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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Soyez attentifs à demeurer au dedans de vous-mêmes, pour entendre le Maître qui vous appelle (1). Nos Écritures nous le disent : Lui n'est pas turbulent ; Il n'emploie pas les discours véhéments et les cris aigus pour nous inviter à l'écouter (2). Tout au contraire, ses invitations se font presque à demi-voix de sa part (2), et elles sont d'autant plus pénétrantes et persuasives. Mais pour n'en rien perdre, il faut, au milieu même des inévitables tumultes, maintenir le silence intérieur. N'oublions pas (je cite Bossuet) que « nous sommes toujours dans un temple ; ou plutôt, pour dire quelque chose de plus énergique et aussi de plus véritable, nous sommes nous-mêmes un temple. N'allez pas chercher bien loin (nous dit St Augustin) le lieu d'oraison. Vous voulez prier dans un temple ? Recueillez-vous en vous-mêmes ; priez en vous-mêmes (4)... Que le silence, que le respect, que la paix, que la religion établissent leur domicile dans ce temple ! Ô trop heureuses créatures, si nous savions comprendre notre bonheur d'être la maison de Dieu, et la demeure de Sa Majesté (5). »

    Là, dans ce sanctuaire intime dont nous sommes les gardiens et même les prêtres, suivant l'enseignement formel de St Pierre (6), il faut que nos hommages et nos adorations soient à l'unisson de la parole très harmonieuse et très douce de Celui qui nous invite à nous plonger sans cesse dans les mystérieux abîmes de son Cœur. Si dociles à son appel, nous allons à Lui, nous serons relevés de nos langueurs et de nos accablements, soulagés et consolés dans nos peines, fortifiés dans nos bonnes résolutions (7).

    Nous aurons part à cette vie « abondante et plus abondante » qu'Il est venu nous communiquer (8), et que nous irons ensuite répandre autour de nous, dans nos patries respectives, dans nos cités, dans nos familles, où par nos bons exemples, par nos vertus modelées sur celles mêmes de ce divin Cœur, nous contribuerons à le faire mieux connaître, aimer davantage et servir avec un plus entier dévouement. Qu'il en soit ainsi. Amen ! »

    1. Jn XI, 28. - 2. Is. XLII, 4. - 3. Jn IV, 16. - 4. Bossuet, Sermon pour le jour de Pâques, 17 avril 1661. - 5. St Augustin, Tract. XV in Joann, n°25. - 6. I P II, 5. - 7. Mt XI, 28.

    Cardinal Perraud (1828-1906), évêque d'Autun, Le Cœur de Jésus et le Pèlerinage de Paray-le-Monial, extrait de l'Allocution prononcée dans la basilique de Paray-le-Monial le vendredi 22 juin 1900, Charolles, 1900.

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  • Méditation - Chandeleur

    « Malgré les nombreuses lumières qui brillent au chœur et les chants de la procession, la note dominante de la journée est grave. Dans l'atmosphère sereine et joyeuse des fêtes du temps de Noël elle apparaît comme un trait sombre qui laisse présager la Passion du Sauveur. Si, dans la vie du Christ, la Passion correspond à l'immolation de la victime, la Chandeleur en constitue l'offrande : la victime est préparée, consacrée, et, par les mains de Marie, offerte au Père céleste. Jésus et Marie sont maintenant prêts pour le sacrifice de la Croix que le prêtre Siméon annonce solennellement, ce sacrifice qui, suivant l'expression du vieillard, va percer d'un glaive le coeur de la Mère des douleurs...

    Combien la Mère de Dieu nous apparaît aujourd'hui digne de toutes les louanges ! Elle élève dans ses mains le Très Saint, l'hostie vivante Jésus, son bien, le fruit de ses entrailles ; elle Lui a préparé un corps capable de souffrir, un corps qui pourra subir d'une façon méritoire les souffrances de la Passion. Après la Présentation elle rachète l'enfant de ses propres moyens, à la seule fin de le nourrir, de l'élever jusqu'à l'âge d'homme pour en faire une victime parfaite...

    Historiquement la présentation au Temple a eu lieu le quarantième jour après la naissance du Sauveur. Mais, mystiquement, elle se renouvelle aujourd'hui à la célébration de la Sainte Messe. Alors Jésus est offert au Père céleste, et en Jésus - en Jésus par Marie - toute la communauté paroissiale devient une offrande vivante faite à Dieu. L’Évangile lui-même, qui nous raconte la joie du vieillard Siméon, devient pour nous une réalité pleine de grâces lorsque, dans la sainte communion, nous avons le bonheur de posséder notre Rédempteur. Combien sont merveilleux les mystères de notre foi !

    A la Chandeleur, les fidèles emportent chez eux, dans leur famille, le cierge béni pendant l'office. Il est le signe des grâces reçues en ce jour. Il représente le Christ ; il est le symbole de la foi, de cette foi qui prend sa source dans le sacrifice de Jésus, et, de là, vient baigner notre vie toute entière. On l'allume au moment de la prière familiale. A la campagne, on le fait brûler souvent pendant les orages. Le lendemain de la Purification, à la fête de saint Blaise, allons à l’Église recevoir la bénédiction avec les cierges consacrés la veille, pour être protégés des maladies, en particulier du torticoli et des maladies de la gorge. Enfin, dans chaque maison chrétienne, on garde précieusement le cierge qu'on allume un jour à notre lit de mort, ce cierge dont la vertu et la lumière nous préservent des ténèbres de la perdition.

    Qu'une lumière éclaire et réchauffe notre vie et notre mort : Jésus-Christ ! »

    Toute l'année avec le Christ, par les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedeln, Traduction des Bénédictins de l'Abbaye Ste-Marie de la Pierre-Qui-Vire, Comptoir Français du Livre, Paris / Bruxelles, 1936.

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    Tableau d'Andrey Shishkin, Siméon et Jésus
    (Crédit photo : Maher Art Gallery)

  • Méditation - confiance...

    « Si tu avais vraiment la foi, tu ne chercherais pas à savoir où Je te conduis et comment Je te mène. Tu te laisserais faire, ou plutôt tu adhérerais d'avance à tout ce que J'ai rêvé pour toi.
    Et tu t'apercevras un jour que c'est infiniment plus beau que tu ne pouvais l'imaginer.
    Si tu avais vraiment la foi, tu ne pourrais plus te passer de Moi. Tu oublierais plus facilement ce que tu es, pour penser à ce que Je suis. Je deviendrais davantage le centre de tes préoccupations. Tu pourrais dire en toute vérité : "Les intérêts de Jésus, voilà ma vie ; la croissance de son amour dans les cœurs, voilà ce qui me touche et me fait vibrer..."
    Si tu avais vraiment la foi, tu ne t'inquiéterais ni du passé ou de l'avenir, ni de ta santé ou de ta maladie, ni de tes succès ou de tes échecs, tu Me laisserais te guider à ma guise selon mon plan sur toi au service de tes frères. La seule chose qui t'inquiéterait, c'est ce que Moi Je pense, ce que Moi Je veux de toi. »

    P. Gaston Courtois (1897-1970), Cœur à cœur avec Jésus, 3ème série, Fleurus, Paris, 1955.

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  • « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6,36)

    « Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
    Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
    C'est Toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l'acte miséricordieux - quel qu'il soit ; le second : la parole miséricordieuse - si je ne puis aider par l'action, j'aiderai par la parole ; le troisième - c'est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l'action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.
    Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout. »

    Ste Faustine (1905-1938), Petit journal, 163 (Exercice général, année 1937), Parole et Dialogue, Paris, 2002.

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    (Crédit photo)

  • Méditation - Rencontre intérieure

    « L'âme ère complètement quand elle s'en va par monts et par vaux chercher le secret qui est en elle-même. La solution de la vie est d'aimer Celui qui est le principe de l'amour et de travailler à conduire son cœur plus près de son Cœur à Lui. »

    Saint Augustin (354-430).

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    (Crédit photo)

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour... »

    Ste Marguerite-Marie, Récit de la quatrième révélation (la "grande apparition"), entre le 13 et le 20 juin 1675, in "Vie écrite par elle-même", Vie et Œuvres, Tome II, Paris, Poussielgue, 1867, p.355.

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  • Méditation - Retrouver la vérité de Noël

    « ll faut retrouver la vérité de la fête de Noël dans l’authenticité de la donnée historique et dans la plénitude de la signification dont elle est porteuse.

    La donnée historique est qu’à un moment déterminé de l’histoire, dans une certaine contrée de la terre, une humble femme, de la souche de David, donne naissance au Messie annoncé par les prophètes : Jésus-Christ, Seigneur.

    La signification est que, par la venue du Christ, l’histoire humaine tout entière a trouvé son débouché, son explication, sa dignité. Dieu nous a rencontrés dans le Christ pour que nous puissions avoir accès à lui. À bien regarder, l’histoire humaine est un désir ardent ininterrompu vers la joie, la beauté, la justice, la paix. Ce sont des réalités que l’on ne peut trouver en plénitude qu’en Dieu. Or, la fête de Noël nous apporte l’annonce que Dieu a décidé de dépasser les distances, de franchir les abîmes ineffables de sa transcendance, de s’approcher de nous jusqu’à faire sienne notre vie, jusqu’à devenir notre frère. Voici donc : Cherches-tu Dieu ? Trouve-le dans ton frère car le Christ s’est désormais identifié à chaque homme. Veux-tu aimer le Christ ? Aime-le dans ton frère car tout ce que tu fais à l’un de tes semblables, le Christ considère que c’est à lui que cela a été fait. Si donc tu t’efforces de t’ouvrir par l’amour à ton prochain, si tu cherches à établir des relations de paix avec lui, si tu veux mettre en commun tes ressources avec le prochain pour que ta joie, en se communiquant, devienne plus vraie, tu auras le Christ à ton côté et, avec lui, tu pourras atteindre le but dont rêve ton cœur : un monde plus juste et donc plus humain.

    Que la fête de Noël trouve chacun de nous engagé à redécouvrir le message qui part de la mangeoire de Bethléem. Il nous faut un peu de courage, mais cela en vaut la peine car c’est seulement si nous savons nous ouvrir ainsi à la venue du Christ que nous pourrons faire l’expérience de la paix annoncée par les anges au cours de la nuit sainte. Que la fête de Noël constitue pour vous tous une rencontre avec le Christ qui s’est fait homme pour donner à tout homme la capacité de devenir fils de Dieu. »

    St Jean-Paul II (1920-2005), extrait de l'Audience générale, 23 décembre 1981.

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    Guido Reni (1575-1642), L'adoration des bergers (détail)
    Musée National de San Martino, Naples

  • Méditation - Préparer la venue du Seigneur

    « Comme Jésus est né à Bethléem, Il veut naître dans nos coeurs. Disons quelques mots de la façon dont nous devons nous préparer à la venue de Notre Seigneur.
    Lorsqu'on attend une visite, comment fait-on pour préparer la maison ? Eh bien ! d'abord on nettoie, ensuite on fait de la place, et enfin on décore.

    Nettoyer nos cœurs, c'est-à-dire les purifier du péché. Les pensées impures, les mauvais désirs, les sentiments d'envie et de rancune, de haine, d'avarice ou de vengeance, voilà ce qui salit notre coeur. Faisons comme la maîtresse de maison diligente ; regardons avec soin dans notre âme et si nous y trouvons quelqu'une de ces mauvaises pensées ou de ces mauvais sentiments, vite un coup de balai ! [...]

    Ainsi, quand on veut recevoir une visite, la première chose à faire est de nettoyer, la seconde, de faire de la place. [...]
    Tâchons de faire un peu plus de place aux choses surnaturelles dans notre vie. Lorsqu'on est vraiment décidé une fois pour toutes à ne pas attacher tellement d'importance aux choses de la terre, et à mettre sa confiance en Dieu seul, que l'on est en paix ! Que l'on est calme et tranquille ! C'est comme la pureté et la sérénité d'un beau ciel bleu qui succède à un sombre encombrement de nuages... [...]


    Enfin, quand on veut recevoir la visite de quelqu'un qu'on aime, on ne se contente pas de nettoyer et de faire de la place. On décore aussi et on dispose quelques fleurs dans l'appartement.
    Il en va de même avec le Bon Dieu. Ce n'est pas assez de nous laver de nos péchés, de maintenir notre cœur pur et libre de tout soucis de la terre : ajoutons-y encore les fleurs de nos bonnes pensées et de nos bons désirs. La petite Thérèse a inventé ce mot : "Jeter des petites fleurs". Ce qu'elle entendait par là, ce sont les petits sacrifices, les actes que l'on fait pour faire plaisir aux autres, les petites souffrances qu'on accepte sans se plaindre, et aussi les actes d'amour envers Dieu que l'on fait en s'approchant des sacrements. Quelle plus belle fleur offrir à Jésus qu'une bonne confession et une sainte communion ? »

    Un Chartreux [Dom Jean-Baptiste Porion, 1897-1987], Écoles de silence, Parole et Silence, 2001.

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  • Le Sacré-Coeur de Jésus Deux mille ans de Miséricorde

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    Ce recueil qui est reproduit sur notre site internet avait trouvé un éditeur, Téqui, en juin 2008.

    Une version considérablement enrichie, et actualisée jusqu'en juin 2019, est désormais disponible à la vente chez le même éditeur depuis le 4 décembre 2019, en ligne sur son site internet ICI.

    Merci de faire connaître autour de vous la nouvelle version de ce travail, augmentée de plus de 200 pages par rapport à la première édition.
     
    « Les personnes qui propageront cette dévotion,
    auront leur nom inscrit dans mon Cœur,
    et il ne sera jamais effacé. »

    (11ème promesse du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie)
  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Rien ne nous attire ni ne nous séduit autant que la bonté ! On dit « que la bonté supplée à tout et que rien ne la remplace ». Rien n’égale la bonté, ni la science ni le génie, ni tous les talents réunis de la terre. On peut admirer un être doué, mais on ne se confie qu’à un être bon car la Bonté vient du cœur. C’est là qu’est son trône, de là qu’elle dicte ses lois et qu’elle exerce son aimable et irrésistible empire ! Pourtant la bonté, bien qu’ornée de tant d’attraits, est une chose rare aujourd’hui. Est-ce parce que la source profonde de la bonté est l’humilité et que les personnes humbles sont peu nombreuses ? En effet, pour être bon, et l’être constamment avec tous, il faut s’oublier soi-même, se dévouer sans compter, supporter tout paisiblement. Tout cela n’est pas autre chose que la forme extérieure de l’humilité. Mais hélas, bien souvent, pour être bons, nous devons faire des efforts sur nous-mêmes, car il est plus facile d’être égoïste et fermé aux souffrances des autres.

    C’est en puisant dans le Sacré Cœur de Jésus, source de toute bonté, que nous pouvons parvenir à nous vaincre et devenir des êtres infiniment bons. Jésus s’est donné jusqu’à l’épuisement, épousant toutes les misères du monde, consolant les souffrants, pardonnant aux pécheurs… Il est par excellence le Cœur infiniment bon, infiniment humble qui s’est abaissé jusqu’à nous.

    Pour être bon, il faut d’abord en éprouver le désir et ce désir nous ne le trouverons que dans le Cœur de Jésus. Et quand le désir se fera en nous, c’est aussi dans son Sacré Cœur que nous trouverons les moyens pour y parvenir.

    D’ici que Noël arrive, mettons tout en œuvre pour que nos proches s’aperçoivent qu’un rayon de la Bonté divine est tombé du Cœur de Jésus dans notre pauvre cœur et qu’il l’a effectivement transformé ! Oui, soyons infiniment bons ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial : Heure de Présence au Cœur de Jésus

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    « Il y a dans le cœur de chaque homme des trésors prodigieux d'amour.
    A nous de les faire surgir. »

    Raoul Follereau (1903-1977)

  • Méditation - La voie de l'amour

    « Le disciple de Jésus-Christ peut arriver à la perfection chrétienne par deux voies.
    La première, c'est la loi du devoir : on va progressivement du travail des vertus à l'amour, qui est le lien de la perfection.
    Cette voie est longue et pénible : peu arrivent par elle à la perfection, car, après avoir gravi, pendant quelque temps, la montagne de Dieu, ils s'arrêtent, ils se découragent, à la vue de ce qu'il leur reste à gravir, et redescendent ou roulent au fond de l'abîme, en disant : « C'est trop difficile ! c'est impossible ! » [...]

    La seconde voie est plus courte et plus noble : c'est celle de l'amour, mais de l'amour souverain...
    Oui, pour servir le Roi des rois, il faut plus que de l'intérêt personnel, il faut plus que la simple espérance du ciel. Il faut l'amour royal, qui, sans exclure l'espérance, sert principalement son Maître pour lui-même, pour sa propre gloire, pour son bon plaisir ; qui ne veut, qui ne désire d'autre récompense, en ce monde, que celle d'être agréable, d'avoir plu... [...]

    Tel doit être le point de départ de tout vrai disciple de Jésus-Christ, en face du devoir, qui coûte à la nature, du sacrifice, qui l'immole, du plaisir, qui l'attire, du monde, qui le persécute. Jésus m'a aimé jusqu'à la mort ; je l'aimerai, au moins, jusqu'à ce sacrifice.
    Jésus est mort pour moi ; je vivrai, au moins, pour lui.
    Jésus m'a aimé jusqu'à se donner à moi ; il est juste que je me donne tout à lui.
    Tout pour l'amour de Jésus : voilà le mot d'ordre du chrétien, le premier pas à la victoire sur le monde et à la perfection des vertus. »

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), Le Très Saint-Sacrement - Études sur l'Eucharistie.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    Surnaturelle Présence

    « Le seul bien qui dure, c'est vous, Seigneur, et qu'il y ait un bien qui dure, c'est une nécessité de pensée. Ce n'est ni un désir, ni une aspiration, c'est ce qui constitue l'être même. Bien avant que nous vous aimions vous nous avez aimés ; vous avez aimé et vous aimerez tous les hommes. Les plus anciens vous ont connu en eux comme Créateur et ont apporté leur témoignage. Mais seule la Révélation apportée par Jésus-Christ pouvait ajouter ce que la simple nature est incapable d'apprendre par elle-même. Les philosophes ont imaginé des systèmes, mais les peuples ont imaginé des mythes pour exprimer ce qu'ils sentaient dépasser la raison. Athéna, la pensée divine, intervient pour rompre la chaîne de la fatalité du mal. Isis pleure Osiris victime de l'esprit du mal et parcourt la terre pour rassembler les membres dispersés de son frère... Or Notre-Seigneur est venu réunir les hommes en un seul corps qui est le sien. La poésie est allée plus avant que la philosophie parce qu'elle acceptait un mystère que les philosophes essaient de ramener au niveau de la raison humaine, ce qui est pour eux la seule méthode.

    Ce donné mystérieux est l'amour divin et surnaturel. Les anciens l'ont soupçonné, les Juifs l'ont annoncé comme en énigmes et en figures ; ils lui ont préparé une place sur la terre. Il est effrayant de penser que tant de chrétiens ne prêtent plus attention à cette présence de Dieu en nous, soutenant notre être avec amour pour ouvrir notre âme à son amour. Il l'a dit, il veut être "un" (italiques) avec nous, comme il est "un" (italiques) avec son Père, et le cœur de Jésus est un refuge toujours prêt pour le nôtre. Nous pouvons, avec lui, dans la joie, pâtir et compatir parce qu'il est "un" (italiques) avec nous et habite en nous. Nos élans d'amour viennent de son amour, notre cœur brûle parce que son Cœur y est présent ; et par lui, dont l'amour s'étend à tous les hommes, nous pouvons aimer tous les hommes, bien que nos propres imperfections nous rendent incompréhensibles celles des autres. Tout est grâce. »

    Henri Charlier (1883-1975), Les propos de Minimus Tome I (« Demeure avec nous car la soirée s'avance »), DMM, Paris, 1994.

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    Terezia Sedlakova, The Divine Mercy
    (Crédit photo : FineArtAmerica)

  • Méditation - le pardon nécessaire

    « La nécessité du pardon est une question de cohérence. Cohérence si nous croyons aux exigences de l'amour "jusqu'au bout" ; l'amour jusqu'aux extrémités abyssales auxquelles l’Évangile nous entraîne. Cohérence aussi si nous voulons amorcer une vraie guérison. Pourquoi ? Parce que, sans aucun doute, la racine de toute guérison spirituelle se situe au cœur de la dignité de chaque être.
    [...]
    Pour passer du pardon impossible au pardon nécessaire, il faut faire l'éloge de la haine. Tout cela paraît curieux ou même incohérent car nous sommes trop habitués à des discours à l'eau de rose, mais les Évangiles (n'en déplaise aux redoutées "dames-caté") n'ont rien d'un traité de tolérance comme la mode syncrético-catholique aimerait pourtant nous le faire avaler. Jésus n'avait certainement pas la barbe coiffée, ni les mains jointes, la tête penchée et le regard illuminé. Ses paroles rapportées dans les quelques pages des Évangiles ne font l'impasse ni sur l'enfer, ni sur les malédictions ou le jugement dernier. Et s'il ne se montre pas foudroyant, exterminant d'un revers de la main tout le mal qui insulte son saint Nom, c'est parce que ce qu'il fait est plus terrible encore : il pardonne. "Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes" (1 Co 1, 25).
    Il nous envoie comme des "agneaux au milieu des loups" (Lc 10, 3) avec comme arme l'amour du prochain, et cela n'a rien d'une marguerite au bout du fusil. Il veut que nous pardonnions avec force, non pas comme des mollusques spirituels. Il veut que nous accablions de notre miséricorde ceux qui nous ont fait du tort, que nous les assiégions par amour, que nous les foudroyions par notre délicatesse. Le Bon Dieu veut des soldats de l'Amour, pas des danseuses de la tolérance. C'est l'unique état d'esprit qui permet l'ébauche d'un vrai pardon. »

    P. Matthieu Dauchez, Mendiants d'amour - A l'école des enfants de Manille, Artège, Perpignan, 2011.

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    Statue de la réconciliation, cathédrale de Coventry
    (Crédit photo) © Ben Sutherland

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Nous unir à Jésus, Lui demander de travailler en nous, de souffrir en nous, de prier en nous, nous considérer comme un membre du Christ, comme un instrument qu'Il doit Lui-même mettre en œuvre, comme un organe qu'Il doit animer, quelle pratique consolante et fortifiante ! Quand nous agissons, quand nous accomplissons nos devoirs d'état, nous sentons vivement notre impuissance ; quand nous souffrons, nous constatons avec peine que nous ne savons guère bien souffrir ; quand nous prions, nous nous trouvons fort indignes et nous avons conscience que nos prières ne peuvent guère glorifier notre Dieu. Donc unissons-nous à Jésus, demandons-Lui de remplir Lui-même en nous toutes ces saintes fonctions ; puis consolons-nous : Jésus, que nous avons appelé, est venu ; Il veut bien travailler, souffrir, prier en nous et donner à toutes nos œuvres une dignité, un mérite, une efficacité qu'elles n'auraient pas sans Lui.

    "Il nous faut toutes consommer, écrivait à une visitandine de Moulins sainte Marguerite-Marie, dans cette ardente fournaise du Sacré-Cœur de notre adorable Maître... et après avoir perdu notre cœur de corruption dans ces divines flammes du pur amour, il nous y en faut prendre un tout nouveau, qui nous fasse désormais vivre d'une vie toute renouvelée... il faut que ce divin Cœur de Jésus soit tellement substitué à la place du nôtre que lui seul vive et agisse en nous et pour nous, que sa volonté tienne tellement la nôtre anéantie qu'elle puisse agir absolument sans résistance de notre part ; enfin que ses affections, ses pensées et ses désirs soient en la place des nôtres, mais surtout son amour, qui s'aimera lui-même en nous et pour nous." (Œuvres, t.II, p.468.) »

    Abbé Auguste Saudreau (1859-1946), L'idéal de l'âme fervente (ch.V : Jésus vivant en nous), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1923.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    Prière pour obtenir la grâce d’une confiance illimitée

    « Mon très doux Jésus, Dieu infiniment miséricordieux, Père très tendre des âmes, et d’une façon toute particulière, des plus faibles, des plus misérables, des plus infirmes que vous portez avec une tendresse spéciale entre vos bras divins, je viens à vous afin de vous demander, par l’amour et par les mérites de votre Sacré-Cœur, la grâce de me confier toujours plus dans votre miséricordieuse bonté, la grâce de reposer en assurance dans vos bras divins et amoureux pour le temps et pour l’éternité. »

    Sœur Consolata Betrone (1903-1946), Vade-Mecum proposé aux Âmes Religieuses par un pieux auteur, Lyon, Imprimerie J.-B. Roudil, 1919.

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    (Tableau de Yongsung Kim)

  • Méditation - Paix en Dieu

    « Jetez-vous en Dieu comme à la mer. Ne vous laissez jamais affoler. Ni par les limites de vos forces physiques, ni par la vision de vos misères intérieures : ne regardez pas vos plaies avec vos propres yeux, elles vous infecteraient l'esprit ; regardez-les dans les yeux de Jésus qui vous voit telle que vous êtes, et qui néanmoins vous aime plus que vous ne pourrez jamais le comprendre ici-bas. »

    Charles Journet (1891-1975), Comme une flèche de feu, lettres, Le Centurion, Paris, 1981.

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    (Tableau de Yongsung Kim)

  • Méditation - paix intérieure... (suite)

    « Rejetez de votre esprit tout ce qui peut l'élever ou l'abaisser, le troubler ou l'inquiéter ; travaillez doucement à lui acquérir ou à lui conserver sa tranquillité ; car Jésus-Christ a dit : Bienheureux sont les pacifiques ; apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. Ne doutez pas que Dieu ne couronne ce travail, et qu'il ne fasse dans votre âme une maison de délices ; tout ce qu'il demande de vous, est qu'autant de fois que les mouvements des sens et des passions vous agiteront, vous preniez à tâche de rabaisser ces fumées, de calmer et d'apaiser ces tourbillons, et de redonner la paix à vos actions.
    Comme une maison ne se bâtit pas en un jour, aussi l'acquisition de ce trésor intérieur n'est pas une entreprise de peu de temps.
    Mais la perfection de cette œuvre désire deux choses essentielles : l'une, que ce soit Dieu même qui s'édifie sa demeure au-dedans ; l'autre, que ce bâtiment ait pour fondement l'humilité. »

    Jean de Bonilla, Traité de la Paix de l'âme, ch. III, Ed. Perisse Frères, 1860.

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  • Méditation - patience...

    « Avance avec simplicité sur les voies du Seigneur, et ne te fais pas de souci. Déteste tes défauts, oui, mais tranquillement, sans agitation, ni inquiétude. Il faut user de patience à leur égard et en tirer profit grâce à une sainte humilité. Faute de patience, tes imperfections, au lieu de disparaître, ne feront que croître. Car il n'y a rien qui renforce tant nos défauts que l'inquiétude et l'obsession de s'en débarrasser.

    Cultive ta vigne d'un commun accord avec Jésus. A toi revient la tâche d'enlever les pierres et d'arracher les ronces. A Jésus, celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton travail, c'est encore lui qui agit. Car sans le Christ, tu ne pourrais rien faire. »

    St Pio de Pietrelcina (1887-1968), Ep 3, 579 (CE 54), Trad. Une Pensée, Mediaspaul, 1991.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Il nous faut dilater notre cœur en visant la mesure du Cœur de Jésus. Grand travail, mais l'unique nécessaire. Cela fait, tout est fait. Il s'agit d'aimer tous ceux qui nous rencontrent, comme Dieu les aime. Et puisque nous sommes tributaires du temps, aimons le prochain un à la fois, en donnant toute notre attention au frère qui est devant nous. C'est Jésus lui-même, que nous aimons en tous nos frères : ceci implique le détachement. Nous devons garder la chasteté de Dieu, je veux dire par là : aimer comme Jésus aime. Il n'est donc pas nécessaire de frustrer le cœur et de réprimer l'amour, mais il faut le dilater à la mesure du Cœur de Jésus et aimer tous ceux que nous rencontrons. Et de même qu'une seule hostie suffit pour se nourrir de Dieu, un seul frère suffit - celui que la volonté de Dieu nous fait rencontrer - pour communier avec toute l'humanité, qui est Jésus mystique. Et communier avec notre frère est le second commandement, celui qui vient tout de suite après l'amour de Dieu et comme l'expression de cet amour. »

    Chiara Lubich (1920-2008), L'attrattiva del tempo moderno, Ed. Citta nuova, Rome, 1978, in "Connaître le Cœur de Jésus", Jesús Solano, Tequi, 1982.

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