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paix

  • Méditation - « Quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte et prie ton Père qui est présent dans le secret. » (Mt 6, 6)

    « Il faut sans cesse te redire que le lieu de la prière, c'est ton cœur, c'est-à-dire le centre de ton être, là où tu es toi-même pleinement libre, où tu t'ouvres ou tu te fermes à Dieu. Ton cœur, c'est la source même de ta personnalité consciente, intelligente et libre, et surtout le lieu où tu es habité par la présence de l'Esprit. Descends toujours plus profond dans ces abîmes de silence, où tu communies à la vie même de la Trinité.

    Trop souvent tu penses que prier, c'est développer devant Dieu de belles considérations intellectuelles. Détrompe-toi, Dieu n'a pas besoin de tes idées, il en a d'infiniment plus belles que toi. De même, ta prière ne peut consister en des sentiments ou des résolutions morales. Il te faut prier avec ton cœur, avec ton être tout entier. Prier c'est, avant tout, être en face de Dieu sous son regard. Si ton cœur est avec Dieu, le reste suivra, et tu sauras que lui dire et que faire.
    [...]
    Apprends à te tenir là, en face du Père, dans le silence de tout ton être, et surtout dans la conscience de son amour. A quoi bon parler pour lui dire ce qu'il sait et voit bien mieux que toi ? Viens simplement à l'oraison, avec le désir véhément et pacifié d'être là avec Dieu, pour Dieu, en présence de Dieu. Assieds-toi aux pieds du Seigneur, ouvre-lui largement ton cœur et tes mains, pour accueillir le don de sa présence amoureuse. Il ne t'est pas demandé d'élaborer des méditations rationnelles, ou d'adopter des comportements, mais simplement cette conscience de la présence et de l'amitié de Jésus-Christ.
    [...]
    Si tu exposes ton être profond au soleil de l'amour de Dieu, dans une cure de prière, tu purifieras l'air que tu respires, et tu retrouveras une paix profonde. N'oublie jamais que les hommes qui prient sont les poumons de l'humanité. Si la prière venait à disparaître de ta vie et de celle de tes frères, nous serions tous menacés d'asphyxie. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Prie ton Père dans le secret (IV), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.

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  • LIIe Journée mondiale de la Paix - Messe au Vatican

    10h00 : Messe pour la Paix célébrée par le Pape François
     
     
    Retransmission en direct sur KTO

     
    En ce mardi 1er janvier 2019, où l’Église célèbre la Solennité de Sainte-Marie Mère de Dieu, le Pape François a présidé la traditionnelle Messe pour la paix, en la Basilique Saint-Pierre de Rome.
     
    Cette première célébration de l’année 2019, à laquelle ont assisté de nombreux fidèles, était toute entière tournée vers la Vierge Marie.

    Compte rendu à lire sur Vatican.News.

    Texte intégral de l'homélie du pape traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • LIIe Journée mondiale de la Paix - Message du Pape

    Rappel : Message du Pape François pour la LIIe Journée mondiale de la Paix

    « La bonne politique est au service de la paix »

  • Méditation - Aime...

    « Aime ...
    Si tu es unifié, tu seras unifiant ;
    si tu es pacifié, tu seras pacifiant.
    Aime-toi humblement et fièrement de l'amour dont Dieu t'aime,
    et à partir de là, aime ton prochain comme toi-même.
    Aime-toi jusqu'à l'oubli de toi.
    Il y a l'amour qui reçoit,
    l'amour qui partage,
    l'amour qui donne,
    l'amour qui se donne
    et enfin l'amour qui s'immole.
    Dieu t'attend jusque là.
    Si tu peux dire un jour que tu ne te recherches plus,
    tu mèneras la vie la plus heureuse que l'on puisse voir
    et l'amour de Dieu à travers toi transparaîtra. »

    Pierre Marie Delfieux (1934-2013), fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem,
    Veilleurs sur la ville : Jérusalem, livre de vie, Éditions du Cerf, 1995.

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  • Angelus de ce dimanche 11 novembre 2018

    Lors de la prière de l’Angélus, le Pape François a commenté l’Évangile du jour, tiré du texte de Saint-Marc, qui revient sur deux figures opposées : le scribe et la veuve. Le Pape a précisé que ce jugement de Jésus sur les scribes dénonce l’instrumentalisation de la loi de Dieu à des fins de pouvoir personnel.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après la prière de l'Angelus, le Pape a salué la béatification hier à Barcelone du Père Teodoro Illera del Olmo et de ses 15 compagnons, martyrs espagnols.

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    « Ce sont treize consacrés et trois fidèles laïcs. Neuf religieux et laïcs appartenaient à la Congrégation de Saint-Pierre-aux-liens, trois religieuses étaient capucines de la Mère du Divin Pasteur et l’une était franciscaine du Sacré Cœur. Ces nouveaux bienheureux ont tous été tués pour leur foi, dans des lieux et à des dates différentes, durant la guerre et la persécution religieuse du siècle dernier en Espagne. Louons le Seigneur pour ces témoins courageux et un applaudissement pour eux ! »

    Il a ensuite évoqué le centenaire de l'armistice de 1918 :

    « Nous célébrons aujourd'hui le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, que mon prédécesseur Benoît XV a qualifié de "massacre inutile". Pour cette raison, aujourd'hui, à 13h30, heure italienne, des cloches sonneront dans le monde entier, même celles de la basilique Saint-Pierre. La page historique de la Première Guerre mondiale est pour tous un avertissement sévère invitant à rejeter la culture de la guerre et à rechercher tous les moyens légitimes pour mettre fin aux conflits qui ensanglantent encore de nombreuses régions du monde. Il semble que nous n'apprenions pas. Alors que nous prions pour toutes les victimes de cette terrible tragédie, disons avec force : investissons dans la paix, pas dans la guerre ! Et, comme signe emblématique, prenons celui du grand Saint Martin de Tours, dont nous nous souvenons aujourd'hui : il a coupé son manteau en deux pour le partager avec un homme pauvre. Ce geste de solidarité humaine indique tout le chemin pour construire la paix. »

  • Intention de prière du pape pour le mois de novembre

    Au service de la paix :
    « Pour que le langage du cœur et le dialogue priment toujours sur le langage des armes. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Supplique pour accéder au bon usage de l'œuvre

    « Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler, et à bien l'employer sans rien en perdre. Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
    Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l'œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement. Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

    Aide-moi au départ de l'ouvrage là où je suis le plus faible. Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l'attention, et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre. Seigneur, dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de Toi pour parler aux autres, et un défaut de moi pour parler à moi-même.

    Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil. Purifie mon regard : quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien.
    Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain, sauf là où il y a travail, et que tout travail est vide, sauf là où il y a amour, et tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

    Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient et qu'il m'appartient de te le rendre en te l'offrant. Que si je le fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne. Que si je le fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l'herbe je fanerai au soir. Mais si je le fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien.
    Et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite.

    Amen. »

    (Anonyme)

    (Texte mis en ligne il y a vingt ans sur notre site internet, avec plusieurs autres, tous disponibles en téléchargement et prêts pour l'impression, ICI.)

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  • Méditation - « Fais-toi capacité, je me ferai torrent » Jésus à Ste Catherine de Sienne (1347-1380)

    « Quand tu es tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever ton regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l'immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu, et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l'éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sainteté. Car si Dieu réclame notre effort et notre fidélité, la sainteté n'est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l'on se donne. Elle est d'abord un vide que l'on se découvre et que l'on accepte, et que Dieu vient remplir dans la mesure où l'on s'ouvre à sa plénitude. »

    P. Eloi Leclerc, Sagesse d'un pauvre, Éditions Franciscaines, Paris, 1959.

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  • Méditation - Vigile de la Pentecôte

    « L'Esprit Saint donnera aux justes la paix parfaite dans l'éternité. Mais déjà maintenant il leur donne une paix très grande lorsqu'il allume en leur cœur le feu céleste de la charité. L'apôtre Paul dit en effet : « L'espérance ne trompe pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). La véritable et même la seule paix des âmes en ce monde consiste à être rempli de l'amour divin et animé de l'espérance du ciel au point que l'on en vienne à considérer comme peu de chose les succès ou les revers de ce monde, à se dépouiller complètement des désirs et des convoitises de ce monde, et à se réjouir des injures et persécutions subies pour le Christ, de sorte que l'on puisse dire avec l'apôtre Paul : « Nous mettons notre fierté dans l'espérance de la gloire de Dieu. Plus encore, nous mettons notre fierté dans les épreuves » (Rm 5,2).

    Il se trompe celui qui imagine trouver la paix dans la jouissance des biens de ce monde, dans les richesses. Les troubles fréquents d'ici-bas et la fin même de ce monde devraient convaincre cet homme qu'il a posé les fondations de sa paix sur le sable (Mt 7,26). Au contraire, tous ceux qui, touchés par le souffle de l'Esprit Saint, ont pris sur eux le joug très bon de l'amour de Dieu et qui, à son exemple, ont appris à être doux et humbles de cœur, jouissent dès maintenant d'une paix qui est déjà l'image du repos éternel. »

    Saint Bède le Vénérable (v.673-735), Homélie 12 pour la Vigile de la Pentecôte, PL 94, 196-197 (trad. Orval).

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  • Méditation - Du jeûne de l'esprit

    « Ce que je souhaite le plus pour vous est le recueillement et la cessation un peu fréquente de tout ce qui dissipe. L'action de l'esprit, quand elle est continuelle et sans ordre absolu de Dieu, dessèche et épuise l'intérieur. Vous savez que Jésus-Christ écartait ses disciples de la foule des peuples, et qu'il suspendait les fonctions les plus pressées. ll laissait même alors languir la multitude qui venait de loin, et qui attendait son secours ; quoiqu'il en eût pitié, il se dérobait à elle, et disait à ses apôtres : Requiescite pusillum (1). Trouvez bon que je vous en dise autant de sa part. Il ne suffit pas d'agir et de donner, il faut recevoir, se nourrir, et se prêter en paix à toute l'impression divine. Vous êtes trop accoutumé à laisser votre esprit s'appliquer. Il vous reste même une habitude de curiosité insensible. C'est un approfondissement, un arrangement, une suite d'opérations, soit pour remonter aux principes, soit pour tirer les conséquences.

    J'aimerais mieux vous voir amuser à quelque bagatelle qui occuperait superficiellement l'imagination et les sens, et qui laisserait votre fond vide pour y entretenir une secrète présence de Dieu. Un simple amusement ne tient point de place dans le fond ; mais le travail sérieux, quoiqu'il paraisse plus solide, est plus vain et plus dangereux quand il revient trop souvent, parce qu'il nourrit la sagesse humaine, dissipe le fond, et accoutume une âme à ne pouvoir être en paix. Il lui faut toujours des ébranlements et de l'occupation par rapport à elle-même. Les esprits appliqués auraient autant de peine à se passer d'application, que les gens inappliqués auraient de peine à mener une vie appliquée.

    Faites donc jeûner votre esprit avide ; faites-le taire ; ramenez-le au repos. Requiescite pusillum. Les affaires n'en iront que mieux ; vous y prendrez moins de peine, et Dieu y travaillera davantage. Si vous voulez toujours tout faire, vous ne lui laisserez la liberté de rien faire à sa mode. Ô qu'il est dangereux d'être un ardélîon de la vie intérieure ! Au nom de Dieu, vacate, et videte quoniam ego sum Deus (2) : c'est là le vrai sabbat du Seigneur. Cette cessation de l‘âme est un grand sacrifice. »

    1. Marc VI, 31 : "Reposez-vous un peu". - 2. Ps XLV, 11 : "Vivez en paix (tenez-vous en repos) et reconnaissez que je suis Dieu".
    "ardélîon" : homme qui fait l'empressé, se mêle de tout inopportunément.

    Fénelon (1651-1715), Lettre 122 (Au Duc de Chevreuse), 1699, in "Œuvres de Fénelon" Tome Cinquième, A Paris, Chez Lefèvre, Éditeur, 1858.

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  • Méditation - « Celui qui plante n’est rien, celui qui arrose n’est rien : Dieu seul compte, lui qui fait croître. » (1 Co 3, 7)

    « Il semble que les âmes empressées à la quête de leur perfection aient mis en oubli, ou qu’elles ne sachent pas ce que dit Jérémie (1) : O pauvre homme, que fais-tu de te confier en ton travail et en ton industrie ? Ne sais-tu pas que c’est à toi voirement de bien cultiver la terre, de la labourer et ensemencer, mais que c’est à Dieu de donner l’accroissement aux plantes, et faire que tu aies une bonne récolte et la pluie favorable à tes terres ensemencées ? Tu peux bien arroser, mais pourtant cela ne te servirait de rien si Dieu ne bénissait ton travail et ne te donnait, par sa pure grâce et non par tes sueurs, une bonne récolte : dépends donc entièrement de sa divine bonté. Il est vrai, c’est à nous de bien cultiver, mais c’est à Dieu de faire que notre travail soit suivi d’un bon succès. [...] De nous-mêmes nous ne pouvons rien sans la grâce de Dieu, en laquelle nous devons mettre toute notre confiance, n’attendant rien de nous-mêmes. Ne nous empressons point en notre besogne, je vous prie ; car pour la bien faire il faut nous appliquer soigneusement, mais tranquillement et paisiblement, sans mettre notre confiance en elle, mais en Dieu et en sa grâce. Ces anxiétés d’esprit que nous avons pour avancer notre perfection et pour voir si nous avançons, ne sont nullement agréables à Dieu, et ne servent qu’à satisfaire l’amour-propre, qui est un grand tracasseur qui ne cesse jamais d’embrasser beaucoup, bien qu’il ne fasse guère. Une bonne œuvre bien faite avec tranquillité d’esprit vaut mieux que plusieurs faites avec empressement. »

    (1) Ch. V, 24, IX, 23, XII, 13.

    St François de Sales (1567-1622), extrait du 7e Entretien spirituel (Septième Entretien : Prédication des lois que Monseigneur nous a donnée en l'Octave des Rois (De trois lois spirituelles), d’après les Anciens Manuscrits publiés par la Visitation d’Annecy).
    Texte intégral des Entretiens.

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  • Angelus de ce 1er janvier 2018

    Après la Messe solennelle célébrée en la Basilique Saint-Pierre, le Pape François a prié l’Angélus avec les fidèles et les pèlerins réunis nombreux sur la Place St Pierre, malgré une pluie persistante.

    Le commentaire de Manuella Affejee est à lire sur Vatican.News.

    Traduction intégrale en français des paroles du Pape sur Zenit.org.

  • 51e Journée mondiale de prière pour la paix

    Message du Pape François (rendu public le 24 novembre dernier) :
    « Les migrants et les réfugiés : des hommes et des femmes en quête de paix »
     
    Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - « Jésus, doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semblable au Vôtre »

    « Oh ! combien les cœurs doux sont chers à Jésus-Christ, lorsque, en butte aux affronts, aux moqueries, aux calomnies, et même aux coups et aux blessures, ils ne s'irritent point contre qui les outrage ou les frappe ! « Seigneur, dit l’Écriture, vous avez toujours eu pour agréable la prière des hommes humbles et doux. » (Judith IX, 16). Dieu agrée leurs prières, cela veut dire qu'il les exauce. « Bienheureux les doux, ajoute l’Évangile, car ils possèderont la terre » (Matth. V, 4), la vraie terre de promission, le ciel, dont ils ont ainsi une spéciale promesse. Le père Balthasar Alvarez appelait le paradis la patrie des méprisés et des opprimés ; oui, à ceux-là, et non aux orgueilleux que le monde comble d'honneurs et d'estime, est réservée la possession du royaume éternel. Mais, d'après David, ce n'est pas seulement l'éternelle béatitude qui leur est garantie, mais aussi dès ici-bas les délices d'une paix profonde : « Seigneur, les hommes doux recevront la terre en héritage et ils se délecteront dans l'abondance de la paix. » (Ps. XXXVI, 11). De fait, les saints, loin de garder rancune à ceux qui les maltraitent, ne les en aiment que davantage ; et le Seigneur, en retour de leur patience, accroît en eux la paix du cœur. « Il me semblait, avouait sainte Thérèse, éprouver une affection nouvelle pour les personnes qui parlaient mal de moi. » Aussi le tribunal de la Rote atteste que « les mauvais procédés alimentaient la flamme de sa charité (1). » Un tel degré de douceur suppose nécessairement une âme profondément humble et qui, dans le vif sentiment de sa bassesse, se croit digne de tout mépris. Les orgueilleux, au contraire, sont toujours irritables et vindicatifs, car, persuadés de leur mérite, ils s'estiment dignes de tout honneur. »

    (1) Offensiones amoris ipsi escam ministrabant.

    St Alphonse de Liguori (1696-1787), La pratique de l'amour envers Jésus-Christ (Chap. XII, 3), Trad. F. Lupy, Bureaux de l'Apôtre du Foyer, Saint-Etienne, 1991.

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  • Message du Pape François pour la LIe Journée mondiale de la Paix [1er janvier 2018]

    « Les migrants et les réfugiés :
    des hommes et des femmes en quête de paix »


    Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Basilique Saint-Pierre : Prière pour la paix au Soudan du Sud et au Congo

     
    Le Pape François préside une prière pour la paix au Soudan du Sud et en République Démocratique du Congo. Un temps de prière ouvert à tous, et qui ne nécessitera pas de billet d’entrée a précisé la préfecture de la maison pontificale.


    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - La piété filiale

    « Ah ! jamais il ne fut plus nécessaire de montrer aux hommes la bonté de Dieu et de leur apprendre que le seul moyen d'être heureux est de l'aimer comme un père ! Pour donner cet enseignement d'une manière efficace, il faut mettre sous leurs yeux les heureux effets de la piété. Nous ne parlons pas d'une piété de pratiques extérieures, mais d'une piété filiale. Celle-là seule dilate le cœur, le remplit de paix et le rend joyeux. Elle exerce un attrait irrésistible et son influence pour convertir les âmes est plus efficace que celle des plus beaux sermons.
    Mais cette piété est rare et la cause en est dans la contagion épidémique produite par l'orgueil des savants. Peu de chrétiens échappent à cette contagion. A force d'entendre vanter la science, ils ouvrent leur esprit à une curiosité scientifique qui les suit partout, même dans leurs rapports avec Dieu. Ils perdent alors la simplicité de la foi. Au lieu de prier, ils raisonnent. Cela ne les rend pas plus savants, et cela les prive de toutes les consolations de la piété.
    Le pieux auteur de l'Imitation, entreprenant d'enseigner aux âmes le chemin de la sainteté, commence par les mettre en garde contre les dangers de la curiosité de l'esprit, même quand elle s'exerce uniquement en matière religieuse. Il insiste sur ce point dans les trois premiers chapitres de son livre. Écoutons-le.

    Chapitre I, verset 3 : « Que vous sert de parler savamment de la Trinité, si, n'étant pas humble, vous vous rendez désagréable à la Trinité ? - Non, ce ne sont pas des paroles sublimes qui sanctifient l'homme et qui le justifient ; c'est la vie vertueuse qui le rend ami de Dieu. »
    Chapitre II, verset 1 : « Un pauvre paysan qui sert bien Dieu, vaut sans doute beaucoup mieux qu'un philosophe superbe, qui, négligeant les affaires de son salut, s'occupe à considérer le cours des astres. »
    Verset 2 : « Il y a plusieurs choses dont la connaissance ne sert guère ou point du tout au salut. »
    Verset 3 : « Si vous voulez que ce que vous apprenez et ce que vous savez vous soit utile, prenez plaisir à être inconnu et à n'être compté pour rien dans le monde. »
    Chapitre III, verset 4 : « L'humble connaissance de soi-même est une voie plus sûre pour aller à Dieu, que la recherche d'une science profonde. - Ce n'est pas qu'il faille blâmer la science ou la simple connaissance des choses : elle est bonne, considérée en elle-même et selon l'ordre de Dieu ; mais il faut toujours lui préférer une conscience pure et une vie vertueuse. »

    La Vérité elle-même, c'est-à-dire le Saint-Esprit, parle directement à l'âme. Il ne parle pas à l'esprit mais au cœur ; il ne met pas dans l'intelligence des vérités particulières, mais il met dans l'âme de l'amour. Il lui imprime un grand sentiment de Dieu, de ses perfections infinies et surtout de sa bonté. L'âme sous ces impressions comprend d'une manière pratique son néant, son indignité, ses ignorances et ses impuissances. Elle devient alors petite à ses propres yeux, et elle se relève en voyant que le Père céleste ne dédaigne pas de l'aimer et de l'adopter comme sa fille. Voilà comment se forme et se développe en nous la piété filiale. Elle n'est pas le fruit de notre science, mais de l'humilité et de la simplicité de notre foi. »

    P. Ludovic de Besse OFM Cap (1831-1910), La Science du Pater (Première Partie, V), Nouvelle édition, Société et Librairie S. François d'Assise, Paris - J. Duculot, Editeur, Gembloux (Belgique), 1929.

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    Pino Daeni (1939-2010), Instinct maternel
    (Crédit photo)
     
    « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier,
    ni le regard hautain.
    Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs
    ni de prodiges qui me dépassent.

    Non, je tiens mon âme en paix et silence ;
    comme un petit enfant contre sa mère,
    comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. »

    Ps 131 (130), 1-2.
  • Méditation - Le don de force

    « Viriliter agite et confortamini : soyez virils, fortifiez-vous disait saint Paul (I Cor XVI,13) après le psalmiste (XXX,25). Dieu a déposé dans le fond de nos âmes une mine de saintes énergies, que peut-être nous ne soupçonnons pas, et qu'Il veut nous amener à mettre en valeur. Qu'elles ne demeurent pas enfouies ; sachons tirer de notre volonté toute la puissance qu'elle tient en germe et qui peut merveilleusement grandir. Hélas ! très nombreuses sont les personnes de petit courage qui ne font que de faibles efforts ; elles en font assez pour rester vertueuses, elles en font trop peu pour devenir parfaites. Après dix ans, trente ans d'une vie de piété, l'oraison leur coûte encore, leurs prières sont pleines de distractions ; leur mortification est peu généreuse ; leur caractère n'est pas encore réformé, elles n'ont su ni l'adoucir s'il était trop rude, ni l'affermir s'il était trop faible ; leur patience est vite épuisée, des peines que les âmes vaillantes regardent comme légères, leur paraissent très lourdes, elles croient faire beaucoup en les endurant sans s'irriter. Ces personnes ne sortent jamais de l'enfance spirituelle. Comme les enfants, incapables de se livrer aux mêmes travaux, de porter les mêmes charges que les hommes faits, ne peuvent rendre que de très légers services, ainsi elles ne pratiquent que de petites vertus et ne donnent à Dieu que très peu de gloire.

    Ceux qui font de plus grands efforts ont acquis plus de vertus, et leurs mérites sont beaucoup plus grands ; mais combien sont devenus forts ceux qui se sont fait violence en tout, qui ne se sont pas lassés de lutter contre eux-mêmes. Les demi-victoires laissent l'âme encore bien faible, mais toute victoire complète, due à de très énergiques efforts, affaiblit l'ennemi, fortifie le vainqueur, et rend plus faciles de nouveaux succès. Le jour vient où la volonté étant dégagée de ses attaches, libérées de ses défectuosités, peut devenir entre les mains divines un instrument docile. Alors, l'Esprit-Saint s'en empare, l'affermit et la dirige. Le don de force, jusque là, ne s'exerçait que par intervalles, dans les circonstances difficiles, par exemple lorsque s'imposaient des sacrifices exceptionnels, comme au moment de répondre à une vocation vivement combattue, ou bien dans des jours de grande douleur, comme à la mort d'un père, d'une mère, d'une personne chérie ; désormais ce même don produira des effets habituels, et combien précieux ! On jouit alors d'une constante égalité d'âme, car l'Esprit-Saint, qui rend l'âme si forte, est toujours immuable ; on garde toujours la pleine possession de soi-même, qui ne se dément ni dans les cas de pénibles surprise ou de contrariétés irritantes, ni dans les événements les plus déconcertants. c'est la force jointe à la suavité, l'action divine étant toujours forte et suave (Sag. VIII,1). Les âmes chez qui s'exerce le don de force n'ont donc pas la raideur et l'opiniâtreté de ceux qui n'ont qu'une fermeté de volonté toute naturelle et qui veulent que tout plie devant eux ; ils sont forts contre les démons et contre leur nature, mais ils sont aussi doux envers leurs frères qu'ils sont durs à eux-mêmes. Ils accomplissent, sans hésitation et sans avoir besoin de se raisonner, des actes de vertu qui coûtent beaucoup aux chrétiens ordinaires, et la preuve que cette facilité n'est pas seulement l'effet des habitudes acquises et de l'affermissement de la volonté, mais aussi et surtout de l'action du Saint-Esprit, qui les pénètre et qui les meut, c'est la paix intime, profonde, toute surnaturelle qui, chez eux, accompagne la pratique de la vertu ; ils la goûtent, cette paix, au moment même où ils se renoncent ; ce n'est donc pas la satisfaction de la victoire remportée, satisfaction qui ne peut être sentie qu'après la lutte, c'est la joie surhumaine du sacrifice. »

    Auguste Saudreau (1859-1946), L'idéal de l'âme fervente (ch. XI, 4), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1923.

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  • Méditation - La Paix en Jésus-Christ

    « Il n’y a rien de meilleur que la paix en Jésus Christ par laquelle sont détruits les assauts des esprits du mal.
    Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme a atteint l’état de paix, il fait rayonner sur les autres la lumière qui éclaire son esprit. Auparavant il doit se souvenir de ces paroles du Seigneur : Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère.
    Cette paix, ce trésor inestimable, notre Seigneur Jésus Christ l’a laissée à ses disciples avant sa mort en disant : Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix. L’Apôtre en parle aussi en ces termes : La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. On doit s’efforcer de toute façon de garder la paix de l’âme et de ne pas être troublé par les offenses qui viennent du prochain. Pour en arriver là, il faut réprimer de toutes ses forces la colère et porter toute son attention à éloigner de l’esprit et du cœur les impulsions néfastes.
    Si l’homme ne méprise pas les biens du monde, il ne peut avoir la paix. La paix s’acquiert par des épreuves. Oui, celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d’épreuves. Il faut supporter les offenses avec indifférence et se créer une disposition de l’esprit, comme si ces offenses ne nous regardaient pas et concernaient d’autres personnes. Cet exercice peut assurer au cœur humain la tranquillité et en faire une demeure de Dieu. S’il est impossible de ne pas s’émouvoir, il faut chercher au moins à retenir la langue, selon le psalmiste : Dans mon agitation je ne puis parler.
    Pour garder la paix de l’âme, il faut bannir l’abattement, il faut tâcher d’avoir un esprit joyeux, et exempt de tristesse. Quand l’homme manque grandement de ce qui est nécessaire pour le corps, il lui est difficile de dominer le découragement ; cela concerne évidemment les âmes faibles.
    Pour conserver la paix intérieure, il faut aussi éviter soigneusement de blâmer les autres. On conserve la paix en ne jugeant pas le prochain, en gardant le silence. En cet état, l’esprit reçoit les révélations divines.
    Pour se défaire de l’habitude de critiquer, il faut porter son attention sur soi-même et ne pas recevoir, de qui que ce soit, des pensées étrangères ; il faut être mort à tout. Il faut souvent entrer en soi-même et se poser la question : Où en suis-je ?.
    L’homme qui s’est engagé à suivre la voie de l’attention intérieure, doit avant tout avoir la crainte de Dieu, qui est le commencement de la sagesse. Dans son esprit doivent toujours être gravées ces paroles prophétiques : Servez le Seigneur avec crainte, tressaillez de joie mais avec tremblement. »

    St Séraphim de Sarov (1759-1833)
    Source : Abbaye d'Oelenberg (68950 Reiningue), 6 avril 2014.

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    Forgotten lands, par (c) Maurizio Fecchio - Copyright © Maurizio51
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook.

  • Audience générale de ce mercredi 3 mai 2017

    « Un signe de paix pour l’Égypte et pour toute cette région » : c’est ainsi que le Pape François a qualifié, lors de l’audience générale place Saint-Pierre ce mercredi 3 mai 2017, son voyage apostolique au Caire la semaine dernière. Le Pape est revenu sur les moments forts de ce déplacement de 24h dans la capitale égyptienne, effectué à l’invitation du président Al-Sissi, du patriarche copte-orthodoxe Tawadros II, du patriarche copte-catholique Sidrak, et du recteur de l’université islamique d’Al-Azhar, cheikh al-Tayeb.

    Le compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la semaine dernière j’ai accompli un voyage apostolique en Égypte. Il avait pour thème Le Pape de la paix dans une Égypte de paix. Je remercie vivement les Autorités civiles et religieuses ainsi que le peuple égyptien qui m’ont reçu très chaleureusement. Ma visite à l’Université Al Azhar, où le Grand Imam m’a accueilli, avait pour but le dialogue entre chrétiens et musulmans et la promotion de la paix dans le monde. Lors de la Conférence internationale pour la paix, j’ai développé une réflexion qui a valorisé l’Égypte comme terre de civilisation et terre d’alliance. L’échange de discours avec le Président de la République a mis en valeur le rôle de l’Égypte pour la paix dans la région. Avec mon cher Frère le Pape Tawadros II, Patriarche des Coptes orthodoxes, nous avons pu donner un signe fort de communion, renouvelant notre engagement à cheminer ensemble. Le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, a participé à cette rencontre œcuménique. Le second jour a été consacré aux fidèles catholiques. La messe a été une fête de la foi et de la fraternité. Dans la rencontre avec les prêtres, les personnes consacrées et les séminaristes, j’ai vu la beauté de l’Église en Égypte et j’ai prié pour tous les chrétiens du Moyen-Orient. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier les membres des Fraternités monastiques de Jérusalem, les paroisses et les jeunes venus de France, ainsi que les universitaires de Nice. En ce temps pascal, je vous invite à construire, vous aussi, un monde de justice et de paix où chacun est accueilli fraternellement. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.