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Actualité

  • Vincent Lambert : un point sur l' « affaire »

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    Le 31 janvier dernier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s’est prononcé sur au sujet de Vincent Lambert, tétraplégique depuis plus de 10 ans à la suite d’un accident de la route. Il a estimé que « le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable » et a ordonné l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation du patient (cf. Affaire Vincent Lambert : le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne favorable a l'arrêt des soins). Les avocats des parents de Vincent Lambert ont déposé un recours auprès du Conseil d’Etat.

    Dans l’émission de KTO A la source, présentée par Olivier de Keranflec', Marie-Anne Chéron, rédactrice en chef de Génèthique, reprend les faits et démêle les véritables enjeux de cette « affaire ».


    « Vincent Lambert n’est pas du tout en fin de vie »

    Source : Gènéthique.org

  • Chartres : pétition contre l’aménagement du cloître

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    C’est une pétition qui prend de l’ampleur. En effet, un projet d’aménagement du cloître de la cathédrale Notre-Dame de Chartres a été proposé il y a quelques mois. Concrètement, il aboutit à la disparition du parvis qui permet d’accueillir les pèlerins des différents pèlerinages. C’est donc un espace qui disparaît, remplacé par une construction moderne qui laisse circonspect. Sa disparition a suscité de vives incompréhension, comme en témoigne cette pétition qui peut être signée sur cette page.

    On peut lire un article relatif au projet d’aménagement sur le lien suivant.

    Photo DR : Jean-Christophe Rousseau et Michel Cantal-Dupart, cabinet Forma6

    Source : InfoCatho.

  • Asia Bibi définitivement acquittée

    La chrétienne pakistanaise Asia Bibi a été emprisonnée pour blasphème en 2010.

    Ce mardi matin la Cour Suprême du Pakistan a rejeté l'appel à un nouveau procès visant la mère de famille chrétienne, acquitté le 31 octobre dernier. Asia Bibi pourrait désormais quitter son pays où elle est menacée de mort par les islamistes.
     
    Entretien réalisé par Olivier Bonnel-Cité à lire sur Vatican News.
  • Marche pour la vie 2019 : sous la bannière de la liberté de conscience

    MARCHE POUR LA VIE 2019

    Pour défendre l'objection de conscience des médecins
    et susciter une prise de conscience générale
    sur la question de l'avortement

    Rendez-vous le 20 janvier 2019 à Paris
    A 13h30 Porte Dauphine

    La liberté de conscience des professionnels de la santé sera au cœur de la 13e Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 20 janvier prochain, pour que ceux qui s’opposent à l’avortement puisse être libres de refuser de pratiquer des actes contraires à la médecine (cf. Dr Rochambeau : "J’accepte de me battre pour ces médecins qui ont de la considération pour le début de la vie" ; « Retirer la clause de conscience dans le cadre de l’IVG, c’est contraindre les médecins à en faire » et Condamné par la France, le Pharmacien défend l'objection de conscience auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme).

    Elle sera aussi soutenue par le Sénateur argentin Mario Fiad qui est en France pour l’occasion. S’il a tenu à se joindre à la manifestation, c’est pour réaffirmer ce « premier droit de l’homme, ce droit fondamental à l’origine de tous les autres droits qu’est le droit à la vie. Sans celui-là, les autres droits n’ont pas de sens », explique-t-il. En Argentine, pour la première fois cette année, après l’échec de huit tentatives, le Parlement a débattu d’un projet de loi sur l’avortement (cf. En Argentine, la Chambre des députés engage un projet de loi ambitieux sur l'avortement dans un contexte délétère). Un texte frappé d’inconstitutionnalité dès l’origine puisque, dans ce pays, « le droit à la vie est garanti dès la conception ». Il a cependant donné lieu à un débat historique en termes de nombre d’auditions et de suivi. Mais, le sénateur constate qu’il « a ouvert une nouvelle rupture » dans la société argentine qui ne demandait pas cette loi : portée par un groupe de femmes au sein du Parlement, alimentée par de nombreuses pressions internationales, celle-ci n’est pas représentative des aspirations sociales. Dans un État fédéral où le Sénat représente les provinces, bien qu’ayant été précédemment adoptée par l’Assemblée nationale, il était assez prévisible qu’elle y soit définitivement rejetée. Le sénateur explique : « Nous croyons qu’on peut intervenir avant et éviter les conséquences de la tragédie qu’est l’avortement en mettant en œuvre des politiques de prévention comme l’éducation sexuelle intégrale, la lutte contre la pauvreté, l’utilisation des ressorts institutionnels, tout ce qui peut favoriser la prévention des grossesses adolescentes et la vulnérabilité… ». Quant aux médecins, leur opposition a été formelle : « La communauté médicale en général a toujours mis en avant que leur profession n’avait de sens qu’à protéger la vie », souligne Mario Fiad. Un investissement de ces professionnels d’autant plus important que le projet de loi leur interdisait l’objection de conscience.

    Le Sénateur argentin se dit préoccupé de voir qu’en France 96% des embryons porteurs de trisomie 21 dépistés soient avortés alors qu’« on connait les potentialités des personnes porteuses de trisomie 21 en terme de développement, mais aussi comme point d’union au sein de la famille qui se nourrit et s’enrichit de cette relation ». Aujourd’hui, Mario Fiad souhaite que chacun travaille « où qu’il soit, pour que la bioéthique soit la principale bannière de la politique en générale ».

    A l’heure de la révision de la loi de bioéthique en France, cette invitation résonne avec une particulière acuité. Et alors que la mission parlementaire vient de rendre son rapport, Jean-Marie Le Méné déplore la « grande continuité de la bioéthique à la française et sa fidélité aux premières lois de bioéthique, notamment sur la recherche sur l’embryon ». Pour le président de la Fondation Lejeune, ce rapport « tire toutes les conséquences des dispositions qui ont été votées ces dernières années. Tout est désormais soumis à la dérégulation du marché » et à son énorme potentiel. « A partir du moment où on sépare sexualité et procréation, la procréation devient un acte purement technique qui conduit à la disponibilité de l’embryon », explique Jean-Marie Le Méné, qui regrette que les applications technoscientifiques perdent de vue le soin pour entrer dans celui, sans limite, du marché. Concernant le DPNI, il dénonce un « raffinement dans l’eugénisme » qui « resserre les mailles du filet en ajoutant un nouveau filtre plus efficace, plus précoce et moins cher » aux précédents. Il conduira à « ne plus détruire d’embryons humains par erreur mais des embryons handicapés par choix ».

    Autant de raisons qui conduiront « des milliers d’opposants », selon l’Afp, à défiler cette année encore dans les rues de Paris.

    Source : Gènéthique.org.

  • Un chrétien sur neuf est persécuté dans le monde

    L'association protestante Portes Ouvertes publie ce 16 janvier son Index mondial 2019 de persécution des chrétiens. Il met en évidence une aggravation des atteintes à la liberté religieuse.

    Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France commente la sortie de l’Index mondial de persécution des chrétiens 2019 : « Les persécutions contre les chrétiens s’aggravent pour la septième année consécutive ! Si l’on devait les comparer à un lac, il se serait à la fois élargi et approfondi ». D’après cet indes, en 2018, quelque 245 millions de chrétiens auraient été « fortement persécutés » en raison de leur foi, soit un chrétien sur neuf. Globalement, l’indice de persécution établi par l’ONG augmente de 2,7% entre 2018 et 2019.

    Source et suite de l'article sur Aleteia.

    Partage de ce constat, ni pour se plaindre, ni pour désigner des "coupables" : juste pour appeler à la prière pour les persécutés, et pour les persécuteurs. Voir au bas de l'article ci-dessus, et dans la vidéo ci-dessous, le témoignage de Samiha Twafiq, défigurée par l’explosion d’une bombe au Caire en 2016.

  • Le dépistage de la trisomie 21 désormais remboursé par la Sécurité Sociale

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    Sans surprise et à quelques jours de Noël, trois arrêtés publiés au journal officiel introduisent définitivement le dépistage prénatal non invasif de la trisomie 21 dans le parcours des femmes enceintes.

    Le premier modifie les « bonnes pratiques de dépistage prénatal de la trisomie 21 » pour intégrer le DPNI en deuxième intention pour les femmes dont le risque est évalué entre 1/50 et 1/1000. L’arrêté fixe ainsi les conditions de prescription du DPNI en reprenant les recommandations de la Haute Autorité en Santé publiées en 2017 (cf. Dépistage prénatal de la trisomie 21 : la HAS juge rentable les nouveaux tests et valide leur remboursement dans la précipitation).

    Le second change le modèle de consentement des couples : ils attesteront désormais qu’ils ont reçu l’information sur les nouveaux seuils de « risque » ainsi qu’une information sur le DPNI s’ils sont placés à risque.

    Le troisième intègre les résultats du DPNI dans les données à déclaration obligatoire vis-à-vis de l’Agence de Biomédecine, celle-ci étant chargé d’organiser et d’encadrer les activités de dépistage prénatal. Il s’agit ici d’un véritable « fichage ».

    Si de nombreuses structures proposaient déjà gratuitement le DPNI grâce à une enveloppe exceptionnelle du ministère de la Santé, toutes devront désormais s’y plier et le remboursement sera effectué par la sécurité sociale selon ces « nouvelles » conditions de prescription. Sans opposition des parents, chaque grossesse fait déjà l’objet d’un dépistage prénatal avec l’échographie du premier trimestre et les marqueurs sériques dosés suite à une prise de sang. Cette première étape sera suivie d’une seconde avec le DPNI, selon le seuil de risque où se situe la femme. Il était fixé à 1/250, il est aujourd’hui considérablement élargit à 1/1000, décuplant le nombre de femmes enceintes qui seront inquiétées.

    Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune (premier financeur de la recherche sur la trisomie 21), « en valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, on nie la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Le DPNI active une discrimination qui délivre un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches ».

    Pour aller plus loin :

    Sources : Gènéthique.org - Aleteia

    A lire : DPNI : un pas de plus dans l’éradication des trisomiques

  • A propos des crèches de Noël...

    Cher Monsieur le Tribunal,

    J'ai pris connaissance, il y a quelques jours, de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de votre région.

    Quelle mouche vous a donc piqué ?

    Vous avez fait des études, je suppose... Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin "Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth, né il y a un peu plus de 2000 ans. Je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël (je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.

    La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?

    Vous êtes un briseur de rêves, Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c'est un boeuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en ce début d'année pour rejoindre votre Tribunal administratif et qu'il ne semble pas en être revenu.

    Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

    Jean Santon

    (Lettre écrite en 2014, adressée au Tribunal administratif de Nantes qui avait ordonné de retirer la crèche du Conseil général de Vendée.)

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  • Lancement d'une grande chaîne de prière pour la Vie

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    Aujourd’hui, en France, un avortement a lieu toutes les 2 minutes. Il est de plus en plus difficile de promouvoir la vie et de dénoncer l’IVG. En 2017, le gouvernement a voté une nouvelle loi sur le délit d’entrave numérique à l’avortement. Les sites de "désinformation" à propos de l’IVG sont désormais sanctionnés ! Encore une atteinte à la liberté d’expression. Mais plus grave encore : une atteinte à la dignité du plus faible dans la société, de l’innocent qui ne peut pas parler, de l’enfant non né.

    Alors que la loi sur le délit d'entrave venait de passer, j’ai reçu un appel d’une jeune femme qui proposait de mobiliser le réseau des paroisses qui prient déjà jour et nuit devant le Saint Sacrement. Le but : supplier le Seigneur de donner à son peuple des moyens concrets pour promouvoir la vie dès sa conception et proposer autre chose que la destruction systématique de l’embryon dans le sein de sa mère. Avec une petite équipe, nous avons alors décidé de lancer une nouvelle initiative, forts de plusieurs beaux témoignages...

    Le premier témoignage est celui de Gabriel, qui travaillait dans un hôpital qui pratiquait des avortements. Il a organisé avec des amis une chaîne de prière, demandant avec foi au Seigneur qu’il n’y ait plus d’avortements, même si cela semblait impossible à vue humaine. Et les avortements ont baissé de façon régulière et continue, sans explication particulière. Durant cette période, le nombre d’accouchements est resté stable alors qu'en quatre ans, le nombre d’avortements a baissé de 70 % !

    Camille, sage-femme, témoigne qu’elle a décidé d’organiser un « Jéricho » autour de son hôpital : « Avec 7 ou 8 personnes, nous avons donc discrètement fait six fois le tour de l’hôpital en voiture en priant par téléphone avec les autres voitures. Puis nous avons fait le dernier tour tous ensemble à pied. Un an après, le nombre d’IVG à l’hôpital avait fortement diminué et ce, sans changement de personnel ni d’actions particulières de notre part ! ». Oui, nous en sommes convaincus, la prière est bien plus puissante que toutes nos décisions. La prière est plus efficace que notre zèle en action. La prière est notre arme de combat !

    Quant à moi, je sortais juste de la messe où le texte de l’évangile était : « Cette espèce de démon ne peut sortir que par la prière ». Face au terrible drame sociétal de l’avortement, supplions l’Auteur de la vie, venu pour « donner la vie et la vie en abondance » pour que tombe enfin cette culture de mort !

    Avec une belle équipe, nous lançons donc une grande chaîne de prière perpétuelle au pied de Jésus-Hostie sur toute la France, un projet soutenu par les « Missionnaires de la Très Sainte Eucharistie », communauté de prêtres qui aide les paroisses à organiser l’adoration eucharistique perpétuelle. Concrètement, nous invitons des priants à donner une heure par semaine ou par mois, pour porter devant Dieu cette grande intention, car rien n’est impossible à celui qui croit. Cette chaîne de prière débutera le 8 décembre. Rendez-vous sur prionspourlavie.fr. Vous pouvez aussi télécharger cette application sur vos smartphones.

    Soyons le plus nombreux possible !

    Père Florian Racine, fondateur des Missionnaires de la Très Sainte Eucharistie
    Le 6 décembre 2018

    Sources : Blog de L'Homme Nouveau - Prions pour la Vie

  • Innocentée, Asia Bibi est condamnée à l’exil

    L’AED se réjouit de l’acquittement d’Asia Bibi, première femme condamnée à mort au titre de la loi anti-blasphème et emprisonnée depuis 9 ans au Pakistan, mais déplore l’impérieuse nécessité qui la conduit aujourd’hui à fuir son pays pour sauver sa vie.

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    La Cour suprême a annoncé aujourd’hui qu’Asia Bibi était acquittée. Première femme condamnée à mort au Pakistan au titre de la loi anti-blasphème, cette mère de famille chrétienne a été emprisonnée pendant 9 ans après avoir été accusée d’avoir « insulté » le prophète Mahomet – ce qu’elle a toujours fermement nié.

    Un interminable drame judiciaire

    L’AED se réjouit de cette décision de justice qui reconnait l’innocence d’Asia Bibi et tient à saluer l’engagement de son avocat, Me Saif-ul-Mulook, et le courage des magistrats. Malgré la pression exercée par les groupes fondamentalistes, ceux-ci ont pris une décision juste et rationnelle qui met fin à un trop long drame judiciaire.

    Pour autant, Asia Bibi et ses proches sont en danger de mort. Ils vont devoir fuir leur pays car de simples allégations de blasphème suffisent à motiver des lynchages. Le 4 novembre 2014, un couple de chrétiens accusés de « blasphème » avait été brûlé vif dans un four de la briqueterie où il travaillait.

    Vers une jurisprudence Asia Bibi ?

    Pour Marc Fromager, directeur de l’AED, « Après 9 ans de captivité et une permanente menace de mort, comment ne pas se réjouir pour la libération d’Asia Bibi ? Nous ne pouvons que féliciter les autorités pakistanaises pour leur courage, cette décision entraînant évidemment des troubles parmi les extrémistes musulmans du pays et exposant directement les juges à payer cette sentence de leur vie. On se souvient que le gouverneur du Penjab, Salman Taseer, avait été assassiné en 2011 simplement pour avoir pris la défense d’Asia Bibi. Nous espérons que ce jugement servira de jurisprudence pour en terminer avec les lois anti-blasphème au Pakistan. »

    A cette occasion, l’AED dénonce fermement les lois anti-blasphème en vigueur au Pakistan. Cette législation inique, souvent instrumentalisée pour régler des conflits personnels, sème la terreur dans ce pays et entretient la confusion entre religiosité et fanatisme religieux. L’AED appelle les autorités de ce pays à bâtir un authentique État de droit, ce qui implique de reconnaître la liberté religieuse, et de libérer les 130 personnes actuellement détenues en raison de cette législation controversée.

    Au service des chrétiens persécutés, l’AED s’est résolument engagée aux côtés d’Asia Bibi et de sa famille. En octobre 2010, elle avait pris l’initiative de mobiliser l’opinion publique internationale, ce qui avait sans doute sauvé la jeune femme d’une mise à mort expéditive. Par la suite, l’Église catholique au Pakistan avait appelé à adopter une certaine discrétion sur cette affaire, afin de ne pas compromettre une éventuelle libération, et l’AED avait alors apporté un discret soutien moral, spirituel et financier à Asia Bibi et à ses proches.

    Communiqué de presse de l'AED - Mareil-Marly, le 31 octobre 2018

  • La chasse aux cathos est ouverte !

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    Edito de InfoCatho
    Pierre Selas - 24 Octobre 2018

    En quelques semaines, nous avons reçu de surprenantes demandes de la part de catholiques engagés nous pressant de retirer toute trace de leurs interventions sur nos sites. Militaires, enseignants ou autres postes de la fonction publique, il ne fait pas bon être catholique et engagé, même si cela reste en dehors des heures et lieux de travail. Vacataires ou chargés de cours non renouvelés dans leurs charges d’enseignement à l’université, parce que catholiques et donc soupçonnés de faire du prosélytisme, la traque anti-catho est belle et bien ouverte et active. Ce n’est pas un mythe, nous l’avons rencontrée ! Une réalité quotidienne de plus en plus resserrée, comme un étau sur les militants catholiques. Les plus timorés n’y croiront peut-être pas, mais oui, on perd son travail ou on peine à en trouver quand on est catholique engagé et identifié.

    De la même manière, les engagements anti IVG, anti culture de mort en général, font de vous, dans les milieux de l’enseignement, de la culture et du journalisme, des parias subitement passé du statut du sympathiques « cotoyables » à la boule puante contagieuse. Il risque de devenir compliqué dans les mois et années à venir de rester dans le monde, tant le monde rejette le catholique fidèle aux préceptes évangéliques les plus « dérangeants ». C’est une vérité que d’aucuns refuseront sans doute de voir ou regarderont de loin pour ne pas être compromis, mais une réalité qui, si elle ne suscite pas une véritable solidarité catholique (sans tomber dans le communautarisme obtus) risque de se transformer en enfer quotidien pour les militants. Sans emboiter le pas de Cassandre, il nous faut pourtant pointer du doigt cet avenir de martyre qui se profile et que le déni ne fera que rendre plus violent et subit. Merci à ceux qui se sont engagés et particulièrement à nos côtés et qui, aujourd’hui, ou demain, en porte quotidiennement les cuisantes conséquences, comme une perpétuelle épée de Damoclès.

    Source : InfoCatho.fr

  • Gestation Pour Autrui : Manuel sur la GPA

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    La gestation pour autrui (GPA) peut sembler un projet encore lointain pour les Français, elle est pourtant à nos portes en Angleterre, en Russie, dans une dizaine d’États américains... En 2009, le Pacs ne devait pas ouvrir au mariage homosexuel, en 2013, le mariage homosexuel ne devait pas ouvrir à la PMA pour toutes. Peut-on encore affirmer que la PMA pour toutes ne conduira pas à la GPA ? La Fondation Jérôme Lejeune publie donc un manuel sur le sujet, qui éclaire de manière très précise et didactique les enjeux de ce procédé.

    Entretien avec Victoire De Jaeghere sur le Blog de L'Homme Nouveau.

    Commande du Manuel sur le site de la Fondation Jérôme Lejeune.

  • Urgence prière pour Asia Bibi



    Asia Bibi a été condamnée à mort pour "blasphème" en novembre 2010 au Pakistan. A Islamabad ce lundi 8 octobre, le dernier recours possible a été examiné :
    c'est le dernier recours judiciaire pour cette femme en prison depuis 9 ans. Dans ce dossier particulièrement délicat, les audiences ont fait l'objet de renvois à de nombreuses reprises – les magistrats subissant des menaces de la part des islamistes.

    Dans un pays où l'islam est religion d'État, cette affaire particulièrement médiatisée divise l'opinion publique car le blasphème constitue un sujet extrêmement sensible. De simples allégations se terminent régulièrement par des lynchages et les chrétiens, minorité persécutée, sont fréquemment visés.*

    Si la Haute Cour devait confirmer la sentence, seule une grâce présidentielle pourrait sauver Asia Bibi. Le nouveau Premier ministre pakistanais, Imran Khan a déclaré durant la dernière campagne électorale qu'il soutenait la législation en vigueur.

    Au service des chrétiens persécutés, l'AED s'est résolument engagée aux côtés d'Asia Bibi et de sa famille. L'Eglise catholique au Pakistan a appelé à adopter une certaine discrétion sur cette affaire, afin de ne pas compromettre l'éventuelle libération d'Asia Bibi et de ne pas mettre en danger ses proches.

    L'AED continue d'apporter un soutien moral, spirituel et financier à Asia Bibi et à sa famille : Aujourd'hui, nous vous invitons à prier pour la libération d'Asia Bibi.

    * Selon la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, 964 personnes ont été condamnées pour blasphème entre 1986 et 2009. Parmi eux, on compte 479 musulmans, 119 chrétiens, 340 ahmadis, 14 hindous et dix appartenant à d'autres religions.

    Seigneur,

    Partout dans le monde aujourd'hui,
    tant de chrétiens sont emprisonnés,
    comme Asia Bibi au Pakistan.

    Nous te prions aujourd'hui tout spécialement pour elle,
    Et nous te confions aussi ses persécuteurs.

    Que le sacrifice et le pardon de ceux qu'ils oppriment
    les mènent sur un chemin de conversion.
     
    Amen.

     Source : Aide à l’Église en Détresse.

  • Pour aider les chrétiens d’Alep : achetez des chapelets à l’AED

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    Aide à l’Église en détresse (AED) vous propose d’aider concrètement les chrétiens de Syrie en achetant des chapelets confectionnés par des familles chrétiennes d’Alep. Le prix est très modique, 5 €, et votre petit effort fera beaucoup de bien !

    « La prière et la foi me donnent la force d’avancer », confiait une chrétienne de Syrie à l’AED. Pour survivre à la guerre, à la faim, au manque de soins… des familles chrétiennes d’Alep se mobilisent quotidiennement et confectionnent ces jolis chapelets. Une invitation à prier, en ce mois d’octobre qui est celui du Rosaire, pour les chrétiens qui souffrent de la guerre et des persécutions. Chapelet de Syrie, 5 €.

    Pour commander, c’est ici !

  • Campagne de l'AED : « Il n’y a pas d’Europe sans le Christ »

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    Le cardinal Puljic, ici avec le cardinal Schönborn à Sarajevo en mars 2018.  (AFP or licensors)

    L’archevêque de Sarajevo invite l’Europe à redécouvrir ses racines chrétiennes

    Pour le cardinal Vinko Puljic, afin de lutter contre le radicalisme islamique, les chrétiens européens doivent d’abord redécouvrir leur propre identité.

    «L’Europe doit redécouvrir ses propres racines, sa propre identité chrétienne. Seulement comme ça, elle ne devra pas craindre le radicalisme islamique.» Le cardinal Puljic s’est exprimé en ces termes en soutien à une campagne lancée par l’antenne italienne de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse, sur le thème «Il n’y a pas d’Europe sans le Christ», en soutien des étudiants du séminaire Redemptoris Mater de Vinnitsa, en Ukraine, et de l’agrandissement du centre pour les jeunes saint Jean-Paul II de Sarajevo.

    Près de 10 000 catholiques émigrent chaque année de la Bosnie et Herzégovine

    Le cardinal Puljic a expliqué à l’AED la situation difficile de ce pays balkanique, d’où émigrant chaque année près de 10 000 catholiques. «C’est depuis la fin de la guerre que notre petite communauté continue à diminuer d’année en année, à cause de l’absence d’égalité que soit au niveau politique ou au niveau juridique. Certains ne trouvent pas de travail, d’autres en revanche ont un emploi mais ne réussissent plus à vivre dans un pays dans lequel ils ne jouissent pas des mêmes droits que les autres citoyens».

    La discrimination des catholiques

    Les catholiques sont en effet discriminés dans chacune des entités instituées par les accords de Dayton en 1995 : au sein de la Fédération croato-musulmane, parce qu’ils ne sont pas musulmans, et dans la République serbe de Bosnie-Herzégovine, parce qu’ils sont majoritairement d’origine croate. Le cardinal dénonce les responsabilités de la communauté internationale, «qui ne nous a pas offert à nous, les catholiques, la même aide qu’aux autres groupes».

    L’engagement de l’Église locale pour la promotion de la tolérance

    L’Église locale cherche à favoriser un climat de tolérance à travers différentes initiatives, spécialement adressées aux jeunes dans le Centre Saint Jean-Paul II, qui accueille aussi des jeunes d’autres religions. «Mais ne nous pouvons pas tout faire seuls, car nous sommes une petite réalité», remarque l’archevêque de Sarajevo, qui s’inquiète aussi de la diffusion de l’islamisme radical.

    La menace de l’islamisme en Bosnie-Herzégovine

    «Il y a beaucoup d’investissements de la part des pays arabes qui construisent des mosquées et même des villages entiers pour y faire vivre ceux qui viennent ici depuis leurs nations. Avec les musulmans slaves nous avons de bons rapports, mais avec les islamistes radicalisés provenant du monde arabe, il est difficile de dialoguer. Surtout parce que, spécialement au niveau politique, ils ignorent notre présence.»

    Ce pays est une porte d’entrée vers l’Europe pour l’islam radical. «Malheureusement, l’Europe ne connaît pas bien l’islam et ne comprend pas ce que cela signifie de vivre côte-à-côte avec le radicalisme islamique». Pour contrer ce phénomène, le cardinal estime qu’il faut partir de la redécouverte des racines chrétiennes. «Aujourd’hui, l’attention n’est portée qu’au matérialisme et non pas à la dimension spirituelle de l’homme. L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme.»

    Source : Vatican News.

  • Belgique : l’avortement reste pénalisé mais devient possible jusqu’à 18 semaines

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    Semaine 18 de grossesse

    La commission de la Justice de la Chambre approuve la sortie du Code pénal de l’IVG, mais allonge le délai autorisé par la loi de 1990 pour pratiquer un avortement de 12 semaines à 18 semaines de grossesse. Le délai de réflexion de 6 jours, imposé à la patiente avant de recourir à l’IVG, jugé culpabilisant, est ramené à 48 heures, voire à néant en cas d’extrême urgence. Et il supprime la notion d’état de détresse de la femme. En cas de non-respect de ces nouvelles conditions, très élargies – en clair : si l’avortement est pratiqué au-delà de 18 semaines – le médecin risquerait des sanctions pénales. Mais plus les femmes.

    Source et compléments sur InfoCatho.fr.

  • Prières pour les prêtres et religieux retenus en otage

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    Durant tout l'été, l'AED vous invite à vous unir à une chaîne de prière pour les prêtres et religieux pris en otage partout dans le monde.

    S'inscrire à la chaîne de prière

    Du 5 au 16 juillet, prions pour Sœur Gloria Cecilia Narvaez Argoti

    Religieuse colombienne de la congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée, Soeur Gloria Cecilia Narvaez a été enlevée en février 2017 à Karangasso, dans le sud du Mali, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, où elle travaillait comme missionnaire. Sa dernière preuve de vie remonte au 29 janvier 2018 ; elle apparaît dans une vidéo diffusée par un groupe lié à Al-Qaïda.

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    Seigneur,
    sur les cinq continents, en haine de la foi,
    tant de chrétiens sont menacés, persécutés.
    Nous te prions particulièrement
    pour ceux qui sont retenus en otage.
    Animés du seul désir d’aimer,
    ils ont risqué leur vie pour témoigner de ton amour
    et acceptent pour toi d’endurer violence,
    privation et mépris.
    Nous te confions aussi leurs ravisseurs,
    aveuglés par la haine et la violence.
    Que le témoignage de foi de leurs victimes les mènent sur un chemin de conversion.

    Vierge Marie,
    toi qui la première éprouvas dans ta chair le glaive,
    invoque pour nous l’Esprit de force,
    qu’il éloigne de nous la peur, la honte, la lâcheté,
    qu’il renouvelle notre foi
    et nous donne le désir de témoigner,
    en toutes circonstances, que le Christ est Seigneur.
    Amen.

    Source : Aide à l'Eglise en Détresse.

  • Emmanuel Macron reçu en audience par le Pape François

    Le lieu reste inchangé : le Pape François a reçu le président français dans la bibliothèque du palais apostolique. Ce qui fut plus surprenant, c’est la durée très longue de leur entretien : près d'une heure en tête à tête en compagnie d'un interprète. Notre journaliste Hélène Destombes était sur place.

    Commentaire d'Hélène Destombes sur Vatican.News.

    Conférence de presse d'Emmanuel Macron au Vatican :

  • Cérémonie de prise de possession du titre de premier Chanoine d'honneur de la Basilique Saint-Jean-de-Latran par Emmanuel Macron

    Ce mardi 26 juin, Emmanuel Macron a pris officiellement possession de son titre de chanoine d’honneur du Latran, au cours d’une cérémonie en présence de nombreux membres de la communauté française de Rome et du Saint-Siège.

    La célébration a débuté par l’ouverture des grandes portes de la splendide Basilique papale, et l’entrée solennelle d’Emmanuel Macron, entouré des membres du chapitre, au son de l’orgue. Puis, une allocution de Mgr Angelo de Donatis, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, qui a donc souhaité la bienvenue au président français, installé au pied de l’autel. « Une antique tradition se perpétue, il faut souligner les efforts des hommes de bonne volonté en Europe fondée sur les racines culturelles liées à celle de la tradition judéo-chrétienne », a-t-il notamment déclaré.

    Après un moment de prière pour la France, ponctué de chants, c’est le président qui a pris la parole, expliquant avoir accepté le titre de chanoine car il « appartient à une tradition d’amitié et de concorde entre la France et le Vatican ».

    Discours intégral du président Macron au Latran

    Des relations d’amitié et de confiance qu’il faut mettre au service de la paix, du bien commun, a insisté le président Macron, afin qu’elles « donnent à chacun la force de relever tous les défis » ; des défis rappelés peu avant par Mgr de Donatis, qui a cité la solitude des personnes, - toujours plus prégnante, surtout dans les villes -, la détresse des plus fragiles, et particulièrement des migrants.

    Après le chant du Salve Regina, Emmanuel Macron, a donc officiellement pris possession de sa stalle dans la salle du chapitre. Avec sa délégation, il s’est rendu devant la statue d’Henri IV, guidé par Mgr de Donatis.

    Il a ensuite rencontré, au Palais du Latran, attenant à la Basilique, les ecclésiastiques, religieux et religieuses résidant à Rome, ainsi que les laïcs travaillant au service du Saint-Siège. Il a d’abord insisté sur l’importance des racines, car les oublier, c’est se défendre « de regarder le présent avec force ». « Nous ne pouvons pas avancer si nous ne savons pas d’où nous venons, quelle est notre histoire. Le lien particulier entre la France et le Vatican est aussi une part de cette histoire », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que ce lien particulier n’a pas empêché une discussion franche avec le Pape.

    Ce lien indispensable, a-t-il encore assuré, n’est pas incompatible avec la laïcité, laquelle « n’est pas une lutte contre la religion », ni une « pubidonderie contemporaine ». « Elle est parfois « un mystère », a avoué le président français, avant de promettre de revenir.

    Source : Vatican.News.

    Remerciements d'Emmanuel Macron au chapitre du Latran :

  • GPA : « Si on voulait fabriquer de la souffrance et de la pathologie, on ne s’y prendrait pas autrement… », estime Catherine Dolto

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    « Organiser l’abandon d’un enfant pour des raisons commerciales est une pratique barbare qui va faire basculer l’humanité dans l’inconnu ». Pour Catherine Dolto, médecin et haptothérapeute, « la commercialisation de l’enfantement n’est pas un progrès technique, mais bien une dérive éthique. Il est troublant de constater que l’abolition de l’esclavage est unanimement reconnue comme un progrès, alors que la location du corps d’une femme ne semble pas être perçue comme une régression ».

    Dans une interview accordée à Famille Chrétienne, la fille de Françoise Dolto prend vivement position contre la GPA : «  Il y a un lien étroit entre la manière dont une société encadre la gestation et la petite enfance et l’évolution que les enfants ainsi traités feront subir à leur cadre social. Ne pas prendre soin des nouveaux arrivants, c’est préparer la barbarie à venir ».

    Pour elle, nous risquons « de sombrer dans le chaos ». Ce qui « est déjà le cas lorsqu’une mère porte l’enfant de son propre fils, lui-même homosexuel, comme cela s’est produit récemment en Angleterre. En effet, nos sociétés humaines sont marquées par des interdits. Celui de l’inceste est partagé par toutes ». Elle met en garde : « Il ne faudra pas s’étonner si nos sociétés produisent de plus en plus de violence, puisque les grands interdits ont comme fonction de la canaliser ».

    L’oubli manifeste de l’enfant dans ces pratiques est une négation des « soixante-dix dernières années de découvertes scientifiques dans le domaine de la vie prénatale », déplore la praticienne. « Un enfant in utero se constitue dans le concert polysensuel offert par ses parents  : la voix de son père, le bruit du cœur de sa mère, le goût de ce qu’elle mange, ses sentiments, ce qu’elle éprouve quand d’autres s’approchent, tout passe la barrière du giron maternelle et devient potentiellement important. Jusqu’à modifier le patrimoine génétique de l’enfant comme l’atteste l’épigénétique qui étudie les influences environnementales sur le génome ».

    Elle explique que « GPA ou non, la naissance sera toujours un passage difficile : l’enfant expérimente la dépendance et subit des rafales de premières fois » et elle ajoute « dans le cas d’une GPA, l’enfant est arraché de sa ‘planète mère’ qui est sa sécurité. Il doit d’un moment à l’autre s’adapter à des inconnus. Quel choc pour lui ! Les failles sont là, souterraines mais réelles, qui s’ouvriront un jour ou l’autre ». Pour cette femme aguerrie, « si on voulait fabriquer de la souffrance et de la pathologie, on ne s’y prendrait pas autrement… ».

    Comparée au sort des enfants né sous X et adoptés, elle considère que la GPA « consiste à programmer un malheur pour s’approprier un enfant. Je ne sais pas ce que l’on dira à ceux nés d’une GPA », poursuit-elle, « il faudra trouver des termes qui ne soient pas trop désespérants pour leur présenter la situation ». Elle regrette que « les valeurs de commerce ont remplacé celles d’humanité » et s’inquiète « que notre époque [ait] une éthique qui ne [soit] pas au niveau de nos possibilités techniques ».

    Pour aller plus loin :

    GPA : « On ne peut pas remplacer une souffrance d’adulte par une souffrance d’enfant »

    Sources : Gènéthique.org -  Famille Chrétienne, Benjamin Coste (28/04/2018) - Catherine Dolto : «Avec la GPA, nous programmons le malheur d’un enfant»
  • Ces persécutions dont les infos nationales ne parlent pas... prions pour eux.

    Birmanie/Myanmar : fuite obligée de plus de 7.000 chrétiens kachins

    birmanie-persecutions.JPGYangon (Agence Fides) – Plus de 7.000 chrétiens appartenant à la minorité ethnique Kachine, se trouvant dans le nord du pays, ont été contraints à évacuer à cause de l’escalade de la violence entre l’armée et les rebelles indépendantistes kachins. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Francis Daw Tang, Evêque de Myitkyina, Diocèse situé dans l’Etat Kachin.
    L’Evêque explique : « Au début avril, l’armée a commencé à attaquer la région à la frontière avec la Chine. De nombreux villages ont été attaqués, provoquant une grande souffrance aux civils, qui ont commencé à fuir. Nombreux sont ceux qui sont pris au piège dans la jungle depuis au moins trois semaines, sans nourriture et sans liberté de se mouvoir, en ce que soupçonnés de collaborer avec les rebelles ». « Les évacués en question – poursuit-il – sont venus dans la Paroisse de Tanghpre. Pour le moment, 243 familles sont entassées sur le territoire paroissial pour un total de 1.200 personnes. Par ailleurs, 600 autres évacués sont arrivés à Palana, dans un complexe de l’église baptiste et d’autres groupes ont trouvé refuge dans d’autres églises » raconte-t-il, remarquant que la Caritas du Myanmar les assiste. Hier, 400 autres civils évacués sont arrivés dans la capitale de l’Etat Kachin, Myitkyina, où se trouvaient déjà plus de 4.000 évacués.
    A propos de ce qui se passe actuellement dans le nord du pays, l’analyste politique Stella Naw remarque : « Il s’agit d’une guerre dans le cadre de laquelle les civils sont systématiquement victimes des militaires birmans, alors que la communauté internationale ignore cette situation d’urgence » et place cette crise à côté de celle concernant les musulmans Rohingyas.
    « Il s’agit d’un conflit invisible – déclare à Fides Than Htoi, un chrétien qui travaille comme assistant social dans l’Etat Kachin. Suite aux bombardements, le complexe scolaire chrétien Kachin Baptist Mission School a été détruit le 11 mai – indique-t-il – en remarquant qu’il s’agit là « d’attaques militaires contre des objectifs civils ».
    Yanghee Lee, Envoyé spécial de l’ONU chargé des droits fondamentaux, dans son rapport de mars dernier au Conseil chargé des droits fondamentaux, a demandé la cessation immédiate des combats, en affirmant : « Ce à quoi nous assistons actuellement est inacceptable : des civils innocents sont tués et blessés et des centaines de familles s’enfuient pour sauver leur vie ». (SD-PA) (Agence Fides 17/05/2018)

    Népal : Cinq attaques contre des églises chrétiennes

    nepal-persecutions.jpgKatmandu (Agence Fides) – Cinq églises, dont une église catholique, ont fait l’objet d’attaques au Népal en l’espace d’une semaine. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, l’église Saint Joseph de Kohalpur, dans le district de Banke, a été incendiée par des personnes non identifiées en date du 18 mai. La population locale a indiqué que les auteurs de l’attaque ont intimé à l’agent de demeurer à son domicile. Ensuite de quoi, dix hommes non identifiés ont fait irruption dans l’église, versé de l’essence et livré aux flammes l’édifice. L’église Saint Joseph constitue une nouvelle Paroisse comptant quelques 20 fidèles. Personne n’a été blessé dans le cadre de cette attaque incendiaire mais l’intérieur de l’église a été entièrement détruit.
    La Fédération nationale des chrétiens au Népal (FNCN), organisme œcuménique, demande une intervention urgente du gouvernement népalais et des enquêtes sur les auteurs de l’acte criminel. Condamnant « l’attaque directe à l’encontre des minorités religieuses au Népal qui trouble l’harmonie réciproque », la déclaration parvenue à Fides souligne que le gouvernement « doit défendre les libertés fondamentales reconnues par la Constitution et garantir que tous les droits soient protégés », de manière à ce que tous les citoyens puissent se sentir en sécurité lorsqu’ils pratiquent leur religion.
    Kadhka Prakash, activiste catholique pour les droits fondamentaux de Katmandu, a déclaré à Fides : « Cette profanation constitue une attaque directe contre l’Eglise catholique. Le sanctuaire, l’autel et l’Eucharistie sont fondamentaux pour notre culte. Il s’agit d’un message proclament que le Christianisme n’est pas le bienvenu en ce lieu. Les Chrétiens au Népal désirent construire la paix et travailler pour la justice ».
    Au cours de ces jours derniers, entre le 9 et le 13 mai, des temples protestants ont été incendiés, presque tous dans le cadre d’attaques nocturnes. Il s’agit de l’église de Mahima sise à Dhangadhi, de l’église de l’Emmanuel de Panchthar – dans l’est du pays – de l’église de l’Emmanuel de Doti, de l’église de l’Emmanuel de Kanchanpur – dans l’ouest du pays – et de l’église Hebron – de nouveau dans l’est du pays. Bien que personne n’ait été tué dans le cadre de ces attaques, les chrétiens du cru sont préoccupés suite à l’augmentation des actes d’hostilité envers les groupes chrétiens au Népal.
    Le pasteur Tanka Subedi, fondateur et président de l’organisation Dharmik Chautari Nepal et du Forum du Népal pour la Liberté religieuse, a déclaré à Fides : « Le gouvernement népalais est un gouvernement démocratique et il a pour mission de protéger tous les groupes religieux de la même manière ».
    La National Christian Fellowship du Népal (NCFN) et la Nepal Christian Society (NCS) ont, elles aussi, condamné les attaques, indiquant que les chrétiens népalais sont faussement accusés de prosélytisme à l’encontre de la population à majorité hindoue. (SD) (Agence Fides 19/05/2018)