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  • Regina Caeli de ce dimanche 14 mai 2017

    C’est devant des milliers de fidèles réunis sous les fenêtres du Palais apostolique que le Pape François a récité la prière du Regina Caeli, ce 14 mai 2017, Ve Dimanche de Pâques. Au lendemain de son retour à Rome, le Souverain Pontife a longuement évoqué son pèlerinage à Fatima, au Portugal, revenant sur le sens profond de ce 19e voyage apostolique éminemment marial.

    « A Fatima, je me suis immergé dans la prière du peuple fidèle, prière qui coule comme un fleuve depuis cent ans, pour implorer la protection maternelle de Marie sur le monde entier », a affirmé le Pape avant de rendre grâce à Dieu de lui avoir permis de se rendre aux pieds de la Vierge, comme « pèlerin d’espérance et de paix ».

    Le Pape François est ensuite revenu sur les temps forts de ce voyage, notamment sur son long temps de prière, vendredi après-midi dans la chapelle des Apparitions, devant la statue de Notre-Dame du Rosaire. Un face-à-face intense, empreint de dévotion filiale, accompagné par le « silence orant des fidèles ». Et au milieu de tout, il y avait « le Christ ressuscité, présent au milieu de son peuple, (…) et au milieu des nombreux malades, qui sont protagonistes de la vie liturgique et pastorale de Fatima, comme de chaque sanctuaire marial ».

    A Fatima, a encore rappelé le Pape, « la Vierge Marie a choisi des cœurs purs et innocents pour être les dépositaires de son message », les petits bergers, Lucie, Jacinthe et François. En canonisant Jacinthe et François, « j’ai voulu proposer à toute l’Église leur exemple d’adhésion au Christ », a précisé le Saint-Père, qui souligne toutefois que la sainteté de ces enfants n’est pas la conséquence des apparitions reçues, mais bien de leur « fidélité et de l’ardeur avec lesquels ils ont répondu au privilège de pouvoir voir la Vierge Marie. Après leur rencontre avec la ‘Belle Dame’, ils récitaient souvent le chapelet, ils faisaient pénitence, offraient des sacrifices pour la fin de la guerre, pour les âmes ayant le plus besoin de la Divine Miséricorde ».

    Aujourd’hui encore, a conclu le Pape « il y a tant besoin de prière et de pénitence pour implorer la grâce de la conversion, ainsi que la fin des conflits absurdes et des violences qui défigurent le visage de l’humanité ». Et le Saint-Père de confier à Marie, « la Reine de la Paix, le sort des populations affligées par les guerres et les conflits, en particulier au Moyen-Orient. Tant de personnes innocentes sont durement éprouvées, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes, ou qu’elles appartiennent à des minorités comme les Yézidis, lesquelles subissent des violences tragiques et des discriminations ». Après avoir assuré ces populations de sa solidarité et de sa prière, le Pape a remercié « ceux qui s’engagent à subvenir aux besoins humanitaires » de tous, et encouragé toutes les communautés à « suivre le chemin du dialogue et de la réconciliation pour construire un futur de respect, de sécurité et de paix. »

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    Le Pape a encore rappelé la béatification à Dublin, ce samedi 13 mai, du jésuite irlandais, John Sullivan (1861-1933), qui consacra sa vie à l'enseignement et à la formation spirituelle des jeunes.

    Et en ce 14 mai 2017, fête des mères en Italie, il a enfin appelé à se « souvenir avec gratitude et affection de toutes les mères, également de celles qui sont au Ciel, en les confiant à Marie, la mère de Jésus », avant d'inviter la foule des fidèles à prier en silence quelques instants, chacun, pour sa maman.

    Source : Radio Vatican (MA).

    Traduction française des paroles du Pape avant et après le Regina Caeli sur Zenit.org.

  • Samedi 13 mai 2017

    St Robert Bellarmin, religieux (jésuite),
    évêque et docteur de l’Église

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    « Si tu es sage, tu comprends que tu es créé pour la gloire de Dieu et pour ton salut éternel. Cela est ton but, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Estime donc comme un vrai bien pour toi ce qui te conduit à ton objectif, un vrai mal ce qui te le fais manquer. Les événements bénéfiques ou l’adversité, la richesse et la pauvreté, la santé et la maladie, les honneurs et les outrages, la vie et la mort, le sage ne doit ni les chercher, ni les fuir pour lui-même. Ils ne sont bons et désirables que s’ils contribuent à la gloire de Dieu et à ton bonheur éternel, ils sont mauvais et à fuir s’ils lui font obstacle... »

    St Robert Bellarmin.

     

    En certains endroits : Notre-Dame de Fatima
    (centième anniversaire, 1917-2017)

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  • Vendredi 12 mai 2017

    Sts Nérée, Achille, Domitille, vierge
    et Pancrace, martyrs

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    Le Guerchin (1591-1666), Saint Pancrace
  • Audience générale de ce mercredi 10 mai 2017

    « Pèlerins d’espérance et de paix : que vos mains unies en prière continuent de soutenir mes prières ». Place Saint-Pierre, ce mercredi 10 mai 2017, le Pape demande aux fidèles de langue portugaise de s’unir à lui. Vendredi et samedi, il se rendra en pèlerinage à Fatima, au Portugal « pour confier à la Vierge les sorts temporel et éternel de l’humanité et implorer, par son intercession, les bénédictions du Ciel ». Il prie pour que « la plus grande et la meilleure des mères veille sur chacun, tous les jours jusqu’à l’éternité ».

    Deux jours avant son déplacement dans le sanctuaire marial portugais, le Pape a dédié sa catéchèse, lors de l’audience générale et dans le cadre de son cycle sur l’espérance chrétienne, à la figure de Marie, la Mère de l’espérance. « Elle nous enseigne la vertu de l’attente confiante, même quand tout est privé de sens ».

    « Dès sa première apparition dans l’histoire des Évangiles, sa figure se profile comme celle d’un personnage de drame », nous dit le Pape. Il n’était pas facile de dire «oui» à l’invitation de l’ange, et pourtant sollicitée en pleine jeunesse, elle répond avec courage, sans savoir rien du destin qui l’attendait. « En cet instant, elle nous apparaît comme une de toutes ces mères du monde, courageuses jusqu’à l’extrême quand il s’agit d’accueillir en elle l’histoire d’un homme nouveau qui naît ».

    Ce « oui » marque le début d’une « longue liste d’obéissance ». Marie apparaît comme une femme silencieuse dans les Évangiles, souligne-t-il « qui souvent ne comprend pas tout ce qui lui arrive, mais qui médite chaque parole et chaque évènement dans son cœur ».

    Le Pape dresse là une sorte de profil psychologique de Marie : « Ce n’est pas une femme qui déprime face aux incertitudes de la vie, en particulier quand tout semble aller de travers. Ce n’est pas non plus une femme qui proteste avec violence, qui fulmine contre le destin de la vie quand il prend un tour hostile. C’est une femme, au contraire, qui écoute ». Le Pape rappelle à tous qu’il y a toujours un lien solide entre l’espérance et l’écoute. Marie écoute et accueille l’existence telle qu’elle se livre, avec ses jours heureux et avec ses drames, jusqu’à la crucifixion.

    Et c’est « à ce moment crucial » qu'elle réapparait dans les Évangiles. À l’heure de la nuit la plus extrême, quand son Fils est cloué sur le bois de la croix, ils nous disent qu’elle « restait » là, au pied de la croix. « L’imagination des poètes et des peintres nous ont offert des images qui sont aujourd’hui entrées dans l’histoire de l’art », mais les Évangiles sont eux « laconiques et extrêmement discrets ». Elle « restait » là, par fidélité au projet de Dieu dont elle s’est proclamée la servante, et avec son amour de mère qui souffre.

    Marie qui est là encore pour accompagner les premiers pas de l’Église, dans la lumière de la Résurrection, « mère d’espérance » au milieu de cette communauté de disciples tellement fragiles : « L’un avait renié, beaucoup avaient fui, tous avaient peur ». Marie était là « tout naturellement », et c’est pour cela, poursuit le Pape François, que « nous l’aimons comme Mère, parce qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente, même quand tout semble privé de sens ». Le Pape lance enfin cette prière : « Que Marie, la Mère que Jésus nous a donnée à tous, puisse toujours soutenir nos pas, dans les moments difficiles ; qu’elle puisse toujours s’adresser à nos cœurs en disant : lève-toi et regarde devant toi, regarde l’horizon. »

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui, nous regardons Marie, Mère de l’espérance. Dans les évangiles, Marie est cette femme qui médite chaque parole et chaque évènement dans son cœur, qui écoute et qui accueille l’existence telle qu’elle se livre, avec ses jours heureux et avec ses drames. Et, à l’heure de la nuit la plus extrême, quand son Fils est cloué sur le bois de la croix, les évangiles nous disent qu’elle « restait » là, au pied de la croix, par fidélité au projet de Dieu dont elle s’est proclamée la servante et avec son amour de mère qui souffre. Elle est là encore pour accompagner les premiers pas de l’Église, dans la lumière de la Résurrection, au milieu des disciples tellement fragiles. C’est pour tout cela que nous l’aimons comme Mère, parce qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente confiante, même quand tout semble privé de sens. Que Marie, la Mère que Jésus nous a donnée à tous, puisse toujours soutenir nos pas, dans les moments difficiles. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des collèges ainsi que les fidèles des paroisses venus de France et de Belgique. Que Marie, Mère de l’espérance, soutienne nos pas dans les moments difficiles. Qu’elle nous aide à garder confiance dans l’amour de Dieu, aux jours heureux comme aux jours plus douloureux. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • St Louis-Marie Grignion de Montfort : Oraison à la Vierge Marie

    Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence ; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.

    Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres ; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume ; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation ; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve.
    Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée ; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir ; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures ; de mourir continuellement à moi-même sans relâche ; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen : Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez ; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel ; Ainsi soit-il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Le Secret de Marie (68-69), in "Œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Les œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort sont disponibles en lecture et téléchargement ici.

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  • Méditation - « Ecce Ancilla Domini » : « Voici la servante du Seigneur »

    « Quand il fut décidé dans les décrets divins, que la seconde Personne de la Sainte Trinité prendrait la nature humaine et naîtrait d'une Vierge, cependant Dieu ne voulut pas exécuter ce décret de son amour infini, sans le consentement de cette Vierge, pour nous apprendre que, même dès le début de l’œuvre de la Rédemption, la justification, la sanctification ne nous sont point données en partage sans notre consentement, comme le déclare si bien le docteur de l’Église S. Augustin : « Dieu qui vous créa sans vous, ne vous sanctifiera pas sans vous, et Dieu qui vous a formé, sans que vous le sachiez, ne vous sanctifiera pas sans que vous le vouliez. » Pour cette raison Dieu voulut rendre dépendante l'Incarnation de son Fils et la dignité de Mère de Dieu de l'acquiescement de Marie ; mais aussi pour une autre raison, savoir pour nous faire connaître que tout bien doit venir pour ainsi dire par Marie ; car Jésus-Christ, la source de tout bien, est venu par elle jusqu'à nous.

    Considérez aussi ce à quoi Marie s'est déclarée prête par ce consentement : elle n'a pas seulement accepté la dignité éminente de Mère de Dieu, mais aussi toutes les charges et les peines attachées à cette dignité incomparable : car Marie savait fort bien, en partie par les livres prophétiques, surtout d'Isaïe, en partie par une révélation spéciale divine, ce que son divin Fils et elle, devraient souffrir en conséquence de son consentement ; c'est pourquoi, d'après le témoignage de saint Bernard, elle s'est acquis par ce consentement magnanime de plus nombreuses et de plus grandes faveurs, que les autres saints en ont obtenu de Dieu dans le cours de leur vie entière.

    Tâchez donc, mon âme, d'après l'exemple de Marie, de vous montrer en tout magnanime, de vous soumettre à la volonté divine et de dire avec Marie : Voici la servante (ou le serviteur) du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. Vous vous montrerez ainsi le vrai serviteur de la Mère de Dieu. »

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome II (25 mars : l'Annonciation, Oraison de la nuit), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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    L'Annonciation du retable Nettoli Becchi (style de Jacopo di Cione) (1371)
    Basilique San Marco (Florence)

    (Crédit photo)

  • Samedi 18 février 2017

    De la Ste Vierge au samedi
     
    En France : Ste Marie-Bernard Soubirous, vierge

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    Ste Bernadette en 1861, photo Bernadou

  • Samedi 11 février 2017

    Apparition de la Vierge Immaculée
    (Notre-Dame de Lourdes)

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    Journée des Malades

  • Méditation - La Foi de Siméon

    « Admirons dans le Saint Vieillard Siméon quelle fut sa foi aux promesses de la loi et des Prophètes. Siméon attendait le Rédempteur promis. Il soupirait sans cesse après cet heureux moment qui devait faire le bonheur et la consolation du peuple de Dieu. Dans ce désir, dans cette attente du Messie, il vivait dans la justice, dans la crainte du Seigneur, et le Saint-Esprit était en lui... Si nous avions une vraie foi aux promesses de l’Évangile, si nous attendions véritablement les biens qui nous y sont promis, nous ne trouverions pas de difficulté à vivre dans la sainteté et à conserver l'Esprit saint dans nos cœurs ; mais une foi trop faible, une vie mondaine, lâche et dissipée nous prive des consolations de Dieu, éteint en nous l'espérance, et ne nous fait envisager l'autre vie et le second avènement de Jésus qu'avec frayeur.

    Observons quelle fut la foi de Siméon à la révélation de l'Esprit saint. Cet Esprit de Dieu lui avait révélé qu'il ne mourrait point sans avoir vu le Messie ; il lui tardait que cet heureux moment arrivât ; cependant il ne devait voir Jésus que dans l'infirmité de sa chair mortelle, et il devait mourir bientôt après ; pour nous au contraire nous devons le voir après notre mort, dans la splendeur de sa gloire, lorsque toutes nos peines seront finies et qu'il ne nous restera plus qu'à régner éternellement avec lui ; cette pensée nous alarme, nous effraie. Esprit saint, venez dans mon cœur pour le détacher de tout ce qui est ici-bas et le faire soupirer après l'heureux moment de sa délivrance, et de son vrai bonheur.

    Considérons combien grande fut la foi de Siméon à la présence de Jésus Sauveur. Conduit par l'Esprit de Dieu il vint au Temple lorsqu'on amenait ce Divin enfant pour le présenter au Seigneur. Il le vit, il le contempla, et intérieurement il l'adora. La cérémonie étant finie il ne put se contenir, il s'approcha de lui, le prit entre ses bras, le serra sur son cœur et fit éclater les transports de sa joie, de sa reconnaissance et de son amour... Si nous avions une foi vive, nous connaîtrions que nous avons le même Jésus dans le Sacrement de l'Eucharistie, et nous l'y recevrions dans les sentiments de Siméon. Mais, hélas ! n'est-ce pas souvent l'esprit de vanité, de curiosité ou d'intérêt, la coutume, le respect humain, ou quelque autre motif indigne et criminel qui nous conduisent à l'Autel et au Temple ! »

    P. Bonaventure Girardeau (+1774), Évangile médité, et distribué pour tous les jours de l'année, suivant la concorde des quatre Évangélistes, Revu et corrigé par M. l'Abbé Duquesne, Nouvelle édition, Tome premier (XVe Méditation, Premier point), Paris, Amable Costes et Cie, 1823.

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    Tableau d'Andrey Shishkin (peintre russe, né en 1960), "Siméon et Jésus"

  • Méditation - La Purification de Marie

    « Remarquons dans Marie son obéissance. Elle obéit à une loi dont les termes dans leur sens propre semblent l'excepter formellement, puisqu'elle marque positivement : une femme qui aura conçu et enfanté suivant le cours ordinaire de la nature. Mais par amour pour la loi de Dieu, et pour éviter le scandale du peuple qui ignorait le grand mystère opéré en sa faveur, Marie ne fait point valoir ses privilèges, elle observe le précepte, elle en remplit toutes les ordonnances jusque dans le dernier détail. Est-ce avec cet amour, avec cette ferveur, avec cette ponctualité que nous obéissons à Dieu ? Hélas, ou nous transgressons formellement sa loi, ou nous ne l'observons qu'imparfaitement !

    Considérons dans Marie son humilité. Elle sacrifie aux yeux des hommes la gloire de sa Virginité, dont elle avait été si jalouse aux yeux des Anges et devant Dieu. Elle se montre dans le premier parvis du Temple comme une femme immonde qui ne peut entrer dans le second avant d'avoir été purifiée. Cette Vierge sainte sait que Dieu connaît sa pureté, cela lui suffit ; elle est peu inquiète des jugements humains. Que nous sommes bien différents : peu inquiets d'être souillés aux yeux de Dieu, nous ne sommes attentifs qu'à paraître purs aux yeux des hommes !

    Admirons dans Marie son esprit de pauvreté. Selon la loi, la Mère devait offrir un agneau et une tourterelle, ou, si sa situation ne lui permettait pas, elle devait présenter deux tourterelles, ou deux petits de colombes. Marie s'en tient à cette dernière disposition de la loi, qui était conforme à son état présent. Elle ne rougit point de paraître pauvre aux yeux du monde et dans la Maison du Seigneur. Hélas, n'est-ce pas souvent dans ce saint lieu où notre vanité veut paraître avec plus d'ostentation et de luxe ! »

    P. Bonaventure Girardeau (+1774), Évangile médité, et distribué pour tous les jours de l'année, suivant la concorde des quatre Évangélistes, Revu et corrigé par M. l'Abbé Duquesne, Nouvelle édition, Tome premier (XIVe Méditation, Premier point), Paris, Amable Costes et Cie, 1823.
    NB : Le plan et la matière de cet ouvrage appartiennent au P. Giraudeau, jésuite. Les infirmités de ce religieux ne lui ayant pas permis de les mettre en œuvre, M. l'Archevêque de Paris le confia à l'Abbé Duquesne qui employa plusieurs années à ce travail. [Quérard, II, 718]. La première version parut en 1773, éditée à Paris chez Charles-Pierre Berton, en 12 tomes.

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  • Sœur Marie Keyrouz : Hymne à la Sainte Vierge

    (Ave Maria en langue arabe)

  • Angelus de ce dimanche 1er janvier 2017

    À l’occasion de ce premier Angélus de l’année, devant 50 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur la signification de cette fête de Sainte Marie Mère de Dieu, qui symbolise le lien de la Vierge Marie avec toute la grande famille formée par le Peuple de Dieu.

    La Mère de Jésus est « associée intimement » à la mission de son Fils, a rappelé le Pape, et comme le raconte l’Évangile de ce jour, elle assume cette responsabilité avec discrétion, elle « conserve et médite, elle scrute et approfondit ». « Silencieuse et attentive, elle cherche à comprendre ce que Dieu lui demande, jour après jour », a rappelé le Saint-Père.

    Dans la visite des bergers à la crèche, en les observant rendre gloire à Dieu à la vue de l’Enfant-Jésus, elle y discerne « le mouvement de salut qui jaillira de l’œuvre du Christ », et elle s’y adapte, prête à répondre à toute demande du Seigneur, a expliqué le Pape, qui a prononcé cette prière de remerciement :

    « Merci, ô Sainte Mère du Fils de Dieu, Jésus, Sainte Mère de Dieu !
    Merci pour ton humilité qui a attiré le regard de Dieu ;
    Merci pour la foi avec laquelle tu as accueilli sa Parole ;
    Merci pour le courage avec lequel tu as dit « Me voici » ;
    Oubliée de toi-même, fascinée par l’Amour Saint, faite tout en un avec son espérance ;
    Merci, ô Sainte Mère de Dieu,
    Prie pour nous, pèlerins du temps,
    Aide-nous à cheminer sur la voie de la paix,
    Amen. »

    Reprenant la parole après l’Angélus, le Pape a rappelé que « l’année sera bonne dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien, jour après jour. Ainsi se construit la paix, en disant non, avec les faits, à la haine et à la violence, et oui à la fraternité et à la réconciliation ».

    L’année a toutefois commencé tragiquement à Istanbul, en Turquie, où une quarantaine de personnes ont été tuées lors d'un attentat dans une discothèque où de nombreux Stambouliotes et touristes fêtaient le passage à la nouvelle année. « Malheureusement, la violence a frappé aussi dans cette nuit de vœux et d’espérance. Endolori, j’exprime ma proximité pour le peuple turc, je prie pour les nombreuses victimes et pour les blessés, et pour toute la Nation en deuil, et je demande au Seigneur de soutenir tous les hommes de bonne volonté qui remontent courageusement leurs manches pour affronter la plaie du terrorisme et cette tache de sang qui entoure le monde avec une ombre de peur et de désarroi. »

    Le Pape a par ailleurs remercié le Président de la République italienne Sergio Mattarella pour ses vœux du Nouvel An, et il a apporté ses remerciements à tous les groupes qui ont organisé des marches ou des rassemblements sur le thème de la paix à l’occasion de cette journée du 1er janvier, notamment la communauté de Sant’Egidio.

    « Je souhaite à tous une année de paix dans la grâce du Seigneur, et avec la protection maternelle de Marie, Mère de Dieu », a conclu le Saint-Père.

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral des paroles du Pape avant et après l'Angélus (sur Zenit.org).

  • Méditation - L'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie

    « Marie, si sainte dès le premier instant de son existence, ne vit dans ce privilège qu'une raison de s'élever plus haut et de croître à tout moment de vertu en vertu : aussi cet astre, si radieux à son lever, monta sans cesse vers son midi, jetant autour d'elle un éclat toujours nouveau de sainteté. Chez les âmes ordinaires, la grâce est gênée par l'opposition au bien et la tendance au mal que nous apportons en naissant. Mais dans Marie Immaculée, la grâce, loin de rencontrer aucun obstacle, trouve tous les canaux de l'âme ouverts pour la recevoir ; elle s'y épanche sans réserve, y coule à plein bords et y fait épanouir toutes les vertus. De là cette pureté de conscience, d'esprit, de cœur, de corps, qui fait paraître Marie aux regards du Ciel comme un beau lis éclatant de blancheur ; de là cette humilité qui rend chère à la fille des rois la pauvreté d'une chaumière ; cette patience invincible dans la souffrance ; cette douceur inaltérable dans la contradiction ; cette tranquillité d'âme dans le péril ; cette foi vive qui ne transporte pas seulement les montagnes, mais fait descendre des cieux le Verbe éternel ; cette espérance plus héroïque que celle d'Abraham après la mort et la sépulture du véritable Isaac ; cette charité... ô charité de Marie, fournaise ardente, vaste incendie, torrent de flammes divines ! ô sainteté de Marie, vous ravissez mon cœur ! Bien d'autres filles de Juda ont amassé de grandes vertus ; mais vous les surpassez toutes (1). Et vraiment le Très-Haut a sanctifié en vous son tabernacle (2).

    Aussi ce qui réjouit le plus le Cœur de Marie, ce n'est ni le titre de Reine du ciel, ni celui de Souveraine de la terre ; c'est bien plutôt son Immaculée conception. Ce qui la regarde ne lui est rien, le consentement de Dieu lui est tout. Voilà pourquoi, interrogée sur son nom, dans ces dernières années, par l'humble vierge de Lourdes : « Je suis, lui répondit-elle, l'Immaculée Conception. » Apprenons de là : 1° à tendre toujours en avant dans le chemin de la vertu, sans jamais dire : C'est assez ; 2° à placer le bonheur de plaire à Dieu avant toute autre considération. »

    1. Prov. XXXI, 29. - 2. Ps. XLV, 5.

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome I (8 décembre. L'Immaculée Conception, Second Point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

    « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! »

    Immaculée Conception,Vierge,Marie

    Francisco de Zurbarán (1598–1664), L'Immaculée Conception (1661)
    Magyar Szépmüvészeti Múzeum de Budapest

    (Crédit photo)

  • Jeudi 8 décembre 2016

    Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

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    Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), Inmaculada del Coro “la Niña” (1668)
    Convento de Capuchinos, Seville (Espagne)

    (Crédit photo)

  • Méditation - Prière pour les dernières années de ma vie

    « Douce Vierge Marie ma Mère, permettez-moi de venir, au soir de ma vie, vous consacrer mes dernières années pour les unir aux vôtres qui furent si saintes.
    Je vous offre le temps que Dieu me donnera encore à passer sur la terre. Je vous offre dès aujourd'hui les peines, les infirmités, les sacrifices qui m'attendent chaque jour.
    Je vous offre les petites joies qu'il plaira à Dieu de me donner pour ensoleiller mes dernières années. Je veux utiliser ce temps qui passe si rapidement à aimer le Seigneur, à le servir, et à le prier.
    Aidez-moi, ô Marie, à utiliser mes journées pour faire aimer votre divin Fils par mes petits services, ma charité, mon dévouement, mes prières et mes sacrifices.
    Offrez, ô Marie, mon merci à votre Jésus pour toutes les grâces de ma vie : merci pour ma vie chrétienne, mon baptême, mes communions, mes pardons.
    Merci pour ma santé, mes travaux, mes activités, mes affections familiales. Merci pour les joies que vous m'avez données, merci pour les épreuves qui m'ont rapproché de vous, merci pour tout.
    Ô Marie, demandez pardon au Seigneur pour toutes mes faiblesses, pour tous ces péchés qui ont alourdi ma vie, pour ces manquements à la grâce qui m'ont éloigné de vous, pour ces résistances aux bonnes inspirations du Saint-Esprit.
    J'accepte l'heure et les circonstances de ma mort ; que la fin de ma vie ressemble à la vôtre. Daignez, au jour de ma mort, me conduire vers votre Jésus et m'accueillir dans vos bras maternels au Paradis.
    Je vous demande cette même grâce pour toutes les âmes chrétiennes, qui, arrivées au soir de leur vie, ont bien besoin de votre secours. »

    Nihil obstat : Paul Lacouline, censeur. Imprimatur : G.-E. Grandbois, V.G. Québec, le 23 septembre 1960.

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  • Vendredi 25 novembre 2016

    Ste Catherine d'Alexandrie, vierge martyre

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  • Mardi 22 novembre 2016

    Ste Cécile, vierge martyre

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    Atelier de Frans II Francken (1581-1642), Sainte Cécile
    Bonhams, Londres, 2007

    (Crédit photo)

  • Méditation - Pour un retour de Notre-Dame dans les foyers chrétiens

    « Serait-il téméraire d'établir un certain parallélisme entre l'oubli de Notre-Dame et « l'indiscipline des mœurs » ? La réponse gît dans les pierres démantelées du foyer français. La courbe de la natalité s'effondre vers la catastrophe ; le pourcentage des divorces monte en flèche. La moralité publique touche à l'étiage. Une crise d'autorité dévaste la famille et suscite, en certains milieux, un pseudo-féminisme qui n'est que masculinisme déguisé. L'égoïsme qui vide les berceaux conspire avec le laïcisme pour s'emparer des enfants des autres et troubler leur éducation. La gêne ou la misère, convoyés par la crise, guettent à chaque tournant « ces grands aventuriers des temps modernes » que sont les pères de famille nombreuse. Dans la classe ouvrière, l'industrialisme libéral a mobilisé l'épouse et fait de la demeure un taudis. Si Malthus revenait, il ne se préoccuperait plus d'ajuster à l'afflux des naissances le potentiel sous-évalué des ressources de la nature, il s'inquiéterait du déséquilibre profond d'un monde qui fait grève de la vie en s'outillant pour parer aux besoins hypothétiques d'une population toujours plus dense.
    « Cette belle nation se suicide », disait de nous le premier Roosevelt. Et Taine déjà, sondant, il y a trois quarts de siècle, nos tares démographiques, donnait cet effrayant diagnostic : « J'ausculte les cavernes d'un poitrinaire ». [...]

    *
    *     *

    A la base, nous poserons la reconnaissance officielle de la royauté de Marie sur la famille. Celle que Bossuet définissait « Jésus-Christ commencé », ne peut se contenter d'un autel latéral au sanctuaire du foyer. C'est en plein chœur, au maître-autel, indissolublement unie à son Fils, qu'il faut dresser son image et organiser son culte. Tout pour Jésus par Marie : telle est la ligne d'ascension. [...]

    Me risquerai-je à définir le rituel, à esquisser le cérémonial du culte de Notre-Dame au Foyer ? Je veux, à la place d'honneur dans la maison, une image de Marie, moins une figuration flamboyante qui la révèle inaccessible, qu'une représentation familière l'associant aux humbles labeurs de notre existence terrestre. Les enfants veilleront jalousement à orner l'autel de la maman du Ciel ; chacun, à tour de rôle, tressera son bouquet, disposera ses lumières, sous l'actif regard de la maman de la terre qui soulignera dans un baiser la profonde piété du geste.
    C'est là, au pied de la statue ou devant la gravure, que les petits déposeront leur carnet de sacrifices, leurs résolutions, leurs bulletins et qu'ils éprouveront intérieurement les discrets encouragements ou les muets reproches de Celle qui voit tout et qui prend à cœur leurs moindres intérêts. C'est là que l'un d'entr'eux récitera chaque soir, au nom de la maisonnée, la prière « Ô ma Souveraine, ô ma Mère » (1) et l'Ave Maria, auxquels on joindra, pendant le mois de mai, une pieuse lecture ou les litanies de la Sainte Vierge.
    Quand se lèvera le jour de la Fête des Mères et qu'un peu partout, en terre de France, l'émouvant hommage montera vers les gardiennes des foyers, la pensée de tous cherchera, derrière la maman de la terre, celle qui, de Là-Haut, préside aux destinées de la famille. Ce sera sa fête à elle aussi et la céleste maternité conférera un caractère plus auguste, une sorte d'auréole sacrée à la maternité de sang.
    Les fêtes mariales trouveront écho au foyer. On les rappellera la veille. On s'ingéniera, le matin, à communier ensemble, le soir, à participer aux processions, aux Saluts du Saint-Sacrement. On les vivra dans la pensée de l’Église qui a voulu les inscrire au calendrier liturgique comme autant d'étapes de renouveau intérieur.
    Le chapelet, faut-il le dire, sera entre toutes les mains... S'il en est que rebute la fastidieuse monotonie de l'Ave Maria, les parents apprécient, avec le Durtal de Huysmans, cette touchante répétition, comparable au gracieux babil de l'enfant, toujours le même et toujours nouveau. [...]

    Ernest Psichari disait au retour de Chartres : « Je sens que je donnerai à Dieu tout ce qu'Il me demandera. » Que la famille française entende l'appel du Christ expirant : « Enfant, voilà votre Mère », qu'elle imite le geste de saint Jean, lequel, dit l’Évangile, à partir de ce jour, la prit pour sienne au foyer ; et la « peur de vivre » reculera devant le message de vie. Marie restituera à la France le foyer chrétien qui fit jadis sa sécurité et sa gloire. »

    1. « Ô ma Souveraine ! O ma Mère, je m’offre à vous tout entier ; et, pour vous donner une preuve de mon dévouement, je vous consacre aujourd’hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon cœur, tout moi-même ; puisque je vous appartiens, ô ma bonne Mère, gardez-moi, défendez-moi comme votre bien et votre propriété. »
    R.P. Niccolo Zucchi (1586-1670)

    R.P. Stéphane Piat O.F.M., Extraits du Rapport présenté au Congrès Marial National de Boulogne-sur-Mer en 1938, in "Souveraineté de Marie", Paris, Desclée de Brouwer, 1938.

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  • Méditation - Reparlons de la gratitude...

    (Cf. méditations des 11 et 17 août derniers)

    « Si la gratitude devient la disposition la plus fondamentale de notre cœur, nous guérirons de bien des amertumes et des déceptions, et nous serons en fin de compte heureux.

    « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur. Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse ! »
    (Lc 1, 46-47)

    Demandons à Marie, la Vierge du Magnificat, qui n'a cessé de rendre grâces, qui s'est ainsi constamment ouverte davantage au don de Dieu et a expérimenté toujours plus la générosité et la bienveillance divines, de nous aider à entrer dans cette attitude. Marthe Robin disait : « Une âme qui n'est pas dans l'action de grâce est une âme malade ! » Cette parole n'est pas pour nous condamner : il est normal d'être parfois malade, même dans la vie spirituelle. Mais il faut chercher la guérison : que Marie nous fasse découvrir l'action de grâce comme un chemin de santé spirituelle !

    Je suis persuadé que si une personne s'efforçait de vivre en permanence dans l'action de grâce, elle deviendrait très vite une sainte, car c'est l'attitude spirituelle la plus puissante qui soit pour purifier le cœur et l'ouvrir à l'action divine. Quand on est dans cette disposition intérieure, il n'y a plus de place pour les retours sur soi, les regrets, les jalousies, les amertumes, les désirs de vengeance. Le mal n'a plus de prise sur un coeur qui est dans l'action de grâce.
    [...]
    Cette attitude de gratitude s'exprime de la manière la plus haute, et trouve en même temps sa nourriture et son encouragement le plus fort, dans la célébration de l'Eucharistie, l'action de grâce par excellence, où l’Église s'unit à l'action de grâce du Christ qui bénit son Père pour l'abondance de son amour et de ses bienfaits. Le pape Jean-Paul II disait dans son encyclique sur l'Eucharistie : « L'Eucharistie nous est donnée pour que notre vie, comme celle de Marie, soit tout entière un magnificat. » (Ecclesia de Eucaristia, n°50) Puisse-t-il en être ainsi. »

    P. Jacques Philippe, Appelés à la vie (ch. IV, Revendication ou gratitude), Éditions des Béatitudes, 2007.

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  • Méditation - « ... maintenant, et à l'heure de notre mort ... »

    « La dévotion à Marie, disent unanimement les maîtres de la vie spirituelle, est un gage de prédestination. « Oui, Vierge sainte, s'écrie saint Alphonse de Liguori, si je persévère à vous servir, à vous aimer, à vous prier, je suis assuré de ma couronne. »
    L'ange de l'Annonciation n'a-t-il pas fait cette prédiction à Marie quand il lui proposa la naissance de Jésus : « Son règne n'aura point de fin ? » Je joins les mains, et mon cœur murmure cette prière : « Ô Jésus-Christ dont le règne est éternel, serait-il possible qu'on en vît la fin dans mon cœur ? Cesserai-je de vous obéir ? Après avoir commencé selon l'esprit, finirai-je selon la chair ? Me repentirai-je d'avoir bien fait ? Non, non, ô Jésus-Christ, cela n'arrivera pas, parce que votre mère est aussi la mienne. Elle veillera à ce que votre règne n'ait jamais de fin dans mon cœur ! »
    Le ciel révèlera les innombrables fins de vie dans la justice qui auront dépendu d'une complaisance pour Marie. On a eu un soupir d'amour à son égard, elle s'en est armée pour triompher au dernier soupir, et l'emporter ! N'est-elle pas consolante, cette histoire, entre dix mille autres aussi consolantes :
    Une pauvre veuve éplorée entre un jour dans la célèbre petite église du saint curé d'Ars. Son époux qui avait été bon, affectueux, mais sans aucune pratique religieuse, était mort subitement. Le saint curé va à elle et lui dit : « Vous êtes désolée, mais avez-vous donc oublié le bouquet de chaque dimanche du mois ? » La pauvre veuve fut saisie d'un étonnement profond en entendant l'homme de Dieu lui rappeler une circonstance dont elle n'avait jamais parlé à personne, qu'elle avait même oubliée. Durant le mois de mai qui avait précédé le douloureux trépas, elle avait élevé un petit autel à Marie dans son appartement ; elle l'ornait de fleurs ; et chaque dimanche de mai, son époux qui allait passer la journée à la campagne avait rapporté pour cet oratoire un bouquet cueilli de sa main. Le Saint curé ajouta : « Dieu, touché de vos prières, a eu pitié de celui qui a honoré sa sainte Mère ; à l'instant de la mort, votre époux s'est repenti. »
    Ô Marie, vous êtes la Mère de Celui qui justifie, et des justifiés ;
    Vous êtes la Mère du Sauveur et des sauvés ! (1) »

    1. Ipsa est Mater justificantis et justificatorum ; ipsa Mater salvantis et salvatorum (S. Anselme)

    Abbé Joseph Lemann (1836-1915), La Vierge Marie présentée à l'amour du XXe siècle, Tome II : La Mère des chrétiens et la Reine de l’Église, Hommage au Premier Congrès Marial tenu à Lyon en Septembre 1900 (Deuxième Partie, ch. XI), Paris, Victor Lecoffre / Lyon, Librairie A. Nouvellet - Librairie Vitte, 1900.

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