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aspiration

  • Méditation : en chemin vers la béatitude

    « Toute la vie chrétienne est en tension vers la béatitude, vers l'eschatologie, dans un surpassement incessant. Elle consiste à accueillir Dieu en soi, dans une démarche qui doit s'intensifier jour après jour, et qui donne au temps sa véritable dimension. Dans une aspiration infinie, qui a Dieu pour terme, et qu'aucune de nos actions ne pourra jamais combler.
    Plus que tout autre, le chrétien sait que la voie qui le mène à la béatitude est une voie qui l'engage tout entier. Une voie où, pour se vouloir lui-même, il lui faut vouloir Dieu et ses frères et le monde, sans espoir d'atteindre Dieu en plénitude avant la Parousie. Une voie qui le jettera inlassablement d'un élan à un autre, d'un don à un autre, d'un sacrifice à un autre. Voie dure, d'humilité, de sacrifices, de renoncements et de pauvreté, mais aussi voie joyeuse de perfection, de bonheur, de paix, de liberté spirituelle.
    Il faut le dire sans ambages : préférer à tout le reste ce consentement actif à Dieu, y subordonner toute notre vie, dans un dépassement qui se renouvelle sans cesse, c'est la loi de toute vie spirituelle authentique. En un sens, tout est déjà gagné, quand par-delà tous les soucis périssables, on a réveillé en soi le désir du paradis, quand on a dit oui à l'ouverture aux biens éternels, car ce oui profond libère une énergie spirituelle latente, capable de tarir en nous toutes les sources d'égoïsme.
    De la vie d'enfant de Dieu, de fils de lumière, d'héritier du Christ, la béatitude apparaît comme la véritable clef de voûte. »

    P. Marie-Joseph Le Guillou, Qui ose encore parler du bonheur ?, Mame, Paris, 1991

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  • 27 septembre : Méditation

    « Il n'est peut-être point d'obligation qui nous soit plus souvent rappelée dans l'Evangile que la nécessité de recourir à la prière. Notre Sauveur va jusqu'à dire qu'"il faut toujours prier". Pourquoi "toujours" ? Parce que, toujours et dans toutes les situations de la vie, nous avons un extrême besoin de la grâce, soit pour lutter victorieusement contre les tentations, soit pour remplir fidèlement toutes nos obligations, et parce que la grâce est attachée à la prière. C'est la condition posée par Jésus-Christ : "Demandez, nous dit-il, et il vous sera donné. Petite et dabitur vobis". C'est comme s'il disait : Si vous demandez beaucoup, vous obtiendrez beaucoup ; si vous demandez peu, vous obtiendrez peu ; si vous ne demandez rien, vous n'obtiendrez rien. De là l'axiome : "Tout par la prière ; rien sans la prière."

    Dans la pratique, - comment pouvons-nous "toujours" prier ? Nous le pouvons de plusieurs manières : entre autres, en nous rendant familière quelque oraison jaculatoire, que, par suite d'une habitude acquise, nous répétions une infinité de fois, de bouche ou de coeur, comme naturellement et sans effort. Le Vénérable Louis du Pont atteste qu'il avait acquis l'habitude de répéter ainsi, presque sans interruption, ces mots : "Propter te. Pour vous, mon Dieu" ; et que, par suite de cette heureuse habitude, il entretenait un commerce intime et continuel avec Dieu ; c'est-à-dire qu'il "priait toujours". Que je serais heureux, dites-vous, si je parvenais à obtenir un pareil résultat, à me rendre ainsi familière une pieuse aspiration, à être toujours uni à Dieu par la prière ! Quelle force cette union intime avec Dieu me donnerait dans les tentations, dans toutes les situations critiques de ma vie, dans la lutte que suppose la perfection chrétienne !... Il est en votre pouvoir d'atteindre ce résultat comme d'autres l'ont atteint, en faisant comme eux des efforts généreux et constants. »

    Père Bruno Vercruysse s.j., Nouvelles méditations pratiques pour tous les jours de l'année... (Tome II), Braine-le-Comte - Paris, Charles Lelong - Jouby et Roger, 1874 (6e éd.).

    Exemples d'oraisons jaculatoires

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