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  • Angelus de ce dimanche 10 décembre 2017

    L’Avent est un temps pour « reconnaitre les vides à combler dans notre vie », et « aplanir les aspérités de l’orgueil », pour faire de la place à Jésus qui vient. Le Pape l’a affirmé ce dimanche 10 décembre, lors de l’Angélus, Place Saint-Pierre.

    Il s’est longuement appuyé sur la première lecture, proposée par la liturgie en ce deuxième dimanche de l’Avent, tirée du Livre de la Consolation (Is 40, 1-5.9-11) où le prophète Isaïe annonce au peuple d’Israël la fin de son exil à Babylone et son retour à Jérusalem.

    « Préparez le chemin du Seigneur (…) Tracez droit une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé », s’écrie le Prophète. Ces ravins symbolisent, pour le Pape, les « vides de notre comportement devant Dieu, tous nos péchés d’omission », comme nos absences de prière, ou encore nos manques de charité envers ceux qui ont besoin d’aide matérielle ou spirituelle. Ainsi, l’Avent est un « temps favorable pour prier avec plus d’intensité », pour « réserver à notre vie spirituelle l’espace important qui lui est due », suggère le Pape. Nous sommes également appelés en ce temps liturgique à « être plus attentifs aux nécessités des autres, leur être plus proches », « ouvrir des chemins d’espérance dans le cœur aride de tant de personnes », à l’instar de St Jean-Baptiste.

    « Que toute montagne et toute colline soit abaissée », exhorte encore le prophète Isaïe. Ces montagnes et collines qui doivent être abaissées, « ce sont l’orgueil, la hauteur, la supériorité », explique le Saint-Père, qui encourage plutôt des « attitudes de douceur et de d’humilité » pour préparer la venue du Seigneur. « Il nous est également demandé d’éliminer tous les obstacles que nous mettons à notre union avec le Seigneur », a encore déclaré le Pape François, prenant de nouveau appui sur les paroles d’Isaïe : « que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! »

    « Quand nous attendons chez nous la visite d’une personne chère, nous préparons tout avec bonheur et attention », fait-il remarquer, et il doit en être de même pour la venue de Jésus ; nous devons nous y préparer avec « zèle » et dans la joie, « afin d’être comblés par sa grâce quand il viendra ».

    Dans l’Évangile, Jean-Baptiste réalise la figure annoncée par Isaïe, celle de la « voix qui crie dans le désert ». Le désert, où vit le prophète, nous rappelle « le climat de conversion et de pénitence qui permet de se préparer à la rencontre avec le Seigneur ». Jean déclare « Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint » (Mc 1, 8). « Le Sauveur que nous attendons est capable de transformer notre vie avec la force de l'Esprit Saint, a conclu le Pape, avec la force de son amour. L'Esprit Saint, en effet, répand dans nos cœurs l'amour de Dieu, source inépuisable de purification, de vie nouvelle et de liberté ».

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    C'est ce dimanche 10 décembre que le Prix Nobel de la Paix, décerné cette année à la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, est remis à son récipiendaire. Une occasion dont a profité le Pape, pour renouveler, lors de l'Angélus, Place St Pierre, son appel en faveur d'un désarmement nucléaire global.

    La remise du prix Nobel coïncide avec la Journée des Nations Unies pour les droits de l'homme, a fait remarquer le Pape ; « cela souligne le lien fort entre les droits humains et le désarmement nucléaire. En effet, s'engager pour la protection de la dignité de toutes les personnes, en particulier, des plus faibles et défavorisées, signifie travailler avec détermination pour construire un monde sans armes nucléaires ».

    « Que Dieu nous donne la capacité de collaborer afin de construire notre maison commune : nous avons la liberté, l'intelligence et la capacité de guider la technologie, de limiter notre pouvoir, au service de la paix et du vrai progrès », a-t-il conclu, citant sa lettre encyclique Laudato Si' (78, 112, 202).

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus du 8 décembre 2017

    En ce 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception qui est une fête religieuse majeure et un jour férié très important en Italie, le Pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction de l’Angélus, depuis la fenêtre du Palais apostolique.

    Le Pape a délivré une méditation sur la beauté de Marie et sur sa jeunesse, due au fait qu’elle n’a pas été corrompue par le péché.

    Le compte rendu de Cyprien Viet est à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 3 décembre 2017

    Être attentif et rester éveillé pour accueillir le Christ, c’est l’appel du Saint-Père pour ce premier dimanche de l’Avent. Lors de la prière de l’Angelus, ce 3 décembre 2017, de retour du Bangladesh et de la Birmanie, son 21e voyage apostolique, le Pape François a ainsi exhorté les fidèles à se préparer au retour du Seigneur « qui vient à notre rencontre » en ces fêtes de Noël.

    Ce chemin de l’Avent qui s’ouvre aujourd’hui et culmine à Noël, a commencé le Pape, est un temps « qui nous est donné pour vérifier notre désir de Dieu ». Ce temps « nous rappelle aussi sa venue dans l’humilité de la condition humaine » à la rencontre de tous ceux qui sont disposés à l’accueillir. C’est pour cette raison, explique le Saint-Père, qu’il faut toujours être dans la veille et dans l’attente.

    La personne attentive, souligne ainsi le Pape François, est celle qui se tourne d’abord vers les autres. « Dans le bruit du monde, elle ne se laisse pas submerger par les distractions ou ce qui est superficiel, mais qui vit pleinement et avec conscience, avec une préoccupation tournée avant tout vers les autres », qui permet de voir leurs larmes et leurs besoins. La personne qui fait attention, continue-t-il, se tourne aussi vers le monde, et cherche à « combattre l’indifférence et la cruauté qui s’y trouvent, et se réjouir de ses trésors de beautés qu’il faut préserver ». Il s’agit donc, insiste le Pape, d’avoir « un regard de compréhension pour reconnaître à la fois la misère et la pauvreté des individus et de la société, et la richesse cachée dans les petites choses de chaque jour », là aussi il y a une place pour le Seigneur.

    Le Pape a ensuite appelé à rester éveillé, en cette période de l’Avent. La « personne qui veille » est celle qui « ne se laisse pas emporter par le sommeil du découragement, du manque d’espérance, de la déception », et dans le même temps, « rejette toutes les vanités » qui gâchent le temps pour soi ou sa famille. Ainsi, résume le Saint-Père, être attentif et éveillé sont les « conditions préalables » pour arrêter de s'éloigner des chemins du Seigneur, à se perdre « dans nos péchés et dans nos infidélités », car en étant dans l’attention et la veille, Dieu peut « pénétrer dans notre existence, lui redonner du sens et de la valeur à travers sa présence pleine de bonté et de tendresse ».

    Source : Radio Vatican (BH).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus du dimanche 26 novembre 2017

    En ce dimanche 26 novembre, fête du Christ-Roi et dernier dimanche de l’année liturgique, le Pape a concentré sa méditation de l’Angélus sur la notion du service des petits et des pauvres, qui est le principal critère de notre appartenance au Royaume de Dieu.

    Il a expliqué qu’à l’heure du Jugement universel, Jésus, dans sa gloire, nous séparera selon la charité que nous aurons su mettre à l’œuvre dans notre existence terrestre.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Le Pape François a lancé plusieurs appels après la prière de l’Angélus. À quelques heures de son départ pour la Birmanie, il a d’abord invité les fidèles à prier pour le voyage apostolique qui le mènera également au Bangladesh. « Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », a-t-il souhaité.

    Deux jours après l’attentat contre une mosquée dans le nord du Sinaï, qui a fait 305 morts, le Pape a de nouveau exprimé sa « grande douleur » face à ce drame. « Je continue à prier pour les nombreuses victimes, pour les blessés et pour toute cette communauté, si durement frappée. Que Dieu nous libère de ces tragédies et soutienne les efforts de tous ceux qui œuvrent pour la paix », a souhaité le Saint-Père. Soulignant que les victimes priaient au moment du drame, le Pape François a ensuite lui-même observé un temps de prière silencieuse pour eux, accompagné de la foule réunie place Saint-Pierre.

    En saluant la communauté ukrainienne présente devant lui, le Pape a également prié pour d’autres victimes : celles de la tragédie de l’Holodomor, commémorée hier en Ukraine. Cette grande famine des années 1932-1933, provoquée par le régime stalinien, avait conduit à la mort de millions de personnes. « Je prie pour l’Ukraine, afin que la force de la foi puisse contribuer à guérir les blessures du passé et promouvoir des chemins de paix », a-t-il assuré.

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    Il a aussi rendu hommage à Mère Catalina de Maria Rodriguez, béatifiée hier à Cordoba, en Argentine. La fondatrice de la congrégation des Sœurs esclaves du Sacré-Cœur de Jésus, premier institut religieux féminin de vie apostolique en Argentine, a vécu au XIXème siècle. « Catalina s’est d’abord marié puis, devenue veuve, elle se consacra à Dieu et se dédia au soin spirituel et matériel des femmes plus pauvres et vulnérables », a affirmé le Pape, appelant à louer le Seigneur pour cette « femme passionnée du Cœur de Jésus et de l’humanité ».

    Enfin, le Saint-Père a salué l’ensemble des fidèles ayant prié avec lui, place Saint-Pierre, notamment les membres de l’Association italienne des accompagnateurs des Sanctuaires mariaux du monde.

    Source : Radio Vatican (SBL).

  • Angelus de ce dimanche 19 novembre 2017

    Après la Messe célébrée à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, le Pape François a prononcé la prière de l’Angelus à midi. Devant les fidèles, il a souligné que, comme le met en évidence la parabole des talents dans l’Évangile du jour, « il est important d’avoir une juste idée de Dieu ». Le Saint-Père a mis en garde contre la peur de Dieu, mauvaise conseillère qui paralyse.

    L’Évangile selon Saint Mathieu de ce 19 novembre (Mt 25,14-30), avant-dernier dimanche de l’année liturgique, raconte le récit d’un maître qui gratifie ses serviteurs qui ont fait fructifier son argent en doublant le nombre de talents qu’il leur avait laissé. En revanche, à celui qui avait caché sa seule pièce par peur, le patron le punit pour sa paresse et le jette aux ténèbres. C’est un rapport de peur avec son maître qui bloque le serviteur, explique le Pape François. La peur « paralyse, détruit, fait faire de mauvais choix, décourage de prendre des initiatives, pousse au repli sur des solutions sûres » met-il en garde. Finalement, la peur, mauvaise conseillère, ne permet de rien réaliser de bon, insiste le Pape. Pour lui, le seul moyen d’aller de l’avant et de grandir sur le chemin de la vie, c’est la confiance.

    Cette confiance que le serviteur devrait avoir pour son maître, c’est-à-dire celle que le fidèle doit avoir pour Dieu, se construit grâce à la vraie idée de Dieu dont « cette parabole nous fait comprendre » l’importance et sur laquelle le Pape François appelle à réfléchir. « Il ne faut pas penser que le patron est méchant, dur, sévère et qu’il veut nous punir », dit le Saint-Père, car cette image fausse nous fait vivre dans la peur, ne donnera rien de fécond et de constructif dans la vie. Ainsi, « nous pouvons et devons avoir une immense confiance en Lui » , car, comme Jésus l’a enseigné, Dieu n’est pas un maître « intolérant, mais un patron plein d’amour, de tendresse et de bonté », « généreux et attentionné dans sa parole, ses gestes, son accueil de tous spécialement envers les pécheurs, les petits et pauvres, comme nous le rappelle cette première Journée mondiale de la pauvreté ». Ce signe que Dieu a une « grande estime de nous », nous donne aussi une responsabilité personnelle, conclut le Pape, afin que cette fidélité se transforme en capacité de « se remettre continuellement en chemin sur de nouvelles routes, sans enterrer le talent, c’est-à-dire les dons que Dieu nous a confiés ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres instituée un an auparavant à la fin du jubilé de la miséricorde, Le Pape François a tenu à lancer un nouvel appel à la communauté internationale, afin qu’elle « engage tout effort possible pour favoriser la paix en particulier au Moyen-Orient ». Aujourd’hui, « des populations vivent une douloureuse pauvreté à cause de la guerre et des conflits », a insisté le Pape. Il a ainsi fait part de ses pensées et ses prières spécialement pour « le cher peuple libanais » et « la stabilité du Liban afin qu’il puisse continuer à être un message de respect et de cohabitation pour toute la région et le monde entier ». Depuis deux semaines, le pays du cèdre traverse en effet une crise politique déclenchée par la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri qui s’était réfugié en Arabie Saoudite en disant craindre pour sa vie.

    Le Saint-Père a aussi pris le temps de louer les nombreuses initiatives de prières et de partages à Rome et dans le monde entier. Il a ainsi rappelé que « les pauvres sont au centre de notre communauté et pas seulement dans des moments comme celui-ci, mais toujours » car à travers eux, leurs souffrances et leurs besoins, « Jésus nous parle et nous interpelle ». Il a également évoqué la béatification de Francis Solanus Casey (1870-1957), frère capucin américain. Il a été proclamé bienheureux le 18 novembre à Détroit aux États-Unis. Le Pape a salué ce « fidèle et humble disciple du Christ qui se distingue par un infatigable service aux pauvres », et a souhaité « que son témoignage aide les prêtres, les religieux et les laïcs à vivre avec joie le lien entre annonce de l’Évangile et amour des pauvres ».

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    Enfin, alors que l’ONU célèbre par ailleurs ce 19 novembre la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, le Souverain Pontife a encouragé les « institutions publiques dans leur engagement à la prévention » et exhorté les « conducteurs à la prudence et au respect des règles, première forme de protection de soi et des autres ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 12 novembre 2017

    Frapper à la porte du Royaume des cieux n’est pas une mince affaire. L’Evangile de ce dimanche retrace la parabole des 10 jeunes filles qui au milieu de la nuit devaient se rendre à la rencontre de leur époux. Elles le firent en prenant une lampe à huile, mais seule la moitié d’entre elles a pensé prendre une réserve d’huile. Et les autres, parties à la recherche d’un peu d’huile, ont raté le rendez-vous avec l’époux. Elles n’étaient pas prêtes à la rencontre avec le Seigneur. « C’est là toute la signification de la sagesse et de la prudence » explique le Pape François. « Il ne s’agit pas d’attendre le dernier moment de notre vie pour collaborer à la grâce de Dieu, mais il faut le faire maintenant ». Il n’y a pas que la foi qui compte, développe le Saint-Père, pour préparer la rencontre avec le Seigneur, mais également une vie chrétienne riche en amour pour le prochain.

    « Si nous nous laissons guider par ce qui nous semble le plus commode, par la recherche de nos intérêts, notre vie devient stérile ». Etre vigilants, au contraire, en cherchant à répandre le bien autour de nous avec des gestes d’amour, de partage, en aidant notre prochain en difficulté, permet d’assumer une certaine tranquillité dans l’attente de la venue du Seigneur. Il pourra alors se présenter à tout moment, dit le Pape, « sans que nous ne soyons effrayés par le sommeil de la mort », parce que nos bonnes œuvres de chaque jours constituent la réserve d’huile, notre lampe, la réserve de charité qui alimente notre foi.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936)

    Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a évoqué la béatification, samedi à Madrid, de Vicente Querait Lloret (1894-1936) et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936) et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse. Les deux religieuses Sœurs de la Charité étaient du diocèse de Barcelone : Sœur Toribia Marticorena Sola (1882-1936), originaire de Navarre, et Sœur Dorinda Sotelo Rodríguez (1915-1936), originaire de Galice. Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.

    Source : Radio Vatican (JCP).

  • Angelus de ce dimanche 5 novembre 2017

    Les disciples de Jésus ne doivent pas chercher les honneurs, ne pas se sentir supérieurs aux autres ; entre eux doit régner une attitude simple et fraternelle : c’est en substance ce qu’a affirmé le Pape François, peu avant la prière de l’Angélus, Place St Pierre ce dimanche 5 novembre 2017. Devant les fidèles réunis nombreux sous les fenêtres du Palais apostolique, sous un ciel nuageux et menaçant, le Souverain Pontife est revenu sur l’Évangile du jour, en St Matthieu (23, 1-12), dans lequel Jésus dénonce avec sévérité la duplicité et l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, qui courent après les honneurs.

    Jésus met en garde la foule et ses disciples, à propos des pharisiens : « n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas ». C’est là un défaut fréquent chez ceux qui ont une autorité, observe le Pape : « celui d’exiger des autres des choses, qu’eux-mêmes, pourtant, ne mettent pas en pratique ». Alors que l’autorité doit faire valoir la force de l’exemple, afin d’aider les autres à faire ce qui est juste. « L’autorité est une aide, assure le Pape, mais si elle s’exerce mal, elle devient oppressive, (…) crée un climat de défiance, d’hostilité et porte à la corruption ».

    Jésus réprouve le comportement des pharisiens, eux qui cherchent la reconnaissance, les meilleures places, les récompenses, et aiment à se faire appeler « maître ». Autant de tentations qui correspondent à « l’orgueil humain, pas toujours facile à vaincre », typiques de celui « qui vit pour l’apparence », reconnait le Pape, qui s’est ensuite attardé sur les consignes que Jésus donne à ses disciples, et donc aux croyants.

    « Personnellement, je suis triste de voir des personnes qui vivent en courant derrière la vanité des honneurs », a dit le Pape. « Nous les disciples de Jésus, nous ne devons pas faire ainsi, puisqu’entre nous doit régner une attitude simple et fraternelle ». « Nous sommes tous frères, et nous ne devons en aucun cas écraser les autres, les regarder de haut » a encore affirmé le Saint-Père, qui exhorte à mettre « les qualités que nous avons reçues du Père céleste », au service de nos frères. « Nous ne devons pas nous considérer supérieurs aux autres », a encore insisté le Pape, invitant plutôt à pratiquer le modestie, une vertu « essentielle » pour qui veut vivre conformément à l’enseignement de Jésus, « doux et humble de cœur, venu pour non être servi, mais pour servir ».

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Au terme de l'Angélus, le Pape a rappelé la béatification, advenue ce samedi 4 novembre à Indore, de Rani Maria Vattalil, religieuse indienne assassinée le 25 février 1995, en raison de sa foi. « Que son sacrifice soit semence de foi et de paix, spécialement en terre indienne. Elle était si bonne. On l’appelait la "sœur du sourire". », a notamment déclaré le Saint-Père.

    Source : Radio Vatican (MA).

  • Angelus du 1er novembre 2017

    Les béatitudes ne sont pas pour des surhommes mais pour ceux qui vivent les épreuves de tous les jours. C’est le message qu’à fait passer le Pape François, ce mercredi 1er novembre 2017, avant la prière de l’Angélus. En cette solennité de la Toussaint, le Saint-Père a rappelé que les saints « ne sont pas des modèles parfaits mais des personnes traversées par Dieu ».

    « La solennité de la Toussaint est “notre” fête : pas parce que nous sommes bons, mais parce que la sainteté de Dieu a touché notre vie », a d’abord expliqué le Pape. Il prend alors l’image des vitraux d’une Église. Comme eux, les saints accueillent la lumière, celle de Dieu, dans leur cœur, et la transmettent au monde, « chacun dans sa propre tonalité ». « Ils sont tous transparents, insiste le Pape : ils ont lutté pour enlever les taches et les obscurités du péché, afin de faire passer la bonne lumière de Dieu. »

    Pas besoin d’être un surhomme ou d’agir avec éclat ; non : les saints respirent comme nous « l’air pollué par le mal » mais il « ne perdent jamais de vue le chemin tracé par Jésus, celui indiqué par les béatitudes » dans l’Évangile du jour. « Les Béatitudes sont la carte de la vie chrétienne » car l’Évangile est une « route du bonheur », d’où son nom qui signifie « Bonne nouvelle ». « Le bonheur n’est pas d’avoir quelque chose ou de devenir quelqu’un, répète d’ailleurs le Pape, non, le vrai bonheur est d’être avec le Seigneur et de vivre pour aimer. »

    Ainsi, en cette Toussaint, on ne célèbre « pas seulement les saints du calendrier », mais tant de frères et sœurs « de la porte d’à côté, que nous avons peut-être rencontrés et connus ». « Aujourd’hui est une fête de famille, de tant de personnes simples et cachées qui aident Dieu à faire aller le monde de l’avant. Et il y en a tant », note le Saint-Père. Sortant de son texte, il fait alors applaudir ces saints de notre temps par la foule réunie place Saint-Pierre.

    Les saints d’hier et d’aujourd’hui sont « pauvres en esprit », nous dit la première Béatitude. Ils ne vivent pas « pour le succès, le pouvoir et l’argent » mais croient que le Seigneur « est le trésor de la vie, que l’amour envers le prochain est la véritable source de richesses ». Ce n’est pas dans la reconnaissance que l’on trouve le bonheur mais dans le Seigneur : « c’est seulement avec Lui, seulement en aimant qu’on vie comme des bienheureux ».

    À la veille de la fête des morts, le Pape a également demandé aux fidèles de prier demain pour leurs défunts, rappelant une béatitude présente dans le livre de l’Apocalypse : « Heureux, les morts qui meurent dans le Seigneur ». Lui-même se rendra au cimetière américain de Nettuno, au sud de Rome, demain, puis au sanctuaire des Fosses ardéatines pour une prière pour les victimes du massacre du 24 mars 1944.

    « Les guerres ne produisent rien d’autres que des cimetières et la mort : voilà pourquoi j’ai voulu donner ce signe au moment où notre humanité ne semble pas avoir tiré les leçons» de l’histoire », a indiqué le Pape après l’Angélus.

    Il s’est également dit attristé par les attaques terroristes survenues ces derniers jours en Somalie, en Afghanistan et à New-York, priant pour les défunts, les blessés et leurs familles. « Demandons au Seigneur qu’il convertisse les cœurs des terroristes et libère le monde de la haine et de la folie meurtrière qui abuse du nom de Dieu pour disséminer la mort », a-t-il ajouté.

    Source : Radio Vatican (SBL).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 29 octobre 2017

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement ». C’est sur cette réponse de Jésus aux Pharisiens que le Pape a entretenu les fidèles avant la prière de l’Angélus. Les Pharisiens qui voulaient mettre Jésus à l’épreuve en lui posant une question : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ». Demande insidieuse car dans la loi de Moise il existe plus de 600 préceptes. Mais Jésus n’hésite pas une seconde pour apporter sa réponse et y ajouter que le second lui est semblable  au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

    Le Pape François précise que la réponse de Jésus n’est pas attendue car dans les multiples préceptes de la loi hébraïque, les plus importants étaient certainement les 10 commandements. Or ce que le Christ veut faire comprendre aux Pharisiens en apportant une réponse loin d’être escomptée, c’est que sans l’amour de Dieu et du prochain il ne peut y avoir de véritable fidélité à l’alliance avec le Seigneur. Pour corroborer ses propos, le Saint Père fait référence aux livre de l’Exode et au « code de l’alliance » où il est dit qu’on ne peut pas être fidèle à l’alliance et maltraiter ceux que le Seigneur protège, la veuve, l’orphelin et l’étranger, autrement dit des personnes sans défense.

    La réponse de Jésus aux Pharisiens veut aussi les aider à remettre de l’ordre dans leur religiosité, à rétablir ce qui compte véritablement et ce qui est de moindre importance. Jésus ajoute : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ». De fait c’est ainsi que le Christ a vécu : en prêchant et faisant ce qui compte le plus et qui est essentiel : l’amour qui donne élan et fécondité à la vie et au cheminement de foi. Sans amour, la vie et la foi sont stériles.

    Jésus propose un idéal merveilleux, qui correspond au désir le plus authentique des cœurs, car nous avons été créés pour aimer et pour être aimés. Pour être aimés de Dieu, pour L’aimer et avec Lui aimer toutes les autres personnes. « C’est le rêve de Dieu pour l’homme », dit le Pape François. Et pour le réaliser, nous avons besoin de sa grâce et de recevoir en nous la capacité d’aimer qui nous provient de Dieu Lui-même. « Jésus s’offre à nous dans l’Eucharistie exactement pour cela », poursuit le Saint Père. L’Eucharistie par laquelle nous recevons son Corps et son Sang, par laquelle de fait nous recevons Jésus dans la plus grande expression de son amour, lorsqu’Il s’est offert au Père pour notre Salut.

    Même si nous connaissons ce « grand commandement » de l’amour du Christ depuis notre enfance, conclut le Pape, nous devons le mettre en pratique dans les différentes situations que nous traversons.

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après l’Angélus, le Pape a évoqué la béatification au Brésil, hier 28 octobre, de Giovanni Schiavo (1903-1967), missionnaire italien de la Société de Saint-Joseph (“Giuseppini del Murialdo”). Un miracle obtenu par son intercession avait été reconnu le 1er décembre 2016.

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    Le Pape a rappelé qu’il était né dans la région de Vicence (Nord de l’Italie) au début du XXe siècle et que, jeune prêtre, il a été envoyé en mission au Brésil, « où il a travaillé avec zèle au service du peuple de Dieu et de la formation des religieux et des religieuses. Que son exemple nous aide à vivre pleinement notre adhésion au Christ et à son Évangile. »
    Il a enfin salué la communauté togolaise présente en Italie et les vénézuéliens venus place Saint Pierre avec une représentation de Notre Dame de Chinquinquirà, et a confié « les espoirs et les aspirations légitimes de ces deux pays » à la Vierge Marie.

    D'après Zenit et Radio Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 22 octobre 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, ce dimanche midi devant les fidèles rassemblés sur la Place Saint-Pierre, le Pape a commenté l’Évangile du jour, tiré de Saint Matthieu, dans lequel Jésus est interrogé sur la légitimité ou non de payer l’impôt à César, un piège tendu à Jésus par les pharisiens, qui veulent tester son éventuelle soumission à Rome, dans le contexte tendu de la Palestine d’alors.

    Mais le Christ leur répond de façon surprenante, en séparant la foi de l’ordre temporel de la politique…

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Au terme de la prière, le Saint-Père a rappelé que Matteo Casals, Teofilo Casajús, Fernando Saperas et 106 compagnons, religieux espagnols, de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie, morts pour leur foi au cours de la Guerre civile en Espagne entre 1936 et 1937, ont été béatifiés en tant que martyrs hier, samedi 21 octobre 2017, en la Basilique de la Sagrada Familia à Barcelone (Espagne).

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    « Que leur exemple héroïque et leur intercession soutiennent les chrétiens qui, même de nos jours - et ils sont si nombreux - dans différentes parties du monde souffrent de discrimination et de persécution. »

    Par ailleurs, à l’occasion de la Journée missionnaires mondiale, le Pape a exhorté à « vivre la joie de la mission en témoignant de l’Évangile dans les environnements dans lesquels chacun vit et agit ». Il a appelé dans le même temps à « soutenir avec l’affection, l’aide concrète et la prière les missionnaires partis pour annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore ». Le Pape a aussi fait part de son intention d’organiser en octobre 2019 un « mois missionnaire extraordinaire ». Enfin, en ce 22 octobre qui marque la mémoire liturgique de saint Jean-Paul II, il a confié à l’intercession de ce « Pape missionnaire » la mission de l’Église dans le monde.

    D'après Radio Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 8 octobre 2017

    C’est l’histoire d’une vigne confiée par son propriétaire à des vignerons. Ces derniers manquent de loyauté et tuent les hommes venus récupérer les fruits de la vendange dont le fils du propriétaire, qui s’était pourtant montré patient. Commentant l’Évangile de ce dimanche 8 octobre 2017 consacré à la parabole des vignerons (Mt 21, 33-43), le Pape revient sur « la grande nouveauté qu’offre le christianisme », la miséricorde. Il demande aux chrétiens d'être pour tous un signe d'espérance.

    « C’est une histoire qui nous appartient », il s’agit de « l’alliance que Dieu a voulu établir avec l’humanité et à laquelle il nous appelle nous aussi à prendre part ». Une alliance qui, « comme toutes les histoires d’amour, connaît des moments positifs, mais est également marquée par des trahisons et des refus ». Face à ces comportements de rejet, quelle est la réponse de Dieu ? « Quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? (v40) ». Une question qui souligne combien « la déception de Dieu concernant le comportement mauvais des hommes n’est pas le dernier mot ! ».

    C'est là que se trouve « la grande nouveauté du christianisme », nous dit le Pape : « Un Dieu qui, même lorsqu’il est déçu de nos erreurs et péchés, ne manque pas à sa parole, il ne s’y arrête pas et surtout ne se venge pas (…) Il continue de mettre en circulation le ‘bon vin’ de sa vigne, c’est-à-dire sa miséricorde. »

    Il y a seulement un obstacle à la volonté tenace de Dieu, c’est notre arrogance qui devient aussi violence. Et « face à ces comportements qui ne produisent aucun fruit, la Parole de Dieu conserve toute sa force de reproche et de réprimande : 'Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits' (v43) ».

    « L’urgence de répondre à l’appel du Seigneur par de bons fruits » aide à comprendre « la nouveauté et l’originalité du christianisme ». Ce n’est pas « la somme de préceptes et de normes morales, explique le Pape, mais c’est avant tout une proposition d’amour que Dieu, à travers Jésus, a faite et continue de faire à l’humanité ». C’est un appel à entrer dans cette histoire d’amour, en devenant « une vigne vivace et ouverte, riche de fruits et d’espérance pour tous ».

    Le Pape rappelle que nous sommes appelés à sortir de la vigne pour « nous mettre au service des frères qui ne sont pas avec nous, pour nous secouer et nous encourager les uns les autres, pour nous rappeler de devoir d’être la vigne du Seigneur dans tous les milieux, même les plus lointains et défavorisés ». La vigne plantée par le Seigneur est pour le bien de tous.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Le Pape François a évoqué après l’Angélus la béatification, hier à Milan, du Père capucin italien Arsenio da Trigolo (1849-1909) : il a été membre de la Compagnie de Jésus avant de rejoindre les frères mineurs capucins.

    « Le bienheureux Père Arsenio de Trigolo (au siècle Giuseppe Migliavacca), prêtre des frères mineurs capucins et fondateur des sœurs de Marie Consolatrice, a été proclamé bienheureux hier à Milan. Louons le Seigneur pour son humble disciple qui, même dans les adversités et les épreuves – il en a eu tellement ! – n’a jamais perdu l’espérance. »

    D'après Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 24 septembre 2017

    « Dieu veut appeler tout le monde à travailler pour son Royaume » et « veut donner à tous la même récompense, c’est-à-dire le salut » : ce sont les deux aspects du Royaume de Dieu que le Pape François a rappelé ce dimanche 24 septembre 2017 avant de réciter la prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Le Saint-Père est revenu sur l’Évangile de ce jour qui raconte la parabole du maître de la vigne. Ce dernier décide de payer au même prix tous les ouvriers, quel que soit le temps employé à travailler, ce qui provoque la colère de ceux qui ont été embauché les premiers. Or, par cet épisode, Jésus souligne que l’amour du Père est « gratuit et généreux ».

    Les précisions de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l’Angélus, traduites en français, sur Zenit.org.

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    Après l’Angélus, le Pape a salué la béatification ce samedi 23 septembre du P. Stanley Francis Rother, missionnaire au Guatemala, assassiné par des militaires en 1981.

  • Angelus du dimanche 17 septembre 2017

    Lors de l’Angélus de ce dimanche 17 septembre, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, tiré du 18e chapitre de saint Matthieu, dans lequel Jésus invite ses disciples à pardonner « jusqu’à 70 fois sept fois » à ceux qui les auraient offensé.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 3 septembre 2017

    Lors de la prière de l’Angélus, ce dimanche 3 septembre 2017, depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape François a commenté l’Évangile du jour, tiré du 16e chapitre de Saint Matthieu.

    En revenant sur la réaction hostile de Pierre quand Jésus lui annonce qu’à Jérusalem, il devra souffrir, être tué et ressusciter, le Pape a interpellé notre propre scepticisme, nous invitant à suivre le Christ dans la croix pour avoir une vie féconde, ancrée dans l’amour et non pas dans l’égocentrisme.

    Le résumé de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus du dimanche 27 août 2017

    Jésus veut construire son Église avec nous, nous en faisons tous partie et chacun de nous y a sa place : c’est le cœur de la méditation du Pape François ce dimanche 27 août 2017, avant la prière de l’Angélus, récitée depuis les fenêtres du Palais apostolique.

    Devant une foule de fidèles et de pèlerins réunis Place St Pierre, le Souverain Pontife est revenu sur l’Évangile de ce dimanche, celui de la Confession de Pierre, en St Matthieu, « un passage-clé du chemin de Jésus et de ses disciples ».

    « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » demande Jésus à ses disciples. Le Maitre sait ce que disent de Lui les gens du peuple, mais maintenant, Il veut savoir ce pensent ceux qui lui sont proches, ceux qui partagent sa vie et le connaissent de près. Et la réponse jaillit des lèvres de Simon-Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »  Avec ces paroles, inspirées par le Père céleste, Jésus comprend (1) que, « grâce à la foi donnée par le Père, il existe un fondement solide sur lequel Il peut construire sa communauté, son Église ». Et c’est pour cela qu’Il affirme à Simon : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ».

    Et c’est avec nous, aujourd’hui, que Jésus veut continuer à construire son Église, assure le Pape, cette maison solide, « qui ne manque pas de fissures, et qui a constamment besoin d’être réparée, comme aux temps de St François d’Assise ». « Nous sommes des petites pierres, mais aucune de ces pierres n’est inutile ». Au contraire, « dans les mains de Jésus, elle devient précieuse, car Il la recueille, la garde avec grande tendresse, la travaille avec son Esprit, et la met à sa juste place ». C’est ainsi qu’avec l’amour de Jésus, nous devenons des « pierres vivantes », et chacun de nous a sa place et sa mission dans l’Église : « elle est communauté de vie, constituée de nombreuses petites pierres qui forment un seul édifice, dans le signe de la fraternité et de la communion ».

    L’Évangile de ce jour nous rappelle en outre, ajoute le Pape, que Jésus a voulu, pour son Église, « un centre visible de communion à Pierre et ses successeurs, identifiés depuis les origines comme évêques de Rome, la ville où Pierre et Paul ont rendu témoignage », en versant leur sang.

    Et le Saint-Père d’invoquer l’intercession et le soutien de la Vierge Marie, Reine des Apôtres et Mère de l’Église, « afin que nous réalisions pleinement l’unité et la communion pour lesquels le Christ et les apôtres ont prié et ont donné leur vie ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    (1) Le Pape François dit : « E da questa risposta, Gesù capisce che, grazie alla fede donata dal Padre, c’è un fondamento solido su cui può costruire la sua comunità, la sua Chiesa. » (Source : site internet du Vatican) = « Et de cette réponse, Jésus comprend que, grâce à la foi donnée par le Père, il existe un fondement solide sur lequel Il peut construire sa communauté, son Église. »
    Mais Jésus n'avait rien à "comprendre" : vrai Dieu et vrai Homme, il savait non seulement ce que Pierre allait répondre, mais aussi qu'il deviendrait la pierre de fondation de l’Église. Cette approche exclusivement humaine du Fils de Dieu est hélas devenue fort répandue parmi le clergé aujourd'hui. Il est d'autant plus affligeant de la retrouver au plus haut niveau de l’Église... [ndlr]

  • Angelus de ce dimanche 20 août 2017

    L’Évangile de ce dimanche 20 août est un point de départ pour comprendre qu’il ne faut jamais se décourager, jamais désespérer face aux dures épreuves de la vie, à l’exemple de la femme Cananéenne, qui implore Jésus de toutes ses forces pour qu’il guérisse sa fille « tourmentée par un démon » (Mt 15, 22). Aux premiers appels de cette étrangère aux yeux du peuple de Judée, Jésus semble de fait ne pas l’entendre, mais c’est sa persévérance qui finira par l’emporter. Persévérance qui est « un exemple de foi indestructible » souligne le Pape François dans son allocution avant la prière de l'Angélus place Saint Pierre ; persévérance qui doit nous encourager à ne jamais perdre l’espoir.

    « Le Seigneur ne tourne pas le dos devant nos nécessités, et s’il peut paraitre insensible quelquefois à notre appel à l’aide, c’est pour mettre notre foi à l’épreuve et la renforcer. »

    Cet épisode de l’Évangile de Saint Mathieu nous aide à comprendre le besoin que nous avons de grandir dans la foi, et de renforcer notre confiance en Jésus. Lui peut nous aider à retrouver notre chemin lorsque nous avons perdu la boussole de notre route, lorsqu’il nous devient difficile de rester fidèles à nos engagements.

    Il est donc important d’alimenter chaque jour notre foi, dit le Saint-Père, par l’écoute de la Parole de Dieu, par la célébration des Sacrements, par la prière personnelle comme un cri vers Dieu, et par des actions concrètes de charité pour aider notre prochain.

    Après la prière de l’Angélus, le Pape a salué les membres de l’association française « Roulons pour l’espoir » qui sont venue en vélo à Rome en partant de Besançon. Tout au long de leur périple de plus de mille kilomètres, les cyclistes de l’association récoltent des fonds pour les enfants malades.

    Source : Radio Vatican.

    Et une nouvelle fois ce dimanche, après le tweet de samedi, le Saint Père a condamné fermement les attentats terroristes de cette semaine :
    « Nous portons dans nos cœurs la douleur des actions terroristes qui ont, ces derniers jours, provoqué de nombreuses victimes au Burkina Faso, en Espagne et en Finlande. Prions pour tous les défunts, les blessés et pour leurs familles. Supplions le Seigneur, Dieu de Miséricorde et de paix, de libérer le monde de cette violence inhumaine. »

    Ces paroles du Pape François interviennent alors qu’à Barcelone, une messe a été célébrée dimanche matin dans la basilique de la Sagrada Familia. Une cérémonie religieuse à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, et pas uniquement les victimes espagnoles, selon le souhait du Cardinal Juan José Omella, l’Archevêque de Barcelone.
    Dans l’assemblée, parmi les milliers de fidèles dans et devant la basilique emblématique de la ville, étaient présents le roi d'Espagne Felipe VI, le chef du gouvernement Mariano Rajoy et le président de la Catalogne Carles Puigdemont.

    Source : Radio Vatican.

    Traduction complète en français sur Zenit.org.

  • Angelus du 15 août 2017

    En ce jour de fête de l’Assomption ce mardi 15 août 2017, le Pape François a insisté sur la joie de Jésus apportée par la Vierge Marie au monde. Le Saint-Père a ainsi commenté l’Évangile du jour, celui de la Visitation selon saint Luc, quand Marie enceinte du Christ se rend auprès de sa cousine Elisabeth, qui attend Jean-Baptiste.

    « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » Voici le cri d’exclamation d’Elisabeth dès l’arrivée de Marie dans sa maison. Ce sont ces mots qui commenceront la populaire prière de l’Ave Maria, Je vous salue Marie, rappelle le Pape. Ce cri d’émerveillement, c’est un cri de grande joie car « Marie vient de faire un don à Elisabeth, et même au monde entier », explique le Saint-Père. C’est le don de « Jésus qui vit déjà en elle, pour prendre chair humaine, pour accomplir sa mission de salut ». Tout d’un coup dans la demeure d’Elisabeth et Zacharie, il y a « la présence invisible mais réelle de Jésus qui remplit tout de sens : la vie, la famille, le salut du peuple, tout ! »

    Cette joie, poursuit le Pape, s’exprime par la voix de Marie, « dans la belle prière que Saint Luc nous transmet, qui s’appelle Magnificat, un chant de louange à Dieu qui s’opère à travers les personnes humbles comme Marie elle-même, comme son époux Joseph et le lieu où ils vivent Nazareth ». Car «l’humilité est comme un vide qui laisse place à Dieu ». « L’humble est puissant car il est humble et non car il est fort, c’est ça la grandeur de l’humilité » poursuit le Pape François qui a proposé aux fidèles place Saint-Pierre de se poser la question, en répondant dans son cœur, « comment va mon humilité ? » (1). « Le Magnificat chante le Dieu miséricordieux et fidèle qui accomplit son dessein de salut avec les petits et les pauvres, avec ceux qui se fient à sa Parole comme Marie ».

    Ainsi, dans la maison d’Elisabeth, la présence de Jésus crée non seulement un « climat de joie et de communion fraternelle, mais aussi de foi qui apporte espérance, prière et louange ». C’est ce qui doit se passer aujourd’hui dans nos maisons, appelle le Saint-Père, en célébrant « celle qui nous apporte ce don immense, cette grâce au-dessus de toute autre grâce, la grâce de Jésus-Christ ! ». Car « en portant Jésus, la Vierge nous apporte aussi une joie nouvelle, pleine de sens, une nouvelle capacité de traverser avec foi les moments douloureux et difficiles, la capacité de miséricorde, de nous pardonner, de nous comprendre, de nous soutenir les uns les autres ». « Marie est un modèle de vertu et de foi ».

    Le Pape a enfin invité les fidèles à la remercier de « toujours nous précéder dans le pèlerinage de la vie et de la foi », et à lui demander « son soutien pour avoir une foi forte, joyeuse et miséricordieuse qui nous aide à être saints pour la rencontrer un jour, au Paradis ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    (1) : « Une personne vraiment humble ne voit en soi que ses défauts et n'aperçoit point ceux d'autrui ». Saint Claude La Colombière (1641-1682). [ndlr]

  • Angelus de ce dimanche 13 août 2017

    Lors de la prière de l’Angelus, ce dimanche 13 août, le Pape François s’est appuyé sur l’Évangile du jour, récit de Jésus marchant sur l’eau qui tend la main pour sauver Pierre dans le lac de Galilée. C’est toute l’histoire de la foi, a souligné le Saint-Père devant la foule. Il a ainsi rappelé que croire n'est pas un chemin de tranquillité mais l'assurance d'un soutien qui donne sens au chemin de vie.

    Ce récit de Pierre qui coule en voulant marcher sur l’eau vers Jésus, contient un « riche symbole et fait réfléchir à notre foi » explique le Pape. Une réflexion qui se mène « soit comme un individu, soit comme communauté ecclésiale, mais aussi sur la foi de nous tous qui sommes réunis aujourd’hui sur la place Saint-Pierre ».

    Le Saint-Père file la métaphore. La barque dans laquelle se trouve les disciples sur le lac de Galilée, et confrontée à des vents contraires, représente à la fois « la vie de chacun et la vie de l’Église ». Les vents eux sont les difficultés et les épreuves de la vie. Ainsi, quand Pierre appelle Jésus à l’aide, il révèle « notre désir de sentir la proximité du Seigneur mais aussi la peur et l’angoisse qui accompagnent les moments les plus durs de notre vie et de notre communauté, marquées par des fragilités internes et des difficultés externes ». Dans ces moments, si comme pour Pierre la parole rassurante de Jésus ne suffit pas, le Pape met en garde ceux qui « consultent les horoscopes et les diseurs de bonne aventure et commencent à sombrer vers le fond ». À l’inverse, le Saint-Père appelle à s’accrocher à la parole du Seigneur « comme à une corde tendue à laquelle s’agripper pour affronter les eaux hostiles et turbulentes ».

    Cet Évangile justement, « nous rappelle que la foi en le Seigneur et sa parole n’ouvre pas un chemin de facilité et ne nous soustrait pas aux tempêtes de la vie ». En somme, la foi n’est pas un long fleuve tranquille, « elle n’est pas si forte » souligne le Pape François. Mais la foi « nous donne l’assurance d’une Présence qui nous pousse à dépasser les orages existentiels, la certitude d’une main qui nous saisit pour nous aider à affronter les difficultés, nous indiquant la route dans le brouillard ». En résumé, « la foi n’est pas une échappatoire aux problèmes de la vie, mais apporte un soutien et donne un sens au chemin ».

    Finalement, conclut le Pape, « cet épisode est une belle image de la réalité de l’Église en tout temps : une barque menacée de se renverser par des vents contraires est sauvée par la foi en le Christ et sa parole ». C’est ça la garantie contre le naufrage. « Sur cette barque nous sommes en sécurité malgré nos malheurs et nos faiblesses, en particulier quand nous nous mettons à genoux pour adorer le Seigneur et, comme les disciples, se prosterner devant lui pour lui dire : Tu es vraiment le fils de Dieu ». Le Pape François a ainsi fait répéter la phrase aux fidèles places Saint-Pierre, priant Marie de « rester solides dans la foi pour résister aux tempêtes de la vie, rester sur la barque de l’Église en refusant la tentation de monter sur des bateaux enchanteurs mais douteux sur les idéologies, la mode et les slogans ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 6 août 2017

    Des milliers de personnes étaient réunies Place St Pierre ce dimanche 6 août 2017, malgré une chaleur écrasante, pour la prière de l’Angélus. Dans sa méditation, le Pape François a choisi d’expliciter le sens profond de la Transfiguration du Seigneur, que l’Église fête en ce jour. Cet événement « nous offre un message d’espérance : il nous incite à rencontrer Jésus pour ensuite être au service de nos frères », a notamment déclaré le Pape.

    L’ascension des disciples Pierre, Jacques et Jean vers le Mont Thabor nous invite à réfléchir sur « l’importance de se détacher des choses mondaines, pour marcher vers les hauteurs et contempler Jésus ». Il s’agit de « nous disposer à l’écoute priante et attentive du Christ », le Fils bien-aimé du Père, en recherchant des moments intimes de prière. Car c’est le « silence pacifiant et régénérant de la méditation de l’Évangile » que nous sommes appelés à redécouvrir. C’est en cela que le temps des vacances peut devenir providentiel, suggère le Pape François, car il favorise la rencontre avec le Seigneur. Il est important que le temps du repos nous permette de revigorer les forces du corps et de l’esprit, insiste le Saint-Père.

    Le Pape évoque également ce qui se passe après l’ascension et la Transfiguration. Les disciples redescendent de la montagne, « le cœur et les yeux transfigurés par cette rencontre avec le Seigneur » ; « c’est le parcours que nous pouvons accomplir nous aussi ». La redécouverte de Jésus n’est pas une fin en soi, mais nous pousse à « descendre de la montagne », remplis de l’Esprit Saint, à faire de nouveaux « pas d’authentique conversion », à « témoigner de la charité, comme loi de vie quotidienne ». « Transformés par la présence du Christ et l’ardeur de sa parole, nous serons signes concrets de l’amour vivifiant de Dieu pour tous nos frères, surtout ceux qui souffrent, ceux qui sont seuls ou abandonnés, les malades, et la grande multitude de ceux qui, dans le monde, sont humiliés par l’injustice, de toute-puissance et la violence ».

    Et le Pape de conclure en confiant à la protection de la Vierge Marie tous ceux qui profitent de leurs vacances, et ceux qui ne peuvent en avoir, en raison d'un âge avancé, de leur santé, de leur travail, ou de motifs économiques. « Que ce temps estival soit malgré tout un temps de détente, enrichi par des présences amicales et des moments de joie ».

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 30 juillet 2017

    Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche midi, devant les fidèles qui avaient affronté la chaleur écrasante de ce milieu d’été, le Pape François est revenu sur les images utilisées dans l’Évangile du jour, tiré du 13e chapitre de Saint-Matthieu : le « trésor caché » et la « perle précieuse ». À travers ces deux paraboles, Jésus invite ses disciples à renoncer à leur confort et à leurs biens pour le suivre et découvrir un plus grand bien encore : l’amour infini de Dieu.

    Cyprien Viet revient sur cette intervention du Saint-Père.

    « Il est vrai que le Royaume de Dieu est offert à tous, est un don, un cadeau, une grâce, mais il n’est pas mis à disposition sur un plateau d’argent, il demande un dynamisme. » Le Pape François a insisté sur cette double dimension de « recherche » et de « sacrifice » qui donne tout son relief à l’expérience chrétienne. « L’attitude de la recherche est la condition essentielle pour trouver ; il faut que le cœur brûle du désir de rejoindre le bien précieux, c’est-à-dire le Royaume de Dieu qui se fait présent dans la personne de Jésus. C’est Lui le trésor caché, c’est Lui la perle de grande valeur. Il est la découverte fondamentale, qui peut donner un tournant décisif à notre vie, en la remplissant de sens. »

    La découverte de ce trésor implique « sacrifice, détachements et renoncements ». « Il ne s’agit pas de mépriser le reste, mais de le subordonner à Jésus, en le mettant Lui à la première place. » C’est cela la clé de la grâce, et il ne faut pas en tirer une quelconque frustration ou tristesse, au contraire : « Le disciple de Jésus n’est pas quelqu’un qui s’est privé de quelque chose d’essentiel, c’est quelqu’un qui a trouvé beaucoup plus : il a trouvé la joie pleine que seul le Seigneur peut donner. C’est la joie évangélique des malades guéris, des pécheurs pardonnés, du voleur pour qui s’ouvre la porte du paradis. » Ceux qui se laissent sauver par Jésus « sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. »

    Le Pape a conclu en invitant à prier pour que tous ceux qui adhèrent à la foi chrétienne sachent « témoigner, avec les paroles et les gestes quotidiens, de la joie d’avoir trouvé le trésor du Royaume de Dieu, c’est-à-dire l’amour que le Père nous a donné à travers Jésus ».

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.