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corpus christi

  • Lauda Sion Salvatorem (Corpus Christi, Sequence)

    Lauda Sion Salvatorem (Corpus Christi, Sequence)
    Moines bénédictins des Abbayes de Saint Maurice et Saint Maur de Clairvaux.

    Lauda, Sion, Salvatorem,
    Lauda ducem et pastorem
    In hymnis et canticis.

    Quantum potes, tantum aude,
    Quia maior omni laude,
    Nec laudare sufficis.

    Laudis thema specialis,
    Panis vivus et vitalis
    Hodie proponitur.

    Quem in sacrae mensa coenae
    Turbae fratrum duodenae
    Datum non ambigitur.

    Sit laus plena, sit sonora ;
    Sit iucunda, sit decora
    Mentis iubilatio.

    Dies enim solemnis agitur
    In qua mensae prima recolitur
    Huius institutio.

    In hac mensa novi Regis,
    Novum pascha novae legis
    Phase vetus terminat.

    Vetustatem novitas,
    Umbram fugat veritas,
    Noctem lux eliminat.

    Quod in coena Christus gessit
    Faciendum hoc expressit
    In sui memoriam.

    Docti sacris institutis,
    Panem, vinum in salutis
    Consecramus hostiam.

    Dogma datur christianis
    Quod in carnem transit panis
    Et vinum in sanguinem.

    Quod non capis, quod non vides
    Animosa firmat fides
    Praeter rerum ordinem.

    Sub diversis speciebus,
    Signis tantum et non rebus,
    Latent res eximiae.

    Caro cibus, sanguis potus,
    Manet tamen Christus totus
    Sub utraque specie.

    A sumente non concisus,
    Non confractus, non divisus,
    Integer accipitur.

    Sumit unus, sumunt mille,
    Quantum isti tantum ille,
    Nec sumptus consumitur.

    Sumunt boni, sumunt mali,
    Sorte tamen inaequali
    Vitae vel interitus.

    Mors est malis, vita bonis :
    Vide paris sumptionis
    Quam sit dispar exitus.

    Fracto demum Sacramento,
    Ne vacilles, sed memento
    Tantum esse sub fragmento
    Quantum toto tegitur.

    Nulla rei fit scissura,
    Signi tantum fit fractura
    Qua nec status nec statura
    Signati minuitur.

    Ecce panis angelorum
    Factus cibus viatorum,
    Vere panis filiorum
    Non mittendus canibus.

    In figuris praesignatur,
    Cum Isaac immolatur,
    Agnus paschae deputatur,
    Datur manna patribus.

    Bone Pastor, panis vere,
    Jesu nostri miserere,
    Tu nos pasce, nos tuere,
    Tu nos bona fac videre
    In terra viventium.
     
    Tu qui cuncta scis et vales
    Qui nos pascis hic mortales,
    Tuos ibi commensales,
    Coheredes et sodales
    Fac sanctorum civium.

    Amen.

     

    Traduction française :

    Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
    Ose de tout ton pouvoir, car il est plus grand que toute louange et à le louer tu ne suffis pas.
    Un thème de louange spéciale, le pain vivant et vivifiant, aujourd'hui nous est proposé.
    Lors du repas de la sainte Cène, au groupe des Douze ses frères, il fut donné, n'en doutons pas.
    Que la louange soit pleine, qu'elle soit sonore, qu'elle soit joyeuse, qu'elle soit belle, la jubilation de l'esprit.
    Car nous vivons ce jour solennel qui de cette table entend célébrer l'institution première.
    A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle Loi met un terme à la phase ancienne.
    La nouveauté chasse la vieillerie, la vérité l'ombre, la lumière dissipe la nuit.
    Ce que fit le Christ à la Cène, il nous ordonna de le faire en mémoire de lui.
    Instruits par ses saints préceptes, nous consacrons le pain et le vin, en offrande sacrificielle pour le salut.
    Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang.
    Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel.
    Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent.
    La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce.
    On le prend sans le déchirer, ni le briser, ni le diviser, il est reçu tout entier.
    Un seul le prend, mille le prennent, autant celui-ci, autant ceux-là le consomment sans le consumer.
    Les bons le prennent, les méchants le prennent, mais pour un sort inégal, ici de vie, là de ruine.
    Il est mort aux méchants, vie aux bons : vois d'une même manducation combien l'issue est dissemblable !
    Le sacrement enfin rompu, ne vacille pas, mais souviens-toi qu'il est sous chaque fragment comme sous le tout il se cache.
    Nulle division n'est réalité, le signe seulement se fractionne, et par là, de ce qui est signifié ni l'état ni la stature n'est amoindri.
    Voici le pain des anges fait aliment des voyageurs, vrai pain pour les fils, à ne pas jeter aux chiens.
    D'avance il est signifié en figures, lorsqu'Isaac est immolé, que l'agneau pascal est sacrifié, que la manne est donnée à nos pères.
    Bon Pasteur, vrai pain, Jésus, aie pitié de nous ! Toi, nourris-nous, défends-nous ! Fais-nous voir nos biens dans la terre des vivants.
    Toi qui sais et peux tout, qui nous nourris ici-bas mortels, rends-nous là-haut les commensaux, cohéritiers et compagnons de la cité des saints.
    Amen.

    Source : Wikipédia.

  • Fête-Dieu à Rome : Benoît XVI invite à rétablir l’équilibre entre l’adoration et l’assemblée liturgique

    Dans son homélie, le Pape a proposé une méditation sur le culte de l’Eucharistie et son caractère sacré.

    Benoît XVI a regretté que dans un passé récent, le Mystère de l’Eucharistie ait été l’objet de visions incomplètes. Il s’est notamment attardé sur le sens de l’adoration du Saint-Sacrement, pénalisé par une interprétation unilatérale du Concile Vatican II qui a privilégié l’assemblée liturgique. Il faut rétablir, selon lui, le juste équilibre entre l’adoration et la célébration de l’Eucharistie. Car ce déséquilibre a eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles qui perçoivent moins bien le sens de la présence permanente de Jésus parmi nous. Pour le Pape, il ne faut pas opposer la célébration et l’adoration comme si elles étaient en concurrence. La communion et la contemplation sont complémentaires...

    A propos du caractère sacré de l’Eucharistie, Benoît XVI a déploré l'influence de la sécularisation héritée des années soixante et soixante-dix du siècle dernier. Le nouveau culte apporté par le Christ a toujours besoin de signes et de rituels - a-t-il insisté. De plus, la disparition du rituel sacré appauvrit la culture et laisse le champ libre aux nombreux succédanés présents dans la société de consommation, à d’autres rites et signes qui peuvent devenir des idoles.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie et vidéo sur le site internet du Vatican.