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oecuménisme

  • Début de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

    Thème de la semaine de prière pour l'Unité Chrétienne 2019 proposé par les chrétiens d'Indonésie :
    « Justice et paix s'embrassent : chemin d'unité »
    Textes bibliques de référence : Dt 16,11-20 et Ps 85 (84).

    Ressources :

    En France le matériel pour la Semaine de prière pour l’unité est préparé et diffusé par l’association Unité chrétienne à Lyon.

    Téléchargement de la brochure 2019 : Week_of_Prayer_2019-FR.pdf

    Matériel pour la Semaine de prière 2019

    Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens

    Conseil œcuménique des Églises

  • A propos du voyage en Suède : « Une unique Église du Christ »

    « Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.

    En revanche, les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces Communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église. Le baptême en effet tend en soi à l'acquisition de la plénitude de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l'Eucharistie et la pleine communion dans l'Église.

    « Aussi n'est-il pas permis aux fidèles d'imaginer que l'Église du Christ soit simplement un ensemble — divisé certes, mais conservant encore quelque unité — d'Églises et de Communautés ecclésiales ; et ils n'ont pas le droit de tenir que cette Église du Christ ne subsiste plus nulle part aujourd'hui de sorte qu'il faille la tenir seulement pour une fin à rechercher par toutes les Églises en commun ». En effet, « les éléments de cette Église déjà donnée existent, unis dans toute leur plénitude, dans l'Église catholique et, sans cette plénitude, dans les autres Communautés ». « En conséquence, ces Églises et Communautés séparées, bien que nous les croyions souffrir de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L'Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d'elles comme de moyens de salut, dont la force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ».

    Le manque d'unité entre les chrétiens est certes une blessure pour l'Église, non pas comme privation de son unité, mais « en tant qu'obstacle pour la réalisation pleine de son universalité dans l'histoire ». »

    Benoît XVI, Déclaration "Dominus Iesus" sur l'unicité et l'universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Église (IV, 17), 6 août 2000.

  • Le Pape François aux membres de la Commmission internationale anglicane-catholique

    Le Pape François a une nouvelle fois évoqué, jeudi, les souffrances des chrétiens persécutés dans le monde, lorsqu’il a reçu les membres de la Commission internationale pour le dialogue entre anglicans et catholiques. L’occasion pour lui de souligner que le monde, aujourd’hui, a grand besoin du témoignage commun et joyeux des chrétiens, dans la défense de la vie et de la dignité humaine et dans la promotion de la paix et de la justice.

    Cette instance de dialogue œcuménique a été instituée dans la foulée de la rencontre historique, en 1966, entre le Pape Paul VI et le 100° Archevêque de Cantorbéry, Arthur Michael Ramsey. Dans son discours, le Souverain Pontife a reconnu que l’objectif que s’étaient fixé Paul VI et le docteur Ramsey, il y a près d’un demi-siècle, à savoir la pleine communion dans la vérité, n’a toujours pas été atteint, et que le découragement gagne du terrain.

    Mais il s’est dit convaincu que le Saint-Esprit continue de pousser les deux Églises dans cette direction, malgré les difficultés et les nouveaux défis. La tradition de foi et l'histoire partagée entre anglicans et catholiques, a-t-il dit à ses hôtes, "doivent inspirer et soutenir nos efforts de dépassement des obstacles qui barrent encore notre pleine communion".

    Dans l'attente de la publication des déclarations communes rédigées au cours de la seconde phase des travaux, le Pape a ensuite rappelé que "la cause de l'unité n'est pas une option, nos divergences ne devant pas être considérées comme inévitables... Malgré nos divisions, il existe déjà un lien fort entre nous, le témoignage de chrétiens de diverses confessions victimes de persécutions en raison de leur foi. Je pense notamment aux martyrs de l'Ouganda qui étaient pour moitiés catholiques et anglicans. Le sang de ces martyrs alimente une nouvelle phase de l'engagement œcuménique, un nouvel élan de notre effort pour accomplir la volonté du Seigneur, que tous ne fasse qu'un. Ce témoignage de nos frères et sœurs doit nous encourager à être cohérents avec l’Évangile pour réussir à faire ce que le Seigneur attend de son Église. Le monde a grand besoin de ce témoignage chrétien commun, qui va de la défense de la vie et de la dignité de la personne à la diffusion de la paix et de la justice. Demandons à l'Esprit la capacité de répondre aux signes des temps qui appellent l'ensemble des chrétiens à l'unité et au témoignage".

    La Commission doit publier prochainement cinq déclarations communes.
     
    Sources : Radio Vatican & Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 30.4.15).

    Texte intégral en italien et en anglais sur le site internet du Vatican.

  • Lettre aux participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens

    Le Pape a reçu hier après-midi le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, en clôture de son assemblée plénière consacrée aux perspectives œcuméniques à cinquante ans des documents conciliaires Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum et Lumen Gentium. Ces textes, "bien reçus ont permis, sur la base de données tirées de l’Écriture comme de la Tradition, de modifier le comportement des catholiques envers les autres Églises et communautés ecclésiales.

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  • Le Pape reçoit un mouvement du Renouveau charismatique

    Le Saint-Père a reçu ce matin les participants au Congrès de la Catholic Fraternity of Charismatic Covenant Communities and Fellowship consacré à la nouvelle évangélisation. Les encourageant à rechercher l'unité qui est œuvre de l'Esprit et à ne rien craindre, il a rappelé à ses hôtes que "l'unité n'est pas l'uniformité...ni la perte de l'identité. L'unité dans la diversité est même le contraire, c'est à dire reconnaître et accepter simplement la différence des dons de l'Esprit et les mettre tous au service de l’Église. Il faut savoir écouter et accepter les différences comme la liberté de pensée. N'ayons pas peur des diversités".

    Faisant référence à une phrase du programme du Congrès, "Partager en Église le baptême dans l'Esprit", il a rappelé la nécessité pour tous de "s'ouvrir à l'action sanctificatrice de l'Esprit qui s'est révélée en Jésus et nous conduit à Lui. Nous devons vivre cette expérience, la partager et en témoigner !".

    "La louange est comme la respiration, qui avale d'abord l'air avant de le répandre. La vie spirituelle se nourrit de la prière qu'exprime la mission. Nous recevons l'air frais de l'Esprit et nous le rejetons pour annoncer Jésus-Christ. On ne saurait vivre sans respirer, et la louange du chrétien est sa respiration spirituelle. Prier signifie demander et remercier, tandis qu'adorer Dieu veut dire respirer."

    Le Renouveau charismatique a rappelé à l’Église l'importance de la louange, "qui est la reconnaissance de la souveraineté de Dieu sur l'homme et la création, exprimée par le chant, la musique et la danse... Elle rend féconds et...nous pousse aussi à intercéder auprès du Père en faveur de nos frères persécutés ou tués, à lui demander la paix pour notre monde".

    Le Renouveau est par nature œcuménique a souligné le Pape en citant Paul VI : "La force de l'évangélisation sera réduite si les annonceurs sont divisés par de multiples fractures. Ne serait-ce là, aujourd'hui, un des grands défauts de l'évangélisation ? Le Seigneur nous a dit que l'unité de ses disciples ne prouve pas seulement que nous lui appartenons, mais aussi qu'il est l'oint du Père... La réussite de la nouvelle évangélisation est certainement liée au témoignage d'unité de l’Église" (Evangelii nuntiandi,  77).

    C'est pourquoi l’œcuménisme signifie "prier et annoncer ensemble le Seigneur, et secourir ensemble les pauvres quels qu'ils soient. Le sang de Jésus et des martyrs nous interpelle et nous pousse à l'unité. Ne soyons qu'un pour les persécuteurs et développons une sorte d’œcuménisme du sang" qui nous pousse à l'unité. "Luthériens, orthodoxes, évangélistes ou catholiques, nous sommes tous chrétiens pour les persécuteurs".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 31.10.14).

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Visite du Primat de l'Eglise anglicane : rencontre avec le Pape François

    L'objectif de la pleine unité même s'il semble lointain bien qu'il soit toujours le but de notre chemin œcuménique et la préoccupation commune pour les maux de l'humanité, en particulier le trafic des êtres humains, ont fait partie des sujets abordés, ce matin au Vatican, lors de la rencontre du Saint-Père avec SG Justin Welby, Archevêque de Canterbury.
    "A nous aussi le Seigneur nous demande : De quoi parliez vous sur le chemin ? Lorsque Jésus pose la question, ses disciples restent silencieux parce qu'ils ont honte, ayant eu une discussion entre eux pour savoir qui était le plus grand. Nous aussi nous sommes embarrassés par la distance qu'il existe entre l'appel du Seigneur et notre pauvre réponse. Sous son regard miséricordieux nous ne pouvons feindre que notre division n'est pas un scandale, un obstacle à l'annonce de l’Évangile du salut au monde. Notre regard est souvent assombri par le poids de l'histoire de nos divisions et notre volonté n'est pas toujours libérée de cette ambition humaine qui souvent accompagne jusqu'à notre désir d'annoncer l’Évangile selon le commandement du Seigneur".
    Cependant, "l'Esprit Saint nous donne la force de ne pas nous décourager et nous invite à faire pleinement confiance à son action puissante. Comme les disciples qui s'efforcent de suivre le Seigneur, nous savons que la foi est venue à nous par différents témoins. Nous sommes débiteurs des grands saints, des maîtres et communautés qui ont transmis la foi au cours des siècles et qui attestent de nos racines communes".
    Le Pape François a rappelé que la veille, l'Archevêque de Canterbury avait célébré les vêpres dans l'église romaine St Grégoire au Cælius, où le Pape Grégoire le Grand avait envoyé le moine Augustin et ses compagnons à évangéliser les peuples d'Angleterre "créant une histoire de foi et de sainteté dont auraient ensuite bénéficié de nombreux autres peuples européens. Un chemin glorieux dont il reste des traces profondes dans les institutions et les traditions ecclésiales que nous partageons et qui constituent un fondement solide pour notre fraternité".
    Sur des bases comme celles-ci et avec le soutien de la Commission internationale anglicane catholique pour l'unité et la mission, on peut examiner dans un esprit constructif "les défis anciens et nouveaux de l'engagement œcuménique", a ajouté le Pape avant d'évoquer un sujet pour lequel ils partagent tous deux la même aversion, le trafic des êtres humains et les formes modernes d'esclavage, dénoncés maintes fois par le prélat anglican.
    "Dans ce vaste champ d'action qui reste une véritable priorité, une coopération a été mise en œuvre tant avec les autorités civiles que les organisations internationales", a souligné le Pape, citant en particulier les réseaux de lutte contre la traite des femmes créés par de nombreux instituts religieux féminins. "Nous nous engageons à poursuivre notre lutte contre toutes les formes d'esclavages, espérant pouvoir contribuer à soulager les victimes et à lutter contre ce commerce tragique. Comme des disciples envoyés pour guérir le monde blessé, je remercie Dieu qui nous a rendu capables de faire front ensemble contre ce terrible fléau avec persévérance et détermination".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 16.6.14).

  • Audience générale de ce mercredi 28 mai 2014

    Durant l'audience générale tenue place St Pierre, le Pape François est revenu sur le voyage qu'il vient d'accomplir en Jordanie, Palestine et Israël : Ce pèlerinage en Terre Sainte, a-t-il dit, fut un cadeau dont je rends grâce à Dieu. "Il m'a conduit sur cette terre bénie où a vécu Jésus et où se sont manifestés les événements fondants de l'hébraïsme, du christianisme et de l'islam... Il s'agissait d'abord de commémorer la rencontre historique entre Paul VI et Athénagoras, il y a cinquante ans à Jérusalem. Pour la première fois également, un successeur de Pierre se rendait en Terre Sainte. Réalisé durant les assises conciliaires, ce fut le premier des voyages hors d'Italie des Papes modernes. Le geste prophétique du Pape Paul et du Patriarche œcuménique fut le premier pas du difficile processus d'unité des chrétiens, qui a depuis fait de grands pas. Ma rencontre avec le Patriarche Barthélémy...a été le point culminant de ma visite. Nous avons prié ensemble au St Sépulcre, entourés du Patriarche gréco-orthodoxe de Jérusalem, du Patriarche arméno-apostolique, d'autres évêques et de représentants d'autres confessions... Là où a résonné l'annonce de la Résurrection, nous avons tous ressenti l'amertume de la division des disciples du Christ. Quelle douleur que cette division !... Malgré cela, Jésus nous anime. Cette cérémonie a été riche de fraternité, d'estime et d'affection car nous avons ressenti la voix du Bon Pasteur désirant faire un seul troupeau de ses brebis. Nous avons ressenti notre volonté de guérir nos blessures ouvertes pour avancer avec encore plus de ténacité dans la voie de la pleine communion. A la suite de mes prédécesseurs, j'ai moi aussi demandé pardon pour avoir favorisé la division de l’Église. J'ai demandé à l'Esprit de nous aider...car nous sommes frères et avons la même volonté de marcher ensemble et de continuer à faire ce que nous pouvons déjà faire de concert, prier et œuvrer pour le peuple de Dieu, rechercher la paix et protéger la création. En frères nous devons aller de l'avant !".

    Puis le Saint-Père a redit que son voyage avait aussi pour but d'encourager la recherche de la paix dans la région, de la paix qui est à la fois don de Dieu et action des hommes : "Je l'ai fait en Jordanie, en Palestine et en Israël, en pèlerin, au nom de Dieu et de l'homme, avec une grande compassion pour tous les fils de la Terre Sainte qui depuis trop de temps vivent en guerre et ont droit à connaître la paix. C'est pourquoi j'ai recommandé aux chrétiens d'être dociles à l'Esprit, d'être capables de gestes d'humilité, de fraternité et de réconciliation...de se faire des artisans de la paix". La paix se construit peu à peu, quotidiennement, artisanalement pourrait-on dire. Certes, comme il n'existe pas d'industrie de la paix, j'ai encouragé les chrétiens à avoir un cœur ouvert. "En Jordanie j'ai remercié les autorités et la population d'accueillir tant de réfugiés en provenance des zones de guerre. Que Dieu bénisse ce pays si accueillant !... J'ai d'ailleurs partout encouragé les responsables à poursuivre leurs efforts à faire baisser les tensions, surtout en Syrie, et à rechercher de nouveau une solution juste au conflit israélo-palestinien. C'est dans ce but que j'ai invité les Président israélien et palestinien, qui sont des hommes de paix, à venir au Vatican prier pour la paix avec moi. Ne nous laissez pas seuls et priez avec nous pour que la paix survienne. Priez beaucoup afin que le Seigneur accorde la paix à cette terre bénie. Je compte sur vous tous".

    Le voyage a également permis au Pape de confirmer les communautés chrétiennes dans la foi, des populations qui souffrent tant. "J'exprime ma gratitude à l’Église pour la présence des chrétiens dans tout l'Orient. Ce sont des frères courageux qui témoignent de l'espérance et de la charité, qui sont le sel et la lumière de cette terre. Avec leurs écoles et leurs hôpitaux, ils œuvrent en faveur de la réconciliation et du pardon, en faveur de la société entière". Ce voyage a été pour moi "une grâce reçue de frères et de sœurs qui espèrent contre tout espoir, malgré de nombreuses souffrances" comme l'exil que cause la guerre "ou bien la discrimination et le mépris que provoque l'appartenance au Christ. Je leur suis proche. Prions pour eux et pour la paix de la région et de la Terre Sainte. Prions pour l’Église qui avance sur la voie de l'unité des chrétiens, nécessaire pour que le monde croie dans l'amour de Dieu exprimé par Jésus-Christ venu habiter parmi nous".

    En conclusion, le Pape a invité les fidèles à réciter un Ave Maria pour la paix du monde et pour que la Vierge Marie accompagne le cheminement vers l'unité.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 28.5.14).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, je souhaite rendre grâce à Dieu pour mon récent voyage en Terre Sainte. Le but principal en était le 50ème anniversaire de la rencontre prophétique entre le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras. Avec Sa Sainteté Bartholomée nous avons prié ensemble au Saint Sépulcre et nous avons exprimé le désir de persévérer sur le chemin vers la pleine communion. J’ai également voulu, au cours de ce pèlerinage, encourager le chemin vers la paix dans cette région du Moyen Orient, en particulier en Syrie. J’ai remercié les Autorités et le peuple jordanien pour leur accueil généreux des réfugiés. J’ai aussi invité les présidents d’Israël et de la Palestine à venir au Vatican afin de prier pour la paix. Enfin, mon pèlerinage avait aussi pour but de confirmer dans la foi les communautés chrétiennes de cette région et leur dire la reconnaissance de toute l’Église pour leur présence et leur courageux témoignage.

    Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier le groupe de la pastorale des personnes handicapées du diocèse de Bordeaux.
    Je vous invite à prier pour la paix en Terre Sainte et dans tout le Moyen Orient. Que la prière de tous soutienne aussi le chemin vers la pleine unité de l’Église.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : Site internet du Vatican.

  • Vêpres - Fête de la conversion de Saint Paul

    Vêpres présidées par le Saint-Père en la solennité de la conversion de Saint Paul

    Cet office est aussi l'occasion de clôturer la semaine de prière pour l'unité des chrétiens qui s'est ouverte le 18 janvier.

    Livret de la célébration

    « "Le Christ est-il divisé ?" (1 Cor 1,13) Le vigoureux rappel que Saint Paul place au début de sa première lettre aux Corinthiens, qui a résonné dans la liturgie de ce soir, a été choisi par un groupe de frères chrétiens du Canada comme piste pour notre méditation durant la Semaine de Prière de cette année.

    L'apôtre a appris avec une grande tristesse que les chrétiens de Corinthe sont divisés en plusieurs factions. L'un qui affirme : "J'appartiens à Paul", et un autre dit : "Moi, j'appartiens à Apollos", et un autre, "Moi, j'appartiens à Céphas", et enfin il y a aussi ceux qui disent : "Et moi au Christ" (cf. v.12). Même ceux qui entendent se référer au Christ ne peuvent être loués par Paul, parce qu'ils utilisent le nom de l'unique Sauveur pour prendre leur distance avec d'autres frères à l'intérieur de la communauté. Autrement dit, l'expérience particulière de chacun, la référence à quelques personnes significatives de la communauté, deviennent le critère du jugement de la foi des autres.

    Dans cette situation de division, Paul exhorte les chrétiens de Corinthe, "par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ," à être tous unanimes dans la façon de parler, pour qu'entre eux, il n'y ait pas de divisions, mais une parfaite union de la pensée et du sentiment (cf. v.10). La communion que l'Apôtre invoque, cependant, ne peut pas être le fruit de stratégies humaines. L'union parfaite entre les frères, en effet, n'est possible qu'en référence à la pensée et au sentiment du Christ (cf. Ph 2,5). Ce soir, alors que nous sommes réunis ici en prière, nous nous rendons compte que le Christ, qui ne peut être divisé, veut nous attirer à lui, vers les sentiments de son Cœur, vers son abandon total et confiant entre les mains du Père, vers son dépouillement radical par amour de l'humanité. Lui seul peut être le principe, la cause, le moteur de notre unité.

    Alors que nous sommes en sa Présence, devenons encore plus conscients que nous ne pouvons pas considérer les divisions dans l'Église comme un phénomène en quelque sorte naturel, inévitable dans toute forme de vie associative. Nos divisions blessent son Corps, blessent le témoignage que nous sommes appelés à lui rendre dans le monde. Le Décret de Vatican II sur l'œcuménisme, rappelant le texte de saint Paul que nous avons médité, affirme de façon significative : "Une Église une et unique a été fondée par le Christ Seigneur, et pourtant plusieurs communions chrétiennes se présentent aux hommes comme représentant le véritable héritage de Jésus Christ. Certes tous confessent qu'ils sont les disciples du Seigneur, mais ils ont des opinions différentes et suivent des chemins différents, comme si le Christ lui-même était divisé." Et puis il ajoute : "Une telle division son seulement contredit ouvertement la volonté du Christ, mais est aussi un sujet de scandale pour le monde, et une source de préjudice pour la très sainte cause de la prédication de l’Évangile à toute créature" (Unitatis redintegratio, 1). Tous nous avons été abîmés par les divisions. Tous nous ne voulons pas devenir un scandale. Et pour cela marchons tous ensemble, fraternellement, sur le chemin de l'unité, construisant l'unité aussi en marchant, cette unité qui vient de l'Esprit Saint qui nous apporte une singularité particulière, que seul l'Esprit Saint peut faire, la diversité réconciliée. Il nous accompagne tous, il est avec nous tous sur ce chemin vers l'unité. [Le Seigneur nous attend tous, nous accompagne tous, il est avec nous tous dans cette voie de l'unité.]

    Chers amis, le Christ ne peut être divisé ! Cette certitude doit nous encourager et nous soutenir à poursuivre avec humilité et avec confiance le chemin vers le rétablissement de la pleine unité visible entre tous les croyants dans le Christ. J'aime à penser en ce moment à l’œuvre du Bienheureux Jean XXIII et du Bienheureux Jean-Paul II. Pour tous les deux, au cours de leur vie, a mûri la conscience de l'urgence de la cause de l'unité, et une fois élus évêques de Rome, ils ont guidé avec détermination l'ensemble du troupeau catholique dans les routes de la démarche œcuménique : le Pape Jean en ouvrant des voies nouvelles et auparavant presque impensables, le Pape Jean-Paul en proposant le dialogue œcuménique comme dimension ordinaire et incontournable de la vie de chaque Église particulière. Je leur associe aussi le Pape Paul VI, un autre grand protagoniste du dialogue, dont nous rappelions justement en ces jours le cinquantième anniversaire de l'accolade historique à Jérusalem avec le patriarche de Constantinople, Athénagoras.

    L’œuvre de ces Pontifes a fait en sorte que la dimension du dialogue œcuménique est devenu un aspect essentiel du ministère de l'évêque de Rome, de sorte qu'aujourd'hui, on ne comprendrait pas pleinement le service pétrinien sans y inclure cette ouverture au dialogue avec tous les croyants dans le Christ. Nous pouvons également dire que le chemin œcuménique a permis d'approfondir la compréhension du ministère du Successeur de Pierre et nous devons avoir confiance qu'il continuera d'agir en ce sens aussi à l'avenir. Alors que nous regardons avec gratitude les pas que le Seigneur nous a permis d'accomplir, et sans nous cacher les difficultés que le dialogue œcuménique traverse aujourd'hui, nous demandons de pouvoir être tous revêtus des sentiments du Christ, pour pouvoir marcher vers l'unité voulue par lui. [Et marcher ensemble c'est déjà faire l'unité !]

    Dans ce climat de prière pour le don de l'unité, je voudrais adresser mes salutations cordiales et fraternelles à Son Eminence le métropolite Gennadios, représentant du Patriarcat œcuménique, à Sa Grâce David Moxon, représentant personnel à Rome de l'archevêque de Canterbury, et à tous les représentants des différentes Églises et Communautés ecclésiales, réunis ici ce soir. Avec ces deux frères, représentant de tous, nous avons prié devant la Tombe de Paul et entre nous, nous avons prié : [Ce qui suit est improvisé à partir du texte rédigé] "Chers frères et sœurs, prions le Seigneur Jésus qui nous a rendus membres vivants de son Corps, afin qu'il nous maintienne profondément unis à lui." L'unité ne viendra pas comme un miracle à la fin. Elle vient en chemin, grâce à l'Esprit Saint. Si nous ne marchons pas ensemble, si nous ne prions pas ensemble les uns pour les autres, si nous ne travaillons pas ensemble, pour le peuple de Dieu, l'unité ne viendra pas. Elle se fait pas à pas sur ce chemin. Elle est le fait de l'Esprit Saint qui voit notre bonne volonté.

    Chers frères et sœurs, prions le Seigneur Jésus, qui nous a rendus membres vivants de son Corps, afin qu'il nous maintienne profondément unis à lui, qu'il nous aide à dépasser nos conflits, nos divisions, notre égoïsme, qu'il nous aide à être unis les uns aux autres dans une unique force, celle de l'amour, que l'Esprit Saint répand dans nos cœurs (cf. Rm 5,5). Amen. »

  • 23 octobre : Méditation

    « Plus un chrétien, - disons aussi plus un catholique (car un tel dialogue peut et doit avoir lieu aussi entre chrétiens doctrinalement séparés), - plus un chrétien, ou un catholique, donne en son coeur un primat absolu à l'amour fraternel pleinement libéré, et, en traitant avec des non-catholiques ou des non-chrétiens, les voit comme ce qu'ils sont réellement, des membres du Christ, au moins en puissance, plus il lui faut mettre de fermeté à maintenir sa différence essentielle dans l'ordre doctrinal, et à rendre claires (je ne dis pas à brandir à tout bout de champ) les oppositions qui, dans ce domaine de ce qui est vrai ou faux, le sépare de ces hommes qu'il aime de tout son coeur. Et il les honore en faisant ainsi. Agir autrement serait trahir la Vérité, qui est au dessus de tout.
    Il faut avouer que cela n'est pas toujours commode, et crée pour lui une situation plutôt inconfortable. "Such is life". Il faut accepter cela.
    Je disais jadis à Jean Cocteau : "il faut avoir l'esprit dur et le coeur doux". Et j'ajoutais mélancoliquement que le monde est plein de coeurs secs à l'esprit mou. Gare aux esprits mous dans le dialogue oecuménique ! »

    Jacques Maritain (1882-1973), Le Paysan de la Garonne (ch. IV), Desclée de Brouwer, Paris, 1965.

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