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1er vendredi

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Laissez venir à moi les petits enfants,
    car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »

    (Mt 19, 14)

    « L'enfant spirituel... ne s'appuie jamais sur lui-même ; il ne compte jamais sur ses forces, mais il met en Dieu toute sa confiance ; il se tient toujours près de lui ; il lui tend la main, afin d'en être soutenu et porté dans les mauvais pas qui se rencontrent. [...] Le sentiment de sa faiblesse est le principe de son courage, parce que Dieu fait toute sa force ; et, assuré de la protection de Dieu, il ne voit rien qui puisse l'intimider ni l'ébranler. De lui-même il n'entreprend rien, il ne s'expose à rien ; mais, dès que Dieu parle, il entreprend tout, il s'expose à tout, et il est sûr de réussir. »

    Jean Nicolas Grou (1731-1803), Manuel des âmes intérieures (De l'enfance spirituelle), 1833, Nlle édition Paris, Librairie Victor Lecoffre, 1885.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Vous aimez saint Augustin, sainte Madeleine, ces âmes auxquelles « Beaucoup de péchés ont été remis parce qu'elles ont beaucoup aimé ». Moi aussi je les aime, j'aime leur repentir, et surtout… leur amoureuse audace ! Lorsque je vois Madeleine s'avancer devant les nombreux convives, arroser de ses larmes les pieds de son Maître adoré, qu'elle touche pour la première fois, je sens que son cœur a compris les abîmes d'amour et de miséricorde du Cœur de Jésus, et que toute pécheresse qu'elle est, ce Cœur d'amour est non seulement disposé à lui pardonner, mais encore à lui prodiguer les bienfaits de son intimité divine, à l'élever jusqu'aux plus hauts sommets de la contemplation.
    Ah ! mon cher petit Frère, depuis qu'il m'a été donné de comprendre aussi l'amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu'il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m'appuyer sur ma force qui n'est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour.
    Comment lorsqu'on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? »

    Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, extrait d'une Lettre à l'Abbé Bellière, 21 juin 1897 (LT 247), in "Œuvres complètes", Cerf - DDB, Paris, 1992.
    Citation extraite du recueil "Le Sacré-Coeur de Jésus, 2000 ans de miséricorde", Éditions Téqui, 2008.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Soyez simples comme des colombes » (Mt 10, 16)

    « Le Sauveur : Comprenez la sainte liberté et simplicité avec lesquelles vous devez vivre avec moi. Je ne demande pas une tension pénible de l'esprit pour être attentif à penser à moi à tout instant. Lorsque vous aurez passé quelque temps sans me produire d'actes d'amour, au lieu de vous désespérer et de croire que vous ne pourrez jamais faire ce que j'attends de vous, venez à moi simplement. Dites-moi avec une tendresse pleine d'abandon, que vous m'aimez ; demandez-moi pardon de m'avoir oublié et n'y pensez plus. Agissez de même dans ces mille petites faiblesses dont vos journées sont remplies. Ne vous désolez pas de n'avoir pas fait mieux que vous ne pouvez. Offrez-moi tous les petits sacrifices que vous voudrez, mais gardez-vous bien de passer votre temps à compter tout ce que vous faites. Les petits sacrifices que je demande doivent m'être offerts spontanément : Dieu aime celui qui donne joyeusement (1).

    Parlez-moi comme un ami parle à son ami, un enfant à sa mère. « Je ne vous appelle plus des serviteurs, mais des amis » (2), disais-je à mes disciples. « Vous avez reçu l'esprit d'adoption des enfants », vous dit S. Paul (3). Imaginez-vous que vous êtes un enfant admis près de moi à Nazareth et comportez-vous avec moi comme vous feriez si cette imagination était une réalité. Mon Cœur fait ses délices de ces épanchements plein de candeur et de simplicité : Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes (4).

    [...] Si vous êtes fidèles à cet abandon plein de simplicité, lors même que vous ne sentiriez pas ma présence, je serai en vous. « J'aime ceux qui m'aiment. » (5) « Si quelqu'un m'aime, mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure. » (6)
    Je veux jouir du cœur de mes amis, c'est dans leur affection que mon Cœur trouve son bonheur, et si même je ne leur fais pas sentir ma présence, je suis avec eux et ils font ma joie quand ils m'aiment.
    ............
    [...] Examinez-vous maintenant sur votre manière d'agir avec moi. Êtes-vous venu à moi habituellement avec simplicité ? Avez-vous été pour moi ce qu'un ami est pour son ami ?
    ............
    Pardonnez-moi, Seigneur, d'avoir si peu pratiqué jusqu'ici cette simplicité que votre divin Cœur aime tant et que vous avez recommandée de tant de manières à vos disciples. Je veux commencer aujourd'hui à aller à vous en toutes circonstances avec simplicité, pour vous dire que je vous aime, pour vous demander pardon de mes sottises, pour vous demander vos lumières, vos conseils et votre secours. »

    1. "Hilarem datorem diligit Deus", II Cor. 9, 7. - 2. Jn 15, 15. - 3. Rm 8, 15. - 4. "Deliciae meae esse cum filiis hominum", Prov. 8, 31. - 5. Prov. 8, 17. - 6. Jn 14, 25.

    P. Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur - Méditations pour tous les jours de l'année, Tome I (10 janvier), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1910).

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  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Églises désertées, oubliées, profanées...

    « Entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle

    L'âme fidèle. Oh ! si les hommes connaissaient vos amabilités, combien votre Cour serait habituellement plus nombreuse ! A coup sûr, on ne verrait pas vos Sanctuaires convertis en solitude.

    Jésus-Christ. Sans doute, si les hommes voulaient se donner la peine d'étudier mes mystères, et les dispositions de mon Cœur à leur égard, ils seraient jour et nuit aux pieds de mes Autels ; mais les ingrats ne me connaissent plus, ils m'abandonnent ; ils méprisent mon amour... En vain je fais consister mes délices à demeurer au milieu d'eux pour être la nourriture de leurs âmes et le confident de leurs peines ; en vain je me rends à perpétuité prisonnier et victime de ma tendresse ; tant et de si grandes preuves du désir ardent que j'ai de les sauver, n'empêchent pas que je sois oublié, délaissé, entièrement ignoré par les uns, horriblement insulté par les autres. Les lâches rougissent de m'appartenir, n'osent plus prononcer mon nom, et sont disposés à s'éloigner de moi, à me renoncer entièrement. Ils ne m'ont déjà que trop montré que ma Religion les incommode, que mon joug leur est insupportable, que ma Croix leur fait honte. Ils me renient précisément parce que je les ai trop aimés ; et, en reconnaissance de ce que j'ai consenti à être crucifié sur le calvaire pour les sauver de l'enfer, ils me crucifient sur mes Autels. Combien de fois n'ont-ils pas entrepris de me détrôner ? Ils ont affreusement dévasté mon héritage, profané, renversé mes Temples, égorgé mes Ministres et mes amis les plus fidèles ; bien plus, après avoir imité la fureur des premiers persécuteurs de ma Religion, ils travaillent à déshonorer mon culte, à précipiter mon Église dans le mépris et l'avilissement ; ils repoussent avec opiniâtreté toutes les avances de ma miséricorde ; ils insultent aux Ministres de ma parole, chargés de leur annoncer que je veux leur pardonner ; ils rejettent avec dédain la grâce de la réconciliation que j'ai la générosité de leur offrir ; ils me disputent pas à pas l'héritage que ma droite elle-même a planté, et osent enfin déclarer nettement qu'ils ne veulent plus que je règne sur eux. Ô hommes altiers ! est-ce ainsi que vous me traitez...? »

    Instructions, Exercices de piété, Règlement à l'usage des fidèles Associés à la Confrérie du Sacré Cœur de Jésus, canoniquement érigée dans l’Église Paroissiale de Saint-Nizier de Lyon (Premier entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle), Seconde édition, A Lyon, Chez Rusand, 1819.

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    Prière

    Me représenter Jésus-Christ m'ouvrant ses bras et son Cœur, comme le père de l'enfant prodigue, et m'invitant avec tendresse à profiter de ses bontés.

    « Ô Cœur de Jésus ! Cœur du plus tendre et du plus indulgent de tous les pères, daignez, je vous en supplie, pénétrer mon cœur des sentiments de respect, d'amour et de confiance qui vous sont si justement dus ! Mon bien-aimé Sauveur, vous m'avez donné la vie surnaturelle de la grâce, vous me préparez la vie bienheureuse de la gloire, et c'est à votre amour que je suis redevable de l'une et de l'autre. Votre divin Cœur a pour moi tous les sentiments, toutes les dispositions du meilleur des pères à l'égard de l'enfant le plus chéri ! Comment ne pas aimer un Père si tendre et si bon, comment ne pas me confier en lui, comment ne pas lui obéir avec cette délicatesse que l'amour et la reconnaissance inspirent au cœur d'un enfant à l'égard du plus généreux et du meilleur des pères ? »

    Résolution : Dans toutes mes peines, mes difficultés et mes besoins, recourir au Cœur adorable de Jésus avec la plus filiale confiance.

    Ô Jésus ! source inépuisable de tout bien, ouvrez-moi votre Cœur sacré, montrez-moi ses charmes et unissez-moi à lui pour toujours.

    La France au Sacré Cœur de Jésus ou Petit Manuel de dévotion avec exercices, prières, neuvaine et Mois en l'honneur du Cœur de Jésus, Souvenir du Pèlerinage au tombeau de la B. Mte-Marie (Courtes réflexions et aspirations pour le Premier vendredi de chaque mois, Premier vendredi de janvier), Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1875.

  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Souvenez-vous...

    « Souvenez-vous, ô Divin Cœur de Jésus, de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes et ne les laissez pas périr. Souvenez-vous de l'éternel et immense amour que vous avez eu pour elles ; ne repoussez pas ces âmes qui viennent à vous, défaillantes sous le poids de leurs misères, oppressées sous celui de tant de douleurs. Soyez touché de notre faiblesse, des dangers qui nous environnent de toutes parts, des maux qui nous font soupirer et gémir. Remplis de confiance et d'amour, nous venons à votre Cœur comme au cœur du meilleur des pères, du plus tendre et du plus compatissant des amis. Recevez-nous, ô Cœur Sacré, dans votre infinie tendresse, faites-nous ressentir les effets de votre compassion et de votre amour ; montrez-vous notre appui, notre médiateur auprès de votre Père, et, au nom de votre précieux Sang et de vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps et celle de vous posséder dans l’Éternité. Ainsi soit-il. »

    Imprimatur :
    Nil obstat : Prunier, censor - Sagii, die 8a Junii 1912. F.-J. Girard, V. G.
    Imprim. Bauer. Marchet C. Dijon.

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    rappel : notre dossier sur la dévotion au Cœur Sacré de Jésus

  • Méditation - 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Dévotion au Cœur de Jésus enfant

    « Quand nous pensons à Jésus-Christ, si nous voulons tirer un grand profit de nos méditations, il est sage de les pousser jusqu'au plus intime de son Cœur adorable, source de toute sa conduite. Toujours il nous jettera dans une profonde admiration et nous remplira d'amour et de reconnaissance en nous inspirant le désir de l'imiter dans la mesure de nos forces. L'imitation ne sera pas facile, si nous contemplons Jésus dans les grandes œuvres de sa vie où il fait éclater sa toute-puissance divine. Comment nous élever à la sublimité des sentiments qui l'animaient au moment de sa passion et même durant son ministère évangélique ? Mais la difficulté diminue si nous contemplons le cœur de Jésus pendant les années de son enfance et de sa jeunesse. Alors il ne faisait rien d'extérieur qui puisse effrayer notre courage. Son action était purement intérieure. Il adorait son Père, il le priait, il l'aimait d'un amour filial. Sans doute, en prenant un tel modèle, nous ne pouvons guère penser à la réforme de nos défauts extérieurs : nous devons nous concentrer dans le travail de réforme intérieure, qui rendra notre cœur conforme au cœur de l'enfant Jésus. Mais la réforme du cœur est-elle donc si peu de chose ? Est-ce que tout ne part pas de là ? Le Saint-Esprit n'a-t-il pas dit : « Gardez votre cœur par toutes sortes de voies ; car c'est de lui que vient la vie » (1). Et Jésus-Christ énumérant les crimes dont nous pouvons nous rendre coupables, ne les fait-il pas sortir uniquement du cœur ? (2) Par là, ne nous a-t-il pas indiqué suffisamment que la réforme du cœur doit précéder toutes les autres et qu'elle les rend ensuite très faciles ? Du reste, il y a un temps pour tout ; et après nous être exercés à la piété filiale, rien ne nous empêchera de nous livrer à d'autres exercices spirituels.

    Cette dévotion au Cœur de Jésus enfant est accessible à tout le monde. Mais elle est surtout à la portée de la jeunesse. En l'insinuant de bonne heure aux enfants, on réussira sans peine à leur conserver une simplicité, qu'ils perdent beaucoup trop vite, quand on s'occupe surtout à développer leur intelligence. »

    1. Prov. IV, 23. - 2. Matth. XV, 19.

    P. Ludovic de Besse OFM Cap (1831-1910), La Science du Pater (Première Partie, XII), Nouvelle édition, Société et Librairie S. François d'Assise, Paris - J. Duculot, Éditeur, Gembloux (Belgique), 1929.

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    "Ô Jésus Roi d'Amour, j'ai confiance en votre Miséricordieuse Bonté"
    Dessin de Mère Yvonne Aimée
    Image en vente au couvent des Augustines de Malestroit.

  • Vendredi 2 décembre 2016 : 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Consécration au Sacré Cœur du Bx Padre Pio, devant le Saint-Sacrement

    « Seigneur Jésus-Christ, qui, par amour pour les hommes, demeurez nuit et jour en ce Sacrement, attendant, appelant, accueillant tous ceux qui viennent vous visiter, je crois que vous êtes réellement présent dans ce Tabernacle ; je vous adore, abîmé que je suis dans mon néant, et je vous remercie pour tant de grâces que vous m'avez faites, spécialement de vous y être donné à moi, de m'avoir donné pour avocate Marie, votre très sainte Mère, et de m'avoir appelé à vous visiter dans cette église.

    Je salue aujourd'hui votre Cœur adorable, et j'entends le saluer pour une triple fin : premièrement, en remerciement pour ce don magnifique ; deuxièmement, en compensation de toutes les injures que vous font vos ennemis dans ce Sacrement ; troisièmement, j'entends, par cette visite, vous adorer en tous lieux de la terre, où votre présence eucharistique est le moins révérée et le plus abandonnée.

    Mon Jésus, je vous aime de tout mon cœur, je regrette d'avoir, par le passé, tant de fois offensé votre bonté infinie. Je me propose avec votre grâce de ne plus vous offenser à l'avenir, et, pour le présent, malgré ma misère, je me consacre entièrement à vous ; je renonce à ma volonté et je vous la donne tout entière ainsi que mes affections, mes désirs et tout ce qui m'appartient. Faites désormais de moi et de mes biens tout ce qu'il vous plaira. Je ne demande et ne désire que votre saint amour, la persévérance finale et le parfait accomplissement de votre volonté.

    Je vous recommande les âmes du purgatoire, spécialement celles qui ont été les plus dévotes au Saint Sacrement et à la très Sainte Vierge. Je vous recommande aussi tous les pauvres pécheurs.

    J'unis enfin, ô mon Sauveur, toutes mes affections à celles de votre Cœur adorable et je les offre ainsi au Père Éternel, le priant de les accepter et de les exaucer pour votre amour.

    Ainsi soit-il. »

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  • Méditation - 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur

    Acte d'offrande du Père Victor Poucel (1941)

    « Jésus, je viens et m'offre en confiance à votre Sacré-Cœur, moi tout entier avec tout ce que j'ai et tout ce qui me manque. Vous m'accepterez parce que vous m'aimez et que vous me l'avez promis. Vous recevrez ce que j'ai, et vous suppléerez par la surabondance de votre Cœur à tout ce que je n'ai pas.
    Vous avez satisfait pour moi auprès du Père. Je le sais, ma dette est payée du sang de votre Cœur. Mes péchés sont bien pardonnés et bien oubliés. Alors, on ne me demandera plus rien ? Mais moi je sens la dette qui me pèse encore : comment m'acquitterai-je envers vous, maintenant, de l'amour que vous avez dépensé pour moi ?
    Ceci, qui reste pendant entre nous, n'est plus une question de justice, Seigneur, c'est au-dessus. Ma dette envers vous dépasse la première. Et mon ingratitude serait un malheur au-dessus de mes péchés. Mais vous m'avez appris ce que j'avais à faire. Puisqu'il est vrai que mon cœur vous est précieux, je vous le donne pour être réuni au vôtre. Vous ne me le demandiez que pour cela. Et le Père sera content de moi comme il l'a été de vous.
    Je vous fais, Seigneur, cette offrande cordiale. Voyez, ce n'est pas tant pour payer mes péchés contre Dieu, car je ne me défie pas de vous, Jésus ! C'est pour réparer mon ingratitude envers vous, et toute la peine que je vous ai faite dans votre amour, et dans le Sacrement de votre amour ; et mon ignorance de l'amour.
    Je parle ici pour tous et d'abord pour moi misérable ! Jésus, je vous reconnais pour Roi. Vous êtes le Roi de l'univers. Vous êtes celui de la France. Soyez mon Roi.
    Je vous promets d'honorer votre Cœur et celui de la Sainte Vierge Marie immaculée, votre Mère et la mienne. De fréquenter votre Eucharistie. De faire connaître, aimer et servir votre Sacré-Cœur. De le servir en faisant par amour, avec vous et pour vous, tout ce que je ferai de bien.
    Cœur de Jésus ! plus grand et plus sûr que ma confiance, je me confie à vous ! Bénissez-moi, bénissez-nous tous, et donnez-nous la Paix !
    Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen ! »

    Victor Poucel, L'Offrande cordiale Trente et une lectures brèves de dévotion au Cœur de Jésus, Lyon & Paris, Emmanuel Vitte éditeur, 1941.
    (Voir notre dossier sur la dévotion au Sacré-Coeur)

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