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béatification

  • Angelus du dimanche 26 novembre 2017

    En ce dimanche 26 novembre, fête du Christ-Roi et dernier dimanche de l’année liturgique, le Pape a concentré sa méditation de l’Angélus sur la notion du service des petits et des pauvres, qui est le principal critère de notre appartenance au Royaume de Dieu.

    Il a expliqué qu’à l’heure du Jugement universel, Jésus, dans sa gloire, nous séparera selon la charité que nous aurons su mettre à l’œuvre dans notre existence terrestre.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Le Pape François a lancé plusieurs appels après la prière de l’Angélus. À quelques heures de son départ pour la Birmanie, il a d’abord invité les fidèles à prier pour le voyage apostolique qui le mènera également au Bangladesh. « Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », a-t-il souhaité.

    Deux jours après l’attentat contre une mosquée dans le nord du Sinaï, qui a fait 305 morts, le Pape a de nouveau exprimé sa « grande douleur » face à ce drame. « Je continue à prier pour les nombreuses victimes, pour les blessés et pour toute cette communauté, si durement frappée. Que Dieu nous libère de ces tragédies et soutienne les efforts de tous ceux qui œuvrent pour la paix », a souhaité le Saint-Père. Soulignant que les victimes priaient au moment du drame, le Pape François a ensuite lui-même observé un temps de prière silencieuse pour eux, accompagné de la foule réunie place Saint-Pierre.

    En saluant la communauté ukrainienne présente devant lui, le Pape a également prié pour d’autres victimes : celles de la tragédie de l’Holodomor, commémorée hier en Ukraine. Cette grande famine des années 1932-1933, provoquée par le régime stalinien, avait conduit à la mort de millions de personnes. « Je prie pour l’Ukraine, afin que la force de la foi puisse contribuer à guérir les blessures du passé et promouvoir des chemins de paix », a-t-il assuré.

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    Il a aussi rendu hommage à Mère Catalina de Maria Rodriguez, béatifiée hier à Cordoba, en Argentine. La fondatrice de la congrégation des Sœurs esclaves du Sacré-Cœur de Jésus, premier institut religieux féminin de vie apostolique en Argentine, a vécu au XIXème siècle. « Catalina s’est d’abord marié puis, devenue veuve, elle se consacra à Dieu et se dédia au soin spirituel et matériel des femmes plus pauvres et vulnérables », a affirmé le Pape, appelant à louer le Seigneur pour cette « femme passionnée du Cœur de Jésus et de l’humanité ».

    Enfin, le Saint-Père a salué l’ensemble des fidèles ayant prié avec lui, place Saint-Pierre, notamment les membres de l’Association italienne des accompagnateurs des Sanctuaires mariaux du monde.

    Source : Radio Vatican (SBL).

  • Angelus de ce dimanche 19 novembre 2017

    Après la Messe célébrée à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, le Pape François a prononcé la prière de l’Angelus à midi. Devant les fidèles, il a souligné que, comme le met en évidence la parabole des talents dans l’Évangile du jour, « il est important d’avoir une juste idée de Dieu ». Le Saint-Père a mis en garde contre la peur de Dieu, mauvaise conseillère qui paralyse.

    L’Évangile selon Saint Mathieu de ce 19 novembre (Mt 25,14-30), avant-dernier dimanche de l’année liturgique, raconte le récit d’un maître qui gratifie ses serviteurs qui ont fait fructifier son argent en doublant le nombre de talents qu’il leur avait laissé. En revanche, à celui qui avait caché sa seule pièce par peur, le patron le punit pour sa paresse et le jette aux ténèbres. C’est un rapport de peur avec son maître qui bloque le serviteur, explique le Pape François. La peur « paralyse, détruit, fait faire de mauvais choix, décourage de prendre des initiatives, pousse au repli sur des solutions sûres » met-il en garde. Finalement, la peur, mauvaise conseillère, ne permet de rien réaliser de bon, insiste le Pape. Pour lui, le seul moyen d’aller de l’avant et de grandir sur le chemin de la vie, c’est la confiance.

    Cette confiance que le serviteur devrait avoir pour son maître, c’est-à-dire celle que le fidèle doit avoir pour Dieu, se construit grâce à la vraie idée de Dieu dont « cette parabole nous fait comprendre » l’importance et sur laquelle le Pape François appelle à réfléchir. « Il ne faut pas penser que le patron est méchant, dur, sévère et qu’il veut nous punir », dit le Saint-Père, car cette image fausse nous fait vivre dans la peur, ne donnera rien de fécond et de constructif dans la vie. Ainsi, « nous pouvons et devons avoir une immense confiance en Lui » , car, comme Jésus l’a enseigné, Dieu n’est pas un maître « intolérant, mais un patron plein d’amour, de tendresse et de bonté », « généreux et attentionné dans sa parole, ses gestes, son accueil de tous spécialement envers les pécheurs, les petits et pauvres, comme nous le rappelle cette première Journée mondiale de la pauvreté ». Ce signe que Dieu a une « grande estime de nous », nous donne aussi une responsabilité personnelle, conclut le Pape, afin que cette fidélité se transforme en capacité de « se remettre continuellement en chemin sur de nouvelles routes, sans enterrer le talent, c’est-à-dire les dons que Dieu nous a confiés ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres instituée un an auparavant à la fin du jubilé de la miséricorde, Le Pape François a tenu à lancer un nouvel appel à la communauté internationale, afin qu’elle « engage tout effort possible pour favoriser la paix en particulier au Moyen-Orient ». Aujourd’hui, « des populations vivent une douloureuse pauvreté à cause de la guerre et des conflits », a insisté le Pape. Il a ainsi fait part de ses pensées et ses prières spécialement pour « le cher peuple libanais » et « la stabilité du Liban afin qu’il puisse continuer à être un message de respect et de cohabitation pour toute la région et le monde entier ». Depuis deux semaines, le pays du cèdre traverse en effet une crise politique déclenchée par la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri qui s’était réfugié en Arabie Saoudite en disant craindre pour sa vie.

    Le Saint-Père a aussi pris le temps de louer les nombreuses initiatives de prières et de partages à Rome et dans le monde entier. Il a ainsi rappelé que « les pauvres sont au centre de notre communauté et pas seulement dans des moments comme celui-ci, mais toujours » car à travers eux, leurs souffrances et leurs besoins, « Jésus nous parle et nous interpelle ». Il a également évoqué la béatification de Francis Solanus Casey (1870-1957), frère capucin américain. Il a été proclamé bienheureux le 18 novembre à Détroit aux États-Unis. Le Pape a salué ce « fidèle et humble disciple du Christ qui se distingue par un infatigable service aux pauvres », et a souhaité « que son témoignage aide les prêtres, les religieux et les laïcs à vivre avec joie le lien entre annonce de l’Évangile et amour des pauvres ».

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    Enfin, alors que l’ONU célèbre par ailleurs ce 19 novembre la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, le Souverain Pontife a encouragé les « institutions publiques dans leur engagement à la prévention » et exhorté les « conducteurs à la prudence et au respect des règles, première forme de protection de soi et des autres ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 12 novembre 2017

    Frapper à la porte du Royaume des cieux n’est pas une mince affaire. L’Evangile de ce dimanche retrace la parabole des 10 jeunes filles qui au milieu de la nuit devaient se rendre à la rencontre de leur époux. Elles le firent en prenant une lampe à huile, mais seule la moitié d’entre elles a pensé prendre une réserve d’huile. Et les autres, parties à la recherche d’un peu d’huile, ont raté le rendez-vous avec l’époux. Elles n’étaient pas prêtes à la rencontre avec le Seigneur. « C’est là toute la signification de la sagesse et de la prudence » explique le Pape François. « Il ne s’agit pas d’attendre le dernier moment de notre vie pour collaborer à la grâce de Dieu, mais il faut le faire maintenant ». Il n’y a pas que la foi qui compte, développe le Saint-Père, pour préparer la rencontre avec le Seigneur, mais également une vie chrétienne riche en amour pour le prochain.

    « Si nous nous laissons guider par ce qui nous semble le plus commode, par la recherche de nos intérêts, notre vie devient stérile ». Etre vigilants, au contraire, en cherchant à répandre le bien autour de nous avec des gestes d’amour, de partage, en aidant notre prochain en difficulté, permet d’assumer une certaine tranquillité dans l’attente de la venue du Seigneur. Il pourra alors se présenter à tout moment, dit le Pape, « sans que nous ne soyons effrayés par le sommeil de la mort », parce que nos bonnes œuvres de chaque jours constituent la réserve d’huile, notre lampe, la réserve de charité qui alimente notre foi.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936)

    Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a évoqué la béatification, samedi à Madrid, de Vicente Querait Lloret (1894-1936) et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936) et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse. Les deux religieuses Sœurs de la Charité étaient du diocèse de Barcelone : Sœur Toribia Marticorena Sola (1882-1936), originaire de Navarre, et Sœur Dorinda Sotelo Rodríguez (1915-1936), originaire de Galice. Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.

    Source : Radio Vatican (JCP).

  • Angelus de ce dimanche 5 novembre 2017

    Les disciples de Jésus ne doivent pas chercher les honneurs, ne pas se sentir supérieurs aux autres ; entre eux doit régner une attitude simple et fraternelle : c’est en substance ce qu’a affirmé le Pape François, peu avant la prière de l’Angélus, Place St Pierre ce dimanche 5 novembre 2017. Devant les fidèles réunis nombreux sous les fenêtres du Palais apostolique, sous un ciel nuageux et menaçant, le Souverain Pontife est revenu sur l’Évangile du jour, en St Matthieu (23, 1-12), dans lequel Jésus dénonce avec sévérité la duplicité et l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, qui courent après les honneurs.

    Jésus met en garde la foule et ses disciples, à propos des pharisiens : « n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas ». C’est là un défaut fréquent chez ceux qui ont une autorité, observe le Pape : « celui d’exiger des autres des choses, qu’eux-mêmes, pourtant, ne mettent pas en pratique ». Alors que l’autorité doit faire valoir la force de l’exemple, afin d’aider les autres à faire ce qui est juste. « L’autorité est une aide, assure le Pape, mais si elle s’exerce mal, elle devient oppressive, (…) crée un climat de défiance, d’hostilité et porte à la corruption ».

    Jésus réprouve le comportement des pharisiens, eux qui cherchent la reconnaissance, les meilleures places, les récompenses, et aiment à se faire appeler « maître ». Autant de tentations qui correspondent à « l’orgueil humain, pas toujours facile à vaincre », typiques de celui « qui vit pour l’apparence », reconnait le Pape, qui s’est ensuite attardé sur les consignes que Jésus donne à ses disciples, et donc aux croyants.

    « Personnellement, je suis triste de voir des personnes qui vivent en courant derrière la vanité des honneurs », a dit le Pape. « Nous les disciples de Jésus, nous ne devons pas faire ainsi, puisqu’entre nous doit régner une attitude simple et fraternelle ». « Nous sommes tous frères, et nous ne devons en aucun cas écraser les autres, les regarder de haut » a encore affirmé le Saint-Père, qui exhorte à mettre « les qualités que nous avons reçues du Père céleste », au service de nos frères. « Nous ne devons pas nous considérer supérieurs aux autres », a encore insisté le Pape, invitant plutôt à pratiquer le modestie, une vertu « essentielle » pour qui veut vivre conformément à l’enseignement de Jésus, « doux et humble de cœur, venu pour non être servi, mais pour servir ».

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Au terme de l'Angélus, le Pape a rappelé la béatification, advenue ce samedi 4 novembre à Indore, de Rani Maria Vattalil, religieuse indienne assassinée le 25 février 1995, en raison de sa foi. « Que son sacrifice soit semence de foi et de paix, spécialement en terre indienne. Elle était si bonne. On l’appelait la "sœur du sourire". », a notamment déclaré le Saint-Père.

    Source : Radio Vatican (MA).

  • Angelus de ce dimanche 29 octobre 2017

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement ». C’est sur cette réponse de Jésus aux Pharisiens que le Pape a entretenu les fidèles avant la prière de l’Angélus. Les Pharisiens qui voulaient mettre Jésus à l’épreuve en lui posant une question : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ». Demande insidieuse car dans la loi de Moise il existe plus de 600 préceptes. Mais Jésus n’hésite pas une seconde pour apporter sa réponse et y ajouter que le second lui est semblable  au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

    Le Pape François précise que la réponse de Jésus n’est pas attendue car dans les multiples préceptes de la loi hébraïque, les plus importants étaient certainement les 10 commandements. Or ce que le Christ veut faire comprendre aux Pharisiens en apportant une réponse loin d’être escomptée, c’est que sans l’amour de Dieu et du prochain il ne peut y avoir de véritable fidélité à l’alliance avec le Seigneur. Pour corroborer ses propos, le Saint Père fait référence aux livre de l’Exode et au « code de l’alliance » où il est dit qu’on ne peut pas être fidèle à l’alliance et maltraiter ceux que le Seigneur protège, la veuve, l’orphelin et l’étranger, autrement dit des personnes sans défense.

    La réponse de Jésus aux Pharisiens veut aussi les aider à remettre de l’ordre dans leur religiosité, à rétablir ce qui compte véritablement et ce qui est de moindre importance. Jésus ajoute : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ». De fait c’est ainsi que le Christ a vécu : en prêchant et faisant ce qui compte le plus et qui est essentiel : l’amour qui donne élan et fécondité à la vie et au cheminement de foi. Sans amour, la vie et la foi sont stériles.

    Jésus propose un idéal merveilleux, qui correspond au désir le plus authentique des cœurs, car nous avons été créés pour aimer et pour être aimés. Pour être aimés de Dieu, pour L’aimer et avec Lui aimer toutes les autres personnes. « C’est le rêve de Dieu pour l’homme », dit le Pape François. Et pour le réaliser, nous avons besoin de sa grâce et de recevoir en nous la capacité d’aimer qui nous provient de Dieu Lui-même. « Jésus s’offre à nous dans l’Eucharistie exactement pour cela », poursuit le Saint Père. L’Eucharistie par laquelle nous recevons son Corps et son Sang, par laquelle de fait nous recevons Jésus dans la plus grande expression de son amour, lorsqu’Il s’est offert au Père pour notre Salut.

    Même si nous connaissons ce « grand commandement » de l’amour du Christ depuis notre enfance, conclut le Pape, nous devons le mettre en pratique dans les différentes situations que nous traversons.

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après l’Angélus, le Pape a évoqué la béatification au Brésil, hier 28 octobre, de Giovanni Schiavo (1903-1967), missionnaire italien de la Société de Saint-Joseph (“Giuseppini del Murialdo”). Un miracle obtenu par son intercession avait été reconnu le 1er décembre 2016.

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    Le Pape a rappelé qu’il était né dans la région de Vicence (Nord de l’Italie) au début du XXe siècle et que, jeune prêtre, il a été envoyé en mission au Brésil, « où il a travaillé avec zèle au service du peuple de Dieu et de la formation des religieux et des religieuses. Que son exemple nous aide à vivre pleinement notre adhésion au Christ et à son Évangile. »
    Il a enfin salué la communauté togolaise présente en Italie et les vénézuéliens venus place Saint Pierre avec une représentation de Notre Dame de Chinquinquirà, et a confié « les espoirs et les aspirations légitimes de ces deux pays » à la Vierge Marie.

    D'après Zenit et Radio Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 22 octobre 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, ce dimanche midi devant les fidèles rassemblés sur la Place Saint-Pierre, le Pape a commenté l’Évangile du jour, tiré de Saint Matthieu, dans lequel Jésus est interrogé sur la légitimité ou non de payer l’impôt à César, un piège tendu à Jésus par les pharisiens, qui veulent tester son éventuelle soumission à Rome, dans le contexte tendu de la Palestine d’alors.

    Mais le Christ leur répond de façon surprenante, en séparant la foi de l’ordre temporel de la politique…

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Au terme de la prière, le Saint-Père a rappelé que Matteo Casals, Teofilo Casajús, Fernando Saperas et 106 compagnons, religieux espagnols, de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie, morts pour leur foi au cours de la Guerre civile en Espagne entre 1936 et 1937, ont été béatifiés en tant que martyrs hier, samedi 21 octobre 2017, en la Basilique de la Sagrada Familia à Barcelone (Espagne).

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    « Que leur exemple héroïque et leur intercession soutiennent les chrétiens qui, même de nos jours - et ils sont si nombreux - dans différentes parties du monde souffrent de discrimination et de persécution. »

    Par ailleurs, à l’occasion de la Journée missionnaires mondiale, le Pape a exhorté à « vivre la joie de la mission en témoignant de l’Évangile dans les environnements dans lesquels chacun vit et agit ». Il a appelé dans le même temps à « soutenir avec l’affection, l’aide concrète et la prière les missionnaires partis pour annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore ». Le Pape a aussi fait part de son intention d’organiser en octobre 2019 un « mois missionnaire extraordinaire ». Enfin, en ce 22 octobre qui marque la mémoire liturgique de saint Jean-Paul II, il a confié à l’intercession de ce « Pape missionnaire » la mission de l’Église dans le monde.

    D'après Radio Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 8 octobre 2017

    C’est l’histoire d’une vigne confiée par son propriétaire à des vignerons. Ces derniers manquent de loyauté et tuent les hommes venus récupérer les fruits de la vendange dont le fils du propriétaire, qui s’était pourtant montré patient. Commentant l’Évangile de ce dimanche 8 octobre 2017 consacré à la parabole des vignerons (Mt 21, 33-43), le Pape revient sur « la grande nouveauté qu’offre le christianisme », la miséricorde. Il demande aux chrétiens d'être pour tous un signe d'espérance.

    « C’est une histoire qui nous appartient », il s’agit de « l’alliance que Dieu a voulu établir avec l’humanité et à laquelle il nous appelle nous aussi à prendre part ». Une alliance qui, « comme toutes les histoires d’amour, connaît des moments positifs, mais est également marquée par des trahisons et des refus ». Face à ces comportements de rejet, quelle est la réponse de Dieu ? « Quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? (v40) ». Une question qui souligne combien « la déception de Dieu concernant le comportement mauvais des hommes n’est pas le dernier mot ! ».

    C'est là que se trouve « la grande nouveauté du christianisme », nous dit le Pape : « Un Dieu qui, même lorsqu’il est déçu de nos erreurs et péchés, ne manque pas à sa parole, il ne s’y arrête pas et surtout ne se venge pas (…) Il continue de mettre en circulation le ‘bon vin’ de sa vigne, c’est-à-dire sa miséricorde. »

    Il y a seulement un obstacle à la volonté tenace de Dieu, c’est notre arrogance qui devient aussi violence. Et « face à ces comportements qui ne produisent aucun fruit, la Parole de Dieu conserve toute sa force de reproche et de réprimande : 'Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits' (v43) ».

    « L’urgence de répondre à l’appel du Seigneur par de bons fruits » aide à comprendre « la nouveauté et l’originalité du christianisme ». Ce n’est pas « la somme de préceptes et de normes morales, explique le Pape, mais c’est avant tout une proposition d’amour que Dieu, à travers Jésus, a faite et continue de faire à l’humanité ». C’est un appel à entrer dans cette histoire d’amour, en devenant « une vigne vivace et ouverte, riche de fruits et d’espérance pour tous ».

    Le Pape rappelle que nous sommes appelés à sortir de la vigne pour « nous mettre au service des frères qui ne sont pas avec nous, pour nous secouer et nous encourager les uns les autres, pour nous rappeler de devoir d’être la vigne du Seigneur dans tous les milieux, même les plus lointains et défavorisés ». La vigne plantée par le Seigneur est pour le bien de tous.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Le Pape François a évoqué après l’Angélus la béatification, hier à Milan, du Père capucin italien Arsenio da Trigolo (1849-1909) : il a été membre de la Compagnie de Jésus avant de rejoindre les frères mineurs capucins.

    « Le bienheureux Père Arsenio de Trigolo (au siècle Giuseppe Migliavacca), prêtre des frères mineurs capucins et fondateur des sœurs de Marie Consolatrice, a été proclamé bienheureux hier à Milan. Louons le Seigneur pour son humble disciple qui, même dans les adversités et les épreuves – il en a eu tellement ! – n’a jamais perdu l’espérance. »

    D'après Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 24 septembre 2017

    « Dieu veut appeler tout le monde à travailler pour son Royaume » et « veut donner à tous la même récompense, c’est-à-dire le salut » : ce sont les deux aspects du Royaume de Dieu que le Pape François a rappelé ce dimanche 24 septembre 2017 avant de réciter la prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Le Saint-Père est revenu sur l’Évangile de ce jour qui raconte la parabole du maître de la vigne. Ce dernier décide de payer au même prix tous les ouvriers, quel que soit le temps employé à travailler, ce qui provoque la colère de ceux qui ont été embauché les premiers. Or, par cet épisode, Jésus souligne que l’amour du Père est « gratuit et généreux ».

    Les précisions de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l’Angélus, traduites en français, sur Zenit.org.

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    Après l’Angélus, le Pape a salué la béatification ce samedi 23 septembre du P. Stanley Francis Rother, missionnaire au Guatemala, assassiné par des militaires en 1981.

  • Trois nouveaux bienheureux et cinq vénérables

    Le Pape François a reçu ce vendredi 7 juillet le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, autorisant ce dicastère à promulguer les décrets concernant trois prochains nouveaux bienheureux et cinq nouveaux vénérables serviteurs de Dieu.

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    Bx Jaramillo Monsalve

    Deux martyrs de Colombie seront bientôt bienheureux. Il s’agit d’un évêque, Mgr Jesus Emilio Jaramillo Monsalve, évêque d’Arauca, torturé et tué par la guérilla en 1989, et d’un prêtre diocésain, Pedro Maria Ramirez Ramos, tué en 1948. Selon certains médias, leurs béatifications pourraient avoir lieu lors du voyage du Pape François dans le pays, du 6 au 11 septembre prochains, mais cette possibilité n’a pas été officiellement confirmée.

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    Bse Hanna Chrzanowska
    © Archives de la postulation, Nieznany, DP

    Autre figure contemporaine, mais dans un tout autre contexte historique : une laïque polonaise, Hanna Chrzanowska (1902-1973), figure aussi parmi les futurs bienheureux. Le cardinal Karol Wojtyla, futur pape Jean-Paul II, avait célébré ses obsèques à Cracovie.

    Par ailleurs sont reconnues les vertus héroïques de cinq nouveaux vénérables, serviteurs de Dieu :

    - Mgr Ismael Perdomo (1872-1950), archevêque de Bogota, en Colombie

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    Frère Alojzy (Louis) Kosiba

    - Frère Alojzy (Louis) Kosiba (1855-1939), laïc polonais du tiers-ordre franciscain, "ami des pauvres et des abeilles"

    - Paola de Jesus Gil Cano (1849-1913), religieuse espagnole, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de la très Pure Conception

    - Maria Elisabetta Mazza (1886-1950), religieuse italienne, fondatrice de l’Institut des Sœurs Petites Apôtres

    - Maria Crocifissa dell’amore Divino (Maria Gargani, 1892-1973), religieuse italienne, fondatrice de la Congrégation des Apôtres du Sacré-Cœur.

    Source : Radio Vatican (CV).

  • Angelus du dimanche 25 juin 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, devant quelques milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre malgré la chaleur accablante, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, tiré du 10e chapitre de saint Luc, dans lequel le Christ prévient ses disciples des persécutions qu’ils rencontreront, tout en les appelant à ne pas avoir peur.

    Le Saint-Père a donc mis en évidence l’actualité de ces paroles de Jésus.

    Il a aussi évoqué la béatification ce dimanche à Vilnius, en Lituanie, de l’évêque Teofilius Matulionis, « tué en haine de la foi » en 1962, au temps du communisme soviétique, alors qu’il avait près de 90 ans [voir notre article ci-dessous]. « Rendons grâce à Dieu pour le témoignage de ce fervent défenseur de la foi et de la dignité de l’homme » a déclaré le Pape, qui a demandé à la foule rassemblée Place Saint-Pierre de l’applaudir, lui et le peuple lituanien.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant et après l'Angélus sur Zenit.org.

  • Béatification à Vilnius de Mgr Théophile Matulionis, martyr de la Lituanie

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    Le décret de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant le martyre de l’archevêque lituanien Théophile Matulionis (1875-1962), avait été publié le 1er décembre 2016.

    La célébration sera présidée ce dimanche 25 juin 2017 sur le parvis de la cathédrale Saint-Casimir de Vilnius, par le Cardinal Angelo Amato, entouré des évêques de Lituanie et d’une délégation du Conseil des conférences des évêques d’Europe (CCEE) présidée par le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes (Italie), dont le Cardinal Vincent Nichols, Archevêque de Westminster (Grande-Bretgne), et Mgr Stanislaw Gadecki, Archevêque de Poznan (Pologne).

  • Béatification en Italie de la théologienne et mystique italienne Itala Mela (1904–1957), oblate bénédictine

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    Itala Mela (1904–1957) sera béatifiée ce samedi 10 juin 2017, à La Spezia, en Ligurie, dans le nord de l’Italie, par le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Biographie à lire sur Zenit.org.

  • Regina Caeli de ce dimanche 14 mai 2017

    C’est devant des milliers de fidèles réunis sous les fenêtres du Palais apostolique que le Pape François a récité la prière du Regina Caeli, ce 14 mai 2017, Ve Dimanche de Pâques. Au lendemain de son retour à Rome, le Souverain Pontife a longuement évoqué son pèlerinage à Fatima, au Portugal, revenant sur le sens profond de ce 19e voyage apostolique éminemment marial.

    « A Fatima, je me suis immergé dans la prière du peuple fidèle, prière qui coule comme un fleuve depuis cent ans, pour implorer la protection maternelle de Marie sur le monde entier », a affirmé le Pape avant de rendre grâce à Dieu de lui avoir permis de se rendre aux pieds de la Vierge, comme « pèlerin d’espérance et de paix ».

    Le Pape François est ensuite revenu sur les temps forts de ce voyage, notamment sur son long temps de prière, vendredi après-midi dans la chapelle des Apparitions, devant la statue de Notre-Dame du Rosaire. Un face-à-face intense, empreint de dévotion filiale, accompagné par le « silence orant des fidèles ». Et au milieu de tout, il y avait « le Christ ressuscité, présent au milieu de son peuple, (…) et au milieu des nombreux malades, qui sont protagonistes de la vie liturgique et pastorale de Fatima, comme de chaque sanctuaire marial ».

    A Fatima, a encore rappelé le Pape, « la Vierge Marie a choisi des cœurs purs et innocents pour être les dépositaires de son message », les petits bergers, Lucie, Jacinthe et François. En canonisant Jacinthe et François, « j’ai voulu proposer à toute l’Église leur exemple d’adhésion au Christ », a précisé le Saint-Père, qui souligne toutefois que la sainteté de ces enfants n’est pas la conséquence des apparitions reçues, mais bien de leur « fidélité et de l’ardeur avec lesquels ils ont répondu au privilège de pouvoir voir la Vierge Marie. Après leur rencontre avec la ‘Belle Dame’, ils récitaient souvent le chapelet, ils faisaient pénitence, offraient des sacrifices pour la fin de la guerre, pour les âmes ayant le plus besoin de la Divine Miséricorde ».

    Aujourd’hui encore, a conclu le Pape « il y a tant besoin de prière et de pénitence pour implorer la grâce de la conversion, ainsi que la fin des conflits absurdes et des violences qui défigurent le visage de l’humanité ». Et le Saint-Père de confier à Marie, « la Reine de la Paix, le sort des populations affligées par les guerres et les conflits, en particulier au Moyen-Orient. Tant de personnes innocentes sont durement éprouvées, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes, ou qu’elles appartiennent à des minorités comme les Yézidis, lesquelles subissent des violences tragiques et des discriminations ». Après avoir assuré ces populations de sa solidarité et de sa prière, le Pape a remercié « ceux qui s’engagent à subvenir aux besoins humanitaires » de tous, et encouragé toutes les communautés à « suivre le chemin du dialogue et de la réconciliation pour construire un futur de respect, de sécurité et de paix. »

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    Le Pape a encore rappelé la béatification à Dublin, ce samedi 13 mai, du jésuite irlandais, John Sullivan (1861-1933), qui consacra sa vie à l'enseignement et à la formation spirituelle des jeunes.

    Et en ce 14 mai 2017, fête des mères en Italie, il a enfin appelé à se « souvenir avec gratitude et affection de toutes les mères, également de celles qui sont au Ciel, en les confiant à Marie, la mère de Jésus », avant d'inviter la foule des fidèles à prier en silence quelques instants, chacun, pour sa maman.

    Source : Radio Vatican (MA).

    Traduction française des paroles du Pape avant et après le Regina Caeli sur Zenit.org.

  • Regina Caeli de ce dimanche 7 mai 2017

    C’est en compagnie de quatre nouveaux prêtres que le Pape François a donné sa bénédiction ce dimanche 7 mai 2017, « dimanche du Bon Pasteur », lors de la prière du Regina Caeli, au Vatican. Il avait auparavant célébré la Messe en la Basilique Saint-Pierre à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations au cours de laquelle il a ordonné dix nouveaux prêtres dont six du diocèse de Rome. Dans son commentaire de l’Évangile, le Pape est revenu sur la figure de Jésus, Bon Pasteur.

    Dans cette parabole, Jésus s’identifie au bon pasteur qui conduit son troupeau de brebis. Il utilise aussi l’image de la porte. Le Bon Pasteur « est devenu la porte du salut de l’humanité parce qu’il a offert sa vie pour ses brebis » a expliqué le Pape.

    « Jésus, bon pasteur et porte des brebis, est un chef dont l’autorité s’exprime dans le service, un chef qui, pour commander, donne la vie et ne demande pas aux autres de la sacrifier. On peut avoir confiance en un tel chef, comme le font les brebis qui écoutent la voix de leur pasteur parce qu’elle savent qu’avec lui on va vers de bons et abondants pâturages » poursuit le Saint Père. Il qualifie ainsi le pasteur de « présence amicale, forte et douce en même temps, qui conduit, protège, console et soigne ».

    « Le Christ est ainsi pour nous » précise le Pape qui regrette que nous rationnalisions trop la foi et que nous perdions la perception du timbre de la voix de Jésus le bon pasteur. Le Pape François nous demande donc de nous poser cette question : « est-ce que je me sens aimé par Jésus ? ». « Nous ne sommes jamais des étrangers pour lui, mais des amis et des frères », souligne le Pape qui invite les fidèles à rester attentifs. « Il y a toujours le risque d’être distraits par le vacarme de nombreuses autres voix. Aujourd’hui, nous sommes invités à nous détacher des faux savoirs de ce monde et à suivre Jésus, le Ressuscité comme un unique guide qui donne du sens à notre vie ».

    Prier le rosaire de la paix

    Après la prière du Regina Caeli, le Pape a rappelé la béatification la veille en Espagne, à Gérone, d’Antonio Arribas Hortigüela et de six de ses compagnons, religieux de la Congrégation des Missionnaires du Sacré Cœur. Les nouveaux bienheureux ont été exécutés en 1936 pendant la Guerre d’Espagne. (voir ci-dessous)

    Le Pape a salué ensuite les membres de l’Association italienne Meter qui depuis vingt ans lutte contre toutes formes d’abus sexuels sur mineurs. Le Pape les a remerciés pour leur travail incessant en faveur de l’Église et de la société.

    Enfin, avant de saluer les pèlerins, il leur a demandé de prier leur rosaire pour la paix, « comme l’a demandé la Vierge à Fatima » où il se rendra dans moins de deux semaines à l’occasion du centenaire de la première apparition.

    Source : Radio Vatican (XS).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

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    « Hier, à Gérone, en Espagne, ont été béatifiés Antonio Arribas Hortigüela et six compagnons, religieux de la Congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur. Ces disciples fidèles et héroïques de Jésus ont été tués en haine de la foi en un temps de persécution religieuse. Que leur martyre, accepté pour l'amour de Dieu et dans la fidélité à leur vocation, suscite dans l’Église le désir de témoigner avec courage l’Évangile de la charité. »

  • Bientôt cinq nouveaux bienheureux et sept vénérables

    L’Église comptera bientôt cinq nouveaux bienheureux, dont un martyr, et sept nouveaux vénérables. Le Pape François a autorisé ce jeudi 4 mai 2017 la Congrégation pour la Cause des Saints à promulguer plusieurs décrets, après avoir reçu son préfet le Cardinal Angelo Amato. Ils concernent notamment la religieuse française Marie de la Conception, fondatrice des sœurs marianistes, et le père de famille malgache Lucien Botovasoa.

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    Un des décrets reconnaît notamment un miracle attribué à l’intercession de Marie de la Conception (au siècle Adèle de Batz de Trenquelléon), fondatrice des sœurs marianistes, ouvrant la voie à sa béatification. Née en 1789 dans une famille française noble, elle part en 1797 en exil avec sa mère et son frère suite à la révolution. En 1801, c’est lors de sa première communion en Espagne, sur le chemin du retour vers la France, que naît en elle le désir de devenir carmélite. Après avoir mise en place une « petite société » de femmes, chargée de soutenir la Congrégation fondée par le Père Chaminade à Bordeaux, Adelaide de Batz de Trenquelléon décide d’aller plus loin et crée le 25 mai 1816 l’Institut des Filles de Marie (sœurs marianistes) à Agen. Elle meurt le 10 janvier 1828. Aujourd’hui les sœurs marianistes sont des religieuses apostoliques présentes dans 14 pays du monde. D’après son site internet, « la Congrégation est ouverte, en principe, à toutes les formes d'apostolat mais elle privilégie celles qui permettent de "multiplier les chrétiens", d'éveiller à la foi, de former des communautés chrétiennes et des apôtres, et qui s'adressent plus particulièrement aux jeunes et aux pauvres. »

    Un autre décret concerne le martyre de Lucien Botovasoa, père de famille et franciscain séculier, mort décapité en 1947 pendant l’insurrection liée à l’indépendance de Madagascar. Il y a deux ans, le Père François Noiret, jésuite et anthropologue français travaillant à Madagascar, nous avait dressé son portrait.

    3 autres futurs bienheureux

    Les autres vénérables qui se voient reconnaitre un miracle par leur intercession sont :
    - le Père capucin américain Francesco Solano Casey (au siècle Bernardo, 1870-1957)
    - la Sœur allemande Chiara Fey (1815-1894), fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Pauvre Enfant Jésus
    - la Sœur argentine Caterina di Maria (au siècle Giuseppa Saturnina Rodriguez, 1823-1896), fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des Pauvres.

    Enfin sept serviteurs de Dieu se voient reconnaitre leurs vertus héroïques :

    - le Cardinal italien Elia dalla Costa (1872-1961), archevêque de Florence, nommé Juste parmi les nations pour avoir mobilisé son clergé durant la Seconde guerre mondiale afin de mettre à l'abri des familles juives
    - le Cardinal vietnamien Francesco Saverio Nguyên Van Thuân (1928-2002), qui passa de nombreuses années en prison dans son pays

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    - la Sœur italienne Giovanna Meneghini (1868-1918), fondatrice de la Congrégation des Sœurs Ursulines du Cœur Sacré de Marie
    - la Sœur italienne Vincenza Cusmano (1826-1894), mère supérieur générale de la Congrégation des Pauvres servantes de la Divine Providence
    - le laïc et père de famille italien Alessandro Nottegar (1880-1952), fondateur de la Communauté Regina Pacis (1943-1986)
    - la laïque italienne Edvige Carboni
    - la laïque italienne Maria Guadalupe Ortiz de Landázuri y Fernández de Heredia (1916-1975), membre de la prélature personnelle de la Sainte Croix et Opus Dei.

    Source : Radio Vatican (SBL).

  • Regina Caeli de ce dimanche 30 avril 2017

    En conclusion de l'Audience accordée à l'Action Catholique italienne sur la Place Saint-Pierre, le Pape François est intervenu plus spécialement sur les événements touchant le Venezuela, avant la prière du Regina Caeli.

    « Nous ne cessons de recevoir des informations dramatiques sur la situation au Venezuela, et sur l’aggravation des affrontements, avec de nombreux morts, des blessés, et des personnes emprisonnées ». « Je m’unis à la douleur des familles des victimes » dit le Saint Père en assurant de ses prières, et appelle vivement « le gouvernement et toutes les composantes de la société vénézuélienne pour que soit évitée toute nouvelle violence », pour le respect des droits de l’homme, pour que s’ouvrent des négociations offrant une solution à la grave crise humanitaire, sociale, politique et économique que traverse le pays, et qui est en train d’exténuer la population. « Je confie à la Très Sainte Vierge Marie l’intention pour paix, pour la réconciliation et pour la démocratie dans ce cher pays ».

    Après avoir adressé un appel pour une solution négociée à la crise au Venezuela, et dit son inquiétude pour les pays en difficultés dont la République de Macédoine, le Pape François a salué la béatification samedi 29 avril à Vérone de la Fondatrice des Sœurs de la Sainte Famille, Léopoldine Naudet (1773-1834). Issue de la Cour des Hasbourg, élevée à Florence puis à Vienne, elle a toujours démontré une forte vocation pour la prière et à l'éducation. Léopoldine s'est consacrée à Dieu, et après différentes expériences, elle a fondé à Vérone une nouvelle communauté religieuse sous la protection de la Sainte Famille, toujours très active aujourd'hui dans l’Église. Le Saint Père s'unit à la joie de la communauté, au lendemain de cette béatification.

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    A l'occasion de la Journée de l'Université Catholique du Sacré Cœur, le Pape François apporte son soutien et ses encouragement à « cette importante institution » qui investit sans cesse sur la formation des jeunes pour améliorer le monde. « La formation chrétienne se base sur la Parole de Dieu », a dit le Saint-Père. « C'est pour cette raison que je souhaite aussi évoquer le « dimanche biblique » en Pologne ». Une journée où dans les paroisses, les écoles et dans les médias sont lus des extraits des Saintes Écritures.

    Enfin, il a salué et remercié les membres de l'Action Catholique Italienne qui à l'occasion du 150ème anniversaire de leur fondation ont rempli la place Saint Pierre de fidèles pour célébrer une journée de fête : « Avancez ! », leur a lancé le Pape.

    Au lendemain de son 18ème voyage apostolique - le Pape François est rentré samedi soir d’Égypte - le Saint Père s'est adressé à Marie pour la remercier de sa visite de 27 heures au Caire : « Qu'elle Bénisse le peuple égyptien tout entier si accueillant, a-t-il dit, les autorités, les fidèles chrétiens et musulmans ; et qu'elle donne la paix à ce pays ».

    Source : Radio Vatican (JCP)

  • Regina Caeli de ce dimanche 23 avril 2017

    Le Pape François a récité ce dimanche 23 avril la prière du Regina Caeli depuis la fenêtre du palais apostolique. Un dimanche au cours duquel l’Église célèbre la Divine Miséricorde, une fête voulue par le pape Saint Jean-Paul II le dimanche qui suit Pâques. « En cette période après Pâques, a rappelé le Souverain Pontife, le dimanche a une signification encore plus lumineuse, car dans la tradition de l’Église, on l’appelle "in albis", en souvenir du rite du baptême, où chaque baptisé endossait un vêtement blanc pour indiquer leur dignité d’enfant de Dieu. »

    Le Pape a rendu hommage à l’intuition de son prédécesseur polonais d’avoir institué cette fête de la Divine Miséricorde. « Nous avons conclu il y a peu le jubilé extraordinaire de la miséricorde, a-t-il rappelé, et ce dimanche nous invite à reprendre avec force la grâce qui provient de la miséricorde de Dieu ». Le Saint-Père a repris la lecture de l’Évangile de Jean où Jésus apparait à ses disciples au Cénacle en leur disant : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie », avant de leur envoyer l’Esprit Saint. « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »  Tel est le sens de la miséricorde a expliqué le Pape, celui de Jésus ressuscité qui pardonne les péchés. Ainsi, le Christ ressuscité a transmis comme première mission à son Église de porter à tous l’annonce concrète du pardon.

    Cette miséricorde, vécue à la lumière de Pâques, se laisse comprendre comme une forme véritable de connaissance du mystère que nous vivons a poursuivi le Saint-Père. « Elle ouvre la porte de l’esprit pour mieux comprendre le mystère de Dieu et de notre existence personnelle. Elle nous fait comprendre que la violence, la rancœur, la vengeance n’ont aucun sens, et que la première victime est celui qui est animé par ces sentiments. La miséricorde ouvre aussi la porte du cœur et permet d’exprimer sa proximité surtout envers ceux qui sont seuls et marginaux, parce qu’elle les fait se sentir frères et fils d’un seul Père. »

    « Cette miséricorde, en somme, nous invite tous à être des instruments de justice, de réconciliation et de paix, a conclu le Pape, n’oublions jamais qu’elle est la clé de voute de la foi et la forme concrète par laquelle nous rendons visible la résurrection de Jésus ». A l'issue de la prière, le Pape a remercié les fidèles pour les nombreux messages d'affection qu'il a reçus pour la fête de Pâques.

    Source : Radio Vatican (OB).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Béatification à Oviedo (Espagne) de Luis Antonio Rosa Ormières (1809-1890)
    prêtre français, fondateur des Sœurs de l’Ange gardien

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    Au lendemain de la béatification du P. Louis Antoine Ormières (1809-1890), le Pape François a salué sa mémoire, comme exemple pour le monde de l’éducation :

    « Il a dépensé ses nombreuses qualités humaines et spirituelles au service de l’éducation, et pour cela fonda la Congrégation des Sœurs de l’Ange Gardien. Que son exemple et son intercession aident en particulier ceux qui travaillent dans les écoles et dans le domaine éducatif ».

    Biographie du P. Louis Antoine Ormières sur Nominis et Zenit.org.

  • Béatification de Josef Mayr-Nusser (1910-1945), père de famille, mort martyr sous le nazisme

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    Le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, présidera la célébration ce samedi 18 mars au nom du Pape François, en la cathédrale de Bolzano en Italie.

    Biographie détaillée de Josef Mayr-Nusser sur Aleteia et Zenit.org.

    Photographie : © josef-mayr-nusser.it

  • Un martyr slovaque du communisme bientôt béatifié

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    Recevant en audience, ce lundi 27 février, le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, le Pape François a autorisé le dicastère à promulguer les décrets reconnaissant :

    - le martyre du Serviteur de Dieu Tito Zeman, prêtre salésien slovaque, né le 4 janvier 1915, tué en haine de la foi le 8 janvier 1969. En avril 1950, lorsque le régime communiste interdit les congrégations religieuses, et commença à déporter prêtres et consacrés, Tito Zeman organisa l’exfiltration clandestine vers Turin de jeunes Salésiens, afin qu’ils puissent poursuivre leur formation. Arrêté, puis jugé comme "espion du Vatican", il fut condamné à 25 ans de prison. Relâché au bout de 12 années de détention, il mourut 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements infligés en prison.

    - ainsi que les vertus héroïques des Serviteurs et Servantes de Dieu :

    - Ottavio Ortiz Arrieta (1878-1958), premier salésien d’origine péruvienne, évêque de Chachapoyas, un diocèse très vaste et difficile à administrer, qu’il parcourut infatigablement. Il refusa l’archevêché de Lima pour se consacrer à son diocèse de la Cordillères des Andes.

    - Antonio Provolo (1801-1842), prêtre du diocèse de Vérone (Italie), fondateur de la Société de Marie pour l’éducation des sourds-muets et de la Congrégation de Marie pour l’éducation des sourdes-muettes.

    Antonio Repiso Martínez de Orbe (1856-1929), jésuite mexicain, fondateur de la Congrégation des sœurs du Divin Pasteur.

    - Maria della Mercede Cabezas Terrero (1911-1993), religieuse espagnole, fondatrice de l’Institut religieux des Œuvres missionnaires du Sacré Cœur de Jésus.

    - Lucia dell’Immacolata (1909-1954), religieuse italienne de la Congrégation des Ancelles de la Charité.

    - Pedro Herrero Rubio (1904-1978), laïc espagnol, médecin auprès des enfants pauvres.

    - Vittorio Trancanelli (1944-1998), laïc italien, père de famille et médecin.

    Source : Radio Vatican (MA).

  • Béatification de Justo Takayama Ukon, à Osaka au Japon

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    Statue de Takayama Ukon, surnommé le "samouraï du Christ",
    à Manille aux Philippines (DR)

    Le décret de béatification comme martyr de Justo Takayama Ukon (1552-1615), laïc japonais, samouraï converti au christianisme, avait été publié le 21 janvier 2016 par la Congrégation pour les causes des saints. La messe de béatification s’est déroulée à Osaka dans une vaste arène de concerts, en présence de Mgr Takeo Okada, archevêque de Tokyo, et de nombreux évêques, devant une foule d’environ 12.000 fidèles.

    Vie de Takayama Ukon sur le site d'Eglises d'Asie.