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  • Méditation - « Demain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 34)

    « Je vous recommande la sainte simplicité. Regardez devant vous et ne regardez pas à ces dangers que vous voyez de loin. Il vous semble que ce soient des armées ; ce ne sont que des saules ébranchés, et cependant que vous regardez là, vous pourriez faire quelque mauvais pas. Ayons un ferme et général propos de vouloir servir Dieu de tout notre cœur et toute notre vie ; au bout de là, n'ayons soin du lendemain. Pensons seulement à bien faire aujourd'hui, et quand le jour de demain sera arrivé, il s'appellera aussi aujourd'hui, et lors nous y penserons. Il faut encore en cet endroit avoir une grande confiance et résignation en la providence de Dieu. Il faut faire provision de manne pour chaque jour, et non plus (cf. Ex 16, 16-21) ; et ne doutons point, Dieu en pleuvra demain d'autre, et passé demain, et tous les jours de notre pèlerinage. »

    St François de Sales, Lettre CXC du 22 juillet 1603, in "Anthologie mystique", FAC, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, 1999.

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  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit... Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 22, 37-39)

    « Vouloir aimer Dieu, c'est l'aimer. Cette vérité console les âmes qu'attriste leur impuissance à aimer Dieu comme elles le voudraient. »

    Ste Marguerite-Marie (1648-1690)

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  • Méditation - Présence divine

    « Recueillez-vous, c'est-à-dire, rentrez en vous-même et demeurez-y, car c'est là que vous trouverez Dieu. Dieu est partout, mais il est d'une manière particulière dans l'âme de l'homme. Il habite son image, et jamais il n'en sort : heureux donc celui à qui le Seigneur est présent, non seulement par son essence, comme à toutes les créatures, mais encore par sa grâce !
    Croyez fermement que Dieu est près de vous et au-dedans de vous, d'une manière invisible ; et, avec un saint tremblement, un respect et une humilité profonds, tenez-vous, comme une chaste épouse, en sa présence, disant avec le prophète Élie : Vive le Seigneur, devant qui je suis (IR XVII, 1). Répétez souvent ces paroles : Le Seigneur est présent, le Seigneur me voit. Soyez aussi attentif à sa présence que s'il n'existait que lui et vous. Renfermez-vous en quelque sorte en Dieu, et demeurez-y comme dans le ciel même ; réjouissez-vous de pouvoir le trouver aussi aisément, et de posséder en vous un si grand trésor. Se souvenir de lui, c'est le trouver ; mais on le trouve d'une manière plus excellente encore, lorsqu'on peut parvenir jusqu'à ce fond intime de l'âme où lui seul existe... Vous serez heureux, alors que ni la société des hommes, ni aucun autre empêchement, ne vous ravira cette chère présence de Dieu ; ce qui arrivera quand vous serez tellement renfermé et affermi en lui, que vous le voyiez toujours en toutes choses. »

    Louis Blosius (de Blois, 1506-1566), Instruction spirituelle (ch.VI), Nouvelle édition, Paris, Veuve Pierres, 1752.

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  • Méditation - Compassion

    « Frère, je te recommande ceci : que la compassion l'emporte toujours dans ta balance, jusqu'à ce que tu ressentes en toi la compassion que Dieu éprouve pour le monde. Que cet état devienne le miroir dans lequel nous voyons en nous-même la vraie image et ressemblance de la nature et de l'être de Dieu (Gn 1,26). C'est par ces choses et par d'autres semblables que nous recevons la lumière, et qu'une claire résolution nous porte à imiter Dieu. Un cœur dur et sans pitié ne sera jamais pur (Mt 5,8). Mais l'homme compatissant est le médecin de son âme ; comme par un vent violent il chasse hors de lui les ténèbres du trouble. »

    Isaac le Syrien (VIIème siècle), Discours ascétiques, 1ère série (n°34).

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  • Méditation - Le sens du sacré

    « Notre siècle ne comprend rien parce qu'il a perdu le sens du sacré. L'esprit humain s'est merveilleusement développé dans le sens de l'analyse. Nous nous croyons très forts parce que nos psychologues et nos romanciers se sont livrés à de vraies débauches d'analyse psychologique : pourtant jamais l'homme n'a jamais moins su ce que c'est que vivre de son âme. Nos savants ont poussé si loin l'analyse de la matière qu'elle commence à s'évanouir entre leurs mains et qu'ils se demandent si par hasard la matière ne serait pas que de l'énergie, mais qu'est-ce que l'énergie ? L'essentiel nous échappe ; et l'essentiel, c'est que tous les êtres appartiennent à Dieu et qu'ils portent, pour ainsi dire, sa marque ; c'est qu'ils peuvent dire avec le Psaume : Signatum est super nos lumen vultus tui Domine (La lumière de votre visage a été marquée sur nous, Seigneur, Ps 4).
    [...]
    Toutes les grandes civilisations ont été l’œuvre de peuples qui, à un moment heureux de leur histoire, un moment de lucidité, ont pris conscience que le salut pour l'homme consistait à retrouver le sens de la création, à couper toutes les végétations parasites et à se greffer à nouveau, par une opération remontante, sur le tronc même de la création...
    Jamais aucun siècle n'a fait un aussi mauvais usage de ses génies et de ses saints. Jamais un tel mépris ne s'est aussi ouvertement exprimé à l'égard de ce qui n'a pour se défendre que les armes de la pureté. Dans cette énorme foire du monde moderne, où la réclame et la publicité grossissent les voix les plus bêtes au point qu'on n'entend plus qu'elles, dans cette bourse de commerce où tout est truqué, où tout le jeu consiste à ce que rien ne soit juste, celui qui a usé sa vie pour essayer de faire entendre un son pur se sent le cœur gonflé de mélancolie. Mais n'est-ce pas bien ainsi ? Rien de grand et de vrai ne s'accomplit que dans le secret du cœur, et rien n'en est révélé que par une mystérieuse naissance. Tant de bruit emplit le monde que les événements vraiment graves doivent s'envelopper d'un silence accru : cela ne les empêche pas d'éclore à l'heure qu'il faut. »

    André Charlier (1895-1971), Que faut-il dire aux hommes (Le sens du sacré), Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1964.
    (Biographie d'André Charlier)

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    Tympan de la cathédrale Saint Pierre de Worms en Allemagne (l'arbre de Jessé)

  • Méditation - De la vie intérieure

    « Le royaume de Dieu s'édifie surtout dans le silence ; il est, avant tout, intérieur, et caché dans les profondeurs de l'âme : Vita vestra est abscondita cum Christo in Deo : Votre vie est cachée avec le Christ en Dieu (Col 3, 3). Sans doute, la grâce possède une vertu qui se traduit presque toujours au dehors par le rayonnement des œuvres de charité ; mais le principe de sa puissance est tout intime. C'est dans le fond du cœur que gît la véritable intensité de la vie chrétienne, là où Dieu habite, adoré et servi dans la foi, le recueillement, l'humilité, l'obéissance, la patience, la simplicité, le travail et l'amour.
    Notre activité extérieure n'a de stabilité et de fécondité surnaturelles qu'autant qu'elle se rattache à cette vie intérieure. Nous ne rayonnerons vraiment avec fruit au dehors que dans la mesure où le foyer surnaturel de notre vie intime sera ardent. »

    Bx Columba Marmion (1858-1923), Le Christ dans ses mystères, Abbaye de Maredsous - DDB, 1923.

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    « Bien tard je t’ai aimée,
    ô beauté si ancienne et si nouvelle,
    bien tard je t’ai aimée !
    Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors
    et c’est là que je te cherchais,
    et sur la grâce de ces choses que tu as faites,
    pauvre disgracié, je me ruais !
    Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ;
    elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant,
    si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas !

    Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ;
    tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ;
    tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ;
    j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ;
    tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

    […]
    Ô amour qui toujours brûles et jamais ne t’éteins,
    ô charité, mon Dieu, embrase-moi ! »

    St Augustin, Confessions, X, 27, 38-29, 40 (BA 14, p. 209-213).
  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Rien n'est doux à votre Cœur comme de faire des heureux, ô mon Dieu ! Vous en avez les moyens, et Vous seul. Vous le savez bien.
    D'autre part, Vous nous avez faits pour le bonheur, pour le bonheur vrai, le vôtre, ô bienheureuse Trinité !
    Achever votre œuvre en nous, c'est tout votre désir. Il ne Vous manque semble-t-il qu'une chose : des âmes qui veulent se laisser béatifier. Quand Vous en rencontrez une, on dirait que votre Cœur ne se possède plus de joie. Enfin, Vous allez pouvoir faire votre métier de Dieu !
    Le soleil ne veut, dit-on, que répandre lumière et chaleur. Le Bien parfait ne veut que transformer en Lui, autant qu'il est possible, tout cœur aimant et droit. Il sait comment il faut s'y prendre. Il y travaille sans relâche. Plus Il donne, plus Il est satisfait. L'âme qui s'ouvre ainsi à son action est donc pour Lui pleine de charme.
    Ce qui ajoute beaucoup, et à l'infini, aux délices de ce saint commerce qui s'établit entre Dieu et l'âme aimante, c'est qu'il est ininterrompu. C'est un va-et-vient perpétuel de votre Cœur à son cœur et de son cœur à votre Cœur.
    Vous lui donnez sans cesse, elle Vous rend sans cesse. Plus Vous l'aimez et plus elle Vous aime. Plus Vous la rendez aimable à vos yeux, plus elle devient affectueuse et aimante. Toutes les délicatesses, toutes les tendresses, toutes les énergies de votre Cœur passent peu à peu, goutte à goutte, pour l'ordinaire, à flots par moments, dans le sien. Elle s'en rend compte, elle en est heureuse, elle en pleure de joie. Mais, aussitôt, tout remonte vers Vous en admiration, en action de grâces, en amour.

    Vous sentir au fond de soi-même, Vous goûter à loisir, Vous posséder dans une paix tranquille et sûre. Être riche de Vous tout entier et le savoir. Vivre avec Vous, en Vous, de Vous.
    Sentir que son âme s'appuie sur Vous, s'enfonce et s'enracine en Vous, qu'elle puise en Vous une sève mystérieuse qui la vivifie, la fortifie et la réjouit. Et cela non pas de temps à autre, mais toujours et de plus en plus.
    Jouir de Vous, ô mon Dieu, Bonté sans limite, Puissance infinie, Sagesse parfaite, Beauté sans tache et sans déclin. Est-ce possible ici-bas ?
    Ah ! si on comprenait, on serait fou de joie ! »

    Robert de Langeac (Abbé Augustin Delage) (1877-1947), Vous... mes Amis (Chap. V : Qu'ils aient en eux la plénitude de ma Joie), P. Lethielleux, Paris, 1952.

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  • Supplique pour accéder au bon usage de l'œuvre

    « Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler, et à bien l'employer sans rien en perdre. Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
    Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l'œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement. Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

    Aide-moi au départ de l'ouvrage là où je suis le plus faible. Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l'attention, et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre. Seigneur, dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de Toi pour parler aux autres, et un défaut de moi pour parler à moi-même.

    Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil. Purifie mon regard : quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien.
    Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain, sauf là où il y a travail, et que tout travail est vide, sauf là où il y a amour, et tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

    Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient et qu'il m'appartient de te le rendre en te l'offrant. Que si je le fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne. Que si je le fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l'herbe je fanerai au soir. Mais si je le fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien.
    Et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite.

    Amen. »

    (Anonyme)

    (Texte mis en ligne il y a vingt ans sur notre site internet, avec plusieurs autres, tous disponibles en téléchargement et prêts pour l'impression, ICI.)

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  • Méditation - Du précieux silence intérieur

    « Vous devez être à la recherche de Dieu, l'appeler, courir après lui, lui dire sans cesse du matin au soir, et si vous êtes réveillé, du soir au matin : « Mon Dieu, où êtes-vous ? Donnez-vous à moi, je vous désire, je vous appelle, je vous cherche, j'ai besoin de vous. Vous n'avez pas besoin de moi pour être heureux, mais moi, je ne le suis pas sans vous. Mon cœur « a été fait pour vous et il est dans l'inquiétude tant qu'il ne se repose pas en vous. (1) » Il souffre quand il se rend compte qu'il ne vous aime pas, qu'il ne vous possède pas tout entier. » Voilà l'esprit d'oraison : un échange continuel de connaissance et d'amour, un tête-à-tête, un cœur-à-cœur. Y a-t-il une vie plus belle que celle-là ? [...]

    Que le silence est précieux à cause de la liberté qu'il donne à l'âme d'écouter Dieu, de Lui parler, de le contempler ; qu'il est nécessaire et que vous devez bien le pratiquer. Ne vous contentez pas du silence extérieur, mais assurez l'intérieur. Faites taire l'imagination, ce qui vous occupe et vous préoccupe, ce que vous avez à faire ; laissez tomber tout cela. Détachez le cœur des mille riens inutiles qui l'encombrent.

    [...] Une âme d'oraison se recueille, se sépare, se détache, se mortifie, se renonce pour trouver Dieu ; d'autre part cette âme le donne. Un centre lumineux éclaire, une source d'énergie se répand, un foyer d'amour embrase. Vous n'avez pas besoin de vous inquiéter, ni de chercher comment cela se fera. Par le fait même que vous serez une âme d'oraison, vous compterez parmi ces âmes vraiment mortifiées et apostoliques, qui répandent dans le monde un peu plus de connaissance de Dieu, un peu plus de charité. »

    1. St Augustin, Les Confessions I, 1.

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], La vie cachée en Dieu (I), La Vigne du Carmel, Éditions du Seuil, Paris, 1947.

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  • Méditation - Dans la Lumière de Dieu

    « Quand je me laisse distraire de vous, ô mon Dieu, il me semble que je quitte la région de la lumière pour entrer dans celle des ténèbres. Tout ce qui n'est pas vous blesse tellement les yeux ! Pour qui vous a une fois seulement un peu entrevu dans votre inaccessible lumière, tout est si difforme et si laid. Même les créatures qui vous reflètent le mieux sont alors presque douloureuses à voir. Elles ne sont pas vous, ô mon Dieu ! Et c'est vous que l'âme veut contempler toujours mieux, toujours plus fixement, toujours plus profondément. Le mot de saint Augustin revient sans cesse sur les lèvres : « Ô Beauté toujours ancienne, toujours nouvelle, trop tard je vous ai connue, trop tard je vous ai aimée ! »
    Oui, mon Dieu, vous êtes toute Bonté, toute Beauté, toute Grâce. Vous avez fait de bien belles créatures et pourtant leur beauté ne peut pas compter auprès de la vôtre. Tout ce qu'il y a de beau et de bon vient de vous uniquement. Ce que vous donnez, vous ne le perdez pas, vous le possédez à l'infini.
    Oh ! faites-moi comprendre, à moi qui veut être heureux, que tout bonheur, toute joie est en vous. Si je savais aller à vous, m'enivrer de votre Beauté, me nourrir de votre Bonté, me réjouir de votre Joie, goûter sans fin comme sans mesure votre Bonheur ! Tout cela est possible, tout cela est vrai, tout cela est nécessaire : Tu aimeras..., par suite, tu seras bon de ma Bonté, beau de ma Beauté, ivre de mon Bonheur. Oh ! mon Dieu, maintenant, maintenant et toujours. »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], La vie cachée en Dieu (III), La Vigne du Carmel, Éditions du Seuil, Paris, 1947.

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  • Méditation - Fidélité à l'oraison

    « Apportons une fidélité généreuse à l’exercice de la sainte oraison. Par son moyen, l’on approche de la divine source d’où dérive en l’âme toute vertu. C’est un feu que l’oraison : qui s’en éloigne tombe dans la froideur. En quelque état que vous vous trouviez, sain ou malade, abject ou honoré, pauvre ou abondant, ne manquez jamais à votre oraison, qui doit être préférée à toutes choses : elle tient resserré et caché en soi tout le bonheur et félicité auquel Dieu peut nous faire participer en ce monde. Le plus grand bien que je voudrais souhaiter à une personne que j’aimerais, ce serait le don et l’esprit d’oraison, sachant que c’est la chose qui nous donne entrée dans le cabinet des merveilles de Dieu, et qu’elle contient en soi toutes les grâces. »

    Jean de Bernières-Louvigny (1602-1659), Le Chrétien intérieur (VII, 4), Lyon & Paris, Josserand, 1867.

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  • Méditation - « Fais-toi capacité, je me ferai torrent » Jésus à Ste Catherine de Sienne (1347-1380)

    « Quand tu es tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever ton regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l'immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu, et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l'éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sainteté. Car si Dieu réclame notre effort et notre fidélité, la sainteté n'est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l'on se donne. Elle est d'abord un vide que l'on se découvre et que l'on accepte, et que Dieu vient remplir dans la mesure où l'on s'ouvre à sa plénitude. »

    P. Eloi Leclerc, Sagesse d'un pauvre, Éditions Franciscaines, Paris, 1959.

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    (Crédit photo)

  • Méditation - L'acte humain par excellence

    « Nous devons regarder Dieu parce que nous sommes ses enfants. On n'aime pas son père et sa mère uniquement parce qu'ils continuent à nous faire des cadeaux. Ces relations ici-bas sont donc très importantes, essentielles à l'homme, essentielles à l'enfant de Dieu.
    Cette prise de contact avec Dieu est l'acte essentiel de l'homme, l'acte humain par excellence. Quand nous regardons la prière de cette façon, nous voyons l'importance qu'elle doit avoir dans notre vie.

    L'oraison est en quelque sorte le soleil et le centre de toutes les occupations de la journée. On a l'impression chaque soir qu'on n'a guère fait que cela d'important. On retrouve tout et tout le monde en Jésus et on peut leur être beaucoup plus utile. »

    « Vous manquez de temps pour en faire plus ? Je vais vous donner un conseil qui me réussit bien : donnez plus de temps à la prière. »

    Bx Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), En marche vers Dieu, Salvator, 2008.

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  • Méditation - Charité parfaite et docilité de l'âme

    « La charité est parfaite lorsqu’elle est absolue docilité, acquiescement doux, tranquille et généreux à toutes les conduites et a toutes les volontés de Dieu. La charité qui choisit, qui s’attarde, qui se fait prier, qui gémit ou qui laisse apercevoir des velléités de résistance, cette charité-là n’est pas la perfection. La charité doit être continue, prompte, facile, joyeuse, elle doit donner sans compter, car Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9, 7). Elle est parfaite lorsqu’elle embrasse toute la vie, lorsqu’elle enveloppe tous nos actes et que rien n’échappe à sa souveraineté. Elle est parfaite lorsqu’elle tient l’âme très haute, au-dessus de toute recherche, de toute émotion, au-dessus de l’apparente et perfide séduction de tout le multiple, de tout ce qui est extérieur, de tout le créé, de tout le sensible et de tout ce qui est personnel. La charité constitue notre vraie et spirituelle virginité qui est de n’accueillir en notre âme que Dieu et ce qui vient de lui. »

    Dom Paul Delatte (1838-1937).

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    Cascade de Seljalandsfoss, en Islande
    (Crédit photo)

  • Audience générale de ce mercredi 20 juin 2018

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi matin sa série d’enseignements sur les commandements de Dieu, en invitant à comprendre ce qu’ils impliquent dans la relation entre les hommes et leur Créateur.

    Le compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse du Pape François traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, Jésus est venu accomplir la Loi et non pas l’abolir. En quel sens cela peut-il être compris ? Les dix Commandements ont assurément la forme extérieure d’une loi. Cependant la Bible les désigne, non pas comme les « dix commandements » mais comme les « dix paroles » : Décalogue. Alors qu’un commandement n’appelle aucun dialogue, la parole, au contraire, est le moyen essentiel de la communication. Une chose est recevoir un ordre, autre chose est comprendre que quelqu’un cherche à parler avec nous. Depuis les origines, le Tentateur suggère l’image d’un Dieu jaloux et possessif. Or, le premier commandement donné à l’homme et à la femme, plus qu’une interdiction, était le moyen qu’un père donnait à ses enfants pour les protéger de l’autodestruction. Nous nous trouvons devant cette alternative : sommes-nous des esclaves ou bien des fils ? Dieu est-il un maître ou un Père ? Ses commandements sont-ils seulement une loi, ou bien contiennent-ils une parole ? L’esprit de Jésus que nous avons reçu nous empêche d’accueillir la Loi de manière oppressive. Le christianisme opère ce passage de la lettre de la Loi à l’Esprit qui donne la vie.

    Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerins venus de Haïti, les jeunes venus du Chablais, en Suisse, et de Nouméa, en Nouvelle Calédonie, ainsi que les pèlerins de Saint Brieuc accompagnés par l’Evêque, Mgr Denis Moutel. Frères et sœurs, rappelons-nous que le monde a besoin du témoignage de chrétiens à l’esprit filial et non pas d’esclaves de la loi. Donnons ce témoignage par notre comportement dans toute notre vie.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 13 juin 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, le Pape François a commencé un nouveau parcours de catéchèses sur les « commandements de la loi de Dieu ». Le Saint-Père a expliqué que l’existence humaine doit s’appuyer sur le désir d’une vie pleine et infinie, et non pas sur des « choses éphémères » qui finissent par détruire la dignité humaine.

    Compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui un nouvel itinéraire de catéchèse sur le thème des commandements. Pour l’introduire, nous pouvons nous arrêter au passage de l’évangile que nous avons entendu tout à l’heure. Dans la demande de l’homme il y a le défi de toute existence : le désir d’une vie pleine, infinie. Comment faire pour y arriver ? Je voudrais dire en particulier aux jeunes que notre pire ennemi ce ne sont pas les problèmes concrets, mais la médiocrité, la peur d’agir. Pour eux, il faut demander au Père céleste le don de la saine inquiétude, la capacité de ne pas se contenter d’une vie sans beauté, sans couleur. Si les jeunes ne sont pas affamés d’une vie authentique, où ira l’humanité ? On passe à la maturité, on devient adulte, quand on commence à accepter ses propres limites, quand on prend conscience de ce qui manque. L’invitation de Jésus à l’homme de l’évangile est merveilleuse, c’est la proposition de la véritable richesse : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi ». Jésus n’offre pas des succédanés, mais une vie véritable, un amour vrai, une vraie richesse. Il nous invite à “un plus”. Au cours de ces catéchèses nous prendrons la main de Jésus pour marcher avec lui et passer des illusions de la jeunesse au trésor qui est dans le ciel.

    Je salue cordialement les pèlerins provenant de France et du Canada ainsi que d’autres pays francophones. Je salue en particulier les jeunes du lycée Paul Mélizan de Marseille et les fidèles du sanctuaire de Montligeon. Chers amis, n’ayez pas peur de prendre la main de Jésus pour marcher à sa suite. Il vous conduira sur le chemin de la vraie vie. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Le Sacré-Coeur de Jésus

    « Le Sacré-Cœur a dit à Marguerite-Marie qu'il bénirait tous ceux qui lui soumettraient leurs entreprises humaines et surnaturelles. Comment nous en étonner ?
    Ce n'est pas la grâce qui manque dans le monde. Vous vous rappelez l’Église primitive, les premiers discours de saint Pierre : trois mille hommes convertis (Cf. Ac 2,41). [...]
    Or un écrivain du XVIIe siècle, le Père de Condren, nous dit que la grâce de Dieu est abondante parmi nous, comme aux premiers siècles. [...]
    Alors pourquoi nos œuvres si pauvres ? Pourquoi nos vies si peu changées ? Pourquoi notre piété dormante ?

    La grâce ne manque pas. C'est nous qui manquons à la grâce. [...]
    Il nous manque la charité. La charité qui dévore comme un feu. Car à ce feu, il faut que nous apportions à tout instant, si je puis dire, du bois. Et ce bois, ce sont nos œuvres. Or nous ne voulons pas œuvrer, travailler. Nous préférons n'être rien et ne rien faire. Aux âmes tièdes, il ne manque guère qu'une chose : de vouloir vivre. Et c'est à quoi nous pousse la charité du Christ.

    [...] Il nous manque aussi l'humilité. Nous sommes pleins d'orgueil. Car le Seigneur ne favorisera jamais une action qui nous tournerait la tête et nous conduirait à notre perte. Heureuse l'âme humble, car elle seule peut réussir. Elle seule peut apporter, sans se perdre soi-même, le témoignage, tout dépouillé, de la charité du Christ.
    [...]
    Prions pour que nous devenions plus fervents, car ce jour-là, conformément à la promesse faite à Marguerite-Marie, le Sacré-Cœur bénira toutes nos entreprises et viendra le Royaume de Dieu. »

    Mgr Daniel Pezeril (1911-1998), Sortez de votre sommeil, Cahiers de l’École Cathédrale, Parole et Silence, 2001.

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  • Méditation - Silence

    « Il faut toujours avoir soin d'employer fidèlement deux heures par jour à cultiver le silence, afin de le rendre susceptible de la présence de Dieu, et de recevoir ses saintes impressions, et sa divine opération, en sorte qu'il y ait une heure le matin et une autre heure après midi destinée à ce saint exercice ; et si en ce temps on est obligé de parler, qu'on observe de le faire avec modestie et grande récollection en la présence de Dieu.
    Ce silence s'étendra insensiblement de la langue sur tous les sens intérieurs, et pour lors il fera silence intérieur, nous rendant dégagés de toutes les passions, de tous les désirs, et de tous les desseins temporels ; et enfin nous arriverons au silence intime, qui mettra l'entendement, la volonté et la mémoire en un saint dénuement et dans un calme admirable, pour y entendre Dieu, et y recevoir ses saintes opérations quand et autant qu'il voudra, se tenant résigné à tout ce qu'il lui plaira nous donner : Tout ceci se fera avec la grâce de Dieu, à laquelle nous nous efforcerons avec la même grâce d'être forts fidèles. Paratum cor meum Deus, paratum cor meum ; paratum ad prospera, paratum ad adversa, paratum ad omnia (1) dit S. Bernard.
    [...]
    Il ne faut jamais omettre l'exercice de la présence de Dieu, qui est un regard mutuel de Dieu sur nous, et de nous vers Dieu : on doit donc travailler très soigneusement à la pratique de cette vertu, puisque c'est le fondement de toute la Vie spirituelle. »

    1. D'après le Ps. LVI : "Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt...".

    R.P. Nicolas Barré (1621-1686), Lettre LIX à un Ami, in "Lettres spirituelles du R. Père Nicolas Barré, Religieux de l'Ordre des Minimes", A Rouen, Chez Jean-Baptiste Besongne, 1697.

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  • L’Église a douze nouveaux Vénérables Serviteurs et Servantes de Dieu

    Samedi 19 mai, le Pape François a signé le décret que lui a présenté le Préfet de la Congrégation pour la Cause des saints et qui a été rendu public ce lundi 21 mai. Il reconnait les vertus héroïques de douze Serviteurs et Servantes de Dieux. Parmi eux, le prêtre français Jean-Baptiste Berthier, déclaré vénérable en 1953.

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    Jean-Baptiste Berthier (1840-1908)
    fondateur de la Congrégation des Missionnaires de la Sainte-Famille

    Jean-Baptiste Berthier, né le 24 janvier 1840 à Châtonnay dans le Dauphiné, et mort le 16 octobre 1908 à Grave dans le Brabant-Septentrional, est un prêtre français, ordonné en 1862 et fondateur de la Congrégation des Missionnaires de la Sainte-Famille en 1895.

    D’abord missionnaire de la Salette, il veut créer un séminaire pour les vocations tardives, mais ses supérieurs refusent. Il décide alors de créer une congrégation, sous le patronage de l’archevêque de Reims, le cardinal Langénieux et s’installe finalement aux Pays-Bas, à cause du climat alors hostile dans la France de la IIIème République, à l’égard des congrégations religieuses. Il a écrit de nombreux livres de spiritualité, ce qui a fait de lui l’un des auteurs religieux les plus lus de son époque en France.

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    Le cardinal Hlond

    Les vertus héroïques du cardinal polonais August Joseph Hlond (1881-1948), de la Société de Saint-Jean-Bosco, ont également été reconnues. Fils de cheminot dans une fratrie de onze enfants, August Joseph Hlond a été ordonné prêtre en 1905. En 1926, il devient archevêque de Gniezno et Poznan et primat de Pologne. L'année suivante, le Pape le fait cardinal. En 1932, il a fondé la Société du Christ pour les émigrants, afin d'aider ses nombreux compatriotes qui ont quitté le pays.

    En mars 1939, il a participé au conclave qui élit Pie XII. Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence, le cardinal s'est positionné contre les violations des droits de l'Homme et de la liberté religieuse commises par Adolf Hitler. Contraint à l'exil, il s'est réfugié en France, à l'abbaye de Hautecombe en Savoie. Mais la Gestapo entre dans l'abbaye et le déporte à Paris. Il a ensuite été incarcéré en Lorraine puis en Westphalie. Il rentra chez lui en 1945, dans une Pologne libérée du nazisme qui découvre le communisme de Joseph Staline. Il défend courageusement les Polonais contre l'oppression du Kremlin. Il est mort le 22 octobre 1948 à cause d'une pneumonie, à l'âge de 67 ans.

    Les autres Vénérables Serviteurs et Servantes de Dieu :

    - Mgr Michele Angelo Builes (1888-1971), évêque de Santa Rosa de Osos en Colombie et fondateur de plusieurs congrégations religieuses.

    - Père Enrico Mauri (1883-1967), prêtre diocésain italien qui a fondé les Oblates du Christ-Roi ainsi qu’une œuvre destinée aux veuves et orphelins de la Première Guerre mondiale.

    - Père Wilhelm Eberschweiler (1837-1920), prêtre allemand de la Compagnie de Jésus. Il a formé pendant 45 ans des futurs prêtres et missionnaires.

    - Père Pietro Uccelli (1874-1954), membre italien de la Société pieuse de Saint-François-Xavier pour les missions étrangères. Fondée en 1895, elle est entièrement consacrée au travail en pays de mission.

    - Père Pio Dellepiane (1904-1976), Italien de l’Ordre des minimes, considéré comme religieux exemplaire au sein de sa congrégation. Il était également un fervent dévot du Padre Pio.

    - Norbert McAuliffe (1886-1959), de l’Institut des frères du Sacré-Cœur. Né à New York (États-Unis), le missionnaire américain s’est éteint en Ouganda.

    - Francesca des Plaies de Jésus (1860-1899), moniale espagnole du second Ordre de Saint-François du monastère de la divine Providence de Badalona en Catalogne.

    - Eleonora de Sainte-Marie (1841-1900), religieuse argentine de l’Ordre de Saint-Dominique.

    - Angela Maria du Cœur de Jésus (1900-1944). Membre de la Congrégation des sœurs de la Sainte-Trinité, cette religieuse allemande est morte dans le camp de concentration de Birkenau à Auschwitz (Pologne).

    - Maria Edvige Zivelonghi (1919-1949), sœur de la Congrégation des Filles de Jésus.

    Source : Vatican.News.

  • Méditation - « L'Esprit de Dieu repose sur moi... »

    « Quand on possède l'Esprit de Dieu, on fait bien toutes choses, car on les fait, non en crainte et en servitude, mais en amour et par amour. Alors rien ne coûte [...]. Alors on n'agit plus machinalement et sans but, par habitude et routine, encore moins par humeur et caprice, par légèreté et irréflexion, ou par la fausse sagesse du monde ; mais on se propose toujours les vues élevées de la foi ; et, pour y mieux atteindre, on réfléchit avant d'agir ; on consulte la lumière de l'oraison plutôt que les calculs de la sagesse humaine ; et dans le cours de l'action on procède mûrement, sans ces vivacités ou précipitations qui obscurcissent l'entendement et jettent dans l'imprudence. On agit en humilité, douceur et patience, aidé de la sagesse d'en haut, qui modère et conduit tout à bonne fin. C'est ainsi que, là où l’œil humain ne voit que ténèbres, la lumière de Dieu montre ce qu'il faut faire ; et avec elle, là où les sages du monde s'égarent, on fait des merveilles : témoin les Vincent de Paul, les Ignace, les Xavier, dont la sagesse suréminente a dépassé toute la sagesse du monde. C'est là enfin ce qui fait les hommes de Dieu propres à toute espèce de bien ; c'est là ce qui perfectionne tous les actes et rend la vie sainte. Aspirons de toute notre âme à porter en toutes choses l'Esprit de Dieu, et non point l'esprit de l'homme. »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome II (Mercredi de la Pentecôte, Méditation pour le matin, troisième point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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    (Crédit photo)