]. »

       Article 22. « Toutes les églises sont propriétés de la nation et les autorités fédérales ont tout pouvoir pour y autoriser le culte ou non. La propriété de toutes les résidences épiscopales et presbytérales, les séminaires, les dispensaires et les écoles des associations religieuses sont transférées à la nation. »

    Article 38. « Tout représentant de l’autorité municipale qui autorise d’ouverture d’une église sans l'autorisation préalable du gouverneur de l'Etat, sera suspendu six mois dans l'exercice de ses fonctions, ou totalement suspendu. Une copie de cette loi doit être apposée en caractères lisibles sur les portes d'entrée des églises ou dans les lieux où ils sont habituellement pratiqués les actes religieux. »

Source et traduction Liberté politique.

A lire : le très intéressant commentaire de Jean-Baptiste Noé, historien et écrivain, au sujet de ce film, sur son site internet : Un film interdit, pour l’honneur des Cristeros ou sur Aleteia.

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