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  • Méditation - « Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. » (Mt 7,7 ; Lc 11,9)

    « Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation. »

    Guigues II le Chartreux (1114-1193), Lettre sur la vie contemplative (l’Échelle des moines). Douze méditations, Le Cerf, Sources chrétiennes n°163.

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  • Méditation - Sérénité

    « La joie dans la vie est comme l'huile dans la lampe.
    Quand l'huile commence à manquer, la mèche se consume, répandant une noire vapeur et laissant apercevoir une lueur rougeâtre qui n'éclaire pas.
    La vie, elle aussi, sans un peu de joie, s'use sans profit répandant autour d'elle l'affaissement et la tristesse.
    Si, chaque matin, par une prière simple et résignée, - par ce petit quart d'heure de méditation qui ne paraît difficile que lorsqu'on ne le fait pas – nous ouvrions notre cœur à Dieu, comme on ouvre sa fenêtre au soleil et à l'air, Dieu y mettrait, pour la journée, cette joie douce et calme qui élève l'âme, l'empêche du moins de sentir le poids de la douleur et lui fait éprouver le besoin de s'épancher en bonté.
    On n'est jamais aussi bon que lorsqu'on a le cœur joyeux.

    Mais la joie n'est pas le rire ; ce n'est pas les bons mots, les reparties… c'est la sérénité habituelle.
    Ce mot dit beaucoup et dit bien.
    L'atmosphère sereine laisse toujours voir le ciel ; elle est plus légère et semble soulever de terre les corps qu'elle remplit ;
    Le ciel serein est toujours pur… Des nuages peuvent passer sur son azur mais ils ne le salissent pas.
    Ainsi du cœur qui s'est ouvert le matin à la joie de Dieu. »

    [Abbé Sylvain (1826-1914)], Paillettes d'Or, Première série (LVII), in Recueil des années 1868-69-70, Avignon, Aubanel Frères, 1880.

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  • Méditation - confiance, confiance, confiance... (suite)

    « Pour que notre attention soit toujours fixée sur Christ et pour que notre ardeur ne tiédisse à aucun moment, invoquons-Le en tout temps ! Qu'Il soit l'objet de nos méditations ! Il ne nous est demandé aucune forme particulière de prière. Pour L'invoquer : point n'est besoin d'un lieu spécial, ni de grandes vociférations. Il n'est absent d'aucun endroit. Il est impossible qu'Il ne soit pas en nous. Pour ceux qui Le cherchent, Il est en eux, plus intimement que leur propre cœur.
    Ainsi, nous croyons fermement que nos prières seront exaucées. Nous ne devons pas en douter malgré notre péché. Soyons pleins de courage, car Celui que nous invoquons est bon pour les ingrats et les méchants (Lc 6, 35). Bien loin de Lui d'oublier les supplications de Ses serviteurs qui L'ont offensé, avant même que nous Le priions, et alors que nous ne faisions aucun cas de Lui, Il est descendu sur terre en personne ; Il nous a, le premier, appelés en nous disant : Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Mt 9, 13).
    Comment Celui qui a cherché ceux qui ne Le désiraient pas traiterait-Il ceux qui font appel à Lui ? S'Il nous a aimés quand nous Le haïssions, comment nous rejetterait-Il, si nous L'aimons ?... »

    St Nicolas Cabasilas (XIVe siècle), La vie en Christ (Livre VI, 12), Trad. Daniel Coffigny, Éditions du Cerf, Paris, 1993.

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  • Méditation - La prière est toujours possible

    « Est-ce que l'enfant peut prier ? Mais oui, il le peut. Comment exprimera-t-il sa prière ? Comme un enfant, par un baiser au tabernacle, par un sourire peut-être, par une parole dont nous comprendrons à peine le sens, mais qu'importe ? Il exprime sa prière comme il peut ; mais puisqu'il a la foi, et qu'on lui a dit que Jésus est dans le tabernacle ou en lui, il va pouvoir exercer cette foi, d'une façon non pas explicitée à la manière d'un adulte, mais cependant réelle.

    Le contact est établi avec Dieu et, par conséquent, l'enrichissement de ce contact sera réalisé en lui. Un peu plus tard, il le prendra avec des images, puis avec une pensée ; mais ce contact, quelle que soit sa forme extérieure, sera à la mesure de sa foi.

    Et nous, dans notre prière, nous veillerons bien à prendre contact ainsi, à mettre notre foi en éveil. Notre exercice de prière sera une prière vocale peut-être, mais à la condition qu'elle soit animée intérieurement par la foi, par cet acte de la foi qui est en nous. Elle sera animée peut-être par une méditation ou par le silence.

    Trop souvent on croit que, pour que la prière soit fervente, efficace, pénétrante, il faut qu'elle soit chargée d'une activité extérieure ou intellectuelle très grande : il n'en est rien. Même dans l'état de fatigue où je n'ai plus la disposition de mes facultés, où je ne puis plus penser, état qui me laissera moi-même insensible, pourvu que cette vertu de foi qui est en moi cherche Dieu, dise sa foi et son amour à Dieu, ma prière sera efficace.

    La prière est toujours possible, justement parce que l'âme peut toujours faire cet acte intérieur de foi. »

    Bx Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), Au souffle de l'Esprit. Prière et action, Éditions du Carmel, Venasque, 1990.

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  • Méditation - 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Dévotion au Cœur de Jésus enfant

    « Quand nous pensons à Jésus-Christ, si nous voulons tirer un grand profit de nos méditations, il est sage de les pousser jusqu'au plus intime de son Cœur adorable, source de toute sa conduite. Toujours il nous jettera dans une profonde admiration et nous remplira d'amour et de reconnaissance en nous inspirant le désir de l'imiter dans la mesure de nos forces. L'imitation ne sera pas facile, si nous contemplons Jésus dans les grandes œuvres de sa vie où il fait éclater sa toute-puissance divine. Comment nous élever à la sublimité des sentiments qui l'animaient au moment de sa passion et même durant son ministère évangélique ? Mais la difficulté diminue si nous contemplons le cœur de Jésus pendant les années de son enfance et de sa jeunesse. Alors il ne faisait rien d'extérieur qui puisse effrayer notre courage. Son action était purement intérieure. Il adorait son Père, il le priait, il l'aimait d'un amour filial. Sans doute, en prenant un tel modèle, nous ne pouvons guère penser à la réforme de nos défauts extérieurs : nous devons nous concentrer dans le travail de réforme intérieure, qui rendra notre cœur conforme au cœur de l'enfant Jésus. Mais la réforme du cœur est-elle donc si peu de chose ? Est-ce que tout ne part pas de là ? Le Saint-Esprit n'a-t-il pas dit : « Gardez votre cœur par toutes sortes de voies ; car c'est de lui que vient la vie » (1). Et Jésus-Christ énumérant les crimes dont nous pouvons nous rendre coupables, ne les fait-il pas sortir uniquement du cœur ? (2) Par là, ne nous a-t-il pas indiqué suffisamment que la réforme du cœur doit précéder toutes les autres et qu'elle les rend ensuite très faciles ? Du reste, il y a un temps pour tout ; et après nous être exercés à la piété filiale, rien ne nous empêchera de nous livrer à d'autres exercices spirituels.

    Cette dévotion au Cœur de Jésus enfant est accessible à tout le monde. Mais elle est surtout à la portée de la jeunesse. En l'insinuant de bonne heure aux enfants, on réussira sans peine à leur conserver une simplicité, qu'ils perdent beaucoup trop vite, quand on s'occupe surtout à développer leur intelligence. »

    1. Prov. IV, 23. - 2. Matth. XV, 19.

    P. Ludovic de Besse OFM Cap (1831-1910), La Science du Pater (Première Partie, XII), Nouvelle édition, Société et Librairie S. François d'Assise, Paris - J. Duculot, Éditeur, Gembloux (Belgique), 1929.

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    "Ô Jésus Roi d'Amour, j'ai confiance en votre Miséricordieuse Bonté"
    Dessin de Mère Yvonne Aimée
    Image en vente au couvent des Augustines de Malestroit.

  • Neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur

    La fête du Sacré-Cœur sera célébrée cette année le vendredi 23 juin : la neuvaine est donc priée traditionnellement du mercredi 14 juin au jeudi 22 juin, et aujourd'hui plus communément du jeudi 15 juin au vendredi 23 juin.

    Neuvaine proposée par les Sanctuaires de Paray-le-Monial : Inscription (envoi par mail durant les 9 jours).

    Neuvaine proposée par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : textes en ligne.

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  • Méditation - Ne manquez jamais à la prière du matin

    « Ne manquez jamais à la prière du matin, autrement vous vous exposeriez à tout perdre. Quoi ! vous lasseriez-vous du bon Dieu, ou mépriseriez-vous l'honneur qu'il vous fait de s'entretenir avec vous ? Il faut que cela passe avant tout le reste, et ne songez non plus aux affaires avant votre méditation, que s'il n'y avait point d'affaires pour vous. En vérité, ce serait une belle civilité et une grande marque d'amour que, lorsque Jésus-Christ vous attend et vous appelle pour vous ouvrir son Cœur et pour savoir ce qui se passe dans le vôtre, vous l'oubliassiez pour aller vous occuper à des niaiseries ! »

    St Claude la Colombière, extraits de la Lettre 85, in "Pensées et sentiments du Serviteur de Dieu le R. Père Claude de La Colombière de la Compagnie de Jésus" par le P. Pierre-Xavier Pouplard, Paris, Haton, 1877.

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  • Méditation - « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Mt 6, 21)

    « Marcher en présence de Dieu :
    Se le rappeler à toute heure :
    Il ne nous quitte en aucun lieu :
    Le cœur du Juste est sa demeure. »

    « Plus l'esprit et le cœur seront libres, plus on aura de facilité à se tenir en la présence de Dieu ; parce que Dieu est toujours la première chose qui se présente à l'un et à 1'autre, lorsqu'ils sont vides de toute autre chose.
    Les moyens particuliers sont d'avoir habituellement sous les yeux des objets pieux, qui rappellent à Dieu, tels que le Crucifix, des images ou des tableaux de dévotion, des sentences prises de l’Écriture ou des Pères. L'esprit se prend par les sens, et rien n'est plus capable de fixer l'imagination, ou de la ramener. De faire souvent le signe de la croix, selon l'usage des premiers Chrétiens, qui, au rapport de Tertullien, commençaient par là toutes leurs actions, même les plus indifférentes ; de savoir par cœur un certain nombre d'aspirations tirées des Psaumes, ou d'autres endroits des Livres saints, et d'en faire usage dans le cours de la journée. Pour peu qu'on s'y astreigne dans les commencements, l'habitude en deviendra douce et facile, soit qu'on soit seul ou en compagnie. Si l'on fait chaque jour la méditation, l'on peut se nourrir le long du jour de la pensée ou de l'affection dont on aura été plus vivement touché. On peut aussi s'imprimer fortement dans l'esprit quelque grande vérité, quelque sentence, ou se proposer de la ruminer pendant quelque temps, jusqu'à ce qu'on en soit bien pénétré, et passer ensuite à une autre. Chacun peut imaginer, à cet égard, différentes pratiques, les suivre et les changer selon son goût et le profit qu'il en retire.
    Mais le grand moyen d'acquérir la présence continuelle de Dieu, est de s'occuper beaucoup de Jésus-Christ et de ses mystères, surtout de celui de sa passion. Les diverses représentations de ses souffrances frappent vivement l'imagination ; l'esprit y trouve une matière inépuisable de solides et saintes réflexions ; le cœur en est touché, attendri, excité à tous les sentiments qui nourrissent la dévotion. »

    Abbé Jean-Nicolas Grou s.j. (1731-1803), Maximes de la vie spirituelle, avec des explications (IVe Maxime), A Paris, Chez Belin, 1789.

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    James Tissot (1836-1902), La flagellation, de face

  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Troisième méditation à Saint-Paul-hors-les-Murs

    Le Pape François a poursuivi et conclu sa série de méditations sur la miséricorde, ce jeudi en fin d’après-midi à la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, en s’arrêtant cette fois sur les œuvres de miséricorde, qu’il a présentées comme étant très liées aux « sens spirituels ». « En priant nous demandons la grâce de "sentir" et de "goûter" l’Évangile, de telle sorte qu’il nous rende sensibles à la vie », a-t-il insisté.

    C’est notamment dans le service des pauvres que se vit une expérience sensible de ce chemin de fidélité évangélique : « Dans l’Église nous avons eu et nous avons beaucoup de choses pas très bonnes, et beaucoup de péchés, mais quant au service des pauvres à travers les œuvres de miséricorde, en tant qu’Église nous avons toujours suivi l’Esprit, et nos saints l’ont fait de manière très créative et efficace. L’amour des pauvres a été le signe, la lumière qui fait que les personnes glorifient le Père. Nos gens apprécient ceci : le prêtre qui prend soin des plus pauvres, des malades, qui pardonne aux pécheurs, qui enseigne et corrige avec patience. » À l’inverse, l’argent corrompt les prêtres et leur fait perdre « la richesse de la miséricorde », a insisté le Pape.

    Plutôt que de faire quelques efforts ponctuels, il faut « laisser Dieu nous faire miséricorde dans tous les domaines de notre vie » et « être miséricordieux envers les autres dans tout notre agir. Pour nous, prêtres et évêques, qui administrons les sacrements, baptisant, confessant, célébrant l’Eucharistie… la miséricorde est la manière de changer toute la vie du peuple de Dieu en sacrement. Être miséricordieux ce n’est pas seulement une manière d’être mais la manière d’être », a insisté le Saint-Père, s’appuyant une nouvelle fois sur l’exemple de son bienheureux compatriote, le curé Brochero.

    « Par nos œuvres, notre peuple sait que nous comprenons sa souffrance » a lancé le Pape, citant le document de l’épiscopat latino-américain signé à Aparecida en 2007.

    Se disant ému par le passage de la rencontre entre Jésus et la femme adultère, le Pape a mis en évidence les espaces que le Christ laisse à cette femme pour se reconstruire. « Le Seigneur, en lui disant "ne pèche plus", non seulement lui dégage la voie, mais aussi la met en mouvement, pour qu’elle cesse d’être "objet" du regard d’autrui, pour qu’elle soit protagoniste. »

    Mettant en évidence le fait que les prêtres doivent être à la fois « signes » et « instruments » de la miséricorde de Dieu, le Pape est aussi revenu sur l’importance du sacrement de la réconciliation, faisant remarquer que les bons confesseurs doivent être toujours disponibles, et ne doivent pas faire peur aux fidèles en leur posant des questions trop indiscrètes ou impudiques.

    Il a par ailleurs rappelé la nécessité de « faire des œuvres, d’institutionnaliser, de créer une culture de la miséricorde. En nous mettant à l’œuvre, nous sentons immédiatement que c’est l’Esprit qui suscite et fait avancer ces œuvres. La joie de nous sentir des "serviteurs inutiles", que le Seigneur bénit par la fécondité de sa grâce, et que lui-même en personne fait asseoir à sa table et à qui il sert l’Eucharistie, est une confirmation que nous travaillons à ses œuvres de miséricorde. »

    « En tant que prêtres, demandons deux grâces au Bon Pasteur, celle de savoir nous laisser guider par le sensus fidei de notre peuple fidèle, et aussi par son "sens du pauvre". Ces deux sens sont en lien avec son "sensus Christi", avec l’amour et la foi que notre peuple a pour Jésus », a-t-il insisté.

    Le Pape a conclu sa méditation en appelant à prier « l’"Âme du Christ", qui est une belle prière pour demander miséricorde au Seigneur venu dans la chair ; qu’il nous fasse miséricorde avec son Corps et son Âme mêmes. Demandons-lui de nous faire miséricorde ainsi qu’à son peuple ; à son Âme nous demandons : "sanctifie-nous" ; nous supplions son Corps : "sauve-nous" ; nous demandons à son sang : "enivre-nous" ; délivre-nous de toute autre soif qui ne soit pas de Toi. Demandons à l’eau de son côté : "lave-nous", nous implorons sa passion : "réconforte-nous" ; console ton peuple, Seigneur crucifié, dans tes plaies, nous t’en supplions : "cache-nous"… Ne permets pas, Seigneur, que ton peuple soit séparé de Toi. Que rien ni personne ne nous sépare de ta miséricorde, qui nous protège contre les pièges de l’ennemi malin. Ainsi, nous pourrons chanter les miséricordes du Seigneur avec tous tes saints quand Tu nous rappelleras à Toi. »

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Seconde méditation à Sainte-Marie-Majeure

    Ce jeudi midi, le Pape François a poursuivi sa série de méditations en sur la miséricorde, en se rendant à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, où il a, comme il le fait régulièrement, déposé un bouquet au pied de l’icône de la Vierge "Salus Populi Romani".

    Pour cette deuxième méditation, après l'enseignement présenté deux heures plus tôt à Saint-Jean-de-Latran, le Pape s’est appuyé cette fois sur le péché comme un « réceptacle » de la Miséricorde, en insistant sur le fait que même si ce réceptacle est souvent percé, « Dieu ne se lasse pas de pardonner, même s’il voit que sa grâce semble ne pas parvenir à s’enraciner fortement dans la terre de notre cœur, qui est un chemin dur, encombré de mauvaises herbes et pierreux. Il revient semer sa miséricorde et son pardon. »

    Les pécheurs peuvent eux-mêmes devenir des transmetteurs de la miséricorde de Dieu. « Nous voyons que, parmi ceux qui travaillent à combattre la toxicodépendance, ceux qui se sont libérés sont généralement ceux qui comprennent mieux, qui aident et savent exiger des autres. Et le meilleur confesseur est d’ordinaire celui qui se confesse le mieux. Presque tous les grands saints ont été de grands pécheurs ou, comme la petite sainte Thérèse, ils étaient conscients que ne pas l’avoir été était une pure grâce prévenante. »

    Le Pape François s’est donc arrêté sur la capacité des différents saints à vivre leur condition de pécheur en se laissant toucher par la miséricorde de Dieu, évoquant les figures des apôtres Paul, Pierre et Jean, de François d’Assise et Ignace de Loyola, mais aussi les figures plus contemporaines du curé Brochero, en Argentine, et du cardinal Van Thuan, au Vietnam. Le Pape François a même évoqué un exemple tiré de la littérature française : « Dans le "Journal d’un curé de campagne", Bernanos nous relate la vie du curé d’un village, en s’inspirant de la vie du Saint Curé d’Ars », a rappelé le Pape, citant un paragraphe dans lequel ce prêtre en fin de vie réfléchit aux joies de son sacerdoce : « Au cours des dernières semaines….que Dieu me laissera, aussi longtemps que je pourrai garder la charge d’une paroisse, j’essaierai, comme jadis, d’agir avec prudence. Mais enfin j’aurai moins souci de l’avenir, je travaillerai pour le présent. Cette sorte de travail me semble à ma mesure… Car je n’ai de réussite qu’aux petites choses, et si souvent éprouvé par l’inquiétude, je dois reconnaître que je triomphe dans les petites joies. » « Un récipient de la miséricorde, tout petit, a un lien avec les petites joies de notre vie pastorale, là où nous pouvons recevoir et exercer la miséricorde infinie du Père dans de petits gestes », a commenté le Saint-Père.

    Enfin, puisqu’il se situait à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, le Pape s’est arrêté longuement sur la figure de Marie, « le vase simple et parfait, pour recevoir et distribuer la miséricorde ». « Marie observe avec attention, elle se tourne et s’implique entièrement avec celui qui est devant elle, comme une mère toute attentive à son petit enfant qui lui raconte quelque chose » :  Marie est ainsi un modèle d’attention que toute l’Église doit imiter : « Il nous revient de ne pas nous rendre imperméables à ces regards, de garder en nous chacun d’eux, de les conserver dans le cœur, de les sauvegarder. Seule une Église capable de sauvegarder le visage des hommes qui viennent frapper à sa porte est capable de leur parler de Dieu. Si nous ne déchiffrons pas leurs souffrances, si nous ne nous rendons pas compte de leurs besoins, nous ne pourrons rien leur offrir. »

    En conclusion, le Pape et tous les prêtres présents ont entonné un Salve Regina.

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Première méditation à Saint-Jean-de-Latran.

    Le Pape François a délivré ce jeudi matin à la Basilique Saint-Jean-de-Latran la première de ses trois méditations, dans le cadre du Jubilé des prêtres. Il doit ensuite se déplacer pour deux autres enseignements, à midi à Sainte-Marie-Majeure, et à 16h à Saint-Paul-Hors-les-Murs.

    Le Saint-Père a consacré son premier enseignement à la miséricorde en partant de la complémentarité entre la forme « féminine » de la miséricorde, « l’amour maternel viscéral, qui s’émeut face à la fragilité de son nouveau-né et l’embrasse et suppléant à tout ce qui lui manque pour qu’il puisse vivre et grandir », et sa forme « masculine », « la ferme fidélité du Père qui soutient toujours, pardonne et remet ses enfants sur le chemin ».

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Méditation - Il n'y a pas de "technique" dans la voie de l'Amour

    « Thérèse (de l'Enfant-Jésus) nous met en garde sévèrement contre cette séduction, dont nous sommes tous plus ou moins victimes, des méthodes et des techniques, qu'elles soient psychologiques ou de provenance orientale. Sur beaucoup, elles exercent un envoûtement, parce qu'on y trouve des auto-certitudes, une maîtrise et une connaissance de soi, un système apparemment logique, ainsi qu'un épanouissement humain certain. Mais tout cela est redoutable, parce que cela risque de donner le change, et de faire confondre une « perfection », acquise comme le résultat d'une technique, avec la sainteté qui est le fruit d'un Amour donné gratuitement, auquel seuls les cœurs appauvris peuvent s'offrir.

    Aussi efficaces soient-elles, aussi innocentes paraissent-elles, ces techniques finissent par court-circuiter cette attitude de petit enfant qui se reçoit pauvrement de Dieu, tel que Dieu veut l'aimer. On se forge un masque, on se crée une personnalité, on se blinde, on s'enferme dans un personnage, et [...] Dieu n'arrive plus à trouver la faille pour atteindre la vulnérabilité de notre cœur. »

    P. Daniel-Ange, Les blessures que guérit l'amour, Éditions Saint François de Sales - Pneumathèque, Paris, 1979.

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  • Méditation - L'humilité à l'école de Jésus

    « Au cours de nos méditations nous devrions toujours demander à Jésus : « Fais de moi un saint, selon ton propre Cœur, doux et humble. » « Apprenez de moi » a-t-il insisté. C'est dans l'esprit dans lequel il l'a dit lui-même que nous devons l'exprimer. Maintenant nous le connaissons mieux au travers de nos leçons et méditations d’Évangile, mais l'avons-nous compris dans son humilité ? Est-ce que son humilité nous concerne ? Nous attire-t-elle ? »

    Bse Mère Teresa (1910-1997), Jésus Celui qu'on invoque (Quatrième mois n°26), Traduit de l'anglais par Françoise Champenois-Laroche, Nouvelle Cité, Paris, 1988.

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  • Samedi 26 mars 2016

    Samedi Saint

    Méditation du Pape Benoît XVI sur le Samedi Saint
    à l'occasion de l'ostension du Suaire de Turin en mai 2010

    « Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie : "Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers" (Homélie pour le Samedi Saint, PG 43, 439). Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ "a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts" » ...

    Suite ci-dessous.

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  • Troisième méditation de Carême du Père Cantalamessa

    Voici une traduction complète de la méditation proposée ce vendredi matin, 4 mars 2016, par le prédicateur de la Maison pontificale, le Père capucin Raniero Cantalamessa, devant le Pape François et les responsables de la Curie romaine.

    Texte intégral ci-dessous.

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  • Deuxième méditation de Carême du Père Cantalamessa

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    Voici une traduction complète de la deuxième prédication de Carême du Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, qui s'est exprimé devant le Pape François et les membres de la Curie romaine, réunis ce vendredi matin, 26 février 2016, à la chapelle Redemptoris Mater.

    Suite ci-dessous.

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  • Dernière Congrégation générale du Synode, méditation de Mgr Gavicagogeascoa, Evêque de Bilbao (Espagne)

    Ce matin, en ouverture de la dernière Congrégation générale du Synode, Mgr Mario Iceta Gavicagogeascoa, Evêque de Bilbao (Espagne) a proposé une brève méditation sur l'expérience synodale :
    "Les travaux du Synode se sont révélés une expérience de grâce, de communion et de collégialité... Nous avons demandé le don de l'Esprit-Saint et voulu qu'il guide notre travail. D'entrée le Saint-Père avait affirmé que le Synode serait un terrain d'action pour l'Esprit si nous nous y engagions avec courage apostolique, humilité évangélique et prière confiante. C'est pourquoi, avant de prendre des décisions dans l'exercice de notre ministère épiscopal, souvenons-nous du choix de Matthieu pour intégrer le collège apostolique. Les apôtres ont prié le Seigneur, qui connaît le cœur de chacun, de leur montrer celui qui a été choisi. C'est notre manière de faire... Dans la prière nous demandons à Dieu de nous montrer le chemin qu'il veut, non celui que nous voudrions prendre. Nous devons accompagner les familles dans la fidélité à la vocation à laquelle elles ont été appelés... Par la prière le Seigneur nous rappelle la nécessité de l'humilité évangélique pou connaître la volonté de Dieu. Remercions le Père d'avoir caché ces choses aux sages et aux savants pour les révéler aux gens simples... Comme le dit le livre des Proverbes, l'arrogance conduit à la disgrâce, tandis que l'humilité conduit à la sagesse". Sainte Thérèse d'Avila disait que "marcher dans l'humilité signifie marcher dans la vérité. La vie de prière, l'humilité évangélique, le courage apostolique, cette Parresia dont parle saint Paul, nous font...servir les familles. Nous éclairons leur marche avec le Parole de Dieu et la Tradition vivante de l'Eglise, en soutenant et accompagnant leurs joies et leurs peines, en les aidant à vivre en plénitude l'alliance d'amour qui dissipe les ténèbres, mais aussi à surmonter la solitude et l'individualisme... Nous les aidons à engendrer de la vie et de l'espoir de l'humanité, à régénérer la vie et à retrouver l'espérance perdue, à construire l'Eglise et le monde... Invoquons l'intercession maternelle de Marie. Les mères sont celles qui transforment une maison en un foyer... En elle, nous apprenons à accueillir le don de Dieu, l'Esprit-Saint, la Personne Amour, venu nous éclairer et nous aider dans la tâche qui nous est confiée aujourd'hui."

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 24.10.15).

    Texte intégral original en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Méditation de la cinquième Congrégation synodale (6a - 10 Octobre 2015)

    En ouverture de la cinquième Congrégation synodale, la méditation de Tierce a été proposée par Mgr Ioannis Spiteris, OFM. Cap, Archevêque de Corfou, Xante et Céphalonie commentant la lecture du jour tirée du Livre de Samuel. Le prophète y accuse le roi Saül de ne pas avoir respecté la loi ordonnant de sacrifier à Dieu tout le butin de guerre. Plus encore il lui reproche de refuser de s'excuser en reversant la faute sur ses soldats, et de vouloir suppléer à sa désobéissance envers Dieu et à son manque de foi au moyen de sacrifices. Devant l'homme qui veut plaire à Dieu, Samuel propose deux voies, sans l'inviter à choisir entre le sacrifice et la miséricorde mais en lui expliquant que Dieu apprécie plus l'un que l'autre. Aux yeux de Dieu l'apparence ne compte pas, c'est le fond qui est appréciable. Obéir, être docile à Dieu vaut bien plus que l'offrande de sacrifices. C'est un point qui continue d'éclairer le cheminement de l’Église, dans le sillage des saints. La Sainteté, communion avec Dieu Amour, s'exprime dans l'engagement à vivre selon l'amour, à vivre chrétiennement, et non en se limitant à un culte extérieur et sans âme. C'est mettre en pratique le commandement de l'amour partagé" et non reproduire le mépris du publicain en se vantant comme les pharisiens. "Puissions-nous tous offrir des sacrifices en nous-mêmes et écouter l'autre qui cherche le salut dans nos bonnes œuvres."

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 12.10.15).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Quatrième Congrégation synodale : Méditation de SB Louis Raphaël Sako

    En ouverture de la quatrième Congrégation synodale, la méditation de Tierce a été proposée ce matin par SB le Patriarche chaldéen Louis Raphaël Sako, commentant l'épître de Paul aux Romains. Rappelant le désir qu'il avait de rendre visite à la communauté de Rome, le Patriarche a souligné que Paul voulait partager la foi commune qui réconforte : "Pour Paul, qui se savait envoyé par Dieu, l’Évangile était un acte de culte qui signifiait prier ensemble, être en communion avec Dieu, aimer, obéir, vivre et témoigner de la joie d'annoncer chaque jour et sans crainte l’Évangile. Il ne soumettait pas l'annonce à des opportunités humaines ou à des respects hypocrites... Comme la foi, l'amour est un engagement qui grandit jour après jour tout au long de l'existence...et si l'amour ne dépasse pas la justice, l’Évangile devient vain. Il est nécessaire de prendre en compte ce que vivent les chrétiens d'Irak qui, en une nuit, ont du tout abandonner pour rester fidèles à leur foi".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 9.10.15).

    Texte intégral original en italien en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Synode des Evêques : Méditation de la 3e Congrégation Générale

    "Il est pas facile d'être prophète", tel est le thème de la méditation proposée ce matin par le Cardinal Alencherry (Inde) à l'ouverture de la troisième Congrégation Synodale : La lecture de Jérémie (Ch. 22 v.3), a-t-il expliqué, "nous donne une indication qui peut être appliquée à notre discussion Synodale sur la famille. Le prophète avait prononcé un oracle à propos de la famille royale de Juda, avertissant le Roi de la ruine qui menacerait son Royaume s'il n'appliquait pas la justice et ne défendait pas les opprimés de l'oppresseur. A cette époque, les Rois de Juda étaient Josias et Joachim. A cause de leur faiblesse Nabuchodonosor, roi de Babylone détruisit leur Royaume et le Temple. La faute des Rois causa l'exil du peuple et entraîna tant de souffrances. La justice signifie accepter le Royaume de Dieu et la grâce de Dieu qui en résulte. Les Rois de Juda ayant échoué dans l'administration de la justice et de la droiture, le peuple dût en subir les conséquences.
    Les paroles du prophète sont applicables aux gouvernants et dirigeants de tous les temps. Dans de nombreux pays, privés de la justice et de la droiture, les citoyens sont sans défense. A leur place, se développent l'individualisme, l'hédonisme et l'oppression d'autres valeurs séculières. Puissent les dirigeants de l'Eglise assumer le rôle prophétique annoncé par Jérémie, et soutenir le peuple par la Parole de Dieu et leur témoignage de vie.

    Si Jérémie eut à souffrir de son prophétisme, sa vie fut un symbole du message reçu de Dieu. Il a pris sur lui la souffrance et à le désastre de Juda. Trois conditions lui avaient été imposées : Ne pas se marier, ne jamais assister à des funérailles ou à des fêtes".
    "Ne pas prendre femme (16,2) : Jérémie ne connut pas l'amour profond d'une jeune épouse, car Israël sa promise avait rejeté l'amour du Seigneur. Comme Dieu il connut donc la solitude. A l'époque chrétienne, ce célibat est devenu un signe.
    Ne pas aller dans une maison frappée par le deuil (16,5) : Jérémie n'eut pas à pleurer ou manifester de compassion pour les morts, car l'Eternel a perdu tout sentiment pour son peuple. Qu'ils meurent sans deuil.
    Ne pas aller dans une maison en fête (16,8) : Jérémie n'a participé à aucune festivité, parce qu'il n'y a rien à y célébrer. Appelé à mener une vie terrible, il tomba dans une profonde dépression et dans la lamentation. Il est pas facile d'être un prophète. Les pasteurs de l'Eglise sont appelés à assumer un rôle prophétique de la souffrance et de la Kénosis", a conclu le Cardinal Alencherry, citant les paroles du Pape François dans l'Exhortation apostolique Evangelii Gaudium (N. 49) :

    "Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures. Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt : Donnez-leur vous-mêmes à manger" (Mc 6,37)".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 6.10.15).

    Texte intégral original en anglais en Salle de Presse du Saint-Siège.