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  • Intention de prière du pape pour le mois de décembre

    Pour les personnes âgées :
    « Pour les personnes âgées afin que, grâce au soutien de leurs familles et des institutions, elles collaborent par leur sagesse et par leur expérience à l’éducation des nouvelles générations. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Églises désertées, oubliées, profanées...

    « Entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle

    L'âme fidèle. Oh ! si les hommes connaissaient vos amabilités, combien votre Cour serait habituellement plus nombreuse ! A coup sûr, on ne verrait pas vos Sanctuaires convertis en solitude.

    Jésus-Christ. Sans doute, si les hommes voulaient se donner la peine d'étudier mes mystères, et les dispositions de mon Cœur à leur égard, ils seraient jour et nuit aux pieds de mes Autels ; mais les ingrats ne me connaissent plus, ils m'abandonnent ; ils méprisent mon amour... En vain je fais consister mes délices à demeurer au milieu d'eux pour être la nourriture de leurs âmes et le confident de leurs peines ; en vain je me rends à perpétuité prisonnier et victime de ma tendresse ; tant et de si grandes preuves du désir ardent que j'ai de les sauver, n'empêchent pas que je sois oublié, délaissé, entièrement ignoré par les uns, horriblement insulté par les autres. Les lâches rougissent de m'appartenir, n'osent plus prononcer mon nom, et sont disposés à s'éloigner de moi, à me renoncer entièrement. Ils ne m'ont déjà que trop montré que ma Religion les incommode, que mon joug leur est insupportable, que ma Croix leur fait honte. Ils me renient précisément parce que je les ai trop aimés ; et, en reconnaissance de ce que j'ai consenti à être crucifié sur le calvaire pour les sauver de l'enfer, ils me crucifient sur mes Autels. Combien de fois n'ont-ils pas entrepris de me détrôner ? Ils ont affreusement dévasté mon héritage, profané, renversé mes Temples, égorgé mes Ministres et mes amis les plus fidèles ; bien plus, après avoir imité la fureur des premiers persécuteurs de ma Religion, ils travaillent à déshonorer mon culte, à précipiter mon Église dans le mépris et l'avilissement ; ils repoussent avec opiniâtreté toutes les avances de ma miséricorde ; ils insultent aux Ministres de ma parole, chargés de leur annoncer que je veux leur pardonner ; ils rejettent avec dédain la grâce de la réconciliation que j'ai la générosité de leur offrir ; ils me disputent pas à pas l'héritage que ma droite elle-même a planté, et osent enfin déclarer nettement qu'ils ne veulent plus que je règne sur eux. Ô hommes altiers ! est-ce ainsi que vous me traitez...? »

    Instructions, Exercices de piété, Règlement à l'usage des fidèles Associés à la Confrérie du Sacré Cœur de Jésus, canoniquement érigée dans l’Église Paroissiale de Saint-Nizier de Lyon (Premier entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle), Seconde édition, A Lyon, Chez Rusand, 1819.

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    Prière

    Me représenter Jésus-Christ m'ouvrant ses bras et son Cœur, comme le père de l'enfant prodigue, et m'invitant avec tendresse à profiter de ses bontés.

    « Ô Cœur de Jésus ! Cœur du plus tendre et du plus indulgent de tous les pères, daignez, je vous en supplie, pénétrer mon cœur des sentiments de respect, d'amour et de confiance qui vous sont si justement dus ! Mon bien-aimé Sauveur, vous m'avez donné la vie surnaturelle de la grâce, vous me préparez la vie bienheureuse de la gloire, et c'est à votre amour que je suis redevable de l'une et de l'autre. Votre divin Cœur a pour moi tous les sentiments, toutes les dispositions du meilleur des pères à l'égard de l'enfant le plus chéri ! Comment ne pas aimer un Père si tendre et si bon, comment ne pas me confier en lui, comment ne pas lui obéir avec cette délicatesse que l'amour et la reconnaissance inspirent au cœur d'un enfant à l'égard du plus généreux et du meilleur des pères ? »

    Résolution : Dans toutes mes peines, mes difficultés et mes besoins, recourir au Cœur adorable de Jésus avec la plus filiale confiance.

    Ô Jésus ! source inépuisable de tout bien, ouvrez-moi votre Cœur sacré, montrez-moi ses charmes et unissez-moi à lui pour toujours.

    La France au Sacré Cœur de Jésus ou Petit Manuel de dévotion avec exercices, prières, neuvaine et Mois en l'honneur du Cœur de Jésus, Souvenir du Pèlerinage au tombeau de la B. Mte-Marie (Courtes réflexions et aspirations pour le Premier vendredi de chaque mois, Premier vendredi de janvier), Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1875.

  • Intention de prière du pape pour le mois d'octobre

    Les droits des travailleurs et des chômeurs :
    « Pour le monde du travail afin que le respect et la sauvegarde des droits soient assurés à tous et que soit donné aux chômeurs la possibilité de contribuer à l’édification du bien commun. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois de septembre 2017

    Les paroisses au service de la mission :
    « Pour nos paroisses afin qu’animées d’un esprit missionnaire, elles soient des lieux de communication de la foi et de témoignage de la charité. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois d'août 2017

    Pour les artistes :
    « Pour les artistes de notre temps : que leurs œuvres, fruits de leur talent, nous aident tous à découvrir la beauté de la création. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois de juillet 2017

    Les personnes éloignées de la foi chrétienne
    « Pour nos frères qui se sont éloignés de la foi afin qu’ils redécouvrent, par notre prière et notre témoignage évangélique, la présence du Seigneur riche en miséricorde et la beauté de la vie chrétienne. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois de juin 2017

    Abolir le commerce des armes
    « Pour les responsables des nations afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes innocentes. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois de mai 2017

    Chrétiens d’Afrique, témoins de la paix
    Pour les chrétiens d’Afrique afin qu’ils rendent un témoignage prophétique de réconciliation, de justice et de paix, en prenant pour modèle Jésus Miséricordieux.

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Samedi 1er avril 2017

    Samedi de la 4ème semaine de Carême

     

    Intention de prière pour le mois d'avril 2017
     
    Les jeunes
    Pour les jeunes afin qu’ils sachent répondre généreusement à leur vocation en envisageant, aussi, la possibilité de se consacrer au Seigneur dans le sacerdoce ou la vie consacrée.
     
  • Intention de prière pour le mois de février 2017

    Accueillir les personnes en situation difficile
    Prions pour toutes les personnes qui connaissent l’épreuve, en particulier celles qui sont pauvres, réfugiées ou marginalisées, pour qu’elles trouvent dans nos communautés accueil et réconfort.

    Rappel : la seconde intention, liée à l'actualité, sera donnée par le Pape lors de l'Angélus du 1er dimanche du mois.

  • Intention de prière pour le mois de janvier 2017

    Les chrétiens au service des défis de l’humanité :
    Pour tous les chrétiens afin que, fidèles à l’enseignement du Seigneur, ils s’engagent par la prière et la charité, à rétablir la pleine communion ecclésiale et collaborent pour relever les défis actuels de l’humanité.

    A noter qu'en 2017, le Pape François ne proposera qu’une seule intention de prière par mois à l’avance – au lieu de deux – mais il en donnera une deuxième au dernier moment, chaque premier dimanche du mois au cours de l’Angélus qu’il préside place Saint-Pierre.
    Le P. Frédéric Fornos, directeur international du Réseau mondial de prière du Pape, « Prier au cœur du monde », a expliqué sur son compte Twitter le 30 décembre que cette deuxième intention sera « en lien avec l’actualité du monde et de l’Église ».

    Source : Prier au cœur du monde.

  • Méditation - Les caractères de la véritable vertu

    « La véritable vertu n'est jamais contente d'elle-même, ni mécontente des autres ; elle ne cherche qu'à contenter Dieu.

    1°. Jamais contente d'elle-même. Quand on se connaît bien, peut-on être content de soi ? Tant de passions, d'imperfections, de défauts ; tant de langueur, de tiédeur, de négligence ; tant d'infidélités à la grâce, si peu d'avancement dans le bien, si peu de désir de la perfection, pour un si grand fonds de misère ; à cette vue, loin d'être contents de nous-mêmes, ne devons-nous pas nous humilier, nous affliger, nous anéantir, et tout craindre pour nous ?
    Les plus grands Saints ont toujours été les plus humbles et les plus mécontents d'eux-mêmes ; ils se regardaient comme de grands pécheurs ; quoiqu'ils fassent pour Dieu, ils ne croyaient jamais avoir rien fait ; ils considéraient, non ce qu'ils avaient fait, mais ce qu'ils auraient du faire ; et après avoir pratiqué les plus éminentes vertus, ils disaient sincèrement et de cœur : Servi inutiles sumus (Lc 17, 10). Hélas ! nous ne sommes que des serviteurs inutiles. Voilà la solide vertu ; mais sont-ce là mes sentiments devant Dieu ?

    2°. La véritable vertu n'est jamais mécontente des autres : uniquement attentive sur elle-même, elle n'examine point la conduite de ceux dont elle n'a pas à répondre ; tant qu'elle peut, elle cherche à louer, elle cherche à excuser ; quand elle ne peut excuser l'action, elle excuse l'intention ; si on la blâme, elle ne se plaint point ; si on l'accuse, elle ne répond point ; si on la maltraite, elle croit mériter les mauvais traitements, et leur avoir donné lieu ; elle s'attribue tout à elle-même, pour ne pas condamner les autres : tout ce que les autres font, lui paraît mieux que ce qu'elle fait ; pour peu qu'on fasse pour elle, on en fait toujours trop ; craignant souverainement de manquer aux autres, jamais elle ne croit qu'on lui manque. A ce prix, ô mon Dieu ! ai-je à vos yeux le moindre vestige de vertu solide ?

    3°. La véritable vertu ne cherche qu'à contenter Dieu : voilà le grand objet qui fixe son attention et ses vœux, ses yeux fermés sur tout le reste, ne se portent qu'à Dieu ; elle ne veut que Dieu, ne cherche que Dieu, ne veut trouver que Dieu seul ; tout le reste n'est rien pour elle ; pourvu que son Dieu soit content, elle est satisfaite : ses vues ne vont qu'à lui plaire, ses désirs qu'à l'aimer, son cœur qu'à le posséder ; toute vue naturelle, toute considération humaine, tout motif bas et terrestre est banni de son cœur ; fallût-il faire les plus grands sacrifices, porter les plus rudes croix, se priver de tout et tout perdre, pourvu qu'elle plaise à son Dieu, qu'elle possède son Dieu, elle a tout, elle possède tout ; et si Dieu est content, elle est contente de tout.

    Mon Dieu, que ces sentiments sont au-dessus des miens ! et que je suis éloignée de la véritable et solide vertu ! elle m'a été comme étrangère et inconnue jusqu'à présent ; je n'ai bâti que sur du sable mouvant, rien de solide et de bien fondé ; vertu fausse, défectueuse, hypocrite, apparente ; voilà mon état, et le sujet de mes larmes. Il est temps que je travaille ; hélas ! je ne dis pas à perfectionner la vertu en moi, mais à lui donner l'entrée de mon cœur, espérant que la grâce lui donnera l'accroissement, et m'accordera la persévérance. »

    Abbé Barthélemy Baudrand (1701-1787), L'âme religieuse élevée à la perfection par les exercices de la vie intérieure, Lyon, Frères Périsse, 1788 (sixième édition).

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  • Méditation : « Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde »

    « Si vraiment nous aimons, nous sommes dans la vérité ; mais il faut aimer vraiment, pas seulement dire, crier qu'on aime.
    Aimons en vérité, allons jusqu'aux actes.
    Comme le dit saint Jacques, ce n'est pas aimer que de dire à son frère qui a froid : « Va et chauffe-toi bien » (Jc 9, 15-16) sans lui donner de quoi se chauffer. Aimons en vérité, réellement.
    Si nous aimons vraiment, même si notre cœur nous fait des reproches sur d'autres points, l'amour nous justifiera, car l'amour couvre la multitude des péchés.
    Dieu donne à qui donne, se donne à qui se donne, pardonne à qui pardonne. Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ! Un cœur ouvert à la misère du prochain est ouvert à la miséricorde de Dieu. La miséricorde triomphe du jugement.
    Toujours le cœur ouvert !
    Aussi ne jugeons jamais pour condamner. Nous ne savons pas le fond du problème et l'intention qui conduit la main. Dieu seul peut juger le dedans. »

    P. Monier s.j., Saint Jean. Jésus écouté et regardé avec le cœur (Troisième partie, Jésus est la Vérité), Les éditions du Cerf, Paris, 1982.

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  • Méditation : En présence de Dieu

    « Ne vous êtes-vous pas déjà posé cette question : Comment se fait-il que je ne deviens pas meilleur, que je ne monte pas en sainteté, alors que, par ailleurs, je crois pouvoir dire que je n'offense pas le Bon Dieu et que je fais sa volonté ? Vous pourriez sans doute répondre comme tel religieux : C'est que j'agis d'une façon quelconque, un peu négligemment, ne mettant pas dans mes actions tout ce que je pourrais y mettre de pureté d'intention, d'amour, de générosité. C'est en un mot parce que je ne vis pas assez sous le regard de Dieu.

    Et c'est bien vrai ! Si nous agissions en présence de Dieu, nous voudrions toujours Lui faire plaisir.

    N'en est-il pas ainsi dans l'ordre humain ? Le fiancé sous le regard de sa fiancée, le soldat en présence d'un chef aimé ne donnent-ils pas tout ce dont ils sont capables ? De même, nous donnerons à nos actions toute leur valeur, nous y mettrons le maximum de délicatesse, si nous vivons en présence de ce Dieu qui nous regarde et qui nous aime. D'autant que Dieu, voyant nos dispositions, nous offre sa grâce avec abondance pour sanctifier nos actions (part de Dieu, part de l'homme).

    Ainsi pourrons-nous combattre efficacement la routine et la médiocrité. Nous expérimenterons que, si nous pensons à Dieu, nous vivons pour Lui, mais que, si nous ne pensons pas à Lui, nous vivons pour nous, selon cette parole de Notre-Seigneur à une âme : « Quand tu penses à Moi, tu vis pour Moi ; quand tu ne penses pas à Moi, tu vis pour toi. » »

    Dom Godefroid Bélorgey (1880-1964), Sous le regard de Dieu - Initiation à la vie intérieure (ch. III, Art. II, I. Regard Sanctifiant), Éditions du Cerf, Paris, 1946.

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  • Méditation : L'examen de conscience

    « C'est un exercice des plus utiles dans la vie spirituelle, et des moins pratiqués par les personnes pieuses. Pourtant cet examen quotidien d'un point déterminé par votre confesseur pour être l'objet de votre vigilance et de vos efforts, que vous trouvez difficile ou assujettissant, vous est ordinaire sur les choses de la vie commune. Ne faites-vous pas l'examen de ce qui vous contrarie ?... Par exemple, vous dites : Telle personne aujourd'hui m'a causé du déplaisir... On m'a fait ceci... On m'a dit cela... Puis le ressentiment, la peine et même la joie fixent votre pensée sur les personnes ou les choses, et l'écartent de Dieu.
    Retournez la phrase, et dites : Aujourd'hui n'ai-je pas fait quelque déplaisir à N.-S. ? J'ai dit telle chose... mais est-ce avec une intention droite ?... N.-S. est-il content de ma journée ?... Puis-je en présenter toutes les actions à sa gloire ?... Voilà l'important !... Car il importe peu que vous ne soyez pas satisfaite de celui-ci ou de celle-là...
    Au lieu de vous replier sur vous dès qu'une chose vous froisse, dépliez-vous... Au lieu de vous concentrer, étendez-vous vers Dieu : jetez à ses pieds le trop-plein de votre cœur. Laissez s'amortir le premier choc de l'amour-propre si pénible à votre nature vive et impressionnable. »

    [P. Eusèbe Godfroy s.j.] Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (LXXIX), Tome I, Vingt-et-unième édition, Paris, Ancienne Maison Ch. Douniol, P. Téqui, 1906 (1ère éd. 1861).

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  • Méditation : "Qu'est-ce que chercher Dieu ?"

    « C'est tâcher en toute rencontre d'élever son cœur au Ciel, et d'accomplir la divine volonté ; ce qui consiste en trois choses.

    Le première est de marcher en la présence de Dieu, sans jamais le perdre de vue, suivant ce que dit le Saint Esprit par la bouche de ses Prophètes : Cherchez le Seigneur pendant qu'on le peut trouver ; cherchez continuellement sa face (Is 55.6 & Ps 104, 4). Celui-là cherche la face du Seigneur, qui dans toutes ses actions se souvient de lui, qui s'oublie soi-même, et oublie toutes les créatures. Les âmes lâches n'aiment pas à se souvenir de Dieu, elles craignent ses inspirations et ses lumières, parce qu'elles appréhendent d'être obligées de changer de vie. Ceux au contraire qui veulent être fidèles à la grâce ont toujours Dieu présent à l'esprit ; ils le conjurent sans cesse de les gouverner, de les soutenir, de les aider à pratiquer la vertu. Et sitôt que ce secours vient à leur manquer, sitôt qu'ils commencent à perdre le goût de Dieu, ils sont dans de continuelles inquiétudes, jusqu'à ce qu'ils l'aient recouvert : tous leurs soins, tous leurs efforts vont à rappeler dans leur mémoire la douce idée de celui qui faisait lui seul tous leurs délices, et qui seul peut les conduire à la perfection. Ils ne sont pas comme les tièdes et les imparfaits, qui souffrent tranquillement la privation de la lumière divine, et ne sentent point leur malheur. Ils crient, ils gémissent, ils ne cessent de réclamer le Seigneur, jusqu'à ce qu'ils l'aient enfin retrouvé ; et voilà le fruit d'une sainte simplicité qui ne regarde purement que Dieu.

    Le second moyen de chercher Dieu, c'est d'avoir toujours l'intention droite ; c'est de mettre tout en œuvre pour le trouver ; c'est de faire en toute rencontre ce qui lui plait davantage ; c'est d'étouffer dans son cœur tout ce qui inspire le respect humain et la vaine gloire ; c'est en un mot de ne songer qu'à honorer Dieu et à le servir. Quiconque en use autrement se cherche lui-même, et non Jésus-Christ. La simplicité fait cela, parce qu'elle n'a qu'un seul but, et qu'elle détourne la vue de tout le reste. Il n'y a en effet qu'une seule route pour une âme simple, au lieu qu'il y en a mille pour celle qui prend des détours, et qui se jette à l'écart. Le droit chemin est unique, et ceux qui le suivent n'ont en vue que de faire ce que Dieu désire d'eux. Quand on a peu d'amour pour Dieu, et peu de zèle pour son service, on s'attache à tout ce qui s'offre d'agréable aux sens ; mais quand on l'aime tout de bon, on ne veut que ce qui lui plait, et c'est proprement ce qu'on appelle chercher Dieu ; c'est ce que notre Seigneur nous recommande, lorsqu'il veut que nous cherchions son Royaume avant toute chose (Mt 6, 33). Mais Dieu se plaint avec raison en plusieurs endroits de l’Écriture, qu'il n'y a personne qui le cherche (Ps 51, 3), et qui aille à lui, par une intention pure et efficace de lui plaire.

    Le troisième moyen de le chercher, est de faire tout ce qu'on peut pour se remettre dans le bon chemin, dès qu'on s'aperçoit qu'on l'a quitté. Si donc vous reconnaissez que vous vous êtes trop épanché au dehors, trop dissipé, trop laissé aller à des divertissements et à des conversations du monde, si vous sentez que votre âme est appesantie par la recherche des biens périssables, ou relâchée par la paresse et par la tiédeur, rentrez incontinent en vous-même ; fortifiez-vous par l'oraison ; ayez soin de bien régler votre intérieur. Car ceux qui mettent leur béatitude dans les voluptés sensuelles, et dans les plaisirs du monde, y trouvent enfin leur dernier malheur. Pour ce qui est des âmes pures et fidèles, rien ne leur fait plus de peine que le relâchement où elles croient être. Elles sont dans l'impatience de rallumer le premier feu de leur dévotion, de s'unir à notre Seigneur plus fortement que jamais, de renouveler leur vigilance et leur ferveur, soit dans leurs prières, soit dans leurs œuvres. De cette sorte elles cherchent Dieu, et font tant qu'à la fin elles le trouvent. »

    Jean-Joseph Surin s.j. (1600-1665), Les fondements de la vie spirituelle tirés du Livre de l'Imitation de Jésus-Christ (Livre II, ch. VII), Nouvelle édition revue et corrigée par le P. Brignon s.j., A Paris, Chez la Veuve Le Mercier, 1737.

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  • Méditation : de la pureté de nos intentions

    « Ô la belle vie qui se passe tout entière dans l'exercice de l'amour de Dieu ! Il ne dépend que de vous de vous enrichir pour l'éternité, vous pouvez amasser des trésors toujours plus abondants, chacun de vos instants peut vous procurer un gain plus considérable que l'univers entier avec toutes ses richesses : il n'est pas nécessaire pour cela de faire des choses extraordinaires, mais de faire avec amour, avec une intention bien pure vos actions ordinaires et même les plus indifférentes. Oh ! si vous saviez ce que c'est que l'intention ! Ne vous bornez pas cependant à vous proposer dans vos actions des intentions bonnes et même surnaturelles, mais agissez avec les motifs les plus parfaits à l'exemple de votre divin Modèle. Pour cela vous avez besoin de vous dégager de tout intérêt privé, de vous renoncer complètement vous-même pour ne chercher que Dieu seul et sa plus grande gloire. C'est l'exemple que vous donne Jésus. Unissez-vous à ce divin Maître dans les intentions qu'il se proposa. Il est le médiateur par lequel nous devons aller au Père, c'est par cette union seulement que nos actions seront agréables à Dieu. Prières, travaux, souffrances, jouissances même, tout, en un mot, doit recevoir son excellence et sa valeur des mérites infinis de Jésus et de l'amour qui embrasa son sacré Cœur : "Per Dominum nostrum Jésum Christum", voilà notre ressource, notre espérance et notre richesse. C'est à lui proprement qu'il appartient de marquer toutes vos actions du cachet divin qui porte son effigie. Mon Dieu ! quel vide je trouve dans ma vie en considérant les défauts de mes intentions ! mais quel moyen puissant de m'enrichir et de vous glorifier si je sais en user ! c'est ce qui me console. Prenez l'habitude de diriger votre intention non seulement le matin mais au commencement de toutes vos actions. »

    P. F.-X. Gautrelet (1807-1886), Le premier Vendredi de chaque mois sanctifié par la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, Périsse Frère, Lyon - Paris, 1855.

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     Fresque de la Basilique Saint-Sophie

  • Mois du Sacré-Coeur - Dix-huitième Jour

    Dix-huitième Jour
     
    Prions pour les âmes du Purgatoire les plus aimées de la Ste Vierge.

    Le quatrième désir du Cœur de Jésus est la délivrance des âmes du Purgatoire.

    Âmes chères à Jésus, âmes bien-aimées qu’il voit souffrir et que, par respect pour sa justice, il ne peut délivrer ! Ces âmes l’appellent, le désirent, lui disent à tout heure : « Quand vous verrons-nous, Seigneur ?... » Et elles pleurent, moins de leur douleur que de leur séparation d’avec Jésus ! Il me semble, dit une Sainte, voir Jésus me tendre la main et me dire : « Ces pauvres âmes me doivent des prières, des messes mal entendues, des mortifications, des aumônes qu’elles auraient dû faire… Paye-moi pour elles. » - Oui, Jésus, et je vais commencer aujourd’hui.

    Je ferai de temps en temps une aumône à l’intention des âmes du Purgatoire.
  • Méditation : chemin de sainteté

    « Pour plusieurs saints, une seule chose a suffi pour les sanctifier. La sainteté de plusieurs a été consommée dans son commencement même ; conversion et persévérance ont été tout d'une pièce. [...] Nous n'avons que trop l'habitude d'avaler nos grâces sans mâcher ; nous n'extrayons pas la moitié de ce que Dieu y a mis de doux, de nourrissant et de médicinal ; nous sommes trop vifs avec elles, trop impétueux dans l'usage que nous en faisons ; nous ne les développons pas. Je crois que la claire connaissance de la grâce, de sa nature, de ses habitudes et de ses pouvoirs, détruirait la moitié de la tiédeur qui existe dans le monde ; car je soupçonne qu'une grande partie de cette tiédeur vient d'impétuosité, de précipitation, d'activité humaine, se mettant à la place d'une sage lenteur devant Dieu. [...]

    La seule chose importante dans les bonnes oeuvres, est la quantité d'amour que nous y faisons entrer. Le motif est l'âme d'une action. Le pouvoir n'est ni dans le volume de l'acte ni dans sa durée... Ainsi, vous voyez, nous n'avons pas tant besoin d'un grand nombre d'actions, que d'attentions et de vigueur dans le peu que nous faisons. [...]

    Nos plus humbles actions sont inépuisables dans leurs résultats, ou du moins elles sont telles que la grâce peut y puiser à volonté. Qui a jamais pu voir et étudier dans son âme le plein développement d'une grâce ? Nous ne lui donnons ni l'espace ni le temps, et cependant ses capacités sont immenses. C'est une des choses qui rendent la sainteté si difficile à acquérir, que nous soyons toujours si fort au-dessous de notre grâce... [...]

    Notre première impulsion est de voir une sainteté plus grande sous forme d'additions ; le seul embarras consiste dans le choix de ce que nous ajouterons. Pour les saints, ils vivent au large dans leur journée, au milieu d'un petit nombre d'actions, qu'ils diminuent encore à mesure que leur ferveur s'accroît, afin d'avancer plus rapidement, et ensuite de jeter plus d'énergie et de vie intérieure dans ce qu'ils font. Telle est, ce me semble, la marche des saints ; et en conséquence, pour commencer à les suivre, nous devons mettre de côté la théorie du progrès par addition. »

    R.P. Frederick William Faber (1814-1863), Conférences spirituelles, Paris, Bray et Retaux, 1872 (6e éd.).

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  • 16 octobre : Méditation

    « "Voici une chose que cet adorable Coeur demande de ses amis : c'est la pureté dans l'intention, l'humilité dans l'opération et l'unité dans la prétention."
    Sainte Marguerite-Marie (Mgr Gauthey, Vie et Oeuvres Tome II, 476, 1915)

    Quelle sève de vie surnaturelle ces simples mots ne renferment-ils pas ? Aussi bien, une âme d'apôtre qui se mettrait en campagne sans autre bagage spirituel que cette seule parole, cette âme-là aurait tout ce qu'il lui faut, non point seulement pour ne pas faire fausse route, mais encore pour exercer l'apostolat de la façon la plus féconde et la plus évangélique.
    En effet, la pureté dans l'intention fera qu'en toutes ses entreprises elle n'aura qu'un but : travailler à la gloire du Sacré Coeur par le salut des âmes.
    L'humilité dans l'opération fera que, dans toutes les branches de zèle, tout en étant toujours prête à payer de sa personne et à se donner de la peine, elle sera toujours prête aussi à s'effacer, trouvant tout naturel que, dans les oeuvres de Dieu, tel instrument soit plus ou moins employé, selon que le bien général le requiert. Qu'on se serve d'elle pour agir dans un rôle prépondérant, si Dieu le veut, très bien ! Qu'on se serve d'elle comme d'un rouage caché, très bien encore ! Elle est toujours contente, parce qu'elle est toujours humble, et c'est un plaisir de collaborer avec une telle âme.
    Enfin, l'unité dans la prétention la rendra, pour ainsi dire, indifférente à tout succès et à tout échec. Une seule chose lui praît et lui paraîtra toujours nécessaire, c'est de tendre perpétuellement à mieux aimer et faire aimer le Sacré Coeur. Qu'importe le reste ? Elle a vraiment pris pour devise cette parole de la Bienheureuse : "Mon désir n'est plus que de procurer de la gloire à ce Sacré Coeur." (T.II, 302)

    Bossuet disait de saint Joseph : "Il n'a rien fait pour les yeux des hommes, parce qu'il a tout fait pour les yeux de Dieu." (Premier panégyrique de saint Joseph) Il faudrait pouvoir en dire autant de l'apôtre, qui se forme, s'instruit et se sanctifie à l'école de la confidente du Coeur de Jésus, la Bienheureuse Marguerite-Marie. »

    L'Apostolat et la Bienheureuse Marguerite-Marie, Visitation de Paray-le-Monial, Imprimerie N.-D. des Anges, Autun, 1919.

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