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  • Méditation - Compassion

    « Frère, je te recommande ceci : que la compassion l'emporte toujours dans ta balance, jusqu'à ce que tu ressentes en toi la compassion que Dieu éprouve pour le monde. Que cet état devienne le miroir dans lequel nous voyons en nous-même la vraie image et ressemblance de la nature et de l'être de Dieu (Gn 1,26). C'est par ces choses et par d'autres semblables que nous recevons la lumière, et qu'une claire résolution nous porte à imiter Dieu. Un cœur dur et sans pitié ne sera jamais pur (Mt 5,8). Mais l'homme compatissant est le médecin de son âme ; comme par un vent violent il chasse hors de lui les ténèbres du trouble. »

    Isaac le Syrien (VIIème siècle), Discours ascétiques, 1ère série (n°34).

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  • L'utilisation de l'image du Pape placée sous surveillance...

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    L’image du Souverain Pontife ne saurait être instrumentalisée, c’est le sens d’une mise au point ce mercredi 22 février de la Secrétairerie d’état du Saint-Siège. Dans un communiqué, elle précise que l’une de ses attributions est de veiller à protéger l’image du Souverain Pontife, « afin que son message puisse rejoindre les fidèles intègres ».

    La Secrétairerie d’état précise en particulier qu’elle est responsable des blasons officiels du Saint-Siège. Pour mettre un terme « aux situations d’illégalités  éventuellement rencontrées », elle « effectuera une surveillance systématique des modalités selon lesquelles sont utilisées l’image du Saint-Père et les blasons du Saint-Siège, en prenant si besoin les mesures appropriées » précise encore le communiqué.

    La salle de presse du Saint-Siège précise que cette mise au point de la Secrétairerie d’état n’a rien à voir avec des faits récents qui ont été médiatisés (*). Début février, des affiches représentant le Pape et l’accusant de manque de miséricorde avaient été placardées dans le centre-ville de Rome. Un faux numéro de l’Osservatore Romano avait par ailleurs été envoyé par mail à plusieurs membres de la Curie quelques jours plus tard.

    Source : Radio Vatican (OB)

    (*) : Cette précision de la salle de presse ne pourra que faire sourire - et sans doute réagir - les observateurs réguliers de la récente actualité vaticane...

  • Méditation - Pour un retour de Notre-Dame dans les foyers chrétiens

    « Serait-il téméraire d'établir un certain parallélisme entre l'oubli de Notre-Dame et « l'indiscipline des mœurs » ? La réponse gît dans les pierres démantelées du foyer français. La courbe de la natalité s'effondre vers la catastrophe ; le pourcentage des divorces monte en flèche. La moralité publique touche à l'étiage. Une crise d'autorité dévaste la famille et suscite, en certains milieux, un pseudo-féminisme qui n'est que masculinisme déguisé. L'égoïsme qui vide les berceaux conspire avec le laïcisme pour s'emparer des enfants des autres et troubler leur éducation. La gêne ou la misère, convoyés par la crise, guettent à chaque tournant « ces grands aventuriers des temps modernes » que sont les pères de famille nombreuse. Dans la classe ouvrière, l'industrialisme libéral a mobilisé l'épouse et fait de la demeure un taudis. Si Malthus revenait, il ne se préoccuperait plus d'ajuster à l'afflux des naissances le potentiel sous-évalué des ressources de la nature, il s'inquiéterait du déséquilibre profond d'un monde qui fait grève de la vie en s'outillant pour parer aux besoins hypothétiques d'une population toujours plus dense.
    « Cette belle nation se suicide », disait de nous le premier Roosevelt. Et Taine déjà, sondant, il y a trois quarts de siècle, nos tares démographiques, donnait cet effrayant diagnostic : « J'ausculte les cavernes d'un poitrinaire ». [...]

    *
    *     *

    A la base, nous poserons la reconnaissance officielle de la royauté de Marie sur la famille. Celle que Bossuet définissait « Jésus-Christ commencé », ne peut se contenter d'un autel latéral au sanctuaire du foyer. C'est en plein chœur, au maître-autel, indissolublement unie à son Fils, qu'il faut dresser son image et organiser son culte. Tout pour Jésus par Marie : telle est la ligne d'ascension. [...]

    Me risquerai-je à définir le rituel, à esquisser le cérémonial du culte de Notre-Dame au Foyer ? Je veux, à la place d'honneur dans la maison, une image de Marie, moins une figuration flamboyante qui la révèle inaccessible, qu'une représentation familière l'associant aux humbles labeurs de notre existence terrestre. Les enfants veilleront jalousement à orner l'autel de la maman du Ciel ; chacun, à tour de rôle, tressera son bouquet, disposera ses lumières, sous l'actif regard de la maman de la terre qui soulignera dans un baiser la profonde piété du geste.
    C'est là, au pied de la statue ou devant la gravure, que les petits déposeront leur carnet de sacrifices, leurs résolutions, leurs bulletins et qu'ils éprouveront intérieurement les discrets encouragements ou les muets reproches de Celle qui voit tout et qui prend à cœur leurs moindres intérêts. C'est là que l'un d'entr'eux récitera chaque soir, au nom de la maisonnée, la prière « Ô ma Souveraine, ô ma Mère » (1) et l'Ave Maria, auxquels on joindra, pendant le mois de mai, une pieuse lecture ou les litanies de la Sainte Vierge.
    Quand se lèvera le jour de la Fête des Mères et qu'un peu partout, en terre de France, l'émouvant hommage montera vers les gardiennes des foyers, la pensée de tous cherchera, derrière la maman de la terre, celle qui, de Là-Haut, préside aux destinées de la famille. Ce sera sa fête à elle aussi et la céleste maternité conférera un caractère plus auguste, une sorte d'auréole sacrée à la maternité de sang.
    Les fêtes mariales trouveront écho au foyer. On les rappellera la veille. On s'ingéniera, le matin, à communier ensemble, le soir, à participer aux processions, aux Saluts du Saint-Sacrement. On les vivra dans la pensée de l’Église qui a voulu les inscrire au calendrier liturgique comme autant d'étapes de renouveau intérieur.
    Le chapelet, faut-il le dire, sera entre toutes les mains... S'il en est que rebute la fastidieuse monotonie de l'Ave Maria, les parents apprécient, avec le Durtal de Huysmans, cette touchante répétition, comparable au gracieux babil de l'enfant, toujours le même et toujours nouveau. [...]

    Ernest Psichari disait au retour de Chartres : « Je sens que je donnerai à Dieu tout ce qu'Il me demandera. » Que la famille française entende l'appel du Christ expirant : « Enfant, voilà votre Mère », qu'elle imite le geste de saint Jean, lequel, dit l’Évangile, à partir de ce jour, la prit pour sienne au foyer ; et la « peur de vivre » reculera devant le message de vie. Marie restituera à la France le foyer chrétien qui fit jadis sa sécurité et sa gloire. »

    1. « Ô ma Souveraine ! O ma Mère, je m’offre à vous tout entier ; et, pour vous donner une preuve de mon dévouement, je vous consacre aujourd’hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon cœur, tout moi-même ; puisque je vous appartiens, ô ma bonne Mère, gardez-moi, défendez-moi comme votre bien et votre propriété. »
    R.P. Niccolo Zucchi (1586-1670)

    R.P. Stéphane Piat O.F.M., Extraits du Rapport présenté au Congrès Marial National de Boulogne-sur-Mer en 1938, in "Souveraineté de Marie", Paris, Desclée de Brouwer, 1938.

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  • Méditation - Les pratiques de la dévotion au Sacré-Coeur 1. Image du Sacré-Coeur - Consécration

    « L'image tient une grande place dans les visions de Marguerite-Marie, dans les désirs et les promesses du Sacré-Cœur. C'est à la fois un moyen de propager cette chère dévotion et une pratique spéciale désirée par Jésus et à laquelle il a promis d'attacher de grandes grâces. Aussi comme Marguerite-Marie y tient ! Comme elle est heureuse de propager ces images ! N'a-t-elle pas des promesses du Sacré-Cœur pour ceux qui la porteront, et l'assurance de bénédictions spéciales pour les maisons où elle sera exposée et honorée ? Jésus ne veut-il pas qu'elle ait sa place d'honneur dans le palais des rois et même sur le drapeau national ?
    Dans les visions de Marguerite-Marie, c'est tantôt le Cœur seul qui lui est montré avec les insignes de la Passion, tantôt c'est Jésus lui-même montrant son Cœur sur sa poitrine.
    La consécration que Marguerite-Marie nous demande pour le Sacré-Cœur est un don de soi-même, qu'il faut renouveler souvent, afin de ne plus vivre que pour le Sacré-Cœur, pour ses intérêts et pour son amour. Quelquefois, la donation est demandée sous une forme spéciale, c'est une victime qui doit s'offrir pour être immolée en expiation pour les pécheurs ou pour la communauté ou pour les âmes du purgatoire. C'est là une voie particulière. Faisons la consécration commune et réalisons-la publiquement par le don de toutes nos actions. »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (22 juin, Ie Point p. 666), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    (Crédit photo)

  • Méditation : A famille chrétienne, sanctuaire domestique (1)

    « Que faut-il pour rendre à nos familles le caractère chrétien ? Un sanctuaire commun, des prières communes, la pratique commune des devoirs essentiels du christianisme. Ce sanctuaire domestique n'a pas besoin de pompes ni de décors ; je ne vous demande pas d'y prodiguer les riches dorures, les tableaux des maîtres, les étoffes de soie et de velours ; je ne vous demande pas même de le séparer du reste de la maison ni de lui donner le nom d'oratoire. Non, il n'y a pas de cabane si pauvre, au fond des campagnes, pas de mansarde si étroite, cachée sous le toit d'une grande ville, qui ne puisse être un sanctuaire pour la famille. La famille la plus nombreuse fût-elle réunie au foyer le plus resserré, si je vois au-dessus de la pauvre couche l'image du Dieu rédempteur, je m'incline comme au seuil d'un temple et je salue le maître de maison. Autour de ce crucifix, voici le buis bénit et l'eau sainte. Vous trouveriez dans le coin le plus retiré d'une modeste armoire le cierge de la Chandeleur, qui a été allumé pour la première fois il y a trente ans peut-être, et avec lequel l'aïeule a béni d'une main tremblante la première communion de celle qui est devenue mère aujourd'hui. Ces images de la Vierge et des saints patrons sont enfumées par le temps ; on en distingue à peine les traits grossiers ; l'épingle qui les tient attachées date d'un autre âge ; n'importe, on sent la foi et la piété s'exhaler de cette pauvre demeure, on devine que le père s'agenouille, au milieu de ses enfants, devant cette Vierge et ce crucifix, que la mère verse des pleurs, dans les moments d'épreuve, au pied de ces vieilles images, et que les derniers nés de la famille ont appris à sourire en les saluant de leurs premiers regards. »

    Abbé Besson, Restauration de la France par la famille (II), extrait de "L'Année d'expiation et de grâce : 1870-1871", M. Turbergue éd., Besançon, 1872.

    (à suivre demain)

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    Paul Cezanne (1839-1906), La vieille femme au rosaire
    National Gallery, London, United Kingdom

  • Audience générale de ce mercredi 15 avril 2015

    Ce matin, au cours de l'audience générale, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse consacrée à la famille, développant le thème de la différence et complémentarité homme femme, les seuls êtres dont la Genèse affirme qu'ils furent créés à l'image de Dieu :
    Cela signifie, a-t-il déclaré, "que l'homme n'est pas seul à refléter Dieu, ce que le texte biblique affirme trois fois. Non seulement la femme est elle aussi à l'image de Dieu, mais le couple homme femme également. La différence entre les deux n'est ni une opposition ni un subordination mais une communion et une génération reflétant l'image de Dieu.
    Nous le savons tous, pour bien se connaître et grandir de façon harmonieuse, l'être humain a besoin de la réciprocité homme femme. Nous connaissons les conséquences de son manque. Homme et femme sont faits pour s'écouter et s'entraider. Sans cet enrichissement réciproque de pensée et d'action, dans l'affection et dans le travail, dans la foi également, ils ne peuvent même pas comprendre vraiment ce que signifie être homme ou femme.
    La culture contemporaine a ouvert de nouveaux approfondissements et horizons, de nouvelles libertés qui enrichissent la perception de la différence des sexes. Mais elle a aussi introduit doute et scepticisme. La théorie du genre ne serait-elle pas le résultat d'une frustration et d'une résignation tendant à abolir une différence qui n'est plus comprise ? On risque ici une régression car cet effacement de la différence sexuelle constitue le problème et non la solution.
    Au contraire, en vue de résoudre leurs difficultés relationnelles, homme et femme doivent se parler plus, s'écouter plus, se connaître mieux et s'aimer mieux, dans le respect, la collaboration et l'amitié. Soutenus par la grâce de Dieu, sur ces bases, il est possible de gérer pour la vie entière une bonne union matrimoniale et familiale.
    Ces liens sont fondamentaux pour tous, pas uniquement pour les croyants. Je voudrais encourager les intellectuels à ne pas se désintéresser du sujet, comme s'il était devenu secondaire dans la recherche d'une société plus libre et plus juste.
    Dieu ayant confié la terre à l'alliance homme femme, son échec serait une perte au plan affectif et un voile à l'horizon de l'espérance. Les signaux négatifs que nous enregistrons sont déjà préoccupants et je pense qu'il faudrait s'engager sur deux points privilégiés : D'abord faire beaucoup plus en faveur de la femme. Pour renforcer la réciprocité homme femme, cette dernière ne doit pas simplement être plus écoutée. Sa voix doit avoir un véritable poids, une valeur reconnue dans la société et dans l'Eglise. La façon dont Jésus appréciait les femmes dans un contexte social peu favorable", nous devons poursuivre la voie engagée avec plus d'audace et de créativité...
    Ensuite, "la crise de confiance collective en Dieu, tellement néfaste, nous résigne à l'incrédulité et au cynisme... Ne serait-elle pas également liée à la crise de l'alliance homme femme ? Le récit biblique du paradis terrestre et du péché originel nous dit que la communion avec Dieu se reflète dans celle du couple humain, vécue dans le bien, mais aussi que la perte de la confiance dans le Père entraîne conflit et division entre homme et femme.
    L'Eglise a donc la grande responsabilité, ainsi que les croyants et les familles de croyants, de redécouvrir la beauté du dessein créateur qui inscrit l'image de Dieu dans l'alliance homme femme qui, si elle est vécue dans le bien, remplit le monde d'harmonie et de confiance. Jésus nous encourage explicitement à témoigner de cette beauté".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 15.4.15).

    Résumé :

    « Frères et Sœurs, l’homme et la femme sont à la fois différents et complémentaires. Cette différence est présente dans la création ; mais dans le cas de l’homme et de la femme, elle porte l’image et la ressemblance de Dieu. La culture moderne introduit des doutes sur la compréhension de cette différence, ne voulant plus, parfois, la reconnaître, parce que ne sachant plus l’assumer. Pour résoudre leurs difficultés de relations, l’homme et la femme doivent mieux se connaître dans leur différence, et s’aimer davantage, afin de pouvoir projeter une union matrimoniale pour toute la vie. Il est vrai, cependant, que nous devons faire davantage en faveur de la femme si nous voulons redonner plus de force à cette réciprocité. La communion avec Dieu se reflète dans la communion du couple humain, et la perte de confiance dans le Père céleste génère divisions et conflits entre l’homme et la femme. La terre sera plus harmonieuse quand l’alliance entre l’homme et la femme sera bien vécue. »

    « Je salue cordialement les pèlerins venus de Suisse, de Belgique, de Turquie, du Canada et de France, en particulier un groupe de prêtres du diocèse de Fréjus-Toulon avec Monseigneur Dominique Rey et le Séminaire Saint Irénée de Lyon.
    Je souhaite à tous un bon pèlerinage dans la joie du Seigneur ressuscité, vous invitant à entrer dans le mystère de sa miséricorde infinie. Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : action de l'Esprit Saint en l'âme

    « L'Esprit divin purifie, par la foi, l'image de Dieu dans mon âme. Il guérit mon aveuglement spirituel et ouvre mes yeux aux choses de Dieu. Il prend possession de ma volonté pour que je ne demeure plus esclave de mes passions, de mes impulsions et que je puisse agir dans la paix féconde que donne la liberté spirituelle. En m'enseignant peu à peu la charité, Il perfectionne dans mon âme la ressemblance à Dieu en me rendant conforme au Christ. Car mon union au Christ est bien davantage que l'imitation de Ses vertus telles que les décrit l’Évangile ; ce doit être une union créée en moi par l'action de Son Esprit transformateur. Et la vie que l'Esprit insuffle au mien est le Christ Lui-même, mystiquement présent dans mon être et ma personne. La vie surnaturelle qui Le rend spirituellement présent dans mon âme est tout aussi réelle que la vie physique qui Le rend matériellement présent en moi. Ces deux vies sont des dons que Dieu a voulus pour moi puisque l'une est élevée et perfectionnée par l'autre. Et bien qu'elles puissent être considérées comme théoriquement (de jure) séparées, elles sont destinées, dans le plan de Dieu, à être réalisées (de facto) ensemble, et, ensemble, à me donner ma pleine stature et ma pleine réalité en Dieu. Elles sont toutes deux nécessaires pour faire de moi ce que Dieu veut que je sois. »

    Thomas Merton (1915-1968), Le Nouvel Homme (105), aux Éditions du Seuil, Paris, 1969.

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  • Méditation : la sainte image du sacré Coeur de Jésus (2)

    « ... Un jour de saint Jean l’Évangéliste, qu’après m’avoir fait reposer plusieurs heures sur cette sacrée poitrine, je reçus de cet aimable Cœur des grâces dont le souvenir me met hors de moi-même ; et je ne crois pas être nécessaire de les spécifier, quoique le souvenir et l'impression m'en restera toute ma vie.
    Après cela, ce divin Cœur me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable, et il était environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que, dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce sacré Cœur fut formé, la Croix y fut plantée, et il fut rempli, dès ces premiers instants, de toutes les amertumes que lui devaient causer les humiliations, pauvreté, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion.
    Et il me fit voir que l'ardent désir qu'il avait d'être aimé des hommes et de les retirer de la voie de perdition, où Satan les précipite en foule, lui avait fait former ce dessein de manifester son Cœur aux hommes, avec tous les trésors d'amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu'il contenait, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et procurer tout l'honneur, l'amour et la gloire qui serait en leur pouvoir, il les enrichit avec abondance et profusion de ces divins trésors du Cœur de Dieu, qui en était la source, lequel il fallait honorer sous la figure de ce Cœur de chair [...]. Et que partout où cette sainte image serait exposée, pour y être honorée, il y répandrait ses grâces et ses bénédictions. Et que cette dévotion était comme un dernier effort de son amour qui voulait favoriser les hommes, en ces derniers siècles de cette rédemption amoureuse, pour les retirer de l'empire de Satan, lequel il prétendait ruiner, pour nous mettre sous la douce liberté de l'empire de son amour, lequel il voulait rétablir dans les cœurs de tous ceux qui voudraient embrasser cette dévotion. »

    Ste Marguerite-Marie, extrait de la Lettre CXXXIII au R.P. Croiset, 3 novembre 1689 (4e du Manuscrit d'Avignon), in "Vie et Œuvres de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque", Tome deuxième, Troisième édition (Monseigneur Gauthey), Paris, Ancienne Librairie Poussielgue, 1915.

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  • Méditation : la sainte image du sacré Coeur de Jésus

    « Je vous avoue, ma toute chère Mère, que l'état de souffrance où je me vois comme accablée et anéantie me rend méconnaissable à moi-même et impuissante à tout bien. Toute la liberté qui me reste, c'est de parler du sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, duquel cette indigne créature vous dira un petit mot, touchant quelques grâces particulières qu'elle croit en avoir reçues. Il lui a donc fait connaître derechef le grand plaisir qu'il prend d'être honoré de ses créatures, et il lui semble qu'alors il lui promit « que tous ceux qui seraient dévoués à ce sacré Cœur ne périraient jamais, et que, comme il est la source de toutes les bénédictions, il les répandraient avec abondance dans tous les lieux où serait posée l'image de cet aimable Cœur, pour y être aimé et honoré ; que par ce moyen il réunirait les familles divisées, et assisterait et protégerait celles qui seraient en quelque nécessité ; qu'il répandrait la suave onction de son ardente charité dans toutes les Communautés où serait honorée cette divine image ; qu'il en détournerait les coups de la juste colère de Dieu, en les remettant en sa grâce lorsque par le péché elles en seraient déchues ; et qu'il donnerait une grâce spéciale de sanctification et de salut à la première personne qui lui ferait ce plaisir de faire faire cette sainte image. »
    [...]
    Voilà, ma chère Mère, un petit mot que mon cœur qui vous aime tendrement jette dans le secret du vôtre en passant. Et je vous dirai simplement qu'il me semble que vous feriez une chose bien agréable à Dieu de vous consacrer et sacrifier à ce sacré Cœur, si vous ne l'avez déjà fait. Il faut communier, un premier vendredi du mois, et, après la sainte communion, lui faire le sacrifice de vous-même, en lui consacrant tout votre être pour vous employer à son service et lui procurer toute la gloire, l'amour et la louange qui sera en votre pouvoir. Voilà, ma bonne Mère, une chose que je pense que le divin Cœur demande pour perfectionner et consommer l’œuvre de votre sanctification... »

    Ste Marguerite-Marie, extraits de la Lettre XXXVI à la Mère de Saumaise, à Dijon, 24 août 1685, in "Vie et Œuvres de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque", Tome deuxième, Troisième édition (Monseigneur Gauthey), Paris, Ancienne Librairie Poussielgue, 1915.

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  • Notre-Dame de Guadalupe - L´image face à l´histoire et à la science

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    Voici sans nul doute le livre actuellement le plus complet réalisé sur l'apparition de Notre-Dame de Guadalupe, et tous les thèmes connexes qui s'y rapportent. Dans un parcours en quatre étapes : 1. Le Mexique avant les apparitions de Note-Dame de Guadalupe, 2. Le Nican Mopohua, le récit des apparitions, 3. Notre-Dame de Guadalupe, joie et espérance pour l'humanité, et 4. L'Image devant la science, les auteurs replacent cette apparition dans son contexte, en donne le récit détaillé (grâce au témoignage irréfutable de l'époque même où elles eurent lieu), et présentent de façon extrêmement rigoureuse - réfutant également toutes les fausses informations qui circulent sur internet - tout ce que les scientifiques ont découvert et qu'ils découvrent encore sur cette Image de Notre-Dame, qui n'en finit pas de révéler ses secrets.

    David Caron Olivares, ingénieur électrotechnicien, et Jean-Pierre Rousselle, responsable scolaire retraité, enthousiastes et passionnés de Notre-Dame de Guadalupe, ont travaillé conjointement depuis 2004 à l'approfondissement du vaste ensemble d'éléments scientifiques, historiques et religieux qui constitue « l'événement guadalupéen ».
    En juin 2011, ils ont organisé en France les conférences de Mgr Eduardo Chávez Sánchez, Recteur de l'Institut Supérieur d'Etudes Guadalupéennes de Mexico.
    Aujourd'hui, soucieux de faire connaître la vérité de Guadalupe, ils présentent aux lecteurs français cet ouvrage, résumé actualisé de l'apparition mariale qui est sans doute la plus fascinante depuis l'origine de la chrétienté.

    Un livre à lire, et à offrir, pour faire connaître autour de soi le message toujours actualisé de cette Image qui - à vue d'homme - aurait du se détruire d'elle-même depuis plus de quatre cents ans...

    Rassemblement à Son image - 264 pages - 14 x 20 cm - 20 €

  • Méditation : Dieu, mystère de l'infini

    « Le ciel tout entier tient dans la paume de Dieu, la terre tout entière dans le creux de sa main. Même si la parole de Dieu permet de se faire une idée de son mystère, elle gagne plus en signification quand l'esprit en saisit la profondeur que lorsque seule l'oreille la perçoit. Le ciel renfermé dans la main de Dieu est aussi son trône, et la terre, qui tient dans le creux de sa paume, l'escabeau de ses pieds (Is 66, 1-2). Il faudrait se garder de se représenter Dieu sur un trône ou sur un escabeau comme une personne assise, selon une image tout humaine. Car ce qui lui sert de trône et d'escabeau est son infinitude toute-puissante, qui renferme tout dans la paume et le creux de sa main. Les images empruntées aux choses créées veulent exprimer que Dieu existe en elles et hors d'elles, qu'il les transcende et les pénètre, c'est-à-dire qu'il déborde et habite toute chose : la paume et le creux de sa main expriment la puissance de sa nature qui se dévoile. Le trône et l'escabeau montrent qu'il a prise sur les choses extérieures parce qu'il est à l'intérieur d'elles : il se trouve donc au-dedans d'elles et en même temps il les enveloppe et les enferme au-dedans de lui-même. Il se tient à l'intérieur et à l'extérieur de tout. Son infinitude ne peut être absente de nulle part, et rien ne peut se dérober à celui qui est l'infini. »

    St Hilaire de Poitiers (v.315-367), Itinéraire à Dieu, P.L. 10, 25-35, Traité de la Trinité, 1, 6, Trad. A. Hamman, in "Les chemins vers Dieu", Lettres chrétiennes n°11, Le Centurion / Grasset, Paris, 1967.

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    Photographie du télescope spatial Hubble - Source et crédit photo : HubbleSite

  • Mois du Sacré-Coeur - Trentième Jour

    Trentième Jour
     
    Prions, afin que nous soyons reconnaissantes des grâces que Dieu nous a faites.

    Les consolateurs du Cœur de Jésus, c’est nous qui sommes venues pendant ce mois méditer ses tendresses et étudier ses désirs.

    Jésus a été consolé, chaque matin, en nous voyant penser à lui, il veut encore quelque chose de nous. Le mois consacré à son Cœur finit aujourd’hui ; que d’âmes pieuses mettront de côté leurs pratiques, leurs prières accoutumées et oublieront ce qu’elles ont éprouvé de consolation… ! Jésus demande que nous n’oublions pas « son Cœur sacré », et veut que ce matin nous le lui promettions.
    Oui, Jésus, je vous promets de réciter tous les jours une prière à votre Cœur sacré ; je vous promets de vénérer les pieuses images qui le représenteront à ma piété ; je vous promets de faire connaître cette dévotion et de la propager… Soyez ma force, soyez ma joie, soyez mon bonheur !

    Je ferai un acte de consécration au Cœur de Jésus.

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    Consécration au Cœur de Jésus

    Je donne et consacre au Cœur adorable de Jésus ma personne, ma vie, mes pensées, mes paroles, mes actions, mes peines et mes souffrances. Je ne veux plus me servir d’aucune partie de mon être que pour l’aimer, l’honorer, le glorifier. Je vous prends donc, ô Cœur divin, pour l’objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède de mes inconstances, le réparateur de mes défauts, et mon asile assuré à l’heure de la mort. Soyez, ô Cœur plein de bonté, ma justification envers Dieu, et détournez de moi sa juste colère. Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, comme j’espère tout de vos bontés. Anéantissez en moi tout ce qui peut vous déplaire et vous résister ; imprimez-vous comme un cachet sacré sur mon cœur, afin que jamais je ne puisse vous oublier ni être séparée de vous. Je vous en conjure, par toutes vos bontés : que mon nom soit écrit en vous qui êtes le livre de vie, et que vous fassiez de moi une victime toute consacrée à votre gloire ; que je sois dès ce moment embrasée, et un jour tout à fait consumée des flammes de votre amour ; là est tout mon bonheur, n’ayant plus d’autre ambition que celle de vivre et de mourir en vous et pour vous.
    Ainsi soit-il.

    La dévotion au Sacré-Coeur de Jésus
    Exposition sur l'histoire de cette dévotion

  • Méditation : l'union à Jésus

    « Nous unir à Jésus, Lui demander de travailler en nous, de souffrir en nous, de prier en nous, nous considérer comme un membre du Christ, comme un instrument qu'Il doit Lui-même mettre en œuvre, comme un organe qu'Il doit animer, quelle pratique consolante et fortifiante ! Quand nous agissons, quand nous accomplissons nos devoirs d'état, nous sentons vivement notre impuissance ; quand nous souffrons, nous constatons avec peine que nous ne savons guère bien souffrir ; quand nous prions, nous nous trouvons fort indignes et nous avons conscience que nos prières ne peuvent guère glorifier notre Dieu. Donc unissons-nous à Jésus, demandons-Lui de remplir Lui-même en nous toutes ces saintes fonctions ; puis consolons-nous : Jésus, que nous avons appelé, est venu ; Il veut bien travailler, souffrir, prier en nous et donner à toutes nos œuvres une dignité, un mérite, une efficacité qu'elles n'auraient pas sans Lui. "Il nous faut toutes consommer, écrivait à une visitandine de Moulins sainte Marguerite-Marie, dans cette ardente fournaise du Sacré-Cœur de notre adorable Maître... et après avoir perdu notre cœur de corruption dans ces divines flammes du pur amour, il nous y en faut prendre un tout nouveau, qui nous fasse désormais vivre d'une vie toute renouvelée... il faut que ce divin Cœur de Jésus soit tellement substitué à la place du nôtre que lui seul vive et agisse en nous et pour nous, que sa volonté tienne tellement la nôtre anéantie qu'elle puisse agir absolument sans résistance de notre part ; enfin que ses affections, ses pensées et ses désirs soient en la place des nôtres, mais surtout son amour, qui s'aimera lui-même en nous et pour nous." (Œuvres, t.II, p.468.)

    On connaît bien la belle prière de M. Olier : "Ô Jésus vivant en Marie, venez et vivez en nous dans votre esprit de sainteté, dans la plénitude de votre puissance, dans la perfection de vos voies, dans la vérité de vos vertus, dans la communion de vos divins mystères ; dominez en nous sur toutes les puissances ennemies, dans la vertu de votre Esprit et pour la gloire de votre Père."

    Ainsi, que Jésus reproduise en nous ses vertus, nous communiquant les dispositions qu'Il avait dans les mystères de sa vie mortelle, l'humilité de son incarnation, la pauvreté de sa naissance, le recueillement de sa vie cachée, le zèle de sa vie publique, la ferveur de ses oraisons, la générosité de son immolation, si bien que Dieu voie en chacun de nous, non plus la créature avec ses misères, mais l'image fidèle, la photographie de son divin Fils, en qui Il a mis toutes ses complaisances ; on peut même dire : qu'Il voie en nous Jésus lui-même nous couvrant, nous enveloppant, nous cachant en Lui, Jésus nous animant, nous mouvant, agissant en nous et par nous. »

    Abbé Auguste Saudreau (1859-1946), L'idéal de l'âme fervente (ch.V : Jésus vivant en nous), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1923.

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  • Méditation avec Ste Marguerite-Marie

    « Lorsqu'un jour de la Saint-Jean, Marguerite-Marie avait, comme Gertrude, reposé sur le Cœur de Jésus, ce cœur lui était bien apparu comme embrasé d'amour pour chacun d'entre nous. Dans ce moment d'extase où elle s'abandonnait à la force de son amour, Jésus lui avait dit ces mots qui sonnent comme une véritable "déclaration" de Dieu à l'humanité et à chacun d'entre nous :

    "Mon Cœur est passionné d'amour pour les hommes
    et pour toi en particulier."

    [...]
    Pourquoi Jésus manifestait-il ainsi son Cœur aux hommes ? Parce que, les voyant si pauvres d'amour, il voulait les enrichir des "trésors du CŒUR DE DIEU, qui en était la source, lequel il fallait honorer SOUS LA FIGURE DE CE CŒUR DE CHAIR" (1).
    "Il me fit voir, poursuit la sainte,

    Que partout où cette sainte image serait exposée, pour y être honorée,
    il y répandrait ses grâces et bénédictions.
    Et que cette dévotion était comme un dernier effort de son amour
    qui voulait favoriser les hommes, en ces derniers siècles,
    de cette rédemption amoureuse [...]
    pour nous mettre sous la douce liberté de l'empire de son amour,
    lequel il voulait rétablir dans les cœurs
    de tous ceux qui voudraient embrasser cette
    dévotion." (2)


    L'acte de naissance de la fameuse "dévotion au Sacré-Cœur" comporte donc essentiellement le don que Dieu fait à son peuple d'une "sainte image", à laquelle il attache une grâce et une bénédiction toutes spéciales. Cette image, bientôt accueillie dans les églises les plus reculées du monde, deviendra, au fil des ans, le trésor le plus précieux des pauvres. »

    (1) : VO3, 2, 568 ; VO4, 2, 572-573 ; VO5, 2, 478. L, 133.
    (2) : VO3, 2, 568-569 ; VO4, 2, 572-573 ; VO5, 2, 479.

    P. Édouard Glotin, La Bible du Cœur de Jésus (ch. VI), Presses de la Renaissance, Paris, 2007.

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    Premier dessin du Sacré-Cœur : "crayon" de 1685 réalisé par Ste Marguerite-Marie

    Histoire de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus

  • Méditation : Vivre en Sa Présence

    « Ayez soin d'avoir une image ou une peinture de Notre-Seigneur qui soit à votre goût. Ne vous contentez pas de la porter sur votre coeur, sans jamais la regarder, mais servez-vous-en pour vous entretenir souvent avec lui ; et il vous suggèrera ce que vous aurez à lui dire. Vous savez bien vous exprimer quand vous parlez aux créatures, pourquoi ne trouveriez-vous pas des paroles lorsqu'il s'agit de vous entretenir avec Dieu ? Ne vous imaginez pas que cela est au-dessus de vos forces ; pour moi, je ne puis le croire, mais il faut vous y exercer. [...]
    Tenez-vous donc près de ce bon Maître ; ayez la ferme résolution d'apprendre ce qu'il vous enseignera, et Sa Majesté veillera à ce que vous deveniez ses disciples fidèles. Ce grand Dieu ne vous délaissera pas, si vous ne le délaissez point vous-mêmes. Méditez les paroles qui tombent de cette bouche divine. Dès la première, vous comprendrez l'amour qu'il vous porte ; et ce n'est pas une petite faveur ni une joie minime pour un disciple que de se voir aimé de son Maître. »

    Sainte Thérèse de Jésus, Le Chemin de la perfection, chap. 28, Oeuvres complètes, Le Seuil, 1949.

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