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  • Angelus de ce dimanche 23 juillet 2017

    Toute « mauvaise herbe peut devenir un bon produit », c’est l’espérance. Lors de la prière de l’Angelus devant les fidèles rassemblés sous une chaleur écrasante place Saint-Pierre, le Pape François s’est appuyé sur la parabole du bon grain et de la mauvaise herbe, racontée dans l'Évangile du jour, selon Saint-Mathieu. Une histoire qui « illustre le problème du mal dans le monde et met en lumière la patience de Dieu ».

    Ce récit se situe dans un champ, avec deux protagonistes opposés, raconte le Pape François. D’un côté, il y a le patron du champ, il représente Dieu, et il sème un bon grain de blé. De l’autre côté, il y a l’ennemi qui représente Santa et sème de la mauvaise herbe. Cette mauvaise herbe « avec le temps, commence à pousser en même temps que le bon grain ». Mais il ne faut surtout pas arracher tout de suite les herbes folles, car comme le dit le maître à ses serviteurs, « en arrachant la mauvaise herbe vous déracineriez le blé ». Quand Jésus fait ce récit, explique le Pape, « il nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont totalement imbriqués, qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal ». « Seul Dieu en est capable et il le fera lors du jugement dernier. »

    Cette situation présentée dans l’Évangile, « situation ambiguë et complexe », illustre « le champ de liberté des chrétiens, dans lequel s’accomplit le difficile exercice du discernement ». Il s’agit alors, poursuit le Saint-Père, « de faire conjoindre, avec une grande confiance en Dieu et sa providence, deux attitudes apparemment contradictoires : la décision et la patience ». La décision, analyse le Saint-Père, « c’est de vouloir être une bonne graine, de toutes ses forces, et ainsi s’éloigner du mal et de sa séduction ». Ensuite, la patience, c’est « préférer une Église qui est le levain de la pâte, qui n'a pas peur de se salir les mains en lavant les vêtements sales de ses enfants, plutôt qu'une Église de « purs », qui prétend juger à l'avance qui est au Royaume de Dieu et qui ne l'est pas ».

    La parabole du jour aide ainsi à comprendre que « le bien et le mal ne peuvent pas s’identifier par des territoires définis ou des groupes humains déterminés, certains mauvais d'autres bons », car nous sommes tous pécheurs, « la frontière entre le bien et le mal passe dans le cœur de chacun ». Le Pape appelle alors à retenir cet enseignement de Jésus qui propose de regarder autrement le champ du monde. En apprenant « le temps de Dieu et son regard, ce qui était ou que l’on croyait être une mauvaise herbe peut devenir un bon produit. C’est ça, la perspective de l’espérance. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, le Pape François a évoqué la situation à Jérusalem. Suivant « avec une vive inquiétude les graves tensions et les violences de ces jours-ci à Jérusalem », le Saint-Père a lancé un « vibrant appel à la modération et au dialogue ». Il a ainsi invité les fidèles place Saint-Pierre à s’unir à sa prière pour que « le Seigneur inspire à tous des intentions de réconciliation et de paix ».

    Depuis le 14 juillet, jour d’une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens, des affrontements opposent des Palestiniens et des policiers israéliens à Jérusalem et en Cisjordanie. La semaine de heurts s'est achevée par une soirée meurtrière, faisant six morts des deux côtés et plus de 500 blessés. Le lendemain, samedi 22 juillet, deux Palestiniens ont été tués près de Jérusalem. Ces dernières violences ont été provoquées par les nouvelles mesures de sécurité israéliennes à l'entrée de l'esplanade des mosquées.

    Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a été convoquée lundi 24 juillet à la demande de la France, de la Suède et de l'Égypte.

    À la fin de la prière de l’Angelus, le Pape François a aussi salué les familles, groupes paroissiaux et associations venues du monde entier en pèlerinage, en particulier les fidèles de Munster, en Irlande, les Sœurs Franciscaines Élisabethaines Bigie, le chœur symphonique italien d’Enna, les jeunes italiens de Casamassima qui ont accompli un volontariat à Rome. Les pensées et encouragements du Pape vont enfin « aux jeunes participants de “Cantiere Hombre Mundo”, qui sont engagés à témoigner la joie de l’Évangile dans les périphéries les plus défavorisées des différents continents ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 16 juillet 2017

    Ce dimanche 16 juillet 2017, le Pape François demande aux fidèles de « radiographier » l'état spirituel de leur cœur. Est-ce un terrain fertile ou est-il imperméable? Le Pape pousse les catholiques paresseux à laisser Jésus s'enraciner en eux. Il invite chacun à reconnaitre et nommer les ronces qui étouffent la Parole de Dieu en leur cœur. Des vices que sont l'égoïsme, l'avidité du pouvoir ou de la richesse.

    L’Évangile de ce dimanche célèbre la parabole du semeur racontée par Jésus à la foule qui se tient pour l’écouter sur le rivage (Matthieu 13, 1-23). Jésus ne s’impose pas à eux, il leur propose de l’écouter. « Jésus ne cherche pas à attirer par la conquête, mais en se donnant ». Sa Parole n’est pas « une cage ou un piège, mais une semence qui peut porter ses fruits ». Comment ? « Si nous l’accueillons» affirme le Saint-Père. Pour lui, cette parabole parle « surtout de nous », du terrain plus que du semeur. Jésus fait une « radiographie spirituelle de notre cœur, qui est le terrain sur lequel tombe la semence de sa Parole ».

    Il existe des bons terrains, et ainsi de bons cœurs, pour faire pousser les grains. Au contraire, il y a des terrains durs « imperméables » sur lesquels la Parole de Dieu « rebondit » sans pénétrer.
    Le Pape décrit d’autres types de terrains intermédiaires. Celui qui est plein de pierres, avec peu de terre. Le grain y tombe, il pousse, mais ne parvient pas à s’enraciner. « Ainsi sont les cœurs superficiels, qui accueillent le Seigneur, veulent prier, aimer, témoigner, mais ne persévèrent pas. Ils se fatiguent et ne décollent jamais. Là, l’amour est inconstant et passager ». Le Pape affirme que le grain de celui qui accueille le Seigneur « quand cela lui plaît », ne porte pas de fruits.
    Enfin, le terrain plein de ronces qui étouffent les bonnes plantes, dont parle l’Évangile. Ces ronces sont « les préoccupations du monde, la séduction de la richesse (v22) ». Ce sont « les idoles de la richesse mondaine, le goût pour une vie avide pour soi-même ou le goût pour l’avoir et le pouvoir » : les vices qui se battent avec Jésus et étouffent sa présence, nous dit le Pape qui met en garde. « Si on cultive ces ronces, on empêche Jésus de grandir en nous ». Il invite chacun à reconnaitre les vices qui habitent leur cœur, l’interdisant d’être « un cœur propre », pour ensuite les arracher.

    Avec cette parabole, Jésus pousse les fidèles à regarder l’état de son cœur, à montrer de la gratitude pour les terrains fertiles, et à travailler sur les terrains qui ne sont pas encore bons. « Demandons-nous si notre cœur est ouvert et prêt à accueillir avec foi les grains de la Parole de Dieu. Demandons-nous si les cailloux de la paresse sont encore nombreux et grands. (…) Trouvons le courage de bonifier le terrain qu’est notre cœur, en confiant nos pierres et nos ronces au Seigneur dans la confession ou la prière ». Jésus sera heureux d’aider au travail de purification de nos cœurs, assure le Pape.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Le Pape François a ensuite renouvelé ses prières pour le Venezuela. Après la prière de l’Angélus, il a adressé un salut spécial à la communauté catholique vénézuélienne présente en Italie, pensant à la situation politique très tendue que connait le Venezuela depuis plusieurs mois. Le Pape est très attentif à ce qui se passe dans ce pays d'Amérique latine et suit de près l'évolution des événements.

    Ce dimanche, l’opposition organise une consultation qui n’a aucune reconnaissance légale. Elle demande si les Vénézuéliens veulent que soit organisée l’élection d’une assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle loi fondamentale en remplacement de l’actuel texte en vigueur depuis fin 1999.

    La situation a empiré quand l’opposition a remporté en décembre 2015 les élections législatives et obtenu la majorité à l’Assemblée nationale. Le président n’a cependant jamais reconnu ce résultat et a continué à gouverner sans tenir compte de l’Assemblée. De là sont nées les premières tensions entre l’opposition et le gouvernement.

    L’Église catholique a tenté une médiation mais aucune avancée concrète n’a été observée. Le Saint-Siège a dépêché sur place un émissaire, mais là encore, aucun déblocage n’a été constaté. Depuis, les évêques du pays, qui ont été reçus par le Pape François au Vatican, ont largement critiqué le projet de constituante, évoquant même le risque de dérive dictatoriale.

    Source : Radio Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 9 juillet 2017

    « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » L’invitation faite par le Christ et racontée par l'évangéliste Matthieu s’adresse à tous ceux qui se sentent fatigués et opprimés. Lors de la prière de l'Angélus, Place Saint Pierre, le Pape François propose une réflexion sur ce passage de l'Evangile de ce dimanche 9 juillet.

    Jésus, qui sait combien la vie peut être difficile, en raison des déceptions et les blessures du passé, ou des incertitudes et des inquiétudes pour l'avenir, nous appelle à réagir et à ne pas rester dans le désarroi, ce qui serait une erreur. Réagir peut paraitre une évidence mais en réalité il n’en est pas ainsi : « Dans les moments sombres, il nous semblerait naturel de rester seul, de ruminer sur les injustices de la vie, sur l’ingratitude des autres, sur la méchanceté du monde », dit le Pape, observant que dans de telles circonstances, si l’on reste enfermés sur nous-mêmes, on se familiarise avec la tristesse. Mais Jésus, lui, veut nous sortir de ces « sables mouvants », et c’est le sens de son appel « Venez ».

    Le chemin de la sortie passe par la relation à l’autre, par cette main tendue et en levant le regard vers Celui qui nous aime réellement. « Car, poursuit le Saint Père, sortir de son propre enfermement n’est pas suffisant. Encore faut-il savoir où aller. De nombreuses destinations sont illusoires, elles promettent le repos et distraient quelque peu. Elles promettent la paix et le divertissement, mais en fin de compte, elles nous renvoient à notre précédente solitude. Ce sont des feux de paille ».

    Jésus ne se limite pas à nous appeler, il nous indique la direction : « Venez à moi ».  Il arrive souvent que dans les moments difficiles on cherche à parler à un ami, un expert, à quelqu’un qui nous écoute. « C’est un grand bien », dit le Saint-Père, « mais n’oublions pas Jésus. N’oublions pas de nous ouvrir à Lui et de lui raconter la vie, de lui confier des personnes et des situations. »

    Il ne faudra pas cependant attendre que d’un coup de baguette magique Jésus puisse résoudre les problèmes. Jésus ne fera pas disparaitre les problèmes, il soulagera de l’angoisse. Il ne nous ôtera pas notre croix, il la portera avec nous. Car c’est Lui, le repos que nous cherchons. Aller vers le Christ, lui donner de notre temps, le rencontrer chaque jour dans la prière, se familiariser avec sa parole, redécouvrir sans crainte son pardon, c’est se sentir aimé et consolé par Lui.

    Alors, en ce mois de juillet qui est un temps de vacances où nous recherchons le repos loin de ce qui fatigue le corps, le Pape François conclut : « N’oublions pas de chercher le vrai repos dans le Seigneur ».

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 2 juillet 2017

    Les disciples missionnaires sont le lien avec Jésus et en font le témoignage, a expliqué le Pape François lors de la prière de l’Angelus ce dimanche 2 juillet. Sous une chaleur écrasante, les fidèles ont écouté l’enseignement du Saint-Père au sujet du premier envoi des disciples de Jésus en mission. Dans cet Évangile du jour, Jésus souligne deux aspects essentiels de la vie du disciple missionnaire : la puissance de la relation avec Jésus et l'importance du témoignage et de la transparence.

    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi. » Le premier aspect essentiel de la vie d’un disciple missionnaire envoyé par Jésus c’est celui-là : « que les liens entre Jésus et le disciple soit plus fort que tout autre lien ». « L’affection d’un père, la tendresse d’une mère, la douce amitié entre frère et sœur, tout cela est légitime » explique le Pape, mais « la condition d’un disciple exige un rapport prioritaire avec le maître ». C’est presque une paraphrase de la Genèse, analyse le Saint-Père : « c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s’unira à Jésus, et ils ne feront qu’une seule chair ».

    « Celui qui se laisse attirer dans cet engagement d’amour et de vie avec Jésus, en devient son représentant, son ambassadeur ». C’est le deuxième aspect essentiel de la vie d’un disciple missionnaire : « le missionnaire ne se porte pas lui-même mais porte Jésus et à travers Lui l’amour du Père céleste ». Cela signifie, poursuit le Pape devant les fidèles, que celui qui accueille le disciple chez lui, accueille aussi Jésus, peu importe « ses limites ou ses erreurs, tant qu’il a l’humilité de les reconnaitre » et qu'il soit un cœur simple et honnête envers lui-même et les autres. Ces deux aspects essentiels sont « connectés » explique le Pape, car « plus Jésus est au centre du cœur et de la vie du disciple, plus ce disciple est transparent à sa présence ».

    Voilà un enseignement très beau pour les prêtres, dit le Pape : « c’est cet accueil du saint peuple fidèle de Dieu qui aide à être un bon pasteur ». La mission est réciproque souligne le Saint-Père : « si tu lâches tout pour Jésus le gens reconnaissent en toi le Seigneur, et en même temps cela t’aide à te purifier des compromis et à dépasser les tentations ».

    Source : Radio Vatican (BH).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus du 29 juin 2017

    Après avoir célébré la Messe place Saint-Pierre en la Solennité des Saints Pierre et Paul, le Pape François a récité la prière de l’Angélus. Dans son commentaire de l’Évangile de ce jeudi 29 juin 2017, il est revenu sur les deux « libérations » des deux saints. Elles révèlent « le chemin commun des deux Apôtres qui furent envoyés par Jésus pour annoncer l’Évangile dans des environnements difficiles et dans certains cas, hostiles », a-t-il expliqué.

    Ces deux exemples nous parlent à nous, aujourd’hui et nous disent que « le Seigneur est toujours à notre côté, qu’il marche avec nous, qu’il ne nous abandonne jamais » a précisé le Pape. « Dieu nous tend la main, particulièrement quand nous traversons des épreuves, il nous vient en aide et nous libère des menaces de nos ennemis » a-t-il poursuivi. Mais, met-il en garde, « notre vrai ennemi est le péché ».

    Heureusement, via le sacrement de la pénitence, « en recevant la grâce du pardon, nous sommes libérés des liens du mal et allégés du poids de nos erreurs. Ainsi nous pouvons continuer notre parcours de joyeux annonciateurs et témoins de l’Évangile, démontrant que nous, les premiers, nous avons reçu la miséricorde ».

    Après la prière, le Pape est revenu sur la célébration de la matinée, lors de laquelle il a béni les palliums des archevêques métropolitains nommés au cours de l’année. Il les a encouragés à « poursuivre avec joie leur mission au service de l’Évangile, en communion avec toute l’Église ». Il a également salué la délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople dont la « présence est le signe des liens fraternels existant entre nos Églises ».

    Source : Radio Vatican (XS).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • 09h30 : Place Saint-Pierre, Messe célébrée par le Pape François

    et bénédiction des palliums pour les nouveaux archevêques métropolites
     
     
     
    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 28 juin 2017

    L’espérance chrétienne comme force des martyrs : c’est le thème de la dernière audience générale du Pape François avant la pause estivale. Ce mercredi 28 juin 2017, le Pape a expliqué dans sa catéchèse que les « chrétiens sont des hommes et des femmes à contre-courant », qui doivent être humbles et pauvres, détachés des richesses et du pouvoir, et de soi-même.

    « L’unique force du chrétien est l’Évangile (1) », a-t-il souligné. « La persécution n’est pas en contradiction avec l'Évangile, elle en fait partie », a-t-il poursuivi. « S’ils ont persécuté notre Maître, comment pouvons-nous espérer être épargnés par la lutte ? » s’est-il interrogé. Pas question cependant de céder à la tentation du mal car « pour vaincre le mal, on ne peut pas partager les méthodes du mal ».

    « Les chrétiens, poursuit le Pape, doivent toujours se faire trouver sur l’autre versant du monde, celui choisi par Dieu : pas persécuteurs mais persécutés ; pas arrogants mais doux ; pas fumistes mais soumis à la vérité ; pas imposteurs mais honnêtes ». C’est dans cette perspective que « les chrétiens répugnent à l’idée que les auteurs d’attentats suicide puissent être appelés “martyrs” : il n’y a rien dans leur fin qui puisse s’approcher au comportement des enfants de Dieu », a-t-il réaffirmé.

    C’est ce style de vie fidèle à Jésus qui sera appelé par les premiers chrétiens d’un « très beau nom : “martyre” qui signifie “témoignage” », explique le Pape. « Les martyrs ne vivent pas pour eux, ils ne combattent pas pour affirmer leurs propres idées, ils acceptent de devoir mourir pour rester fidèles à l’Évangile ». Mais, précise-t-il, ce n’est pas « l’idéal suprême de la vie chrétienne parce qu’au-dessus (2) il y a la charité, c’est-à-dire l’amour vers Dieu et vers son prochain ».

    Le Pape a enfin rappelé que les martyrs d’aujourd’hui étaient plus nombreux que ceux des premiers temps du christianisme. Dans tous les cas, confesse-t-il, « on reste étonné face à la force avec laquelle ils ont affronté leur épreuve. Cette force est le signe de la grande espérance qui les anime : l’espérance certaine que rien ni personne ne pouvaient les séparer de l’amour de Dieu qui nous a été donné en Jésus-Christ ».

    Les audiences générales reprendront le mercredi 2 août.

    Source : Radio Vatican (XS).

    (1) « L’unica forza del cristiano è il Vangelo. » : l’Évangile n'est pas "l'unique" force du chrétien ; celui-ci puise sa force tour à tour dans la prière, dans l'Eucharistie, dans l'adoration du Saint-Sacrement, et en s'adressant à la sainte Vierge Marie, dans son union au Christ Lui-même, en demandant au Saint-Esprit son don de force... Le Pape François l'affirmera d'ailleurs lui-même dès le lendemain, dans son homélie pour la fête des Saints Pierre et Paul : « Dans l’Eglise c’est la prière qui nous soutient tous et nous fait surmonter les épreuves... La prière est la force qui nous unit et nous soutient... »
    (2) « al di sopra di esso vi [Il martirio] è la carità » : pourquoi placer la charité "au-dessus" du martyr ? Ces deux notions ne rivalisent pas l'une avec l'autre : c'est par charité (amour de Dieu et amour du prochain portés à leur paroxysme) que le martyr donne sa vie en sacrifice. [ndlr]

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, l’espérance est la force des martyrs. Jésus prévient ses disciples que l’annonce du Royaume suscite des oppositions : « Vous serez haïs à cause de mon nom ». En effet, le style de vie du chrétien va à contrecourant du monde. Il est humble et pauvre, détaché des richesses, du pouvoir, et surtout de lui-même. Telle une brebis au milieu des loups, il n’a pour arme que l’Evangile, n’usant jamais de la violence, répondant au mal par le bien. Il a choisi de vivre sur l’« autre versant du monde », celui que Dieu a choisi : non pas imposteur mais honnête, non pas arrogant mais doux, non pas menteur mais véridique, non pas persécuteur mais persécuté. Le chrétien ne perd pas l’espérance dans les épreuves, car Jésus qui a lui-même été persécuté n’abandonne pas son disciple. Le martyr ne vit pas pour soi, il ne combat pas pour affirmer ses idées personnelles, mais il accepte de mourir par fidélité à l’Evangile, pour l’amour de Dieu et du prochain, amour qui surpasse tout. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier la fanfare La Rosablanche, et les personnes venues de Suisse et de France.
    Je vous invite à lire la vie des martyrs, d’hier et d’aujourd’hui, pour découvrir avec quelle force ils ont affronté les épreuves. A leur exemple, mettons toute notre espérance en Jésus qui nous donne la force, dans l’abnégation et le sacrifice de soi, de faire le bien et d’accomplir notre devoir tous les jours de notre vie.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus du dimanche 25 juin 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, devant quelques milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre malgré la chaleur accablante, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, tiré du 10e chapitre de saint Luc, dans lequel le Christ prévient ses disciples des persécutions qu’ils rencontreront, tout en les appelant à ne pas avoir peur.

    Le Saint-Père a donc mis en évidence l’actualité de ces paroles de Jésus.

    Il a aussi évoqué la béatification ce dimanche à Vilnius, en Lituanie, de l’évêque Teofilius Matulionis, « tué en haine de la foi » en 1962, au temps du communisme soviétique, alors qu’il avait près de 90 ans [voir notre article ci-dessous]. « Rendons grâce à Dieu pour le témoignage de ce fervent défenseur de la foi et de la dignité de l’homme » a déclaré le Pape, qui a demandé à la foule rassemblée Place Saint-Pierre de l’applaudir, lui et le peuple lituanien.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant et après l'Angélus sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 21 juin 2017

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 21 juin 2017, place Saint-Pierre, son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne. Lors de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur notre vocation à la sainteté, pour rejoindre cette longue suite de « témoins et compagnons de l’espérance ».

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français

    « Frères et sœurs, au jour de notre baptême, nous avons été confiés à l’intercession des saints, ces frères et sœurs "aînés", que la Lettre aux Hébreux nous présente comme une « multitude de témoins ». Leur existence nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible. Avec eux, nous ne sommes pas seuls. A chaque instant de notre vie, la main de Dieu nous protège et la présence discrète de cette multitude de frères qui nous ont précédés nous accompagne. Ainsi, les chrétiens, dans leur combat contre le mal, ne désespèrent pas ! L’intercession des saints est aussi invoquée dans la liturgie du mariage comme dans celle de l’ordination, afin de rappeler à ceux qui s’engagent pour la vie que la grâce de Dieu ne leur fera pas défaut. Fragiles sont nos forces, mais puissant est le mystère de la grâce à l’œuvre dans la vie des chrétiens. Alors, que le Seigneur nous donne l’espérance d’être saints. Car notre monde a besoin de personnes qui renoncent à toute domination et qui aspirent à la charité et à la fraternité, pour garder l’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins et les fidèles de langue française, venus de France et de Suisse. Par l’intercession de tous les saints, que le Seigneur nous accorde la grâce de croire profondément en Lui pour devenir image du Christ pour ce monde ! Et que la compagnie des saints nous aide à reconnaître que Dieu ne nous abandonne jamais, pour témoigner en ce monde de l’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • 19h00, Place Saint-Jean de Latran : Messe célébrée par le Pape François

    suivie de la procession à Sainte-Marie-Majeure et de la bénédiction eucharistique

     

     

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 18 juin 2017

    En cette journée où nous célébrons le Corpus Domini, le sacrement du Corps et du Sang du Christ, le Pape François lors de l’Angélus, de ce dimanche 18 juin 2017, a insisté sur « la beauté de l’Eucharistie » instituée par Jésus lors de la dernière Cène, « mystère central de la foi ». Prenant appui sur le passage de l’Évangile du jour selon Saint Jean lorsque Jésus disait à la foule : “Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel”, le Saint-Père a invité les fidèles à « s’abandonner à Jésus avec confiance et à se laisser conduire par Lui ».

    « Qui se nourrit de l’Eucharistie demeure en Jésus et vit par Lui. Assimiler Jésus signifie être en Lui ». Le Pape rappelle que dans l’Eucharistie « le Christ s’offre lui-même comme force spirituelle pour nous aider à mettre en pratique son commandement » d’amour, « construisant des communautés accueillantes et ouvertes à tous en particulier aux plus fragiles et pauvres ».

    Dans l’Eucharistie, souligne le Saint-Père, « Jésus est à nos côtés, pèlerins dans l’Histoire pour alimenter en nous la foi, l’espérance et la charité ; pour nous réconforter dans les épreuves et nous soutenir dans l’engagement en faveur de la justice et la paix ». Et cette « présence solidaire du Fils de Dieu est partout : dans les villes et dans les campagnes, au Nord et au Sud du monde, dans les pays de tradition chrétienne et dans ceux de première évangélisation ». Une exhortation du Pape à « accueillir Jésus à la place de notre propre moi » afin que « l’amour gratuit reçu du Christ dans la communion eucharistique (…) alimente notre amour pour Dieu » et pour notre prochain.

    Au terme le de l’Angélus, le Pape a rappelé qu’il présidera ce dimanche soir, en la solennité de la Fête-Dieu, une Messe sur le parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran, suivie d’une procession jusqu’à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Saint-Père a invité tous les fidèles à y participer, « même spirituellement » aidés « par la radio et la télévision ». « Je pense en particulier, a-t-il dit, aux communautés de cloitrées, aux personnes malades et aux prisonniers ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 14 juin 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, tenue Place Saint-Pierre sous une très forte chaleur qui a contraint les personnes les plus fragiles à trouver abri en salle Paul VI, le Pape a poursuivi sa série d’enseignement sur l’espérance en s’arrêtant cette fois sur la parabole de l’Enfant prodigue, racontée dans le 15e chapitre de l’Évangile selon saint Luc.

    Le Pape a rappelé que l’amour filial est une expression de l’amour chrétien.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous ne pouvons pas vivre sans amour. Derrière de nombreux comportements apparemment inexplicables se cache une question : est-il possible que je ne mérite pas d’être appelé par mon nom ? De nombreuses formes de haine sociale dissimulent souvent un cœur qui n’a pas été reconnu. Le premier pas que Dieu accomplit vers nous est celui d’un amour donné à l’avance et inconditionnel. Dieu nous aime parce qu’il est amour, et l’amour tend de nature à se répandre, à se donner. Dieu ne lie même pas sa bienveillance à notre conversion : celle-ci tout au plus est une conséquence de l’amour de Dieu. Saint Paul dit que Dieu nous a aimés même lorsque nous nous étions trompés. Qui de nous aime de cette manière, sinon un père ou une mère ? Une mère aime son enfant même quand il est pécheur. Dieu fait la même chose avec nous, nous sommes ses enfants bien-aimés. L’amour appelle l’amour ! Pour changer le cœur d’une personne malheureuse, il faut d’abord l’embrasser, lui faire sentir qu’elle est désirée, qu’elle est importante, alors elle cessera d’être triste. Que souffle ici sur nos visages un vent de libération. Que germe ici le don de l’espérance. »

    « Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, en particulier aux étudiants de la « Conférence Olivaint » de Paris ainsi qu’aux groupes venus de France, de Belgique et de l’Île Maurice. Souvenons-nous que nous sommes tous les enfants bien-aimés de Dieu, et que nous sommes tous précieux à ses yeux ! C’est la source de notre espérance ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 11 juin 2017

    « Jésus nous a manifesté le visage de Dieu, qui n’est qu’amour, dans une relation qui crée, rachète et sanctifie : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. » Ce sont les paroles du Pape François, ce dimanche 11 juin 2017, avant la prière de l’Angélus. En cette Solennité de la Sainte Trinité, il a expliqué comment les lectures du jour nous aident à entrer dans le mystère de l’identité de Dieu.

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie est à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 7 juin 2017

    « A notre époque, chrétiens, musulmans et juifs, nous avons tant besoin de prier pour la paix ». A l’issue de l’audience générale ce mercredi 7 juin 2017, le Pape a marqué son adhésion à une initiative argentine intitulée « Une minute pour la paix ». Celle-ci appelle demain jeudi, à 13 heures, à prier et à se faire promoteurs de paix à l’occasion du 3e anniversaire de la rencontre, au Vatican, entre le Pape et les présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, en 2014. Le Pape appelle à prendre « ce petit moment de prière » pour la paix.

    Et c’est justement de la prière dont parle le Pape dans sa catéchèse ce mercredi place Saint-Pierre. La prière de Jésus qui exerce une telle fascination sur les Apôtres, qui demandent au Christ d’y être introduits.

    Jésus leur transmet ce qui deviendra « la prière chrétienne par excellence »: le 'Notre Père'. Jésus nomme Dieu du nom de ‘Père’. Il a le « courage » de le faire. Cela ne va pas de soi, explique le Pape François. En effet, « nous serions tentés d’utiliser des titres plus élevés et qui nous semblent plus conformes à la transcendance divine ». Mais, souligne-t-il, le mot ‘Père’ place dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui s’adresse à son papa et se sait aimé de lui, protégé par lui. « C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme ». Le mystère de Dieu qui toujours nous fascine et nous fait nous sentir petit, mais qui ne nous fait plus peur, qui ne nous écrase pas, ni nous angoisse.

    Cette révolution est parfois compliquée à accepter, reconnait le Souverain Pontife. Les femmes face au tombeau vide sont parties en courant effrayées, mais Jésus nous révèle que Dieu est un Père bon, et nous dit de ne pas avoir peur.

    Évoquant la parabole du Fils prodigue (Lc 15,11-32), le Pape rappelle que Dieu est miséricordieux. Dieu est un père qui n’applique pas les critères de la justice humaine. Quand son fils rentre au foyer, son père sent le besoin de pardonner, d’embrasser ce fils qui lui a tant manqué. « C’est un père bon, sans défense face au libre arbitre de l’homme, et uniquement capable de conjuguer le verbe 'aimer' ».

    Ainsi, conclut le Pape, « que nous soyons au loin, hostiles ou que nous nous proclamions sans Dieu, nous ne sommes jamais seuls ». Et cette certitude est « la source de notre espérance ». Quand nous avons besoin d’aide, Jésus ne nous demande pas de nous résigner ou de nous fermer en nous-mêmes, mais de nous tourner vers le Père. Eau, nourriture, travail, santé, besoin d’être pardonné ou de résister à la tentation : « en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas ». Ensemble, le Pape et les fidèles, ont finalement récité le ‘Notre Père’.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la prière de Jésus exerce une fascination sur les Apôtres, et ils lui demandent d’y être introduits. Jésus nomme Dieu du nom de « Père », résumé de toute prière chrétienne. Nous serions tentés d’utiliser un titre plus élevé et plus conforme à la transcendance divine. Mais le mot « Père » nous établit dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui se sait aimé de lui. C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme. Le mystère de Dieu, devant qui nous sommes si petits, ne nous fait plus peur ; mais nous avons parfois du mal à l’accepter. Dieu est Père, mais à sa manière, un père bon qui n’applique pas les critères de la justice humaine, mais qui a besoin de pardonner, capable seulement de décliner le mot « aimer ». Ainsi, nous ne sommes jamais seuls. Cette certitude est la source de notre espérance : en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de France, de Côte d’Ivoire et du Bénin.
    Que l’Esprit-Saint nous introduise dans la prière de Jésus. Osons entrer dans une véritable relation filiale, d’amour et de confiance avec Dieu notre Père, une relation qui exclue toute crainte et toute angoisse : nous ne nous sentirons plus jamais seuls et notre vie en sera transformée.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Regina Caeli de ce dimanche 4 juin 2017

    Le Pape François, lors de la prière du Regina Caeli ce dimanche 4 juin place Saint-Pierre, est revenu sur l’attentat de Londres qui a frappé la capitale britannique la veille au soir. Le samedi 3 juin vers 22h, trois hommes ont tué au moins huit personnes et blessés 48 dans le quartier du London Bridge, en fonçant avec une camionnette sur les piétons puis en menant des attaques au couteau dans le quartier très vivant du Borough Market. Ils ont été abattus par les policiers. Une attaque qualifiée de terroriste très rapidement par la police et la première ministre Theresa May. La campagne électorale des législatives anticipées du 8 juin a été suspendue dès le lendemain. Cette tragique attaque intervient moins de deux semaines après l’attentat à la sortie d’un concert à Manchester qui a fait 22 morts.

    « L’Esprit Saint soutient la mission de l’Église dans le monde entier et donne force à tous les missionnaires de l’Évangile » a souligné le Saint-Père, mais aussi « paix au monde ; guérit les plaies de la guerre et du terrorisme, qui a encore cette nuit à Londres, touché des civils innocents ». « Nous prions pour les victimes et les familles » a ajouté le Pape.

    Le Pape a aussi salué les pèlerins provenant du monde entier, en particulier pour le Renouveau charismatique catholique qui fête les 50 ans de sa fondation. Le Saint-Père s’est adressé à eux samedi 3 juin lors d’une grande veillée à Rome.

    Le Pape François a enfin donné son message pour la prochaine Journée missionnaire mondiale, qui est célébrée chaque année au mois d’octobre. Le thème cette année est « la mission au cœur de la foi chrétienne ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • 10h30, place Saint-Pierre : Messe célébrée par le Pape François

     
     
    - Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 31 mai 2017

    L’Esprit-Saint nous rend capables d’espérer mais fait également de nous des « semeurs d’espérance », des consolateurs auprès des plus pauvres et des personnes rejetées : le Pape François l’a affirmé ce mercredi 31 mai 2017, lors de l’audience générale, Place St Pierre. A quatre jours de la Pentecôte, et devant des milliers de pèlerins venus à Rome pour fêter le Jubilé d’Or du Renouveau charismatique, le Souverain Pontife a centré sa catéchèse sur le rapport entre l’Esprit-Saint et l’espérance chrétienne.

    L’espérance est comme une voile, affirme le Pape : « elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau vers le large ou vers le rivage ». Saint Paul, dans la lettre aux Romains souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit-Saint ». Déborder d’espérance, explique le Saint-Père, signifie ne jamais se décourager. Et c’est justement l’Esprit-Saint qui rend possible cette espérance invisible, car il atteste à notre esprit que « nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers ». L’Esprit de Dieu qui est en nous « nous pousse en avant, et c’est pour cela que l’espérance ne déçoit pas ».

    Mais l’Esprit-Saint ne nous rend pas seulement capables d’espérer, il fait de nous des « semeurs d’espérance ». « Un chrétien peut semer l’amertume, il peut semer la perplexité, mais si tu fais cela, tu n’es pas un bon chrétien », a mis en garde le Pape. Le chrétien doit au contraire « semer l’huile et le parfum de l’espérance, et non le vinaigre de l’amertume et de la désespérance ».

    L’Esprit-Saint fait également de nous des paraclets, c’est-à-dire des défenseurs de nos frères, les pauvres et les exclus. Et le Pape d’insister : « ce que l’Esprit-Saint fait pour chacun de nous, qui sommes ici sur cette Place, nous devons le faire pour ceux qui souffrent le plus », avant de souhaiter que la fête de la Pentecôte, « qui est l’anniversaire de l’Église », fasse des croyants des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin.

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, à proximité de la Solennité de la Pentecôte, nous nous rappelons que l’espérance est comme une voile ; elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau, selon les cas, vers le large ou le rivage. Ainsi, l’Apôtre Paul souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint ». Car, les hommes ont besoin d’espérance pour vivre et de l’Esprit Saint pour espérer. L’Esprit nous rend capables « d’espérer contre toute espérance » car il atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers. Et, par là-même, il nous permet d’être des semeurs d’espérance, d’être comme Lui et grâce à Lui, des « paraclets », c’est-à-dire des consolateurs et des défenseurs de nos frères, en particulier des pauvres et des exclus. Mais l’Esprit Saint nourrit aussi l’espérance dans toute la création qui attend avec impatience sa libération et il nous conduit à la respecter. Alors, que la fête de la Pentecôte nous trouve unis dans la prière avec la Vierge Marie, pour que le don de l’Esprit Saint nous fasse déborder d’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les membres de la Communauté de l’Emmanuel et de la Fraternité Pentecôte ainsi que les pèlerins venus de France, de Belgique et du Cameroun. Je salue les pèlerins du Bénin avec l’évêque Mgr. Vieira et ceux du Gabon avec l’évêque Mgr. Ogbonna Managwu. Avec la Vierge Marie, nous sommes unis dans la prière pour recevoir le don de l’Esprit Saint et déborder d’espérance. Ainsi, que l’Esprit Saint nous aide à être des semeurs d’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Regina Caeli de ce dimanche 28 mai 2017

    A l’issue de la prière du Regina Caeli ce dimanche 28 mai, le Pape François a une nouvelle fois fait part de ses pensées après les récents attentats terroristes en Égypte et à Manchester.

    « Je souhaite de nouveau exprimer ma proximité à mon cher frère le Pape Tawadros II et à toute la nation égyptienne, qui il y a deux jours a subi un autre acte de violence féroce, a dit le Saint-Père depuis la fenêtre du palais apostolique. Les victimes, a-t-il rappelé, parmi lesquelles des enfants, étaient des fidèles et se rendaient dans un sanctuaire pour prier, ils ont été tués après qu’ils aient refusé de renier leur foi chrétienne. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et convertisse les cœurs des terroristes. » Quelques heures après ce nouvel attentat visant la communauté chrétienne en Égypte, le Souverain Pontife avait envoyé un télégramme au président égyptien Al Sissi pour lui faire part de sa peine. 29 personnes avaient été tuées.

    Le Pape a également demandé de prier pour les victimes « de l’horrible attentat » perpétré le 22 mai à Manchester, « où tant de jeunes vies ont été cruellement brisées. » « Je suis proche de leurs familles et de tous ceux qui pleurent leur disparition » a-t-il dit. Au lendemain de cet attentat, le Pape avait dénoncé une « attaque barbare ». L'explosion d'un kamikaze a fait 22 morts et 116 blessés.

    L’attentat de Manchester comme l’attaque qui a visé les coptes vers la ville de Minya en Moyenne-Égypte ont été revendiqués par le groupe État islamique.

    Source : Radio Vatican (OB).

    Texte intégral des paroles du Pape avant et après le Regina Caeli sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 24 mai 2017

    Comme chaque semaine, le Pape François a tenu l’audience générale, Place Saint-Pierre, ce mercredi 24 mai 2017, toujours sous le thème général de l’Espérance chrétienne. Le Souverain Pontife a centré sa catéchèse sur l’épisode biblique des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile selon Saint Luc : une véritable « thérapie de l’Espérance », selon le Pape.

    Sur la route de Jérusalem à Emmaüs, deux disciples marchent tristement. Ils ont le cœur lourd, peiné, rempli de déception. Ils avaient placé tous leurs espoirs en Jésus, et voilà que le Messie tant attendu, celui qui devait apporter la libération à Israël a été mis à mort. « Cette croix hissée sur le Calvaire était le signe le plus éloquent d’une défaite qu’ils n’avaient pas prévue », analyse le Pape, et cette fête de Pâque, où devait résonner le chant de la libération, « devint au contraire le jour le plus triste de leur vie », car « ces deux pèlerins avaient une espérance humaine ».

    Voici que Jésus apparait sur le chemin et fait route avec eux. « La rencontre de Jésus avec ces deux disciples semble tout à fait fortuite », mais, observe le Pape François, elle s'avère en réalité être « une thérapie de l’Espérance », et c’est Jésus lui-même qui la fait. Il connait certes le motif de leur tristesse et de leur déception, mais « il questionne et écoute », et leur laisse ainsi « le temps de sonder leur amertume ».

    Le Christ « marche avec toutes les personnes découragées qui avancent la tête baissée. Et en marchant avec elles, de manière discrète, il réussit à leur redonner l’espérance ». Il leur parle avant tout « à travers les Saintes Écritures ». « Qui prend en main le Livre de Dieu, précise le Saint-Père, ne rencontrera pas des histoires d’héroïsme facile, ou de conquêtes fulgurantes ». « La vraie espérance n’est pas à bas prix, elle passe toujours par des défaites », a-t-il ajouté. Car le Seigneur ne veut pas être aimé comme « un chef qui entraine son peuple à la victoire, en anéantissant ses adversaires dans le sang ». Notre Dieu a choisi plutôt la place que tous méprisent, une présence fragile, celle « d’une lampe qui brûle un jour froid et venteux ».

    Après avoir ouvert le cœur des disciples à l’intelligence des Écritures, le Christ « répète les gestes de l’Eucharistie », en prenant le pain, le bénissant, le rompant et en le donnant. « N’est-ce pas là toute l’histoire de Jésus ? Et également ce que doit être l’Église ? » demande le Pape. « C’est une rencontre rapide, mais qui contient en elle tout le destin de l’Église », affirme-t-il, car ce récit nous dit que la « communauté chrétienne n’est pas enfermée dans une citadelle fortifiée, mais qu’elle marche sur la route, y rencontre les personnes, avec leurs espérances et leurs déceptions. »

    « Nous tous, a conclu le Pape, dans notre vie, nous avons eu des moments difficiles, sombres ; des moments où nous marchions tristes, pensifs, sans horizon, avec seulement un mur devant nous. Et Jésus est toujours à côté de nous pour nous donner l’espérance, pour nous réchauffer le cœur et dire ‘avance, je suis avec toi’. » Voilà en somme le message d’Emmaüs : « Dieu marchera avec nous, toujours, même dans les moments les plus douloureux, (…), même dans les moments de défaite : là se trouve le Seigneur. Et c’est cela notre espérance. »

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui je m’arrêterai à l’expérience des disciples d’Emmaüs. Ces deux pèlerins, quittant Jérusalem à la suite de la mort de Jésus, avaient une espérance humaine. Leur rencontre avec Jésus sur la route semble fortuite. Leurs yeux ne sont pas en mesure de le reconnaître. Et alors Jésus commence une ‘thérapie de l’espérance’ ! Avant tout il questionne et écoute. Même s’il connaît déjà le motif de leur déception il leur laisse le temps de sonder en profondeur leur amertume. Il en ressort ce refrain de l’existence humaine : « Nous avions espéré » ! Mais, de manière discrète, Jésus marche avec toutes les personnes découragées, il réussit à redonner espérance. Il leur parle avant tout par les Écritures. Puis il répète le geste de l’Eucharistie. N’est-ce pas toute l’histoire de Jésus ? le signe de ce que doit être l’Église. Cette rencontre de Jésus nous dit que la communauté chrétienne n’est pas enfermée dans une citadelle fortifiée, mais qu’elle marche sur la route, y rencontre les personnes, avec leurs espérances et leurs déceptions. L’Église écoute les histoires de tous, pour leur offrir la Parole de vie, le témoignage de l’amour fidèle de Dieu. Alors le cœur des personnes peut brûler d’espérance. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier le groupe catholique du Palais de Justice de Paris et la Communauté de l’Arche d’Ambleteuse, ainsi que toutes les personnes venant de Belgique, de France et de l’Île Maurice. A la veille de la fête de l’Ascension du Seigneur, soyez sûrs que, même à travers les apparences contraires, nous sommes toujours aimés de Dieu et que son amour pour nous ne cessera jamais. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Regina Caeli de ce dimanche 21 mai 2017

    Lors de la prière du Regina Caeli, ce dimanche midi devant des milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, qui reprend le passage de la dernière Cène de Jésus avec ses disciples.

    Dans ce moment dramatique, juste avant sa passion et sa mort, Jésus promet à ses disciples qu’ils recevront « un autre Paraclet », c’est-à-dire un autre « avocat, défenseur et consolateur », qu’il ne ne les laissera pas orphelins. « Ces paroles transmettent la joie d’une nouvelle venue du Christ : ressuscité et glorifié, il demeure dans le Père, et en même temps, il vient à nous dans l’Esprit Saint ».

    « Qui m’aime sera aimé de mon Père et moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui », promet le Christ à ses disciples. « Le Seigneur aujourd’hui nous appelle à répondre généreusement à l’appel évangélique à l’amour, en mettant Dieu au centre de notre vie et nous dédiant au service des frères, spécialement ceux qui ont le plus besoin de soutien et de consolation », a rappelé le Pape François.

    « Une communauté de chrétiens doit donc vivre dans la charité du Christ », spécialement à l’égard des personnes spirituellement les plus faibles, a insisté le Pape. « Combien d’entre elles se sont éloignées parce qu’elles ne se sont pas senties accueillies, comprises et aimées. Aussi pour un chrétien, savoir aimer n’est jamais une donnée acquise une fois pour toutes ; chaque jour, il faut recommencer, il faut s’exercer pour que notre amour envers les frères et les sœurs que nous rencontrons devienne mûr et purifié de ces limites ou péchés qui rendent partial, égoïste, stérile et infidèle. Chaque jour il faut essayer l’art d’aimer, chaque jour il faut suivre avec patience l’école du Christ, avec l’aide de l’Esprit », a conclu le Pape François.

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    « Que les armes se taisent et que prévale la bonne volonté pour dialoguer ». Le Pape François, au terme de la prière du Regina Caeli, a lancé un appel pour la République Centrafricaine, en provenance de laquelle arrivent des « informations douloureuses ». Le Pape, qui a visité le pays en novembre 2015, affirmant le porter dans son cœur, a exprimé sa proximité « avec la population, avec les évêques et avec tous ceux qui redoublent d’efforts pour la cohabitation pacifique ». Il a dénoncé les affrontements armés qui ont provoqué de nombreuses victimes, causé des déplacement de population et qui menacent le processus de paix.

    Exprimant une autre préoccupation, concernant cette fois la situation des catholiques de Chine, il a annoncé qu'il s’unira à eux par la prière mercredi prochain 24 mai, journée mondiale de prière pour l'Eglise de Chine instituée par Benoît XVI à l’occasion de la fête de la Bienheureuse Vierge Marie, « Soutien des chrétiens », vénérée au sanctuaire de Sheshan à Shanghai. « Levons les yeux vers Marie, a dit le Saint Père, afin qu’elle nous aide à discerner la volonté de Dieu pour le cheminement concret de l’Eglise en Chine ». « Marie nous encourage à offrir notre apport pour la communion entre les fidèles et pour l’harmonie de la société tout entière », a ajouté le Pape avant d’appeler à se maintenir toujours « ouverts à la rencontre et au dialogue ».

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Au terme de la prière du Regina Caeli, le Pape a annoncé la création de cinq nouveaux cardinaux. Ils seront élevés à la pourpre cardinalice le 28 juin prochain, à la veille de la fête des Saints Pierre et Paul, le 29 juin, durant laquelle les nouveaux cardinaux concélèbreront la Messe avec le Pape François et les nouveaux archevêques nommés durant l'année écoulée.

    Ces futurs nouveaux cardinaux sont :

    - Mgr Jean Zerbo, 73 ans, archevêque de Bamako (Mali), très engagé dans le dialogue islamo-chrétien.

    - Mgr Anders Arborelius, 67 ans, évêque de Stockholm (Suède). Il avait accueilli le Pape dans son pays en 2016, dans le cadre d'une commémoration oecuménique de la Réforme luthérienne.

    - Mgr Juan José Ornella, 71 ans, archevêque de Barcelone (Espagne). Il s'agit du seul siège traditionnellement cardinalice parmi les cinq nouveaux cardinaux qui seront créés le 28 juin.

    - Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, 73 ans, vicaire apostolique de Paksé (Laos). Il devient le premier cardinal originaire de ce petit pays d'Asie du sud-est, dont le régime communiste autoritaire a longtemps bridé la liberté de la petite minorité catholique. Le dimanche 11 décembre 2016, 17 martyrs du Laos, parmi lesquels dix missionnaires français, morts pour la foi entre 1954 et 1970, avaient été béatifiés ensemble à Vientiane, la capitale de ce pays indépendant depuis 1953.

    - Mgr José Gregorio Rosa Chavez, 74 ans, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador). Il s'agit du premier cardinal de l'histoire de ce petit pays très catholique d'Amérique centrale, marqué par la figure de Mgr Romero, assassiné en 1980 et béatifié en 2015. À noter qu'il est très inhabituel qu'un simple évêque auxiliaire soit élevé à la pourpre cardinalice, mais ce choix du Pape est certainement lié au très long service de cet évêque, en responsabilité dans ce diocèse depuis 1982, et qui a dû accompagner depuis 25 ans une communauté traumatisée par la mort de Mgr Romero, par la répression de l'ex-dictature d'extrême-droite et par l'insécurité liée notamment au trafic de drogue et à la pauvreté.

    Il s'agira de la quatrième convocation d'un consistoire extraordinaire voué à la création de nouveaux cardinaux depuis le début du pontificat du Pape François. Il en avait créé 56 lors de trois consistoires en 2014, 2015 et 2016, offrant les premiers cardinaux de l'histoire à de nombreuses nations "périphériques" comme le Lesotho, la Papouasie Nouvelle-Guinée ou encore les Iles Tonga.

    Ce "mini-consistoire" de 2017 confirme cette attention portées à des territoires inhabituels, avec la création des premiers cardinaux de l'histoire du Mali, du Laos, du Salvador et de la Suède.

    « Leur provenance de diverses parties du monde manifeste la catholicité de l'Église, diffusée sur toute la terre, et l'attribution d'un titre ou d'une diaconie de l'Urbe (de "la Ville", de Rome, ndlr) exprime l'appartenance des cardinaux au diocèse de Rome, qui, selon la célèbre expression de saint Ignace, "préside à la charité" de toutes les Églises », a expliqué le Pape.

    « Confions les nouveaux cardinaux à la protection des Saints Pierre et Paul, afin qu'avec l'intercession du Prince des Apôtres, ils soient d'authentiques serviteurs de la Communion ecclésiale, et qu'avec celle de l'Apôtre des gentils, ils soient des annonciateurs joyeux de l'Évangile dans le monde entier, et qu'avec leur témoignage et leur conseil, ils me soutiennent plus intensément dans mon service d'évêque de Rome, pasteur universel de l'Église », a exhorté le Pape François.

    Source : Radio Vatican (CV).