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consécration

  • Méditation - La Transsubstantiation

    « Quand sont prononcées les paroles de la consécration, le Christ, qui siège à la droite du Père, devient tout entier présent dans l’ici-bas, – avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, – sans nul changement de son être, mais de par le seul changement en lui – combien profond – du pain et du vin.

    « Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : Ceci est mon corps, pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (I Cor. 11, 23-24). La toute-puissance divine opère ce qu’elle signifie. Ce qui était pain devient le corps du Seigneur Jésus, qui au soir de la Cène s’offrait dans le sacrifice rédempteur commencé, et qui maintenant siège dans la gloire du Père : corps indissolublement uni a la divine personne, corps du Verbe en tant qu’incarné ; si l’on serrait de près la traduction, on aurait : « Ceci est le corps MIEN… Ceci est le sang MIEN… ». C’est folie de disjoindre, dans l’Eucharistie comme dans l’Incarnation, présence corporelle et présence personnelle.

    Le sens littéral exige que ce que Jésus présente à ses disciples ne soit plus du pain mais seulement son corps. Cependant rien n’est changé quant aux apparences : c’est une vérité d’expérience. Le poids, la couleur, le goût, la résistance au toucher, les propriétés et activités, demeurent les mêmes. Les sens qui ne perçoivent que les phénomènes continuent de percevoir, sans se tromper, du pain et du vin ; mais à ces apparences correspond une réalité nouvelle et non perceptible, que la foi seule nous fait connaître : la vertu des paroles consécratoires ayant, non pas anéanti, mais converti le pain et le vin en corps et sang de Jésus. »

    Cardinal Charles Journet (1891-1975), Le mystère de l'Eucharistie (L'Eucharistie, sacrifice et sacrement du Christ, 2. Transsubstantiation, II, 4), Téqui, Paris, 1980.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Cette prière de consécration centrée sur la Réparation doit être récitée le jour de la fête du Sacré-Cœur, ainsi que les premiers vendredis du mois. Elle était jointe à l'Encyclique Miserentissimus Redemptor du 8 mai 1928.
     
    « Très doux Jésus, dont l'immense amour pour les hommes a été payée de tant d'ingratitude, d'oubli, de négligence, de mépris, nous voici prosternés devant vos autels. Nous voulons réparer par des témoignages particuliers d'honneur l'indigne froideur des hommes et les injures qui, de toutes parts, blessent votre Cœur très aimant.

    Nous n'oublions pas, toutefois, que nous n'avons pas toujours été, nous-mêmes, exempts de reproches. Nous en ressentons une très vive douleur et nous implorons, pour nous d'abord, votre miséricorde, disposés à réparer par une expiation volontaire, non seulement les péchés que nous avons commis nous-mêmes, mais encore les fautes de ceux qui errent loin de la voie du salut, les infidèles obstinés qui refusent de vous suivre comme leur pasteur et leur guide et les chrétiens qui ont renié les promesses de leur baptême et secoué le joug très suave de votre loi. Ces fautes déplorables, nous voulons les expier toutes, et nous nous proposons de réparer en particulier l'immodestie et l'impudeur de la conduite et de la toilette, les embûches tendues par la corruption aux âmes innocentes, la profanation des fêtes religieuses, les blasphèmes dont vous êtes l'objet, vous et vos Saints, les insultes adressées à votre Vicaire et à vos prêtres, la négligence envers le Sacrement du divin amour ou sa profanation par d'horribles sacrilèges, enfin les crimes publics des nations qui combattent les droits et le magistère de l’Église que vous avez instituée.

    Ah ! pussions-nous laver ces crimes dans notre sang ! Du moins, pour réparer l'honneur divin outragé, nous vous présentons, en union avec les expiations de la Vierge votre Mère, de tous les Saints et des fidèles pieux, la réparation que vous avez un jour offerte au Père sur la croix et que vous continuez de renouveler chaque jour sur les autels. Nous vous promettons du fond de notre cœur de réparer, autant que nous le pourrons, et avec le secours de votre grâce, nos fautes passées et celles des autres, et l'indigne oubli de votre incomparable amour, par une foi inébranlable, par une vie pure, par l'observation parfaite de la loi évangélique, et particulièrement de la charité. Nous vous promettons d'empêcher selon nos forces les offenses dont vous serez menacé et d'amener le plus d'hommes possible à vous suivre.

    Très doux Jésus, recevez, nous vous en prions, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage volontaire d'expiation, et daignez nous accorder le don précieux de la persévérance, qui nous garde fidèles jusqu'à la mort dans votre obéissance et votre service, afin que nous puissions un jour parvenir à cette patrie où vous vivez et régnez, vrai Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
     
    Autres Actes de réparation et de consécration ICI.

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    Eglise Saint-Pierre de Nancy - Autel du Sacré-Cœur
    (Crédit photo)

  • Acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus

    « O Cœur adorable de mon divin Rédempteur, source féconde de toutes grâces, Roi de tous les cœurs, je vous consacre aujourd'hui le mien avec tous ses mouvements et le dévoue entièrement à votre service. Venez donc y régner, ô mon Dieu, venez y commander en Souverain, bannissez-en tout ce qui vous déplaît, redressez ses inclinations, corrigez ses dérèglements, purifiez ses intentions, imprimez en lui l'amour de vos saintes lois. Faites que la douceur, la patience, l'humilité, le mépris et le détachement des biens de la terre, et toutes les vertus qui ont fait vos délices fassent aussi les délices de mon cœur. Soyez son guide dans les routes dangereuses de ce monde, son consolateur dans ses misères, son asile dans les persécutions et son défenseur contre les portes de l'enfer. Mais surtout je vous conjure par le sang précieux que vous avez répandu pour moi d'embraser au plus tôt mon cœur de ce feu sacré que vous avez apporté sur la terre. J'ai tout à craindre de sa fragilité, mais je mets en vous toute ma confiance, et j'espère tout de votre bonté.
    Consumez donc en moi tout ce qui vous déplaît, éloignez de moi tout ce qui peut vous résister, imprimez si avant votre amour dans mon cœur que jamais je ne puisse ni vous offenser ni vous oublier, ni être séparé de vous. Que mon nom soit écrit en votre Cœur, et que mon cœur soit semblable au vôtre afin qu'en vous et par vous il aime Dieu éternellement.
    Ainsi soit-il. »

    Cet Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus figurait dans le "Livre des Heures d'Adoration en Union avec le sanctuaire du Sacré-Cœur de Montmartre", et était récité 3 fois par heure par les fidèles en adoration (Paris, Bureaux de la Basilique, 1897).

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  • Le Cardinal Sarah en Vendée - Homélie à Saint-Laurent-sur-Sèvres

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    Mes frères,

    En célébrant avec vous la messe ici, tout près du tombeau de saint Louis Marie Grignon de Montfort, comment ne pas laisser raisonner jusqu’à nous ses vigoureux appels à être des “amis de la Croix” ?

    Car la messe n’est rien d’autre que cela : la Croix rendue présente, la Croix renouvelée, la Croix offerte à nouveau pour que nous puissions la faire nôtre.

    Pour saint Louis-Marie, la Croix, c’est la sagesse suprême, c’est l’expression parfaite de cette sagesse qu’est l’amour divin.

    Chers frères, quand le bon Père de Montfort parle de la sagesse seulement humaine ou mondaine, il emploie des mots qui aujourd’hui nous choquent par leur violence. C’est que saint Louis-Marie a expérimenté l’abîme qu’il y a entre la sagesse de la Croix d’un côté, et la logique du monde de l’autre. Nous ne sommes pas appelés à être sages selon le monde. Nous ne sommes pas appelés à être des experts, des assistants sociaux, des militants politiques. Nous ne sommes pas appelés à réussir en ce monde.

    Au contraire, nous sommes appelés à tout perdre, comme le Christ sur la Croix. Nous sommes appelés au dépouillement absolu. Car l’amour total suppose le don total.

    Chers frères religieux, nous n’avons plus rien à perdre, car nous avons déjà tout donné !

    Tel est, au fond, le sens de l’amour de Grignon de Montfort pour la pauvreté. Saint Louis-Marie écrivait dans un de ses cantiques : “La Pauvreté, Jésus a fondé sur elle, l’Eglise et la religion. C’est par là qu’il faut qu’on commence pour atteindre la sainteté. Autrement on n’est qu’impuissance, que tiédeur et qu’instabilité.

    Mes frères, chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie nous sommes appelés à entrer dans cette pauvreté du Christ. Comment le suivre si nous ne manquons de rien ?

    Comment être son disciple si nos espoirs sont ce monde, si nous sommes attachés à notre réussite mondaine. Ici même en1996, saint Jean-Paul II a exhorté les religieux à entrer toujours plus profondément dans la ligne du dépouillement de soi, dans la ligne de la Croix par la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Il n’y a pas d’autre moyen pour suivre pleinement le Christ pauvre que de se dépouiller de tout par les Conseils évangéliques.

    Mes frères, je crois que c’est le sens le plus profond de ce que Grignon de Montfort a appelé la Consécration de soi-même à Jésus Christ par Marie. Se consacrer qu’est-ce sinon se donner tout entier à Dieu, à Dieu seul comme dit saint Louis-Marie ?

    Il a trouvé cette voie : en donnant tout à Marie, y compris ses richesses intérieures, on peut se dépouiller parfaitement. Marie alors nous prend, nous appauvrit de ce qui nous encombre. Elle nous conduit à la Croix. Elle nous configure au Crucifié, elle nous enlève tout, pour que nous ne soyons alourdis de rien. Alors dans ce dénuement radical nous entrons dans la Sagesse éternelle de Dieu, dans cet amour qui n’a plus rien du monde. Nous goûtons la Sagesse de la Croix. Alors seulement parce que nous avons aimé Dieu seul, nous pouvons aimer en vérité nos frères !

    L’amour de saint Louis-Marie pour les pauvres n’était pas sociologique mais christologique. En eux, il voyait LE pauvre absolu, celui qui n’a plus rien : le Christ crucifié. Il écrivait encore dans ses cantiques : “Qu’est-ce qu’un pauvre ? Il est écrit qu’il est la vive image, le lieutenant de Jésus-Christ. Mais pour mieux dire encore, ils sont Jésus-Christ même. On aide ou on refuse en eux ce monarque suprême.

    Pour entrer dans cette pauvreté, redisons donc avec Louis-Marie :

    O Sagesse éternelle et incarnée ! O très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et vrai homme, Fils unique du Père éternel et de Marie toujours Vierge ! Je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l’éternité et dans le sein virginal de Marie, votre très digne Mère, dans le temps de votre incarnation.

    Je vous rends grâces de ce que vous vous êtes anéanti vous-même en prenant la forme d’un esclave, pour me tirer du cruel esclavage du démon ; je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre par elle votre fidèle esclave.

    O Marie, Moi, pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd’hui entre vos mains les voeux de mon baptême : je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres, et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n’ai été jusqu’ici.

    Je vous choisis aujourd’hui, O Marie, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et ma Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme, mes bien intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.”

    Amen !

    Source : InfoCatho.fr.

  • Méditation - Communier, c'est se donner au Christ

    « Nous savons qu'à l'autel Notre-Seigneur se remet pour nous dans l'état de victime où il était sur la Croix. Victime, qu'est-ce à dire ? Chose offerte à Dieu en signe de notre offrande intérieure. Évidemment, lorsqu'à la Consécration, nous offrons ainsi l'Humanité Sainte de Jésus à la Trinité, nous faisons déjà, par notre intermédiaire, notre délégué, qui est le prêtre, un véritable sacrifice. Mais combien cela est mieux signifié quand nous communions ! En nous unissant ainsi à notre Victime, nous marquons aussi clairement qu'il est possible que nous entendons bien ne faire qu'une Victime avec Jésus. Je sais bien qu'on réserve d'habitude le nom d'âmes-victimes à celles que notre doux Sauveur a choisies pour les associer davantage à ses souffrances. Mais en un sens, il faut bien que tout chrétien soit victime, c'est-à-dire chose offerte, chose consacrée, chose donnée à Dieu, chose qui ne s'appartient plus, mais qui est devenue la propriété de Dieu en Jésus.

    Si tel est - et il est impossible d'en douter - le sens plénier de la communion eucharistique, vous voyez que la participation au Corps et au Sang de Jésus est bien autre chose qu'une visite qu'Il nous ferait. Combien, qui se croient pieux, ne comprennent pas cela ! Et alors, qu'arrive-t-il ? On fait comme une maîtresse de maison qui reçoit un invité de marque. Elle l'accueille dignement, elle le traite avec honneur, mais en sentant qu'elle est chez elle et qu'il n'est pas chez lui. Et quand il est parti, qu'elle peut déposer la contrainte qu'elle s'imposait par égard pour lui, elle est bien tentée de dire : « Ouf ! le voilà parti ! » Oh ! ma petite fille, est-ce bien sûr qu'après l'une ou l'autre de vos communions, l'action de grâces faite sérieusement, je l'accorde, vous n'avez jamais été sur le point de penser, une fois la présence réelle disparue : « C'était très bien d'avoir le Bon Jésus, mais enfin, maintenant qu'il est parti, je vais pouvoir me détendre. » Cela venait de ce que vous compreniez de travers ce que c'est qu'une communion. Dans la vérité, communier c'est marquer qu'on reconnaît qu'on ne s'appartient plus, et pas seulement pour le temps de l'action de grâces, mais sans limite de temps, selon ce que dit saint Paul : « Vous n'êtes plus à vous, vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu ; non estis vestri, Christi estis, Christus autem Dei. » (1) »

    1. I Cor. II, 23.

    Abbé V.A. Berto (1900-1968), Notre-Dame de Joie. Correspondance de l'Abbé Berto (extraits de la Lettre du 2.XII.1935 à une élève de 13 ans), Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1989 (2e édition).

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  • Le diocèse de Luçon va renouveler sa consécration au Sacré Cœur de Jésus

    Le vendredi 23 juin, dans le cadre l’année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, Mgr Castet renouvellera la consécration du diocèse au Cœur de Jésus, déjà accomplie en 1870. Celle du département ayant été célébrée à son tour en 1917.

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    (Mosaïque de l'église de l'île d'Olonne)

    Dans le cadre de l’année jubilaire, le 23 juin prochain, fête du Sacré-Cœur, le diocèse de Luçon vivra le renouvellement de sa consécration au Cœur de Jésus. Celle-ci avait été accomplie en 1870 par Mgr Colet. Un renouvellement qui souhaite être à la source d’un nouvel élan de vie fraternelle dans les communautés, et qui sera précédé par une catéchèse préparatoire et la venue en Vendée des reliques de Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

    Télécharger la catéchèse

    Source et tous renseignements ICI.

  • Mois de juin, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Acte de consécration

    « Ô Jésus, Fils éternel du Père, Fils dans le temps de la Bienheureuse Vierge Marie, Sauveur et Rédempteur des hommes, nous voici prosternés devant Vous, prêts à renouveler, en face du Ciel et de la terre, notre consécration à votre divin Cœur.

    Nous adorons, ô Jésus, votre Cœur Sacré, indissolublement uni à la divinité. Nous le vénérons et l'aimons comme le sanctuaire et le centre de votre zèle ardent pour la gloire de votre Père, de votre amour sans bornes pour nous. Du plus profond de notre être nous faisons monter vers Vous notre reconnaissance pour les trésors de grâces que de votre Cœur divinement aimant, Vous déversez sur le monde, sur nous en particulier appelés, quoique indignes, à faire partie de la partie choisie de votre Église. C'est pénétrés de ces sentiments et tout remplis de confusion et de regret à la pensée de nos innombrables ingratitudes, que, confiants en votre infinie miséricorde, nous venons en ce jour déposer à vos pieds l'offrande de tout notre être.

    Par l'exercice assidu de l'oraison et de la contemplation de vos grandeurs et de vos amabilités infinies, nous voulons tendre sans cesse à une plus parfaite union avec Vous ; et après avoir largement puisé nous-mêmes aux sources de salut qui jaillissent de votre Cœur Sacré, nous nous efforcerons d'en communiquer les trésors aux âmes de nos frères, y mettant tout le zèle dont nous sommes capables. Vous aimer, ô très aimable Sauveur et Vous faire aimer, voilà à quoi nous voulons désormais employer toutes nos forces.

    Aidez-nous, ô Jésus, de votre grâce. Prenez nos cœurs, changez-les, purifiez-les, pour les rendre dignes de Vous ; rendez-les doux, humbles, patients, fidèles et généreux comme le vôtre ; mettez-y la ferveur de votre charité, afin que nous nous aimions les uns les autres comme Vous nous avez aimés. Détachez nos cœurs de toute affection terrestre, qu'ils soient tout entiers à Vous seul, à la vie, à la mort, et pour toute l'éternité. Ainsi soit-il. »

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome III (Fête du Sacré-Cœur, Contemplation), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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  • 1er Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Acte de consécration

    « Seigneur Jésus, vous qui, par charité pour les hommes, demeurez nuit et jour dans le Tabernacle, plein de miséricorde et d'amour, attendant, appelant et accueillant tous ceux qui viennent vous visiter, je vous adore et vous rends grâce.
    Cœur de Jésus, je vous aime de tout mon cœur ; je me repens d'avoir par le passé tant de fois déplu à votre bonté infinie. Je prends la résolution, moyennant votre grâce, de ne plus vous contrister à l'avenir ; et, tout misérable que je suis, je me consacre en ce moment à vous. Je vous donne, avec un entier renoncement, toute ma volonté, toutes mes affections, tous mes désirs, et tout ce qui m'appartient. Désormais, faites de moi et de ce qui est à moi tout ce qu'il vous plaît. Je ne vous demande et ne veux que votre saint amour, la persévérance finale et l'accomplissement parfait de votre volonté. Enfin, j'unis, ô mon Sauveur, toutes mes affections aux affections de votre Cœur plein de tendresse ; et ainsi unies, je les offre à votre Père éternel, le priant en votre nom de les accepter et de les exaucer pour l'amour de vous. »

    Protestation d'amour au Sacré-Cœur, in "Manuel des Associations du Sacré-Cœur à l'usage de la jeunesse. Guide pratique de la dévotion au Cœur de Jésus", Maison Saint-Joseph, Lille - Œuvre de St Charles, Grammont (Belgique), 1902.

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  • Méditation - Faisons fructifier notre temps

    « Seigneur, si je parcours du regard cette année écoulée, année que votre divine providence m'avait accordée pour augmenter en moi votre amour, je ne puis que me lamenter quand je constate une nouvelle fois combien je Vous ai peu aimé, ô mon Dieu ! Comme j'ai mal employé mon temps !

    Ô comme mes désirs ont tardé à s'enflammer, et comme Vous avez commencé de bonne heure, ô Seigneur, à m'amener à Vous et à m'appeler, pour que je me consacre à Vous tout entière ! Est-ce que, par hasard, ô Seigneur, vous abandonneriez le misérable, ou bien éloigneriez-Vous le pauvre mendiant quand il veut se rapprocher de Vous ? Est-ce que, par hasard, ô Seigneur, il y aurait des limites à vos grandeurs et à la magnificence de vos œuvres ? Ô mon Dieu et ma Miséricorde, comme il Vous serait facile de manifester aujourd'hui en votre servante les trésors de votre amour ! Vous êtes tout-puissant, ô grand Dieu ! Montrez donc maintenant si mon âme se comprend bien, quand elle considère le temps qu'elle a perdu, et affirme que vous pouvez en un instant le lui faire regagner. Mais il semble que je déraisonne, car le temps perdu ne saurait, dit-on, se recouvrer.

    Mais béni soit mon Dieu ! ô Seigneur, je confesse votre grand pouvoir. Si Vous êtes tout-puissant et Vous l'êtes certainement, qu'y a-t-il d'impossible à Celui qui peut tout ?

    « Vous le savez bien, ô mon Dieu, malgré toutes mes misères, je n'ai jamais cessé de reconnaître la grandeur de votre pouvoir et de votre miséricorde. En cela, je ne Vous ai point offensé ; ô Seigneur, que ce me soit un titre auprès de Votre bonté ! Réparez donc, mon Dieu, le temps que j'ai perdu, donnez-moi votre grâce pour le présent et pour l'avenir, afin que je paraisse devant Vous revêtue de la robe nuptiale. Si Vous le voulez, Vous le pouvez » (Thérèse de Jésus, Exclamations IV). »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, Intimité Divine Tome I (31 décembre, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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  • Consécration de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris

    Sa Sainteté Cyrille, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, effectue les rites de sanctification et de consécration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris, la cathédrale Sainte-Trinité. À la liturgie, présidée par le Patriarche Cyrille, ont assisté Mgr Emmanuel (Patriarcat de Constantinople), Mgr Nestor Sirotenko, évêque de Chersonèse, en charge des communautés du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe russe en France, Suisse, Espagne et Portugal, Mgr Ignace (Patriarcat d’Antioche), Mgr Joseph et Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie), Mgr Jean de Charioupolis, Mgr Innocent de Vilnius et de Lituanie. Ont y assisté également M. Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, Mme Annie Hidalgo, maire de Paris.

  • Vendredi 2 décembre 2016 : 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Consécration au Sacré Cœur du Bx Padre Pio, devant le Saint-Sacrement

    « Seigneur Jésus-Christ, qui, par amour pour les hommes, demeurez nuit et jour en ce Sacrement, attendant, appelant, accueillant tous ceux qui viennent vous visiter, je crois que vous êtes réellement présent dans ce Tabernacle ; je vous adore, abîmé que je suis dans mon néant, et je vous remercie pour tant de grâces que vous m'avez faites, spécialement de vous y être donné à moi, de m'avoir donné pour avocate Marie, votre très sainte Mère, et de m'avoir appelé à vous visiter dans cette église.

    Je salue aujourd'hui votre Cœur adorable, et j'entends le saluer pour une triple fin : premièrement, en remerciement pour ce don magnifique ; deuxièmement, en compensation de toutes les injures que vous font vos ennemis dans ce Sacrement ; troisièmement, j'entends, par cette visite, vous adorer en tous lieux de la terre, où votre présence eucharistique est le moins révérée et le plus abandonnée.

    Mon Jésus, je vous aime de tout mon cœur, je regrette d'avoir, par le passé, tant de fois offensé votre bonté infinie. Je me propose avec votre grâce de ne plus vous offenser à l'avenir, et, pour le présent, malgré ma misère, je me consacre entièrement à vous ; je renonce à ma volonté et je vous la donne tout entière ainsi que mes affections, mes désirs et tout ce qui m'appartient. Faites désormais de moi et de mes biens tout ce qu'il vous plaira. Je ne demande et ne désire que votre saint amour, la persévérance finale et le parfait accomplissement de votre volonté.

    Je vous recommande les âmes du purgatoire, spécialement celles qui ont été les plus dévotes au Saint Sacrement et à la très Sainte Vierge. Je vous recommande aussi tous les pauvres pécheurs.

    J'unis enfin, ô mon Sauveur, toutes mes affections à celles de votre Cœur adorable et je les offre ainsi au Père Éternel, le priant de les accepter et de les exaucer pour votre amour.

    Ainsi soit-il. »

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  • Méditation - Pour un retour de Notre-Dame dans les foyers chrétiens

    « Serait-il téméraire d'établir un certain parallélisme entre l'oubli de Notre-Dame et « l'indiscipline des mœurs » ? La réponse gît dans les pierres démantelées du foyer français. La courbe de la natalité s'effondre vers la catastrophe ; le pourcentage des divorces monte en flèche. La moralité publique touche à l'étiage. Une crise d'autorité dévaste la famille et suscite, en certains milieux, un pseudo-féminisme qui n'est que masculinisme déguisé. L'égoïsme qui vide les berceaux conspire avec le laïcisme pour s'emparer des enfants des autres et troubler leur éducation. La gêne ou la misère, convoyés par la crise, guettent à chaque tournant « ces grands aventuriers des temps modernes » que sont les pères de famille nombreuse. Dans la classe ouvrière, l'industrialisme libéral a mobilisé l'épouse et fait de la demeure un taudis. Si Malthus revenait, il ne se préoccuperait plus d'ajuster à l'afflux des naissances le potentiel sous-évalué des ressources de la nature, il s'inquiéterait du déséquilibre profond d'un monde qui fait grève de la vie en s'outillant pour parer aux besoins hypothétiques d'une population toujours plus dense.
    « Cette belle nation se suicide », disait de nous le premier Roosevelt. Et Taine déjà, sondant, il y a trois quarts de siècle, nos tares démographiques, donnait cet effrayant diagnostic : « J'ausculte les cavernes d'un poitrinaire ». [...]

    *
    *     *

    A la base, nous poserons la reconnaissance officielle de la royauté de Marie sur la famille. Celle que Bossuet définissait « Jésus-Christ commencé », ne peut se contenter d'un autel latéral au sanctuaire du foyer. C'est en plein chœur, au maître-autel, indissolublement unie à son Fils, qu'il faut dresser son image et organiser son culte. Tout pour Jésus par Marie : telle est la ligne d'ascension. [...]

    Me risquerai-je à définir le rituel, à esquisser le cérémonial du culte de Notre-Dame au Foyer ? Je veux, à la place d'honneur dans la maison, une image de Marie, moins une figuration flamboyante qui la révèle inaccessible, qu'une représentation familière l'associant aux humbles labeurs de notre existence terrestre. Les enfants veilleront jalousement à orner l'autel de la maman du Ciel ; chacun, à tour de rôle, tressera son bouquet, disposera ses lumières, sous l'actif regard de la maman de la terre qui soulignera dans un baiser la profonde piété du geste.
    C'est là, au pied de la statue ou devant la gravure, que les petits déposeront leur carnet de sacrifices, leurs résolutions, leurs bulletins et qu'ils éprouveront intérieurement les discrets encouragements ou les muets reproches de Celle qui voit tout et qui prend à cœur leurs moindres intérêts. C'est là que l'un d'entr'eux récitera chaque soir, au nom de la maisonnée, la prière « Ô ma Souveraine, ô ma Mère » (1) et l'Ave Maria, auxquels on joindra, pendant le mois de mai, une pieuse lecture ou les litanies de la Sainte Vierge.
    Quand se lèvera le jour de la Fête des Mères et qu'un peu partout, en terre de France, l'émouvant hommage montera vers les gardiennes des foyers, la pensée de tous cherchera, derrière la maman de la terre, celle qui, de Là-Haut, préside aux destinées de la famille. Ce sera sa fête à elle aussi et la céleste maternité conférera un caractère plus auguste, une sorte d'auréole sacrée à la maternité de sang.
    Les fêtes mariales trouveront écho au foyer. On les rappellera la veille. On s'ingéniera, le matin, à communier ensemble, le soir, à participer aux processions, aux Saluts du Saint-Sacrement. On les vivra dans la pensée de l’Église qui a voulu les inscrire au calendrier liturgique comme autant d'étapes de renouveau intérieur.
    Le chapelet, faut-il le dire, sera entre toutes les mains... S'il en est que rebute la fastidieuse monotonie de l'Ave Maria, les parents apprécient, avec le Durtal de Huysmans, cette touchante répétition, comparable au gracieux babil de l'enfant, toujours le même et toujours nouveau. [...]

    Ernest Psichari disait au retour de Chartres : « Je sens que je donnerai à Dieu tout ce qu'Il me demandera. » Que la famille française entende l'appel du Christ expirant : « Enfant, voilà votre Mère », qu'elle imite le geste de saint Jean, lequel, dit l’Évangile, à partir de ce jour, la prit pour sienne au foyer ; et la « peur de vivre » reculera devant le message de vie. Marie restituera à la France le foyer chrétien qui fit jadis sa sécurité et sa gloire. »

    1. « Ô ma Souveraine ! O ma Mère, je m’offre à vous tout entier ; et, pour vous donner une preuve de mon dévouement, je vous consacre aujourd’hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon cœur, tout moi-même ; puisque je vous appartiens, ô ma bonne Mère, gardez-moi, défendez-moi comme votre bien et votre propriété. »
    R.P. Niccolo Zucchi (1586-1670)

    R.P. Stéphane Piat O.F.M., Extraits du Rapport présenté au Congrès Marial National de Boulogne-sur-Mer en 1938, in "Souveraineté de Marie", Paris, Desclée de Brouwer, 1938.

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  • Méditation - Le Saint Sacrifice de la Messe

    « Le sacrifice de la messe est le centre auquel tout se rapporte dans la liturgie. A un certain moment, pendant la messe (et c'est pour quoi le « silence sacré » (1) est alors de rigueur), il y a comme un coup de foudre divin ; aux paroles de la double consécration (qui, fait qu'elle sépare sacramentellement le Corps et le Sang du Seigneur, est un signe à portée réelle de sa mort sur la croix), Jésus se rend présent sur l'autel, en l'état de victime : voilà soudain mystérieusement devant nous, pendant quelques minutes du temps où nous vivons, le sacrifice où il s'est donné pour nous, sa suprême offrande de lui-même au Père, l'acte par lequel il a conquis la grâce rédemptrice pour tous les hommes. A la messe, les fidèles ne sacrifient pas avec le prêtre ; c'est au prêtre seul qu'a été confié, en vertu du sacrement de l'Ordre, le pouvoir de sacrifier (*). Les fidèles tiennent de leur Baptême une autre sorte de pouvoir, la capacité de s'unir au prêtre dans l'offrande de la victime sacrifiée (comme d'être, ainsi que lui, nourris du Corps du Christ après qu'il s'en est nourri dans la communion sacramentelle par laquelle il consomme le sacrifice). Ils agissent alors au titre même de membres visibles ou sacramentellement marqués de l’Église qui, en union avec son Chef, et dans un rite sacré accompli en commun avec lui, offre à Dieu l'Agneau qui porte les péchés du monde. »

    1. De sacra liturgia ["Sacrosantum concilium"], S 30.
    (*) : Le prêtre à l'autel agit in persona Christi, c'est à dire « dans la personne du Christ », ou plus précisément « avec l’autorité et la puissance du Christ ».

    Jacques Maritain (1882-1973), Le Paysan de la Garonne, Desclée de Brouwer, Paris, 1965.

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  • Méditation - Les pratiques de la dévotion au Sacré-Coeur 1. Image du Sacré-Coeur - Consécration

    « L'image tient une grande place dans les visions de Marguerite-Marie, dans les désirs et les promesses du Sacré-Cœur. C'est à la fois un moyen de propager cette chère dévotion et une pratique spéciale désirée par Jésus et à laquelle il a promis d'attacher de grandes grâces. Aussi comme Marguerite-Marie y tient ! Comme elle est heureuse de propager ces images ! N'a-t-elle pas des promesses du Sacré-Cœur pour ceux qui la porteront, et l'assurance de bénédictions spéciales pour les maisons où elle sera exposée et honorée ? Jésus ne veut-il pas qu'elle ait sa place d'honneur dans le palais des rois et même sur le drapeau national ?
    Dans les visions de Marguerite-Marie, c'est tantôt le Cœur seul qui lui est montré avec les insignes de la Passion, tantôt c'est Jésus lui-même montrant son Cœur sur sa poitrine.
    La consécration que Marguerite-Marie nous demande pour le Sacré-Cœur est un don de soi-même, qu'il faut renouveler souvent, afin de ne plus vivre que pour le Sacré-Cœur, pour ses intérêts et pour son amour. Quelquefois, la donation est demandée sous une forme spéciale, c'est une victime qui doit s'offrir pour être immolée en expiation pour les pécheurs ou pour la communauté ou pour les âmes du purgatoire. C'est là une voie particulière. Faisons la consécration commune et réalisons-la publiquement par le don de toutes nos actions. »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (22 juin, Ie Point p. 666), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    (Crédit photo)

  • Le Cardinal Sandri en visite en Turquie

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    Le Cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales est attendu cette semaine à Istanbul, du vendredi 10 au dimanche 12 juin. Il présidera la consécration épiscopale du nouveau Vicaire apostolique, Mgr Ruben Tierrablanca Gonzalez. Ce franciscain mexicain, qui succède à un assomptionniste français, Mgr Louis Pelâtre, aura également la charge d’administrateur apostolique de l’exarchat pour les fidèles de rite byzantin. Agé de 64 ans, Mgr Tierrablanca a été entre autres recteur de l’Université pontificale Antonianum de Rome, et responsable de la Fraternité internationale pour le Dialogue œcuménique et interreligieux en Turquie.

    Pendant son séjour à Istanbul, le Cardinal Sandri pourra rencontrer tous les évêques catholiques de Turquie. L’Archevêque d’Izmir et le Vicaire apostoliques d’Anatolie seront à ses côtés lors de la Messe d’ordination. A l’invitation du Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée 1er, le Cardinal Sandri participera également à une Divine Liturgie le 11 juin au Phanar.

    Au programme de sa visite figure aussi une Messe à la Résidence "Ma Maison", une structure d’accueil pour personnes âgées, gérée par les Petites Sœurs des pauvres. Un groupe de jeunes réfugiés syriens et irakiens pris en charge par les Salésiens, a été invité à assister à la célébration. Le Cardinal Sandri logera au siège de la Nonciature apostolique qui fut la résidence du futur Jean XXIII lorsqu’il était délégué apostolique en Turquie.

    Source : Radio Vatican (CV-RF).

    L'Agence I.Media rappelle que l’Église catholique n’a toujours pas de statut juridique reconnu en Turquie. Elle réclame, depuis des décennies, la reconnaissance de la personnalité juridique pour ses communautés dans le pays, afin qu’elles puissent acquérir des droits sûrs quant à leurs propriétés. C’est aussi la raison pour laquelle ses responsables n’ont pas le titre d’évêque, mais celui de vicaire apostolique. La nonciature apostolique à Ankara est la seule instance juridique reconnue, car le nonce est un ambassadeur accrédité représentant l’État du Vatican.

  • Méditation : Consacrez-vous à Marie, Reine des coeurs !

    « Cette Mère de la belle dilection ôtera de votre cœur tout scrupule et toute crainte servile déréglée : elle l'ouvrira et l'élargira pour courir dans les commandements de son Fils, avec la sainte liberté des enfants de Dieu, et pour y introduire le pur amour, dont elle a le trésor ; en sorte que vous ne vous conduirez plus, tant que vous avez fait, par crainte à l'égard de Dieu charité, mais par le pur amour. Vous le regarderez comme votre bon Père, auquel vous tâcherez de plaire incessamment, avec qui vous converserez confidemment, comme un enfant avec son bon père. Si vous venez, par malheur, à l'offenser, vous vous en humilierez aussitôt devant lui, vous lui en demanderez pardon humblement, vous lui tendrez la main simplement et vous vous en relèverez amoureusement, sans trouble ni inquiétude, et continuerez à marcher vers lui sans découragement.

    La Sainte Vierge vous remplira d'une grande confiance en Dieu et en elle-même :
    1º parce que vous n'approcherez plus de Jésus-Christ par vous-même, mais toujours par cette bonne Mère ;
    2º parce que, lui ayant donné tous vos mérites, grâces et satisfactions, pour en disposer à sa volonté, elle vous communiquera ses vertus et elle vous revêtira de ses mérites, en sorte que vous pourrez dire à Dieu avec confiance : Voici Marie votre servante : qu'il me soit fait selon votre parole : Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum ;
    3º parce que, vous étant donné à elle tout entier, corps et âme, elle qui est libérale avec les libéraux et plus libérale que les libéraux mêmes, se donnera à vous par retour d'une manière merveilleuse, mais véritable ; en sorte que vous pourrez lui dire hardiment : Tuus sum ego, salvum me fac : Je suis à vous, Sainte Vierge, sauvez-moi ; ou comme j'ai déjà dit, avec le Disciple bien-aimé : Accepi te in mea : Je vous ai prise, sainte Mère, pour tous mes biens. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (215-216), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Texte intégral en ligne, à lire et / ou télécharger sur Totus Tuus.

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  • Consécration au Très Saint Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie

    « Sous le vocable de Notre Dame de France, Reine de la Paix, Marie prépare pour notre pays, à travers la consécration individuelle et des familles, une véritable résurrection de la fille aînée de l’Eglise. » Père Philippe-Marie

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    La Confrérie Notre Dame de France, le Centenaire des apparitions à Fatima soutenus par Monseigneur Rey, et La Neuvaine. fr proposent La Consécration aux Cœurs de Jésus et de Marie chaque mois à une date mariale.

    Pour que la France se consacre et appartienne ainsi totalement à Marie, il est nécessaire de commencer par la Consécration individuelle de ses enfants à faire seul, en famille, en paroisse, groupes de prière.. .

    Nous arriverons ainsi pour les cent ans des apparitions à Fatima le 13 octobre 2017, à la Consécration des paroisses et Diocèses en France… et dans le monde.

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  • Méditation - Prière à Marie, Reine de miséricorde

    « O Mère de mon Dieu, ô Marie, de même qu'un pauvre mendiant se présente à une grande souveraine, ainsi je me présente à vous, qui êtes la Reine du Ciel et de la terre. Du haut de votre trône, ne dédaignez pas, je vous prie, de tourner vos yeux vers un misérable pécheur. Dieu vous a faite si riche pour secourir les pauvres, il vous a établie Reine de miséricorde pour soulager ceux qui souffrent. Regardez-moi donc, et prenez pitié de moi. Regardez-moi, et ne m'abandonnez pas que d'un pécheur vous n'ayez fait un saint. Je sais que je ne mérite rien, sinon d'être privé, à cause de mon ingratitude, de toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur par votre entremise. Mais vous, qui êtes la Reine de miséricorde, ce sont moins les mérites que les misères que vous cherchez, afin de secourir les nécessiteux. Or, qui est plus pauvre, plus nécessiteux que moi ?

    O Vierge sublime, je sais qu'étant Reine de l'univers, vous êtes par conséquent ma reine ; mais je veux plus spécialement me consacrer à votre service, pour que vous disposiez de moi à votre gré. Je vous répète donc, après saint Bonaventure (1) : Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez pas à moi-même. Commandez-moi, disposez de moi à votre gré, châtiez-moi aussi si je vous désobéis ; les châtiments qui me viendront de votre main ne me seront que salutaires. J'aime mieux être votre serviteur que le maître du monde. Reus sum ego, salvum me fac. Acceptez-moi pour vôtre, ô Marie, et, comme vôtre, pensez à mon salut. Je ne veux plus être à moi, c'est à vous que je me donne. Si je vous ai mal servi dans le passé, négligeant tant de belles occasions de vous honorer, à l'avenir je m'unirai à vos serviteurs les plus aimants et les plus fidèles. Non, je veux que personne dorénavant ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô ma très aimable Reine. Ce que je promets, j'espère l'accomplir moyennant votre secours. Ainsi soit-il. »

    1. Domina, me tuae dominationi volo committere, ut me plenarie regas et gubernes. Non mihi me relinque.

    St Alphonse de Liguori (1696-1787), Les gloires de Marie, Tome I (Ch. 1, 1 prière), Traduction nouvelle conforme au texte italien, A Paris, Chez Gaume Frères, Libraires, 1832.

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  • Méditation : Ne perdons pas le temps qui nous est donné

    « La vie est-elle autre chose qu'une continuelle lutte avec la mort ? elle s'avance sans que sa marche ait une seconde d'arrêt ! Chaque battement de votre cœur fait une brèche à la vie, et vous tiendriez à quelque chose, ou vous vous croiriez quelque chose !
    La mort, qui est toujours inopinée, quoiqu'on y pense, vous fixera éternellement dans la situation où elle vous trouvera : dans l'amour de Dieu ou dans son inimitié, dans une parfaite union avec lui ou dans une totale séparation. Voudriez-vous dans votre état actuel de conscience être surprise par la mort ? Non ! Alors changez-le.
    Un regard sur la mort fait naturellement frémir, et l'on craint peu le péché ! « Oh ! aveuglement s'écrie Bossuet, si c'est un grand mal que le corps perde son âme, combien plus que l'âme perde son Dieu ! Ne pourriez-vous pas constater avec un peu de réflexion que vous avez parfois gâté par l'intention les choses qui auraient pu être les meilleures devant Dieu ? » Le seul respect humain, quelle part a-t-il dans votre vie pour vous faire quitter une chose, en reprendre une autre, omettre telle obligation ? Combien de fois n'avez-vous pas été plus occupée de vous-même, du monde, de la crainte de ses censures en faisant ceci ou cela ? Combien de fois n'avez-vous pas désiré être recherchée, applaudie, exercer de l'influence sur les esprits et régner dans les cœurs ?
    Regardez donc votre vie comme étant prolongée pour vous donner le moyen d'en consacrer à Dieu tous les moments ; et pensez que ceux dont il n'est pas le but, sont perdus pour le ciel. »

    Nouveaux Avis faisant suite aux Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (Chap. CCLXXXVII), Paris, Charles Douniol, 1865.

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  • Méditation : « Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous tenez de Dieu ? » (1 Co VI, 19)

    « Dans le baptême, j'ai reçu une consécration solennelle qui m'a fait devenir le temple de l'adorable Trinité : je dois donc examiner si le Seigneur est honoré et servi dans ce temple comme il mérite de l'être. Un temple est un lieu saint, parce qu'il est consacré à Dieu ; il doit être un lieu de silence et de recueillement, par respect pour la divine Majesté qui l'habite ; il doit être un lieu de prières et de louanges où le Seigneur soit constamment honoré ; enfin ce temple doit avoir son autel et ses sacrifices. Mon corps est aussi le temple de Dieu ; ai-je soin de le conserver dans une pureté parfaite ? Mon âme est-elle une demeure où Dieu habite avec complaisance ? Tout en elle est-il saint ? ses pensées, ses désirs, ses sentiments, sont-ils dignes de Dieu ? Est-elle habituellement recueillie pour écouter la voix de l'Esprit-Saint ? De mon cœur, de cet autel sur lequel brûle l'encens de la prière, s'élève-t-il aussi souvent la flamme des holocaustes ? Suis-je fidèle à y offrir les sacrifices que le Seigneur attend de moi ? O mon adorable Jésus, rendez-moi attentive aux inspirations de votre grâce, fidèle à accomplir votre volonté, généreuse à vous sacrifier par amour mes inclinations terrestres, digne en un mot d'être votre temple et de vous offrir, dans mon cœur, un lieu de délices et de repos !

    Quelles actions de grâces pourrai-je jamais assez vous rendre, ô mon Jésus, de ce que vous avez daigné fixer votre demeure sur la terre et consacrer nos cœurs comme des sanctuaires où vous vous plaisez à habiter ! Que ne puis-je me rendre digne d'une telle faveur par la rénovation que je vous fais, ô mon Dieu, des promesses de mon baptême et de la consécration de mon âme, de mon corps et de mon cœur ! Rendez-moi ce que je dois être, afin de trouver une place dans ce temple éternel, où vous devez être loué, adoré et aimé pendant toute l'éternité. »

    Abbé Charles Michel Alexandre de Brandt S.A.D. (1812-1903), Méditations pour tous les jours et fêtes de l'année selon la méthode de saint Ignace, Tome 5 (La dédicace des églises), Neuvième édition, Périsse Frères, Paris - Lyon, 1860.

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    Basilique Saint-Paul hors les murs, fresque du chœur
    (Crédit photo)