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harmonie

  • Agni Parthene : Ô Vierge Pure (interprété en français)

    Nana Peradze, Ensemble Harmonie Géorgienne
    (Hymnes à la très Sainte Mère de Dieu)
     
    Ô Vierge Pure, Souveraine, Immaculée et Mère de Dieu.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Ô Vierge Mère Reine, Toison couverte de rosée.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Plus élevée que les cieux, plus brillante que le soleil.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Ô joie des vierges surpassant les chœurs angéliques.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Plus splendide que les cieux, plus pure que la lumière.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Plus sainte que les multitudes des armées célestes.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

    Marie toujours Vierge, la Souveraine de l'univers.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Épouse Vierge Immaculée, très sainte Reine toute pure.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Marie Épouse Souveraine, la Source de notre joie.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Ô jeune Vierge vénérable, très sainte Mère Impératrice.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Plus vénérable que les Chérubins et combien plus glorieuse
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Que les Séraphins incorporels.
    Plus élevée que les Trônes.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

    Réjouis-Toi, chant des Chérubins. Réjouis-Toi, hymne des Anges.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Cantique des Séraphins. Réjouis-Toi, joie des Archanges.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Réjouis-Toi, Paix et Joie. Réjouis-Toi, Port du Salut.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Du Verbe sainte Chambre nuptiale, Fleur d'incorruptibilité.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Réjouis-Toi, Paradis de joie de l'éternelle vie.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Réjouis-Toi, Arbre de vie et source d'immortalité.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

    Je Te prie, ô Souveraine, je t'invoque maintenant.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Je Te prie, ô Reine du monde, j'implore Ta grâce.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Ô Vierge pure, vénérable, très sainte Souveraine.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Avec ferveur je Te supplie, ô Temple sanctifié.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Secours-moi, délivre-moi de celui qui me fait la guerre.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
    Et fais de moi un héritier de la vie éternelle.
    Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

    Hymne composée par Saint Nectaire (1846-1920), Évêque d'Egine en Grèce.
    Vidéo avec le texte grec
     
    (si la lecture vidéo est impossible, merci de cliquer ICI)
  • Méditation - Le Saint Nom de Jésus

    Le nom de Jésus est un remède à nos infirmités ; il a rendu la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, l'agilité aux boiteux, la parole aux muets, la vie aux morts. Il a soustrait à la puissance du démon le corps des possédés. Lorsque vous éprouvez quelques souffrances, vous ou les vôtres, sans négliger les remèdes naturels, recourez au nom de Jésus... J'ai appris de témoins dignes de foi que, de nos jours, plusieurs ayant imposé les mains à des malades, selon le précepte divin, et invoqué le nom de Jésus, ces malades ont été guéris : Il les a sauvés, dit le Prophète, à cause de son nom et afin de faire connaître sa puissance (Prov. 105).

    Le nom de Jésus est la consolation de ceux qui souffrent. Dieu ne laisse pas, il est vrai, ses serviteurs succomber à la tentation ; cependant il les expose aux peines de la vie. Mais alors loin de nous le désespoir ! N'oublions pas le doux nom de Jésus, invoquons-le surtout alors. Le nom de Jésus, écrit dans le cœur des justes, dit saint Augustin, leur donne une audace étonnante contre le choc de tous les maux. « Si vous me menacez des bêtes féroces, s'écrie saint Agathe à son juge, elles deviendront douces au nom de Jésus ; si vous avez, contre moi, recours au feu, à ce nom les anges m'environneront d'une rosée vivifiante. » Par la vertu de ce nom les martyrs triomphent de tous les tourments ; en votre nom, mon Dieu, nous mépriserons ceux qui s'élèvent contre nous ; notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre (Ps. 43. id. 123).
    [...]
    Le nom de Jésus est le secours de l'âme fatiguée. Toutes les fois, dit saint Bernard, que vous vous rappelez le nom de Jésus, ne sentez-vous pas vos forces renaître ? Qui ranime notre esprit comme ce souvenir ? qui répare nos sens fatigués, raffermit nos vertus, vivifie nos actions bonnes et honnêtes, réchauffe nos pures affections autant que lui ? Votre cœur est-il en proie à la paresse et à l'engourdissement ? Jésus vous guérit en excitant votre ferveur. Que le nom de Jésus soit donc toujours placé dans votre âme, toujours porté dans vos mains ; en lui vous trouverez un remède à votre indolence et à votre tiédeur, un remède pour corriger vos actes mauvais et relever ceux qui sont imparfaits, un remède pour préserver vos sens de la corruption et les guérir s'ils se corrompent...

    Le nom de Jésus est l'aliment de notre méditation. Ce nom, dit saint Bernard, n'est pas seulement une lumière, il est une nourriture. Ne vous sentez-vous pas fortifié toutes les fois que vous vous souvenez de Jésus ? Ce nom est une huile, et tout aliment est sans saveur à l'âme s'il n'en est pas assaisonné. Oh ! quelle douceur semble couler des lèvres d'un petit enfant plein d'innocence quand, formé par une pieuse mère, et ne pouvant encore retenir le Pater et l'Ave, il prononce avec respect le nom de Jésus ! Ce nom est en vérité comme le miel à notre bouche, une douce harmonie à nos oreilles ; il est comme la rosée de l'Hermon qui descend sur la montagne de Sion. (Ps. 132).

    St Bernardin de Sienne (fêté ce jour), Extrait d'un Sermon pour la Fête-Dieu à Vicence, 3 juin 1423, in "Histoire de Saint Bernardin de Sienne de l'Ordre des Frères mineurs" par M. L'Abbé Berthaumier (L. III chap. I), Paris, Elie Gauguet, Libraire-Editeur, 1862.

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    Monogramme IHS, maître-autel de l'église du Gesù, Rome (Italie)
    (Crédit photo)

  • Méditation 3ème semaine de Carême : la concupiscence (3)

    « C'est alors que les grandes erreurs se posent et se proclament avec audace dans la publicité des intelligences, consternées devant le règne de l'absurde, du mensonge et du blasphème.

    Des logiciens viennent et disent : « Entre le bien et le mal, la différence n'est que nominale. L'immuable est un non-sens, l'absolu n'existe pas, il n'y a que le relatif éternellement variable ; ce qui est vrai aujourd'hui sera faux demain. »
    Des moralistes viennent et disent : « Toutes les passions sont saintes, tous les instincts sont légitimes ; la répression est un crime, l'antagonisme est une erreur, la lutte une folie. Il n'y a dans l'homme que l'harmonie, et la libre expansion est toute la loi de l'humanité. »
    Des métaphysiciens viennent et disent : « Le paradis est un mythe, l'enfer un épouvantail : il n'y a pas d'enfer et il n'y a pas de paradis ; l'enfer, c'est la misère du peuple sur la terre, et le paradis, c'est la jouissance. »
    Enfin il vient des théologiens qui disent : « Dieu, c'est la nature ; Dieu, c'est le grand tout ; Dieu, c'est la loi des mondes ; Dieu, c'est l'humanité ; Dieu, c'est moi-même ! » Et élevant jusqu'à leur dernière puissance l'absurde et le blasphème, il s'en rencontre pour dire : Dieu, c'est le mal !

    Ainsi un bouleversement radical apparaît de tous côtés dans le monde des idées ; les notions des choses ne sont plus seulement altérées, elles sont renversées. La vérité se nomme le faux ; le faux se nomme la vérité ; le bien se nomme le mal, et le mal se nomme le bien ; la nuit dit : « Je suis le jour », et elle dit au jour : « Tu es la nuit. » Les mots mentent aux idées, les idées mentent aux choses ; et les choses, à leur tour, semblent vouloir mentir et aux hommes et à Dieu. A la lettre, les intelligences sont retournées...

    Alors se réalise cette parole de l’Écriture : Non est intelligens, neque requirens Deum ("Il n'y en a pas un de sensé, ni qui cherche Dieu" cf. Ps XIII, 2). Personne ne comprend plus le mystère de la destinée, ni le mystère du progrès. Personne ne cherche plus Dieu, qui en est le terme et la consommation. Tous ont dévié de leur but, tous ont décliné, omnes declinaverunt (Rm III, 12). Les nations se sont troublées, et les royaumes ont penché vers leur décadence, conturbatae sunt gentes, et inclinata sunt regna (Ps XLV, 7). »

    R.P. C.J. Félix s.j. (1810-1891), Le Progrès par le christianisme - Conférences de Notre-Dame de Paris, Année 1857 (Deuxième conférence : la concupiscence obstacle au progrès), 4e édition, Paris, Librairie d'Adrien Le Clere et Cie, s.d.

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  • Méditation 1ère semaine de Carême : humilité et sainteté (3)

    « C'est le fait dominant dans la vie de tous les saints : le progrès dans la perfection et le progrès dans l'humilité, se rencontrant dans une harmonie parfaite. On se demande souvent avec surprise, comment ont fait les saints illustres pour croire à leur néant ? Dignes de tant de respects, d'où leur venait l'ambition de tant de mépris ? Si grands dans leurs vertus, et souvent par leurs œuvres, comment arrivaient-ils à se trouver petits ? Comment le miracle de la sainteté n'effaçait-il pas en eux le miracle de l'humilité ? Messieurs, à cette question il y a une réponse : leur sainteté était leur humilité même : l'une croissait avec l'autre, parce que l'une sortait de l'autre, ou plutôt parce que l'une était l'autre. La vue de leur imperfection et l'ambition d'être parfaits, le sentiment de leur vide et la passion de la plénitude, la conviction de ce qui leur manque et le besoin de se compléter, croissent et se développent ensemble dans la vie des saints. Ils sentent l'harmonie profonde de ces deux paroles de l’Évangile : Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ; Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. Ils entendent Jésus-Christ qui leur révèle au plus intime de l'âme ce secret unique de leur progrès : Apprenez à descendre dans l'abîme de votre misère et de votre néant, pour entrer par moi et avec moi dans la grandeur et l'infini de Dieu. »

    R.P. C.J. Félix s.j. (1810-1891), Le Progrès par le christianisme - Conférences de Notre-Dame de Paris, Année 1858 (Troisième conférence : le progrès moral par l'humilité chrétienne), 4e édition, Paris, Librairie d'Adrien Le Clere et Cie, s.d.

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  • Regina Coeli de ce dimanche 18 mai 2014

     
    « Aujourd'hui la lecture des Actes des Apôtres nous montre que même dans l'Église primitive les premières tensions apparaissent et les premières dissensions. Dans la vie, il y a des conflits, le problème est de savoir comment faire face. Jusqu'alors l'unité de la communauté chrétienne a été favorisée par l'appartenance à un groupe ethnique unique, et une culture unique, la culture juive. Mais quand le christianisme, qui, par la volonté de Jésus est destiné à toutes les nations, s'ouvre à la culture grecque, cette homogénéité est perdue et les premières difficultés apparaissent. A ce moment souffle un vent de mécontentement, il y a des plaintes, des rumeurs de favoritisme et d'inégalité de traitement. Cela arrive aussi dans nos paroisses ! L'aide de la communauté pour les personnes dans le besoin - les veuves, les orphelins et les pauvres en général - semble favoriser les chrétiens d'origine juive plus que les autres.

    Donc, devant ce conflit, les Apôtres prennent la situation en main : ils convoquent une assemblée élargie à tous les disciples, pour discuter de la question ensemble. Tous ensemble. Les problèmes ne sont pas résolus en faisant semblant qu'ils n'existent pas ! Et elle est belle cette confrontation franche entre les pasteurs et les fidèles. Nous arrivons ainsi à une division du travail. Les Apôtres font une proposition qui est acceptée par tous : eux se consacreront à la prière et au ministère de la Parole, tandis que sept hommes, les diacres, fourniront les cantines de services pour les pauvres. Ces sept sont choisis non pas parce qu'ils sont experts en affaires, mais parce qu'ils sont des hommes honnêtes et de bonne réputation, remplis de l'Esprit Saint et de sagesse ; et ils sont constitués dans leur service par l'imposition des mains des Apôtres. Et donc de ce mécontentement, de cette plainte, de ces rumeurs de favoritisme et d'inégalité de traitement, nous arrivons à une solution. En se confrontant ainsi, dans la discussion et la prière, on peut résoudre les conflits dans l’Église. En faisant face dans la discussion et la prière. Avec la certitude que les commérages, l'envie, la jalousie ne peut jamais conduire à la concorde, à l'harmonie et la paix. Il y avait aussi le Saint-Esprit pour couronner cet accord et ce qui nous fait comprendre que lorsque nous laissons l'Esprit Saint nous guider, il apporte l'harmonie, l'unité et le respect des différents dons et talents. Comprenez-vous ? Pas de bavardages, pas d'envie, pas de jalousie ! Compris ?

    Que la Vierge Marie nous aide à être dociles à l'Esprit Saint, parce que nous sachions nous estimer les uns les autres et converger de plus en plus profondément dans la foi et la charité, en gardant le cœur ouvert aux besoins des autres. »


    « De graves inondations ont dévasté de grandes parties des Balkans, notamment en Serbie et en Bosnie. Tandis que je confie au Seigneur les victimes de cette catastrophe, j'exprime ma proximité personnelle à ceux qui vivent des heures d'angoisse et d'épreuve. Prions ensemble Notre-Dame pour ces frères et sœurs, qui connaissent tant de difficultés.

    Je vous salue Marie ...

    Béatification de Mgr Anton Durcovici (1888-1951)

    Hier, à Iasi, en Roumanie, a été béatifié Mgr Anton Durcovici, martyr de la foi. Pasteur zélé et courageux, il a été persécuté par le régime communiste en Roumanie et est mort en prison, mort de faim et de soif, en 1951. Ensemble avec les fidèles et l'ensemble de la communauté de Iasi en Roumanie, nous rendons grâce à Dieu pour cet exemple ! »

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    Mgr Anton Durcovici, martyr de la foi (1951)
  • Méditation : de la Providence divine...

    « La Providence dirige tout dans le monde. Elle emploie à l'exécution de ses desseins des moyens qui nous paraissent y être le plus opposés. Les impies eux-mêmes, qui la nient, la servent malgré eux. Souvent nous nous plaignons de ce qu'elle fait pour notre bien, et nous murmurons de ce qui nous est le plus avantageux.
    Dieu brode sur nos têtes une étoffe magnifique. Levez les yeux, vous n'apercevez que le revers de l'ouvrage, et il ne vous présente qu'une grande confusion. Mais quand il vous sera donné de considérer le travail d'une région supérieure, vous le verrez tel qu'il est, et alors, vous serez surpris et ravi d'admiration à la vue de ce que, aujourd'hui, votre ignorance ose censurer. »

    St Michel Garicoïts (1797-1863, fête ce jour), fondateur des Prêtres du Sacré Cœur de Jésus, in "Père, me voici", p. 81.
    Source : N.E.F. 14 mai 2013.

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    Saint Michel Garicoïts (Source et crédit photo)

  • Méditation : l'effort fait les hommes...

    « Dieu, qui nous aime... a coutume d'en agir ainsi avec nos âmes. Il dose habituellement et amoureusement les douceurs et les amertumes, pour que celles-ci nous gardent de nous amollir en celles-là, et pour que les premières nous aident à porter le poids des secondes. C'est la loi des contrastes qui régit généralement les développements des créatures, et qui s'achève - et nous achèvera nous-mêmes - dans l'harmonie définitive et parfaite... Et c'est aussi le signe infaillible que Dieu a pitié de nous... Désirer dans nos peines un fiat voluntas tua immédiat et apaisé, c'est la perfection, à laquelle il faut tendre... Mais Dieu nous y conduit par le chemin que nous suivrons tous. Le soulèvement de notre nature, les résistances de notre amour-propre nous font avancer souvent, quand nous avons bonne volonté... beaucoup plus que nos victoires trop rapides ou trop complètes. Celles-ci peuvent provoquer l'orgueil ou produire une vertu superficielle. La longue et dure bataille nous tient à notre place, qui est impuissance et néant, et construit nos âmes sur des assises qui ne croulent jamais.
    [...]
    L'effort fait les hommes, et les difficultés les trempent pour la vie. En dehors de là, il n'y a que des ombres d'hommes ; ils en ont seulement l'air. Et l'on s'en contente. Ne pas avoir peur de faire le point, de voir ce qui est, savoir dépasser ce présent déjà périmé pour se tendre vers le but.
    [...]
    L'effort consiste dans le recueillement des facultés : au lieu de les laisser courir à droite et à gauche, on les concentre sur l'objet à fixer. L'effort est aidé par le détachement qui est le calme de l'âme : il faut secouer toute préoccupation, tout souci de succès, tout souci de réussir ou d'en finir, d'être puni ou récompensé. Il faut se mettre tout entier et tranquillement en face de l'objet, lui consacrer toutes ses forces. De même, quand on se détend, il convient de le faire en plein, sans penser à autre chose.
    Se plonger à fond dans ce que l'on fait en le faisant de toutes ses forces est le secret des vrais développements et des vraies joies. »

    Dom Augustin Guillerand (1877-1945), Chartreux, Écrits spirituels Tome II (L'effort), Benedettine di Priscilla, Roma, 1967.

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  • Angélus de ce dimanche 21 juillet 2013

    Revenant sur l'épisode évangélique de la visite de Jésus à Marthe et Marie à Béthanie, le Pape a évoqué ce matin à l'Angélus deux points forts pour la vie du chrétien : L'écoute de la Parole de Dieu et le service concret du prochain, qui ne doivent pas être vécus séparément mais "en profonde unité et harmonie". Il a expliqué aux milliers de fidèles réunis Place St Pierre que ces deux femmes "accueillent Jésus mais de façon différente". Marie s'assoit à ses pieds et l'écoute alors que Marthe s'affaire aux tâches domestiques, réprimandant sa sœur qui ne l'aide pas, et dit au Seigneur : 'Cela ne te fais rien que ma sœur me laisse seule à faire le service ? Dis-lui donc de m'aider'. Et Jésus lui répond avec douceur : 'Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire'. "Que veut dire Jésus par là ? : Avant tout, il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'opposer deux attitudes : l'écoute de la parole du Seigneur, la contemplation, et le service concret envers le prochain. Ces deux attitudes ne s'opposent pas, au contraire, elles sont toutes deux essentielles pour notre vie chrétienne et ne doivent jamais être séparées, mais vécues en profonde unité et harmonie".

    "Alors, pourquoi Jésus reprend Marthe ? Parce qu'elle a pensé que l'essentiel était seulement ce qu'elle était en train de faire, c'est-à-dire qu'elle était trop absorbée et préoccupée par les choses à faire. Chez un chrétien, les œuvres de service et de charité ne sont jamais détachées de la source principale de chacune de nos actions c'est à dire de l'écoute de la Parole du Seigneur, d'être aux pieds de Jésus, comme Marie, dans une attitude de disciple. C'est pour cela que Jésus a réprimandé Marthe. Dans notre vie chrétienne également, prière et action sont toujours profondément unies. Une prière qui ne conduit pas à une action concrète envers le frère pauvre, malade, dans le besoin...est une prière stérile et incomplète. Mais, de la même façon, quand, dans le service ecclésial, on ne pense qu'à faire, que l'on donne plus de poids aux choses, aux fonctions, aux structures, et que l'on oublie la centralité du Christ, que l'on ne prend pas de temps pour dialoguer avec lui dans la prière, on risque de servir soi-même et non Dieu présent dans le frère nécessiteux... Demandons donc à la Vierge Marie, Mère de l'écoute et du service de nous enseigner à méditer dans notre cœur la Parole de son fils, à prier fidèlement, pour être toujours plus attentifs aux besoins de nos frères".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 22.7.13).

  • Homélie intégrale du Pape François pour la Messe de Pentecôte célébrée place St Pierre

    « Chers frères et sœurs,

    En ce jour, nous contemplons et revivons dans la liturgie l’effusion de l’Esprit Saint opérée par le Christ ressuscité sur son Église ; un évènement de grâce qui a rempli le cénacle de Jérusalem pour se répandre dans le monde entier.

    Mais que se passe-t-il en ce jour si éloigné de nous, et pourtant si proche au point de rejoindre l’intime de notre cœur ? Saint Luc nous offre la réponse dans le passage des Actes des apôtres que nous avons entendu (2, 1-11). L’évangéliste nous ramène à Jérusalem, à l’étage supérieur de la maison dans laquelle sont réunis les Apôtres. Le premier élément qui attire notre attention est le fracas qui vint soudain du ciel, "pareil à celui d’un violent coup de vent" et remplit la maison ; puis "une sorte de feu qui se partageait en langues", et se posait sur chacun des Apôtres. Fracas et langues de feu sont des signes précis et concrets qui frappent les Apôtres, non seulement extérieurement, mais aussi au plus profond d’eux-mêmes : dans l’esprit et dans le cœur. La conséquence est que "tous furent remplis du Saint Esprit" qui libère son dynamisme irrésistible, avec des résultats surprenants : "Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit". S’ouvre alors devant nos yeux un tableau tout à fait inattendu : une grande foule se rassemble et s’émerveille parce que chacun entend parler les Apôtres dans sa propre langue. Tous font une expérience nouvelle, jamais arrivée auparavant : "Nous les entendons parler dans nos langues". Et de quoi parlent-ils ? "Des merveilles de Dieu".

    A la lumière de ce passage des Actes, je voudrais réfléchir sur trois paroles liées à l’action de l’Esprit : nouveauté, harmonie, mission.

    1. La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous-mêmes qui construisons, programmons, faisons des projets pour notre vie selon nos plans, nos sécurités, nos goûts. Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point ; il nous est difficile de nous abandonner à Lui avec pleine confiance, laissant l’Esprit Saint être l’âme, le guide de notre vie dans tous les choix ; nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons. Mais, dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté, il transforme et demande de se confier totalement à Lui : Noé construit une arche, raillé par tous, et il se sauve ; Abraham laisse sa terre avec seulement une promesse en main ; Moïse affronte la puissance du pharaon et guide le peuple vers la liberté ; les Apôtres, craintifs et enfermés dans le cénacle, sortent avec courage pour annoncer l’Evangile. Ce n’est pas la nouveauté pour la nouveauté, la recherche du nouveau pour dépasser l’ennui, comme il arrive souvent de nos jours. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien. Demandons-nous : sommes-nous ouverts aux "surprises de Dieu" ? Ou bien nous fermons-nous, avec peur, à la nouveauté de l’Esprit Saint ? Sommes-nous courageux pour aller par les nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ou bien nous défendons-nous, enfermés dans des structures caduques qui ont perdu la capacité d’accueil ?

    2. Une seconde idée : l’Esprit Saint, apparemment, semble créer du désordre dans l’Eglise, parce qu’il apporte la diversité des charismes, des dons ; mais tout cela au contraire, sous son action, est une grande richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité, mais ramène le tout à l’harmonie. Dans l’Eglise, c’est l’Esprit Saint qui la fait, l’harmonie. Un des Pères de l’Eglise a une expression qui me plaît beaucoup : l’Esprit Saint "ipse harmonia est". Lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité. Ici aussi, quand c’est nous qui voulons faire la diversité et que nous nous fermons sur nos particularismes, sur nos exclusivismes, nous apportons la division ; et quand c’est nous qui voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité, l’homogénéité. Si au contraire, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce qu’il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Eglise. Le fait de marcher ensemble dans l’Eglise, guidés par les pasteurs qui ont un charisme et un ministère particuliers, est signe de l’action de l’Esprit Saint ; l’ecclésialité est une caractéristique fondamentale pour chaque chrétien, pour chaque communauté, pour chaque mouvement. C’est l’Eglise qui me porte le Christ et qui me porte au Christ ; les chemins parallèles sont dangereux ! Quand on s’aventure, en allant au-delà de (proagon) la doctrine et de la Communauté ecclésiale et qu’on ne demeure pas en elles, on ne s’est pas unis au Dieu de Jésus Christ (cf. 2 Jn 9). Demandons-nous alors : suis-je ouvert à l’harmonie de l’Esprit Saint, en dépassant tout exclusivisme ? Est-ce que je me laisse guider par Lui en vivant dans l’Eglise et avec l’Eglise ?

    3. Le dernier point. Les théologiens anciens disaient : l’âme est une espèce de bateau à voile, l’Esprit Saint est le vent qui souffle dans la voile pour le faire avancer, les impulsions et les poussées du vent sont les dons de l’Esprit. Sans sa poussée, sans sa grâce, nous n’avançons pas. L’Esprit Saint nous fait entrer dans le mystère du Dieu vivant et nous sauve du danger d’une Eglise gnostique et d’une Eglise auto-référentielle, fermée sur elle-même ; il nous pousse à ouvrir les portes pour sortir, pour annoncer et témoigner la bonne vie de l’Evangile, pour communiquer la joie de la foi, de la rencontre avec le Christ. L’Esprit Saint est l’âme de la mission. Ce qui est arrivé à Jérusalem il y a près de deux mille ans n’est pas un événement éloigné de nous, c’est un événement qui nous rejoint, qui se fait expérience vivante en chacun de nous. La Pentecôte du cénacle de Jérusalem est le commencement, un commencement qui se prolonge. L’Esprit Saint est le don par excellence du Christ ressuscité à ses Apôtres, mais il veut qu’il parvienne à tous. Jésus, comme nous l’avons entendu dans l’Evangile, dit : "Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous" (Jn 14, 16). C’est l’Esprit Paraclet, le "Consolateur", qui donne le courage de parcourir les routes du monde en portant l’Evangile ! L’Esprit Saint nous fait voir l’horizon et nous pousse jusqu’aux périphéries existentielles pour annoncer la vie de Jésus Christ. Demandons-nous si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, ou si nous laissons l’Esprit nous ouvrir à la mission.

    La liturgie d’aujourd’hui est une grande prière que l’Eglise avec Jésus élève vers le Père, pour qu’il renouvelle l’effusion de l’Esprit Saint. Que chacun de nous, chaque groupe, chaque mouvement, dans l’harmonie de l’Eglise, se tourne vers le Père pour demander ce don. Aujourd’hui encore, comme à sa naissance, avec Marie, l’Eglise invoque : "Veni Sancte Spiritus ! – Viens, Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour !". Amen. »

    © Copyright 2013 - Libreria Editrice Vaticana
    Source : Vatican

  • 25 octobre : Méditation

    « L'homme est fait pour chanter la louange de Dieu et le bénir, c'est son office sacerdotal, qu'il remplit au nom des toutes les créatures inanimées. La splendeur de la création manifeste la gloire de Dieu, sa beauté éveille en lui une admiration mêlée d'émerveillement. Pour celui qui veut bien entendre le cantique des créatures (cf. Ps 148, Dn 3), tout lui crie l'amour de Dieu. Ce regard contemplatif suscite l'action de grâce : comment ne pas chanter de tout son coeur sa reconnaissance et sa gratitude ? Plongés dans une telle beauté, comment ne pas louer Dieu comme le psalmiste : "Qu'il est grand ton nom par toute la terre" (Ps 8, 2) ? Cette attitude est aussi appelée crainte révérencielle, liée au don de l'Esprit Saint, crainte filiale qui permet de reconnaître et d'aimer Dieu comme Père. Si saint François d'Assise appelle la lune, les étoiles ou l'eau "soeur", le soleil, le vent ou le feu "frère", c'est parce qu'il appelle Dieu "Père" !

    La contemplation est un exercice gratuit, où le regard émerveillé peut, en se posant sur l'univers créé, se reposer en son auteur divin. Devant le spectacle éblouissant de la nature, son harmonie et sa paix, nous pouvons laisser monter en nos coeurs un chant de reconnaissance et d'amour. Celui qui aime Dieu le loue à travers toutes ses oeuvres. De même, il les respecte et en prend soin, conscient d'avoir reçu un don précieux. »

    Mgr Dominique Rey, Peut-on être catho et écolo ? (ch.2), Artège, 2012.

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