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Actualité

  • Ces persécutions dont les infos nationales ne parlent pas... prions pour eux.

    Birmanie/Myanmar : fuite obligée de plus de 7.000 chrétiens kachins

    birmanie-persecutions.JPGYangon (Agence Fides) – Plus de 7.000 chrétiens appartenant à la minorité ethnique Kachine, se trouvant dans le nord du pays, ont été contraints à évacuer à cause de l’escalade de la violence entre l’armée et les rebelles indépendantistes kachins. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Francis Daw Tang, Evêque de Myitkyina, Diocèse situé dans l’Etat Kachin.
    L’Evêque explique : « Au début avril, l’armée a commencé à attaquer la région à la frontière avec la Chine. De nombreux villages ont été attaqués, provoquant une grande souffrance aux civils, qui ont commencé à fuir. Nombreux sont ceux qui sont pris au piège dans la jungle depuis au moins trois semaines, sans nourriture et sans liberté de se mouvoir, en ce que soupçonnés de collaborer avec les rebelles ». « Les évacués en question – poursuit-il – sont venus dans la Paroisse de Tanghpre. Pour le moment, 243 familles sont entassées sur le territoire paroissial pour un total de 1.200 personnes. Par ailleurs, 600 autres évacués sont arrivés à Palana, dans un complexe de l’église baptiste et d’autres groupes ont trouvé refuge dans d’autres églises » raconte-t-il, remarquant que la Caritas du Myanmar les assiste. Hier, 400 autres civils évacués sont arrivés dans la capitale de l’Etat Kachin, Myitkyina, où se trouvaient déjà plus de 4.000 évacués.
    A propos de ce qui se passe actuellement dans le nord du pays, l’analyste politique Stella Naw remarque : « Il s’agit d’une guerre dans le cadre de laquelle les civils sont systématiquement victimes des militaires birmans, alors que la communauté internationale ignore cette situation d’urgence » et place cette crise à côté de celle concernant les musulmans Rohingyas.
    « Il s’agit d’un conflit invisible – déclare à Fides Than Htoi, un chrétien qui travaille comme assistant social dans l’Etat Kachin. Suite aux bombardements, le complexe scolaire chrétien Kachin Baptist Mission School a été détruit le 11 mai – indique-t-il – en remarquant qu’il s’agit là « d’attaques militaires contre des objectifs civils ».
    Yanghee Lee, Envoyé spécial de l’ONU chargé des droits fondamentaux, dans son rapport de mars dernier au Conseil chargé des droits fondamentaux, a demandé la cessation immédiate des combats, en affirmant : « Ce à quoi nous assistons actuellement est inacceptable : des civils innocents sont tués et blessés et des centaines de familles s’enfuient pour sauver leur vie ». (SD-PA) (Agence Fides 17/05/2018)

    Népal : Cinq attaques contre des églises chrétiennes

    nepal-persecutions.jpgKatmandu (Agence Fides) – Cinq églises, dont une église catholique, ont fait l’objet d’attaques au Népal en l’espace d’une semaine. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, l’église Saint Joseph de Kohalpur, dans le district de Banke, a été incendiée par des personnes non identifiées en date du 18 mai. La population locale a indiqué que les auteurs de l’attaque ont intimé à l’agent de demeurer à son domicile. Ensuite de quoi, dix hommes non identifiés ont fait irruption dans l’église, versé de l’essence et livré aux flammes l’édifice. L’église Saint Joseph constitue une nouvelle Paroisse comptant quelques 20 fidèles. Personne n’a été blessé dans le cadre de cette attaque incendiaire mais l’intérieur de l’église a été entièrement détruit.
    La Fédération nationale des chrétiens au Népal (FNCN), organisme œcuménique, demande une intervention urgente du gouvernement népalais et des enquêtes sur les auteurs de l’acte criminel. Condamnant « l’attaque directe à l’encontre des minorités religieuses au Népal qui trouble l’harmonie réciproque », la déclaration parvenue à Fides souligne que le gouvernement « doit défendre les libertés fondamentales reconnues par la Constitution et garantir que tous les droits soient protégés », de manière à ce que tous les citoyens puissent se sentir en sécurité lorsqu’ils pratiquent leur religion.
    Kadhka Prakash, activiste catholique pour les droits fondamentaux de Katmandu, a déclaré à Fides : « Cette profanation constitue une attaque directe contre l’Eglise catholique. Le sanctuaire, l’autel et l’Eucharistie sont fondamentaux pour notre culte. Il s’agit d’un message proclament que le Christianisme n’est pas le bienvenu en ce lieu. Les Chrétiens au Népal désirent construire la paix et travailler pour la justice ».
    Au cours de ces jours derniers, entre le 9 et le 13 mai, des temples protestants ont été incendiés, presque tous dans le cadre d’attaques nocturnes. Il s’agit de l’église de Mahima sise à Dhangadhi, de l’église de l’Emmanuel de Panchthar – dans l’est du pays – de l’église de l’Emmanuel de Doti, de l’église de l’Emmanuel de Kanchanpur – dans l’ouest du pays – et de l’église Hebron – de nouveau dans l’est du pays. Bien que personne n’ait été tué dans le cadre de ces attaques, les chrétiens du cru sont préoccupés suite à l’augmentation des actes d’hostilité envers les groupes chrétiens au Népal.
    Le pasteur Tanka Subedi, fondateur et président de l’organisation Dharmik Chautari Nepal et du Forum du Népal pour la Liberté religieuse, a déclaré à Fides : « Le gouvernement népalais est un gouvernement démocratique et il a pour mission de protéger tous les groupes religieux de la même manière ».
    La National Christian Fellowship du Népal (NCFN) et la Nepal Christian Society (NCS) ont, elles aussi, condamné les attaques, indiquant que les chrétiens népalais sont faussement accusés de prosélytisme à l’encontre de la population à majorité hindoue. (SD) (Agence Fides 19/05/2018)

  • Regina Caeli de ce dimanche 22 avril 2018

    « Chacun de nous peut guérir de tant d’infirmités spirituelles en acceptant de mettre sa propre existence dans les mains du Seigneur ». C’est le message transmis par le Pape François en ce quatrième dimanche de Pâques où la liturgie « se poursuit avec l'intention de nous aider à redécouvrir notre identité en tant que disciples du Seigneur ressuscité ».

    Compte rendu d'Hélène Destombes à lire sur Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Au terme de la prière du Regina Caeli, le Pape François a souhaité « que cesse toute violence » au Nicaragua, où plusieurs personnes ont été tuées lors de manifestations, cette semaine, contre une réforme des retraites.

    Compte rendu d'Hélène Destombes à lire sur Vatican.News.

  • Les patriarches de Syrie condamnent la récente attaque à Damas

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    COMMUNIQUE – Veuillez trouver, ci-dessous, le communiqué des Patriarches d’Antioche et de tout l’Est pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs melkites catholiques, dans lequel ils condamnent la récente attaque des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, en Syrie.

    Déclaration conjointe des patriarcats grec-orthodoxe, syriaque-orthodoxe et grec-melkite catholique d’Antioche et tout l’Orient.

    Damas, le 14 avril 2018

    « Dieu est avec nous ; écoutez toutes les nations et soumettez-vous ! ».

    Nous, les patriarches Jean X, patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, Ignace Ephrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, et Joseph Ier Absi, patriarche grec-melkite catholique d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l’agression brutale qui a eu lieu ce matin contre la Syrie, notre pays si cher, par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, selon les allégations de recours aux armes chimiques par le gouvernement syrien.

    Nous élevons nos voix pour affirmer ce qui suit :

    1. Cette agression brutale constitue une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations unies, car il s’agit d’une agression injustifiée contre un pays souverain, membre de l’ONU.

    2. Nous souffrons de constater que ces bombardements aient été perpétrés par de puissants pays auxquels la Syrie n’a causé aucun préjudice d’aucune sorte.

    3. Les allégations des États-Unis et d’autres pays selon lesquelles l’armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d’arme, sont injustifiées et non étayées par des preuves suffisantes et claires.

    4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie sape le travail de la Commission d’enquête internationale indépendante, sur le point de se rendre en Syrie.

    5. Cette agression brutale détruit les chances d’une solution politique pacifique et entraîne une escalade de la violence et davantage de complications.

    6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes barbares.

    7. Nous demandons au Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies de jouer son rôle en apportant la paix au lieu de contribuer à l’escalade des guerres.

    8. Nous appelons toutes les Églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l’Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s’engager dans la protection de la paix internationale.

    9. Nous saluons le courage, l’héroïsme et les sacrifices de l’Armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l’armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes externes ou internes ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu’à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit purifié du terrorisme. Nous saluons également la position courageuse des pays alliés de la Syrie et de son peuple.

    Nous offrons nos prières pour la sécurité, la victoire et la libération de la Syrie de toutes sortes de guerres et de terrorisme. Nous prions également pour la paix en Syrie et dans le monde entier, et appelons à renforcer les efforts de réconciliation nationale dans le souci de protéger le pays et de préserver la dignité de tous les Syriens.

    Sources : Greek Orthodox Patriarchate of Antioch and all the East - Patriarcat latin de Jérusalem.

  • Nouveau livret sur la PMA de la Fondation Jérôme Lejeune

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    Peut-on produire un enfant en éprouvette quand son couple est confronté à une infertilité pathologique ? Que deviennent les embryons congelés ? Comment un nouvel eugénisme est-il en train de dessiner le visage des générations naissantes à travers la sélection embryonnaire et le dépistage préimplantatoire ?

    Cet ouvrage sur la Procréation Médicalement Assistée analyse avec précision les pratiques médicales, les enjeux éthiques et les textes juridiques qui régissent la procréation artificielle.

    Télécharger le manuel PMA en PDF

    Source et téléchargement des autres manuels à destination des jeunes : Fondation Jérôme Lejeune.

  • Livret bioéthique “Comprendre les enjeux de la révision des lois bioéthiques”

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    Afin d’appeler le plus grand nombre à se former et s’informer dans le cadre de ces États généraux, le diocèse de Paris a choisi de diffuser un livret de 56 pages regroupant un ensemble de fiches (synthétiques et complètes) sur les 11 thématiques bioéthiques. À télécharger ici.

    • 11 fiches synthétiques : la première page du début de chaque chapitre. Une première lecture qui se veut simple et rapide pour chaque thème, afin d’inviter ensuite le lecteur à accéder aux fiches complètes.

    • 11 fiches complètes : une série de 2 ou 3 pages « Pour aller plus loin », un contenu plus détaillé pour accompagner la réflexion et le discernement personnel.

    Dans son édito introduisant ce livret, Mgr Aupetit alerte : « Il semble qu’une partie de nos concitoyens, y compris des catholiques, ne prennent pas la mesure des changements de société qui peuvent nous impacter. C’est pourquoi l’Église souhaite apporter sa contribution à ce travail pour édifier un monde meilleur qui ne soit pas le « meilleur des mondes ».

     "Comprendre les enjeux de la bioéthique",
    livret à télécharger

    L’ensemble des fiches (synthétiques et complètes) sont accessibles dans un espace dédié.

    Source : L’Église Catholique à Paris - Bioéthique.

  • Médecins du monde : bon à savoir...

    Médecins du monde affirme son soutien à la généralisation de l’avortement

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    Dans un message diffusé sur twitter , « médecins du monde » revendique son combat pour un « Accès gratuit à la contraception et à l’avortement pour toutes les femmes, partout dans le monde ! ».

    Reprenant les slogans habituels tel que « Pour mon corps, ce que je veux d’abord c’est le droit d’en disposer librement, en toute indépendance, à tous les moments de ma vie. », ou encore que « quand les femmes ont le contrôle de leur sexualité et fécondité, elles sont en meilleure santé », ce qui est pourtant plus que discutable au regard des faits.

    Ils coïncidèrent donc que « L’accès aux services et droits de santé sexuelle et reproductive est une de nos priorités d’actions. ».

    En affirmant « Aujourd’hui dans le monde, 214 millions de femmes souhaiteraient éviter ou différer une grossesse », on peut se demander s’ils ont vraiment compris ce que l’avortement était, en effet, il a lieu quand la grossesse a débutée, il ne l’évite donc pas, et il ne la diffère pas non plus, car bien que le terme utilisé soit « interruption », c’est une fin définitive à la dite grossesse, et il n’est plus possible de la reprendre par la suite.

    Quoi qu’il en soit, de nombreux donateurs de « médecins du monde » sont catholiques, et ceux-ci ne pouvant pas cautionner le financement d’organisation faisant la promotion de l’avortement, j’invite les donateurs à éviter « Médecins du monde » et à réorienter leur dons vers d’autres associations.

    Benjamin Leduc

    Source : InfoCatho.fr.

  • 10ème Nuit des Témoins pour les chrétiens persécutés : 12-19 mars 2018

    Ces veillées de prière et de témoignages rendent hommage à ceux qui ont été tués parce qu’ils étaient des disciples du Christ.

    Elles permettent aussi de porter dans la prière ceux qui souffrent toujours et d’écouter leur témoignage.

    nuit-des-temoins-2018a.jpg

    Où et quand ont-elles lieu ?

    MONTPELLIER : lundi 12 mars, 20h-22h: église Saint-Thérèse

    ROUEN : mercredi 14 mars, 20h-22h: Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

    LA ROCHE-SUR-YON : jeudi 15 mars, 20h30-22h30: église Saint-Louis

    PARIS : vendredi 16 mars, 18h15 messe, 20h-22h veillée: cathédrale Notre-Dame de Paris

    LUXEMBOURG : dimanche 18 mars, 19h30-21h30: cathédrale Notre-Dame

    ROME : lundi 19 mars, 19h00 messe, 20h-22h veillée: église Saint-Louis des Français

    Qui sont les grands témoins ?

    L’AED invite des grands témoins pour honorer les martyrs de la foi, prêtres, religieuses, religieux et laïcs engagés ayant perdu la vie ces derniers mois par fidélité au Christ. Au cours de la Nuit des témoins, ils donneront leur témoignage sur la réalité de la situation des chrétiens dans trois pays phares:

    Mgr Kyrillos William SAMAAN
    Évêque copte catholique d’Assiout, ÉGYPTE

         L’ÉGYPTE en bref: 80% des chrétiens d’Orient sont égyptiens. Ils restent donc des cibles prioritaires pour les islamistes, malgré l’ostensible soutien que manifeste le président Sissi aux coptes : « Vous êtes notre famille et personne ne nous divisera », a-t-il proclamé à la messe de Noël 2017. L’enjeu : éviter le piège de la scission coptes / musulmans alimentées par les islamistes.

    Mrg Ramon CASTRO CASTRO
    Évêque de Cuernavaca, MEXIQUE

         Le MEXIQUE en bref: Deuxième plus grand pays catholique au monde, le Mexique est aussi le plus dangereux d’Amérique latine pour les prêtres. Une véritable guerre des cartels le ravage qui, en 2016, occupe la deuxième place au palmarès du nombre de morts, juste après le conflit en Syrie. L’Église est l’une des rares institutions à s’opposer au narcotrafic.

    Père Paul-Elie CHEKNOUN
    Prêtre en ALGÉRIE

         L’ALGÉRIE en bref: L’islamisme des années 90 a transformé le christianisme en portion congrue dans un pays à 99% musulman. En 2016, la révision de la Constitution conserve l’interdiction « d’ébranler la foi d’un musulman ». Pourtant, quelques catholiques osent à nouveau évangéliser. A quel prix ? Les élections présidentielles de 2019 diront si l’islamisme politique est aussi moribond que certains le prédisent.

    POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES TÉMOINS, CLIQUEZ ICI

    Source : site internet de l’AED

  • Egypte : Inauguration d’une église dédiée aux 21 martyrs coptes de Daech

    Trois ans après l’assassinat de chrétiens coptes sur les plages libyennes, une église est inaugurée en leur mémoire ce 15 février 2018.

    Egypte,inauguration,église,martyrs,coptes,DaechLe 15 février est désignée comme la journée de commémoration liturgique des martyrs coptes qui ont été assassinés sur la plage de Lybie en janvier 2015. La vidéo de leur décapitation, mise en ligne sur les sites djihadistes, avait circulé sur le web provoquant horreur et indignation. Mgr Antonios Aziz Mina, Évêque émérite de Gizeh, confiait à l’agence vaticane Fides combien « la mise en scène [était] terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent ‘Seigneur Jésus Christ’. Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. »

    Les 21 chrétiens tués par des djihadistes sont désormais invoqués comme martyrs de l’Église copte. Leurs noms sont inscrits dans le « synaxarium », l’équivalent oriental du martyrologue romain, soit une procédure analogue à la canonisation dans l’Église latine. La date du 8 de Méchir du calendrier copte, correspondant au 15 février grégorien a été choisi pour leur rendre mémoire. Une icône a été écrite pour représenter leur martyre: sur fond de vagues bleues et sang – le crime a eu lieu sur une plage libyenne – les 21 hommes auréolés, revêtus d’or et de pourpre, regardent au Ciel vers le Christ, qui leur ouvre ses bras, tandis que deux anges leur remettent des couronnes.

    Une étape supplémentaire est franchie cette année avec l’inauguration d’une église qui leur est dédiée. Le lieu de culte financé par l’État égyptien a été construit à al Our, le village proche de la ville de Samalut, en province de Minya, d’où provenaient 13 des 21 martyrs. Toutefois, selon l’agence missionnaire Fides, il n’est pas certain que les dépouilles des 21 chrétiens tués, qui ont été retrouvées deux ans après les faits barbares, soient transférées dans l’édifice inauguré ce 15 février 2018. Mais les parents des martyrs coptes auront un lieu où vénérer la mémoire de leurs proches assassinés.

    A.-F. de Beaudrap (avec Fides, Vatican News et Aleteia)

    Source : Cathobel.be.

  • Bulgarie : décès de Grand-père Dobri, mendiant et principal donateur de l’Église orthodoxe

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    Hier, en Bulgarie, Grand-père Dobri (Dobri Dimitrov Dobrev) est décédé à l’âge de 103 ans. Bien que mendiant, vivant misérablement, il était le principal donateur de l’Église orthodoxe bulgare. Il reversait toutes ses quêtes pour la construction ou la reconstruction d’églises et de monastères. C’est ainsi qu’il a donné plus de 20 000 euros à la seule cathédrale Saint-Alexandre-Nevski à Sofia, d’autres églises et des monastères ont aussi bénéficié de ses dons. Ce site internet lui est consacré.

    Ci-dessous: un entretien avec Grand-père Dobri sous-titré en anglais (des extraits d’un film sur lui et son histoire) :

    Source : Orthodoxie.com.

  • La marche de l’euthanasie ou le triomphe de l’hédonisme

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    Une tribune de Victoire, de La Marche pour la Vie.

    La légalisation de l’euthanasie était, en 2012, un engagement de campagne du candidat Hollande. Son arrivée avait été préparée grâce aux portes ouvertes par le député Léonetti en 2005, avec sa première loi sur la fin de vie. Elle devait clore la boucle entamée par la loi Veil : à l’entrée de la vie, possibilité d’avorter, à la fin de la vie, possibilité d’euthanasier. C’était logique et nécessaire. On nous dit que l’euthanasie reste interdite aujourd’hui en France. Mais les étapes de sa légalisation ont été franchies et ont déjà fait leurs premières victimes.

    La marche de l’euthanasie n’est pas nouvelle et la tentation de supprimer ses malades, ses vieux, ses « encombrants », traverse l’histoire avec plus ou moins de succès selon les heures.
    Le monde gréco-romain vénérait les Anciens mais la vie des nouveau-nés handicapés ne méritait pas le respect. Les stoïciens poursuivaient un idéal d’autoconservation et de fidélité à son destin mais recommandaient le « suicide philosophique » plutôt que la chute dans une situation d’assujettissement, à autrui ou au vice, à la maladie ou à la vieillesse. Les Esquimaux de Nunage au Canada ont institutionnalisé l’euthanasie des vieillards sous la forme du suicide assisté, jusqu’en 1950, et elle l’est toujours chez les Yuits des îles Saint Laurent et les Chukchee de Sibérie, où la survie des individus dans la force de l’âge mérite le sacrifice des anciens. Le nazisme a quant à lui organisé l’euthanasie sociale dans le fantasme de purifier la race des malades et des impotents.

    L’autorisation de l’euthanasie en France peut donc paraître un banal sursaut de l’histoire qui veut que les surhommes renversent les sous-hommes et créent l’espace de l’extension de leur volonté de puissance. Elle possède pourtant un chemin qui lui est propre, et qu’il faut comprendre pour éviter de s’y perdre.

    Le christianisme avait tâché, pendant des siècles, d’enseigner à nos ancêtres que le pauvre, l’infirme et le vieillard sont images et visages du Christ sur la terre. Il avait inscrit dans le cœur des Français le respect de la fin de vie, temps de préparation du retour à Dieu, instant du passage à témoins où la personne âgée confie sa sagesse et sa mémoire à ceux qui demeurent, destin commun d’une nature humaine qui n’est pas toute-puissante.
    Dans la mort de l’autre, chaque enfant découvre une vérité sur l’homme qu’il est : il n’est pas éternel, la vie humaine n’est pas infinie, il faut l’accomplir sans tarder.

    Cet enseignement tragiquement nécessaire est la leçon que le monde contemporain refuse d’apprendre. L’euthanasie ne sera pas introduite en France comme une loi de progrès médico-social. Elle tente de s’imposer comme une réponse nécessaire aux « situations de détresse », comme la reconnaissance, par une loi humaniste, des souffrances vécues par la population. Le bien-fondé de l’euthanasie ne sera pas argumenté, il sera illustré.

    En novembre 2002, Vincent Humbert, jeune homme de 21 ans, tétraplégique, aveugle et muet, lança son appel au Président Chirac : « Je vous demande le droit de mourir ». Refusée par les juges, la mort lui sera administrée par sa mère et son médecin.
    Vincent Lambert, victime en 2008 d’un accident de voiture, est présenté comme un malade en fin de vie alors qu’il n’est qu’une personne handicapée, en état pauci-relationnel, qui nécessiterait son transfert dans un établissement spécialisé. Cette demande, formulée par trois fois par ses avocats, lui est à ce jour toujours refusée.
    Le 6 janvier dernier, le Conseil d’Etat s’est autorisé à trancher sur la vie ou la mort d’Inès, 14 ans, contre l’avis de ses parents, en validant l’arrêt des soins demandés par l’hôpital.

    Ces affaires utilisées comme emblèmes sont rendues possibles par la brèche euthanasique ouverte par la loi Leonetti de 2005, et développée avec la loi Claeys-Leonetti de 2016.
    La loi Léonetti prônait d’éviter l’obstination déraisonnable et mettait en place le système de procédure collégiale qui, initiée par le médecin, doit désormais décider de la poursuite ou de l’arrêt des traitements si le malade est inconscient.
    Cette loi néglige la distinction entre le refus d’un traitement disproportionné et l’euthanasie par omission. Elle ne donne pas non plus de définition du mot « traitement ». Ces omissions maintiennent une confusion entre ce qui relève du soin, et qui est dû à tous comme secours vital, et ce qui relève du traitement, et qui peut être arrêté si le traitement est disproportionné par rapport au résultat espéré.
    Onze ans plus tard, Jean Leonetti, à droite, et Alain Claeys, à gauche, firent adopter une proposition de loi rendant contraignantes les directives anticipées  et validant le droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès, associée à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles. L’alimentation et l’hydratation artificielles sont désormais considérées comme des traitements et donc susceptibles d’être stoppées, dans le cadre du refus de l’obstination déraisonnable.

    Présentées comme des moyens de préserver la dignité du mourant, ces lois permettent, dans les faits, aujourd’hui en France, d’euthanasier les malades, les handicapés et les vieillards, en les laissant mourir de faim et de soif. Telle est la menace qui pèse aujourd’hui sur Vincent Lambert, lequel n’est ni mourant, ni malade, ni en situation de fin de vie : il souffre d’une maladie spécifique pour laquelle le corps médical ne lui donne pas de solution adaptée, et d’une sollicitude inversée d’un monde qui pense soigner la souffrance en supprimant le patient.

    La marche de l’euthanasie en France ne ressemble à aucun autre des modes d’euthanasie qui ont traversé l’histoire. Elle est plus romantique et plus tragique. La France ne veut pas supprimer ses malades comme les Grecs, les Esquimaux ou les nazis. La France ne veut pas être le bourreau de ses membres souffrants. Elle leur donne la mort par compassion. Par charité.
    Si l’euthanasie semble s’imposer progressivement dans notre société, c’est parce que notre peuple est infesté par l’hédonisme qui renverse la hiérarchie de la place de l’autre par rapport à soi. L’important n’est plus le don mais le plaisir. Est bon ce qui procure du bien-être. Doit être éradiqué ce qui est dur à voir et provoque du déplaisir. Je n’entre en interaction avec l’autre que si je sais que de cette liaison sortira plus de bonheur pour moi.
    Ce qui compte ce n’est donc plus de se mettre au service du malade, de recevoir la sagesse de l’Ancien, d’accompagner le mourant. Ce qui compte c’est dans un premier temps de refuser toute souffrance pour le malade. Dans un dernier temps de refuser toute souffrance pour soi-même.

    Revendiquer le droit à mourir dans la dignité, c’est demander à l’État d’avoir la correction de ne pas nous laisser voir combien notre nature humaine est faible. Parce que la technique a démultiplié notre capacité à contrôler la souffrance, nous avons cru qu’il nous serait possible de ne plus jamais avoir mal. Et nous ne voulons pas que l’expérience de la vie nous prouve que nous avons tort.

    L’euthanasie est la pire réponse qu’un peuple puisse apporter à ses membres souffrants. En leur donnant la mort il leur dit : « ta vie ne vaut pas la peine d’être vécue, et tu ne vaux pas la peine que je prenne le temps et le soin de te la rendre meilleure. » L’euthanasie est une vaste tromperie, le triomphe de l’hédonisme. Pour lui barrer la route et redonner à chaque Français le sens de l’accueil d’autrui, quel que soit son visage, quel que soit son état, la marche adverse des défenseurs de la vie s’impose.

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    Source : InfoCatho.

  • L’index mondial 2018 de persécution des chrétiens vient de paraître

    Basé sur une étude de terrain, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens apporte une analyse objective de la situation vécue par 215 millions de chrétiens dans les pays où la persécution est forte à extrême. Portes Ouvertes se tient à leurs côtés.

    Extrait du rapport

    Aujourd’hui, 215 millions (soit 1 chrétien sur 12) subissent un degré de persécution fort à extrême. Découvrez les tendances de la persécution contre les chrétiens.

    Cliquez sur l'image ci-dessous :

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  • Mgr Rey soutient la Marche pour la Vie du 21 janvier

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  • Marche pour la Vie 2018 : le 21 janvier à Paris

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    RDV le 21 janvier 2018 à 14h30, Porte Dauphine, Paris XVIe.

    La Marche pour la Vie vous invite à venir défendre la vie des plus petits le 21 janvier 2018. Cette année, nous marcherons sur le thème « De l’ombre à la lumière » pour inviter les pouvoirs publics à lever l’obscurité qui pèse sur les parents en détresse face à une grossesse inattendue, non désirée.

    A la veille de la révision de la loi de bioéthique, nous appelons les pouvoirs publics au respect de la dignité de la vie humaine, de l’instant de sa conception, jusqu’à sa mort naturelle. Concrètement, nous réclamons une révision de la législation sur la Procréation Médicalement Assistée qui rend l’embryon humain disponible : produit en laboratoire, fabriqué avec excédents pour garantir un plus grand taux de succès, livré à la recherche scientifique qui le détruit… L’embryon, à travers la PMA n’est plus traité comme le plus petit des enfants des hommes mais comme le plus utile des produits de l’homme.

    Nous réclamons une interdiction stricte de l’euthanasie en France. Nous ne voulons pas que nos malades soient abandonnés et nos personnes âgées privées de leurs derniers moments de vie, si durs soient-ils. Cette fuite par l’injection du produit létal est le fait d’une société qui refuse la souffrance – comme si la condition humaine pouvait dissocier la personne, dans son autonomie démiurgique et le corps, matériau voué à la décomposition et à la maladie.

    Nous revendiquons la mise en place de politiques de santé publique qui fassent cesser l’avortement. Nous voulons, a minima, que soient réintroduits dans la loi la condition de détresse, le délai de réflexion et que soit supprimé le délit d’entrave à l’avortement qui punit les informations dissuasives et non les informations qui incitent à l’avortement.

    La Marche pour la Vie recherche encore 500 bénévoles ! Pour nous aider à guider le cortège, accueillir les visiteurs, participer à la logistique, distribuer nos tracts et partager notre communication, n’hésitez pas et inscrivez-vous ici. Nous vous remercions vivement !

    La Marche pour la Vie rappelle que toute vie naissante est une chance pour le monde. Que la lumière est du côté de ceux qui défendent, soutiennent et accueillent la vie à naître, quel que soit son visage, quelles que soient ses fragilités. Pour que chaque enfant conçu puisse ouvrir les yeux sur la lumière du jour, pour que l’obscurité de la culture de mort soit percée par la lumière de la défense de la vie, rejoignez-nous le 21 janvier 2018, Porte Dauphine à 14h30 et venez marcher pour la Vie.

    Sources : Marche pour la Vie - InfoCatho.

    MA(L)CHANCE - À un choix de te perdre

  • Jean-Marie Le Méné commente le sondage publié par le journal La Croix

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    Un sondage publié par le journal La Croix sur « les Français et la bioéthique » montrerait une opinion publique largement favorable à la GPA, à la « PMA pour toutes », à la légalisation de l’euthanasie ou à la modification génétique des embryons humains [1]. Jean-Marie le Méné évoque pour Gènéthique les risques d’un débat entendu.

    Gènéthique : La Croix proposait aujourd’hui un sondage sur les questions de bioéthique. Ce sondage est présenté comme le signe d’un basculement de l’opinion publique sur ces sujets, notamment sur la fin de vie, la GPA... Pensez-vous que ce soit le cas ? Pourquoi ?
    Jean-Marie Le Méné : Commencer un débat de bioéthique avec un sondage est pour le moins regrettable. Je ne crois pas qu’on fasse de vraie politique à coups de sondages, sauf peut-être pour des questions matérielles, savoir s’il faut construire un rond-point dans le village… Mais pas pour demander à la population si elle souhaite qu’on autorise la fabrication, moyennant finances, de bébés sans père. Ni pour demander à l’opinion publique si elle envisage qu’on supprime les vieux, les handicapés et les malades. Ces questions sont trop graves pour faire l’objet d’opinions. Les personnages politiques qui ont une certaine épaisseur se moquent des sondages. Robert Badinter a fait abolir la peine de mort indépendamment des sondages.

    G : Pensez-vous que, sur ces questions, les enjeux soient bien posés et que les Français aient les informations suffisantes pour prendre une position argumentée ? Si non, quel est le risque de publier ces résultats ?
    JMLM : Le problème est que nous ne faisons plus de politique mais de la gestion. Les grands principes et le bien commun ne sont plus des priorités. Il faut être pragmatique et trouver une solution, la moins mauvaise possible. C’est « L’empire du moindre mal » décrit par le philosophe Jean-Claude Michéa dans son essai sur la philosophie libérale. Peu importe la vérité, le droit arrangera les choses. L’essentiel est de ne pas faire de vagues, de rester bienveillant et ouvert à la liberté de l’autre.
    Dans ces conditions, il est utile de nourrir un débat permettant de tendre vers une position consensuelle ou au moins acceptable par tous. Peu importe les questions et les réponses. Elles n’ont aucun intérêt, mais juste pour objet d’entretenir l’illusion du « prendre soin » et du « vivre ensemble ». C’est ce qui s’est passé aux États généraux entre 2009 et 2011. C’est ce qui risque fort de se passer en 2018. Commenter les sondages est une activité « occupationnelle » pour distraire l’opinion le temps que la technoscience et le marché s’entendent entre eux sur les transgressions à venir.

    G : L’article met en cause une « sacralisation » de la liberté individuelle. Le philosophe Pierre Le Coz « ne cache pas son inquiétude » : « On arrive à une logique selon laquelle la liberté individuelle l’emporte clairement et de manière quasi automatique. Mais si c’est le cas, nous prenons le risque d’aller vers la fin de l’éthique ». Êtes-vous d’accord avec ce constat ?
    JMLM : Je regrette que quelqu’un comme Pierre Le Coz « ne cache pas son inquiétude » après avoir été vice-président du CCNE pendant des années jusqu’en 2012. Que n’a-t-il manifesté son inquiétude quand il était encore au CCNE et qu’il aurait pu déjà s’opposer à la recherche sur l’embryon, à l’eugénisme, à la loi Léonetti qui anticipait l’euthanasie, etc. ?
    Nous ne prenons pas « le risque d’aller vers la fin de l’éthique », c’est fait. La création d’un comité d’éthique étatique signe la fin de l’éthique dès lors que celle-ci est discutée et mise aux voix.

    G : Quels sont les véritables enjeux de la révision des lois de bioéthique ?
    JMLM : Il n’y en a qu’un, c’est le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine.
    Toutes les lois de bioéthique ont été des lois de transgression de cet unique principe. Elles sont faites pour cela. Je crains que celle de 2018 ne fasse pas exception.

    - Jean-Marie le Méné est l'un des fondateurs et président de la fondation Jérôme Lejeune, reconnue d'utilité publique.

    [1] La Croix, 3 janvier 2017, « Bioéthique, comment l’opinion a basculé » : 64% des Français seraient favorable à l’autorisation de la GPA, 60%  pour la « PMA pour toutes », que 89% d’entre eux pensent qu’il faut légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté et qu’ils sont à 80% favorables à la modification génétique des embryons humains pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance.

    Source : Gènéthique.org.

  • 23 missionnaires catholiques tués au cours de l'année 2017

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    Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2017, ont été tués de par le monde 23 opérateurs pastoraux, à savoir 13 prêtres, 1 religieux non prêtre, 1 religieuse et 8 laïcs.

    Selon la répartition continentale, pour la huitième année consécutive, le nombre le plus élevé de ces morts est enregistré en Amérique, où ont été tués 11 opérateurs pastoraux (8 prêtres, 1 religieux non prêtre et 2 laïcs), suivie par l’Afrique, où ont été tués 10 autres opérateurs pastoraux (4 prêtres, 1 religieuse et 5 laïcs) et en Asie 2 (1 prêtre et 1 laïc).

    De 2000 à 2016, selon les données recueillies par l’Agence Fides, ont été tués de par le monde 424 opérateurs pastoraux dont 5 Evêques.

    La liste annuelle établie par Fides, sans doute incomplète, ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente. Nous n’utilisons pas de fait le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, mais aussi à cause de la pauvreté des informations que, dans la majorité des cas, il est possible de recueillir sur leur vie et sur les circonstances mêmes de leur mort.

    De nombreux opérateurs pastoraux tués a trouvé la mort suite à des vols ou à des cambriolages, perpétrés par ailleurs avec férocité, dans des contextes marqués par la dégradation morale, la pauvreté économique et culturelle, l'intolérance, la violence comme règle de comportement, le manque de respect pour la vie et de tout droit fondamental. Sous toutes les latitudes, les prêtres, religieuses et laïcs partageaient avec les personnes la même vie quotidienne, apportant la valeur spécifique de leur témoignage évangélique comme signe d’espérance. Les personnes tuées ne représentent que la pointe de l’iceberg en ce qu’est sûrement longue la liste des opérateurs pastoraux ou des simplex catholiques agressés, malmenés, volés, menacés tout comme celle des structures catholiques au service de l’ensemble de la population qui font l’objet d’attaques, d’actes de vandalisme ou de saccages. A ces listes provisoires établies par l’Agence Fides sur base annuelle, vient s’ajouter la longue liste de ceux, nombreux, dont on ne saura jamais rien, pas même le nom, et qui, souffrent dans tous les angles de la terre et paient de leur vie leur foi en Jésus Christ. Rarement, les meurtriers de prêtres ou de religieuses sont identifiés ou condamnés. Le cas de la condamnation du mandant de l’assassinat du Frère Vincente Canas, missionnaire jésuite espagnol, tué au Brésil en 1987, est exemplaire. Dans le cadre d’un premier procès, en 2006, les inculpés furent acquittés pour manque de preuve alors que la nouvelle procédure, portée à terme les 29 et 30 novembre derniers, a porté à la condamnation du mandant, seul survivant des inculpés.

    Source : Agence Fides, 28/12/2017 (SL).

    Pour lire l'ensemble de l'édition spéciale (fichier Word)

  • Association de sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire

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    « La restauration de cette chapelle pourra sembler complètement folle à certains rationalistes. Mais elle est un cri dans le désert à la suite de saint Jean-Baptiste. Un cri qui rappelle les racines chrétiennes du pays. Elle est un signe pour tous que nous devons recevoir, préserver, restaurer notre héritage chrétien et notamment les monuments de prière qui sont comme l'âme de nos cités. »

    F. Louis-Marie, O.S.B., abbé de Sainte-Madeleine du Barroux
    (Les Amis du Monastère, n°164, décembre 2017)

    Participez au Sauvetage.

    Crédit photo : Les Amis de Saint-Hilaire.

  • "La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde"

    Ce film de Raphaël Delpard est projeté depuis le 15 novembre au cinéma Le Lucernaire à Paris.

    « Si rien n’arrête le flot destructeur, dans quelques années, en dehors des lieux sanctuarisés, les chrétiens auront disparu. »

  • Une jeune femme porteuse de trisomie 21 répond à un "expert" de l'ONU

    M. Ben Achour, "expert" au Comité des droits de l'homme de l'ONU, s'est prononcé pour l'élimination prénatale des personnes trisomiques.
    Choquée par cette intervention, Charlotte, jeune femme porteuse de trisomie 21, répond à M. Ben Achour :
    "Je suis un être humain comme vous ! Notre seule différence est un chromosome supplémentaire. Mon chromosome supplémentaire me rend beaucoup plus tolérante que vous, Monsieur. (...)"

    SIGNEZ la pétition de l'ECLJ pour la protection de toute vie humaine : https://eclj.org

  • ONU : le retour de la culture de mort

    Gènéthique.org - Chronique de Gregor Puppinck - 6 novembre 2017

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    Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est en passe d’imposer la légalisation universelle de l’avortement au nom même du droit à la vie.

    Ce comité d’experts, chargé de veiller au respect du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966, s’est réuni à Genève, les 1er et 2 novembre, pour rédiger son interprétation officielle du droit à la vie. Cette interprétation, appelée Observation générale, a une grande autorité sur les juridictions et les législateurs du monde entier car ce Comité a aussi le pouvoir de juger les États quant à leur respect de ce traité.

    Plusieurs de ses membres ont saisi l’occasion pour promouvoir un droit à l’avortement le plus étendu possible. C’est le cas en particulier du français Olivier de Frouville, de l’américaine Sarah Cleveland et du tunisien Yadh Ben Achour. Les autres sont restés largement silencieux. Seule l’experte allemande, Mme Anja Seibert-Fohr, a tenté, en vain, d’obtenir la reconnaissance de « l’intérêt légitime des États à protéger la vie du fœtus », pourtant établi par la Cour européenne. Les trois autres membres connus pour leurs réserves à l’égard de l’avortement étaient les seuls absents.

    D’emblée, M. de Frouville recommanda d’éviter toute « considération philosophique ou théorique » et de se concentrer exclusivement sur les droits des femmes. À aucun moment la moralité de l’avortement ne fut questionnée. De même, à aucun moment les droits des enfants ne furent évoqués. Moins encore, les membres du Comité ont veillé à ne jamais employer le mot « enfant ». Pour les membres du Comité, l’enfant n’existe pas avant sa naissance, donc il serait vain d’évoquer ses droits et intérêts.

     «  Recourir à l’avortement pour éviter le handicap à titre préventif »

    En fait, il fut question une seule fois, non pas des enfants, mais des « fœtus », pour recommander la légalisation de leur avortement eugénique. Le représentant tunisien a fortement insisté sur cette nécessité. Il a déclaré que, certes, il faut aider les personnes handicapées « après leur naissance », mais « ça, ça ne veut pas dire que nous devons accepter de laisser en vie un fœtus qui est atteint d’un handicap. » Il a ajouté « nous pouvons éviter les handicaps et nous devons tout faire pour les éviter ». Sur ce, le Président du Comité intervint pour rappeler que les débats sont enregistrés.

    Mais là encore, la référence au « fœtus » était trop explicite. Pour éviter d’être accusés d’eugénisme, des experts ont voulu alors remplacer ce mot par celui de « grossesse », moins choquant, comme si le changement de terme pouvait rendre plus acceptable la réalité de l’eugénisme.

    L’avortement, c’est la vie

    Quant au droit à l’avortement, on peut dire que les recommandations du Planning familial international ont été suivies à la lettre. Reprenant le slogan de cette organisation, les membres du Comité ont déclaré que l’avortement devrait être décriminalisé et rendu « safe, legal and affordable » (« sûr, légal et accessible/gratuit »), sans réelle condition ni limitation de délai. Ils ont aussi adopté son argumentation selon laquelle l’interdiction ou la difficulté d’accéder à l’avortement serait en soi une cause de violation du droit à la vie des femmes. Cela fit dire à M. de Frouville, de façon toute orwellienne, que la décriminalisation de l’avortement « est au cœur de la question du droit à la vie » !

    Une régression morale

    C’est là un complet renversement moral par rapport au sens du droit à la vie. Il résulte de la pensée matérialiste selon laquelle seuls les êtres capables d’intelligence et de volonté seraient véritablement humains et donc dignes de protection. Tant qu’ils n’ont pas atteint cette capacité, ils ne seraient que de la matière corporelle au pouvoir de ceux qui sont « humains », car capables d’intelligence et de volonté. Ainsi, ce n’est plus la « vie humaine » comme réalité biologique qui serait protégée en droit international, mais l’intelligence et la volonté, c’est-à-dire la force. Pas une seule fois, les membres du Comité n’ont rappelé l’engagement pris par les États de réduire le recours à l’avortement et d’aider les femmes enceintes. La faiblesse des enfants à naître et des femmes en détresse ne trouvent qu’une réponse : l’élimination. La loi du plus fort.

    Or, c’est principalement contre l’eugénisme que l’universalité du droit à la vie a été réaffirmée après-guerre. Les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme refusèrent expressément de tolérer tout avortement eugénique, rappelant son usage par le régime nazi ; et ce n’est que sous la pression des pays soviétiques qu’ils renoncèrent en 1948 à protéger explicitement la vie humaine « dès la conception ». C’est parce que les régimes nazi et soviétique étaient matérialistes qu’ils ont promu l’avortement et l’eugénisme ; et c’est contre cette idéologie que les Nations unies ont été fondées sur la base de l’égale dignité de tout être humain.

    Si le Comité tire un droit à la mort du droit à la vie, il renoue ainsi avec l’idéologie mortifère contre laquelle les Nations unies ont été fondées.

    Contre cette « dérive rétrograde », un autre comité des Nations unies s’est élevé. Le Comité des droits des personnes handicapées a répliqué que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées ». Il a ajouté que de telles lois perpétuent « le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. » Mais le Comité des droits de l’homme n’en a pas tenu compte, ses membres les plus actifs restant résolument attachés à leur objectif.

    Un excès de pouvoir

    Reste à savoir si le Comité a le pouvoir d’imposer aux États, au nom du Pacte, une obligation contraire à l’intention explicite de ses rédacteurs. Contre les États qui reprochent au Comité d’agir ainsi au-delà de son mandat, certains de ses membres se sont défendus en déclarant que le Pacte international sur les droits civils et politiques serait un « document vivant » dont ils sont les interprètes authentiques. Concrètement, les États seraient donc moins tenus de respecter le Pacte que ce qu’en disent les membres du Comité. Ceci est particulièrement problématique lorsque cette interprétation est diamétralement contraire au sens initial du traité. Cela fit dire à Mme Seibert-Fohr, sous forme d’avertissement, que le Comité des droits de l’homme fragilise dangereusement « l’universalité des droits de l’homme ». De fait, si cette interprétation du Pacte est adoptée, de nombreux Etats refuseront de l’appliquer ; le zèle idéologique de quelques membres du Comité se retournera alors fatalement contre son autorité.

    La discussion sur ce projet d’observation générale se poursuivra le 10 novembre puis en mars 2018 ; il y sera aussi question du suicide assisté et de l’euthanasie dont le Comité envisage également d’imposer l’acceptation au titre du droit à la vie.

    Début octobre, l’ECLJ a adressé un mémoire au Comité en défense du droit à la vie, avec le soutien de plus de 130 000 personnes signataires d’une pétition pour la protection de toute vie humaine.

    Source : Gènéthique.org.

  • L'édito d'InfoCatho : Couvrez-moi cette croix que je ne saurais voir

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    Les dévots de la laïcité n’en sont plus à une tartufferie de plus ou de moins. On cache la croix de Ploermel, mais le pape qui porte en lui une forte connotation religieuse ne dérange pas (encore). Après les polémiques sur les crèches, les croix dans les mairies, les musulmans qui refusent d’entrer dans un cimetière, les datations avant/après Jésus-Christ qu’on gomme pour ne pas heurter, la charge médiatique contre la croix pendentif de Valérie Boyer et j’en oublie, à quand les croix sur les clochers, les cols romains, les robes de bure et les nombreux calvaires bretons ? On en viendra bientôt à éviter les carrefour en forme de croix….

    Bien entendu que les tartuffes de l’ordre nouveau qui s’offusquent en vierges effarouchées, ont la sensibilité laïcarde bien orientée. Il ne s’agit pas de préserver l’espace public d’un certain empiètement du religieux sur la neutralité, mais de mettre dehors tout ce qui heurte l’idéologie de la secte maçonnique ou des grands-prêtres de l’ordre anticlérical dont les dogmes sont bien plus obtus que les fondements de la foi chrétienne avec lesquelles ils sont bien en peine de dialoguer. L’ostracisme, comme l’argument autoritaire qui consiste à écraser quand on ne peut argumenter, révèle tout à la fois la peur de sa propre fragilité et le totalitarisme, ce corolaire inévitable de la défaillance intellectuelle et morale.

    Comme une réponse à cette chasse aux sorcières, Mgr Habert, dans un document, « ces églises qui font l’Eglise », invitait justement les chrétiens à se mobiliser pour maintenir en vie, ouvertes et accueillantes nos petites églises les plus reculées, comme signes vivants de la présence du Christ. Un enjeu, disait-il, bien plus grand qu’il n’y parait. C’est bien ce que semblent avoir compris les dévots de la laïcité.

    Cyril Brun, rédacteur en chef

    Source : InfoCatho.

    A lire également : Jean-Paul II - La démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme.