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  • Méditation - La Transsubstantiation

    « Quand sont prononcées les paroles de la consécration, le Christ, qui siège à la droite du Père, devient tout entier présent dans l’ici-bas, – avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, – sans nul changement de son être, mais de par le seul changement en lui – combien profond – du pain et du vin.

    « Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : Ceci est mon corps, pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (I Cor. 11, 23-24). La toute-puissance divine opère ce qu’elle signifie. Ce qui était pain devient le corps du Seigneur Jésus, qui au soir de la Cène s’offrait dans le sacrifice rédempteur commencé, et qui maintenant siège dans la gloire du Père : corps indissolublement uni a la divine personne, corps du Verbe en tant qu’incarné ; si l’on serrait de près la traduction, on aurait : « Ceci est le corps MIEN… Ceci est le sang MIEN… ». C’est folie de disjoindre, dans l’Eucharistie comme dans l’Incarnation, présence corporelle et présence personnelle.

    Le sens littéral exige que ce que Jésus présente à ses disciples ne soit plus du pain mais seulement son corps. Cependant rien n’est changé quant aux apparences : c’est une vérité d’expérience. Le poids, la couleur, le goût, la résistance au toucher, les propriétés et activités, demeurent les mêmes. Les sens qui ne perçoivent que les phénomènes continuent de percevoir, sans se tromper, du pain et du vin ; mais à ces apparences correspond une réalité nouvelle et non perceptible, que la foi seule nous fait connaître : la vertu des paroles consécratoires ayant, non pas anéanti, mais converti le pain et le vin en corps et sang de Jésus. »

    Cardinal Charles Journet (1891-1975), Le mystère de l'Eucharistie (L'Eucharistie, sacrifice et sacrement du Christ, 2. Transsubstantiation, II, 4), Téqui, Paris, 1980.

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  • Méditation - Le Sacré-Coeur de Jésus

    « Le Sacré-Cœur a dit à Marguerite-Marie qu'il bénirait tous ceux qui lui soumettraient leurs entreprises humaines et surnaturelles. Comment nous en étonner ?
    Ce n'est pas la grâce qui manque dans le monde. Vous vous rappelez l’Église primitive, les premiers discours de saint Pierre : trois mille hommes convertis (Cf. Ac 2,41). [...]
    Or un écrivain du XVIIe siècle, le Père de Condren, nous dit que la grâce de Dieu est abondante parmi nous, comme aux premiers siècles. [...]
    Alors pourquoi nos œuvres si pauvres ? Pourquoi nos vies si peu changées ? Pourquoi notre piété dormante ?

    La grâce ne manque pas. C'est nous qui manquons à la grâce. [...]
    Il nous manque la charité. La charité qui dévore comme un feu. Car à ce feu, il faut que nous apportions à tout instant, si je puis dire, du bois. Et ce bois, ce sont nos œuvres. Or nous ne voulons pas œuvrer, travailler. Nous préférons n'être rien et ne rien faire. Aux âmes tièdes, il ne manque guère qu'une chose : de vouloir vivre. Et c'est à quoi nous pousse la charité du Christ.

    [...] Il nous manque aussi l'humilité. Nous sommes pleins d'orgueil. Car le Seigneur ne favorisera jamais une action qui nous tournerait la tête et nous conduirait à notre perte. Heureuse l'âme humble, car elle seule peut réussir. Elle seule peut apporter, sans se perdre soi-même, le témoignage, tout dépouillé, de la charité du Christ.
    [...]
    Prions pour que nous devenions plus fervents, car ce jour-là, conformément à la promesse faite à Marguerite-Marie, le Sacré-Cœur bénira toutes nos entreprises et viendra le Royaume de Dieu. »

    Mgr Daniel Pezeril (1911-1998), Sortez de votre sommeil, Cahiers de l’École Cathédrale, Parole et Silence, 2001.

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  • Méditation - « Demeurez en moi » (Jn 15,4)

    « « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là produira du fruit en abondance, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). Le Christ est le lieu de notre demeure, de notre repos. Demeurer. Le mot évoque une adhésion solide et durable dans la foi au Christ, et une certaine présence intime née de l'amour et de la connaissance réciproque. « Demeurez en moi comme je demeure en vous » (15,4). Cela dépend donc de nous, il faut s'y mettre activement et avec constance. Notre union avec le Christ doit être consciemment entretenue par une habitude de recueillement. Il faut nous plonger aussi souvent que possible dans le Christ en qui nous sommes, sous l'influence de l'Esprit en nous. Tout ce que nous faisons, nous devons le faire dans le Christ ; arrêtons-nous un instant avant de commencer une action, afin qu'elle découle toujours de notre union avec lui. Aimons nos frères dans le Christ, car eux aussi, ils sont dans le Christ (Mt 25,31-46), et nous les aimons avec son amour. Que tous nos jugements soient ceux du Christ, regardons tout avec ses yeux. Que ce soit sa prière qui jaillisse de notre cœur, sa louange qui chante dans nos voix. Que ce soit sa croix que nous portions, et sa vie et sa joie qui soient en nous. « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour » (15,9).

    Notre effort ne sera pas vain, car il est fondé sur sa présence en nous, sur son Esprit en nous, sur la fidélité de son amour. Jésus demeure en nous, paisiblement, profondément, source de vie, d'action et d'amour. La sève de sa vie qui court en nous est une sève d'amour et de lumière ; les fruits qu'elle produira en abondance sont les œuvres d'une dilection vraie et efficace, et une unité d'amour entre nous, les sarments, en lui.

    « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (15,5). Rien, absolument rien. Pénétrons-nous de cette vérité. Hors du Christ, les efforts les plus acharnés ne peuvent aboutir à rien. En lui, tout est possible : l'amour, l'unité, la vie éternelle. »

    Vivre dans l'intimité du Christ, par un Chartreux, Tome 2, Presses de la Renaissance, Paris, 2006.

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  • Méditation - Le signe de la Croix

    « Considérez quel est le prix qui a été donné pour votre rançon, et vous ne serez plus l’esclave d’aucun homme sur la terre. Ce prix, mes frères, et cette rançon c’est la croix. Vous ne la devez donc pas marquer négligemment du bout du doigt sur votre visage. Vous devez la graver avec amour dans votre cœur par une foi très fervente. Si vous l’imprimez de la sorte sur votre front, nul des esprits impurs n’osera s’approcher de vous en voyant sur votre visage les armes qui l’ont terrassé, et cette épée étincelante dont il a reçu le coup mortel. Si la seule vue des lieux où les bourreaux exécutent les criminels, vous fait frémir d’horreur et trembler de crainte, dans quel trouble et quelle terreur doivent entrer les démons, en voyant les armes dont Jésus-Christ s’est servi pour les vaincre ?

    Ne rougissez donc pas de la croix, afin que Jésus-Christ ne rougisse point de vous, lorsqu’il viendra dans la majesté de sa gloire, et qu’il fera briller ce signe d’une lumière plus éclatante que les rayons du soleil. Car elle paraîtra alors aux yeux de tous les hommes qui auront été dans le monde. Elle publiera hautement l’innocence et la charité de celui qui s’y est laissé attacher, et elle convaincra toute la terre qu’il n’a rien omis pour sa part de tout ce qui était nécessaire pour notre salut.
    [...]
    Si vous trouvez donc quelqu’un qui vous dise : Quoi, vous adorez une croix ? Répondez-lui d’un ton de voix qui témoigne de votre fermeté, et d’un visage gai et riant, dites : Oui, je l’adore, et je ne cesserai point de l’adorer. S’il se moque de vous, plaignez-le, et répandez vos larmes en voyant son aveuglement. Rendez grâces à Dieu qui vous a honoré d’un si grand don, et qui vous a fait des grâces si prodigieuses, que personne ne peut les comprendre, si Dieu par une faveur toute particulière ne les lui révèle. Cet homme qui vous insulte, ne vous raille ainsi que parce que « l’homme animal et humain n’est point capable des choses qu’enseigne l’esprit de Dieu, car elles lui paraissent une folie ; et il ne les peut comprendre, parce que c’est par une lumière spirituelle qu’on en doit juger. » (1 Cor. II, 14.) »

    St Jean Chrysostome, Homélie LIV sur l’Évangile de Matthieu (4-5), in "Œuvres complètes traduites pour la première fois sous la direction de M. Jeannin", Tome VIII, Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie, éditeurs, 1864.
    Texte intégral à l'Abbaye Saint Benoît de Port-Valais (Suisse).

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    Choix de Chemins de Croix sur notre site
  • Audience générale de ce mercredi 21 mars 2018

    Le Pape François a poursuivi ce matin, dans le cadre de son audience générale du mercredi, son cycle de catéchèses sur la Messe. Après avoir évoqué en improvisant le début du printemps en filant la métaphore des racines, qui permettent aux arbres de fleurir tout comme notre enracinement en Jésus doit nous permettre de faire fleurir notre foi, le Saint-Père s’est arrêté sur le temps de la Communion sacramentelle, avec le Corps et le Sang du Christ.

    Compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Le Pape officialise sa venue en Irlande pour la Rencontre mondiale des familles

    Au terme de l’audience générale, le Pape a annoncé qu'il visitera Dublin les 25 et 26 août prochain et interviendra lors de la Rencontre mondiale des Familles, organisée tous les trois ans. Il s'agira de sa deuxième participation à ce rassemblement, après sa venue à Philadelphie, aux États-Unis, en 2015. Cette année, la rencontre portera sur le thème de "L’Évangile de la famille : joie pour le monde".

    Source : Vatican.News.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, lorsque nous célébrons l’Eucharistie nous sommes nourris du Christ qui se donne dans sa Parole et dans le Sacrement de l’autel. Après la fraction du pain consacré, le prêtre invite les fidèles au banquet Eucharistique pour faire l’expérience de l’union intime avec le Seigneur, source de joie et de sainteté. Il est vrai que nous sommes très loin de la sainteté du Christ, mais nous croyons que son Sang a été versé pour la rémission des péchés et nous le prions : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ». Dans la Communion eucharistique, même sous une seule des deux espèces, nous recevons le Christ tout entier. En nous unissant à lui, la Communion nous arrache à nos égoïsmes et nous unit à tous ceux qui ne font qu’un avec lui. Nous devenons ce que nous recevons : le Corps du Christ, et, par notre Amen, nous reconnaissons l’engagement que cela implique. Dans l’oraison après la Communion le prêtre remercie Dieu d’avoir fait de nous ses hôtes et il demande que le don reçu transforme notre vie. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française en particulier les jeunes venus de Suisse et de France. Alors que la fête de Pâques se fait plus proche, je vous invite à redoubler de ferveur, notamment par une participation active à la messe et par les œuvres de charité, afin que la grâce de la résurrection transforme vraiment toute notre vie. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - A propos de la lecture

    Nous méditerons durant ce prochain Carême à partir de textes tirés de la correspondance de Fénelon, de même que durant les 3 dimanches (Septuagésime, Sexagésime, Quinquagésime) qui précèdent le Mercredi des Cendres.

    « Quand vous faites vos lectures, souvenez-vous que c'est Jésus-Christ qui va vous parler, et qui va vous parler de l'affaire la plus importante que vous ayez. Écoutez-le dans cette disposition. Lisez peu, et méditez beaucoup les vérités que vous trouvez dans le livre. Voyez si vous les pratiquez, et comment vous les pratiquez. Demandez à Jésus-Christ qu'il vous parle au fond du cœur, et qu'il vous y enseigne ce que le livre vous représente au-dehors. Si vous y trouvez quelqu'un de vos défauts sévèrement repris, remerciez Dieu de cette grâce qu'il vous fait, de vous reprendre sans vous flatter, et priez-le de vous en faire une autre, qui est celle de vous en corriger. Lisez l’Écriture sainte autant que vous pourrez, et les livres qui vous toucheront le plus. Il sera bon même que vous marquiez les paroles qui vous auront le plus frappée, afin de les répéter quelquefois pendant le jour, et de réveiller les sentiments qu'elles vous auront donnés. Votre lecture faite, finissez toujours par une petite prière, et demandez à Dieu qu'il vous fasse accomplir dans l'occasion ce que vous avez appris par la lecture. »

    Fénelon (1651-1715), Conclusion de la Lettre 39 (Avis sur la manière de faire oraison et les autres exercices de piété), in "Œuvres" Tome premier (Lettres), Paris, Chez Lefèvre, Libraire-Éditeur, 1835.

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  • Méditation - En l'Eucharistie, Jésus nous parle : Ecoutons-Le !

    « Combien de catholiques qui ne savent plus ce qu'est l'Eucharistie ! J'ai quelquefois peur d'entendre la plainte du Cœur de Jésus à sainte Marguerite-Marie :
    « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et à se consommer pour leur témoigner son Amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi, dans ce Sacrement d'Amour. »
    Mais, non, Jésus-Christ n'est pas un souvenir, l'Eucharistie n'est pas un symbole. C'est ce Corps de Jésus moulé dans le sein de la Vierge Marie, son corps, sa chair pure qui vient purifier ma chair de misère, son Cœur de feu qui vient brûler mon pauvre cœur de pierre. Le Pain Vivant !
    Il y a un homme qu'on appelle le prêtre. Ah ! chers Retraitants, n'acceptez jamais qu'on vous dise que le prêtre est un homme comme les autres. C'est le dernier outrage qu'on puisse faire au Seigneur. Le prêtre, c'est avant tout un consécrateur d'hostie, c'est un « mis à part ». Il est fait pour consacrer le Pain, et vous allez me dire que c'est un homme comme les autres ?
    Cet homme, il est là, il va vous donner le Pain qui fait les forts, le Vin qui va vous rendre capables d'être purs dans vos corps, dans vos cœurs et dans vos âmes.
    Peut-être ce Pain fera-t-il de vous des saints ? des martyrs ? Je ne sais pas, mais... c'est un Pain Vivant. S'il est Vivant, il parle. Alors, s'il parle, écoutez-le.
    Je vous laisse en finale, un mot qui sort de la bouche de Marie, cette femme, la plus belle de toutes, le modèle de toutes les femmes, la pleine de grâce, qui dit à ceux qui l'entourent à Cana :
     
    « FAITES TOUT CE QU'IL VOUS DIRA ! »
     
    Ah ! la belle leçon ! Tendez bien l'oreille.
    Vous êtes cinquante, il y a cinquante cœurs auxquels le Seigneur désire parler, alors, chers Retraitants, faites bien tout ce qu'il vous dira. Amen. »

    P. Armand Roustand (1902-1973), Les Cinq Jours de Paray (Conférences de Retraites données en 1959), Tome II, L'Enfant prodigue, Imprimerie Micolon, Paray-le-Monial, s.d.

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    Eucharistie célébrée par le St Padre Pio

  • Audience générale du mercredi 22 novembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, mercredi 22 novembre 2017, sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa nouvelle série de catéchèses sur la Messe.

    Pour cette 3e étape, le Saint-Père a livré une réflexion sur la Messe en tant que « mémorial du mystère pascal », nous faisant participer « au calvaire du Christ ». Le Saint-Père a d’abord justifié l’emploi du terme de « mémorial », et notamment son sens biblique.

    « Le mémorial n’est pas seulement un souvenir, il rend présents et actuels des faits du passé. Israël entend ainsi sa libération de l’Égypte. Chaque fois que la Pâque est célébrée, les événements de l’Exode sont rappelés à la mémoire des croyants afin qu’ils conforment leur propre vie. »

    La Messe en tant que mémorial de la Passion du Christ, de sa mort, de sa résurrection et de son ascension au ciel n’est donc pas seulement un souvenir. « Elle est davantage. Elle rend présent ce qui est arrivé il y a vingt siècles », a rappelé le Pape.

    Ainsi, prendre part à la Messe chaque dimanche équivaut à « entrer dans la victoire du ressuscité ». « Nous, dans la Messe, nous restons avec Jésus, mort et ressuscité, il nous entraine vers la vie éternelle. Dans la Messe, nous nous unissons à Lui », a-t-il insisté.

    Le Sang du Christ versé pour nous, libère donc de la mort et de la crainte de la mort, non seulement de la mort physique, mais aussi de la mort spirituelle. « Le Christ restaure la vie ; le Christ est la plénitude de la vie. Il est mort par amour ! » s’est-il exclamé.

    « Quand nous allons à la Messe, c’est comme si nous allions au Calvaire même », a précisé le Pape, dénonçant une nouvelle fois la désinvolture de ceux qui se permettent de « bavarder » ou de « prendre des photos ». Face à Jésus, l’attitude juste est de rester dans « le silence, les larmes et la joie d'être sauvé. Quand nous entrons dans l'église pour célébrer la Messe nous devons penser ceci : j'entre dans le Calvaire, où Jésus donne sa vie pour moi. »

    Il doit être ainsi clair dans nos esprits qu’en nous faisant entrer dans le Mystère pascal, le Christ nous permet de passer avec Lui, de la mort à la vie.

    Source : Radio Vatican (DA).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la Messe est le mémorial du Mystère pascal du Christ. Elle nous rend participants de sa victoire sur le péché et sur la mort, et donne pleine signification à notre vie. Se faisant pain rompu pour nous, le Seigneur Jésus répand sur nous sa miséricorde et son amour, comme Il l’a fait sur la Croix, au point de renouveler notre cœur, notre existence et notre relation avec Lui et avec les frères. Chaque célébration est un rayon de ce soleil sans déclin qu’est Jésus Christ ressuscité. Participer à la Messe signifie entrer dans la victoire du Ressuscité, être illuminés de sa lumière, réchauffés de sa chaleur. L’Esprit nous rend participants de la vie divine qui est capable de transfigurer tout notre être mortel. Dans la Messe nous nous unissons au Christ. Son sang nous libère de la domination de la mort physique et de la mort spirituelle qu’est le mal, le péché. Il est la plénitude de la vie, qui a anéanti la mort pour toujours. Sa Pâque est la victoire définitive sur la mort, car il a transformé la sienne en un acte suprême d’amour. Dans l’Eucharistie, il nous communique cet amour victorieux. En Le recevant avec foi, nous pouvons vraiment aimer Dieu et le prochain, aimer comme Lui nous a aimés, en donnant sa vie. La participation à l’Eucharistie nous fait passer avec le Christ de la mort à la vie. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, venant de France et de divers pays. Chers amis, je vous invite à donner une place importante dans votre vie à la participation à la Messe, en particulier le Dimanche. Le Seigneur vient à votre rencontre pour vous donner son amour, afin que vous aussi vous le partagiez avec vos frères et vos sœurs. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Le Christ-Roi

    « Mgr Pie nous a montré dans les trois premières demandes du Pater : que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, la prière par excellence pour l'avènement du Règne social ici-bas.
    Il veut que les fidèles saisissent le sens complet de cette prière et qu'ils sachent que le règne dont il est parlé n'est pas seulement le ciel, mais encore le règne social du Christ sur la terre. Ils doivent donc, en la récitant, désirer ce règne et prier avec confiance le Père céleste d'accorder au monde cet inestimable bienfait.

    Écoutons l’Évêque de Poitiers recommander la prière pour le Règne social. C'est à une religieuse qu'il s'adresse et par elle, à tous les fidèles qui aiment Jésus-Christ : "La cure spirituelle n'avance pas chez ceux qui sont au timon des affaires, soit hommes du pouvoir, soit hommes de l'avenir. Dieu n'est mis par personne à sa place. Hélas ! nous apprendrons à nos dépens qu'on ne se passe pas impunément de l’Être nécessaire. Le monde lui pardonne son existence, pourvu qu'il veuille bien laisser son œuvre se passer de lui, et ce monde n'est pas seulement le monde impie, mais un certain monde politique chrétien. Pour nous, appliquons-nous à mieux sentir, à mieux accentuer que jamais les trois premières demandes du Pater. Et tant que le monde présent durera, ne prenons point notre parti de confiner le règne de Dieu au ciel, ou même à l'intérieur des âmes : sicut in coelo et in terra ? Le détrônement terrestre de Dieu est un crime : ne nous y résignons jamais !" (Histoire du Cardinal Pie, T. II, Livre IV, chap. II).

    Que les fidèles ne se lassent donc pas de prier pour l'avènement du Royaume et que leur prière, en nos jours d'apostasie nationale, soit plus fervente et plus confiante que jamais ! »

    P. Théotime de Saint-Just o.m.c., La Royauté Sociale de N.-S. Jésus-Christ, Troisième édition considérablement enrichie, Librairie catholique Emmanuel Vitte, Lyon - Paris, 1931.

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    Giotto di Bondone, Le jugement dernier (détail)
    Chapelle des Scrovegni à Padoue (Italie)

    (Crédit photo)

  • Méditation - La communion : union à Jésus, union aux âmes

    « Si une âme me dit : J'ai vu Dieu aujourd'hui, je lui demanderai : Eh bien ! comment vous trouvez-vous vous-même, à présent que Dieu est si près de vous, est entré en vous ? Il faudra qu'elle me réponde, si elle est pénétrée de Celui qu'elle a reçu : Combien je me trouve petite, je descends de bien haut ! La confusion est le premier devoir, la première impression de l'âme qui a vu passer Dieu avec sa grandeur, disons plus, avec l'effrayante bonté dont l'apôtre chéri s'épouvantait.

    « J'ai vu Dieu ; je me suis approché du Sauveur à la table sainte », - oh ! âme qui parlez ainsi, prouvez-le moi en agissant, vous dont la vie si tiède est une suite d'oublis et de lacunes, vous dont la vie consiste à ne pas vivre. Dieu est action et vie, un esprit toujours actif. Vous qui avez vu Dieu, Dieu vit-il en vous ? Si vous vous êtes approchée du Christ, prouvez-le par vos actes ; êtes-vous dévouée comme Jésus était dévoué ? Alors qu'Il trouve le repos de son Cœur dans le don de Lui-même : son amour inquiet, délicat pour les hommes, n'est satisfait qu'à ce prix.

    Où est votre dévouement, votre charité ? Prouvez-moi qu'au moment où Il entrait en vous, vous cherchiez à être humble. En voyant sa vie agissante, si vous n'êtes pas dévouée, c'est que le sacrifice de Dieu n'a pas pénétré dans votre âme, l'esprit de Jésus n'est pas entré dans votre coeur. La présence de Dieu se prouve par la confusion de la créature et par le désir qu'elle a, si petite qu'elle soit, de faire quelque chose pour Celui qui a tout fait ; la bonté qui s'est communiquée, doit agir par une diffusion de bonté, d'amour et de dévouement, parce que, mes Frères, l'effet de la Sainte Eucharistie est non seulement de nous unir à Dieu, de nous mettre en contact avec Lui, mais d'unir les âmes entre elles, en même temps qu'à Jésus. »

    Abbé Henri Huvelin (1838-1910), L'Amour de Notre-Seigneur, Tome second, L'Eucharistie, La Passion (III. L'action de l'Eucharistie dans nos âmes, 13 janvier 1878), Cinquième édition, Librairie Victor Lecoffre, J. Gabalda Éditeur, 1925.

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    Fête du Saint Nom de Jésus, janvier 2015
    Église Saint Joseph de Macon, Géorgie (USA)

    (Crédit photo)

  • Méditation - N’avons-nous pas tous peur ?

    « N’avons-nous pas tous peur – si nous laissons entrer le Christ totalement en nous, si nous nous ouvrons totalement à lui – peur qu’il puisse nous déposséder d’une part de notre vie ? N’avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d’unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous trouver ensuite dans l’angoisse et privés de liberté ? [...] Non ! Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien – absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! Dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie. Amen. »

    Benoît XVI, Extrait de l'homélie de la Messe inaugurale du Pontificat, Place Saint-Pierre, Dimanche 24 avril 2005.
    Copyright © Libreria Editrice Vaticana.

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  • Méditation - Prière avant la Communion

    « Saints martyrs, dont le sacrifice a glorifié Jésus-Christ, votre Roi, qui nous offre son Corps et son Sang à l'autel et à la croix, - priez pour moi, - afin que, par un martyre spirituel, avant de recevoir ces saints mystères, je m'immole moi-même comme une victime vivante et agréable.

    Saints pontifes, saints confesseurs, prêtres du Seigneur, ministres de Jésus-Christ, fidèles dispensateurs de ses mystères, qui vous êtes saintement acquittés des fonctions du sacerdoce, qui avez souvent offert à Dieu pour le peuple la victime de propitiation, dont vous l'avez nourri en même temps que vous le souteniez de la parole sainte, - priez pour moi, - afin que je m'acquitte de tous les devoirs d'un vrai chrétien, que je ne néglige pas les remèdes que Dieu m'accorde pour mon salut, et que je ne reçoive pas sa grâce en vain.
    [...]
    Tous les saints et toutes les saintes, tous les esprits bienheureux et tous les élus de Dieu, pour qui les cieux sont ouverts, qui vous nourrissez avec une sainte joie du pain sacré que nous ne voyons qu'en figure ; vous qui êtes déjà dans le port où nous allons péniblement au milieu des tempêtes, vous qui savez quel grand besoin nous avons d'un saint viatique, - priez pour moi, - afin que ce pain céleste nous soutienne dans cette vie, jusqu'à ce que nous ayons le bonheur d'en être rassasiés avec vous dans notre patrie bienheureuse.

    Seigneur, qui, dans ce Sacrement si admirable, nous avez laissé la mémoire de votre passion, faites que nous révérions de telle sorte les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang, que nous sentions continuellement en nous le fruit de votre rédemption, vous qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vivez et régnez dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

    Jacobus Merlo Horstius (1597-1644), extraits des Litanies de l'Eucharistie, in "Le Paradis de l’âme chrétienne contenant divers Exercices de Piété tirés de L’Écriture Sainte et des SS. Pères. Traduit du latin de Horstius, docteur de l'Université de Cologne, et Curé de la même ville" (Tome Premier, Quatrième Partie, Ch. II). Nouvelle édition revue et corrigée sur celle de 1715, par l'Auteur du Culte Public [Gaspard-Jean-André-Joseph Jauffret (1759-1823)], A Paris, Chez la Veuve Nyon, Libraire, 1802.

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  • Méditation - La Paix en Jésus-Christ

    « Il n’y a rien de meilleur que la paix en Jésus Christ par laquelle sont détruits les assauts des esprits du mal.
    Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme a atteint l’état de paix, il fait rayonner sur les autres la lumière qui éclaire son esprit. Auparavant il doit se souvenir de ces paroles du Seigneur : Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère.
    Cette paix, ce trésor inestimable, notre Seigneur Jésus Christ l’a laissée à ses disciples avant sa mort en disant : Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix. L’Apôtre en parle aussi en ces termes : La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. On doit s’efforcer de toute façon de garder la paix de l’âme et de ne pas être troublé par les offenses qui viennent du prochain. Pour en arriver là, il faut réprimer de toutes ses forces la colère et porter toute son attention à éloigner de l’esprit et du cœur les impulsions néfastes.
    Si l’homme ne méprise pas les biens du monde, il ne peut avoir la paix. La paix s’acquiert par des épreuves. Oui, celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d’épreuves. Il faut supporter les offenses avec indifférence et se créer une disposition de l’esprit, comme si ces offenses ne nous regardaient pas et concernaient d’autres personnes. Cet exercice peut assurer au cœur humain la tranquillité et en faire une demeure de Dieu. S’il est impossible de ne pas s’émouvoir, il faut chercher au moins à retenir la langue, selon le psalmiste : Dans mon agitation je ne puis parler.
    Pour garder la paix de l’âme, il faut bannir l’abattement, il faut tâcher d’avoir un esprit joyeux, et exempt de tristesse. Quand l’homme manque grandement de ce qui est nécessaire pour le corps, il lui est difficile de dominer le découragement ; cela concerne évidemment les âmes faibles.
    Pour conserver la paix intérieure, il faut aussi éviter soigneusement de blâmer les autres. On conserve la paix en ne jugeant pas le prochain, en gardant le silence. En cet état, l’esprit reçoit les révélations divines.
    Pour se défaire de l’habitude de critiquer, il faut porter son attention sur soi-même et ne pas recevoir, de qui que ce soit, des pensées étrangères ; il faut être mort à tout. Il faut souvent entrer en soi-même et se poser la question : Où en suis-je ?.
    L’homme qui s’est engagé à suivre la voie de l’attention intérieure, doit avant tout avoir la crainte de Dieu, qui est le commencement de la sagesse. Dans son esprit doivent toujours être gravées ces paroles prophétiques : Servez le Seigneur avec crainte, tressaillez de joie mais avec tremblement. »

    St Séraphim de Sarov (1759-1833)
    Source : Abbaye d'Oelenberg (68950 Reiningue), 6 avril 2014.

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    Forgotten lands, par (c) Maurizio Fecchio - Copyright © Maurizio51
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook.

  • Méditation - L'Ascension de Jésus-Christ, joie pour le Ciel et pour la terre

    « Le Prophète David, rempli de l'Esprit de Dieu, et contemplant la bienheureuse Ascension de Jésus-Christ, exhorte tout le monde à célébrer son triomphe avec des transports d'allégresse et de joie ; il s'écrie : Toutes les nations, battez des mains en signe d'applaudissement ; louez Dieu, et poussez des cris de joie : Dieu est monté au milieu des acclamations. (1)

    Qui doute, dit Saint Bernard, de l'immense joie qu'éprouvèrent les disciples, en voyant le Sauveur pénétrer comme Homme dans les régions célestes ? N'en pouvant contenir les transports, ils avaient leur esprit et leur cœur dirigés à la fois vers le Ciel : par les chants de leur allégresse, ils félicitaient ce Divin Maître dans le triomphe de son départ. Le Ciel, sans nul doute, tressaillit lui aussi : tous les Chœurs des Anges se portèrent à la rencontre de leur Seigneur, revêtu de notre chair et couvert de sa pourpre et l'accueillant avec bonheur dans son triomphe souverain. Que si à l'arrivée de l'âme d'un juste ou d'un martyr, toute la multitude des Anges est dans le bonheur, quels, pensez-vous, que furent leurs transports à l'approche de leur incomparable Chef ?

    L'intelligence humaine succombant donc sous la grandeur de cette joie et des cantiques de cette allégresse, réjouissons-nous, nous aussi, tressaillons dans le Saint-Esprit de ce qu'une portion de notre chair se trouve fort excellemment placée en la Personne du très doux Seigneur, sur le Trône élevé à la Sainte Trinité, appliquant l'attention de notre esprit, autant que nous le pouvons, à notre Sauveur, en Lui et après Lui, Le suppliant de daigner nous tirer après Lui.

    Oh ! soyez béni ! s'écrie Sainte Thérèse. Oh ! soyez, mon Dieu, à jamais béni ! Que toutes les créatures, Seigneur, vous louent, et que leurs louanges soient éternelles comme vous ! Réjouis-toi, mon âme, de ce qu'il se trouve quelqu'un qui aime ton Dieu, comme il le mérite. Réjouis-toi de ce qu'il se trouve quelqu'un qui connaisse sa bonté et son excellence. Rends-lui grâces, de ce qu'il nous a donné sur la terre quelqu'un qui le connaisse, comme le connaît son Fils unique. (Ste Thérèse, Exclamations, VII) »

    1. Catéchisme du Concile de Trente. Traduction nouvelle avec des notes par M. l'Abbé Doney (Première Partie, Chap. 7), A Paris, Chez Gauthier Frères et Cie, 1826.

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome III (Fête de l'Ascension, Contemplation), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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    Giotto di Bondone (v.1266-1337), L'Ascension
    Fresque de la Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie)

    (Crédit photo)

  • Prière - « Ô Christ, Lumière véritable ! »

    « Ô Vérité, lumière de mon âme, ne permettez pas que règnent sur moi les ténèbres. Vous avez permis que je m'y enfonce, et je me suis trouvé dans l'obscurité. Mais même de là, oh ! oui, même de là je Vous ai aimé. J'ai erré et je me suis souvenu de Vous. J'ai entendu votre voix, derrière moi, qui m'invitait à revenir, je l'ai entendue à grand'peine à cause du fracas soulevé par mes passions rebelles. Et voici que je reviens, brûlant et haletant à votre source. Que rien ne me retienne désormais ! Puissé-je m'y abreuver et vivre...
    Comme le cerf aspire à la fontaine, ainsi mon âme soupire vers Vous, Seigneur ! Mon âme a soif de Vous ô Dieu, source vive ; quand viendrai-je et comparaîtrai-je en votre présence ? ô source de vie, veine d'eau des vivants, quand parviendrai-je aux eaux de votre mansuétude, en cette terre déserte, escarpée et aride, afin que je voie votre puissance et votre gloire, et que ma soif s'apaise aux eaux de votre miséricorde ? J'ai soif, ô Seigneur, j'ai soif de Vous, source vive...
    Ô feu qui brûlez toujours et ne vous consumez jamais, embrasez-moi ! Ô Lumière qui resplendissez toujours et ne vous voilez jamais, illuminez-moi ! Oh ! s'il m'était donné de brûler de votre flamme, ô feu sacré ? Avec quelle douceur Vous Vous consumez, combien secrètement Vous resplendissez, qu'il est désirable d'être embrasé par Vous ! Malheur à ceux qui ne brûlent pas de votre amour ! Malheur à ceux qui ne sont pas illuminés par Vous, ô Lumière véritable, qui éclairez tout homme, ô Lumière qui remplissez le monde de vos clartés !
    Grâces Vous soient rendues, à Vous qui m'illuminez et me libérez, car Vous m'avez éclairé et je Vous ai connu. Tard je Vous ai connue, ô Vérité ancienne, tard je Vous ai connue, ô Vérité éternelle ; Vous étiez dans la lumière, et moi dans les ténèbres, et je ne Vous connaissais pas, car je ne pouvais être illuminé sans Vous ; et sans Vous, il n'existe pas de lumière ! » (Saint Augustin)

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (Mercredi de Pâques, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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  • Le Christ est ressuscité !

    Chœur d'hommes Podvorya de la Laure de la Trinité-Saint-Serge à Moscou
    Dir. Vladimir Gorbik

  • Semaine Sainte - Jusqu'où suivrons-nous Jésus ?

    « Jésus trouve beaucoup d'amateurs de son royaume céleste, mais peu de porteurs de sa croix.
    Il trouve beaucoup de compagnons de sa table, mais peu de son abstinence.
    Tous veulent la joie avec le Christ, mais peu veulent supporter quelque chose pour lui.
    Beaucoup suivent Jésus jusqu'à la fraction du pain, mais peu jusqu'à boire le calice de la Passion.
    Beaucoup vénèrent ses miracles, mais peu le suivent jusqu'à l'ignominie de la croix.
    Beaucoup aiment Jésus tant qu'il ne leur arrive aucune adversité.
    Beaucoup le louent et le bénissent tant qu'ils reçoivent de lui quelque consolation ; mais dès qu'il se cache et les laisse un peu à eux-mêmes, voilà qu'ils tombent dans les revendications et un excessif abattement.
    Mais ceux qui aiment Jésus pour Jésus et non pour quelque consolation personnelle, le louent et le bénissent dans la tribulation et l'angoisse du cœur, autant que dans la plus grande consolation. »

    Imitation de Jésus-Christ, II, 11.

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    Sebastiano Ricci (1659-1734), Le Christ au mont des Oliviers
    Kunsthistorisches Museum, Vienne, Autriche

  • Méditation : Devenir saints : docilité à la grâce

    « Ce n'est pas seulement nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous, et le Saint-Esprit guide et oriente nos vies. La vertu chrétienne a sa source dans cette unité intérieure par laquelle notre moi est uni au Christ dans l'Esprit, nos pensées et nos désirs étant ceux du Christ.

    Ainsi toute notre vie chrétienne est-elle une vie d'union au Saint-Esprit et de fidélité à la volonté divine au plus profond de notre être. C'est donc une vie de vérité, de totale sincérité spirituelle, qui implique, par conséquent, une humilité héroïque. Car nous devons être vrais, comme nous devons être charitables, avant tout, envers nous-mêmes.

    Nous devons non seulement nous voir tels que nous sommes, dans notre vide et notre insignifiance, accepter et aimer notre néant, mais accepter aussi la réalité de notre vie telle qu'elle est, parce que c'est la réalité que le Christ veut assumer pour la sanctifier et la transformer à Son image et à Sa ressemblance.

    Si nous pouvons comprendre la présence du mal en nous, nous serons assez calmes et objectifs pour le traiter avec patience, en faisant confiance à la grâce du Christ. C'est ce qu'on entend par suivre les inspirations du Saint-Esprit, résister à la chair, persévérer dans le bien, refuser les exigences de notre moi extérieur faux, abandonnant ainsi le plus profond de notre cœur à l'action transformante du Christ. »

    Thomas Merton (1915-1968), Vie et Sainteté (chap. III), Traduit par Marie Tadié, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Méditation - Devenir saints : le Christ, Source de toute sainteté

    « Ce qui importe surtout, ce n'est pas telle ou telle observance, tel ou tel ensemble de pratiques morales, mais notre renouveau, notre « création nouvelle » dans le Christ (1). C'est lorsque nous sommes unis au Christ dans « la foi qui opère par la charité » (2) que nous possédons en nous le Saint-Esprit, source de tout amour et de tout acte bon. La vie chrétienne n'est pas seulement une vie dans laquelle nous nous efforçons de nous unir à Dieu par la pratique de la vertu. C'est plutôt une vie dans laquelle, attirés par l'Esprit-Saint de Dieu, dans le Christ, nous essayons d'exprimer notre amour et notre conversion par des actes de vertu. Étant unis au Christ, nous cherchons, avec toute la ferveur possible, à Le laisser manifester Sa vertu et Sa sainteté dans nos vies. Efforçons-nous donc de faire disparaître les obstacles que l'égoïsme, la désobéissance et l'attachement à ce qui est contraire à Son amour dressent devant Lui. »

    1. Épitre aux Galates, 6, 15. - 2. Ibid., 5, 6.

    Thomas Merton (1915-1968), Vie et Sainteté (chap. III), Traduit par Marie Tadié, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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    (Crédit photo)

  • Méditation - « Jésus, doux et humble de coeur... »

    « « Un jour d'hiver, le charpentier de Nazareth, encore ignoré de tous, se présenta sur les bords du Jourdain, mêlé à la foule... Chose étrange (1) et pourtant certaine, son cousin Jean ne le connaissait pas personnellement » (Prat, I, 160)

    Averti peut-être par une voix intérieure, Jean reconnaît alors Jésus qui vient à lui humble et modeste, qui s'avance au milieu des pénitents coupables d'injustices ou de violences, de luxure ou de fraude. Il ne peut retenir un cri de surprise quand il voit le fils de Marie descendre à son tour dans le fleuve et s'incliner comme les autres : « Comment ! c'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! - Laisse-moi faire, répond Jésus, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » (Matthieu III, 14-15).

    Je contemplerai longuement et avec amour le divin Sauveur, car il est là pour moi. Je me dirai que cet homme si humilié, perdu au milieu des pécheurs, et qui semble par son geste s'avouer pécheur, c'est le Maître du monde, à qui tout pouvoir a été donné sur terre et dans les cieux (Matthieu XXVIII, 18).

    Pourquoi cette démarche, cette humiliation incroyable de l'Agneau de Dieu, de Celui qui est non seulement innocent, mais le modèle et le réparateur de toute innocence ?...

    Si Jésus, fils de Marie, est innocent, le Christ, nouvel Adam, est le chef d'une société de pécheurs ; il est la tête d'un corps mystique dont les membres, couverts de souillures, ont grand besoin de baptême et de rédemption.
    Le Chef vient purifier les membres. Le Christ va expier l'orgueil des chrétiens. Son baptême sera le premier acte public, solennel, de son ministère de réparation. « En se soumettant à cette cérémonie humiliante, il prétend « accomplir toute justice », agir en parfaite conformité avec la volonté de son Père céleste. Sans attendre le Calvaire, Jésus a pris sur lui nos iniquités. Le baptême, qui ouvre la prédication de l’Évangile, inaugure aussi l’œuvre publique d'expiation et de réparation, dont l'Incarnation a marqué le principe secret » (Huby, saint Marc, p. 13). C'est donc pour moi que Jésus s'abaisse de la sorte, pour réparer mes désobéissances et mes péchés d'orgueil. Que dirai-je, que lui offrirai-je pour témoigner ma reconnaissance ? A tout le moins la résolution de mieux accepter les petites humiliations qu'il m'enverra (2).

    Je demanderai au Père céleste de réformer intérieurement mon cœur d'après celui de Jésus, et de me faire comprendre que, si le baptême est le premier et le plus nécessaire des sacrements, l'humilité lui ressemble et peut être considérée en quelque manière comme la clef des autres vertus. »

    1. Voir Jean I, 33. - 2. « Toutes les visions, révélations et délices du ciel, malgré le vif attrait qu'elles exercent sur l'homme spirituel, ne valent pas le moindre acte d'humilité. » (Saint Jean de la Croix, Maxime 335).

    P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année, Tome III (Le Baptême du Christ), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

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