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tribulation

  • Méditation : Imitation du Christ en sa Passion

    « Ah, mon Dieu ! monsieur, qu'est-ce que je viens d'apprendre maintenant ? que vous voilà serré, en charge de nouvelles accusations ! Qu'est-ce que notre bon Dieu prétend de vous en la permission de tant d'afflictions, sinon de vous rendre conforme à son Fils notre Seigneur ? Si vous fermez vos yeux aux choses de la terre, et les ouvrez aux vérités éternelles, vous verrez et sentirez que si vous embrassez avec une amoureuse patience et humble soumission à Dieu, la tribulation qu'il permet de vous arriver, elle opérera enfin le poids d'un solide honneur et d'une paix stable. Un seul brin de ce vrai honneur vaut mieux un million de fois que toutes les prospérités que le monde nous saurait présenter, lesquelles, comme vous voyez, monsieur, ne sont que trompeuses et imaginaires. Vous n'êtes pas plus innocent que le très saint Fils du Père éternel. Voyez et considérez profondément les accusations dont on le charge, les travaux qu'on lui fait souffrir, ensuite sa mort douloureuse et ignominieuse. C'est pour vous, c'est pour moi, et pour tous les hommes pleins d'ingratitude, qu'il souffre tout cela, mais avec un amour incompréhensible, une patience et humilité incomparables, parce que tel était le bon plaisir de son Père éternel. Tâchez, monsieur, de l'imiter en cette partie de sa passion, qu'il vous fait souffrir, et d'un cœur amoureusement filial embrassez généreusement sa volonté, et vous y résignez absolument, remettant entre ses mains toutes vos affaires et vous-même, afin qu'il en dispose selon son bon plaisir. Je ne vous dis point comme nous aurons soin de prier Dieu pour vous ; l'affection et le devoir nous y obligent. Je supplie notre Seigneur d'être votre force et consolation. »

    Ste Jeanne de Chantal (1572-1641), Lettre 106 à un gentilhomme affligé, in "Lettres de Sainte Chantal" (p.191-193), Nouvelle édition, Tome I, A Paris, J.J. Blaise, 1823.

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  • Méditation de St Bonaventure : le Christ et l'Eglise

    « Dans cette Église répandue dans le monde entier, par l'opération de l'Esprit-Saint, distincte de multiples façons et groupée en un seul corps, préside un Pontife, le Christ, comme hiérarque suprême, qui selon un ordre admirable à l'instar de la cité céleste, répartit la dignité des charges en distribuant "les charismes des dons. C'est lui qui a donné aux uns d'être apôtres, à d'autres d'être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs, organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ" (*). Il a aussi, selon la grâce septiforme de l'Esprit-Saint, donné les sacrements comme sept médicaments contre les maladies ; leur administration confère la grâce sanctifiante et remet les péchés qui ne sont jamais pardonnés que dans la foi et dans l'unité de la sainte mère Église. Parce que les péchés sont purifiés dans le feu de la tribulation, de même que Dieu a soumis le Chef de l’Église, le Christ aux flots des passions, de même il permet que son corps, son Église, soit éprouvée et purifiée par la tribulation jusqu'à la fin des siècles. Ainsi les Patriarches, les Prophètes, les Apôtres, les Martyrs, les Confesseurs et les Vierges ainsi que tous ceux qui ont plu à Dieu, supportèrent de nombreuses tribulations dans la fidélité. Ainsi, tous les membres élus du Christ, jusqu'au jour du jugement, auront à les supporter. »

    (*) : citation de Ep 4, 11-13.

    St Bonaventure, fêté ce jour, L'Arbre de Vie (40), Trad. J.G. Bougerol, in "L'Arbre de Vie", EF, Paris, 1996.
    Voir le texte latin et surtout l'excellent commentaire de Richard S. Martignetti dans "L'Arbre de Vie de saint Bonaventure - Théologie du voyage mystique", Éditions franciscaines, 2014, pp. 271 sq., ouvrage présenté en nos pages Librairie.

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    Mosaïque de l'abside de la basilique Saint-Clément à Rome, XIIe siècle (détail)
    (Source et crédit photo)

    D’après l’inscription que comprend cette mosaïque, il s'agit d'une représentation de l’Église. Celle-ci est figurée par la croix du Christ, avec douze colombes qui représentent les apôtres, tandis que l'arbre de la croix se développe en de nombreuses volutes comme autant d'Églises qui en forment une seule.
  • Méditation - Prière de St Albert le Grand

    « Seigneur Jésus-Christ, enseignez-moi, dans la tentation et la tribulation, à connaître le temps de votre visite : que je voie mes péchés et que je pleure ceux qui, aux jours de la paix temporelle, sont demeurés cachés aux yeux de mon cœur ; que la foule de mes ennemis les démons, la beauté des choses temporelles et les voluptés charnelles ne me circonvienne pas, qu'elle ne m'étouffe pas et ne me jette pas à terre, avec mes enfants, c'est-à-dire le sentiment, la raison et les affections qui sont en moi, détruisant l'armée de mes vertus. Rejetez de mon âme le mensonge et la simulation, la jactance qui trafique de votre grâce, afin que je devienne un temple de la prédication, une maison de prière dans le présent et de vos louanges dans le futur. »

    Saint Albert le Grand, Prière pour le dixième dimanche après la Trinité, in Coll. Les Maîtres de la spiritualité chrétienne, Préface et traduction Albert Garreau, Aubier, Paris, 1942.

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