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  • Méditation - de l'humilité

    « Un homme humble ne se laisse pas troubler par la louange. Comme il ne se préoccupe plus de lui-même et qu'il sait d'où vient ce qu'il y a de bon en lui, il ne se dérobe pas à la louange, car elle est due au Dieu qu'il aime, et, en la recevant, il n'en conserve rien pour lui-même, mais, avec une immense joie, il la donne toute à son Dieu. Fecit mihi magna qui potens est, et sanctum nomen ejus ! (*)
    Un homme qui n'est pas humble ne peut accepter la louange avec grâce. Il sait ce qu'il devrait en faire. Il sait que c'est à Dieu que la louange est due et non à lui-même, mais il la transmet à Dieu de si mauvaise grâce que c'est lui-même qu'il élève et il attire l'attention sur lui par sa propre maladresse.
    La louange contrarie et trouble celui qui n'a pas encore appris l'humilité. Peut-être même perd-il patience lorsqu'on le loue, irrité par le sentiment de sa propre indignité. Et, s'il n'en laisse rien voir, du moins ce qu'on a dit de lui le hante, obsède son esprit et le tourmente partout où il va.
    A l'autre extrême, il y a l'homme qui ne possède pas la moindre humilité et qui dévore la louange s'il en reçoit, comme un chien qui happe un morceau de viande. Mais il ne constitue aucun problème : il est tellement reconnaissable que, depuis Aristophane, il a joué son rôle dans toutes les comédies.
    L'homme humble reçoit la louange comme une vitre nette reçoit la lumière du soleil. Plus réelle et plus intense est la lumière, et moins on aperçoit la vitre. »

    (*) du Magnificat : "Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !"

    Thomas Merton (1915-1968), Semences de contemplation, Trad. par R.N. Raimbault, La Vigne du Carmel, Éditions du Seuil, 1952.

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  • Méditation - entre les mains de Dieu

    « Dieu est présent dans notre vie, comme la présence d'un amour qui y enveloppe tout. Tout Lui est confié. D'une confiance qui veut s'exprimer [...] en une parfaite souplesse entre ses mains.
    Cette présence de Dieu en notre vie est une présence cachée.
    Ce qu'Il réalise en nous, quels biens sa grâce nous apporte, Lui seul le voit, qui accomplit son œuvre en notre âme.
    Mais en entrevoir et en deviner quelque chose suffit pour Lui faire confiance et être dans la paix.

    Accepter tout ce qui demeure d'obscurité en cette présence, c'est encore un acte de confiance. Un acte d'humilité aussi.
    Laisser faire Dieu, en toute humilité. [...]
    Une confiance sans ombre - sans hésitations ni reculs - une confiance toute claire. [...]
    Être entre les mains de Dieu une petite chose bien humble, dont Il puisse faire ce qu'Il veut, comme Il veut.

    Le moyen de trouver Dieu, quand Il se cache, c'est de se faire plus humble, plus effacé devant Lui.
    Toute pauvreté, toute souffrance, toute humiliation - tout ce par quoi l'âme se sent plus impuissante, plus dépouillée - tout cela la met davantage entre les mains de Dieu. Il est plus libre de faire ce qui Lui plaît dans le vide ainsi créé en elle par l'humilité, par le sentiment de son total dénuement.
    Plus l'âme est humble, plus elle est confiée à Dieu. »

    Dom Georges Lefebvre, moine de Ligugé, Aimer Dieu, Desclée de Brouwer, 1960.

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    (Crédit photo : cepolina.com)

  • Méditation - avec douceur, charité et humilité

    « Si vous aimez réellement Dieu, vous parlerez tout naturellement de Lui avec vos voisins et amis, non pas en faisant des sermons, mais avec l'esprit de douceur, de charité et d'humilité, distillant autant que vous le pourrez le miel délicieux des choses divines, goutte à goutte, tantôt dans l'oreille de l'un, tantôt dans l'oreille de l'autre, priant Dieu au secret de votre âme de faire passer cette sainte rosée jusque dans le cœur de ceux qui vous écoutent. Surtout, il faut faire cet office angélique doucement et suavement, non par manière de correction, mais par manière d'inspiration ; car c'est merveille combien la suavité et amabilité d'une bonne parole est une puissante amorce pour attirer les cœurs. »

    St François de Sales (1567–1622), Introduction à la vie dévote, 3e partie, ch. 26.

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  • Méditation - les mains de la Providence

    « Aimer toutes les mains de la Providence. Ces mains ce sont les créatures par lesquelles Dieu nous atteint et complète son action sur nos âmes. Si nous savons le voir en elles, nous les aimons toutes. Il y a des mains qui crucifient... Il y en a qui, sans y prendre garde, nous ont broyé le cœur... Il y a des mains qui nous flagellent... ce sont les propos venimeux... Et toutes ces mains ont travaillé à notre sanctification. Il y a aussi des mains qui nous consolent... qui nous expriment la bonté et l'amabilité de la Providence... Dieu m'en a entourée et m'en a donné cette année une de plus par sa sollicitude.
    Il y a des mains qui nous bénissent et font réussir tout ce que ne pourraient nos seuls efforts... Ce sont les prières des petits et des malheureux...

    Il y a des mains, bien petites parfois, qui entouraient notre cœur d'un rayon de soleil, et qui, un jour, en un instant, laissent ce pauvre cœur brisé, parce qu'elles en ont emporté la moitié avec elles au ciel... Mais par elles, Dieu donne le baume avec la blessure ; ces petites mains qui adorent déjà le Père dans leur éternité, font descendre dans l'âme affligée l'écho céleste de la béatitude. Dieu nous rend en lui plus qu'il ne nous a pris par elles. Il y a enfin des mains qui nous conduisent... qui nous portent vers Dieu, et nous soutiennent dans la voie du ciel... Que Dieu les bénisse mille fois ces mains sacrées ! Qu'il les comble comme des coupes saintes ! Que la lumière, la grâce et l'amour en débordent pour sa gloire, pour leur bien et le bien des âmes ! Qu'il leur rende tout ce que notre gratitude ne pourra jamais ni apprécier, ni reconnaître !

    Et puis il y a une main au-dessus de toutes, sans nom qui soit digne d'elle. C'est elle qui, d'un signe, peut pulvériser l'univers ; c'est elle aussi qui atteint, au fond du cœur de l'homme, à ce point intime que nul ne touche. C'est son contact divin qui panse les blessures que rien ne pourrait guérir : ce sont ses impulsions qui nous vivifient, nous transforment, nous poussent vers le ciel ; c'est elle qui nous fait agir avant que nous l'ayons aperçue, qui nous guide, qui amène et dispose toutes choses et tout événement dans le sens de la grâce principale qui nous est donnée, pour nous faire parvenir à glorifier Dieu en ce monde et dans l'autre selon la manière voulue de lui, et à la place précise que son amour nous destine. »

    Lucie-Christine (Mathilde Bertrand, 1844-1908), Journal Spirituel de Lucie-Christine, 20 octobre 1890, publié par Aug. Poulain, Paris, Gabriel Beauchesne, 1910.

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  • Méditation - des retours sur soi-même

    « Il doit vous suffire de marcher devant Dieu dans toute la paix de votre âme, de ne pas faire tant attention à vous-même, mais plutôt à Dieu seul ; de vous tenir tranquille en tel état où il lui plaira de vous mettre, sans faire tous ces retours sur vous-même, pour savoir si c'est par votre faute ou non. Cette connaissance vous est entièrement inutile ; vous devez, par rapport à cela, vous contenter de purifier votre âme de toute affection qui ne serait pas en Dieu seul. Faites attention à une maxime que je vais vous dire ; je la crois de la plus grande importance dans la vie spirituelle : "Il faut moins chercher à connaître en quoi nous manquons à Dieu qu'à nous appliquer paisiblement et amoureusement à lui plaire en tous les mouvements de notre âme". Si vous tâchez de tenir votre cœur bien pur et bien paisible devant Dieu, votre union avec lui est assurée, quoique vous ne vous en aperceviez pas. Ne cherchez donc pas à savoir si vous l'êtes bien en réalité ; autrement votre âme ne serait ni bien pure, ni bien en paix devant lui. Faites ce que je vous dis là, et je crois que cela suffira pour tout, pour l'oraison comme pour la sainte communion. »

    Jacob Libermann (1802-1852), Lettres Spirituelles du Vénérable Libermann, Tome I (Lettre XXII à un séminariste, 11 sept. 1835), Paris, Poussielgue Frères, s.d. (v.1915).
    Les écrits du Vénérable Père Libermann peuvent être consultés en ligne ICI.

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  • Méditation - Exhortation pour Noël

    « Mon souhait est accompagné d’une exhortation à vivre Noël dans son esprit authentique qui est religieux.
    Que la joie extérieure de ces journées ne soit pas une fin en soi, mais une manifestation de la rencontre intérieure de nous-mêmes avec le Christ, le Verbe incarné. Cherchons par conséquent à passer et à vivre l’anniversaire de la naissance de notre Rédempteur dans un esprit de réconciliation avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres. Souvenons-nous avec solidarité fraternelle et partage de ceux qui en ont besoin. »

    St Jean-Paul II (1920-2005), extrait de l'Angelus du 23 décembre 1984.
    (Texte intégral italien)

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  • Méditation - dans les mains de Dieu

    « Nous sommes parfois tellement obnubilés par ce qui ne va pas, par ce qui (selon nos critères à nous !) devrait être différent dans notre situation, que nous en oublions le positif et de plus nous ne savons pas mettre à profit tous les aspects de notre situation, même les aspects apparemment négatifs, pour nous rapprocher de Dieu, grandir dans la foi, l'amour, l'humilité. Ce qui nous manque, c'est surtout cette conviction que "l'amour de Dieu tire profit de tout, du bien comme du mal qu'il trouve en moi" (sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, s'inspirant de Jean de la Croix). Combien d'imperfections qui sont les nôtres, au lieu de nous en lamenter et de vouloir en être débarrassés à tout prix, pourraient être des occasions splendides de progresser dans l'humilité et la confiance en la miséricorde de Dieu, et donc dans la sainteté.

    Le problème de fond est que nous avons trop nos critères à nous sur ce qui est bon et ce qui ne l'est pas, et nous n'avons pas suffisamment confiance dans la Sagesse et la puissance de Dieu ; nous ne croyons pas qu'il soit capable d'utiliser tout pour notre bien et que jamais, en quelque circonstance que ce soit il ne nous laisse manquer de l'essentiel, c'est-à-dire en fin de compte de ce qui nous permet d'aimer davantage. Car grandir, ou s'épanouir, dans la vie spirituelle, c'est apprendre à aimer. Tant de circonstances que j'estime dommageables pourraient de fait être pour moi, si j'avais plus de foi, des occasions précieuses d'aimer davantage : d'être plus patient, plus humble, plus doux, plus miséricordieux, de m'abandonner plus dans les mains de Dieu. »

    P. Jacques Philippe, Recherche la Paix et poursuis-la - Petit Traité sur la Paix du Cœur, Édition des Béatitudes, 1991.

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  • Méditation - Gaudete : Réjouissez-vous

    « "Gaudete in Domino semper - Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur" (Ph 4, 4)... L'apôtre exhorte les chrétiens à se réjouir parce que la venue du Seigneur, c'est-à-dire son retour glorieux, est certaine et ne tardera pas. L’Église fait sienne cette invitation, alors qu'elle se prépare à célébrer Noël et que son regard se dirige toujours davantage vers Bethléem. En effet, nous attendons avec une espérance sûre la deuxième venue du Christ, parce que nous avons connu la première. Le mystère de Bethléem nous révèle le Dieu-avec-nous, le Dieu qui est proche de nous, pas uniquement au sens géographique et temporel. Il est proche de nous parce qu'il a en quelque sorte "épousé" notre humanité. Il a pris sur lui notre condition, en choisissant d'être comme nous en toutes choses, excepté le péché, pour nous faire devenir comme Lui. La joie chrétienne jaillit donc de cette certitude : Dieu est proche, il est avec moi, il est avec nous, dans la joie et dans la douleur, dans la santé et la maladie, comme un ami et un époux fidèle. Et cette joie demeure aussi dans l'épreuve, dans la souffrance même, et elle ne reste pas à la surface, mais au plus profond de la personne qui se confie à Dieu et met en Lui sa confiance. »

    Benoît XVI, Angélus du IIIe Dimanche de l'Avent, 16 décembre 2007.
    (Texte intégral)

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    St Jean-Baptiste, gravure de Gustave Doré (colorisée)

  • Méditation - tout donner...

    « J'ai envie de dire : Nous ne nous connaissons pas ; c'est au moment où nous ne nous sentons pas coupables, parce que Dieu est là, que nous risquons de l'être le plus. Méfie-toi de ce que tu fais quand tout va bien. C'est au moment où tu te sens le plus pauvre, le plus "moche" et le plus pécheur, qu'aux yeux de Dieu tu l'es moins, car Dieu a pitié de toi. Quand tout va bien, ne prends pas de la complaisance en toi et va jusqu'au bout du don.

    Ne t'installe pas confortablement dans ce sentiment d'être bien aux yeux de Dieu, et dépêche-toi d'être généreux et de tout donner, surtout ce petit millimètre que tu gardes toujours. Il y a des moments où tu peux tout donner, ensuite tu ne le pourras peut-être plus, parce que tu seras ligoté par tes tendances et tes peurs, tu auras alors des excuses, tandis que durant ces cinq minutes de grâce, tu pouvais tout livrer à Dieu. Saint Alphonse de Liguori dit qu'il y a certaines tendances tellement envahissantes qu'il n'est pratiquement pas possible de leur résister si on n'a pas pris le pli de prier et de supplier avant qu'elles n'arrivent (Le grand moyen de la prière).

    Même si je donne tous mes biens aux pauvres, si je livre mon corps aux flammes, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien (1Co 13, 3). Ainsi tu peux tout donner, si tu n'as pas donné ta substance, comme dit Jésus à propos de la pauvre veuve, tu n'as pas tout donné. Laisse-toi prendre ton manteau ; si tu le donnes toi-même, tu ne donnes pas tout. Tu dois tout donner, surtout ta liberté de décision, comme dit Ignace dans le Suscipe : Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté... tout ce que j'ai et possède. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Quand vous priez, dites : «Père...», Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1981.

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  • Méditation - le premier commandement...

    « Chacun peint la dévotion avec sa passion et fantaisie : celui qui est adonné au jeûne se tiendra pour bien dévot pourvu qu'il jeûne, quoique son cœur soit plein de rancune ; et n'osant point tremper sa langue dans le vin ni même dans l'eau, par sobriété, il ne se gênera point de la plonger dans le sang du prochain par la médisance et la calomnie. Un autre s'estimera dévot parce qu'il dit une grande multitude d'oraisons tous les jours, quoiqu'après cela sa langue se fonde toute en paroles fâcheuses, arrogantes et injurieuses parmi ses domestiques et ses voisins. L'autre tire fort volontiers l'aumône de sa bourse pour la donner aux pauvres, mais il ne peut tirer la douceur de son cœur pour pardonner à ses ennemis ; l'autre pardonnera à ses ennemis, mais il ne tiendra raison à ses créanciers qu'à vive force de justice. Tous ces gens-là sont vulgairement tenus pour dévots, et ne le sont pourtant nullement : en vérité ce ne sont que des statues et des fantômes de dévotion.
    La vraie et vivante dévotion présuppose l'amour de Dieu, elle n'est même pas autre chose qu'un vrai amour de Dieu ; quand il est parvenu jusqu'au degré de perfection auquel il ne nous fait pas seulement bien faire, mais nous fait agir soigneusement, en toute circonstance et rapidement, alors il s'appelle dévotion. »

    St François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, I, 1.

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    Henrik Olrik (1830–1890) : Le Sermon sur la montagne
    Retable du Sermon sur la montagne, détail
    Église Saint-Matthieu, Copenhague, Danemark
    (Crédit photo)

  • Méditation - ... rien qu’aujourd’hui !

    « Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
    Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
    Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
    Je n’ai rien qu’aujourd’hui !... »

    Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, Poésie n°5 (1894).
    (Texte intégral)

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  • Méditation - donner avec joie

    « Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9,7). Le meilleur moyen de manifester notre gratitude à l'égard de Dieu, ainsi qu'aux autres, est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux s'accorde naturellement avec un cœur embrasé par l'amour. Les pauvres se sentaient attirés par Jésus parce qu'il était habité par quelque chose de plus grand que lui ; il rayonnait de cette force dans ses yeux, ses mains, dans tout son corps. Tout son être manifestait le don qu’il faisait de lui-même à Dieu et aux hommes.

    Que rien ne puisse nous faire du souci au point de nous remplir de tristesse et de découragement et de nous laisser enlever la joie de la Résurrection. La joie n'est pas une simple question de tempérament lorsqu'il s'agit de servir Dieu et les âmes ; elle est toujours à accueillir. Et c'est là une raison de plus pour tâcher de l'acquérir et la faire grandir dans nos cœurs. Même si nous avons peu à donner, il nous restera néanmoins la joie qui jaillit d'un cœur amoureux de Dieu.

    Partout dans le monde les gens sont affamés et assoiffés de l'amour de Dieu. Nous répondons à ce manque lorsque nous semons la joie. Elle est aussi l'un des meilleurs remparts contre la tentation. Jésus ne peut prendre pleine possession d'une âme que si elle s'abandonne à lui joyeusement. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès, 1997.

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  • Méditation - la puissante douceur de l'Amour

    « Il faut traiter tous les hommes avec cette délicatesse
    qu'on met à toucher un blessé.
    Chacun de leur cœur porte cette blessure secrète
    de la souffrance et du péché.
    Il faut les traiter si doucement pour ne pas leur faire de mal !

    Rayonner sur chacun l'Amour et la Miséricorde de Dieu
    car ils sont tous si pauvres devant lui ;
    Et tu n'as que cela à faire ici :
    les aimer un peu comme Lui les aime...
    leur montrer un peu comme Il les aime.
    Mettre en ton cœur cette puissante douceur de l'Amour
    qu'est la grâce...
    Vie cachée... quelle grâce ! »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre
    (4e dimanche de Pâques, Dimanche du Bon Pasteur), Salvator, Paris, 2018.

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    Gravure de Léopold Flameng (1831-1911)

  • Méditation - des retours sur soi

    « Vos tristesses sont injustes et vos méfiances ingrates. Vous revenez beaucoup trop sur vous-même ; laissez-vous. Mieux vaut encore se laisser que se mépriser. Quand vous irez purement à Dieu, ne voulant que lui seul, de quelle liberté vous jouirez ! Vous traînez mille chaînes : elles ne vous empêchent point tout à fait de marcher, parce que la charité en a rompu la suite ; mais les bouts pendent de tous côtés, et vous ne marchez qu'en vous traînant. Si, une bonne fois, vous arriviez à dire : « Tout pour Dieu, rien pour moi », que vous seriez heureux ! et si vous ne jouissiez pas de votre vertu, - ce qui n'est pas souhaitable, - qu'au moins vous seriez vertueux ! N'est-ce pas le tout de ce monde ? La vie n'est rien que par ce qu'elle mérite. »

    Mgr Ch.-L. Gay (1815-1892), Lettre à M. le Cte de L. (ch. XVI), in "Correspondance de Monseigneur Gay - Lettres de Direction spirituelle", Quatrième série, G. Oudin et Cie, Paris - Poitiers, 1908.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    de cœur à Cœur

    « Il est important pour nous de ne jamais oublier que la valeur devant Dieu de toute prière, comme de toute action d'ailleurs, vient de l'intention qui l'anime, de la visée qui l'inspire puisque seul le cœur, le voulu profond, intéresse Dieu. Aussi bien, la plus belle prière est celle où l'on va à Lui, pour Lui, où on se livre totalement à Lui.
    Ni les distractions, ni les limites du temps, ni la détresse de la sensibilité ou les obscurités de l'esprit, ne peuvent prévaloir contre cette réalité. Cette relation de moi (même dans ce tout petit coin de liberté qui me reste) à Toi qui m'aimes divinement, Toi qui es Dieu Esprit, quelqu'un qui me voit et m'aime, comme disait le Seigneur à la femme de Samarie, voilà ce qui compte. »

    P. Joseph-Marie Perrin o.p. (1905-2002), Aujourd'hui l’Évangile de l'Amour, Éditions du Cerf, Paris, 1980.

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  • Méditation - une vallée d'humilité...

    « Lorsque le soleil envoie ses rayons et sa clarté jusque dans une profonde vallée, située entre deux montagnes... la vallée s'éclaire de la lumière que lui renvoient les montagnes, elle s'échauffe ainsi davantage et devient plus fertile qu'une plaine. De la même façon, lorsqu'un homme juste se tient en sa petitesse, au plus bas de soi-même, et qu'il reconnaît n'avoir rien de soi, n'être rien et ne pouvoir rien, ni persévérer ni progresser, et que souvent même il manque de vertus, et de bonnes œuvres, alors il prend conscience de sa pauvreté et de sa détresse, et il creuse ainsi une vallée d'humilité. Et parce qu'il est humble et indigent et qu'il connaît sa misère, il l'expose et en gémit devant la bonté et la miséricorde de Dieu. Ainsi il peut reconnaître, et la hauteur de Dieu et sa propre bassesse, et il devient une vallée profonde. Or, le Christ est un soleil de justice et aussi de miséricorde... et il brille jusqu'au fond des cœurs humbles ; car le Christ est toujours touché de la misère de l'homme qui en gémit et la découvre humblement. »

    Bx Jan van Ruysbroeck (1293-1381), L'Ornement des noces spirituelles.

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  • Méditation - Conversion

    « Ce n'est pas une fois qu'il faut se convertir, c'est chaque jour, car nous n'avons jamais fini de répondre aux appels du Christ, à travers les événements. Alors, quel que soit notre âge, notre condition, notre vocation, demandons-nous quel est son appel pour moi aujourd'hui. « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Que veux-tu que je sois ? » Chercher personnellement, chercher ensemble les appels du Christ, c'est déjà se convertir. Retourne-toi, pour voir.

    Une conversion, c'est toujours d'abord une certaine prise de conscience : un regard nouveau, non sur des idées, mais sur soi-même, sur les autres, sur Dieu. Tu es loin de toi-même, loin d'être ce que tu devrais être. Tu es loin des autres, loin d'aimer comme il faut aimer pour agir comme il faut agir. Loin de Dieu, car « celui qui n'aime pas n'a point connu Dieu, parce que Dieu est amour » (1Jn 4, 8).

    Et cependant, Dieu n'est pas loin de toi et les autres ne sont pas loin de toi et ce que tu dois être n'est pas inaccessible à ce que tu es. Mais peut-être, tu ne cherches pas, ou tu ne cherches pas dans la bonne direction. Retourne-toi, pour voir. »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre (3e dimanche de Carême, La foi est conversion), Salvator, Paris, 2018.

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  • Méditation - Appelés à la moisson

    « Il y a bien des gens qui se contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. Cela est tellement vrai que l'apôtre saint Jean nous déclare qu'il n'y a que nos œuvres qui nous accompagnent dans l'autre vie (Ap 14,13). Faisons donc réflexion à cela ; d'autant plus qu'en ce siècle il y en a beaucoup qui semblent vertueux, et qui en effet le sont, qui néanmoins inclinent à une voie douce et molle plutôt qu'à une dévotion laborieuse et solide. L'Église est comparée à une grande moisson qui requiert des ouvriers, mais des ouvriers qui travaillent. Il n'y a rien de plus conforme à l'Évangile que d'amasser, d'un côté, des lumières et des forces pour son âme et d'aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle. C'est faire comme notre Seigneur a fait, et, après lui, ses apôtres ; c'est joindre l'office de Marthe à celui de Marie ; c'est imiter la colombe, qui digère à moitié la pâture qu'elle a prise et puis met le reste par son bec dans celui de ses petits pour les nourrir. Voilà comme nous devons témoigner à Dieu par nos œuvres comme nous l'aimons. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. »

    St Vincent de Paul (1581-1660), Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171, Le Seuil, 1960.

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    Léon Augustin Lhermitte (1844-1925), La Moisson
    (Source)

  • Méditation - Tout tordus...

    « Bien souvent Dieu fait voir la grandeur de sa clémence et miséricorde, en se servant d'intentions qui d'elles-mêmes ne sont nullement bonnes, pour faire de grands serviteurs de sa divine Majesté : le divin Artisan se plaît à faire de beaux édifices avec des bois fort tordus et qui n'ont nulle apparence d'être propres à aucune chose du monde. Et tout ainsi qu'une personne qui ne sait que c'est de la menuiserie, voyant quelque bois tout tordu en la boutique d'un menuisier, s'étonnerait d'entendre dire que l'on puisse faire de celui-ci quelque beau chef d'œuvre (car, dirait-il, si cela est comme vous dites, combien de fois faudra-t-il passer le rabot par-dessus, avant que d'en pouvoir faire un bel ouvrage), ainsi la divine Providence fait pour l'ordinaire de beaux chefs-d'œuvre avec des bois tordus... »

    St François de Sales (1567-1622), Entretiens spirituels (Entretien XVII), Blaise, Paris, 1821.

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  • Méditation - les petites fleurs de l'Amour

    « Ne vous appliquez pas à la charité fraternelle et à l'humilité ; appliquez-vous à être un vase où Dieu vient demeurer : alors la charité fraternelle et l'humilité seront les seules attitudes possibles, que vous prendrez spontanément. Et quand vous y auriez manqué, fût-ce dix fois le jour, ressaisissez-vous tout de suite en JÉSUS, sans violence ni impatience contre vous-même. »

    Charles Journet (1891-1975), Comme une flèche de feu, lettres, Le Centurion, Paris, 1981.

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