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Prières

  • Prière - Jésus, le seul et véritable ami

    « Jésus, vous êtes le seul et véritable ami. Vous prenez part à tous mes maux, vous vous en chargez, vous savez le secret de me les tourner en bien, vous m'écoutez avec bonté, lorsque je vous raconte mes afflictions, et vous ne manquez jamais de les adoucir. Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais ; et si je suis obligé de changer de demeure, je ne laisse pas de vous trouver où je vais. Vous ne vous ennuyez jamais de m'entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d'être aimé, si je vous aime. Vous n'avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres. Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m'enlèvera point votre amitié ; et la mort qui nous arrache à tous les autres amis, me doit réunir avec vous. Toutes les disgrâces de l'âge ou de la fortune ne peuvent vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire. Vous souffrez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours prêt à revenir, si je veux. »

    St Claude la Colombière (1641-1682), Réflexions chrétiennes, 39. "De saint Jean, l'ami de Jésus-Christ", in "Écrits spirituels", DDB, 1962.

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  • Vivre l'Avent avec saint Joseph

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    Cette année, la Province de Paris des Carmes Déchaux vous propose une retraite en ligne avec saint Joseph. Depuis sainte Thérèse d’Ávila (1515-1582), Joseph a une place importante dans la tradition carmélitaine. La rénovatrice du Carmel a donné le nom de saint Joseph à la plupart des monastères qu’elle fondait. De plus, elle recommandait à ses sœurs carmélites de prendre comme maître de prière "notre glorieux Père saint Joseph".

    Il a joué un rôle déterminant dans l’histoire de notre salut et il est pourtant passé presque inaperçu parmi les siens. Que dire de celui dont l’Écriture Sainte n’a retenu aucune parole ?

    Saint Joseph a pourtant tant de choses à nous apprendre. Il nous aidera à entrer dans le silence en cet Avent pour laisser place à la Parole de Dieu qui est son Fils. Nous suivrons donc une retraite biblique éclairée par la tradition du Carmel pour nous préparer à accueillir Jésus, le Verbe de Dieu éduqué par Joseph et par Marie.

    Programme de l'Avent

    Thématique de chaque semaine de l'Avent :

    • Introduction : se laisser surprendre
    • Semaine 1 : ajuster son attente
    • Semaine2 : se retourner vers Dieu
    • Semaine 3 : donner voix à la Parole
    • Semaine 4 : ouvrir son cœur
    • Noël : la joie de Joseph
    • Épiphanie : témoignages

    Après une introduction à la retraite envoyée le mercredi 29 novembre, vous recevrez chaque vendredi un email hebdomadaire. Vous pourrez télécharger le contenu de la semaine en format word ou PDF (version PC ou mobile). Dans cet email vous trouverez :

    1- Une méditation spirituelle qui comprend :

    • un commentaire d’Évangile
    • une méditation sur saint Joseph et une prière
    • 3 pistes de mise en pratique

    2 - Un calendrier pour prier du lundi au samedi avec 6 courtes méditations en images et avec des phrases bibliques.

    3-  Une version audio du résumé de la méditation en 2-3 minutes.

    (Pour les personnes très « connectées », vous pouvez suivre ce calendrier chaque matin sur la page Facebook, sur Hozana et sur le compte Twitter « Carmes de Paris ».)

    Toutes les infos sont sur le site web des Carmes de Paris.

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  • Intention de prière du pape pour le mois de novembre

    Témoigner de l’Évangile en Asie :
    « Pour les chrétiens d’Asie afin qu’en témoignant de l’Évangile par la parole et l’action, ils favorisent le dialogue, la paix et la compréhension réciproque, particulièrement avec les membres d’autres religions. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Prière à St Raphaël, Archange

    « Ô saint ange Raphaël, fidèle ministre du Seigneur, guide sûr et zélé des pauvres pèlerins du temps à l'éternité, nous recourons à vous et nous vous demandons humblement votre céleste protection. La vie pour nous, vous le savez, est un voyage rempli de périls et de dangers. Le démon, comme un monstre toujours acharné à notre perte, s'efforce de nous dévorer ; il sème sous nos pas les pièges, les embûches ; il fait à notre âme de profondes et trop souvent de mortelles blessures ; il jette sur ses yeux le voile du péché, qui obscurcit en elle la lumière de la foi et la prive des doux et bienfaisants rayons du Soleil de justice.
    Venez donc à notre aide, ô bienheureux archange ! Voyez notre faiblesse, les dangers qui nous menacent, et daignez être notre guide. Dirigez nos pas incertains dans les voies de Dieu ; faites briller à nos yeux la douce lumière du ciel ; enseignez-nous les remèdes propres à guérir nos âmes si faibles, si languissantes ; éloignez d'elles le démon ; apprenez-nous à le vaincre, à déjouer les ruses de sa malice, à le combattre par la prière et la mortification.
    Ne nous quittez pas, nous vous en supplions, pendant tout le cours de notre périlleux voyage ; soutenez-nous si nous faiblissons, si notre courage chancelle par les fatigues et les longueurs de la route. Vous le savez, notre Père du ciel, qui est aussi le vôtre, nous attend avec une inquiète sollicitude ; il craint pour notre faiblesse les dangers du voyage. Redoublez donc de zèle, ô charitable esprit ! et ne nous quittez qu'en nous remettant entre ses bras, afin que nous puissions le louer et le bénir éternellement avec vous. Ainsi soit-il. »

    [Léonie Guillemaut], Méditations sur les Saints Anges pour tous les jours du mois d'octobre et pour le mardi de chaque semaine par l'Auteur de l'Eucharistie méditée (Onzième jour, prière), Approuvé par Monseigneur l'évêque d'Autun, Lyon, P.N. Josserand libraire-éditeur, 1867.

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    Cima da Conegliano (1459-1517)
    L’Archange Raphaël et Tobie entre St Jacques le Majeur et St Nicolas de Bari (1514-1515)
    Venise, Galleria dell’ Accademia

    (Crédit photo)

  • Acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus

    « O Cœur adorable de mon divin Rédempteur, source féconde de toutes grâces, Roi de tous les cœurs, je vous consacre aujourd'hui le mien avec tous ses mouvements et le dévoue entièrement à votre service. Venez donc y régner, ô mon Dieu, venez y commander en Souverain, bannissez-en tout ce qui vous déplaît, redressez ses inclinations, corrigez ses dérèglements, purifiez ses intentions, imprimez en lui l'amour de vos saintes lois. Faites que la douceur, la patience, l'humilité, le mépris et le détachement des biens de la terre, et toutes les vertus qui ont fait vos délices fassent aussi les délices de mon cœur. Soyez son guide dans les routes dangereuses de ce monde, son consolateur dans ses misères, son asile dans les persécutions et son défenseur contre les portes de l'enfer. Mais surtout je vous conjure par le sang précieux que vous avez répandu pour moi d'embraser au plus tôt mon cœur de ce feu sacré que vous avez apporté sur la terre. J'ai tout à craindre de sa fragilité, mais je mets en vous toute ma confiance, et j'espère tout de votre bonté.
    Consumez donc en moi tout ce qui vous déplaît, éloignez de moi tout ce qui peut vous résister, imprimez si avant votre amour dans mon cœur que jamais je ne puisse ni vous offenser ni vous oublier, ni être séparé de vous. Que mon nom soit écrit en votre Cœur, et que mon cœur soit semblable au vôtre afin qu'en vous et par vous il aime Dieu éternellement.
    Ainsi soit-il. »

    Cet Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus figurait dans le "Livre des Heures d'Adoration en Union avec le sanctuaire du Sacré-Cœur de Montmartre", et était récité 3 fois par heure par les fidèles en adoration (Paris, Bureaux de la Basilique, 1897).

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  • "Regina del santo Rosario", prière composée par Pie XII en 1942

    « Reine du Très Saint Rosaire, Secours des chrétiens, Refuge du genre humain, victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés, suppliants au pied de votre trône, dans la certitude d’obtenir miséricorde et de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre Cœur maternel.

    C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église — Corps mystique de votre Fils Jésus — qui souffre et verse son sang en tant de lieux, qui est en proie aux tribulations de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

    Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales ; par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, d’époux, de frères, d’enfants innocents ; par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge ; par tant de corps déchiquetés dans l’horrible carnage ; par tant d’âmes torturées et agonisantes, par tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

    Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix ! et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu.

    Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix et faites que se lève pour eux le soleil de la vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (Luc II, 14).

    Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, et particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y avait pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique et vrai Pasteur.

    Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérites et en nombre.

    Enfin, de même qu’au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes leurs espérances étant placées en lui, Il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel magnificat de gloire, d’amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus, en qui seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix. »

    Pie XII, Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, 31 octobre 1942. In "Notre Dame", Les Enseignements pontificaux, Desclée, 1957-58.

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  • Prière à Saint Michel Archange

    « Ô bienheureux Archange, glorieux chef de la milice céleste, vous qui avez si vaillamment combattu les combats du Seigneur ; vous qui, maintenant encore, combattez pour sa gloire en veillant sur son Église, en vous opposant aux efforts de ses ennemis, daignez agréer nos humbles hommages et prêter une oreille attentive à la voix de notre prière. Membres et enfants de l’Église, ses douleurs sont nos douleurs, ses épreuves, nos épreuves. Nos larmes se mêlent à ses larmes, et nous appelons de tous nos vœux le jour du triomphe pour cette tendre mère. Hâtez, ô saint Archange, par votre puissante intercession, la venue de cet heureux jour ! Couvrez de votre protection l’Église notre mère comme d'un bouclier contre lequel viendront s'émousser tous les traits de ses ennemis. Déjouez les complots de l'enfer, veillez sur les jours de notre Souverain Pontife (1), consolez-le, fortifiez-le ; inspirez vos pontifes (2), conduisez leurs plumes, dictez leurs paroles, donnez-leur cet esprit de fermeté, de force et de sagesse que vous puisez en Dieu, afin que l’Église trouve dans chacun d'eux un appui et un vaillant défenseur de sa foi !

    Daignez encore, ô bienheureux Archange, nous défendre nous-mêmes contre les pièges de l'esprit infernal ! Voyez notre faiblesse et sa force ; combien, livrés à nous-mêmes, nous sommes impuissants à lui résister et à éviter les pièges qu'il nous tend. Soyez touché de notre misère, et ne souffrez pas que nous devenions la proie du lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous dévorer. Défendez-nous de sa malice, ô saint Archange, ayez pitié de la faiblesse de vos frères de la terre : ils sont faibles, mais vous êtes fort, et vous ne les laisserez pas périr. Assistez-nous surtout, ô notre saint protecteur, à ce moment terrible où la vie ne nous apparaîtra plus que comme un songe près de finir, où toutes les espérances de la terre s'évanouiront pour nous, où toutes ses illusions se dissiperont aux premiers rayons du grand jour de l'éternité arrivant à notre âme tremblante au milieu des angoisses de l'agonie et des épouvantes de la mort ! Oh ! ne nous refusez pas votre assistance à ce moment suprême qui décidera de notre éternité ; accourez à notre aide ; couvrez-nous de vos ailes ; éloignez, par votre présence, les cruels ennemis qui, à cette dernière heure, redoubleront leurs efforts pour ravir notre âme à Jésus ! Ah ! ranimez alors dans cette âme abattue et défaillante le feu sacré de la charité ; obtenez que son dernier soupir soit un soupir d'amour, afin que présentée par vous au souverain Juge, elle en reçoive un accueil favorable et puisse bientôt l'aimer et le bénir éternellement avec vous ! Ainsi soit-il. »

    1. Pie IX dans l'écrit original. - 2. les évêques.

    [Léonie Guillemaut], Méditations sur les Saints Anges pour tous les jours du mois d'octobre... (Neuvième jour) par l'auteur de l'Eucharistie méditée, Approuvé par Monseigneur l'évêque d'Autun, Lyon, P.N. Josserand, Libraire-Éditeur, 1867.

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    Gravure de Hieronymus Wierix, fin XVIe siècle

  • Méditation - Prière pour la fin du jour...

    « Quand le soir tombe et que la fin d'un jour, en s'annonçant, me fait songer à la fin des choses, comme j'ai besoin de vous prier de me garder cette vie qui ne passe pas :

    « Écoutez, au moment où les ténèbres de la nuit s'approchent, nos prières qu'accompagnent nos larmes. Ne permettez pas que notre âme, appesantie par le poids du péché, se détourne des choses éternelles et qu'elle quitte cette patrie intérieure où l'on vous connaît, où l'on vous aime. »

    Le péché vous chasse, il fait la nuit, il remplace la lumière, qui vous montre à moi dans votre splendeur radieuse d'être infini, par la clarté inférieure et douteuse qui m'égare vers la créature. Il ne me permet plus de discerner nettement ce qui est vérité et mensonge, vrai bien et faux bien. Écartez de moi ces ténèbres. Faites au contraire que le soir de ma vie soit de plus en plus cette fin apaisée des longues journées d'été, où les nuages ont pu s'amonceler, le tonnerre gronder, le soleil darder un rayon trop dur, mais qui s'achève dans le calme recueilli et confiant où s'annonce un beau lendemain.

    Donnez-moi cela, ô Vous pour qui il n'y a ni orage ni nuage menaçant, ni rayon qui brûle, ni tempête qui dévaste, ni jour qui finit. Donnez-moi de vous connaître et de vous aimer comme vous vous connaissez et vous vous aimez ; donnez-moi votre vie éternelle. Vivez en moi, ô Père, dans mon âme que l'effort quotidien, soutenu par votre grâce, fera de plus en plus limpide ; engendrez comme dans un pur miroir votre Image qui est votre Fils ; gravez en moi vos traits ou mieux faites que je fasse cela, que bien souvent ma pensée aimante se retourne vers Vous. Donnez-moi de vous reconnaître, de vous adorer, de vous bénir en tout ce que vous voulez, en tout ce que vous faites. Donnez-moi votre Esprit qui ainsi vous reconnaît, vous adore et vous aime. »

    Dom Augustin Guillerand (1877-1945), Écrits spirituels Tome II (Liturgie d'Âme, Harmonie divine), Roma, Benedettine di Pricilla, 1967.

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    (Crédit photo : ©2015-2016 darkness-claws)

  • Méditation - Prière : « Ô Jésus, doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre. »

    « Ô Jésus, très doux agneau, qui ne maudissiez pas ceux qui vous maudissaient, ne menaciez pas ceux qui Vous injuriaient, qui répondiez avec une divine douceur au cruel mépris dont on Vous couvrait, ou Vous taisiez dans un admirable silence, aidez-moi, afin qu'à votre exemple, je puisse réprimer la colère, embrasser la mansuétude et, armé de patience, souffrir volontiers toute peine, afin d'arriver à jouir avec Vous de l'éternel repos. » (Vén. L. Du Pont)

    « Ô Seigneur, avec votre aide, je veux m'exercer particulièrement à la douceur et à la résignation à votre volonté, moins dans les choses extraordinaires que dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes.
    Dès que je m'apercevrai que la colère s'allume en moi, je recueillerai mes forces, non avec impétuosité, mais suavité, non avec violence, mais doucement, et je chercherai à rétablir mon cœur dans la paix. Mais, sachant bien que seul je ne pourrai rien faire, je prendrai soin de Vous appeler au secours, comme le firent les Apôtres, tourmentés par la tempête et ballotés par la mer en furie. Permettriez-Vous Seigneur, que je Vous invoque en vain ? En ces moments, daignez accourir à mon secours et commander aux passions de se taire, daignez lever votre main bénissante, et il s'en suivra un grand calme. Enseignez-moi à être doux avec tous, même avec ceux qui m'offensent ou me sont opposés, et jusqu'à moi-même, ne m'indisposant pas à cause de mes rechutes et de mes défauts. Quand je me retrouverai à terre, malgré mes efforts, je me reprendrai doucement et dirai : Allons ! mon pauvre cœur, nous voici de nouveau tombé dans cette fosse que nous nous étions proposé si souvent d'éviter. Relevons-nous et quittons-la pour toujours. Recourons à la miséricorde de Dieu, mettons notre espoir en elle et elle nous viendra en aide. Me confiant en Vous, Seigneur, je recommencerai, reprenant le chemin de l'humilité et de la mansuétude. » (cf. St François de Sales)

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome II (15e semaine après l'Octave de la Pentecôte, 10. Mansuétude, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 1962 (1ère éd. 1955).

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  • Méditation - L'exaltation de la Sainte Croix

    « Les leçons de cette fête.

    Elle nous dit le prix du signe de la croix. C'est le signe du salut. On le fait toujours avec profit, si on le fait avec respect, avec piété. Il nous préserve de bien des accidents ; il attire sur nous et sur nos travaux les bénédictions de Dieu. La croix parle à Dieu, elle lui représente tout ce que Notre-Seigneur a souffert pour nous.

    Mais la croix est aussi le symbole de la pénitence, de la réparation, du sacrifice. La croix était le couronnement de la vie de Notre-Seigneur, qui s'est passée tout entière dans l'humilité, le détachement, le mépris des jouissances terrestres et l'expiation de nos péchés. La croix parle à nos âmes, comme un signe sacré, comme un étendard éloquent. Elle est devenue le signe du chrétien. Elle indique le caractère de notre vie. Nous sommes des croisés, nous sommes marqués pour la lutte et le sacrifice. Une œuvre n'est vraiment chrétienne que si elle est marquée de la croix. Nos actions seront saintes si elles portent ce signe, si elles sont faites dans l'esprit d'humilité, de pénitence, de réparation. Nos entreprises seront bénies de Dieu, si elles sont marquées de la croix, et, au besoin, Dieu les en marquera lui-même par quelque épreuve, surtout s'il s'agit d'une œuvre importante.

    Divin Cœur de Jésus, vous avez aimé et voulu la croix, vous nous l'avez montrée dans les flammes de votre amour ; vous ne pouviez pas nous dire plus instamment qu'il faut l'aimer. J'embrasse votre croix. Je veux la porter aujourd'hui et tous les jours dans la pratique de la règle, de l'obéissance, du travail et dans le support des épreuves qui surviennent. »

    P. Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur - Méditations pour tous les jours de l'année, Tome II (14 septembre. L'exaltation de la Sainte Croix), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1910).

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    Adam Elsheimer (1578-1610), La Glorification de la Croix
    Musée Städel, Francfort-sur-le-Main (Allemagne)

    (Crédit photo)

  • Prière de Saint Ildephonse

    « Ô douce Vierge, illuminatrice des cœurs, guérissez mon aveuglement, illuminez ma foi, fortifiez mon espérance, allumez en moi la charité... Comme l'aurore brillante, vous avez précédé la course du Soleil éternel, vous éclairez le monde de la lumière de la grâce, vous illustrez l’Église par l'éclat de vos vertus.
    Ô glorieuse Souveraine, vous êtes celle dont parle l’Écriture en ces termes : Dieu dit : « que la lumière soit », et la lumière fut. Ô lumière pure, lumière ravissante, lumière illuminant le ciel, éclairant le ciel, faisant trembler l'enfer ! Lumière ramenant les égarés, fortifiant ceux qui languissent, réjouissant les Anges et tous les saints de la Cour céleste ! Ô lumière révélant les mystères, découvrant les choses cachées (1), dissipant les ténèbres ! Faites-nous voir nos souillures ; relevez nos ruines, dissipez nos ténèbres, guérissez les malades, éclairez les pécheurs dans la voie de la pénitence. »

    1. Ceci s'est passé à la lettre, en 1917, quand Notre-Dame du Rosaire se montre à Fatima. Dans une des apparitions, les rayons qui tombaient des mains de la Très Sainte Vierge procurèrent à la voyante une connaissance merveilleuse du grand mystère de la Sainte Trinité ; dans une autre, ces rayons éclairèrent l'enfer, en sorte qu'il fut donné aux trois enfants de contempler les damnés et l'océan de feu où ils sont plongés.

    St Ildephonse de Tolède (607-667), Sermon 17, pour le couronnement de la B.V.M., in P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'Oraison pour tous les jours de l'année, Tome II (13. Le Saint Nom de Marie), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

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  • Intention de prière pour le mois de septembre 2017

    Les paroisses au service de la mission :
    « Pour nos paroisses afin qu’animées d’un esprit missionnaire, elles soient des lieux de communication de la foi et de témoignage de la charité. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Souvenez-vous...

    « Souvenez-vous, ô Divin Cœur de Jésus, de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes et ne les laissez pas périr. Souvenez-vous de l'éternel et immense amour que vous avez eu pour elles ; ne repoussez pas ces âmes qui viennent à vous, défaillantes sous le poids de leurs misères, oppressées sous celui de tant de douleurs. Soyez touché de notre faiblesse, des dangers qui nous environnent de toutes parts, des maux qui nous font soupirer et gémir. Remplis de confiance et d'amour, nous venons à votre Cœur comme au cœur du meilleur des pères, du plus tendre et du plus compatissant des amis. Recevez-nous, ô Cœur Sacré, dans votre infinie tendresse, faites-nous ressentir les effets de votre compassion et de votre amour ; montrez-vous notre appui, notre médiateur auprès de votre Père, et, au nom de votre précieux Sang et de vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps et celle de vous posséder dans l’Éternité. Ainsi soit-il. »

    Imprimatur :
    Nil obstat : Prunier, censor - Sagii, die 8a Junii 1912. F.-J. Girard, V. G.
    Imprim. Bauer. Marchet C. Dijon.

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    rappel : notre dossier sur la dévotion au Cœur Sacré de Jésus

  • Prière à la très Sainte Vierge, pour obtenir par son intercession la vertu d'humilité

    « Celui qui s'élève sera humilié, et celui qui s'abaisse sera exalté, dit le Sauveur. Marie, quoique la plus élevée en dignité de toutes les créatures, s'étant la plus profondément humiliée, mérite par conséquent d'être la plus exaltée. Ainsi regardez sa glorieuse Assomption comme une récompense et un triomphe de son humilité. Si vous voulez vous sauver et avoir part à sa gloire, appliquez-vous à l'imiter dans son humilité.

    Parcourez la vie de cette mère de Dieu, et vous n'y verrez que des actes de l'humilité la plus parfaite. Elle se renferme dans le temple dès l'âge de trois ans, pour se cacher aux yeux des créatures et pour n'avoir que Dieu seul pour témoin de la vie plus qu'angélique qu'elle y menait, des sentiments, des actes continuels du plus pur et du plus ardent amour que son cœur y produisait.

    C'est par cette humilité si profonde que cette servante de Dieu mérite de devenir sa mère ; parce qu'elle est vide d'elle-même, elle va devenir pleine de grâce et pleine de Dieu, pour devenir un jour pleine de gloire. »

    « Heureuse humilité ! s'écrie saint Augustin, c'est vous qui avez fait descendre un Dieu du ciel par Marie, la plus humble de toutes les créatures ; vous avez donné un Sauveur à tous les hommes et engendré la vie aux mortels. Vous avez purifié le monde, renouvelé les cieux, éclairé les aveugles, délivré les captifs, brisé leurs chaînes, fermé les portes de l'enfer, et ouvert celles du paradis.

    Votre humilité, couronnés aujourd'hui d'une gloire si éclatante, ô Vierge sainte ! m'apprend que si cette céleste patrie, à laquelle j'aspire, est infiniment élevée au-dessus de moi, la voie qui y conduit est bien humble et bien basse, et que, pour parvenir à une gloire si haute et si sublime, je ne dois pas refuser de prendre le chemin de l'humilité que votre adorable Fils et vous m'avez tracé d'une manière à ne s'y pas méprendre.

    Aidez-moi, Vierge sainte, à marcher sur vos traces, à penser, à dire et à sentir si je fais quelque chose de bien, que le Tout-puissant a tout opéré en moi. C'est ainsi que j'obtiendrai la grâce et la miséricorde dans cette vie et la gloire dans l'autre. Ainsi soit-il. »

    Jean-François-Hilaire Oudoul, Esprit du R.P. Avrillon pour passer saintement l'Avent, le Carême, la Pentecôte, la Fête-Dieu et l'Assomption (Le 22 août. Huitième jour de l'Assomption de Marie), Troisième édition, Paris, Aug. Vaton, 1845.

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    Ludwig von Löfftz (1845-1910), L'Assomption de Marie (1888)
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  • Prière - Action de grâces après la Communion

    « Ô mon Jésus, je me suis approchée de vous par Marie, c'est encore par Elle que je puis vous rendre de dignes actions de grâces ; je vous offre sa ferveur et la vivacité de son amour, après ses communions. Je vous offre ses joies lorsqu'elle voit le don de l'Eucharistie fait à un grand nombre d'âmes. Je vous offre ses actions de grâces du temps, ses louanges éternelles. Je les fais miennes, pour m'acquitter envers vous. Quand je vous offrirais toutes les louanges du ciel et de la terre, aucune ne vous plaît autant qu'un soupir, qu'un regard de Marie ! Seigneur Jésus, regardez Marie, et aimez en moi son enfant sur lequel vous tracerez la ressemblance de votre Mère chérie.

    Ô Marie, Jésus vous a choisie pour sa Mère, mais il vous a fait aussi notre Mère. Aimez-moi de cet amour maternel si doux au Cœur de Jésus, et faites que je vous aime avec les sentiments filiaux de Jésus, si doux à votre cœur. Après avoir conçu dans votre sein le Fils de Dieu, vous ne vous en êtes jamais séparée de pensée ni de sentiment ; faites que je ne me sépare jamais de Jésus ni de pensée ni de cœur, que je vive en sa présence, rapportant tout à sa gloire, que je me perde en lui, que seul il règne en moi. Ô Marie, par vous je puis obtenir cette grâce, par vous je la demande, et l'espère de votre maternelle bonté. Faites-moi souvenir en toute circonstance de demander la grâce de tellement aimer la volonté divine que je l'accomplisse avec empressement. »

    Réflexions et prières pour la Sainte Communion, Tome second (Neuvième exercice, VI), Neuvième édition, Paris, P. Téqui, 1895.

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  • Intention de prière pour le mois d'août 2017

    Pour les artistes :
    « Pour les artistes de notre temps : que leurs œuvres, fruits de leur talent, nous aident tous à découvrir la beauté de la création. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - Prière avant la Communion

    « Saints martyrs, dont le sacrifice a glorifié Jésus-Christ, votre Roi, qui nous offre son Corps et son Sang à l'autel et à la croix, - priez pour moi, - afin que, par un martyre spirituel, avant de recevoir ces saints mystères, je m'immole moi-même comme une victime vivante et agréable.

    Saints pontifes, saints confesseurs, prêtres du Seigneur, ministres de Jésus-Christ, fidèles dispensateurs de ses mystères, qui vous êtes saintement acquittés des fonctions du sacerdoce, qui avez souvent offert à Dieu pour le peuple la victime de propitiation, dont vous l'avez nourri en même temps que vous le souteniez de la parole sainte, - priez pour moi, - afin que je m'acquitte de tous les devoirs d'un vrai chrétien, que je ne néglige pas les remèdes que Dieu m'accorde pour mon salut, et que je ne reçoive pas sa grâce en vain.
    [...]
    Tous les saints et toutes les saintes, tous les esprits bienheureux et tous les élus de Dieu, pour qui les cieux sont ouverts, qui vous nourrissez avec une sainte joie du pain sacré que nous ne voyons qu'en figure ; vous qui êtes déjà dans le port où nous allons péniblement au milieu des tempêtes, vous qui savez quel grand besoin nous avons d'un saint viatique, - priez pour moi, - afin que ce pain céleste nous soutienne dans cette vie, jusqu'à ce que nous ayons le bonheur d'en être rassasiés avec vous dans notre patrie bienheureuse.

    Seigneur, qui, dans ce Sacrement si admirable, nous avez laissé la mémoire de votre passion, faites que nous révérions de telle sorte les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang, que nous sentions continuellement en nous le fruit de votre rédemption, vous qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vivez et régnez dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

    Jacobus Merlo Horstius (1597-1644), extraits des Litanies de l'Eucharistie, in "Le Paradis de l’âme chrétienne contenant divers Exercices de Piété tirés de L’Écriture Sainte et des SS. Pères. Traduit du latin de Horstius, docteur de l'Université de Cologne, et Curé de la même ville" (Tome Premier, Quatrième Partie, Ch. II). Nouvelle édition revue et corrigée sur celle de 1715, par l'Auteur du Culte Public [Gaspard-Jean-André-Joseph Jauffret (1759-1823)], A Paris, Chez la Veuve Nyon, Libraire, 1802.

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  • Intention de prière pour le mois de juillet 2017

    Les personnes éloignées de la foi chrétienne
    « Pour nos frères qui se sont éloignés de la foi afin qu’ils redécouvrent, par notre prière et notre témoignage évangélique, la présence du Seigneur riche en miséricorde et la beauté de la vie chrétienne. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Mois de juillet, mois du Très Précieux Sang

    Un "Mois du Précieux Sang" (1845) est disponible en ligne :
    - l'original sur Google Books (à télécharger sous divers formats)
    - et une copie reformatée ici (au format pdf)
    « Il faut dire aux peuples à quel prix les âmes ont été rachetées. Il faut leur faire comprendre de quelle façon le Sang du Christ les purifie et comment ils sont sanctifiés avant tout par les sacrements. Afin de sortir les hommes de leur insensibilité actuelle, il faut leur rappeler que ce Sang est offert tous les matins sur les autels et qu'il devrait être adoré et loué en compensation des outrages et des blasphèmes. »

    St Gaspard Del Bufalo (1786-1837), fondateur des Missionnaires du Précieux Sang (C.PP.S.) et co-fondateur des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ (A.S.C.). Il a été canonisé en 1954.

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    « Ô Sang très Précieux de vie éternelle, prix et rançon de tout l'univers, breuvage et bain de nos âmes, qui soutenez sans cesse la cause des hommes auprès du trône de la suprême miséricorde ; je vous adore profondément, et je voudrais, autant qu'il est en mon pouvoir, vous dédommager des injures et des outrages que vous recevez sans cesse des hommes, et spécialement de ceux qui ont l'audace et la témérité de blasphémer contre vous. Et qui ne bénirait ce Sang d'une valeur infinie ? Qui ne se sentirait enflammé d'amour envers Jésus qui l'a répandu ! Que serais-je moi-même, si je n'avais été racheté par ce Sang divin ! Qui l'a tiré des veines de mon Seigneur jusqu'à la dernière goutte ? Ah ! certainement, ce fut l'amour. Ô amour immense qui nous a donné un baume si salutaire ! Ô baume inestimable, qui a jailli de la source d'un amour immense, ah ! faites que tous les cœurs, toutes les langues puissent vous louer, vous glorifier et vous remercier, maintenant et toujours, et jusque dans l'éternité. Ainsi soit-il. »

    Mgr Albertini, fondateur en 1808 à Rome de la Confrérie du très Précieux Sang (approuvée par Pie VII en 1809, élevée au rang d'Archiconfrérie en 1815), Oraison finale du "Petit chapelet en l'honneur du très Précieux Sang de Jésus Christ", Rome, 1914.

  • Neuvaine de la Visitation - Elle commence le 23 juin

    « Je vous prie, charitable Mère de Dieu, de conduire chez moi votre Fils Jésus.
    Je vous supplie de visiter avec Lui ma mémoire et de m’en montrer tous les défauts : l’oubli de Dieu et de ses bienfaits, l’oubli des personnes que je dois aimer ; le souvenir des injures reçues, de mes fautes et des plaisirs du monde. Je vous prie de sanctifier ma mémoire...
    Je vous supplie de visiter avec Lui mon intelligence et de me montrer son ignorance, ses faux jugements, ses pensées de vanité, de sensualité... Je vous prie de faire disparaître tout ce mal. Je vous supplie de visiter avec Lui mon cœur et de m'en montrer tous ss désordres, sa froideur, son peu d’amour pour Dieu.
    Je vous prie de visiter tous mes sens pour les purifier. Je vous supplie de laisser partout les marques de votre passage et de faire pour moi tout ce que vous fîtes pour St Jean-Baptiste. »

    D’après un livre de piété, 1882.
    Source : Le Message d'Arras.