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  • Angelus de ce dimanche 19 novembre 2017

    Après la Messe célébrée à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, le Pape François a prononcé la prière de l’Angelus à midi. Devant les fidèles, il a souligné que, comme le met en évidence la parabole des talents dans l’Évangile du jour, « il est important d’avoir une juste idée de Dieu ». Le Saint-Père a mis en garde contre la peur de Dieu, mauvaise conseillère qui paralyse.

    L’Évangile selon Saint Mathieu de ce 19 novembre (Mt 25,14-30), avant-dernier dimanche de l’année liturgique, raconte le récit d’un maître qui gratifie ses serviteurs qui ont fait fructifier son argent en doublant le nombre de talents qu’il leur avait laissé. En revanche, à celui qui avait caché sa seule pièce par peur, le patron le punit pour sa paresse et le jette aux ténèbres. C’est un rapport de peur avec son maître qui bloque le serviteur, explique le Pape François. La peur « paralyse, détruit, fait faire de mauvais choix, décourage de prendre des initiatives, pousse au repli sur des solutions sûres » met-il en garde. Finalement, la peur, mauvaise conseillère, ne permet de rien réaliser de bon, insiste le Pape. Pour lui, le seul moyen d’aller de l’avant et de grandir sur le chemin de la vie, c’est la confiance.

    Cette confiance que le serviteur devrait avoir pour son maître, c’est-à-dire celle que le fidèle doit avoir pour Dieu, se construit grâce à la vraie idée de Dieu dont « cette parabole nous fait comprendre » l’importance et sur laquelle le Pape François appelle à réfléchir. « Il ne faut pas penser que le patron est méchant, dur, sévère et qu’il veut nous punir », dit le Saint-Père, car cette image fausse nous fait vivre dans la peur, ne donnera rien de fécond et de constructif dans la vie. Ainsi, « nous pouvons et devons avoir une immense confiance en Lui » , car, comme Jésus l’a enseigné, Dieu n’est pas un maître « intolérant, mais un patron plein d’amour, de tendresse et de bonté », « généreux et attentionné dans sa parole, ses gestes, son accueil de tous spécialement envers les pécheurs, les petits et pauvres, comme nous le rappelle cette première Journée mondiale de la pauvreté ». Ce signe que Dieu a une « grande estime de nous », nous donne aussi une responsabilité personnelle, conclut le Pape, afin que cette fidélité se transforme en capacité de « se remettre continuellement en chemin sur de nouvelles routes, sans enterrer le talent, c’est-à-dire les dons que Dieu nous a confiés ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres instituée un an auparavant à la fin du jubilé de la miséricorde, Le Pape François a tenu à lancer un nouvel appel à la communauté internationale, afin qu’elle « engage tout effort possible pour favoriser la paix en particulier au Moyen-Orient ». Aujourd’hui, « des populations vivent une douloureuse pauvreté à cause de la guerre et des conflits », a insisté le Pape. Il a ainsi fait part de ses pensées et ses prières spécialement pour « le cher peuple libanais » et « la stabilité du Liban afin qu’il puisse continuer à être un message de respect et de cohabitation pour toute la région et le monde entier ». Depuis deux semaines, le pays du cèdre traverse en effet une crise politique déclenchée par la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri qui s’était réfugié en Arabie Saoudite en disant craindre pour sa vie.

    Le Saint-Père a aussi pris le temps de louer les nombreuses initiatives de prières et de partages à Rome et dans le monde entier. Il a ainsi rappelé que « les pauvres sont au centre de notre communauté et pas seulement dans des moments comme celui-ci, mais toujours » car à travers eux, leurs souffrances et leurs besoins, « Jésus nous parle et nous interpelle ». Il a également évoqué la béatification de Francis Solanus Casey (1870-1957), frère capucin américain. Il a été proclamé bienheureux le 18 novembre à Détroit aux États-Unis. Le Pape a salué ce « fidèle et humble disciple du Christ qui se distingue par un infatigable service aux pauvres », et a souhaité « que son témoignage aide les prêtres, les religieux et les laïcs à vivre avec joie le lien entre annonce de l’Évangile et amour des pauvres ».

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    Enfin, alors que l’ONU célèbre par ailleurs ce 19 novembre la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, le Souverain Pontife a encouragé les « institutions publiques dans leur engagement à la prévention » et exhorté les « conducteurs à la prudence et au respect des règles, première forme de protection de soi et des autres ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 15 novembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, mercredi 15 novembre 2017, sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa nouvelle série de catéchèses sur la Messe. Pour cette 2e étape, le Saint-Père s’est arrêté sur la Messe comme « prière », c’est-à-dire comme une occasion de dialogue et de relation personnelle avec Dieu.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la Messe est une prière, elle est la prière par excellence. Celle-ci est avant tout dialogue, relation personnelle avec Dieu. Le livre de la Genèse nous dit en effet que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, lequel est Père, Fils et Saint Esprit, relation parfaite d’amour qui est unité. Et nous ne pouvons trouver la plénitude de notre être que si nous entrons dans cette relation. Ainsi la plus grande grâce est de faire l’expérience que l’Eucharistie est le moment privilégié pour demeurer avec Jésus et, à travers Lui, avec Dieu et avec les frères. A la suite des disciples qui lui demandent de leur apprendre à prier, Jésus nous montre que pour « demeurer » avec le Père, il nous faut être humbles, nous reconnaître fils, nous reposer dans le Père et nous confier à Lui. A cette première attitude de confiance et d’intimité, s’en ajoute une autre, celle de l’émerveillement et de l’étonnement. Ces deux attitudes, propres aux enfants, sont la condition pour « renaître d’en haut ». En avons-nous le désir ? Si nous pouvons facilement perdre de vue ce désir, le Seigneur vient, dans l’Eucharistie, à la rencontre de notre fragilité pour nous ramener à notre premier appel, celui d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est cela l’Eucharistie, c’est cela la prière. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, ceux venus de Belgique, de Suisse, de France, et en particulier les jeunes du Collège Notre-Dame de Sion de Paris. Que le Seigneur nous aide, au moyen de la prière et de l’Eucharistie, à pouvoir trouver la plénitude de notre être dans la rencontre avec Lui. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 12 novembre 2017

    Frapper à la porte du Royaume des cieux n’est pas une mince affaire. L’Evangile de ce dimanche retrace la parabole des 10 jeunes filles qui au milieu de la nuit devaient se rendre à la rencontre de leur époux. Elles le firent en prenant une lampe à huile, mais seule la moitié d’entre elles a pensé prendre une réserve d’huile. Et les autres, parties à la recherche d’un peu d’huile, ont raté le rendez-vous avec l’époux. Elles n’étaient pas prêtes à la rencontre avec le Seigneur. « C’est là toute la signification de la sagesse et de la prudence » explique le Pape François. « Il ne s’agit pas d’attendre le dernier moment de notre vie pour collaborer à la grâce de Dieu, mais il faut le faire maintenant ». Il n’y a pas que la foi qui compte, développe le Saint-Père, pour préparer la rencontre avec le Seigneur, mais également une vie chrétienne riche en amour pour le prochain.

    « Si nous nous laissons guider par ce qui nous semble le plus commode, par la recherche de nos intérêts, notre vie devient stérile ». Etre vigilants, au contraire, en cherchant à répandre le bien autour de nous avec des gestes d’amour, de partage, en aidant notre prochain en difficulté, permet d’assumer une certaine tranquillité dans l’attente de la venue du Seigneur. Il pourra alors se présenter à tout moment, dit le Pape, « sans que nous ne soyons effrayés par le sommeil de la mort », parce que nos bonnes œuvres de chaque jours constituent la réserve d’huile, notre lampe, la réserve de charité qui alimente notre foi.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936)

    Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a évoqué la béatification, samedi à Madrid, de Vicente Querait Lloret (1894-1936) et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936) et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse. Les deux religieuses Sœurs de la Charité étaient du diocèse de Barcelone : Sœur Toribia Marticorena Sola (1882-1936), originaire de Navarre, et Sœur Dorinda Sotelo Rodríguez (1915-1936), originaire de Galice. Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.

    Source : Radio Vatican (JCP).

  • Audience générale de ce mercredi 8 novembre 2017

    Le Pape François, lors de l’audience générale, ce mercredi 8 novembre 2017, a débuté un nouveau cycle de catéchèse. Après plusieurs mois consacrés à l’espérance chrétienne, le Saint-Père entame une réflexion sur le « cœur » de l’Église, à savoir l’Eucharistie. Et il propose de « répondre à certaines questions importantes sur l’Eucharistie et la messe pour découvrir ou redécouvrir comment à travers ce mystère de la foi resplendit l’amour de Dieu ».

    « Nous ne pouvons oublier le grand nombre de chrétiens qui, dans le monde entier, en deux mille ans d’histoire, ont résisté jusqu’à la mort pour défendre l’Eucharistie ». C’est avec ces mots que le Pape François débute sa catéchèse rappelant que des chrétiens meurent encore aujourd’hui pour leur fidélité à la messe dominicale. Faisant référence à la persécution de Dioclétien, le Saint-Père rappelle qu’en l’an 304 « des chrétiens d’Afrique du Nord furent surpris en train de célébrer la messe et arrêtés ». Ils déclarèrent alors que s’ils étaient empêchés de célébrer l’eucharistie, ils ne pouvaient vivre.

    « Ces chrétiens furent tués parce qu’ils célébraient l’Eucharistie » affirme le Pape. Ils témoignent « que l’on peut renoncer à la vie terrestre pour l’Eucharistie, parce qu’elle nous donne la vie éternelle ». Leur témoignage doit nous interpeller, insiste le Pape, invitant chacun de nous à s’interroger sur « le sens profond de la Sainte Eucharistie ».

    Le Concile Vatican II, observe le Saint-Père, « a été animé par le désir de conduire les chrétiens à comprendre la grandeur de la foi et la beauté de la rencontre avec le Christ ». Et le Pape de souligner la nécessité d’ « un renouveau approprié de la Liturgie » et de la « formation liturgique des fidèles ».

    « L’Eucharistie, poursuit le Pape, est un évènement merveilleux dans lequel Jésus Christ, notre vie, se fait présent (…) C’est une théophanie ». Il est donc important de redécouvrir ce qui est essentiel dans la célébration de ce sacrement, déclare le Saint-Père déplorant notre inattention parfois lorsque le prêtre célèbre. Et alors que nous sommes distraits, « le Seigneur est là ».

    D’où cette exhortation à retourner aux fondamentaux. Le Pape propose alors à titre d'exemple, d’enseigner aux enfants à bien faire le signe de la croix. « C’est ainsi que débute la messe (…) et c'est ainsi que doit démarrer la journée ». Le Saint-Père, sortant de son texte, se dit par ailleurs attristé lorsqu’il « célèbre la messe dans la basilique ou sur la place Saint-Pierre, de voir tant de fidèles mais aussi des prêtres et des évêques, prendre des photos avec leur téléphone portable ». « La messe, insiste-t-il, n’est pas un spectacle, elle signifie aller rencontrer la passion et la résurrection du Seigneur ». « Les sacrements, conclut-il, et en particulier la célébration eucharistique sont les signes de l’amour de Dieu, la voie privilégiée pour Le rencontrer ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui une nouvelle série de catéchèses sur le « cœur » de l’Église, à savoir l’Eucharistie. Nous ne pouvons pas oublier le grand nombre de chrétiens qui, dans l’histoire, ont résisté jusqu’à la mort pour vivre ce Sacrement et qui, aujourd’hui encore, risquent leur vie pour la Messe dominicale. C’est un témoignage qui nous interpelle tous sur ce que signifie pour chacun de nous de participer au Sacrifice de la Messe et de nous approcher de la Table du Seigneur. Le Concile Vatican II, sous la conduite de l’Esprit Saint, a voulu que les chrétiens comprennent mieux la grandeur de la foi et la beauté de la rencontre avec le Christ, à travers un renouveau approprié de la Liturgie et une nécessaire formation liturgique des fidèles. C’est le but de ce cycle de catéchèses. Ainsi, l’Eucharistie est une véritable théophanie, un évènement merveilleux dans lequel Jésus Christ, notre vie, se rend présent. Il est vraiment important de redécouvrir ce qui est essentiel. Nous avons tous besoin, comme saint Thomas, de « toucher » Dieu pour pouvoir le reconnaître et croire en lui. En rejoignant cette exigence humaine, les Sacrements, et l’Eucharistie en particulier, sont les signes de l’amour de Dieu, les voies privilégiées pour le rencontrer. Que la Vierge Marie nous accompagne sur ce chemin. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, ceux venus de Belgique, de Suisse, du Liban, de France, et en particulier les jeunes du Collège Fénelon-Sainte-Marie de Paris. A travers ce nouveau cycle de catéchèses, que le Seigneur nous aide à redécouvrir la valeur et la signification de la Sainte Messe, pour vivre toujours plus pleinement notre relation avec Lui. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 5 novembre 2017

    Les disciples de Jésus ne doivent pas chercher les honneurs, ne pas se sentir supérieurs aux autres ; entre eux doit régner une attitude simple et fraternelle : c’est en substance ce qu’a affirmé le Pape François, peu avant la prière de l’Angélus, Place St Pierre ce dimanche 5 novembre 2017. Devant les fidèles réunis nombreux sous les fenêtres du Palais apostolique, sous un ciel nuageux et menaçant, le Souverain Pontife est revenu sur l’Évangile du jour, en St Matthieu (23, 1-12), dans lequel Jésus dénonce avec sévérité la duplicité et l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, qui courent après les honneurs.

    Jésus met en garde la foule et ses disciples, à propos des pharisiens : « n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas ». C’est là un défaut fréquent chez ceux qui ont une autorité, observe le Pape : « celui d’exiger des autres des choses, qu’eux-mêmes, pourtant, ne mettent pas en pratique ». Alors que l’autorité doit faire valoir la force de l’exemple, afin d’aider les autres à faire ce qui est juste. « L’autorité est une aide, assure le Pape, mais si elle s’exerce mal, elle devient oppressive, (…) crée un climat de défiance, d’hostilité et porte à la corruption ».

    Jésus réprouve le comportement des pharisiens, eux qui cherchent la reconnaissance, les meilleures places, les récompenses, et aiment à se faire appeler « maître ». Autant de tentations qui correspondent à « l’orgueil humain, pas toujours facile à vaincre », typiques de celui « qui vit pour l’apparence », reconnait le Pape, qui s’est ensuite attardé sur les consignes que Jésus donne à ses disciples, et donc aux croyants.

    « Personnellement, je suis triste de voir des personnes qui vivent en courant derrière la vanité des honneurs », a dit le Pape. « Nous les disciples de Jésus, nous ne devons pas faire ainsi, puisqu’entre nous doit régner une attitude simple et fraternelle ». « Nous sommes tous frères, et nous ne devons en aucun cas écraser les autres, les regarder de haut » a encore affirmé le Saint-Père, qui exhorte à mettre « les qualités que nous avons reçues du Père céleste », au service de nos frères. « Nous ne devons pas nous considérer supérieurs aux autres », a encore insisté le Pape, invitant plutôt à pratiquer le modestie, une vertu « essentielle » pour qui veut vivre conformément à l’enseignement de Jésus, « doux et humble de cœur, venu pour non être servi, mais pour servir ».

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Au terme de l'Angélus, le Pape a rappelé la béatification, advenue ce samedi 4 novembre à Indore, de Rani Maria Vattalil, religieuse indienne assassinée le 25 février 1995, en raison de sa foi. « Que son sacrifice soit semence de foi et de paix, spécialement en terre indienne. Elle était si bonne. On l’appelait la "sœur du sourire". », a notamment déclaré le Saint-Père.

    Source : Radio Vatican (MA).

  • Basilique Saint-Pierre à 11h30 : Messe célébrée par le Pape François en hommage aux cardinaux et évêques morts dans l’année

    Livret de la célébration

    Texte intégral de l'homélie (version française) sur le site internet du Vatican.

  • Messe célébrée par le Pape François au cimetière américain de Nettuno à Rome

    Le Pape François a présidé ce jeudi après-midi, 2 novembre 2017, la Messe de commémoration des fidèles défunts au cimetière militaire américain de Nettuno, près d’Anzio, au sud de Rome. Après avoir déposé une rose blanche sur quelques-unes des près de 8000 stèles, le Pape s’est recueilli, en silence, au milieu des tombes, dont celle d’un soldat inconnu, d’un italo-américain et d’un juif. « La guerre, plus jamais », a réclamé le Saint-Père, rappelant qu’aujourd’hui est un jour d’espérance mais aussi de larmes.

    « Nous tous, aujourd’hui, sommes rassemblés dans l’espérance » ; une espérance, comme le dit la première lecture, tirée du livre de Job, que notre rédempteur « est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts » (Job 19,1. 23-27a). Cette espérance, « de rencontrer Dieu de nouveau, de se retrouver tous, comme des frères, ne déçoit pas », poursuit le Pape, citant saint Paul (Rom 5, 5).

    Mais l’espérance plonge souvent ses racines « dans les douleurs humaines ». « Et ce moment de douleur, de peine, de souffrance, nous fait regarder le Ciel et dire : “Je crois que mon Rédempteur est vivant. Mais arrête-toi, Seigneur.” » Et le Saint-Père d’ajouter : « Plus jamais. Plus jamais la guerre. Plus jamais ce massacre inutile », comme l’avait avant lui réclamé le Pape Benoît XV, il y a 100 ans, durant la Première guerre mondiale. Ce refus des conflits, nous devons le redire aujourd’hui, alors que le monde est « une nouvelle fois » en guerre et qu’il se prépare même à y aller « encore plus fortement ».

    Le Pape se remémore alors cette femme âgée, devant les ruines d’Hiroshima, qui dans une résignation plaintive disait : « Les hommes font tout pour déclarer et faire une guerre, et à la fin ils se détruisent eux-mêmes. » « C’est cela la guerre : la destruction de nous-même ». Cette femme, qui avait sans doute perdu des fils et des neveux, avait de la peine au cœur et pleurait, se souvient le Pape. « Si aujourd’hui est un jour d’espérance, c’est aussi un jour des larmes. » Ces larmes, que versaient aussi les femmes apprenant par la poste la mort de leurs maris et de leurs fils, ne doivent pas être oubliées par l’humanité, ajoute le Pape.

    Au contraire, il dénonce l’« orgueil » de cette humanité « qui n’a pas appris les leçons et semble ne pas vouloir les retenir ». Il rappelle toutes ces fois où les hommes sont convaincus, en entrant en guerre, « de porter un monde nouveau, de provoquer un printemps ». « Et cela finit en un hiver, méchant, cruel, avec le règne de la terreur et de la mort. »

    Demandant de prier spécialement pour les jeunes défunts du cimetière, le Pape a également une pensée pour les victimes de cette « guerre par morceau », qu’il n’a de cesse de dénoncer. « Prions aussi pour les morts d’aujourd’hui, les morts de guerre, les enfants aussi, innocents. Voilà le fruit de la guerre : la mort. » En conclusion, le Pape se tourne donc vers le Seigneur, lui demandant la « grâce de pleurer ».

    Source : Radio Vatican (SBL).

    Prière du Pape aux Fosses ardéatines

    « Voici les fruits de la guerre : haine, mort, vengeance... Pardonne-nous Seigneur », tels sont les mots que le Pape François a écrit sur le livre d’or du mémorial des Fosses ardéatines. Le Saint-Père s’y est recueilli jeudi 2 novembre en fin d’après-midi pour une prière à l’intention des victimes du massacre du 24 mars 1944. 335 civils italiens, dont 75 juifs, avaient alors été abattus par les troupes d’occupations nazies, en représailles à une attaque de la résistance contre les SS.

    « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est par ce nom que tu t’es présenté à Moïse quand tu lui révélas la volonté de libérer ton peuple de l’esclavage en Egypte » a dit le Pape François lors d’une courte allocution au mémorial, rappelant que « Dieu se lie par un pacte d’amour fidèle pour toujours, miséricordieux et compatissant avec chaque homme et chaque peuple qui souffre de l’oppression ».

    « Toi Seigneur tu connais leurs visages et leurs noms, a poursuivi le Pape faisant allusion aux civils massacrés, y compris les 12 personnes inconnues. Pour toi, personne n’est inconnu ».

    « Fais, ô Seigneur qu’en ce lieu consacré à la mémoire de ceux qui sont tombés pour la liberté et la justice, nous quittions nos sandales de l’égoïsme et de l’indifférence,  a conclu le Saint-Père, et qu’à travers le buisson ardent que représente ce mausolée, nous écoutions en silence Ton nom : Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Dieu de Jésus, Dieu des vivants. Amen. »

    Source : Radio Vatican (OB).

    Texte intégral de la prière traduite en français sur Zenit.org.

  • Angelus du 1er novembre 2017

    Les béatitudes ne sont pas pour des surhommes mais pour ceux qui vivent les épreuves de tous les jours. C’est le message qu’à fait passer le Pape François, ce mercredi 1er novembre 2017, avant la prière de l’Angélus. En cette solennité de la Toussaint, le Saint-Père a rappelé que les saints « ne sont pas des modèles parfaits mais des personnes traversées par Dieu ».

    « La solennité de la Toussaint est “notre” fête : pas parce que nous sommes bons, mais parce que la sainteté de Dieu a touché notre vie », a d’abord expliqué le Pape. Il prend alors l’image des vitraux d’une Église. Comme eux, les saints accueillent la lumière, celle de Dieu, dans leur cœur, et la transmettent au monde, « chacun dans sa propre tonalité ». « Ils sont tous transparents, insiste le Pape : ils ont lutté pour enlever les taches et les obscurités du péché, afin de faire passer la bonne lumière de Dieu. »

    Pas besoin d’être un surhomme ou d’agir avec éclat ; non : les saints respirent comme nous « l’air pollué par le mal » mais il « ne perdent jamais de vue le chemin tracé par Jésus, celui indiqué par les béatitudes » dans l’Évangile du jour. « Les Béatitudes sont la carte de la vie chrétienne » car l’Évangile est une « route du bonheur », d’où son nom qui signifie « Bonne nouvelle ». « Le bonheur n’est pas d’avoir quelque chose ou de devenir quelqu’un, répète d’ailleurs le Pape, non, le vrai bonheur est d’être avec le Seigneur et de vivre pour aimer. »

    Ainsi, en cette Toussaint, on ne célèbre « pas seulement les saints du calendrier », mais tant de frères et sœurs « de la porte d’à côté, que nous avons peut-être rencontrés et connus ». « Aujourd’hui est une fête de famille, de tant de personnes simples et cachées qui aident Dieu à faire aller le monde de l’avant. Et il y en a tant », note le Saint-Père. Sortant de son texte, il fait alors applaudir ces saints de notre temps par la foule réunie place Saint-Pierre.

    Les saints d’hier et d’aujourd’hui sont « pauvres en esprit », nous dit la première Béatitude. Ils ne vivent pas « pour le succès, le pouvoir et l’argent » mais croient que le Seigneur « est le trésor de la vie, que l’amour envers le prochain est la véritable source de richesses ». Ce n’est pas dans la reconnaissance que l’on trouve le bonheur mais dans le Seigneur : « c’est seulement avec Lui, seulement en aimant qu’on vie comme des bienheureux ».

    À la veille de la fête des morts, le Pape a également demandé aux fidèles de prier demain pour leurs défunts, rappelant une béatitude présente dans le livre de l’Apocalypse : « Heureux, les morts qui meurent dans le Seigneur ». Lui-même se rendra au cimetière américain de Nettuno, au sud de Rome, demain, puis au sanctuaire des Fosses ardéatines pour une prière pour les victimes du massacre du 24 mars 1944.

    « Les guerres ne produisent rien d’autres que des cimetières et la mort : voilà pourquoi j’ai voulu donner ce signe au moment où notre humanité ne semble pas avoir tiré les leçons» de l’histoire », a indiqué le Pape après l’Angélus.

    Il s’est également dit attristé par les attaques terroristes survenues ces derniers jours en Somalie, en Afghanistan et à New-York, priant pour les défunts, les blessés et leurs familles. « Demandons au Seigneur qu’il convertisse les cœurs des terroristes et libère le monde de la haine et de la folie meurtrière qui abuse du nom de Dieu pour disséminer la mort », a-t-il ajouté.

    Source : Radio Vatican (SBL).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 29 octobre 2017

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement ». C’est sur cette réponse de Jésus aux Pharisiens que le Pape a entretenu les fidèles avant la prière de l’Angélus. Les Pharisiens qui voulaient mettre Jésus à l’épreuve en lui posant une question : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ». Demande insidieuse car dans la loi de Moise il existe plus de 600 préceptes. Mais Jésus n’hésite pas une seconde pour apporter sa réponse et y ajouter que le second lui est semblable  au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

    Le Pape François précise que la réponse de Jésus n’est pas attendue car dans les multiples préceptes de la loi hébraïque, les plus importants étaient certainement les 10 commandements. Or ce que le Christ veut faire comprendre aux Pharisiens en apportant une réponse loin d’être escomptée, c’est que sans l’amour de Dieu et du prochain il ne peut y avoir de véritable fidélité à l’alliance avec le Seigneur. Pour corroborer ses propos, le Saint Père fait référence aux livre de l’Exode et au « code de l’alliance » où il est dit qu’on ne peut pas être fidèle à l’alliance et maltraiter ceux que le Seigneur protège, la veuve, l’orphelin et l’étranger, autrement dit des personnes sans défense.

    La réponse de Jésus aux Pharisiens veut aussi les aider à remettre de l’ordre dans leur religiosité, à rétablir ce qui compte véritablement et ce qui est de moindre importance. Jésus ajoute : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ». De fait c’est ainsi que le Christ a vécu : en prêchant et faisant ce qui compte le plus et qui est essentiel : l’amour qui donne élan et fécondité à la vie et au cheminement de foi. Sans amour, la vie et la foi sont stériles.

    Jésus propose un idéal merveilleux, qui correspond au désir le plus authentique des cœurs, car nous avons été créés pour aimer et pour être aimés. Pour être aimés de Dieu, pour L’aimer et avec Lui aimer toutes les autres personnes. « C’est le rêve de Dieu pour l’homme », dit le Pape François. Et pour le réaliser, nous avons besoin de sa grâce et de recevoir en nous la capacité d’aimer qui nous provient de Dieu Lui-même. « Jésus s’offre à nous dans l’Eucharistie exactement pour cela », poursuit le Saint Père. L’Eucharistie par laquelle nous recevons son Corps et son Sang, par laquelle de fait nous recevons Jésus dans la plus grande expression de son amour, lorsqu’Il s’est offert au Père pour notre Salut.

    Même si nous connaissons ce « grand commandement » de l’amour du Christ depuis notre enfance, conclut le Pape, nous devons le mettre en pratique dans les différentes situations que nous traversons.

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après l’Angélus, le Pape a évoqué la béatification au Brésil, hier 28 octobre, de Giovanni Schiavo (1903-1967), missionnaire italien de la Société de Saint-Joseph (“Giuseppini del Murialdo”). Un miracle obtenu par son intercession avait été reconnu le 1er décembre 2016.

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    Le Pape a rappelé qu’il était né dans la région de Vicence (Nord de l’Italie) au début du XXe siècle et que, jeune prêtre, il a été envoyé en mission au Brésil, « où il a travaillé avec zèle au service du peuple de Dieu et de la formation des religieux et des religieuses. Que son exemple nous aide à vivre pleinement notre adhésion au Christ et à son Évangile. »
    Il a enfin salué la communauté togolaise présente en Italie et les vénézuéliens venus place Saint Pierre avec une représentation de Notre Dame de Chinquinquirà, et a confié « les espoirs et les aspirations légitimes de ces deux pays » à la Vierge Marie.

    D'après Zenit et Radio Vatican.

  • Audience générale du mercredi 25 octobre 2017

    Lors de l’audience générale place Saint-Pierre, le Pape François a prononcé ce mercredi 25 octobre la dernière catéchèse de son cycle sur l’espérance chrétienne, qu’il avait entamé au début de l’année liturgique. Le Saint-Père est revenu à cette occasion sur le terme « paradis », l’une des dernières paroles de Jésus sur la croix, adressée au bon larron.

    Rappelant l’épisode de Jésus sur la Croix, le Pape François a rappelé qu’il n’était pas seul mais entourée de deux malfaiteurs. L’un d’entre eux en particulier a reconnu sa faute et qu’il méritait son supplice. Celui-là fait des reproches au premier qui demande au Fils de Dieu de le sauver, en ayant ces paroles : « après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. » (Lc 23, 41)

    Au Calvaire, Jésus atteint le sommet de sa solidarité avec nous pécheurs, a expliqué le Pape, c’est là qu’il a son ultime rendez-vous avec un pécheur pour lui ouvrir, à lui aussi, les portes de son Royaume. Le Saint-Père a relevé aussi que cet épisode de la mort du Christ en Croix est le seul dans les Évangiles où apparait le terme « Paradis ». C’est à un « pauvre diable » que Jésus promet le paradis, à quelqu’un qui n’avait rien, mais qui se confie à Lui. Les paroles humbles de repentance du bon larron sont suffisantes pour touche le Cœur de Jésus.

    Le bon larron nous rappelle notre véritable condition devant Dieu : que nous sommes ses fils, qu’Il éprouve pour nous de la compassion, qu’Il est désarmé chaque fois que nous manifestons la nostalgie de son amour. Dans les chambres de tant d’hôpitaux ou les cellules de tant de prison a poursuivi le Saint-Père, ce miracle s’est répété d’innombrables fois : il n’existe personne à qui ne reste que le désespoir, qui est privé de la grâce.

    Devant Dieu, nous nous présentons tous les mains vides, un peu comme le publicain de la parabole qui restait prier au fond du temple. Chaque fois qu’un homme découvre que ses manques dépassent de beaucoup ses œuvres bonnes, il ne doit pas se décourager, mais se confier à la miséricorde de Dieu, a expliqué le Pape, ceci nous donne de l’espérance, nous ouvre le cœur !

    Dieu est Père et attend notre retour, au fils prodigue qui reconnait ses fautes, le père lui ferme la bouche et le prend dans ses bras. C’est comme cela que Dieu nous aime. Le paradis n’est pas un conte de fées, a poursuivi le Pape, encore moins un jardin enchanté, mais il est le lieu de la tendresse de Dieu. Jésus nous y introduit avec le bien que nous avons fait dans notre vie et avec tout ce qui en nous a encore besoin d’être racheté (1). Le but de notre existence c’est que tout s’accomplisse et soit transformé en amour.

    Si nous croyons cela, a conclu le Saint-Père, la mort ne nous fera plus peur et nous pourrons partir de ce monde sereinement et avec confiance. Celui qui a connu Jésus ne craint plus rien. Nous pourrons alors répéter les paroles du vieillard Siméon : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole » (LC, 2, 29).

    Source : Radio Vatican (OB).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    (1) : le Pape François ne fait ici aucune différence entre paradis et purgatoire. Pour mémoire, voici ce qu'en dit le Catéchisme de l’Église Catholique :

    1030 Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaires pour entrer dans la joie du ciel .

    1031 L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. L’Église a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence (cf. DS 1304) et de Trente (cf. DS 1820 ; 1580). La tradition de l’Église, faisant référence à certains textes de l’Écriture (par exemple 1 Co 3, 15 ; 1 P 1, 7), parle d’un feu purificateur :

    Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur (S. Grégoire le Grand, dial. 4, 39).

    1032 Cet enseignement s’appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Écriture : " Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché " (2 M 12, 46). Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique (cf. DS 856 ;), afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu. L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts :

    Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (cf. Jb 1, 5), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux (S. Jean Chrysostome, hom. in 1 Cor. 41, 5 : PG 61, 361C).

    (Rappel : le CEC en ligne - ndlr)

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, « Paradis » est l’une des dernières paroles de Jésus sur la croix, adressée au bon larron. Au Calvaire, Jésus atteint le sommet de sa solidarité avec nous pécheurs. Et c’est là qu’il a son ultime rendez-vous avec un pécheur pour lui ouvrir, à lui aussi, les portes de son Royaume. C’est à un « pauvre diable » que Jésus promet le paradis, à quelqu’un qui n’avait rien, mais qui se confie à Lui. Une humble parole de repentir suffit pour toucher le Cœur de Jésus. Devant Dieu, nous nous présentons tous les mains vides. Chaque fois qu’un homme découvre que ses manques dépassent de beaucoup ses œuvres bonnes, il ne doit pas se décourager, mais se confier à la miséricorde de Dieu. Il est Père et jusqu’au bout il attend notre retour. Le paradis est le lieu de la tendresse de Dieu. Jésus nous y introduit avec le bien que nous avons fait dans notre vie et avec tout ce qui en nous a encore besoin d’être racheté (voir note ci-dessus). Le but de notre existence c’est que tout s’accomplisse et soit transformé en amour. Si nous croyons cela, la mort ne nous fera plus peur et nous pourrons partir de ce monde sereinement et avec confiance. Celui qui a connu Jésus ne craint plus rien. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, venant de Suisse, de Belgique et de France, en particulier les pèlerins de Coutances, Bayeux-Lisieux et Saint-Flour accompagnés de leurs évêques, ainsi que l’aumônerie Tamoule Indienne de France. Chers amis, je vous invite à mettre toute votre confiance dans la miséricorde et la tendresse de Dieu pour chacun et chacune de vous. Il n’abandonne jamais ses enfants.  Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 22 octobre 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, ce dimanche midi devant les fidèles rassemblés sur la Place Saint-Pierre, le Pape a commenté l’Évangile du jour, tiré de Saint Matthieu, dans lequel Jésus est interrogé sur la légitimité ou non de payer l’impôt à César, un piège tendu à Jésus par les pharisiens, qui veulent tester son éventuelle soumission à Rome, dans le contexte tendu de la Palestine d’alors.

    Mais le Christ leur répond de façon surprenante, en séparant la foi de l’ordre temporel de la politique…

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Au terme de la prière, le Saint-Père a rappelé que Matteo Casals, Teofilo Casajús, Fernando Saperas et 106 compagnons, religieux espagnols, de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie, morts pour leur foi au cours de la Guerre civile en Espagne entre 1936 et 1937, ont été béatifiés en tant que martyrs hier, samedi 21 octobre 2017, en la Basilique de la Sagrada Familia à Barcelone (Espagne).

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    « Que leur exemple héroïque et leur intercession soutiennent les chrétiens qui, même de nos jours - et ils sont si nombreux - dans différentes parties du monde souffrent de discrimination et de persécution. »

    Par ailleurs, à l’occasion de la Journée missionnaires mondiale, le Pape a exhorté à « vivre la joie de la mission en témoignant de l’Évangile dans les environnements dans lesquels chacun vit et agit ». Il a appelé dans le même temps à « soutenir avec l’affection, l’aide concrète et la prière les missionnaires partis pour annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore ». Le Pape a aussi fait part de son intention d’organiser en octobre 2019 un « mois missionnaire extraordinaire ». Enfin, en ce 22 octobre qui marque la mémoire liturgique de saint Jean-Paul II, il a confié à l’intercession de ce « Pape missionnaire » la mission de l’Église dans le monde.

    D'après Radio Vatican.

  • Audience générale du mercredi 18 octobre 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 18 octobre 2017, Place Saint-Pierre, le Pape François s’est arrêté sur l’espérance chrétienne face à la mort, « une réalité que notre civilisation moderne tend à annuler », a-t-il regretté à quelques jours de la Toussaint et de la commémoration des défunts. Cet oubli de la mort est pour le Pape une grave erreur spirituelle et anthropologique, car seule la prise en compte de cette réalité permet de donner à la vie un sens.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui je vous parlerai de l’espérance chrétienne devant la mort. De nos jours, la mort est une réalité que notre civilisation moderne tend toujours plus à cacher, alors que les hommes d’autrefois la regardaient en face. La mort nous fait découvrir notre néant, elle révèle nos manques d’amour, la vanité de notre orgueil ; par contre, elle met en lumière le bien que nous avons semé. Jésus a éclairé le mystère de la mort lorsque, pleurant son ami Lazare, il le fait sortir du tombeau. La Parole que Jésus dit à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Crois-tu cela ? », il nous la redit chaque fois que la mort vient déchirer le tissu de notre vie et de nos affections. Nous sommes faibles et sans défense devant la mort ; mais c’est une grande grâce, en cet instant ultime, que de garder la foi. Voilà notre espérance. Elle ouvre grand une porte devant nous : Jésus nous prendra par la main et nous dira à nous aussi : relève-toi ! »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des collèges et lycées venus de France ainsi que les personnes venues de Suisse.
    Lorsque nos vies connaissent des épreuves et des deuils, Jésus nous dit à nous aussi : « Je suis la résurrection et la vie ».  Je prie pour que votre pèlerinage à Rome vous aide à garder dans votre cœur la flamme de la foi et de l’espérance.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Messe et canonisations présidées par le Pape François place Saint-Pierre

    Livret de la célébration

    Le Pape François a présidé ce dimanche la Messe et la canonisation de bienheureux parmi lesquels les martyrs brésiliens André de Soveral, Ambroise François Ferro et leurs 27 compagnons, dont un français, Jean Lostau Navarro ; 3 martyrs mexicains Christophe, Faustin et Jean tués alors qu’ils étaient encore adolescents entre 1527 et 1529 ; l’espagnol Faustino Miguez, prêtre et fondateur en 1885 de la Congrégation des Sœurs Calasanciennes qui se consacrent à l’éducation des jeunes filles, et un italien, Angelo da Acri, décédé en 1739 après avoir prêché dans l’Italie méridionale.

    Revenant sur l’Évangile de ce dimanche, qui parle du Royaume de Dieu comme de la célébration de noces, le Saint-Père commence son homélie en soulignant que le Seigneur désire « célébrer les noces » avec chacun d’entre nous. Des noces qui inaugurent la communion de toute la vie, et qui font de nous des serviteurs fidèles. Par cette noce, le Seigneur nous désire, et nous invite à une relation faite de dialogue, de confiance et de pardon. C'est la définition de la vie chrétienne, faite d’amour gratuit, et qui peut conduire jusqu’au don total de soi, jusqu’à donner la vie pour le Seigneur.

    Les saints canonisés ce dimanche indiquent cette voie. Ils n’ont pas dit « oui » au Seigneur pour un certain temps, « mais par leur vie et jusqu’au bout » dit le Pape. La vie chrétienne n’est pas une routine qui se contente de normalité sans enthousiasme et sans élan, et surtout avec la mémoire courte. Nous devons nous rappeler constamment du premier amour, du premier « oui » dit au Seigneur lorsque par le baptême, Il nous a invités à la noce.

    L’invitation peut aussi être refusée, et c’est précisément ce que rappelle l’Évangile de Saint Mathieu. Lorsque le Roi invite les serviteurs à la noce de son fils, de nombreux invités ont répondu « non » et son allés qui au camp, qui à son commerce, détournés par leurs intérêts, plutôt que d’accepter de se mettre en jeu. En se comportant ainsi, lorsqu’on préfère s’asseoir sur des sécurités, sur des commodités, on s’assoit sur les fauteuils des gains, des plaisirs, de quelque hobby qui rend joyeux, on finit par vieillir vite et mal, dit le Saint Père, « on devient rigide et méchant ».

    L’Évangile nous demande de quel côté se positionner. Du côté de son propre égoïsme ou du côté de Dieu. Dieu qui continue de préparer le bien même pour celui qui fait le mal, parce que l’amour est toujours plus fort que le mal. Lorsque nous lui répondons « non », Dieu ne se résigne pas. Il continue de nous inviter à la fête, Il répond avec un amour toujours plus grand et ne perd jamais l’espérance, et aujourd’hui encore, Il nous appelle à « dépasser la résignation et les caprices de notre moi susceptible et paresseux ».

    Enfin, l’Évangile souligne que le vêtement des invités à la noce du fils du Roi est indispensable. Accepter l’invitation de Dieu n’est pas suffisant. Encore faut-il se revêtir chaque jour de l’amour de Dieu. Cet habit est aussi le vêtement blanc que nous avons reçu dans le baptême, l’habit nuptial de Dieu que nous devons endosser chaque jour et maintenir propre en allant recevoir sans peur le pardon du Seigneur.

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.


    Angélus : le Pape convoque un synode sur l'Amazonie

    « J’ai accueilli le désir de plusieurs conférences épiscopales de l’Amérique latine, ainsi que la parole de nombreux pasteurs et fidèles d’autres régions du monde, et j’ai décidé de convoquer une Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour la région de l’Amazonie ». Au terme de la messe célébrée place Saint Pierre et au cours de laquelle il a canonisé 35 bienheureux, le Pape a annoncé que cette rencontre aura pour objectif de trouver des nouvelles voies pour l’évangélisation des populations locales, particulièrement les populations indigènes, « souvent oubliées et sans la perspective d’un avenir serein ». Avenir assombri aussi par la déforestation du poumon amazonien, d’une importance capitale pour la planète.

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral des paroles du Pape traduite en français sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 11 octobre 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi son parcours catéchétique sur l’espérance. Pour la 36e étape, le Pape s’est arrêté ce matin sur la notion «d’attente vigilante».

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, je voudrais aborder le thème de l’attente vigilante, l’une des dimensions de l’espérance. Jésus nous appelle à ne jamais baisser la garde pour accueillir avec reconnaissance et étonnement chaque jour nouveau que Dieu nous donne. En effet, si nous sommes déjà sauvés par la rédemption de Jésus, nous attendons ce moment, ce « rendez-vous » où Dieu sera tout en tous. Le chrétien sait que dans la monotonie de certains jours se cache toujours un mystère de grâce. Ainsi, aucune situation ne demeure complètement réfractaire à l’amour, si nous restons unis à Jésus. De fait, après avoir connu Jésus, nous ne pouvons pas faire autrement que de scruter l’histoire avec confiance et espérance, dans l’attente de son retour. Car la volonté de Dieu est claire : « il veut que tous les hommes soient sauvés et accèdent à la connaissance de la vérité » (1 Tm. 2,4). De ce point de vue, la résignation n’est pas une vertu chrétienne. Jésus nous recommande ainsi de l’attendre sans rester les bras croisés. Alors, répétons cette invocation des premiers disciples : « Viens Seigneur Jésus » (Ap. 22,20) et, dans la prière, entendons la voix du Seigneur nous répondre : « Voici, je viens sans tarder » (Ap. 22,7). »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France, de Suisse, du Canada et de République Centrafricaine. Que le doux et puissant souvenir du Christ nous aide à rester vigilants dans l’espérance, attentifs à sa parole. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 8 octobre 2017

    C’est l’histoire d’une vigne confiée par son propriétaire à des vignerons. Ces derniers manquent de loyauté et tuent les hommes venus récupérer les fruits de la vendange dont le fils du propriétaire, qui s’était pourtant montré patient. Commentant l’Évangile de ce dimanche 8 octobre 2017 consacré à la parabole des vignerons (Mt 21, 33-43), le Pape revient sur « la grande nouveauté qu’offre le christianisme », la miséricorde. Il demande aux chrétiens d'être pour tous un signe d'espérance.

    « C’est une histoire qui nous appartient », il s’agit de « l’alliance que Dieu a voulu établir avec l’humanité et à laquelle il nous appelle nous aussi à prendre part ». Une alliance qui, « comme toutes les histoires d’amour, connaît des moments positifs, mais est également marquée par des trahisons et des refus ». Face à ces comportements de rejet, quelle est la réponse de Dieu ? « Quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? (v40) ». Une question qui souligne combien « la déception de Dieu concernant le comportement mauvais des hommes n’est pas le dernier mot ! ».

    C'est là que se trouve « la grande nouveauté du christianisme », nous dit le Pape : « Un Dieu qui, même lorsqu’il est déçu de nos erreurs et péchés, ne manque pas à sa parole, il ne s’y arrête pas et surtout ne se venge pas (…) Il continue de mettre en circulation le ‘bon vin’ de sa vigne, c’est-à-dire sa miséricorde. »

    Il y a seulement un obstacle à la volonté tenace de Dieu, c’est notre arrogance qui devient aussi violence. Et « face à ces comportements qui ne produisent aucun fruit, la Parole de Dieu conserve toute sa force de reproche et de réprimande : 'Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits' (v43) ».

    « L’urgence de répondre à l’appel du Seigneur par de bons fruits » aide à comprendre « la nouveauté et l’originalité du christianisme ». Ce n’est pas « la somme de préceptes et de normes morales, explique le Pape, mais c’est avant tout une proposition d’amour que Dieu, à travers Jésus, a faite et continue de faire à l’humanité ». C’est un appel à entrer dans cette histoire d’amour, en devenant « une vigne vivace et ouverte, riche de fruits et d’espérance pour tous ».

    Le Pape rappelle que nous sommes appelés à sortir de la vigne pour « nous mettre au service des frères qui ne sont pas avec nous, pour nous secouer et nous encourager les uns les autres, pour nous rappeler de devoir d’être la vigne du Seigneur dans tous les milieux, même les plus lointains et défavorisés ». La vigne plantée par le Seigneur est pour le bien de tous.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    angelus,pape,françois,dimanche,8 octobre 2017

    Le Pape François a évoqué après l’Angélus la béatification, hier à Milan, du Père capucin italien Arsenio da Trigolo (1849-1909) : il a été membre de la Compagnie de Jésus avant de rejoindre les frères mineurs capucins.

    « Le bienheureux Père Arsenio de Trigolo (au siècle Giuseppe Migliavacca), prêtre des frères mineurs capucins et fondateur des sœurs de Marie Consolatrice, a été proclamé bienheureux hier à Milan. Louons le Seigneur pour son humble disciple qui, même dans les adversités et les épreuves – il en a eu tellement ! – n’a jamais perdu l’espérance. »

    D'après Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 4 octobre 2017

    Le Pape François a poursuivi ce matin, mercredi 4 octobre 2017, dans le cadre de l’audience générale Place Saint-Pierre, sa série de catéchèses sur l’espérance. Pour la 35e étape de ce parcours, en ce jour de la Fête de saint François d’Assise et au début du mois de la mission, le Pape s’est penché sur «les missionnaires de l’espérance».

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, au début de ce mois consacré à la mission et en ce jour de la fête de saint François d’Assise, je parlerai sur le thème « Missionnaires de l’espérance aujourd’hui » ! La résurrection de Jésus a bouleversé l’esprit et le cœur de ses disciples. Jésus est retourné vers son Père parce qu’il veut que chaque être humain soit participant de sa résurrection. A la Pentecôte les disciples non seulement auront une bonne nouvelle à porter à tous, mais ils renaîtront en quelque sorte à une vie nouvelle. Jésus ne veut pas de disciples capables seulement de répéter des formules apprises par cœur, il veut des témoins, des personnes qui propagent l’espérance par leur façon d’accueillir, de sourire, d’aimer. Surtout d’aimer, parce que la force de la résurrection rend les chrétiens capables d’aimer même quand l’amour semble avoir perdu ses raisons d’être. C’est comme si les croyants étaient des personnes avec un « morceau de ciel » en plus sur la tête, accompagnés par une présence dont on ne peut même pas avoir l’intuition. Le vrai chrétien est convaincu que tout mal peut être vaincu par l’amour. Parfois les disciples paieront cher cette espérance donnée par Jésus. Les martyrs montrent que l’injustice n’a pas le dernier mot. Celui qui a le Christ à ses côtés ne craint plus rien. »

    Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, en particulier au groupe du diocèse d’Avignon avec l’archevêque, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, ainsi qu’aux pèlerins venus de France et de Suisse. En cette fête de saint François d’Assise, que le Seigneur vous donne d’être d’authentiques « missionnaires d’espérance » au milieu de vos frères et de vos sœurs ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Visite pastorale du Pape François au diocèse de Bologne (Italie)

    Programme complet de la journée

    Traduction intégrale des discours du Pape sur Zenit.org.

    Rencontres retransmises sur KTO :

    08h15 : Rencontre avec la population de Cesena

    09h00 : Rencontre avec le clergé, les jeunes et les familles dans la Cathédrale de Cesena

    10h30 : Rencontre avec les migrants et le personnel d'assistance à Cesena

    12h00 : Récitation de l'Angélus et rencontre avec le monde du travail à Bologne

    14h30 : Rencontre avec le clergé dans la Cathédrale Saint-Pierre de Bologne

    15h30 : Rencontre avec le monde universitaire dans la Basilique San Domenico de Bologne

    20h10 : Angélus à Bologne (rediffusion)

  • Audience générale du mercredi 27 septembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 27 septembre, le Pape s’est de nouveau penché sur l’espérance chrétienne. Pour la 34e étape de ce parcours catéchétique, il s'est penché sur les ennemis de l'espérance, appelant à vaincre dans la simplicité de cœur.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Dans un appel lancé à la fin de l’audience, le Pape a apporté son soutien à la campagne de la Caritas pour les migrants, "Partageons le chemin". Il a salué les migrants et les volontaires présents sur la Place Saint-Pierre en les faisant applaudir, et saluant ce « signe d’une Église qui cherche à être ouverte, inclusive et accueillante ». « Avec votre engagement quotidien, vous nous rappelez que le Christ lui-même nous demande d’accueillir nos frères et sœurs migrants et réfugiés avec les bras bien ouverts », « un peu comme ces colonnades de la Place, qui représentent l’Église mère qui embrasse tout le monde dans le partage du voyage commun ».

    Présentation vidéo

    Source : Radio Vatican.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, en réfléchissant sur les ennemis de l’espérance, je voudrais souligner que celle-ci est la vertu la plus divine qui puisse exister dans le cœur de l’homme, parce qu’elle maintient la vie, la protège et la fait grandir. Charles Péguy a su traduire poétiquement l’étonnement et l’émotion de Dieu devant l’espérance qui porte les hommes à croire que « ça ira mieux demain matin ». Ainsi l’espérance est cet élan du cœur qui conduit l’homme à chercher une vie meilleure, à « partager le voyage de la vie », comme nous y invite la campagne de Caritas inaugurée aujourd’hui. Pour cette raison, les pauvres sont, depuis toujours, les premiers porteurs d’espérance et c’est par eux que Dieu est entré dans le monde. Car ils sont riches de cette volonté de changement, ce qui n’est pas le cas de celui qui, ayant tout reçu de la vie, est souvent condamné à ne plus rien désirer. Avoir le cœur vide est le pire obstacle à l’espérance. Dans la tradition chrétienne, c’est la tentation dite « du démon de midi » ou encore l’acédie qui rend les journées ennuyeuses et monotones. Or Dieu nous a créés pour la joie et le bonheur : voilà pourquoi le chrétien sait que cette tentation doit être combattue, en invoquant le nom de Jésus : « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ». Car dans le combat à mener contre le désespoir, si Dieu est avec nous, personne ne nous volera l’espérance. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France et de Suisse, en particulier les jeunes de Luçon. Que le Seigneur, par l’intercession de saint Vincent de Paul, nous aide à combattre le désespoir en nous et à partager l’espérance autour de nous. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 24 septembre 2017

    « Dieu veut appeler tout le monde à travailler pour son Royaume » et « veut donner à tous la même récompense, c’est-à-dire le salut » : ce sont les deux aspects du Royaume de Dieu que le Pape François a rappelé ce dimanche 24 septembre 2017 avant de réciter la prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Le Saint-Père est revenu sur l’Évangile de ce jour qui raconte la parabole du maître de la vigne. Ce dernier décide de payer au même prix tous les ouvriers, quel que soit le temps employé à travailler, ce qui provoque la colère de ceux qui ont été embauché les premiers. Or, par cet épisode, Jésus souligne que l’amour du Père est « gratuit et généreux ».

    Les précisions de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l’Angélus, traduites en français, sur Zenit.org.

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    Après l’Angélus, le Pape a salué la béatification ce samedi 23 septembre du P. Stanley Francis Rother, missionnaire au Guatemala, assassiné par des militaires en 1981.

  • Audience générale du mercredi 20 septembre 2017

    « Dieu ne déçoit pas : s’il a mis l’espérance dans nos cœurs, il ne veut pas la briser par de continuelles frustrations ». Le Pape François a repris le cours de son cycle de catéchèses consacré à l’espérance chrétienne. Ce mercredi 20 septembre 2017, place Saint-Pierre, il a voulu s’adresser à la foule des fidèles « comme un éducateur, comme un père » pour parler du thème : « éduquer à l’espérance ». Il a ainsi dressé une liste de recommandations aux jeunes et à toute personne prête à apprendre, tutoyant son auditoire comme pour mieux le toucher.

    Compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, le thème de la catéchèse de ce jour est « éduquer à l’espérance ». Si tu veux espérer, crois fermement que ce monde est le premier miracle que Dieu a fait ; que le Créateur meut toute chose vers le bien et attend chaque homme à la fin de son existence. Œuvre pour la paix parmi les hommes et n’écoute pas la voix de ceux qui répandent la haine et la division. Demande à Dieu le don du courage, et rappelle-toi que tu ne vis plus pour toi-même mais pour Jésus qui te donne la force de vaincre tes peurs. Par le baptême, ta vie est déjà plongée dans le mystère de la Trinité et tu appartiens à Jésus qui vit en toi, même dans l’épreuve. Aie toujours le courage de la Vérité et remets toute chose à Dieu dans la prière. Si tu pèches, relève-toi sans crainte, car le Fils de Dieu est venu pour toi, et, avec sa grâce, ne désespère jamais. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le groupe des Œuvres Pontificales Missionnaires, accompagné de Monseigneur Patrick Le Gal.
    Dieu ne déçoit pas, s’il a mis une espérance dans nos cœurs, ce n’est pas pour l’éteindre par de continuelles déceptions mais pour qu’elle fleurisse. Renouvelons notre attachement et notre confiance à Jésus vivant dans nos cœurs pour vaincre nos faiblesses et traverser nos épreuves.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.