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  • Nativité de la Sainte Vierge

    « Lorsque le moment fut venu pour la nature humaine de rencontrer la nature divine et de lui être unie si intimement que les deux ne formeraient qu'une seule personne, chacune d'entre elles devait nécessairement être déjà manifestée dans son intégrité. Dieu, pour sa part, s'était révélé de la manière qui convenait à Dieu ; et la Vierge est seule à mettre la nature humaine en lumière... Il semble bien que si Dieu s'est mêlé à la nature humaine non pas dès son origine mais à la fin des temps (Ga 4,4), c'est parce que, avant ce moment, cette nature n'était pas encore pleinement née, tandis que maintenant, en Marie, elle apparaît pour la première fois dans son intégrité... C'est tout cela que nous sommes venus célébrer avec éclat aujourd'hui. Le jour de la naissance de la Vierge est aussi celui de la naissance du monde entier, car ce jour a vu naître le premier être pleinement humain. Maintenant, la terre a vraiment donné son fruit (Ps 66,7), cette terre qui de tout temps n'avait produit, avec des ronces et des épines, que la corruption du péché (Gn 3,18). Maintenant le ciel sait qu'il n'a pas été bâti en vain, puisque l'humanité, pour laquelle il fut construit, voit le jour... C'est pourquoi la création tout entière fait monter vers la Vierge une louange sans fin, toute langue chante sa gloire d'une voix unanime, tous les hommes et tous les chœurs des anges ne cessent de créer des hymnes à la Mère de Dieu. »

    Nicolas Cabasilas (v.1320-1363), Homélie pour la Nativité de la Mère de Dieu (16-18), Patrologia Orientalis PO 93 T. 19, Homélies mariales byzantines, M. Jugie (ed.), Brepols, 1926.

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    Bartolomé Esteban Murillo, La Nativité de la Vierge
    Musée du Louvre, Paris.

    (Crédit photo)

  • Dimanche 8 septembre 2019

    13ème Dimanche après la Pentecôte
     
    A Laudes et aux Messes lues : Nativité de la Bse Vierge Marie
     
    (23ème dimanche du Temps Ordinaire)
     
    N.B. : la liturgie de ce dimanche a préséance sur celle de la mémoire de la Nativité de la Vierge Marie

  • Angelus du 15 août 2019

    En cette solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, le Pape François a évoqué la Reine des cieux « comme une mère qui nous attend pour l’éternité ». Avant de réciter l’Angélus, il a enjoint les fidèles à chercher « les grandes choses de la vie », pour ne pas se perdre derrière « mesquineries et futilités ».

    Compte rendu à lire sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Méditation - Assomption

    « Voici venu le jour de joie
    Eblouissant de sa lumière ;
    Voici que la Reine des vierges
    Gravit le céleste chemin.
    Voici qu'autour d'elle s'avance
    La claire légion des anges
    Et derrière elle, célébrée,
    La cohorte des vierges saintes.
    A tous il est bon de croire ;
    Brillant du céleste diadème,
    Voici qu'Il court à sa rencontre ;
    Le Christ, le Christ naquit d'elle !
    Bien plus que la gloire des anges,
    Ce rameau pur et sans péché,
    Au trône du Père avec Lui,
    En fameux gage il le rapporte.
    La cité du règne céleste
    Et sa plénière dignité
    Honorent du Prince la Mère,
    De leurs vœux et de leur honneur.
    Avec eux chantons l'allégresse
    Dans le triomphe de ce jour,
    Et dans sa joie, célébrons Dieu,
    Louons Dieu et Le supplions.
    Accomplissons de cette fête
    Les éclatants enseignements ;
    Va, mon âme, implore et supplie,
    Vous, mes lèvres, chantons la joie. »

    St Odilon de Mercoeur (961-1049), cinquième abbé de Cluny : Adest dies laetitiae.
    (Il fut le promoteur de la « Paix de Dieu » et de la fête des défunts, le 2 novembre)

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  • Angelus de ce dimanche 21 juillet 2019

    Lors de l’Angélus de ce dimanche 21 juillet, 16e dimanche du temps ordinaire, le Pape François est revenu sur l’épisode évangélique du jour, tiré du 10e chapitre de saint Luc, qui raconte la visite de Jésus à Marthe et Marie. Cet extrait montre que le Seigneur n’attend pas de nous un zèle volontariste, mais plutôt une sereine disponibilité à Sa Parole.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Méditation - La Bse Vierge Marie Reine

    « La petite et simple jeune fille de Nazareth est devenue la Reine du monde ! C'est une des merveilles qui révèlent le Cœur de Dieu. Naturellement, la royauté de Marie est totalement relative à celle du Christ : Il est le Seigneur que le Père, après l'humiliation de la mort sur la croix, a exalté au-dessus de toute créature dans les cieux, sur la terre et sous la terre (cf. Ph 2, 9-11). Pour un dessein de grâce, la Mère Immaculée a été pleinement associée au mystère du Fils : à son Incarnation ; à sa vie terrestre, tout d'abord cachée à Nazareth puis manifestée dans le ministère messianique ; à sa Passion et à sa Mort ; et enfin à la gloire de la Résurrection et de l'Ascension dans le Ciel. La Mère a partagé avec son Fils non seulement les aspects humains de ce mystère mais aussi, par l'œuvre de l'Esprit Saint en elle, l'intention profonde, la volonté divine, si bien que toute son existence, pauvre et humble, a été élevée, transformée, glorifiée en passant à travers la ‘porte étroite' qui est Jésus lui-même (cf. Lc 13, 24). Oui, Marie est la première à être passée à travers la ‘voie' ouverte par le Christ pour entrer dans le Règne de Dieu, une voie accessible aux humbles, à tous ceux qui se fient à la Parole de Dieu et s'engagent à la mettre en pratique.

    Dans l'histoire des villes et des peuples évangélisés par le message chrétien, les témoignages de vénération publique sont très nombreux, dans certains cas liés à la royauté de la Vierge Marie. Mais aujourd'hui, nous voulons surtout renouveler, comme enfants de l’Église, notre dévotion à celle que Jésus nous a laissée comme Mère et Reine. Confions à son intercession la prière quotidienne pour la paix, particulièrement là où sévit l'absurde logique de la violence ; afin que tous les hommes se persuadent que nous devons, dans ce monde, nous aider les uns les autres comme des frères pour construire la civilisation de l'amour. Maria, Regina pacis, ora pro nobis ! »

    Benoît XVI, Castel Gandolfo, Angélus du dimanche 22 août 2010 - © Copyright - Libreria Editrice Vaticana.

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    Botticelli, La Madone du Magnificat (détail)
    Galerie des Offices, Florence

    (Crédit photo)

  • Mois de Mai : le mois de la Vierge Marie

    Différentes versions d'un Mois de Marie vous sont proposées sur notre site, ici.

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  • Méditation - Je vous salue, Marie

    « Aimons à dire l'Ave Maria avec les Saints qui ont eu une si grande dévotion à la Sainte Vierge. Pourquoi ne pas leur demander de nous aider ? Disons-leur : Faites donc passer dans mon âme quelques-uns des sentiments que vous aviez alors. Adressons-nous à Saint Bernard, au Bienheureux Grignion de Montfort... Demandons à notre Ange gardien ou à l'Archange Gabriel de le dire avec nous ; avec quel respect ne la saluait-il pas au jour de l'Annonciation, avec quelle affection, quelle admiration, quelle confiance que le monde serait sauvé grâce à elle ! Disons-le avec Saint Joseph. Imaginons un peu ce qu'il y avait de délicatesse, d'affectueux respect et aussi de félicité en ce grand et bon Saint Joseph quand il prononçait ce nom béni.
    Disons-en le début avec Jésus, mais il faudrait une autre langue, nous bégayons... C'est tout un monde que cette intimité de Marie et de Jésus !... »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], Conseils aux âmes d'oraison 1ère série, Paris, Lethielleux, 1931.

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  • 11 février 1858, première apparition de Notre-Dame à Lourdes

    Le récit de l'apparition par Bernadette

    Ce jour-là, il fait bien froid. Vers 11 heures, Bernadette Soubirous, sa sœur Marie-Antoinette et une amie, Jeanne Abadie, se dirigent vers les bords du Gave du côté de la grotte de Massabielle pour chercher du bois. Pendant que Toinette et Jeanne s'éloignent de Bernadette, celle-ci avant de passer l'eau glaciale du canal se met à genoux pour réciter l'Angélus qu'on vient de sonner. C’est alors qu’a lieu la première apparition, comme la raconte Bernadette :

    « J'avais commencé à ôter mon premier bas, quand tout à coup j'entendis une grande rumeur pareille à un bruit d'orage. Je regardai à droite, à gauche, sur les arbres de la rivière. Rien ne bougeait ; je crus m'être trompée. Je continuai à me déchausser, lorsqu'une nouvelle rumeur, semblable à la première, se fit encore entendre. Oh! alors, j'eus peur et me dressai. Je n'avais plus de parole et ne savais que penser, quand, tournant la tête du côté de la grotte, je vis à une des ouvertures du rocher un buisson, un seul, remuer, comme s'il avait fait grand vent. Presque en même temps il sortit de l'intérieur de la grotte un nuage couleur d'or, et peu après une Dame jeune et belle, belle surtout, comme je n'en avais jamais vu, vint se placer à l'entrée de l'ouverture au-dessus du buisson. Aussitôt elle me regarda, me sourit et me fit signe d'avancer, comme si elle avait été ma mère. La peur m'avait passé, mais il me semblait que je ne savais plus où j'étais. Je me frottais les yeux, je les fermais, je les ouvrais, mais la Dame était toujours là, continuant à me sourire et me faisant comprendre que je ne me trompais pas. Sans me rendre compte de ce que je faisais, je pris mon chapelet dans ma poche et me mis à genoux. La Dame m'approuva par un signe de tête et amena elle-même dans ses doigts un chapelet qu'elle, tenait à son bras droit. Lorsque je voulus commencer le chapelet et porter ma main au front, mon bras demeura comme paralysé, et ce n'est qu'après que la Dame se fut signée que je pus faire comme elle. La Dame me laissa prier toute seule ; elle faisait bien passer entre ses doigts les grains de son chapelet, mais elle ne parlait pas ; et ce n'est qu'à la fin de chaque dizaine qu'elle disait avec moi : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Quand j'eus fini de réciter mon chapelet, la Dame me fit signe d'approcher. Mais je n'ai pas osé. Alors elle rentra à l'intérieur de la roche et le nuage disparut avec elle. »

    « La Dame avait l'air d'une jeune fille de seize à dix-sept ans, aux yeux bleus. Elle était vêtue d'une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle portait sur sa tête un voile blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux, retombant ensuite en arrière jusqu'au dessous de la taille. Ses pieds étaient nus, mais couverts par les derniers plis de la robe sauf à la pointe où brillait sur chacun d'eux une rose jaune, épanouie. Les grains de son chapelet étaient blancs et la chaîne d'or brillante comme les deux roses des pieds. Je n'en ai jamais vu de semblable, ça brillait comme de l'or et bien plus encore. »

    Source : J.M., Agence Fides, 2 mai 2007.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Totale confiance

    « Retenons bien l'exemple de la foi de Marie. Nous aimerions peut-être, dans notre obéissance de foi, mesurer, réserver, compter, alors que Dieu demande tout. Nous aimerions amener Dieu à suivre notre cheminement, notre manière de donner, alors qu'il attend notre disponibilité absolue. Quand Marie dit « oui » à l'Annonciation, elle ne prévoit pas qu'au détour de la route, Dieu lui demandera de donner ce qu'elle n'a pas prévu, de livrer sa vie sur un plan auquel elle n'a pas pensé. Mais comme elle adhère de tout son être à Dieu, elle peut vraiment donner toute sa substance, en un mot, se livrer.
    [...]
    La foi de Marie ne fut pas une foi facile ; elle porte loin ! Cela peut nous faire trembler quelquefois, parce que nous aimerions presque dire à Dieu : « Oh ! je voudrais bien aller jusque là, mais pas plus loin ; je veux bien donner ça, mais pas autre chose ! » Alors que c'est cela qu'il attend de nous et qu'il demande ; oh ! discrètement, car on peut toujours refuser, tant il est vrai que nous avons à apprendre comme Marie, dans l'obéissance de notre foi, à nous laisser guider par la main de Dieu lui-même.
    [...]
    Vivre intensément chaque moment, c'est une part de vie, c'est notre vie dans la vie divine. C'est ce qui nous est demandé maintenant ; par notre adhésion totale à cet instant même, nous disons « oui » à Dieu, et nous n'avons rien de mieux à faire. Puiser dans cette grâce de l'instant présent, c'est puiser à la source de la vie, et offrir à Dieu un espace de liberté pour qu'il puisse « s'incarner » en nous. Que Marie nous apprenne à ne penser ni avant, ni après, maintenant, cela suffit ! »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La puissance de la prière (chap. IV : Marie méditait dans son cœur, 4, b), Abbaye Ste-Scholastique, Dourgne, 1978.

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  • Intention de prière du pape pour le mois de janvier

    Les jeunes à l’école de Marie :
    « Pour les jeunes, en particulier ceux d’Amérique Latine (1), afin qu’à l’exemple de Marie ils répondent à l’appel du Seigneur pour communiquer au monde la Joie de l’Évangile. »

    (1) : Les JMJ 2019 auront lieu à Panama du 22 au 27 janvier prochains.

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • 16h00, place d'Espagne à Rome : Prière à la Vierge Marie avec le Pape François

     
    Retransmission en direct sur KTO

  • Méditation - Allons donc à Marie !

    « Allons donc à Marie, puisqu'elle est notre Mère, la nôtre à chacun. Allons à elle, puisqu'elle est l'universelle médiatrice entre Dieu et nous. Ah ! si nous savions nous faire bien petits ! Si nous savions tourner nos regards et nos cœurs vers celle qui nous aime tant. Que de belles vertus, que de bons conseils cette humble Vierge, cette tendre Mère, cette noble Reine nous apprendrait sur les avantages de l'humilité, les exigences de la charité, la sagesse de l'obéissance, les douceurs de l'abandon à Dieu, les joies de la confiance.
    Si la jeune fille savait se blottir auprès d'elle pour abriter sa pureté, le coupable se jeter dans ses bras pour chercher un refuge et échapper aux châtiments, si le malade lui apportait ses plaies à panser, l'enfant son innocence à protéger, l'indigent sa misère à secourir, l'affligé ses douleurs à consoler, le vieillard et l'orphelin leurs cœurs à réchauffer, leurs larmes à sécher, la vie serait moins triste parce que plus profondément chrétienne.
    Essayons donc de nous faire petits, tout petits auprès de Marie notre Mère, quand on souffre, quand on pleure, quand on est seul et bien triste, ce n’est pas vraiment difficile de se faire tout petit, on a tant besoin de secours, on a tant besoin de sentir une maman auprès de soi ! Et qui donc ne souffre pas ? Qui donc ne pleure pas ? Qui donc ne tremble pas quelquefois sur la terre ? Qui donc n’a pas besoin de se faire consoler, de se faire pardonner, de se faire aimer, de se faire guérir ?
    Oh ! oui, apprenons à nous faire bien petits et à ne rien faire sans le conseil, sans le secours, sans l'inspiration et le consentement de notre Reine chérie ! Qu'elle soit toute notre confiance et toute notre espérance en Dieu.
    Elle est Mère, et comme Mère, elle est d'autant plus empressée à voler au secours de son enfant, qu'il implore son aide avec plus de confiance et plus d'amour.
    Si des grâces temporelles nous sont nécessaires, elle nous les obtiendra, à la seule condition cependant qu'elles se rattachent à la vie surnaturelle, c'est-à-dire à la gloire de Dieu et au salut des âmes. Ne demandons pas des choses qui ne peuvent ni glorifier Dieu, ni être salutaires à notre prochain, ni nous mener au ciel.
    La belle mission de Marie est d'amener à Jésus tous ceux qui vont à elle. »

    Marthe Robin (3 février 1930), in Henri-Marie Manteau-Bonamy, Marthe Robin sous la conduite de Marie 1925-1932. Extraits de son journal, Coll. Grands Auteurs Spirituels, Éditions Saint-Paul, 1995.

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  • Méditation - La dévotion mariale

    « Marie est votre Mère. Faites toutes vos actions par sa grâce, dans son aimable compagnie et sous sa douce influence. Pensez-y au commencement et renoncez à vos manières de voir et de vouloir pour adopter les siennes. Essayez. Persévérez. Priez Marie de vous donner Jésus et de vous donner à Jésus.
    [...]
    Il y a tout à gagner à développer sa dévotion envers Marie. Quel beau modèle et quelle bonne Mère ! Elle ne tient à rien en ce monde. Elle est toute transformé en Jésus et par Jésus qui lui communique ses vertus et sa vie.
    Et cette vie est une vie toute cachée en Dieu. Elle ne voit que Lui, ne veut que Lui. Son âme l'aspire et le respire à chaque instant. Elle ne fait au fond qu'un avec Lui. Qui adhaeret Domino, unus spiritus est (Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un esprit avec Lui. I Cor VI, 17). Dieu vit en elle. Elle vit en Lui. Tout cela est vrai. Tout cela est caché. »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], La vie cachée en Dieu, Coll. "La vigne du Carmel", Ed. du Seuil, 1947.

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  • Samedi 8 septembre 2018

    Nativité de la Sainte Vierge

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    Jean-Jacques Sorg (1743-1821), Nativité de la Vierge
    Eglise Saint-Etienne, Rosheim (Bas-Rhin)

    (Crédit photo)

  • Méditation - Bienheureuse Vierge Marie Reine

    « Huit jours après la solennité de l'Assomption de Marie au ciel, la liturgie nous invite à vénérer la bienheureuse Vierge Marie sous le titre de « Reine ». Nous contemplons la Mère du Christ couronnée par son Fils, c'est-à-dire associée à sa royauté universelle, comme la représentent de nombreuses mosaïques et peintures. [...]

    La petite et simple jeune fille de Nazareth est devenue la Reine du monde ! C'est une des merveilles qui révèlent le cœur de Dieu. Naturellement, la royauté de Marie est totalement relative à celle du Christ : Il est le Seigneur que le Père, après l'humiliation de la mort sur la croix, a exalté au-dessus de toute créature dans les cieux, sur la terre et sous la terre (cf. Ph 2, 9-11). Par un dessein de grâce, la Mère Immaculée a été pleinement associée au mystère de son Fils : à son Incarnation ; à sa vie terrestre, tout d'abord cachée à Nazareth puis manifestée dans le ministère messianique ; à sa Passion et à sa Mort ; et enfin à la gloire de la Résurrection et à l'Ascension au Ciel. La Mère a partagé avec son Fils non seulement les aspects humains de ce mystère, mais aussi, par l'œuvre de l'Esprit Saint en elle, l'intention profonde, la volonté divine, si bien que toute son existence, pauvre et humble, a été élevée, transformée, glorifiée en passant à travers la “porte étroite” qui est Jésus lui-même (cf. Lc 13, 24). Oui, Marie est la première à être passée à travers la « voie » ouverte par le Christ pour entrer dans le Royaume de Dieu, une voie accessible aux humbles, à tous ceux qui se fient à la Parole de Dieu et s'engagent à la mettre en pratique.

    Dans l'histoire des villes et des peuples évangélisés par le message chrétien, les témoignages de vénération publique sont très nombreux, dans certains cas liés à la royauté de la Vierge Marie. Mais aujourd'hui, nous voulons surtout renouveler, comme fils de l'Église, notre dévotion à celle que Jésus nous a laissée comme Mère et Reine. Confions à son intercession la prière quotidienne pour la paix, en particulier là où sévit la logique absurde de la violence, afin que tous les hommes se persuadent que nous devons, dans ce monde, nous aider les uns les autres comme des frères pour construire la civilisation de l'amour. Maria, Regina pacis, ora pro nobis ! »

    Benoît XVI, Extrait de l'Angélus du dimanche 22 août 2010, à Castel Gandolfo.

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  • Méditation - Le Cœur Immaculé de Marie, temple de l'Espeit Saint

    « Dans le Nouveau Testament, nous voyons que la foi de Marie "attire", pour ainsi dire, le don de l'Esprit Saint. Avant tout dans la conception du Fils de Dieu, mystère que l'archange Gabriel lui-même explique ainsi : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre" (Lc 1, 35). [...]
    Le cœur de Marie, en parfaite harmonie avec le Fils divin, est le temple de l'Esprit de vérité, où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l'espérance et dans la charité (cf. Lc 2, 19.51).

    Nous pouvons ainsi être certains que le très saint cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a toujours trouvé dans le cœur immaculé de la Mère un "foyer" toujours ardent de prière et d'attention constante à la voix de l'Esprit. Ce qui eut lieu lors des Noces de Cana témoigne de cette harmonie particulière entre Mère et Fils pour rechercher la volonté de Dieu. Dans une situation chargée de symboles de l'alliance, tel que le banquet nuptial, la Vierge Marie intercède et provoque, pour ainsi dire, un signe de grâce surabondante : le "bon vin", qui renvoie au mystère du Sang du Christ. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la croix avec les autres femmes et avec l'apôtre Jean. La Mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel Il commence à diffuser l'Esprit ; et ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous (cf. Jn 19, 25-34). Marie savait d'où venait ce sang : il s'était formé en elle par l'opération de l'Esprit Saint, et elle savait que cette même "puissance" créatrice aurait ressuscité Jésus, comme Il l'avait promis.

    Ainsi, la foi de Marie soutint celle des disciples jusqu'à la rencontre avec le Seigneur ressuscité, et continua à les accompagner également après son Ascension au ciel, dans l'attente du "baptême dans l'Esprit Saint" (cf. Ac 1, 5). Lors de la Pentecôte, la Vierge Mère apparaît à nouveau comme Épouse de l'Esprit, pour une maternité universelle envers tous ceux qui sont engendrés par Dieu pour la foi dans le Christ. Voilà pourquoi Marie est, pour toutes les générations, l'image et le modèle de l’Église qui, avec l'Esprit, avance dans le temps en invoquant le retour glorieux du Christ : "Viens, Seigneur Jésus" (cf. Ap 22, 17.20). »

    Benoît XVI, Extrait du Discours du samedi 30 mai 2009 (Veillée mariale au Vatican).

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  • Mercredi 22 août 2018

    Cœur Immaculé de la Bse Vierge Marie

    La fête du Cœur Immaculé de la Bse Vierge Marie avait été inscrite dans le calendrier liturgique universel en 1942 par Pie XII, et fixée au 22 août, jour octave de l'Assomption. En 1954, il instituait une autre fête dédiée à la Sainte Vierge, la fête de Marie Reine, afin que chaque année « on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie ». Cette fête fut fixée au 31 mai.
    Lors des réformes liturgiques de Paul VI en 1969, la fête du Cœur Immaculé de Marie fut transférée du 22 août au samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, soit le lendemain de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, tandis que la fête de Marie-Reine vint prendre sa place, passant du 31 mai au 22 août.

    La Vierge Marie, Reine

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    Gentile da Fabriano (v.1370-1427), Le Couronnement de la Vierge
    J. Paul Getty Museum, Los Angeles

    (Crédit photo)

  • Méditation - Assomption au « ciel »

    « Je voudrais m’arrêter sur un aspect de l’affirmation dogmatique, là où l’on parle d’assomption à la gloire céleste. Aujourd’hui, nous sommes tous bien conscients qu’à travers le terme « ciel », nous ne nous référons pas à un lieu quelconque de l’univers, à une étoile ou à quelque chose de semblable : non. Nous nous référons à quelque chose de beaucoup plus grand et difficile à définir avec nos concepts humains limités. Par ce terme « ciel », nous voulons affirmer que Dieu, le Dieu qui s’est fait proche de nous, ne nous abandonne pas même dans la mort et au-delà de celle-ci, mais qu’il a une place pour nous et qu’il nous donne l’éternité ; nous voulons affirmer qu’en Dieu, il y a une place pour nous. Pour comprendre un peu mieux cette réalité, considérons notre vie elle-même : nous faisons tous l’expérience qu’une personne, lorsqu’elle est morte, continue à subsister d’une certaine manière dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui l’ont connue et aimée. Nous pourrions dire qu’en eux continue à vivre une partie de cette personne, mais elle est comme une « ombre » car cette survie dans le cœur des personnes qui lui sont proches est elle aussi destinée à finir. Dieu, en revanche, ne passe jamais et nous existons tous en vertu de son amour. Nous existons parce qu’il nous aime, parce qu’il a pensé à nous et nous a appelés à la vie. Nous existons dans les pensées et dans l’amour de Dieu. Nous existons dans toute notre réalité, pas seulement dans notre « ombre ». Notre sérénité, notre espérance, notre paix se fondent précisément sur cela : en Dieu, dans sa pensée et dans son amour, ne survit pas seulement une « ombre » de nous-mêmes, mais en Lui, dans son amour créateur, nous sommes gardés et introduits avec toute notre vie, avec tout notre être dans l’éternité.

    C’est son Amour qui vainc la mort et nous donne l’éternité, et c’est cet amour que nous appelons « ciel » : Dieu est si grand qu’il a une place également pour nous. Et l’homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l’être-homme et l’être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l’un dans l’autre. Cela veut dire que de chacun de nous ne continuera pas à exister seulement une partie qui nous est, pour ainsi dire, arrachée, alors que d’autres parties se perdent ; cela veut plutôt dire que Dieu connaît et aime tout l’homme, ce que nous sommes. Et Dieu accueille dans son éternité ce qui, à présent, dans notre vie, faite de souffrance et d’amour, d’espérance, de joie et de tristesse, croît et devient. Tout l’homme, toute sa vie est prise par Dieu et, purifiée en Lui, elle reçoit l’éternité. Chers amis ! Je pense qu’il s’agit d’une vérité qui doit nous remplir d’une joie profonde. Le christianisme n’annonce pas seulement un quelconque salut de l’âme dans un au-delà imprécis, dans lequel tout ce qui, en ce monde, a été précieux et cher pour nous serait effacé, mais il promet la vie éternelle, « la vie du monde à venir » : rien de ce qui est précieux et cher pour nous ne sera perdu, mais trouvera sa plénitude en Dieu. Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit un jour Jésus (cf. Mt 10, 30). Le monde définitif sera également l’accomplissement de cette terre, comme l’affirme saint Paul : la création sera elle-même « libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21). On comprend alors que le christianisme donne une profonde espérance en un avenir lumineux et ouvre la voie à la réalisation de cet avenir. Nous sommes appelés, précisément en tant que chrétiens, à édifier ce monde nouveau, à travailler afin qu’il devienne un jour « le monde de Dieu », un monde qui dépassera tout ce que nous pourrons construire nous mêmes. En Marie élevée au ciel, participant pleinement à la Résurrection du Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon le « monde de Dieu ».

    Prions le Seigneur afin qu’il nous fasse comprendre combien toute notre vie est précieuse à ses yeux ; qu’il renforce notre foi dans la vie éternelle ; qu’il fasse de nous des hommes d’espérance, qui œuvrent pour construire un monde ouvert à Dieu, des hommes pleins de joie, qui savent apercevoir la beauté du monde à venir au milieu des difficultés de la vie quotidienne et qui vivent, croient et espèrent dans cette certitude.

    Amen ! »

    Benoît XVI, extrait de l'homélie de la Messe de l'Assomption du 15 août 2010.

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    Ludwig von Löfftz (1845-1910), Assomption de Marie (1888)
    (Crédit photo)