Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

seigneur

  • Semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens

    unite-chretiens-2018_1a.jpg

    « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur »
    Texte biblique de référence : Ex 15,1-21

    Sur le site internet "Unité chrétienne", vous trouverez les explications du thème retenu cette année, un historique de cette Semaine de prière, du matériel destiné aux paroisses (affiches, dépliants, signets, cartes postales, bougies...) ainsi que de nombreuses autres rubriques.

    - Histoire de la semaine de prière

    - Thème de la semaine pour l'Unité Chrétienne 2018

    - Matériel pour la Semaine de prière 2018

  • Méditation - L'or, l'encens et la myrrhe

    « Aimable Jésus, il est vrai que, dans cette grotte, je vous vois couché sur un peu de paille en même temps que réduit à la dernière misère et au plus profond abaissement ; mais je sais, grâce aux lumières de la foi, que vous êtes le Fils de Dieu, venu du ciel afin de nous sauver. Je vous reconnais donc, et je vous confesse pour mon souverain Maître et pour mon Sauveur. Hélas ! je n'ai rien à vous offrir. L'or de l'amour me fait défaut, car j'ai aimé les créatures, j'ai aimé mes propres satisfactions, mais je ne vous ai pas aimé, vous qui êtes aimable à l'infini. L'encens de la prière me manque ; car j'ai misérablement vécu sans penser à vous. La myrrhe de la mortification me manque aussi, puisque, pour contenter mes désirs déréglés, j'en suis venu si souvent à mépriser votre infinie bonté. Quel présent vais-je donc vous offrir ?
    Je vous offre mon cœur tout souillé, tout pauvre qu'il est ; acceptez-le et changez-le. Vous êtes venu sur la terre précisément pour nous laver de nos péchés dans votre sang et pour faire des âmes pécheresses autant d'âmes agréables à Dieu. Donnez-moi donc vous-même cet or, cet encens, cette myrrhe. Donnez-moi l'or de votre amour ; donnez-moi l'esprit de prière ; donnez-moi le désir et la force de me mortifier pour ne vous causer jamais aucun déplaisir. Je prends l'engagement de vous obéir et de vous aimer ; mais vous connaissez ma faiblesse ; accordez-moi la grâce de vous être fidèle.
    Vierge sainte, vous qui avez accueilli les Rois Mages avec tant d'amour, et qui les avez si charitablement encouragés, daignez aussi m'accueillir et m'encourager ; car, moi aussi, je viens visiter votre divin Fils, et m'offrir à lui. Ma Mère, votre intercession est toute mon espérance. Recommandez-moi à Jésus. Je vous confie mon âme, ma volonté ; liez-la pour toujours à l'amour de Jésus. »

    Une année de méditations par Saint Alphonse de Liguori, Traduction nouvelle par le Père Eugène Pladys, Nouvelle édition, Tome I (6 janvier), Delhomme et Briguet, Editeurs, Paris - Lyon, 1892.

    adoration-des-mages_6a.jpg

    (Artiste inconnu)

  • Samedi 6 janvier 2018

    Épiphanie de Notre Seigneur

    La fête de l’Épiphanie tombant cette année un samedi, elle sera célébrée le dimanche 7 janvier dans certains pays, comme en France.

    adoration-des-mages_jan-de-bray_1a.jpg

    Jan de Bray (1627–1697), L'adoration des Mages
    Historical Museum Bamberg, Bamberg (Allemagne)

    (Crédit photo)

  • Lundi 1er janvier 2018

    Octave de la Nativité du Seigneur

    Jusqu’à la réforme liturgique de 1960, le 1er janvier - huitième jour de l’octave de Noël - était dans l’Église latine la fête de la Circoncision de Jésus : "Circoncision du Seigneur et Octave de la Nativité". La réforme de 1960, par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites, changea le degré de l’Octave (de 2ème classe à 1ère classe) et le nom de la fête devint "Octave de la Nativité du Seigneur". En 1974 eut lieu une nouvelle modification : le pape Paul VI la remplaça par la célébration de "Sainte Marie, Mère de Dieu", dont la fête avait été instaurée en 1932 par le pape Pie XI et fixée au 11 octobre.

    Au nouveau calendrier : Sainte Marie, Mère de Dieu

  • Audience générale de ce mercredi 27 décembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 27 décembre 2017, tenue en salle Paul VI, le Pape François est revenu sur le sens de Noël, la fête de la Nativité du Seigneur. Le Pape a regretté une dénaturation de cette fête, notamment en Europe, où au nom d’un « faux respect de qui n’est pas chrétien », on élimine toute référence explicite à la naissance de Jésus, dans une volonté de « marginaliser la foi ».

    Le commentaire de Cyprien Viet est à lire / écouter sur Vatican.News.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, je m’arrêterai aujourd’hui à la signification de la fête de la Nativité du Seigneur. A une époque où nous assistons à une sorte de dénaturation de Noël, il faut dire que c’est la naissance de Jésus qui est le vrai Noël, sans Jésus ce n’est pas Noël ! A travers l’annonce de l’Eglise, comme les bergers de l’Evangile, nous sommes guidés pour trouver la vraie lumière, celle de Jésus qui se révèle de façon surprenante : il naît d’une pauvre jeune fille inconnue, qui le met au monde dans une étable, avec la seule aide de son mari. C’est ainsi que le Fils de Dieu se présente encore à nous aujourd’hui : comme le don de Dieu pour l’humanité qui surgit dans la nuit et dans la torpeur du sommeil, alors que souvent l’humanité préfère demeurer dans l’obscurité et ne pas changer ses habitudes erronées. Par l’incarnation de son Fils, Dieu nous a ouvert le chemin d’une vie nouvelle, fondée sur l’amour et non sur l’égoïsme. A Noël, l’histoire humaine a été visitée par l’histoire de Dieu. Avec les petits, les méprisés, Jésus établit une amitié qui continue dans le temps et nourrit l’espérance d’un avenir meilleur. Avec eux, Dieu veut construire un monde nouveau où il n’y aura plus de personnes rejetées, maltraitées, indigentes. En ces jours de fête, ouvrons notre esprit et notre cœur pour accueillir cette grâce. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier les fidèles du diocèse de Séez, avec l’évêque, Mgr Jacques Habert, ainsi que les familles du diocèse de Cambrai. Chers amis, en ce temps de Noël, que Jésus naisse aussi dans vos vies et qu’à travers vous, il devienne un don de salut pour les petits et les exclus ! Bon Noël et que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Communier, c'est se donner au Christ

    « Nous savons qu'à l'autel Notre-Seigneur se remet pour nous dans l'état de victime où il était sur la Croix. Victime, qu'est-ce à dire ? Chose offerte à Dieu en signe de notre offrande intérieure. Évidemment, lorsqu'à la Consécration, nous offrons ainsi l'Humanité Sainte de Jésus à la Trinité, nous faisons déjà, par notre intermédiaire, notre délégué, qui est le prêtre, un véritable sacrifice. Mais combien cela est mieux signifié quand nous communions ! En nous unissant ainsi à notre Victime, nous marquons aussi clairement qu'il est possible que nous entendons bien ne faire qu'une Victime avec Jésus. Je sais bien qu'on réserve d'habitude le nom d'âmes-victimes à celles que notre doux Sauveur a choisies pour les associer davantage à ses souffrances. Mais en un sens, il faut bien que tout chrétien soit victime, c'est-à-dire chose offerte, chose consacrée, chose donnée à Dieu, chose qui ne s'appartient plus, mais qui est devenue la propriété de Dieu en Jésus.

    Si tel est - et il est impossible d'en douter - le sens plénier de la communion eucharistique, vous voyez que la participation au Corps et au Sang de Jésus est bien autre chose qu'une visite qu'Il nous ferait. Combien, qui se croient pieux, ne comprennent pas cela ! Et alors, qu'arrive-t-il ? On fait comme une maîtresse de maison qui reçoit un invité de marque. Elle l'accueille dignement, elle le traite avec honneur, mais en sentant qu'elle est chez elle et qu'il n'est pas chez lui. Et quand il est parti, qu'elle peut déposer la contrainte qu'elle s'imposait par égard pour lui, elle est bien tentée de dire : « Ouf ! le voilà parti ! » Oh ! ma petite fille, est-ce bien sûr qu'après l'une ou l'autre de vos communions, l'action de grâces faite sérieusement, je l'accorde, vous n'avez jamais été sur le point de penser, une fois la présence réelle disparue : « C'était très bien d'avoir le Bon Jésus, mais enfin, maintenant qu'il est parti, je vais pouvoir me détendre. » Cela venait de ce que vous compreniez de travers ce que c'est qu'une communion. Dans la vérité, communier c'est marquer qu'on reconnaît qu'on ne s'appartient plus, et pas seulement pour le temps de l'action de grâces, mais sans limite de temps, selon ce que dit saint Paul : « Vous n'êtes plus à vous, vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu ; non estis vestri, Christi estis, Christus autem Dei. » (1) »

    1. I Cor. II, 23.

    Abbé V.A. Berto (1900-1968), Notre-Dame de Joie. Correspondance de l'Abbé Berto (extraits de la Lettre du 2.XII.1935 à une élève de 13 ans), Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1989 (2e édition).

    abbé Berto,Seigneur,autel,croix,victime,offrande,consécration,eucharistie,communion,corps,sang,action de grâces,participation

  • Méditation - « Ecce Ancilla Domini » : « Voici la servante du Seigneur »

    « Quand il fut décidé dans les décrets divins, que la seconde Personne de la Sainte Trinité prendrait la nature humaine et naîtrait d'une Vierge, cependant Dieu ne voulut pas exécuter ce décret de son amour infini, sans le consentement de cette Vierge, pour nous apprendre que, même dès le début de l’œuvre de la Rédemption, la justification, la sanctification ne nous sont point données en partage sans notre consentement, comme le déclare si bien le docteur de l’Église S. Augustin : « Dieu qui vous créa sans vous, ne vous sanctifiera pas sans vous, et Dieu qui vous a formé, sans que vous le sachiez, ne vous sanctifiera pas sans que vous le vouliez. » Pour cette raison Dieu voulut rendre dépendante l'Incarnation de son Fils et la dignité de Mère de Dieu de l'acquiescement de Marie ; mais aussi pour une autre raison, savoir pour nous faire connaître que tout bien doit venir pour ainsi dire par Marie ; car Jésus-Christ, la source de tout bien, est venu par elle jusqu'à nous.

    Considérez aussi ce à quoi Marie s'est déclarée prête par ce consentement : elle n'a pas seulement accepté la dignité éminente de Mère de Dieu, mais aussi toutes les charges et les peines attachées à cette dignité incomparable : car Marie savait fort bien, en partie par les livres prophétiques, surtout d'Isaïe, en partie par une révélation spéciale divine, ce que son divin Fils et elle, devraient souffrir en conséquence de son consentement ; c'est pourquoi, d'après le témoignage de saint Bernard, elle s'est acquis par ce consentement magnanime de plus nombreuses et de plus grandes faveurs, que les autres saints en ont obtenu de Dieu dans le cours de leur vie entière.

    Tâchez donc, mon âme, d'après l'exemple de Marie, de vous montrer en tout magnanime, de vous soumettre à la volonté divine et de dire avec Marie : Voici la servante (ou le serviteur) du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. Vous vous montrerez ainsi le vrai serviteur de la Mère de Dieu. »

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome II (25 mars : l'Annonciation, Oraison de la nuit), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

    annonciation_san_marco_florence_1a.jpg

    L'Annonciation du retable Nettoli Becchi (style de Jacopo di Cione) (1371)
    Basilique San Marco (Florence)

    (Crédit photo)

  • Samedi 25 mars 2017

    Annonciation de la Bse Vierge Marie
    (Annonciation du Seigneur)

    Angelico-Annonciation-2a.jpg

    Fra Angelico (v.1395–1455), L'Annonciation de Cortone

  • Jeudi 2 février 2017

    Purification de la Sainte Vierge
    (Présentation du Seigneur)

    purification-2b.jpg

    Journée de la vie consacrée

  • Méditation - « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde »

    « Voyez lorsque Jean, éclairé d'en haut, reconnaît en celui qui se présente le Fils de Dieu, celui dont il avait dit : « Il est avant moi, et je ne suis pas digne de dénouer le cordon de sa chaussure » (1), il se refuse avec force à lui conférer le baptême de pénitence : « C'est moi qui devrais être baptisé par vous, et vous, vous venez à moi ! » Mais que lui répond le Christ ? « Ne t'y oppose pas en ce moment, c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice » (2).

    Quelle est cette justice ? - Ce sont les humiliations de l'adorable humanité de Jésus, qui, en rendant un hommage suprême à la sainteté infinie, constituent la solde plénière de toutes nos dettes envers la justice divine. Jésus, juste et innocent, prend la place de toute la race pécheresse (3) ; et, par son immolation, il est devenu « l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde » (4) ; la « propitiation pour tous les crimes de la terre » (5) ; c'est ainsi qu' « il accomplit toute justice ».

    Lorsque nous méditons cette profonde parole de Jésus, humilions-nous avec lui ; reconnaissons notre qualité de pécheurs ; et, surtout, renouvelons le renoncement au péché qui a marqué notre baptême. [...]

    - Vous savez que le caractère de baptisé demeure indélébile au fond de notre âme ; et quand nous réitérons les promesses faites à l'heure de notre initiation, une vertu nouvelle jaillit de la grâce baptismale pour affermir notre pouvoir de résistance à tout ce qui conduit au péché ; les suggestions du démon et les séductions du monde et des sens ; c'est à ce prix que nous pouvons sauvegarder en nous la vie de la grâce.

    Par là aussi, nous témoignerons au Christ Jésus notre vive reconnaissance de ce qu'il s'est chargé de nos iniquités pour nous en délivrer. »

    1. Luc. III, 16. - 2. Matth. III, 14. - 3. Petr. III, 18. - 4. Joan. I, 29. - 5. Ibid. II, 2.

    Bx Columba Marmion (1858-1923), Le Christ dans Ses Mystères (ch. X, I), Abbaye de Maredsous, Desclée de Brouwer & Cie, Paris, 1937 (Quatre-vingtième mille).

    Bapteme-Christ_Navarrette_1a.jpg

    Juan Fernández Navarette (1526-1579), Le Baptême du Christ
    Musée du Prado, Madrid (Espagne)

  • Vendredi 13 janvier 2017

     
    Au nouveau calendrier :
    Mémoire facultative de St Hilaire, évêque

  • Méditation - « Jésus, doux et humble de coeur... »

    « « Un jour d'hiver, le charpentier de Nazareth, encore ignoré de tous, se présenta sur les bords du Jourdain, mêlé à la foule... Chose étrange (1) et pourtant certaine, son cousin Jean ne le connaissait pas personnellement » (Prat, I, 160)

    Averti peut-être par une voix intérieure, Jean reconnaît alors Jésus qui vient à lui humble et modeste, qui s'avance au milieu des pénitents coupables d'injustices ou de violences, de luxure ou de fraude. Il ne peut retenir un cri de surprise quand il voit le fils de Marie descendre à son tour dans le fleuve et s'incliner comme les autres : « Comment ! c'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! - Laisse-moi faire, répond Jésus, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » (Matthieu III, 14-15).

    Je contemplerai longuement et avec amour le divin Sauveur, car il est là pour moi. Je me dirai que cet homme si humilié, perdu au milieu des pécheurs, et qui semble par son geste s'avouer pécheur, c'est le Maître du monde, à qui tout pouvoir a été donné sur terre et dans les cieux (Matthieu XXVIII, 18).

    Pourquoi cette démarche, cette humiliation incroyable de l'Agneau de Dieu, de Celui qui est non seulement innocent, mais le modèle et le réparateur de toute innocence ?...

    Si Jésus, fils de Marie, est innocent, le Christ, nouvel Adam, est le chef d'une société de pécheurs ; il est la tête d'un corps mystique dont les membres, couverts de souillures, ont grand besoin de baptême et de rédemption.
    Le Chef vient purifier les membres. Le Christ va expier l'orgueil des chrétiens. Son baptême sera le premier acte public, solennel, de son ministère de réparation. « En se soumettant à cette cérémonie humiliante, il prétend « accomplir toute justice », agir en parfaite conformité avec la volonté de son Père céleste. Sans attendre le Calvaire, Jésus a pris sur lui nos iniquités. Le baptême, qui ouvre la prédication de l’Évangile, inaugure aussi l’œuvre publique d'expiation et de réparation, dont l'Incarnation a marqué le principe secret » (Huby, saint Marc, p. 13). C'est donc pour moi que Jésus s'abaisse de la sorte, pour réparer mes désobéissances et mes péchés d'orgueil. Que dirai-je, que lui offrirai-je pour témoigner ma reconnaissance ? A tout le moins la résolution de mieux accepter les petites humiliations qu'il m'enverra (2).

    Je demanderai au Père céleste de réformer intérieurement mon cœur d'après celui de Jésus, et de me faire comprendre que, si le baptême est le premier et le plus nécessaire des sacrements, l'humilité lui ressemble et peut être considérée en quelque manière comme la clef des autres vertus. »

    1. Voir Jean I, 33. - 2. « Toutes les visions, révélations et délices du ciel, malgré le vif attrait qu'elles exercent sur l'homme spirituel, ne valent pas le moindre acte d'humilité. » (Saint Jean de la Croix, Maxime 335).

    P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année, Tome III (Le Baptême du Christ), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

    Bapteme-Christ_2a.jpg

  • Vendredi 6 janvier 2017

     
    « Chers frères et sœurs, laissons-nous guider par l’étoile, qui est la Parole de Dieu, suivons-la dans notre vie, en marchant avec l’Église, où la Parole a planté sa tente. Notre route sera toujours illuminée par une lumière qu’aucun autre signe ne peut nous donner. Et nous pourrons nous aussi devenir des étoiles pour les autres, reflet de cette lumière que le Christ a fait resplendir sur nous. »

    Benoît XVI, conclusion de l'homélie en la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, 6 janvier 2011.

    adoration-des-mages_4a.jpg

  • Poésie : Vision (extrait)

    «       ............
    Je n'ai pas de chemin, je n'ai pas de demeure
           Hors de Toi...

    Et tes saints ont raison pourtant. Il faut les croire.
           Ils font bien
    De me chasser de leur royaume et de leur gloire
           Comme un chien.

    Leur royaume... Est-ce là ce qui me fait envie ?
           O mon Dieu,
    Tu sais bien qu'il suffit d'un peu d'ombre à ma vie,
           Rien qu'un peu.

    Que je n'ai pas besoin de gloire et presque même
           Pas besoin
    De leur bonheur trop grand pour moi pourvu que j'aime
           Dans un coin.

    Qu'on les loue à jamais, qu'à jamais on m'oublie,
           A jamais,
    Puisqu'il faut que ta verge à leurs yeux m'humilie,
           Seigneur, fais !

    Je n'ai pas mérité de fixer ma prunelle
           Sur leurs cieux !
    Soit ! Éteins à jamais la lumière éternelle
           Dans mes yeux.

    Je n'ai pas mérité d'entendre leur cantique :
           A jamais,
    Soit ! jette sur mes sens un silence hermétique,
           Noir, épais.

    Mais dans ton sein garde mon cœur à tout le monde
           Bien caché,
    Comme un petit oiseau qui dans ta main profonde
           S'est niché.

    Un grésil à tes pieds tombé de quelque globe,
           Un fétu,
    Un duvet que le vent dans un pli de ta robe
           A perdu.

    Je ferai si peu d'ombre, ô Dieu, dans ta lumière
           Que bien sûr
    Les saints ne me verront pas plus qu'une poussière
           Dans l'azur.

    Mais Toi qui me verras en Toi comme une tache,
           Nuit et jour,
    Si j'offense ta vue, à son refuge arrache
           Mon amour.

    Écarte-moi du pied ou plutôt sur mon âme
           Peu à peu
    Efface mon péché. N'as-tu pas de la flamme
           Et du feu ?

    Appelle la douleur, Dis un mot, Fais un geste,
           Seigneur, fais !
    Fais-moi souffrir, nettoie en moi tout ce qui reste
           De mauvais.

    Vite, ne laisse rien en moi qui te déplaise,
           O mon Roi !
    Fais-moi vite souffrir mais viens dans la fournaise
           Avec moi. »

    Marie Noël (1883-1967), Les Chansons et les Heures (Vision, IV, strophes finales),
    Paris, Éditions G. Crès et Cie, 1928.

    feu_2a.jpg

  • Méditation - « Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ. » (Ga VI, 2)

    « Si tu sais prendre sur toi la douleur d'autrui, le Seigneur prendra sur Lui la tienne et la fera Sienne, c'est-à-dire ouvrière de salut.
    Si tu sais prendre sur toi la douleur d'autrui, le Seigneur prendra sur Lui cette douleur, en toi, et la fera Sienne c'est-à-dire ouvrière de salut. Il la prendra avec d'autant plus d'élan qu'Il la trouve déjà comme déracinée et transplantée en ton cœur.
    Et comme Il l'y trouve purifiée de tout égoïsme, transfigurée par la pitié, sanctifiée par l'amour chrétien, la consolation sera plus forte en autrui, la bénédiction plus vivante en toi, la joie de demain plus grande en tous deux. »

    Bx Vladimir Ghika (1873-1954), Pensées pour la suite des jours, Beauchesne, Paris, 1936.

    Vladimir Ghika,porter,douleur,prochain,autrui,Seigneur,pitié,amour,consolation,bénédiction,salut,joie

  • Méditation - « Restez avec nous, Seigneur... »

    « Mane nobiscum, Domine, quoniam advesperascit (Lc XXIV, 29). Demeurez dans ce pauvre monde où le soir descend et sur lequel les ténèbres se font par l'envahissement de la tristesse et l'absence d'espérance, dans cette nuit où l'on entend des voix d'autant plus effrayantes qu'on ne sait d'où elles viennent, car elles n'ont plus rien d'humain. Seigneur, voyez, il ne suffit pas que vous passiez, demeurez au milieu de nous ! Oh ! venez dans ma pauvre âme qui s'est tue si longtemps, d'où rien de bon n'est sorti depuis des années, où rien de céleste ne s'éveille plus, et qui n'a pas su parler de vous, ni répondre quand vous parliez. Oh ! venez et faites sentir votre puissance. Que mon âme dise quelque chose, qu'elle se souvienne, qu'elle aime quelque chose qui l'élève et qui l'agrandisse ! Me voici, Seigneur, dans la personne de ce pauvre muet ; faites-moi parler, je vous en prie, faites-moi un cœur reconnaissant qui réponde à vos bienfaits, un cœur soumis qui réponde à l'épreuve, un cœur et une âme qui rendent le son que vous voulez entendre. O Seigneur, passez, mais restez ! »

    Abbé Henri Huvelin (1838-1910, in "L'Amour de Notre-Seigneur" Tome 1 - L’Évangile, Lecoffre - Gabalda, 1920.

    soleil_couchant_15a.jpg

    (Crédit photo)

  • Méditation - Prière : Notre-Seigneur, caché au Saint Sacrement

    « Je T'adore, Créateur et Seigneur, caché dans le Très Saint Sacrement. Je T'adore pour toutes les œuvres de Tes mains dans lesquelles apparaissent tant de sagesse, de bonté et de miséricorde ; ô Seigneur, Tu as semé tant de beauté par toute la terre, et elle me parle de Ta beauté, bien qu'elle ne soit que Ton faible reflet, inconcevable Beauté. Quoique Tu Te sois caché et dissimulé et que Tu aies dissimulé Ta beauté, mon oeil illuminé par la foi T'atteint et mon âme reconnaît Son Créateur, son Bien suprême, et mon cœur entier sombre dans la prière de louange. Mon Créateur et mon Seigneur, Ta bonté m’a encouragé à Te parler - Ta miséricorde fait disparaître l’abîme qui existe entre nous, qui sépare le Créateur de Sa créature. Parler avec Toi, ô Seigneur, est le délice de mon cœur ; je trouve en Toi tout ce que mon cœur peut désirer. Là Ta lumière éclaire mon esprit et le rend capable de Te connaître toujours plus profondément. Là, sur mon cœur se déversent des torrents de grâces, là mon âme puise la vie éternelle. Ô mon Créateur et mon Seigneur, au-dessus de tous ces dons, Toi, Tu te donnes Toi-même à moi, et Tu T’unis étroitement avec Ta misérable créature. Ici nos cœurs se comprennent au delà des mots ; ici personne n’est capable d’interrompre notre conversation. Ce dont je parle avec Toi, ô Jésus, c’est notre secret, que les créatures ne connaîtront pas, et les anges n’ont pas l’audace de le demander. Ce sont de secrets pardons que seuls Jésus et moi savons – c’est le secret de Sa miséricorde qui enveloppe chaque âme en particulier. Pour cette inconcevable bonté, je T’adore, mon Créateur et mon Seigneur, de tout mon cœur et de toute mon âme. Et quoique mon adoration soit si pauvre et si petite, je suis cependant en paix, car je sais que Toi Tu sais qu’elle est sincère malgré son incapacité... »

    Ste Faustine Kowalska (fêtée ce jour), Petit Journal, 8.V.1938 (1692), Parole et Dialogue, Paris, 2002 (Deuxième édition).
    Le Petit Journal de Ste Faustine peut être consulté en ligne sur E.S.M..

    NB : l'édition de Jules Hovine (Marquain, Belgique, 1985, pp. 591-592) traduit les écrits de Ste Faustine avec le vouvoiement : "Je Vous adore, Créateur et Seigneur, caché dans le Saint Sacrement. Je Vous adore pour toutes les œuvres de Vos mains..."

    Saint_Sacrement_19a.jpg

  • Dmitro Bortnianski (1751-1825) : "Seigneur, fais-moi connaître ma fin" (Ps 38, 5)

    (Notum fac mihi Domine finem meum)
    Chœur d'hommes de la Laure de la Trinité Saint-Serge à Moscou
    Dir. Vladimir Gorbik (Grande Salle du Conservatoire de Moscou, 27 février 2008)

  • Méditation - « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle »

    « Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
    Moi, je suis le pain de la vie.
    Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
    mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
    Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde...
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. »

    « À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. »

    Jean VI 47-56 & 66

    « On n'admire pas assez les discours de Notre-Seigneur. Ils se déploient avec une telle plénitude qu'on ne la remarque pas ; il en est de sa parole comme de sa vie ; la simplicité en masque la perfection et la beauté. « Cherchez, a-t-il dit à ses auditeurs, un aliment qui demeure et donne de vivre à jamais. Demandez-moi cela, et non un pain matériel qui refasse vos corps chaque jour et qui vous laisse dans la vie périssable de la matière. Ce pain, vous l'avez. Le Père vous l'a donné ; je suis ce pain ; si vous entrez en moi par la foi, vous l'y trouvez et vous êtes à l'abri de l'usure ; vous n'aurez plus ni faim ni soif ; vous ne mourrez plus, et même vos corps participeront au dernier jour à cette vie qui demeure. Mais il faut me manger. Comment cela ? En prenant ma chair, en vous unissant à moi dans la chair, comme je me suis uni à vous quand je l'ai prise. Je suis descendu, il faut que vous remontiez ; je suis descendu par elle ; vous devez remonter par elle. Entrez dans ma chair et vous trouverez le Père, le principe de vie qui me la communique, vous accueillerez le souffle de sa vie par lequel il m'engendre, et vous vivrez de cette vie. »
    « Vous ferez ce que je fais, vous vous donnerez comme je me donne. Vous donnerez votre esprit en croyant ; vous donnerez votre volonté en aimant ; vous donnerez votre sensibilité en réalisant votre foi et votre amour. Vous vous donnerez parce que l'Esprit d'amour qui m'unit au Père sera en vous, et vous unira à moi comme je m'unis à lui. Vous ferez ce que je fais comme je fais ce que fait le Père. Nous ne ferons plus tous que nous donner mutuellement : et c'est la vie éternelle. » »

    Dom Augustin Guillerand (1877-1945), Au seuil de l'abîme de Dieu. Élévations sur l’Évangile de saint Jean (VI), Benedettine di Priscilla, Roma, 1961.

    Augustin Guillerand,Seigneur,pain,chair,corps,sang,nourriture,boisson,vie éternelle,résurrection,foi,plénitude,perfection,simplicité,beauté

    Semen Zhivago (1807–1863), "La dernière Cène", détail (1879-87)
    Cathédrale Saint Isaac, Saint-Pétersbourg (Russie)

    (Crédit photo)

  • Méditation - « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » (Mt 17, 5)

    « Regardez ce Jésus brillant comme un soleil, c'est un rayon de la béatitude qui vous est promise, vous serez un jour rayonnant comme cela. Ô jour ! ô bonheur éternel ! quand y serai-je ?... Écoutez les Apôtres, comme ils se sentent épris d'un singulier contentement à la vue de ce spectacle ; ce sont les consolations et les secours que notre bon Jésus nous donne dès cette vie. Voyez Moïse et Élie à ses côtés qui le contemplent. Tous deux avaient instamment demandé de voir Dieu, et cette grâce leur est accordée, pour vous faire espérer et attendre que rien ne vous sera refusé, de ce que vous demanderez raisonnablement pour votre bien spirituel et éternel. Car, que vous refuserait celui qui se donne lui-même pour toujours, ou s'il vous refuse quelque chose, qu'avez-vous besoin de cette chose, ayant Dieu qui est tout.

    Mais ! ô mon Dieu, je crains à cette parole que j'entends de votre bouche : Écoutez-le. Car Il me semble que je n'écoute point ce Fils bien-aimé, et cependant il n'y a d'espérance d'être jamais bienheureux, qu'en l'écoutant et en lui obéissant... Mon fils, la crainte est bonne, pourvu qu'elle soit efficace, et qu'elle te porte à faire ce que tu dois, de peur qu'en y manquant tu ne viennes à être exclus de ton espérance ; et même quoi que tu fasses, il est toujours bon de craindre que tu n'en fasses pas assez, afin que ton espérance soit bien réglée entre le désespoir et la présomption... »

    Hayneuve s.j. (1588-1663), Méditations sur la Vie de N.-S. Jésus-Christ Tome V (Transfiguration de Notre-Seigneur, Deuxième point), Édition corrigée, rajeunie et disposée selon l'ordre du Bréviaire romain par M. l'Abbé J.-B. Lobry, Paris, Hippolyte Walzer, 1868. (1ère édition : 1645)

    Transfiguration_Raphael_2a.jpg

    Raphaël (1483-1520), La Transfiguration
    Musées du Vatican

    (Crédit photo)