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  • L'illusion d'un christianisme sans croix

    primopiano_8098.JPGKara (Agence Fides) – « L’une des grandes orientations existentielles de notre monde d’aujourd’hui est de vouloir tout anesthésier. Nombreux sont ces adeptes de la foi qui rêvent d’une vie chrétienne paisible, débridée de toutes souffrances, de tous sacrifices. On rêve fortement, en effet, d’un christianisme anesthésié » explique le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Mission africaines. « On rêve d’une vie humaine sans douleur, sans peine, sans souffrance. Cette approche existentielle de la vie humaine purifiée de toutes angoisses, de toutes pénitences prend de plus en plus forme et racine dans le vécu de l’expérience religieuse. Et pourtant – continue le prêtre - parler de Christianisme anesthésié renvoie tout simplement l’individu à devenir prisonnier d’une réalité religieuse illusoire. Un véritable mirage spirituel. Il faut le dire avec force, il ne peut pas avoir de christianisme authentique et vrai sans la force et la puissance de la croix, symbole à la fois du sacrifice, du sang et de la rédemption ». Le missionnaire poursuit : « Toute l’activité missionnaire du Christ comme le souligne les évangiles, de laquelle découle l’activité missionnaire de l’Église, avec ces pionniers les apôtres comme rapporté dans le livre des Actes des Apôtres, est une activité missionnaire qui embrasse en son cœur la croix. C’est dans la souffrance, la douleur, les larmes, les déceptions, les incompréhensions, les contradictions que la puissance de l’évangile se déploie. Telle est la réalité existentielle de la foi et de l’activité missionnaire à laquelle tout chrétien, missionnaire par le principe fondamental de son baptême, ne peut se dérober. Autan, il n’y a pas d’activité missionnaire sans croix, il n’y a pas de Christianisme sans croix ».

    Le Père Zagore conclut : « Le Christianisme Le Christianisme anesthésié qui est vendu comme des petits pains à tout point de rue et qui attire des masses ne vient pas de Jésus Christ, mais plutôt d’entreprise purement humaine construite dans une dynamique essentiellement économique qui se veut être un produit de marché pour satisfaire la demande des consommateurs. Pour cela, le Christianisme anesthésié ne peut en aucun cas conduire à une foi et à une activité missionnaire authentique et prophétique ».

    Source : Agence Fides, 04/06/2019 (DZ/AP).

  • Intention de prière du pape pour le mois de juillet

    Les prêtres dans leur mission pastorale :
    « Pour que les prêtres qui souffrent de la fatigue et de la solitude dans leur travail pastoral, soient aidés et consolés par l’amitié du Seigneur et de leurs frères. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière du pape pour le mois de mai

    La mission des laïcs :
    « Pour que les fidèles laïcs accomplissent leur mission spécifique en mettant leur créativité au service des défis du monde actuel. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Intention de prière pour le mois de septembre 2017

    Les paroisses au service de la mission :
    « Pour nos paroisses afin qu’animées d’un esprit missionnaire, elles soient des lieux de communication de la foi et de témoignage de la charité. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Dimanche 7 mai 2017

    3ème Dimanche après Pâques
    (4ème Dimanche de Pâques)

     
    Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

     

    54e Journée mondiale de prière pour les vocations
     
    Rappel du Message du Pape François :
    « Poussés par l'Esprit pour la mission »

     Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Angélus de ce dimanche 8 janvier 2017

    Durant sa catéchèse lors de la prière de l’Angélus dimanche 8 janvier 2017, le Pape François est revenu sur la mission des baptisés, en la solennité du baptême du Christ. Le Pape souligne d’abord la proximité de Dieu révélée par l’Évangile du jour. « En fait, Jean-Baptiste est conscient de la grande distance entre Jésus et lui. Mais Jésus est justement venu pour combler cette distance entre l’homme et Dieu ».

    En étant vrai Dieu mais également vrai homme, le Christ « réunit ce qui nous divise ». Il réalise ainsi le dessein du Père, « qui passe à travers la voie de l’obéissance et de la solidarité avec l’homme fragile et pécheur, la voie de l’humilité et de la pleine proximité de Dieu avec ses enfants ».

    Par l’œuvre de l'Esprit-Saint, nous sommes « réellement insérés » dans la relation filiale de Jésus avec le Père et accueillis dans le sein de l’Église mère. Pour le Pape, la fête du baptême du Christ nous fait donc redécouvrir « le don et la beauté d’être un peuple de baptisés, c’est à dire de pécheurs, car nous le sommes tous, souligne-t-il, mais de pécheurs sauvés par la grâce du Christ ». Nous devenons alors capable d’une fraternité « qui ne connaît ni frontières ni barrières ».

    Mais le baptême du Christ marque aussi le point de départ de son ministère publique, de sa mission salvatrice. Cette mission est caractérisée par « une attitude, celle du serviteur humble et doux, seulement muni de la force de la vérité, comme l’avait prophétisé Isaïe », rappelle le Saint-Père. « Serviteur humble et doux. Voilà l’attitude de Jésus, mais aussi l’attitude missionnaire des disciples du Christ : annoncer l’Évangile avec douceur et fermeté, sans arrogance ou injonction », insiste le Pape, qui rejette tout prosélytisme mais appelle à bâtir la mission sur l’« attraction au Christ ».

    « Mais comment ? », interroge le Pape. « Par notre témoignage », qui passe par la prière, l’adoration et la charité en actes, qui est un « service à Jésus présent dans le plus petit de nos frères ». « Sur le modèle de Jésus, pasteur bon et miséricordieux, et animés de sa grâce, nous sommes appelés à faire de notre vie un témoignage joyeux qui illumine le chemin, qui apporte espérance et amour ».

    A la fin de sa catéchèse, le Pape prie la Vierge Marie pour qu'elle aide les chrétiens « à conserver un conscience toujours vive et reconnaissante » de leur baptême et à parcourir « avec fidélité » le chemin de foi qui commence avec ce « Sacrement de notre renaissance ». Et il conclut en répétant trois mots : « Et toujours humilité, douceur et fermeté ».

    Source : Radio Vatican (SBL).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Intentions de prière pour le mois de septembre 2016

    Construction d’une société plus humaine
    Pour que chacun contribue au bien commun et à la construction d’une société qui mette la personne humaine au centre.

    Mission d’évangélisation des chrétiens
    Pour que les chrétiens, en participant aux sacrements et en méditant l’Écriture, soient toujours plus conscients de leur mission d’évangélisation.

    Source : Apostolat de la Prière.

  • Audience jubilaire du samedi 30 janvier 2016

    La toute la première audience jubilaire s’est tenue ce samedi matin 30 janvier place Saint-Pierre. Le Pape François a en effet décidé, pendant toute l’Année sainte, de rencontrer les fidèles de Rome, d’Italie et les pèlerins du monde non plus seulement le dimanche pour l’Angélus et le mercredi pour les audiences générales traditionnelles, mais également le samedi, une fois par mois, pour des catéchèses portant sur la Miséricorde. Le Pape a souhaité souligner le lien entre la miséricorde et la mission.

    Le compte-rendu de Marie Duhamel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Résumé :

    Frères et sœurs, aujourd’hui je voudrais souligner le lien étroit qu’il y a entre la miséricorde et la mission. Nous sentons bien que nous ne pouvons pas garder pour nous la joie qui nous a été donnée et nous voulons la partager. Cela doit être la même chose quand nous rencontrons le Seigneur. Rencontrer Jésus c’est rencontrer son amour. Et le signe concret qui montre que nous avons rencontré Jésus c’est la joie que nous éprouvons à communiquer cet amour aux autres. La miséricorde que nous recevons du Père ne nous est pas donnée comme une consolation privée. Vivre de la miséricorde nous rend missionnaires de la miséricorde et cela nous permet de grandir toujours plus dans la miséricorde de Dieu.

    Je suis heureux d’accueillir les personnes de langue française.
    Je vous invite tous à être d’authentiques missionnaires de la miséricorde pour que l’Évangile puisse toucher le cœur des personnes et les ouvrir à la grâce de l’amour de Dieu. Que Dieu vous bénisse !

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral en français sur Zenit.org.

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Synode des Evêques : Premier jour

    Ce matin à 9 h, s'est ouverte au Vatican la XIVe Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques consacrée à "La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain". En présence du Saint-Père, le Cardinal hondurien Oscar Andres Rodríguez Maradiaga a pris la parole, invitant les pères synodaux à une brève méditation résumant les intentions et l'esprit de l'Assemblée :
    "Frères, nous venons des quatre points cardinaux, convoqués par Pierre, mus par l'amour du Seigneur Jésus et de notre Mère l'Eglise - a-t-il dit -. Saint Paul nous a précisément invités à la joie. Cette joie de l'Evangile que le Pape François proclame inlassablement dans le monde entier. Mais comme lui-même nous a dit : Le grand risque du monde actuel, avec son offre écrasante et multiple de consommation, est de tomber dans une tristesse individualiste qui jaillit du cœur confortable et avare, de la recherche maladive de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Parfois cela nous attriste d'entendre comment le monde a envisagé ce Synode en pensant que nous venions comme deux bandes opposées pour défendre des positions irréductibles. C'est pourquoi avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours. Agissez, nous ne sommes pas une Eglise en voie d'extinction ni diminuée. La famille non plus, bien qu'elle soit menacée et combattue. Nous ne venons pas non plus pleurer ni nous lamenter sur nos difficultés. Le Psaume 26 nous dit : "Sois fort, et prends courage. Espère le Seigneur". Ayez le même sentiment : nous cherchons tous l'unanimité qui vient du dialogue, non des idées défendues à outrance. Saint Paul nous rappelle : "Ayez les mêmes sentiments que le Christ". Vivez en paix, et comme nous dit Evangelii Gaudium : "Le dialogue est la contribution à la paix, parce que l'Eglise proclame l'Evangile de la paix." Après avoir annoncé Jésus-Christ, qui est la paix en personne, la Mère Eglise nous encourage à être un instrument de pacification et un témoignage crédible d'une vie réconciliée. Il est temps de savoir comment dessiner dans une culture qui privilégie le dialogue comme forme de rencontre, la recherche de consentements et d'accords. Nous n'avons pas besoin d'un projet de quelques-uns pour quelques-uns, ou une minorité cultivée ou testimoniale qui s'approprie un sentiment collectif. C'est pourquoi, nous souhaitons commencer le Synode dans la paix - a-t-il conclu -. Ce n'est pas la paix du monde, faite d'accommodements et de compromis qui trop souvent ne s'accomplissent pas. C'est la paix du Christ, la paix avec nous-mêmes. Et la conclusion est évidente : Le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. C'est pourquoi nous pouvons lui dire : "Reste avec nous Seigneur". Non précisément parce que le jour finit, mais parce qu'il commence. Un nouveau jour pour les familles du monde, croyants ou non croyants, familles fatiguées des incertitudes et des doutes semés par diverses idéologies, comme celles de la déconstruction, des contradictions culturelles et sociales, fragilité et solitude entre autres. Reste avec nous Seigneur pour que ce Synode produise un chemin de joie et d'espérance pour toutes les familles".

    Le Saint-Père a ensuite pris la parole pour introduire les travaux de la première journée, expliquant que "le Synode n'est pas un congrès ou un parloir, il n'est pas un parlement ou un sénat, où l'on se met d'accord. Le Synode, au contraire, est une expression ecclésiale, c'est-à-dire que c'est l'Eglise qui chemine ensemble pour lire la réalité avec les yeux de la foi et avec le cœur de Dieu ; c'est l'Eglise qui s'interroge sur sa fidélité au dépôt de la foi, qui pour celle-ci n'est pas un musée à visiter ou même à sauvegarder, mais une source vive à laquelle l'Eglise se désaltère pour désaltérer et éclairer le dépôt de la vie. Le Synode, en outre, est un espace protégé où l'Eglise expérimente l'action de l'Esprit saint. Dans le Synode, l'Esprit parle à travers la langue de toutes les personnes qui se laissent guider par Dieu qui surprend toujours, par Dieu qui révèle aux petits ce qui est caché aux sages et aux savants, par Dieu qui a créé la loi et le shabbat pour l'homme et non le contraire, par Dieu qui laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher la brebis perdue, par Dieu qui est toujours plus grand que nos logiques et nos calculs. Rappelons-nous toutefois que le Synode pourra être un espace d'action de l'Esprit-Saint seulement si nous, participants, nous revêtons de courage apostolique, d'humilité évangélique et de prière confiante. Le courage apostolique qui ne s'effraie pas face aux séductions du monde qui tendent à éteindre dans le cœur des hommes la lumière de la vérité en la remplaçant avec de petites lumières temporaires, ni face à l'endurcissement de quelques cœurs qui, malgré de bonnes intentions, éloignent les personnes de Dieu", a souligné le Pape. "L'humilité évangélique qui sait se vider de ses propres conventions et préjugés pour écouter nos frères évêques et se remplir de Dieu. Humilité qui conduit à ne pas pointer les autres du doigt pour les juger, mais à leur tendre la main pour les relever sans jamais se sentir supérieur à eux. La prière confiante est l'action du cœur quand il s'ouvre à Dieu, quand nous faisons taire nos humeurs pour écouter la douce voix de Dieu qui parle dans le silence. Si nous n'écoutons pas Dieu, toutes nos paroles ne seront que des mots qui ne rassasient ni ne servent. Si nous ne nous laissons pas guider par l'Esprit, toutes nos décisions seront seulement des décorations qui, au lieu de glorifier l'Evangile, le recouvrent et le cachent. Chers frères - a conclu le Pape François -, comme je l'ai dit, le Synode n'est pas un parlement où pour arriver à un consensus ou à un accord commun on recourt à la négociation, au pacte ou aux compromis. La seule méthode du Synode est de s'ouvrir à l'Esprit-Saint avec un courage apostolique, une humilité évangélique, avec une prière confiante, afin que ce soit lui qui nous guide, nous éclaire et nous mette sous les yeux non nos avis personnels, mais la foi en Dieu, la fidélité au magistère, le bien de l'Eglise et le salut des âmes".

    Le Président délégué, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, est ensuite intervenu, rappelant combien la décision du Pape de convoquer deux sessions du Synode des évêques sur la mission de la famille dans le monde contemporain a porté ses fruits, et combien l'épiscopat en a été témoin, les églises particulières s'étant efforcées d'apporter leur contribution au travail commun en répondant au questionnaire qui devait alimenter l'Instrumentum Laboris. "Notre Synode - a-t-il dit - est porté par l'Eglise". Le Cardinal a aussi évoqué le Motu Proprio Mitis Ludex Dominus Iesus, par lequel le Saint-Père réforme les procédures canoniques sur la validité sacramentelle des mariages qui représente une précieuse indication sur l'esprit dans lequel sera abordée cette phase du travail synodal. "Sans mettre en doute la tradition sacramentelle de notre Eglise ni sa doctrine sur l’indissolubilité du mariage - a-t-il ajouté - vous nous invitez à partager nos expériences pastorales et à mieux mettre en œuvre les chemins de la miséricorde par lesquels le Seigneur invite tous ceux qui le souhaitent et qui le peuvent à entrer dans une démarche de conversion en vue du pardon".

    Ensuite, le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode, a expliqué quelles étaient les modalités de cette Assemblée extraordinaire, du temps mis à disposition pour l'intervention des Pères dans la salle, au large espace consacré aux cercles mineurs où le débat sera plus intense, de même que l'importance accordée aux interventions des conjoints et les rapports des participants au Synode avec les médias.

    Enfin, le Rapporteur général, le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d'Ezstergom-Budapest, a illustré la première partie de l'Instrumentum Laboris qui englobe l'écoute des défis sur la famille, en les situant dans le contexte socio-culturel contemporain et leurs changements anthropologiques, caractérisés, entre autre, par une fuite des institutions qui conduit à une instabilité institutionnelle et une prédominance de l'individualisme et du subjectivisme. Il a ensuite évoqué le discernement de la vocation familiale, de la pédagogie divine de la famille et de l'indissolubilité comme don et devoir, évoquant la famille dans le magistère de l'Eglise et sa dimension missionnaire, ainsi que les familles blessées, en les plaçant dans le contexte de la miséricorde et de la vérité révélée. Le Cardinal a évoqué la dimension évangélisatrice de la famille et de l'accompagnement ecclésial des foyers, sans oublier le sujet de la responsabilité générative ni les défis de l'éducation. "A l'écoute de la Parole de Dieu - a-t-il conclu -, notre réponse doit manifester une attention sincère et fraternelle aux besoins de nos contemporains, pour leur transmettre la vérité libératrice et être témoins de la plus grande miséricorde. Pour affronter le défi de la famille aujourd'hui, l'Eglise doit donc se convertir et devenir plus vivante, plus personnelle, plus communautaire même au niveau paroissial et des petites communautés. Ce réveil communautaire semble être déjà en cours dans de nombreux endroits. Pour qu'il soit plus général et toujours plus profond, demandons la lumière de l'Esprit Saint qui nous indique concrètement ce que nous devons faire. Ainsi, la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain, thème du présent Synode, apparaîtra dans une lumière sereine et concrète qui nous fait grandir dans l'espérance et dans la confiance en la miséricorde de Dieu. C'est à cette miséricorde que le Pape François a voulu consacrer un Jubilé extraordinaire. Remercions le Saint-Père de ce choix d'espérance et confions nos travaux à la Sainte Famille de Nazareth".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 5.10.15).

  • Présentation de la XIVe Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques

    En Salle de Presse ce matin, le Cardinal Lorenzo Baldisseri a présenté la XIVe Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques, qui s'ouvre demain soir, Place St-Pierre. La veillée de prière en présence des Pères synodaux sera présidée par le Pape qui, dimanche matin, célébrera la messe d'ouverture de l'Assemblée générale. Après avoir souligné que ces assises constituent le point culminant du parcours synodal commencé il y a deux ans, le Cardinal a confirmé que son Instrumentum Laboris contient toutes les questions découlant des questionnaires adressés aux Eglises particulières et les propositions contenues dans la Relatio Synodi d'octobre 2014. Puis il a détaillé la composition de l'assemblée synodale.

    Les Pères synodaux sont 270 : 42 ex officio, 183 élus et 45 de nomination papale (54 d'Afrique, 64 d'Amérique, 36 d'Asie, 107 d'Europe et 9 d'Océanie). Parmi eux 74 Cardinaux (y compris 2 Archevêques majeurs), 6 Patriarches, 1 Archevêque majeur, 72 archevêques (dont 3 titulaires), 102 Evêques (y compris 6 Auxiliaires, 3 Vicaires apostoliques et 1 Evêque émérite), 2 curés et 13 religieux. Prennent part également à cette Assemblée synodale 24 experts et collaborateurs du Secrétariat spécial, 51 auditeurs et auditrices, 14 délégués fraternels. En raison du thème, on a donné une certaine importance aux conjoints, parents et chefs de famille (18).

    Tenant compte de diverses suggestions, le Secrétariat général du Synode a développé une nouvelle méthodologie pour ces assises, approuvée par le Pape en mai dernier. La majorité des Pères ayant pris part à l'Assemblée 2014 avait suggéré de rendre les travaux plus dynamiques et participatifs en alternant interventions en séance et travail poursuivi dans le cadre des Circuli Minores. Il y aura également des témoignages, qui aideront à mieux percevoir les problèmes de la famille. A la fin des réunions des groupes de travail linguistiques, dans lequel les Pères réfléchiront sur le texte de base enrichi par les contributions faites en séance, les modérateurs rédigeront un bref rapport sur le travail effectué, qui sera inséré dans le texte de base. Ces rapports des Circuli Minores seront rendus publics. La commission pour l'élaboration de la Relatio finale suivra chaque étape des assises synodales et se réunira à la fin des travaux pour procéder au montage final du texte qui sera présenté samedi 24 octobre en séance plénière pour être soumis au vote de l'Assemblée. Compte tenu du grand nombre de ceux qui ont droit d'intervenir (au total 318 personnes), chacun aura droit à trois minutes en séance, étant possible de s'exprimer largement dans les Circuli. Il sera toujours possible de soumettre au Secrétariat général, en plus de la version papier et numérique des interventions, d'autres textes écrits. Étant donné le bon fonctionnement de la communication et de l'information des médias au cours de la dernière Assemblée générale extraordinaire, on suivra la même méthode. Comme le Pape l'a plusieurs fois dit, le Synode doit être un espace sûr dans lequel les Pères peuvent s'exprimer librement. Ceci dit, pour plus d'informations, le briefing quotidien sera élargi grâce à une plus grande présence de Pères synodaux. Les Pères sont libres de communiquer avec les médias, sous leur responsabilité propre. Ceci étant, les différentes étapes de l'élaboration du document restent confidentielles.

    Samedi 17 à 9h aura lieu Salle Paul VI une commémoration du 50e anniversaire du Synode des Evêques, à la Salle Paul VI. L'événement est ouvert à tous ceux qui le souhaitent. La commémoration principale sera proposée par le Cardinal Christoph Schönborn. Elle sera complétée par les communications de cinq prélats représentant les divers continents (Le Cardinal Nichols pour l'Europe, Mgr Francisco Chimoio pour l'Afrique, le Cardinal Ricardo Ezzati Andrello pour les Amériques, SB Raphaël I Louis Sako pour l'Asie, le Cardinal Soane Patita Paini Mafi pour le Pacifique et l'Océanie). Enfin, le Saint-Père prononcera le discours de clôture. Dimanche, 18 à 10h30 en la Basilique vaticane, le Synode se conclura par une messe de canonisation (entre autres, des parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus). A Ste Marie Majeure, les fidèles sont invités à accompagner par la prière le travail du Synode, en invoquant la protection de la Salus Populi Romani et des saints époux Martin. Chaque jour, chapelet à 17h et messe à 18h (première semaine, prière pour les enfants, deuxième pour les parents, troisième pour les grands-parents). Près de la salle du Synode une chapelle est à disposition des participants, où sont exposées des reliques de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, de ses parents et des époux Beltrame Quattrocchi.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 2.10.15).

    Texte intégral de la présentation en italien en Salle de presse du Saint-Siège.

    Calendrier des travaux de l'Assemblée Générale XIV du Synode des Evêques.

  • Trois évêques belges en mission de solidarité dans le nord de l’Irak, du 17 septembre au 21 septembre

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    Trois évêques belges séjournent du 17 septembre au 21 septembre dans le nord de l’Irak pour une mission de solidarité. Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, Mgr Jozef De Kesel, évêque de Bruges et Mgr Leon Lemmens, évêque auxiliaire pour le Vicariat du Brabant flamand et Malines, seront les hôtes de l’Église Catholique-Chaldéenne, entre autres responsable de l’accueil de milliers de réfugiés à Erbil et à Dohuk.

    “Nous ne pouvons pas abandonner les chrétiens du Proche-Orient à leur sort”, disent les évêques. La présence de communautés chrétiennes y date du début de notre ère chrétienne. Durant plusieurs siècles, ces communautés ont pu professer leur religion en toute liberté mais ce modèle social semble à présent sérieusement en péril. C’est la raison pour laquelle la Conférence épiscopale de Belgique a accepté l’invitation émanant du Patriarche des Chaldéens à Bagdad, Sa Sainteté Louis Raphaël I Sako, et de l’archevêque chaldéen d’Erbil, Mgr Bashar Matti Warda, à venir encourager sur place les chrétiens dans le nord de l’Irak, ainsi que les nombreux réfugiés (chrétiens et autres), dont le sort les inquiète depuis des mois.

    Les évêques belges informeront personnellement à Erbil le Patriarche de l’Église Catholique-Chaldéenne de la solidarité matérielle concrète supplémentaire que l’Église belge veut proposer aux Églises sœurs au Moyen-Orient. Mais la solidarité chrétienne continue à se matérialiser par le biais de la rencontre et de la prière conjointe.

    La communauté catholique est particulièrement active dans la région, entre autres par l’intermédiaire de la Fondation catholique de Droit Pontifical Kerk in Nood (Aide à l’Eglise en Détresse) – qui a collaboré à l’organisation de ce voyage – et des organisations non-gouvernementales Caritas International et Jesuit Refugee Service. Les évêques visiteront, entre autres, des projets de ces trois organisations caritatives.

    La visite des évêques veut attirer l’attention des chrétiens, et plus largement de toute l’opinion publique, sur la pression importante exercée actuellement sur la diversité religieuse en Irak, en Syrie et dans d’autres pays de la région. “La perte de la diversité religieuse au Moyen-Orient ne serait pas seulement dramatique pour les chrétiens mais pour toute l’humanité” rappellent les évêques locaux.

    Au retour de leur mission de solidarité, les évêques partageront leur expérience dans le nord de l’Irak avec les fidèles, et en particulier avec les différentes communautés de chrétiens d’Orient en Belgique.

    Source : InfoCatho.be.
    © Photo: Benoit Lannoo

    A lire : L’émigration et l'exode vus par Mgr Sako, Patriarche Chaldéen de Bagdad.

  • Méditation : enfants de Manille...

    « Marvin... venait simplement de souffler ses dix bougies, lorsqu'il a été remarqué dans la rue par l'équipe des éducateurs qui arpentent tous les soirs les trottoirs de Manille à la recherche des gangs d'enfants des rues. Traînant dans un quartier du sud de Manille, près d'une station de métro, il était facile à repérer puisque lui ne marchait pas, il rampait : atteint de la myopathie de Duchenne, les muscles de ses membres s'éteignent petit à petit...

    Dès les premiers jours après son arrivée, Marvin impressionnait par sa joie et son sourire. Comme la plupart des encadrants, il m'était impossible de passer à côté de lui sans entendre : « Merci mon Père, je t'aime mon Père », comme si ces deux expressions jaillissaient ou plutôt surabondaient naturellement de son cœur. « "La bouche dit ce qui déborde du cœur (Mt 12,34). »
    Ne croyez pas que ces mots étaient dits à la légère ou mécaniquement car du haut de ses dix ans, Marvin avait déjà une vraie maturité, fruit de son épreuve, sans aucun doute...

    Mais cette joie incroyablement contagieuse dont il rayonnait ne l'empêchait pas de souffrir de sa situation et bien souvent nos discussions revenaient sur la question du Mal ainsi que sur sa maladie. J'étais toujours très impressionné de la manière avec laquelle il abordait des sujets si difficiles car jamais nous ne pouvions déceler de rancœur ou de révolte de sa part. Il essayait de comprendre.
    Et je me souviendrait toujours des mots qu'il m'a dit, il y a quelques mois, avant de fêter son treizième anniversaire.
    - Mon Père, je crois que j'ai compris maintenant. Ma maladie, c'est une mission que m'a donné Jésus. Et chaque jour qui passe, lorsque j'ai mal, il y a du bien qui est fait quelque part dans le monde. En fait, il faut que je tienne, c'est tout. Il faut que je tienne jusqu'au bout... comme Lui.
    ...
    Marvin a treize ans. Il est en train de s'éteindre tout doucement. Nous assistons, impuissants et terrifiés, à son lent déclin tandis qu'il se prépare sereinement à paraître devant Celui dont il aura en partie porté la Croix. Marvin a choisi la Vie. Et sans cesse il dit « merci », sans cesse il dit « je t'aime ». »

    P. Matthieu Dauchez, Mendiants d'amour - A l'école des enfants de Manille, Artège, Perpignan, 2011.

    Fondation Tulay ng kabataan
    Antenne française : ANAK - Un Pont pour les enfants
    8 rue des réservoirs - 78000 Versailles - France

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  • Discours du Pape François aux participants au Congrès international de la pastorale des grandes villes

    Le Saint-Père a reçu les participants à la seconde phase du Congrès international de pastorale des métropoles qui s'est ouvert à Barcelone (Espagne) le 24 novembre, devant qui il a tenu à citer quatre enjeux : On a besoin dans ces nouveaux espaces urbains de nouveaux axes d'action. "On ne peut rester désorientés et risquer de se tromper de route ou de porte, de nous perdre nous-mêmes sans répondre aux attentes des fidèles et de tous ceux qui cherchent un sens à la vie... L’Église n'est plus la seule référence de la culture...capable de définir la forme culturelle comme les valeurs... Nous ne sommes plus les seuls à faire la culture, et pas même les plus écoutés ! Il faut donc changer de mentalité pastorale, non pas pour une pastorale relativiste qui, pour survivre dans le contexte culturel, perdrait son horizon évangélique... Ce ne serait plus de la pastorale, car il ne s'agirait plus de l'intérêt de l'homme...auquel on cacherait Jésus et la vérité sur lui-même. Cette voie porterait l'homme à la solitude et à la mort. Il faut rejeter la voie commode du relativisme pastoral ! Pour constituer une pastorale évangélisatrice, il faut du courage et de l'audace... Les hommes d'aujourd'hui et la société ont besoin d'une Bonne Nouvelle que nous ne devons pas avoir honte d'exposer... Mais le dialogue pastoral doit être exempt des relativismes qui affadissent l'identité chrétienne. Il doit tendre à attendrir le cœur de l'autre... Nous avons pour cela besoin d'être contemplatifs mais sans rejeter l'apport des sciences sociales permettant de percevoir le phénomène urbain", besoin de découvrir les "cités invisibles" que sont les groupes et les territoires humains, leurs symboles et langages, leurs rites et leur conception de la vie. Si la situation change selon les continents, on ne doit pas méconnaître ou mépriser d'autres expériences, chrétiennes ou non. L'Esprit sème partout. Mais il faut partout être particulièrement attentifs aux pauvres et au émigrés. "L’Église ne saurait ignorer leur appel ou entrer dans le jeu de systèmes injustes, mesquins et intéressés qui tenteraient de les rendre invisibles".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 27.11.14).

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

    Message à l'occasion du Congrès international de pastorale des grandes villes

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • A l'exemple de saint Kuriakose Elias et de sainte Euphrasia

    Le Saint-Père a rencontré ce lundi matin les fidèles indiens de l’Église syro-malabare venus pour la canonisation de saint Kuriakose Elias Chavara de la Ste Famille et de sainte Euphrasia Eluvathingal su Sacré Cœur, remerciant les fidèles du Kérala de sa force apostolique :

    « Continuez à témoigner ainsi de votre foi. Le Kérala est un creuset fertile de vocations, sacerdotales et religieuses... Puissent ces moments de fête et d'intense spiritualité vous aider à admirer les merveilles accomplies par le Seigneur dans la vie et l’œuvre des nouveaux saints...qui nous rappellent que l'amour de Dieu est la source et la finalité de toute sainteté, tandis que l'amour du prochain est la plus lumineuse manifestation de l'amour envers le Seigneur. Le P. Kuriakose Elias fut un religieux actif et contemplatif à la fois, qui dépensa sa vie au service de son Église en se sanctifiant dans la sanctification de l'autre. » Quant à Sœur Euphrasie, « elle vécut en profonde union à Dieu. La vie de sainteté de celle qu'on surnommait Mère priante, demeure un exemple et un encouragement pour tous... Puissent-ils vous aider à faire fructifier leur trésor et leur leçon de vie évangélique. Suivez leurs traces, et de manière particulière leur amour de Jésus Eucharistie et de l’Église, afin d'avancer dans la voie de la sainteté. »

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 24.11.14).

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Le Pape aux évêques de Zambie : "Evangéliser les cultures pour inculturer l'Evangile"

    Discours aux évêques de la Conférence épiscopale de Zambie, en visite ad Limina Apostolorum

    Les fruits du travail des missionnaires, l'attention à la famille, l'orientation des jeunes, la proximité envers les malades du sida et la nécessité de collaborer avec les leaders politiques pour le bien commun, étaient au cœur du discours du Pape remis aux évêques de Zambie reçus ce matin au terme de leur visite Ad Limina :

    Il y rappelle d'abord le riche héritage de la foi laissé par les missionnaires qui, en dépit de la rencontre, souvent douloureuse, des anciens usages avec "la nouvelle espérance que le Christ apporte à toutes les cultures", s'est traduit en une "abondante récolte spirituelle" visible aussi dans les nombreux hôpitaux, cliniques, écoles et paroisses catholiques de Zambie, et dans la grande diversité des ministères laïcs, et de vocations au sacerdoce dans une société qui s'est vu transformée par les valeurs chrétiennes.

    Les grands défis auxquels les pasteurs sont confrontés actuellement touchent, en premier lieu, à la famille, car comme l'ont affirmé les prélats dans leur rencontre avec le Pape, nombreux sont les pauvres dans leur lutte pour leur survie, ceux qui tombent, victimes des vaines promesses de faux enseignements qui "semblent offrir un rapide soulagement dans un moment de désespoir". C'est pourquoi, le Pape demande aux évêques qu'avec leurs prêtres, ils forment par la catéchèse des familles chrétiennes solides, qui "connaissent, comprennent et aiment les vérités de la foi avec plus de profondeur", qui soient fortes dans la fidélité et dans leur aspiration à donner un foyer stable à leurs enfants.

    Il les a aussi incités à être proches des jeunes "qui veulent définir et articuler leur identité dans une époque de désorientation. Aidez-les à trouver leur objectif dans le défi et la joie de la co-création avec Dieu qu'est la vocation à la vie matrimoniale...ou à la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse qui a été donnée à l’Église pour le salut des âmes. Invitez, tout particulièrement, ceux dont la foi a tiédi et qui se sentent perdus à revenir à une pratique complète de la foi.

    En tant que pasteurs du troupeau, n'oubliez pas de chercher les membres les plus faibles de la société zambienne, parmi lesquels les pauvres et les personnes atteintes du sida, pour que "l'immense majorité des pauvres bénéficie d'une ouverture spéciale à la foi. Ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas manquer de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, les sacrements et la proposition d'un chemin de croissance et de maturation dans la foi...

    Ne vous lassez pas d'être des pères aimants et solides pour vos prêtres, en les aidant à résister au matérialisme et aux règles du monde, reconnaissant en même temps leurs justes besoins . Montrez aussi dans vos diocèses que la vie religieuse est un trésor...

    En cette période difficile après la mort du président Sata, je vous invite à poursuivre votre travail avec les leaders politiques pour le bien commun, en approfondissant votre témoignage prophétique dans la défense des pauvres afin d'élever la vie des faibles", a conclu le Pape François, qui a encore rappelé aux prélats que "la mission évangélisatrice de l’Église est sans fin. Il est donc impératif d'évangéliser les cultures pour inculturer l’Évangile... Chaque culture et chaque groupe social a besoin de purification et de maturation".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 17.11.14)

    Texte intégral en anglais sur le site internet du Vatican.

  • Premier texte de Benoît XVI rendu public depuis qu'il est devenu Pape émérite

    La première "lectio" publique du Pape émérite : "Religions et mission"

    C'était le 21 octobre dernier, devant l'Université pontificale urbanienne, et elle a été lue par son secrétaire Mgr Gänswein.

    Présentation de l'Osservatore Romano, traduction en français sur Benoît et moi.
    (Texte original en italien - format pdf)

    Texte intégral traduit en français à lire également sur Benoît et moi ou sur Chiesa (traduction Charles de Pechpeyrou)
    (Texte original en italien - korazym.org)

    Lire la suite

  • Synode d'octobre 2015

    Le Pape a décidé que la XIVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques se déroulerait du 4 au 25 octobre 2015. Elle traitera de "la vocation et mission de la famille dans l’Église et dans le monde".

    Source : Vatican Information Service.

  • IIIe Congrès apostolique mondial de la Miséricorde

    Le IIIe Congrès apostolique mondial de la Miséricorde (WACOM III) se tient en Colombie, à Bogota, du 15 au 19 août.

    Le thème en est : « Miséricorde, Parole et mission, pour un nouveau printemps dans l’Église ».

    Les deux premiers congrès mondiaux ont eu lieu à Rome, au Latran, en avril 2008, et à Cracovie, en octobre 2011.

    Vous pouvez vous abonner à la newsletter, pour recevoir toutes les informations au fur et à mesure sur le site officiel du Congrès.

  • Rencontre du Pape François avec les évêques de Corée

    Vidéo KTO mise en ligne dès que disponible

    Après s’être adressé aux autorités coréennes, dont la présidente Park Geun-hye, le Pape François a rencontré les évêques coréens au siège de la conférence épiscopale du pays à Séoul. Ce fut l’occasion pour le Pape de s’entretenir avec une des Églises les plus dynamiques en Asie et dans le monde. Dans son discours, François a salué évidemment cette « vitalité » mais n’a pas hésité à mettre en garde l’épiscopat face à la « mondanité spirituelle et pastorale qui étouffe l’esprit, remplace la conversion par la complaisance et finit par dissiper toute ferveur missionnaire ». Le Pape, qui s’est présenté comme « frère dans l’épiscopat », a donc voulu lancer un avertissement bienveillant à une Église qui doit se prémunir d’un trop grand succès. Il a livré une réflexion sur « deux aspects centraux de la garde du peuple de Dieu en ce pays : être gardiens de la mémoire et gardiens de l’espérance ».

    Gardiens de la mémoire

    Le Pape François a salué un épiscopat qui est l’héritier « d’une impressionnante tradition qui a commencé et a largement grandi, grâce à la fidélité, à la persévérance et au travail de générations de laïcs ». Ce travail a porté ses fruits et maintenant, « l’Église en Corée est estimée pour son rôle dans la vie spirituelle et culturelle de la nation et pour sa forte impulsion missionnaire. De terre de mission, la Corée est devenue désormais une terre de missionnaires. »

    Ce rôle salué par le Pape n’est pas cependant pas l’alpha et l’oméga. « La vie et la mission de l’Église en Corée ne se mesurent pas, en dernier ressort, en termes extérieurs, quantitatifs et institutionnels ; elles doivent être jugées à la claire lumière de l’Évangile et de son appel à une conversion à la personne de Jésus Christ. » Critique en creux d’une Église qui ne doit pas perdre de vue la dimension spirituelle de sa mission. Critique également d’une Église qui ne doit pas s’endormir sur ses lauriers et se fonder uniquement sur le souvenir de ses martyrs. « Regarder vers le passé sans écouter l’appel de Dieu à la conversion dans le présent ne nous aidera pas à poursuivre le chemin ; au contraire, cela nous freinera et même arrêtera notre progrès spirituel. »

    Gardiens de l’espérance

    Second thème de ce discours aux évêques coréens : les gardiens de l’espérance. Dans un pays perçu comme un des plus avancés technologiquement, les évêques doivent aider la société à « chercher quelque chose de plus grand, d’authentique et d’épanouissant ». L’épiscopat garde vivante cette « flamme de la sainteté, de la charité fraternelle et du zèle missionnaire dans la communion ecclésiale ». Dans cette optique, les évêques doivent rester proches de leurs prêtres.

    Thème cher au cœur du Pape François, l’Église missionnaire, « une Église constamment en sortie vers le monde, et spécialement vers les périphéries de la société contemporaine. » Le Pape conseille donc aux évêques de garder « une sollicitude particulière » envers les enfants et les plus âgés. Et d’insister concernant l’éducation des jeunes, « en soutenant dans leur mission indispensable non seulement les universités mais aussi les écoles catholiques de tout niveau, en commençant par les écoles élémentaires où les jeunes esprits et les cœurs sont formés à l’amour de Dieu et de son Église, au bien, au vrai et au beau, à être de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens ». Autre cible qui doit être privilégiée : les réfugiés et les migrants ainsi que les personnes qui vivent aux marges de la société.

    Mais là aussi, si l’Église coréenne est unanimement saluée pour son action sociale, le risque est grand, selon le Pape, de « réduire notre engagement au service des nécessiteux à sa seule dimension d’assistance, oubliant le besoin de chaque individu de croître comme personne et de pouvoir exprimer d’une manière digne sa personnalité, sa créativité et sa culture. » « L’idéal apostolique d’une Église de pauvres pour les pauvres trouve une éloquente expression dans les premières communautés chrétiennes de votre nation », rappelle le Pape. Et cet idéal, si cher au Pape, doit continuer de « façonner le chemin de l’Église en Corée dans son pèlerinage vers l’avenir. »

    La critique la plus dure vient à la fin de ce discours. Le Pape François reconnait que l’Église en Corée « vit et agit dans une société prospère, mais toujours plus sécularisée et matérialiste. » Mais « en de telles circonstances, les agents pastoraux sont tentés d’adopter non seulement des modèles  efficaces de gestion, de programmation et d’organisation issus du monde des affaires, mais aussi un style de vie et une mentalité guidés plus par des critères mondains de succès, voire de pouvoir, que par les critères énoncés par Jésus dans l’Évangile. » D’où cette exhortation adressée à tous les évêques : « puissions-nous être sauvés de cette mondanité spirituelle et pastorale, qui étouffe l’esprit, remplace la conversion par la complaisance, et finit par dissiper toute ferveur missionnaire. »

    Le Pape n’a pas hésité à se montrer sévère avec l’épiscopat coréen. S’il lui reconnait tous les mérites dont la société le pare, il lui a rappelé l’essence même de sa mission née du sang des martyrs de cette Église, modèle d’organisation.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : Marie consolatrice

    « L'Esprit Saint veut nous conduire à la liberté spirituelle des enfants de Dieu. Car "là où est l'Esprit, là est la liberté" (2 Co 3,17). Il nous faut donc sortir de nos mensonges, car seule la Vérité peut nous rendre libre. Mais toute vérité n'est pas supportable à tout moment. La délicatesse maternelle de Marie joue un rôle irremplaçable à cet égard. Toute mère pour son enfant a l'expérience du psychologue le plus expérimenté, parce qu'elle l'aime. Que dire de Marie dans la manière dont elle nous aide à reconnaître les blessures qui sont en nous ? Car il ne suffit pas de faire venir à la lumière. Une blessure est enveloppée la plupart du temps dans un bandage d'amertume, de peur, de rancune, voire de colère rentrée, de refus de pardon, qui alimentent une souffrance latente, mais qui devient très vive si on y touche maladroitement. Dans ces circonstances, Marie suggère les situations cachées, secrètes, parfois très anciennes dans le temps, en les oignant de sa douceur et de sa miséricorde. Sa main qui soigne la blessure, l'effleure à peine. Elle est la consolatrice qui nous obtient la Consolation de l'Esprit Saint et rend possible l'accueil de la vérité. Elle nous fait comprendre aussi que cette blessure inavouable peut devenir notre richesse. Le Seigneur la transforme en une blessure d'Amour qui est un trait de notre visage et nous ouvre à la miséricorde envers les autres. Avec Marie, nous découvrons que nos difficultés, nos blessures et nos infirmités sont des chances données par Dieu pour accomplir notre vocation de fils et de filles de Dieu et nous rendre plus humble dans la mission apostolique. »

    Père Raymond Halter (1925-1998), Le disciple la prit chez lui (extrait de la Postface), F.X. de Guibert (O.E.I.L.), Paris, 1992.

    Vierge_consolatrice.JPG

    La Vierge consolatrice, de Sébastien Cornu (1859)
    Église Saint-Roch, Chapelle de la Compassion (Paris)

    (Source et crédit photo)