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  • Méditation - Jésus

    « Toute la doctrine de Jésus consiste à enseigner le renoncement à la vie personnelle, qui est une chimère, et à faire rentrer cette vie personnelle dans la vie commune de toute l'humanité, dans la vie du Fils de l'homme.
    [...]
    A ceux qui se croient certains de posséder plus que ne donne Jésus, sa doctrine ne peut rien donner. Comment réussirai-je à persuader à un homme de travailler, en lui garantissant pour cela la nourriture et les vêtements, quand cet homme est persuadé qu’il est déjà millionnaire ? Évidemment il ne tiendra aucun compte de mes exhortations. C’est exactement le cas avec la doctrine de Jésus. Pourquoi irais-je travailler pour gagner mon pain, quand je puis être riche sans cela ? Pourquoi me donnerais-je la peine de vivre cette vie selon la volonté de Dieu, quand je suis sûr de ma vie personnelle pour l’éternité ?
    [...]
    Toute tentative de donner un sens quelconque à la vie, si elle n'est pas basée sur le renoncement à son égoïsme, si elle n'a pas pour but de servir les hommes, l'humanité - le Fils de l'homme - est une chimère qui vole en éclats au premier contact de la raison. Que ma vie personnelle me condamne à périr et que ma vie conforme à la volonté du Père soit impérissable, qu’elle seule donne la possibilité du salut, — cela ne peut être mis en doute. C’est bien peu, dira-t-on, en comparaison de ces croyances sublimes dans la vie future ! — C’est peu, mais c’est sûr.
    [...]
    J’ai compris la doctrine de Jésus dans ses commandements, et je vois que la mise en pratique de ces commandements me donne le bonheur à moi et à tous les hommes. J’ai compris que l’accomplissement de ces commandements est la volonté de Dieu, cet être qui est la source de ma vie.
    [...]
    En suivant la doctrine de Jésus, je continue l’œuvre commune des hommes qui ont vécu avant moi ; je contribue au bien de mes contemporains et de ceux qui vivront après moi, je fais ce que me demande celui auquel je dois la vie, je fais la seule chose qui puisse me sauver.
    [...]
    Jésus a dit : « J’ai fait descendre le feu sur le monde, » et comme je souffre jusqu’à ce qu’il s’enflamme — et il continuera à brûler — jusqu’à ce que l’humanité soit sauvée. Ce feu n’a-t-il pas embrasé le monde pour que les hommes aient la félicité du salut ?
    Ayant compris cela, je compris et je crus que Jésus est non seulement le Messie, c’est-à-dire l’Oint, le Christ, mais qu’en vérité, il est le Sauveur du monde.
    Je sais qu’il n’y a pas d’autre porte que Lui, ni pour moi, ni pour tous ceux qui se tourmentent avec moi dans cette vie. Je sais que, pour moi comme pour tous, il n’y a pas d’autre salut que l’accomplissement des commandements de Jésus, qui donnent à toute l’humanité la plus grande somme de biens que je puisse concevoir.
    [...]
    Je mourrai comme tout le monde, tout comme ceux qui n’observent point la doctrine de Jésus ; mais ma vie et ma mort auront un sens pour moi et pour tous. Ma vie et ma mort auront servi au salut et à la vie de tous, et c’est précisément ce qu’enseignait Jésus. »

    Léon Tolstoï (1828-1910), Ma Religion (chap.VIII), Traduction par L. D. Ourousov, Fischbacher, Paris, 1885.
    (Ma Religion, texte intégral en ligne)

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  • Méditation - Notre Père

    « Tout Vous confirme, ô Père céleste. Il n'est point une heure qui ne soit votre preuve, il n'est point une heure, si sombre qu'elle soit, où Vous ne soyez présent, il n'est point une épreuve qui ne soit une preuve de Vous. Que je meure de soif dans ce désert, et je dirai encore que ce jour est béni — car je Vous ai vu présent dans votre justice comme je Vous ai vu présent dans votre miséricorde, et je n'ai pas préoccupation des apparences, qui sont la soif et la faim et la fatigue, mais de Vous, qui êtes la réalité. O mon Dieu, aidez-moi à marcher sur la route où Vous-même m'avez engagé, vous souvenant de la Parole de votre Fils qui a dit : « Ce n'est pas vous qui M'avez choisi, mais c est Moi qui vous ai choisi. » »

    Ernest Psichari (1883-1914), Le voyage du Centurion (Première Partie, chap.V), Louis Conard, Paris, 1916.
    (Le voyage du Centurion, texte intégral en ligne)

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. »

    Matthieu 11, 28-30

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  • Méditation - « Qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ! » (Ph 2, 10)

    « Jésus, c'est le prix du sang de l'agneau de Dieu ; Jésus, c'est le nom venu du ciel pour sauver le monde ; Jésus, c'est la lumière des âmes, la joie des cœurs, l'incomparable trésor de tous ceux qui aiment.
    Jésus, c'est la science des apôtres, la force des martyrs, la paix des confesseurs, l'allégresse des vierges, la couronne de tous les saints.
    Jésus, c'est la gloire du ciel, l'espérance de la terre, la terreur de l'enfer.
    Jésus, c'est le nom unique de l'unique époux ; c'est notre bien, notre bonheur, notre paradis, notre tout. En dehors de Jésus, nous n'avons rien ; et sans Jésus, tout ne nous est rien.
    Jésus, nous n'avons fait que dire votre nom, et nous avons assez de quoi méditer. Jésus ! Faites-nous connaître, faites-nous aimer, faites-nous goûter Jésus, uniquement Jésus, et éternellement Jésus. »

    P. Emmanuel André (1826-1903), Méditations pour tous les jours de l'année liturgique, Éditions Sainte-Madeleine, Le Barroux, 2004.

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    Carl Heinrich Bloch (1834-1890), Le Consolateur
    Chapelle du château de Frederiksborg, Copenhague (Danemark)

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  • Méditation - Surabondance d'Amour

    « Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante (Jn 10, 10)

    Lorsque nous sommes habités par le désir d'aimer autrui, nous avons les forces décuplées. L'amour s'exprime en termes de surabondance. Notre énergie est revitalisée par notre soif d'aimer.

    Comprenons-nous les largesses qui jaillissent du Cœur de Celui qui est Tout Amour ? A Cana, le chiffre de six cents litres de vin nouveau paraît disproportionné (Jn 2, 6). De même, deux barques sont surchargées de poissons lorsque le Maître invite à jeter les filets : Ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient. [...] Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient (Lc 5, 6-7). Une seule barque aurait suffit. Nous pourrions multiplier les exemples de surabondance dans la vie de Jésus. Tous nous font constater combien Dieu submerge les hommes de son Amour.

    Saint Paul dictera, dans sa lettre aux Romains : Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur (Rm 8, 38-39). Et il écrira aux Philippiens : Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus (Ph 4, 7). »

    P. Jacques Ravanel (1923-2011), A la découverte du Dieu Amour, Presses de la Renaissance, Paris, 2004.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Dans le Royaume de Jésus, être du côté des sages ou être du côté des tout-petits, c'est le choix qui s'offre sans cesse à nous, et qui est toujours délicat à effectuer. Prendre le parti des pauvres et plaider leur cause est encore relativement facile, bien plus facile que de se retrouver un jour à leur côté face à Dieu, tout aussi pauvre ou même encore plus pauvre qu'eux. Discréditer les savants et les penseurs dans l'Église est bien plus commode que de devoir avouer un jour ne plus rien savoir devant Dieu. Car ce qui nous est demandé – ou plutôt offert – est tout autre chose, au-delà de tout savoir, au-delà de toute activité caritative. C'est l'unique chose absolument nécessaire, dont nous ne pouvons seulement dire que nous ne l'avons pas encore reçue, mais que nous la désirons et la demandons tous les jours éperdument. Le seul nécessaire que Jésus seul peut nous apprendre, à son contact : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos » (Mt 11,29). Et, à travers le repos et la paix de votre cœur, des milliers autour de vous seront sauvés. »

    André Louf (1929-2010), extrait de l'Homélie sur Mt 11,25-30, in "Heureuse faiblesse - Homélies pour les Dimanches de l'Année A", Desclée de Brouwer, Paris, 1998.

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    (Crédit photo : El Grande Pics)

  • Audience générale du mercredi 5 août 2020

    Pour la reprise des audiences générales après la pause du mois de juillet, toujours depuis la bibliothèque du Palais apostolique, le pape François a lancé ce matin un cycle sur les conséquences de la pandémie de coronavirus et la façon dont les chrétiens doivent réagir. En partant de l’extrait de l’Évangile de Marc sur la guérison du paralytique, il a expliqué que la guérison que Jésus apporte ne vise pas seulement à guérir un mal physique, mais la personne tout entière.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral et résumé de la catéchèse (version française) sur le site du Vatican.

  • Promesses de Jésus transmises par sainte Marguerite-Marie

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    Connaissez-vous les Promesses de Jésus transmises par sainte Marguerite-Marie ?

    A l'occasion de l'année jubilaire de la canonisation de Sainte Marguerite-Marie, le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial a édité des "feuillets-promesses", qui présentent ces Promesses de Jésus à sainte Marguerite-Marie.

    "Dans l’Évangile, Jésus nous a promis qu’il serait avec nous jusqu’à la fin du monde. Qu’Il enverrait l’Esprit Saint  consolateur pour nous soutenir et nous réconforter. Qu’Il nous prendrait avec Lui pour la vie éternelle. Le signe de cette Promesse, c’est le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix.  

    À l’approche des temps difficiles, Il a voulu donner une nouvelle preuve de sa fidélité en révélant l’amour de son Cœur à sainte Marguerite-Marie et en promettant des grâces spéciales à celles et ceux qui se montreront ses fidèles disciples. Aujourd’hui, en ces temps d’épreuve pour tous,  accueillons pour nous-mêmes, les promesses de Jésus."

    Les Promesses transmises par le Christ s'adressent à chacun de nous et méritent d'être diffusées. Vous pouvez commander ces feuillets-prière pour vous-même, mais aussi les faire connaître dans votre paroisse, votre groupe de prière, votre aumônerie, votre famille, vos amis...

    Feuillet-prière Promesses de Jésus à sainte Marguerite-Marie

    BON DE COMMANDE DU FEUILLET-PRIERE PROMESSES DE JÉSUS

  • Prière - Viens, Seigneur Jésus...

    « Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur ; cherche ta brebis fatiguée ; viens, berger... Pendant que tu t'attardes sur les montagnes, voilà que ta brebis erre : laisse donc les quatre-vingt-dix-neuf autres qui sont tiennes et viens chercher l'unique qui s'est égarée. Viens, sans te faire aider, sans te faire annoncer ; c'est toi maintenant que j'attends. Ne prends pas de fouet, prends ton amour ; viens avec la douceur de ton Esprit. N'hésite pas à laisser sur les montagnes ces quatre-vingt-dix-neuf brebis qui sont tiennes ; sur les sommets où tu les as mises, les loups n'ont pas d'accès... Viens à moi, qui me suis égaré loin des troupeaux d'en haut, car tu m'avais mis là-haut moi aussi, mais les loups de la nuit m'ont fait quitter tes bergeries.
    Cherche-moi, Seigneur, puisque ma prière te cherche. Cherche-moi, trouve-moi, relève-moi, porte-moi ! Celui que tu cherches, tu peux le trouver, celui que tu trouves, daigne le relever, et celui que tu relèves, pose-le sur tes épaules. Ce fardeau de ton amour n'est jamais trop lourd pour toi... Viens donc, Seigneur, car s'il est vrai que j'erre, « je n'ai pas oublié ta parole » (Ps 118,16), et je garde l'espoir du remède. »

    St Ambroise (v.340-397), Commentaire du Ps 118, 22, 27-30 ; CSEL 62, 502-504.

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    Alfred Soord (1868-1915), "The Lost Sheep"
    (Crédit photo)

  • Méditation - Appel à la vie intérieure

    « Pourquoi parler de la vie intérieure ? Parce que, de plus en plus, nous nous apercevons que c'est la vie cachée, intérieure, qui ne se voit pas aux yeux des hommes, c'est elle qui opère le déclenchement des grands événements de ce monde.

    Jésus-Christ a passé trente ans de vie cachée et personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait. Pendant ce temps, il n'a pas prêché, il n'a pas missionné, il vivait en présence de son Père, il priait, il travaillait dans l'ombre de la face de Dieu. L'essentiel de notre vie, c'est d'être une braise sous la cendre ; mais l'on sait que la braise, lorsqu'elle chauffe, est capable de faire un incendie.

    La vie intérieure n'est pas un abri, ni un refuge. Elle est plutôt une rampe de lancement. Ce qui a déclenché la grande civilisation du Moyen Âge avec toutes ces œuvres de charité extraordinaires, c'est la contemplation de quelques grands saints qui les ont inspirées comme saint Bernard, saint Thomas d'Aquin et autres. La vie secrète qui se nourrit de contemplation, de prière, a son rayonnement jusque dans l'action, jusque dans l'action apostolique et jusque dans l'action temporelle. De telles actions ne peuvent naître que dans les cœurs profondément épris de Dieu.

    Depuis vingt siècles, les grands saints, les grands mystiques ne nous ont pas dit autre chose sinon qu'il y a une autre vie, un bien supérieur à tout ce que la vie terrestre peut nous proposer. Et ne croyez pas qu'il s'agit là simplement d'une spécialité pour "contemplatifs". Non, les hommes qui ont été le plus plongés dans la vie du siècle, dans l'action, par exemple un saint Vincent de Paul, un saint Jean Bosco qui vivait en permanence au milieu des enfants pour les faire grandir en Dieu, tous ces saints très actifs étaient des géants de prière et ils puisaient leur générosité et leur force dans la vie contemplative, dans la vie intérieure.

    Mère Teresa, un jour en entendant une personne lui dire : "Ah ! Mère Teresa, c'est affreux, pourquoi tant de désordres dans le monde, et même dans l'Église ?" Elle lui a répondu : "À cause de vous et à cause de moi". Une grande petite sainte, Mère Teresa. Quand nous parlons de la vie intérieure, souvent les gens disent : Ah! C'est beau, c'est grand, mais comment y arriver ? Disons premièrement qu'il y a de grands obstacles à la vie intérieure. D'abord, il y a des gens superficiels, qui ne s'intéressent qu'à ce qui bouge, qu'à ce qui se voit, qu'à ce qui se mange, qu'à la télévision et qui, ensuite, nous demandent : comment est-ce que vous faites pour être tellement tranquilles, tellement sereins, tellement heureux ? Blaise Pascal est un génie extraordinaire, en une phrase, on a l'impression qu'il a tout dit. Exemple : "Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre". Cela ressemble à une boutade, mais c'est vrai. On bouge, on parle, on aime le bruit, on aime renouveler tout, et toujours faire du nouveau. Impossible de se stabiliser, de rester tranquille. Il faut savoir s'arrêter, faire une retraite de temps en temps.

    Et puis, il y a un autre obstacle qui est beaucoup plus profond encore ; c'est l'amour-propre. Mais pas l'amour-propre au sens qu'a ce mot, lorsqu'une maîtresse d'école dit à un enfant : "Si vous aviez un peu d'amour-propre vous ne feriez pas tellement de taches sur votre cahier". Elle a raison, l'amour-propre sur les lèvres de cette maîtresse, signifie le respect de soi-même, la dignité de soi. L'amour-propre désordonné de soi-même, c'est la recherche du confort, son bien, son argent, sa puissance, ses affections, on ne peut pas se donner à Jésus-Christ, on ne peut pas s'offrir, on ne peut pas imiter Jésus qui a dit : "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive !" Nous sommes tous invités, appelés à porter joyeusement la croix du Christ, chacun à sa mesure, chacun selon son état de vie et selon les dispositions de la Providence.

    Dieu est là avec nous, un Dieu qui ne va pas nous tromper, qui va nous secourir tous les jours, qui va nous faire avancer, sur lequel nous pouvons donc nous reposer. C'est toute la spiritualité de la confiance, de l'abandon dans les mains de Dieu, dans l'amour divin. Sainte Marguerite Marie disait : "Le Cœur de Jésus est un trésor dont la confiance est la clé". "Seigneur Jésus, donnez-moi le chemin pour aller à vous, aidez-moi, secourez-moi, je désire entrer en Vous". La vie intérieure est une vie éternelle commencée. »

    Dom Gérard (1927-2008), extraits de la Conférence prononcée au Grand Séminaire de Montréal, 11 mars 1999.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Se mettre à l'école du Cœur de Jésus, à la suite de saint Jean et de tant de saints et de saintes, c'est entrer dans la voie royale de l'amour. Toute notre vie sur la terre n'est finalement rien d'autre qu'une école de l'amour, où nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Pour que le cœur humain puisse ainsi se dilater à l'infini, Dieu lui donne d'accueillir le Cœur de son Fils : « Rends mon cœur semblable au tien. » Si nous recevons la douceur et l'humilité du Cœur de Jésus (Mt 11, 29), nous recevrons tout le reste en plus. Nous serons heureux, parce que nous serons entrés dans l'amour que l'Esprit Saint répand en nos cœurs (Rm 5, 5). Cet appel touche tous les domaines de notre vie. Dans la spiritualité du Cœur de Jésus, comme l'ont écrit deux papes, se trouve « le résumé de toute la religion ». Et le sens de toute vie humaine. »

    P. Martin Pradère.

    Le Père Martin Pradère, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel, met généreusement à disposition des lecteurs, avec l'accord de l'éditeur, de nombreux chapitres du livre "Jésus doux et humble de cœur" édité en 2005 aux Éditions de l'Emmanuel : c'est ICI (pdf)

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  • Méditation - Le repos en Dieu

    « Etre croyant signifie travailler avec générosité, mais savoir aussi se reposer en Dieu. Il y a un "shabbat de l'âme", un repos du cœur que Dieu a préparé pour ses fils, dans lequel il nous est absolument indispensable d'entrer, sinon notre vie sera déséquilibrée. Nous risquons de nous laisser envahir par l'activisme et le stress, de perdre de vue que le monde est d'abord un don à accueillir avant d'être une matière à transformer, de prendre la place de Dieu en oubliant que nous sommes des serviteurs inutiles, de perdre le sens de la gratuité, de l'émerveillement et de la contemplation. C'est un problème aujourd'hui ; pour des raisons multiples (pression de la productivité, inquiétude pour demain, orgueil de la réussite, invasion des technologies de communication), certains deviennent des drogués du travail et ne savent plus prendre de vrais temps de coupure et de repos, qu'il soit physique, psychologique ou spirituel. Il est, par exemple, néfaste pour une société de perdre le sens du jour de repos hebdomadaire, où l'on s'abstient de tout travail productif pour mettre au premier plan les valeurs de la gratuité, de l'action de grâce, de la prière, de l'accueil de la vie comme un don de Dieu, des relations familiales, etc. La tradition juive affirme que ce n'est pas l'homme qui garde le shabbat, c'est le shabbat qui garde l'homme, qui protège et sauvegarde les valeurs essentielles de l'existence humaine. Sans shabbat, l'homme est livré aux idoles de la productivité et se déshumanise. [...]

    C'est le Fils par excellence, Jésus, qui nous introduit dans le repos de Dieu. Il porte à son accomplissement le mystère du Shabbat. Il est notre paix véritable, car, en lui, l'homme se réconcilie avec Dieu, avec lui-même, avec ses frères, avec l'existence. [...]

    Si nous nous laissons pacifier par Dieu en grandissant dans la foi, l'espérance, l'amour, l'amitié avec Jésus le Prince de la Paix, alors nous serons des artisans de paix, nous pourrons offrir notre cœur comme un lieu de paix et de repos à ceux que le Seigneur met sur notre route. »

    P. Jacques Philippe, Le bonheur où on ne l'attend pas, Méditation sur les Béatitudes, Édition des Béatitudes, 2017.

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  • Méditation - « La tendresse de Dieu révélée dans le Sacré-Cœur de Jésus »

    « En cette Fête du Sacré-Cœur de Jésus, j’attire votre attention sur deux représentations du Sacré-Cœur de Jésus dans l’iconographie chrétienne. Il y a l’image du Sacré-Cœur où Jésus pointe son doigt vers son cœur sur sa poitrine ouverte. [...] Elle nous rappelle que notre Dieu a un cœur et qu’il souhaite entretenir une relation d’amour avec nous. Jésus ne désigne pas son cerveau, ni ses pieds, mais son cœur. Notre Dieu est un Dieu à cœur ouvert, qui nous aime et que nous pouvons aimer.

    La deuxième représentation du Sacré-Cœur est celle de Jésus avec les bras grands ouverts. [...] Cette image nous révèle un Dieu toujours prêt à accueillir, qui invite à la rencontre, qui nous redit : « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Cette représentation du Sacré-Cœur nous rappelle sans cesse que dans les bras de notre Dieu, dans son cœur, il y a toujours de la place pour nous. Nous sommes toujours attendus et désirés, car il nous aime.

    Dans toutes les civilisations du monde, le cœur a toujours été associé à l’amour, à la tendresse, à l’intimité. La Bible n’a pas échappé à cette symbolique. Dans la mentalité juive de l’Ancien Testament, le mot hébreu « néfesh » veut dire cœur, esprit et il réfère à la globalité de la personne, à son intégralité. Pour le Juif, le cœur, l’esprit, le souffle signifient la vie et englobent toute la personne.

    Le Nouveau Testament et la prédication de Jésus s’insèrent dans cette dynamique, mais en la propulsant d’une manière vertigineuse dans la relation amoureuse que Jésus entretient avec Dieu, son Père. Nous sommes capables de Dieu. Nous sommes faits pour Dieu. Dieu veut nous insérer au Cœur de son Amour ! [...]

    La Solennité du Sacré-Cœur de Jésus célèbre la Vie à qui rien ne résiste. Le Sacré-Cœur de Jésus anime le monde à la manière du ferment dans la pâte et de la semence dans la terre. Le Sacré-Cœur de Jésus bat au cœur du monde. Le Sacré-Cœur de Jésus dénoue les impasses, ouvre les portes, même les plus verrouillées et il fait surgir la Vie, plus vivante que jamais ! Telle est notre foi ! Telle est la Bonne Nouvelle ! Telle est la Joie de l’Évangile ! »

    Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Extraits de l'homélie pour la Solennité du Sacré-Coeur de Jésus, Eglise de Saint-Félicien, Lac Saint-Jean, Québec, 12 juin 2015.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Je vous salue, ô Cœur sacré de Jésus, source vive et vivifiante de la vie éternelle, trésor infini de la Divinité, fournaise ardente du divin amour. Vous êtes mon asile et le lieu de mon repos. O mon divin Sauveur, embrasez mon cœur de l'ardent amour dont le vôtre est tout enflammé. Répandez dans mon cœur les grandes grâces dont le vôtre est la source et faites que mon cœur soit tellement uni au vôtre que votre volonté soit la mienne et que la mienne soit éternellement conforme à la vôtre, puisque je désire désormais que votre sainte volonté soit la règle de tous mes désirs et de toutes mes actions. »

    Ste Gertrude (1256-1302), Héraut de l'Amour divin.

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    En ligne sur notre site : prières au Sacré-Cœur de Jésus
  • Mois du Sacré-Cœur de Jésus

    Notre dossier complet sur l'histoire de la dévotion au Sacré-Coeur
     
    La version corrigée, largement complétée et mise à jour
    (décembre 2019)
    est en vente aux Editions Téqui

  • Intention de prière du pape pour le mois de juin

    Le chemin du cœur :
    « Pour que ceux qui souffrent trouvent des chemins de vie en se laissant toucher par le Cœur de Jésus. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - Pentecôte

    « Dieu, qui ne cherche qu'à se communiquer, ne sait, pour ainsi dire, où poser le pied dans ces âmes pleines d'elles-mêmes et trop nourries de leur sagesse et de leurs vertus. Mais son entretien familier, comme dit l’Écriture, est avec les simples (Pr III,32)... Dieu les voit ; c'est en eux qu'Il se plaît à habiter : Mon Père et moi, dit Jésus-Christ, Nous y viendrons, et Nous y ferons notre demeure (Jn XIV,23). "Faites-moi connaître votre voix ; qu'elle sonne à mes oreilles" (Ct II,14).
    [...] Taisez-vous, mon âme : parlez, ô mon amour. Je dis qu'alors on sait tout sans rien savoir. Ce n'est pas qu'on ait la présomption de croire qu'on possède en soi toute vérité. Non, non : tout au contraire, on sent qu'on ne voit rien, qu'on ne peut rien et qu'on est rien.
    On le sent et on en est ravi. En cet état, l'Esprit enseigne toute vérité ; car toute vérité est éminemment dans ce sacrifice d'amour où l'âme s'ôte tout pour donner tout à Dieu. »

    Fénelon (1651-1715), Divers sentiments et avis chrétiens, Pierre Didot, Paris, 1792.

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  • Méditation - « Je vous donne une loi nouvelle, c'est de vous aimer comme je vous ai aimés. » (Jn 13,34)

    « Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements, et moi, je prierai le Père. Et il vous donnera quelqu’un d’autre pour vous aider, quelqu’un qui sera avec vous pour toujours : c’est l’Esprit de vérité. » (Jean 14,15-17a)

    « Jésus invite à entrer dans une merveilleuse aventure où le verbe « aimer » se conjugue sous toutes ses formes. Une véritable ronde d'amour : aimer, être aimé, s'aimer les uns les autres.

    Comment y entrer ? Est-il ardu, ce commandement nouveau ? L'étonnant, c'est qu'il ne nous appartient pas d'y entrer. C'est Jésus qui vient à notre rencontre, qui se fait le mendiant de notre amour. Saint Jean est explicite à ce sujet : « En ceci consiste l'amour de Dieu, non pas que nous aimions Dieu, mais que lui nous ait aimés le premier » (1 Jn 4,10). Le « Si vous m'aimez », dans la bouche de Jésus, signifie alors : « Si vous vous êtes laissés aimer par moi, si vous avez pu découvrir mon amour. » C'est d'ailleurs la condition évidente pour garder le commandement nouveau, qui consiste précisément à aimer les autres comme Jésus nous as aimés. Comment le faire, si nous n'avons jamais senti à quel point nous sommes aimés de lui ?

    Face à cette expérience, Jésus ne nous a pas laissés seuls. Il vient de nous promettre un Consolateur, l'Esprit Saint de vérité. C'est lui qui est l'amour et la douceur de Jésus en nous. [...]

    Cette ronde de l'amour ne prendra jamais fin. Le Père aussi finira par y entrer, car « celui qui m'aime, assure Jésus, mon Père l'aimera, et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui ». Ce dévoilement final de Jésus intégral est la seule chose qui nous manque encore ici-bas. Nous aimons Jésus, mais sans le voir encore. Joie et souffrance en même temps. De temps à autre, une liturgie, ou un visage, ou la splendeur spirituelle d'une icône, soulève un coin du voile, jusqu'à nous faire pleurer de tendresse, et jusqu'à souhaiter de voir se déchirer sans trop tarder le voile qui empêche encore la rencontre, pour connaître enfin tout l'amour dont il nous aime. »

    Dom André Louf (1929-2010), Heureuse faiblesse, Homélies pour les Dimanches de l'Année A, Paris, Desclée de Brouwer, 1998.

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  • Méditation - Le Nom de Jésus

    « Jésus met en garde ses disciples contre la multiplication des vaines paroles dans la prière. Il y a des heures où un tel besoin de simplification et d'unification s'empare de nous que même la prière parfaite, celle que le Seigneur enseigna à ses disciples, nous semble trop longue. Besoin d'exprimer notre prière en un seul mot. Ce mot nous a été donné. "Jésus ! Jésus !..." Il s'agit de le redire, - non mécaniquement, mais en esprit et en vérité.
    Dans le nom de Jésus se trouvent, résumés et agissant, tous les mystères de notre salut. Si nous répétons ce nom, la réalité de Jésus, à travers lui, peut nous pénétrer, nous emplir, nous imbiber de telle sorte que la parole se fasse chair en nous (non l'incarnation, au sens unique du mot, mais une participation par grâce).
    Le nom de Jésus pénètre l'âme, comme la tache d'huile silencieusement s'étend.
    [...]
    Seigneur Jésus, prie en moi, toi-même. Que je me taise, et que ta voix seule s'élève ! Si ta prière devient la mienne, si je te laisse prier en moi, tous les événements et toutes les créatures du monde entreront dans ma prière et seront portées par elle.
    Seigneur, deviens toi-même ma prière ! »

    Un moine de l’Église d'Orient [Lev Gillet (1893-1980)], Jésus - Simples regards sur le Sauveur, Éditions de Chevetogne, Coll. Irénikon, 1959.

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    Icône du Christ Pantocrator, VIe siècle
    Monastère Sainte-Catherine du Sinaï