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raymond bouchex

  • Méditation - « pourquoi restez-vous là à regarder au ciel ? » (Act. 1, 11)

    « En montant aux cieux, le Christ ne nous a pas abandonnés. Il a dit de lui-même : « Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,20) Il est vraiment « Emmanuel », « Dieu avec nous », selon le nom qui lui est donné avant sa naissance (Mt 1,23). L'Ascension est, non pas un départ, mais une présence plus profonde. Cela se comprend. Dieu est plus proche de nous que nous-mêmes. Il est la source de notre existence et de notre être. Son désir est de faire en nous sa demeure. Dire de Jésus qu'il est dans la gloire de Dieu, c'est dire qu'il est avec nous et en nous.

    Le ciel où est entré le Christ n'est pas seulement pour plus tard. Il est pour maintenant. Nous pouvons vivre avec le Christ et de lui maintenant, grâce à l'Esprit Saint qu'il promet à ses disciples avant de les quitter. Sans déserter notre monde, nous pouvons être chez Dieu avec le Christ. Le ciel ne commence pas quand nous quittons la terre. Il commence quand nous vivons avec le Christ sur la terre. Croire à l'Ascension, c'est vivre les espoirs et les déceptions, le bonheur et la souffrance, le travail et le repos, le mariage et le célibat, la vie personnelle et la vie sociale, avec le Christ qui nous unit au Père dans le Saint-Esprit. Vivre au ciel, c'est prier avec le Christ, être uni à lui par les sacrements en particulier l'Eucharistie, nous accueillir les uns les autres en lui, nous rendre service, nous réconcilier et faire un monde nouveau avec lui. »

    Mgr Raymond Bouchex (1927-2010), Il est la Résurrection et la Vie - Le Mystère de Pâques, Éditions Parole et Silence, Paris, 2006.

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    Giotto di Bondone (1267-1337), Fresque de l'Ascension
    Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie)

    (Crédit photo)

  • Méditation : le nom de Jésus

    « Dire le nom de Jésus, ce n'est pas seulement dire un mot qui, en étant dit, devient étranger à celui qui le dit. C'est entrer en communion avec celui qui est dit par ce nom, et par lui avec le mystère de Dieu et le mystère de l'homme. Jamais nous n'aimerons assez le nom de Jésus. Jamais nous n'aimerons assez le dire et le redire. Des saints ont su chanter en accents merveilleux ce qu'était pour eux le nom de Jésus. Pensons à Saint Bernard, à Saint François d'Assise, à Sainte Jeanne d'Arc, pour qui le nom de Jésus a été le dernier nom prononcé sur le bûcher, à Sainte Thérèse de Jésus d'Avila, à Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, au bienheureux Antoine Chevrier, à Charles de Foucauld (*), pour n'en citer que quelques-uns. Pensons à la prière à Jésus, chère aux chrétiens d'Orient, qui consiste à répéter inlassablement : "Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur".
    Que le nom de Jésus soit pour nous un nom aimé, médité, dit et redit dans la prière. Ce nom nous donnera foi, espérance, amour, vie. Marie et Joseph sont ceux qui ont su le mieux le dire. Marie gardait et méditait en son cœur tout ce qui concernait Jésus. Au milieu et au sommet du "Je vous salue Marie", il y a le nom de Jésus. Le chapelet est justement la prière par laquelle nous demandons à Marie de nous faire entrer peu à peu dans le Mystère du nom de Jésus. Dans les Évangiles, le seul mot qui est demandé à Joseph de dire est le nom de Jésus : "Tu lui donneras le nom de Jésus".
    Sainte Marie et Saint Joseph, apprenez-nous à dire ce nom qui a été tout pour vous : Jésus. »

    Mgr Raymond Bouchex, Il a habité parmi nous, Parole et Silence, 2006.

    (*) : Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005, alors que cet écrit était déjà chez l'imprimeur.

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  • Méditation : le baptême des petits enfants

    « L’Église tient au baptême des petits enfants. Le petit bébé qui vient de naître est aimé de ses parents qui le lui disent en paroles et le lui montrent par des gestes, des caresses, des baisers. Par le baptême, c'est Dieu qui dit à ce bébé : Tu es un tout petit être humain, n'ayant aucune rentabilité pour la société, improductif économiquement, sans intérêt pour les élections. Mais pour moi tu vaux autant que les adultes, tu es grand, tu as du prix. Car tu es, et je fais de toi, mon fils bien aimé. En toi, malgré ta petitesse, je mets tout mon amour dont la grandeur dépasse tous les univers. Je viens habiter en toi. Je fais de toi un membre de l’Église de mon Fils, un membre aussi important que n'importe qui d'autre, aussi important que le pape Jean-Paul II qui a dit un jour : le plus beau jour de ma vie a été celui de mon baptême. Il est heureux que la fête du baptême de Jésus ait lieu au début d'une année nouvelle. Il est beau de commencer une année en entendant les paroles de Dieu à Jésus et à chacun de nous, baptisés : « C'est toi mon fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour ».

    Sainte Marie, Mère de Dieu, apprends-nous à approfondir sans cesse ces paroles : « C'est toi mon fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour ». Prie pour que nous soyons éclairés chaque jour par la lumière de notre baptême. »

    Mgr Raymond Bouchex (1927-2010), Il a habité parmi nous - Entrer dans le mystère de l'Incarnation (Les fêtes du temps de Noël), Parole et Silence, 2006.

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