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  • Méditation - Qu'est-ce que l'oraison ?

    « Nous la définissons un entretien de l'enfant de Dieu avec son Père céleste. Vous remarquerez les mots « entretien de l'enfant de Dieu ». Je les ai mis à dessein. Il s'est quelquefois rencontré des hommes qui ne croyaient pas à la divinité du Christ, comme certains déistes du dix-huitième siècle, comme ceux qui instituèrent, à la Révolution, le culte de l’Être suprême, et qui ont inventé des prières à la « divinité » ; ils ont cru peut-être éblouir Dieu par ces prières ; mais ce n'était là que vains jeux d'un esprit purement humain, que Dieu ne pouvait agréer.

    Telle n'est pas notre oraison. Elle n'est pas un entretien de l'homme, simple créature, avec la divinité ; mais un entretien de l'enfant de Dieu avec son Père céleste, pour l'adorer, le louer, lui dire son amour, apprendre à connaître sa volonté, et pour obtenir de lui le secours nécessaire pour accomplir cette volonté.

    Dans l'oraison, nous nous présentons devant Dieu en notre qualité d'enfants, qualité qui établit essentiellement notre âme dans l'ordre surnaturel. Sans doute, nous ne devons jamais oublier notre condition de créature, c'est-à-dire de néant ; mais le point de départ, ou pour mieux parler, le terrain sur lequel nous devons nous placer dans nos entretiens avec Dieu est le terrain surnaturel ; autrement dit, c'est notre filiation divine, notre qualité d'enfants de Dieu par la grâce du Christ, qui doit conditionner notre attitude fondamentale, et pour ainsi parler, nous servir de fil conducteur dans l'oraison. »

    Bx Columba Marmion (1858-1923, fêté ce jour), Le Christ vie de l'âme (II, X, I), Abbaye de Maredsous, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Paris, 1929.

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  • Méditation - Une prière selon Dieu...

    « La prière dans son essence n'est pas une affaire de formule. C'est un mouvement de l'âme et non pas un mouvement des lèvres. Sans doute il y a des formules qui incarnent mieux ce mouvement profond et vrai de l'âme vers Dieu, et ces formules aident beaucoup à la prière... Mais enfin la prière, l'esprit de prière, c'est l'élan vers Dieu, c'est le retour vers Dieu, c'est l'entretien avec Dieu, c'est la vie avec Dieu. Et c'est là ce dont Notre-Seigneur a dit qu'il fallait que cela dure toujours et que cela ne cesse jamais (1). Votre corps peut-il cesser de respirer ? pourquoi votre âme cesse-t-elle de prier ? Cesser de prier pour l'âme, c'est comme pour le corps cesser de respirer, c'est l'étouffement et la mort... Le corps, qui a une puissante respiration, a une vie puissante ; l'âme aussi. Mais comment arriver à donner à l'âme cette puissance de respiration divine, qui s'appelle l'esprit de prière ?

    Vous y arriverez avant tout sous l'inspiration et la direction de l'Esprit-Saint. Car il vient au secours de votre faiblesse. Par vous-même, vous ne savez pas ce que vous devez demander à Dieu, pour prier comme il faut. Mais l'Esprit divin vient en vous former des gémissements ineffables, qui sont la vraie prière. Et Celui qui pénètre le fond des cœurs, comprend les désirs inspirés par son Esprit, parce que son Esprit forme dans les Saints une prière selon Dieu (2). Et comment le Saint-Esprit forme-t-il la prière dans le cœur des Saints ? Par tous les détails de l'action divine qui porte la grâce... Soyez donc soumis à cette action de l'Esprit de Dieu, et vous pourrez devenir, non seulement une âme de prière, dans le sens ordinaire de ce mot, mais une âme d'oraison. »

    1. Lc XVIII, 1 - 2. Rom. VIII, 26-27.

    Mgr André Saint-Clair (1859-1936), Soyez chrétien !! Dédié au jeune homme qui veut être quelqu'un et faire quelque chose (Quatrième Partie, chap. III), Turnhout (Belgique), Établissements Brepols S.A., 1925 (1e éd. 1895).
    (Cf. autre méditation de cet auteur au mercredi 30 août 2017)

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    Maurizio Fecchio, Cromie autunnali
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  • Bertrand Vergely : « Comment peut-on se dire humain et progressiste et priver un enfant de sa mère ou de son père ? »

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    Selon un sondage IFOP réalisé en France pour l’Association des Familles Homoparentales (ADFH), « 59% des personnes interrogées[1] se disent favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes », « 57% sont favorables à la GPA pour les couples hétérosexuels » et « 56% sont hostiles à la GPA pour les couples homosexuels ». Enfin « 64% des sondés pensent que les enfants nés par GPA à l’étranger devraient être inscrits à l’état civil ».

    Pour Bertrand Vergely, philosophe et essayiste français, ce sondage est « un chef d’œuvre de manipulation idéologique et mentale ». Il dénonce « la façon dont les questions du sondage ont été posées ». Ici, il n’est plus question de la famille, mais « de l’égalité, du progrès et de l’humain ». Le fond du débat est occulté : on n’a pas demandé aux français s’ils étaient « d’accord pour que demain on ne passe plus par un homme et une femme pour faire un enfant et par un père et une mère pour l’élever. On s’est gardé de parler de la vérité à savoir une rupture sans précédent dans l’histoire de l’humanité à propos de la naissance, de la famille et de l’éducation ».

    Le philosophe interroge, mettant en évidence les paradoxes des positions exposées « triomphalement » dans ce sondage : « Comment peut-on se dire humain et progressiste et priver un enfant de sa mère ou de son père ? Comment, alors que le monde devient de plus en plus impersonnel et inhumain (…) peut on accepter de faire de l’enfant ce que l’on va fabriquer de façon totalement impersonnelle et inhumaine ? Comment, alors que l’humanité subit la violence d’un libéralisme qui entend pouvoir avoir droit a tout, faire de l’enfant un droit et ce que l’on s’approprie en fonction de ce droit ? »

    Le contexte n’est pas étranger à de telles positions : « La culture contemporaine est dominée par l’idée que tout étant social tout peut s’inventer et se créer. Il suffit pour cela de prendre le pouvoir politique et d’édicter ses lois ». Mais si « la loi Taubira est passée dans un courant d’air, le combat idéologique lui n’est pas fini » conclut Bertrand Vergely.

    [1] 2 274 personnes ont été interrogées

    Sources : Gènéthique - Le Monde, Gaëlle Dupont (14/09/2016) ; Atlantico (15/09/2016).

  • Voyage apostolique au Mexique du 12 au 18 février 2016 - Entretien vidéo

    Le Saint-Père s'apprête à fouler le sol du Mexique, où il est attendu le 12 février. Voici un résumé de ses réponses vidéo aux questions proposées par l'agence Notimex. L'enregistrement est disponible près le CTV :

    Q. Vous venez à Mexico ? Ce qui vient à nous amener au Mexique ?

    Pape François. "Je ne vais pas au Mexique comme un roi mage chargé de choses à accomplir, de messages, d'idées, de solutions à des problèmes... Je viens en pèlerin, à la rencontre du peuple mexicain, pour en recevoir quelque chose...la richesse de sa foi...son mode de penser, sa manière d'être qui est le résultat d'une très longue histoire, forgé lentement entre échecs et succès...et surtout la richesse de son cœur... Le peuple mexicain n'est pas orphelin parce qu'il est fier d'avoir une Mère... C'est un peuple qui n'oublie pas sa mère, une mère métisse qui le forge dans l'espérance".

    Q. Que représente pour vous la Vierge de Guadalupe ?

    Pape François. "La sécurité et la tendresse. Combien de fois..., ne sachant pas comment réagir à une épreuve, je la prie et elle répond m'aimer, de ne pas avoir peur... Ce sont ses mots de mère : Ne pas avoir peur... Elle est la Mère, pleine de compassion, qui protège un village ou une famille, qui donne la chaleur de la maison, en caressant tendrement les siens". La Guadalupe est une image maternelle qui parle, qui enveloppe, qui se soucie de son peuple". Voilà ce que je ressens face à elle... Pour mon troisième séjour sur le sol mexicain, je demande la grâce de pouvoir m'attarder devant cette image".

    Q. Comment nous aider à affronter la violence ?

    Pape François. "La violence, la corruption, la guerre, des enfants qui ne peuvent pas aller à l'école à cause de la guerre, le trafic d'armes...c'est plus ou moins le climat général du monde aujourd'hui. Vous vivez au Mexique un morceau de cette nouvelle guerre... Je viens prier avec vous, afin de vous aider à trouver une solution aux problèmes...qui affligent le Mexique : la violence, la corruption, le trafic de drogue et les cartels... Tout cela n'est pas le Mexique que veut notre Mère... On doit rejeter tout ceci...et encourager les mexicains à se battre chaque jour contre la corruption, contre les trafics, contre la guerre, contre la désunion, contre la criminalité organisée... Nous devons nous battre chaque jour pour la paix, pour faire reculer la guerre, en semant la douceur, la compréhension et la paix. Saint François a prié le Seigneur de faire de lui un instrument de sa paix. Le Mexique doit être un instrument de paix... La paix naît de la tendresse, la paix est compréhension. Elle passe par le dialogue et non par la rupture. Le mot clef est dialogue, dialogue entre les dirigeants, avec le peuple, entre toutes les personnes... On ne doit pas avoir peur d'écouter les autres, pour voir quelles raisons ils ont. Et, s'il vous plaît, ne tombez pas dans le piège de l'argent, qui asservit toute vie au moyen d'une guerre intérieure où l'on perd toute liberté... Je viens demander à la Vierge de Guadalupe de donner la paix du cœur au Mexique, aux familles, aux villes et au pays tout entier".

    Q. Qu'attendez-vous des mexicains ?

    Pape François. "Je vais au Mexique pour servir, en serviteur de la foi... Notre foi , la foi de l’Église n'est pas chose de musée. Notre foi est une foi née dans le dialogue avec Jésus-Christ, notre Sauveur, le Seigneur... Si elle reste confinée dans le privé, ce n'est pas bon. Certes l'expression publique de la foi ne se résume pas à une procession de rues. Cette foi doit s'exprimer dans mon travail, dans ma famille, dans les choses que je fais à l'école ou à l'université...dans le fait de vivre en chrétien". Mais combien de temps passons-nous vraiment avec Jésus dans notre vie ? La prédication de l’Évangile, le témoignage de notre foi...nous devons sortit les exprimer...sans avoir peur des épreuves... Nous devons agir partout pour résoudre les conflits, en famille, à l'école, dans les rapports socio-économiques". En cela notre mère nous dit de "ne pas avoir peur de sortir, de ne rien craindre car je suis à tes côtés, ta Mère".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 3.2.16).

    Texte intégral original en espagnol en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Revue Credere : Entretien avec le Pape François au sujet du Jubilé de la miséricorde

    La revue catholique italienne Credere publie ce jour une interview du Saint-Père, dans laquelle il explique les motivations et les attentes du Jubilé de la miséricorde, ainsi que son expérience personnelle de la miséricorde divine. En voici de larges extraits :

    "Le thème de la miséricorde a fortement été accentué dans l’Église à partir de Paul VI. Jean-Paul II y est revenu dans l'encyclique Dives in Misericordia, instituant avec la canonisation de sainte Faustine Kowalska la fête de la Divine Miséricorde, fixée à l'octave de Pâques. Dans ce sillage, j'ai ressenti comme un désir du Seigneur de montrer sa miséricorde aux hommes. Il s'est donc agi pour moi de suivre une tradition relativement récente pour une attention qui a toujours existé... Il est évident que le monde a besoin de la miséricorde, besoin de compassion, c'est à dire 'souffrir avec'. Nous sommes habitués aux mauvaises nouvelles, à la cruauté et aux pires atrocités qui offensent le nom et la vie de Dieu. Le monde a besoin de découvrir que Dieu est Père, qu'il y a la miséricorde, que la cruauté n'est pas plus une solution que la condamnation. Si l’Église suit parfois une ligne dure ou est tentée de la suivre en soulignant les normes morales, beaucoup de gens sont laissés de côté. ... Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après la bataille : Combien de personnes souffrent, sont blessées ou tuées !... Nous devons soigner, guérir, soutenir... Nous sommes tous pécheurs, et tous portons nos croix. J'ai senti que Jésus veut ouvrir la porte de son Cœur, que le Père veut montrer sa tendre miséricorde, nous envoyant l'Esprit... C'est l'année du pardon, de la réconciliation. D'un côté, nous voyons la production et le commerce des armes qui tuent les personnes innocentes d'une manière la plus cruelle possible, de l'autre l'exploitation des personnes, des enfants. Un sacrilège est en cours contre l'humanité. L'homme est sacré, car image du Dieu vivant. Et le Père dit de nous arrêter pour aller vers Lui".

    Plusieurs fois le Pape François a dit se sentir pécheur. Comment vit-il la miséricorde de Dieu ? : "Je suis un pécheur, j'en suis sûr, un pécheur que le Seigneur a regardé avec pitié. Comme je l'ai dit aux prisonniers en Bolivie, je suis un homme pardonné. Dieu me regarda avec compassion et m'a pardonné. Même maintenant, je fais des erreurs et commets des péchés. Je me confesse tous les quinze ou vingt jours, parce que je ressens toujours le besoin de la miséricorde de Dieu... J'ai eu ce sentiment à dix-sept ans, d'une manière spéciale le 21 septembre 1953, quand j'ai ressenti le besoin d'entrer dans une église me confesser... C'est devenu évident. J'ai décidé de devenir prêtre...et c'est un prêtre malade de la leucémie qui m'a accompagné pendant un an. Il est mort l'année suivante. Après l'enterrement, je pleurais à chaudes larmes, je me sentais complètement perdu, comme si Dieu m'avait abandonné. C'est là que j'ai rencontré la miséricorde de Dieu, qui est désormais étroitement liée à ma devise épiscopale... La traduction littérale serait en étant miséricordieux et en choisissant".

    Le Jubilé de la miséricorde peut-il être l'occasion de redécouvrir la maternité de Dieu ? Y a-t-il un aspect féminin de l’Église qui doive être réévalué ?

    "Oui, dans le livre d'Isaïe, Dieu affirme que si une mère en arrivait à oublier son enfant, lui ne nous oubliera pas. Voici la dimension maternelle de Dieu. Tout le monde ne comprend pas l'expression Maternité de Dieu, qui n'appartient pas au langue populaire... C'est pourquoi je préfère utiliser le mot tendresse, typique d'une mère, la tendresse de Dieu. Dieu est père et mère."

    La miséricorde dans la Bible nous fait découvrir un Dieu plus miséricordieux qu'on ne pourrait le croire. Cette tendresse envers l'homme peut-elle favoriser un changement d'attitude envers l'autre ?

    "Certes, cela conduira à être un plus tolérant, plus patient, plus attentif... Durant le Synode de 1994, j'avais dit qu'il fallait mettre en route une révolution de la tendresse... Aujourd'hui cette tendresse nous devons la faire grandir comme résultante de l'Année de la miséricorde : La tendresse de Dieu est pour chacun de nous. Chacun de nous a le droit de dire : Je suis malheureux, mais Dieu m'a aimé, alors je dois aussi aimer les autres de la même manière."

    Évoquant le célèbre 'Discours de la lune', lorsque Jean XXIII recommanda aux fidèles de rentrer chez eux avec une caresse aux enfants. C'est devenu une icône de l’Église de la tendresse, qui aide les communautés chrétiennes à se développer et à se renouveler : "Quand je vois les malades, les personnes âgées, je reçois une caresse spontanée, car c'est le premier geste que font les parents sur leur nouveau-né. C'est un 'Je t'aime, je veux tu ailles bien'."

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 2.12.15).

    Texte intégral original en italien en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Mgr Tomasi : « un recours à la force contre l'Etat islamique peut s'avérer nécessaire »

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    C’est une interview qui a suscité de nombreuses réactions depuis le début de la semaine. Dans un entretien donné au site catholique américain Crux, Mgr Silvano Tomasi a ainsi déclaré qu’un « recours à la force serait nécessaire » contre l’Etat Islamique si la voie politique était insuffisante en Irak et en Syrie. Une prise de position ferme de la part de l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU à Genève (Suisse).

    « Nous devons stopper cette sorte de génocide » affirme Mgr Tomasi, qui accuse le groupe djihadiste de commettre des atrocités à grande échelle contre les chrétiens, des actes qui justifieraient selon lui une intervention internationale. Mgr Tomasi serait favorable à une solution politique, mais lorsque le dialogue se révèle impossible, a-t-il admis, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités pour protéger la vie et les droits fondamentaux de ces personnes. Interrogé par Anne-Sophie Saint-Martin, Mgr Tomasi précise que cette intervention, si elle a lieu, devra se faire  « à certaines conditions ».

    Entretien à écouter sur Radio Vatican.

  • ONU : une réunion sur les chrétiens d'Orient le 27 mars - Entretien avec Marc Fromager, directeur de l'AED

    La défense des Chrétiens d’Orient et des minorités persécutées sera au cœur d’une réunion le 27 mars prochain, au Conseil de Sécurité de l’Onu. Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu’il présiderait personnellement cette réunion pour signifier l’engagement de la France sur ce dossier.

    Samedi, Nicolas Sarkozy a reçu à son domicile parisien trois grands témoins du drame actuellement vécu par les chrétiens. Ils étaient accompagnés de Marc Fromager, directeur de la Fondation Aide à l'Église en détresse qui organise ces jours-ci la 7° Nuit des Témoins dans six diocèses de France. Cette initiative réunit des témoins exceptionnels venus d’Irak, Nigéria, Liban, Colombie, afin de défendre la liberté religieuse dans le monde. La rencontre avec le président de l’UMP s’est faite dans la plus grande discrétion et a duré plus d’une heure.

    Évoquant ce que les chrétiens vivent et subissent au quotidien au Proche et au Moyen Orient, l’ancien président Sarkozy a parlé d’épuration religieuse commise en silence et a insisté sur le rôle historique de la France dans la protection des chrétiens de cette région. L’entretien a également permis d’aborder la situation du Nigéria, mis à feu et à sang par Boko Haram, de l’Irak qui s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos, l’affaiblissement de la laïcité en Turquie, le soutien des Kurdes aux chrétiens et la situation au Liban qui subit de plein fouet les conséquences de la guerre en Syrie.

    Joint au téléphone par Cyprien Viet, le directeur de l’AED, Marc Fromager, salue une prise de conscience du grand public et du monde politique.

    A écouter et/ou lire sur Radio Vatican.

  • Salutaire entretien avec le Cardinal Sarah, magnifique défenseur de la foi et de la doctrine

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    Le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, se trouve depuis plusieurs jours en France où il est venu présenter son livre Dieu ou rien (Fayard), sorti le 25 février.
    Il a répondu tout récemment aux questions d'un journaliste d'Atlantico, sur de très nombreux sujets touchant aussi bien à la religion qu'à la vie en société. De courts extraits sont reproduits ci-dessous, mais je vous invite à lire l'intégralité de cet entretien, salutaire et revigorant !

    Dans le livre vous parlez du génie du christianisme, en évoquant entre autres la Manif pour tous et en disant que c'est une expression de ce génie. L’idée même de « génie du christianisme » est presque devenue scandaleuse aujourd'hui en Europe et plus particulièrement en France, où Dieu et la foi sont souvent assimilés à une forme d’aliénation. Comment faire entendre ce message d’un génie du christianisme qui paraît si provoquant ici ?

    Je veux rappeler aux Français qu'ils sont chrétiens, même s'ils ne veulent pas le savoir. Ils ont leur histoire, leur culture, leur musique, leurs œuvres d'art… Le rappeler en priant, en manifestant contre une interprétation irréaliste de la nature humaine, c'est-à-dire la théorie du genre... Le dire d'une manière respectueuse et ferme, c'est une œuvre de charité. Si vous laissez votre ami se détruire, vous ne l'aimez pas vraiment. Même s'ils n'aiment pas l'entendre, ils sont chrétiens.
    Pire, même chez ceux qui le sont, on n’ose pas se déclarer chrétien. J’ai une famille qui m’a adopté, j’ai trois sœurs adoptives en France, et quand je me présentais avec mon habit de prêtre, on me disait « enlève ça ». Mais c’est ma tenue. Quand un médecin va à l’hôpital, il n’est pas habillé n’importe comment. Mais il est vrai, et c’est Jean-Paul II qui le disait, que des chrétiens sont apostats. Ils ne le disent pas. Ils se prétendent encore chrétiens. Mais leur manière de vivre, leurs idées, font comme s’ils n’étaient pas chrétiens.

    Est-ce parce qu’on a renoncé à la discipline de vie qui doit accompagner la foi ?

    Pas seulement à la discipline. Mais à la doctrine. On a renoncé à un enseignement qui fait l’homme. Cet enseignement, bien sûr, engendre la discipline. Mais avant la discipline, il y a l'enseignement que l'on rejette, et le pire, c’est que même certains évêques - certes minoritaires - disent des choses abominables.

    Dans quelle mesure l’Eglise de France n’est-elle pas responsable de cette situation ? On a l'impression que le catéchisme est parfois devenu un atelier de coloriage…

    On a renoncé à enseigner le catéchisme. On a créé quelque chose qui n’est pas un catéchisme, en n'intégrant pas par exemple certains éléments doctrinaux. Le refus d’enseigner le catéchisme, ou d’apprendre par cœur, fait que lorsque les enfants ont fini le catéchisme, ils ne savent rien du tout, ni les prières ni les évangiles. Je pense que notre responsabilité existe, car nous n’avons pas fait tout notre travail.
    C’est d’autant plus vrai quand des évêques interprètent la parole de Dieu à leur manière. Je viens de relire la déclaration de l’évêque d’Oran sur le mariage (NDLR : Dans son ouvrage « Tout amour véritable est indissoluble », Mgr Jean-Paul Vesco, affirme que l’Église peut changer la discipline sur les divorcés remariés sans remettre en cause la doctrine de l’indissolubilité du mariage). Dans l’évangile de Saint-Marc, chapitre 10, Jésus dit : « Ce que Dieu a uni, l’homme ne le sépare pas. » Si l’homme renvoi sa femme et en épouse une autre, il est adultère. La femme aussi. C’est très clair. Mais certains évêques disent « non, on peut se remarier ».

    Que répondez-vous à ceux qui disent que l’Eglise a perdu ses fidèles car elle ne serait plus en phase avec les préoccupations de la société actuelle, qu’elle devrait s’adapter plus aux sociétés européennes sur des sujets tels que la contraception ou le divorce ?

    Un médecin qui a un malade, que fait-il ? S’adapte-t-il au malade ou bien essaye-t-il de lutter contre la maladie ? L’église ne peut pas dire « vous êtes malade, c’est très bien, je vais vous suivre comme cela ». Elle doit au contraire dire « je vais vous donner un idéal, une ligne de conduite ». L’Eglise n’invente rien, elle dit ce que Dieu lui a dit de dire. L’Eglise ferait du tort à l’humanité si elle abandonnait le message chrétien en s’adaptant. L’Eglise parait dure, mais quand je me fais opérer, j’ai besoin d’avoir mal pour qu’on m’enlève la maladie.

    Source et texte intégral sur Atlantico.

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  • Méditation : la demeure de Dieu...

    « Il y a deux endroits où Dieu demeure comme en son propre domicile, et qui sont destinés et choisis pour être ses deux habitations principales. L'un est le ciel, l'autre, sur la terre, est la maison des prédestinés et des humbles, où il est présent par sa grâce, et par les opérations les plus divines de son Esprit, qui rétablit l'ancien Paradis dans leurs déserts. En un mot, il est chez vous, âme dévote, l'inséparable et l'unique fidèle entre les amis.
    Les autres amis ont des heures de séparation ; il n'y en a point pour lui : tous les temps sont propres à son saint amour. Quand le soleil se retire, il ne se retire pas, dit Salomon. Il se trouve les soirs à votre chevet, pour vous entretenir durant le silence de la nuit par de secrètes inspirations, et pour vous aider à vous endormir saintement parmi les douceurs et les plaisirs célestes de cette conversation intérieure.
    Il s'y trouve aussi les matins, pour entendre de votre bouche quelque mot de confiance, et pour être le dépositaire de vos premiers soins de chaque jour.
    Non assurément, âme dévote, il n'est pas loin : il est où vous êtes ; et il n'y a rien au monde qui soit si près de vous que l'est cet Amant inséparable. Mais au moins n'oubliez pas qu'il y est, comme la plupart des hommes l'oublient, et ne laissez point passer les heures et les jours sans le regarder, et sans penser à lui, ou sans lui dire aucun mot. »

    Michel Boutault s.j. (1604-1689), Méthode pour converser avec Dieu (extraits II-IV), Nouvelle éd., Paris, Ch. Amat, 1899.
    (Texte intégral)

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  • Méditation : la lecture méditée

    « Le livre à choisir pour la lecture méditée n'est pas le livre seulement instructif ou pieux, pas même le livre intéressant qui captive, mais le livre suggestif qui provoque la réflexion, stimule les sentiments, ou mieux encore le livre qui réveille et tient l'âme en présence de Dieu.

    Une simple lecture ne serait pas une lecture méditée. La lecture méditée doit être interrompue pour réfléchir devant Dieu, pour lui exprimer des sentiments, pour s'entretenir avec lui. Elle sera courte ou prolongée selon les besoins, et ne sera reprise que lorsque l'âme défaille dans son impuissance.

    Si la lecture enfin, par les flots de pensées et de sentiments qu'elle suggère, faisait oublier Dieu, elle manquerait son but. La lecture n'est ici qu'un moyen destiné à faciliter l'oraison. Son rôle exclusif est de fournir un sujet d'entretien avec Dieu, d'assurer un soutien pour s'unir à lui ; elle est au service de ce commerce d'amitié avec Dieu qui est l'acte essentiel de l'oraison ; elle ne doit jamais s'en laisser distraire et c'est vers ce but que l'âme doit la ramener sans cesse.

    La lecture méditée sera normalement l'oraison du novice dans les voies spirituelles. Le contemplatif lui-même y reviendra aux heures de fatigue physique ou morale pour soutenir ou reposer ses facultés, ou encore pour les arracher aux préoccupations trop vives ou obsédantes qui empêchent le recueillement.

    Ecoutons les expériences douloureuses et concluantes de sainte Thérèse sur ce point :
    "Pour moi, je suis restée, dit-elle, plus de quatorze ans sans pouvoir méditer, sinon à l'aide d'un livre." (Le Chemin de la perfection, ch.XIX) »

    Vénérable Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), Je veux voir Dieu, Editions du Carmel, 1949.

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