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  • Méditation - Le Coeur Sacré de Jésus au Très Saint Sacrement

    « S'il est bon d'aimer les images du Sacré Cœur, ses statues, ses scapulaires, les différents emblèmes qui le représentent, il est meilleur encore d'aimer la réalité vivante, ce divin Cœur lui-même. Or le Cœur de Jésus ne se trouve ni dans les livres, ni sur le papier, ni sur la toile, il est dans sa poitrine, sous l'hostie qui le dérobe à vos yeux. C'est là qu'il faut le chercher avant tout, parce qu'en définitive c'est là seulement que vous pourrez le trouver. [...]

    « Mais voici cependant ce qui me cause une espèce de supplice qui me fut plus sensible que toutes les autres peines dont j'ai parlé : c'est lorsque cet aimable Cœur me fut présenté avec ces paroles : J'ai une soif ardente d'être honoré des hommes dans le Saint Sacrement et je ne trouve presque personne qui s'efforce selon mon désir de me désaltérer, usant avec moi de quelque retour. »
    (Vie de la bienheureuse Marguerite-Marie)

    Aussi la bienheureuse Marguerite-Marie nous a-t-elle laissé l'exemple de la plus constante, de la plus aimante dévotion à la sainte Eucharistie : « Son cœur était comme une lampe devant le Saint Sacrement. » [...] A l'exemple de la Bienheureuse, cherchez le Cœur de Jésus dans son Eucharistie, et votre amour ne restera plus longtemps une plaisanterie ni une affectation. Surnaturellement réconforté par Celui qui peut le rendre capable de tout, il essayera de rivaliser de générosité avec le Cœur même de son Dieu.

    Vous m'avez aimé, Jésus, je vous aimerai ; votre charité me presse : la mienne vous pressera bientôt ; vous m'avez aimé passionnément, je serai passionné d'amour pour vous ; vous m'avez aimé jusqu'à la folie de la Croix et du Tabernacle : je vous aimerai éperdument, d'une manière insensée aux regards du siècle. Vous m'avez aimé et vous vous êtes livré pour moi, je vous aimerai et je me livrerai pour vous. [...]

    Daigne le bon Maître, touché de vos protestations d'amour, vous répondre comme à la bienheureuse Marguerite-Marie : « J'ai choisi ton âme pour m'être un ciel de repos sur la terre et ton cœur sera un trône de délices à mon divin amour. » »

    La Bonté du Sacré Cœur de Jésus. Directoire dédié aux pèlerins de Paray-le-Monial et de Montmartre et à tous les amis du Sacré Cœur (Chap. VI, Article III, III), Approuvé par Monseigneur l’Évêque d'Autun, Lyon, Emmanuel Vitte - Paris, Jules Vic et Amat, 1892.

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    « Sacré Cœur de Jésus,
    Apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à Vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de Vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à Vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.
    Ainsi soit-il. »

    St Claude La Colombière.

  • Vendredi 23 juin 2017

    Fête du Sacré-Cœur de Jésus

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    Journée mondiale pour la sanctification des prêtres
     
    Prière pour les prêtres

    Prière de sainte Faustine Kowalska
    proposée par la Congrégation pour le Clergé
     
    Ô mon Jésus, je te prie pour toute l’Église,
    accorde-lui l’amour et la lumière de ton Esprit,
    donne vigueur aux paroles des prêtres,
    de sorte que les cœurs endurcis
    s’attendrissent et reviennent à Toi, Seigneur.

    Ô Seigneur, donne-nous de saints prêtres ;
    conserve les Toi-même dans la sainteté.

    Ô Divin et Souverain Prêtre,
    que la puissance de ta miséricorde
    les accompagne partout et les défende
    des embûches et des lacets que le diable
    tend continuellement aux âmes des prêtres.

    Que la puissance de ta miséricorde,
    ô Seigneur, brise et anéantisse
    tout ce qui peut obscurcir la sainteté des prêtres,
    puisque Tu peux tout.

    Mon Jésus très aimé,
    je te prie pour le triomphe de l’Église,
    pour que Tu bénisses le Saint Père et tout le clergé ;
    pour obtenir la grâce de la conversion
    des pécheurs endurcis dans le péché ;
    pour une bénédiction et une lumière spéciales,
    je t’en prie, Jésus, pour les prêtres
    auprès de qui je me confesserai au cours de la vie
    Amen.

    Sainte Faustine
  • Neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur

    La fête du Sacré-Cœur sera célébrée cette année le vendredi 23 juin : la neuvaine est donc priée traditionnellement du mercredi 14 juin au jeudi 22 juin, et aujourd'hui plus communément du jeudi 15 juin au vendredi 23 juin.

    Neuvaine proposée par les Sanctuaires de Paray-le-Monial : Inscription (envoi par mail durant les 9 jours).

    Neuvaine proposée par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : textes en ligne.

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  • Audience générale de ce mercredi 7 juin 2017

    « A notre époque, chrétiens, musulmans et juifs, nous avons tant besoin de prier pour la paix ». A l’issue de l’audience générale ce mercredi 7 juin 2017, le Pape a marqué son adhésion à une initiative argentine intitulée « Une minute pour la paix ». Celle-ci appelle demain jeudi, à 13 heures, à prier et à se faire promoteurs de paix à l’occasion du 3e anniversaire de la rencontre, au Vatican, entre le Pape et les présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, en 2014. Le Pape appelle à prendre « ce petit moment de prière » pour la paix.

    Et c’est justement de la prière dont parle le Pape dans sa catéchèse ce mercredi place Saint-Pierre. La prière de Jésus qui exerce une telle fascination sur les Apôtres, qui demandent au Christ d’y être introduits.

    Jésus leur transmet ce qui deviendra « la prière chrétienne par excellence »: le 'Notre Père'. Jésus nomme Dieu du nom de ‘Père’. Il a le « courage » de le faire. Cela ne va pas de soi, explique le Pape François. En effet, « nous serions tentés d’utiliser des titres plus élevés et qui nous semblent plus conformes à la transcendance divine ». Mais, souligne-t-il, le mot ‘Père’ place dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui s’adresse à son papa et se sait aimé de lui, protégé par lui. « C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme ». Le mystère de Dieu qui toujours nous fascine et nous fait nous sentir petit, mais qui ne nous fait plus peur, qui ne nous écrase pas, ni nous angoisse.

    Cette révolution est parfois compliquée à accepter, reconnait le Souverain Pontife. Les femmes face au tombeau vide sont parties en courant effrayées, mais Jésus nous révèle que Dieu est un Père bon, et nous dit de ne pas avoir peur.

    Évoquant la parabole du Fils prodigue (Lc 15,11-32), le Pape rappelle que Dieu est miséricordieux. Dieu est un père qui n’applique pas les critères de la justice humaine. Quand son fils rentre au foyer, son père sent le besoin de pardonner, d’embrasser ce fils qui lui a tant manqué. « C’est un père bon, sans défense face au libre arbitre de l’homme, et uniquement capable de conjuguer le verbe 'aimer' ».

    Ainsi, conclut le Pape, « que nous soyons au loin, hostiles ou que nous nous proclamions sans Dieu, nous ne sommes jamais seuls ». Et cette certitude est « la source de notre espérance ». Quand nous avons besoin d’aide, Jésus ne nous demande pas de nous résigner ou de nous fermer en nous-mêmes, mais de nous tourner vers le Père. Eau, nourriture, travail, santé, besoin d’être pardonné ou de résister à la tentation : « en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas ». Ensemble, le Pape et les fidèles, ont finalement récité le ‘Notre Père’.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la prière de Jésus exerce une fascination sur les Apôtres, et ils lui demandent d’y être introduits. Jésus nomme Dieu du nom de « Père », résumé de toute prière chrétienne. Nous serions tentés d’utiliser un titre plus élevé et plus conforme à la transcendance divine. Mais le mot « Père » nous établit dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui se sait aimé de lui. C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme. Le mystère de Dieu, devant qui nous sommes si petits, ne nous fait plus peur ; mais nous avons parfois du mal à l’accepter. Dieu est Père, mais à sa manière, un père bon qui n’applique pas les critères de la justice humaine, mais qui a besoin de pardonner, capable seulement de décliner le mot « aimer ». Ainsi, nous ne sommes jamais seuls. Cette certitude est la source de notre espérance : en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de France, de Côte d’Ivoire et du Bénin.
    Que l’Esprit-Saint nous introduise dans la prière de Jésus. Osons entrer dans une véritable relation filiale, d’amour et de confiance avec Dieu notre Père, une relation qui exclue toute crainte et toute angoisse : nous ne nous sentirons plus jamais seuls et notre vie en sera transformée.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Intention de prière pour le mois de juin 2017

    Abolir le commerce des armes
    « Pour les responsables des nations afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes innocentes. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Prière à Marie-Reine

    « Du fond de cette terre de larmes, où l'humanité souffrante se traîne péniblement, dans les remous d'une mer sans cesse agitée par le vent des passions, nous levons les yeux vers vous, ô Marie, Mère très aimée, pour puiser du réconfort dans la contemplation de votre gloire et pour vous saluer Reine et Maîtresse des cieux et de la terre, Notre Reine et Notre Dame.
    Votre royauté, nous voulons l'exalter avec une légitime fierté de fils et la reconnaître comme due à la suprême excellence de tout votre être, ô très douce et vraie Mère de Celui qui est Roi par droit propre, par héritage, par conquête.
    Régnez, ô Notre Reine et Notre Dame, nous montrant le chemin de la sainteté, nous dirigeant et nous assistant, afin que nous ne nous en éloignions jamais.
    [...]
    Accueillez la prière de ceux qui savent que votre royaume est un royaume de miséricorde, où toute supplication est entendue, toute douleur réconfortée, toute infortune soulagée, toute infirmité guérie et où, comme sur un signe de vos très douces mains, la vie renaît souriante de la mort elle-même.
    Accordez-nous que ceux qui maintenant, dans toutes les parties du monde, vous acclament et vous reconnaissent Reine et Maîtresse puissent jouir un jour au Ciel de la plénitude de votre royaume, dans la vision de votre divin Fils, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles.
    Amen. »

    Pie XII, extrait de la Prière à Marie-Reine, 1er nov. 1954 (AAS. 46, 662 ; DC. 51, 1423), in "Les Enseignements Pontificaux", Notre-Dame I, Desclée, 1957.

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    Raul Berzosa, Le Couronnement de la Vierge
    Plafond de l'Oratoire de la Confrérie de Notre-Dame des Douleurs, Málaga (Espagne)

    (Crédit photo)

  • Méditation - Préparation à la Pentecôte

    « Considérez combien il est nécessaire de se bien disposer à recevoir le Saint Esprit dans cette Fête prochaine. 1. Parce que faute de préparation, l'on se prive des grâces que Dieu communique ce jour-là plus abondamment qu'aux autres. 2. Parce qu'en ce jour les hommes ont été faits les enfants adoptifs de Dieu, par le moyen de la grâce et de la charité que le Saint Esprit a répandues dans les cœurs. Dignité si grande, que Saint Jean ne pouvant l'exprimer, se contente de dire avec étonnement : Videte qualem charitatem dedit nobis Pater, ut filii Dei nominemur et fimus, I Joan. 3,1 (1). 3. Parce que cette Fête est comme l'anniversaire de la naissance de l’Église, dont nous sommes les membres ; la Loi chrétienne ayant commencé d'y être publiée, et d'obliger ceux à qui elle fut annoncée. Enfin, parce que celui que nous avons à recevoir, est un Dieu. Neque enim homini preparatur habitatio, sed Deo, 1 Paral. 29,1. (2).

    Considérez quelles préparations firent les Apôtres pour recevoir le Saint Esprit. Saint Luc nous apprend dans leurs Actes, qu'étant tous assemblés avec les disciples dans le Cénacle, ils y demeurèrent enfermés avec la Sainte Vierge, persévérant dans une oraison continuelle. Et cum introissent in caenaculum, ascenderunt ubi manebant Petrus et Joannes, etc. Hi omnes erant perseverantes unanimiter in oratione cum mulieribus, et Maria matre Jesu, et fratribus ejus, Act. 1,13-14 (3). Paroles dans lesquelles nous sont marqués trois excellentes dispositions. La première est le recueillement qui les retire des promenades et des visites de la ville, en les enfermant dans leur maison ; qui les retire même des allées et venues qu'ils pourraient faire dans la maison en les enfermant dans une chambre ; enfin qui les dégage des pensées inutiles et de l'affection de toutes les choses créées, et les fait rentrer en eux-mêmes, pour ne penser qu'à Dieu et à eux-mêmes. La seconde, c'est l'union fraternelle qui les unit de cœur aussi étroitement, comme ils l'étaient de maison et de chambre, en sorte qu'on peut déjà dire de ces premiers Chrétiens ce qu'on dit après des autres : Multitudinis credentium erat unum et anima una, Act. 4,31 (4). La troisième, c'est la prière fervente et continuelle qu'ils adressent au ciel, encore qu'ils ne doutassent pas de la promesse qui leur avait été faite.

    Considérez, suivant ce modèle, que pour recevoir le Saint Esprit, il faut de notre part apporter ces trois dispositions que pratiquèrent les Apôtres. La première, la retraite, parce qu'on ne peut se rendre capable d'être reçu en la familiarité de Dieu, qu'en se retirant des affaires du monde. La seconde, l'union et la charité qui fait que nous ne voulons faire tort à personne, mais au contraire que nous faisons du bien à tous autant que nous le pouvons. La troisième, c'est la prière ; car encore que Dieu soit assez bon pour nous donner le Saint Esprit sans le demander, et que par tous nos efforts nous ne le puissions mériter, néanmoins il veut que nous le demandions, mais que nous le demandions avec instance et persévérance, au matin, sur le midi et au soir, au commencement, au progrès et à la fin de nos actions.

    Voyez maintenant comment vous pouvez pratiquer cette retraite, ou en vous retirant effectivement quelques jours de la semaine, pour penser un peu plus sérieusement à vous-même ; ou en retranchant quelques entretiens moins nécessaires, en parlant et conversant moins que vous ne faites ; ou enfin, s'il faut toujours agir, tâchant d'agir avec moins d'empressement et d'attache naturelle. Regardez ensuite si vous avez cette union de charité avec tout le monde ; si vous n'avez point d'envie, de jalousie, ni d'aversion contre personne ; et enfin quelle prière vous avez dessein de faire. Vous n'en sauriez trouver de plus belle que celle dont se sert l’Église en ce temps, Veni Creator, ou Veni Sancte Spiritus. Servez-vous-en, et outre cela adressez souvent vos vœux au ciel, par de fréquentes et courtes aspirations. »

    1. 1ère Lettre de Saint Jean : "Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes."
    2. 1er Livre des Chroniques : "Ce n'est pas pour un homme, mais pour Dieu même, que nous voulons préparer une maison."
    3. Actes des Apôtres : "À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean... Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères."
    4. Actes des Apôtres : "La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme."

    P. Matthieu Beuvelet (1622?-1657), Méditations sur les principales vérités chrétiennes et ecclésiastiques, Tome I, Méditation pour l'Octave de l'Ascension, A Paris, Chez George & Louis Josse, 1690.

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    Duccio di Buoninsegna, 1308-11, La Pentecôte
    Panneau de la face postérieure de la Maestà
    Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption (Santa Maria Assunta), Sienne

  • Journée mondiale de prière pour l'Eglise en Chine

    instituée par Benoît XVI à l’occasion de
    la fête de la Bienheureuse Vierge Marie « Soutien des chrétiens »
    vénérée au sanctuaire de Sheshan à Shanghai.
     
    « Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère, vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’« Aide des Chrétiens », toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection, nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection. Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

    Par ton « oui » docile prononcé à Nazareth, tu as permis au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption, à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé, acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme, jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

    Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules. Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint, avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques, donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation, même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

    Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus. Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils, le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour. Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour, les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église. Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen ! »

    Benoît XVI, Prière à Notre Dame de Sheshan, mai 2008.
    © Copyright du texte original en français : Librairie Editrice du Vatican.

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  • Méditation - Lundi des Rogations

    « L'origine des Rogations ou des trois jours de prières publiques et d'abstinence qui précèdent immédiatement l'Ascension, remonte à Saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné, au cinquième siècle. Depuis que les Bourguignons avaient envahi cette partie de la Gaule Viennoise, il ne s'était point passé d'année où le pays n'eût été affligé de grandes calamités, regardées comme des châtiments du ciel. La désolation était générale. L'année 470 fut surtout fatale pour la ville de Vienne. Ce fut alors que le saint évêque, pour fléchir la divine justice, fit vœu d'établir tous les ans des Rogations (*) ou prières publiques et des processions [litanie mineure], dans son diocèse. Le peuple ratifia le vœu de son pasteur. Celui-ci fixa les Rogations aux trois jours qui précèdent l'Ascension, prescrivit le jeûne et indiqua pour stations ou termes de la procession trois églises hors de l'enceinte de la ville. Les Rogations eurent le plus heureux résultat : les fléaux cessèrent. Les autres évêques des Gaules les adoptèrent successivement dans leurs diocèses ; et le pape Léon III, sur la fin du huitième siècle, les rendit obligatoires pour toute l’Église latine. Mais en considération du temps pascal il supprima le jeûne et ne conserva que l'abstinence. »

    Père Bruno Vercruysse, Nouvelles méditations pratiques pour tous les jours de l'année..., Braine-le-Comte - Paris, Charles Lelong - Jouby et Roger, 1874.

    (*) : du latin rogo,avi,atum,are : I. interroger, questionner. II. chercher à obtenir en priant, prier, solliciter, faire une requête - rogatio,onis : action de demander, demande, question ; prière, sollicitation, requête.

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  • Méditation - Prière au Père des miséricordes

    « Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Vous qui êtes clément, usez envers moi de miséricorde, car je Vous offre pieusement ce que je pourrais trouver de plus précieux ; tout ce qu'il me fut donné de trouver de plus cher pour Vous, je Vous le présente en suppliant. Il ne me reste rien que je n'aie offert à votre Majesté ; il ne me reste rien, désormais, à ajouter, puisque je Vous ai envoyé mon espérance, mon avocat, votre Fils bien-aimé. J'ai envoyé votre glorieux Fils comme Médiateur entre Vous et moi, je Vous L'ai envoyé comme intercesseur par lequel j'espère obtenir le pardon. Je Vous ai envoyé ce Verbe que Vous avez donné pour réparer mes fautes, et je Vous expose la Passion que votre très saint Fils a endurée pour moi. Telle est la sainte victime que je Vous offre pour Vous apaiser, afin que Vous me soyez propice. Mon injustice est grande, en vérité, mais bien plus grande est la justice de mon Sauveur. Autant Dieu est supérieur à l'homme, autant ma malice est inférieure à sa bonté, tant en qualité qu'en quantité.

    Quelle faute l'homme pourrait-il avoir commise qui n'ait été expiée par le Fils de Dieu fait Homme ? Quel est l'orgueil qui puisse se gonfler assez démesurément, pour n'être pas abattu par tant d'humilité ? En vérité, ô mon Dieu, si l'on pesait les délits de l'homme pécheur, et la grâce du Dieu Rédempteur, on trouverait que la différence égale non seulement la distance de l'orient à l'occident, mais celle qui sépare l'enfer du plus haut des cieux. Créateur excellent de la lumière, ah ! par les douleurs immenses de votre Fils bien-aimé, pardonnez-moi mes péchés ! Faites, ô Seigneur, que sa piété vainque mon impiété ; que sa modestie paye pour ma perversité ; que mon irascibilité soit dominée par sa mansuétude. Puisse son humilité détruire mon orgueil, sa patience, mon impatience, sa bénignité, ma dureté, son obéissance, ma désobéissance, sa tranquillité, mon inquiétude, sa douceur, mon amertume ! Que sa charité efface ma cruauté ! (St Augustin) »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (5e Dimanche après Pâques, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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  • Méditation - « Mon enfant, tu dois prier »

    « Pourquoi es-tu sur terre, mon enfant ? n'est-ce pas, avant tout, pour connaître ton Dieu, l'aimer et le servir, et acquérir ainsi la vie éternelle ? Or, la prière n'est autre chose que la pratique de tout cela : dès que tu connais Dieu, n'est-il pas absolument nécessaire que tu l'adores ? Dès que tu connais Jésus et ses miséricordes infinies, n'est-il pas nécessaire que tu l'aimes ? Or, c'est en priant que tu adores, que tu aimes et que tu sers, comme tu le dois, ton Dieu et ton Sauveur.
    [...]
    En second lieu, cher petit enfant, tu dois prier parce que le bon Dieu veut absolument que tu le pries ; il te l'ordonne, si bien que, sans la prière, il n'y a pas de salut pour toi. Te recevrait-on dans le palais d'un prince, si tu te présentais tout nu ou en chemise ? On te mettrait à la porte comme un insolent ou même comme un fou, n'est-il pas vrai ? La prière est le beau vêtement de tous les enfants de Dieu ; c'est la livrée royale sans laquelle on ne peut entrer dans le palais éternel du grand Roi, dans le Paradis du bon Dieu.
    [...]
    En nous commandant de prier, le bon Dieu nous oblige à nous rappeler sans cesse que nous dépendons de lui, que sans lui nous ne sommes rien et ne pouvons rien : ce qui est très important pour éviter l'orgueil. Notre-Seigneur, qui veut que nous soyons toujours humbles, met la prière comme la condition indispensable de toutes les grâces. Il pourrait nous les donner sans que nous les lui demandions ; mais il ne le veut pas, afin de nous obliger à reconnaître que tout vient de lui. Pour que la porte s'ouvre, il faut tirer la sonnette ; sans cela on reste dehors. Or, la sonnette, c'est la prière. Jésus ouvre à celui qui prie.

    Mon enfant, tu dois prier, parce que tu es chrétien, et que ton Sauveur Jésus veut que tu pries avec lui. Tu sais que, par sa grâce, il habite dans ton petit cœur ; et il veut que ce cœur soit comme un oratoire d'où la prière s'élève sans cesse vers le ciel. Il prie en toi, avec toi et pour toi : il veut que tu lui tiennes compagnie ; il veut que ta prière s'unisse à sa très sainte prière, comme une petite lumière rapprochée d'une grande se fond avec elle pour ne plus faire qu'une seule et même lumière. [...] Prie donc, uni à Jésus, le maître et le modèle de la prière. Ne le laisse pas prier seul en toi ; ne sois pas comme les pierres insensibles de nos églises qui possèdent sans le savoir le grand trésor du ciel, Jésus-Christ.
    Tu es chrétien : donc tu dois prier ; donc tu dois être un enfant de prière. »

    Mgr de Ségur (1820-1881), La piété enseignée aux enfants (Seconde Partie, Livre premier, III), Paris, Librairie Saint-Joseph, Tolra, 1885 (Seizième édition).

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  • Méditation - Prière au Saint Esprit

    « Ah ! Verbe éternel, dites-moi, je Vous prie, qu'elle est la cause qui empêche le Saint-Esprit d'accomplir dans l'âme son œuvre tout entière ? Vous me dites que le premier empêchement est la malice ; un autre, la volonté personnelle de ceux qui veulent Vous servir, mais à leur façon. Nous voulons bien votre Esprit, mais de la manière qui nous plaît, et par là même, nous nous rendons incapables de Le recevoir. D'autres fois, cet empêchement est la tiédeur : il nous semble que nous Vous servons, alors que nous ne nous rendons pas compte que nous ne servons que nous-mêmes. Mais Vous, ô Seigneur, voulez être servi sans amour-propre, avec sincérité et humilité. Ainsi, votre Esprit ne se repose qu'en l'âme qui se trouve plongée dans l'humilité. Mais hélas ! Verbe très aimant, je voudrais savoir ce qu'il me faut faire contre ces empêchements, car à quoi me servirait-il de les avoir compris, si je n'en connaissais le remède ? Voici, le remède à la malice est l'intention droite et simple ; le remède à la volonté personnelle est de ne vouloir que ce que Vous voulez. Le remède à la tiédeur est l'ardeur de la charité qui, semblable au feu, descend dans les cœurs et brûle toute tiédeur. » (Ste Marie-Madeleine de Pazzi)

    « Venez, ô Esprit Saint, sanctifiez-moi ! Venez, ô Esprit de vérité, remplissez-moi ! Votre divine sagesse m'établira dans la vérité. Je me sens assoiffée de vérité et voudrais qu'elle règne dans mon esprit, mes paroles, mes affections, mes actions, évitant tout ce qui lui est opposé, non seulement le mensonge, mais aussi la dissimulation, les duplicités, les manques de sincérité avec moi-même.
    Venez, ô Esprit de paix, donnez-moi la paix ! Cette paix profonde qui dilate l'âme, la rend apte à vos opérations, qui calme et domine tout le sensible et même la partie supérieure de l'âme. Venez, ô Esprit de charité, embrasez-moi et faites que je sois tellement enflammée de votre amour que je puisse le répandre sur les âmes que je voudrais toutes porter vers Vous ! Oh ! transformez-moi en amour ; ainsi seulement je pourrai répondre pleinement à votre appel et être utile à l’Église. » (Sr Carmela du St-Esprit)

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (4e Dimanche après Pâques, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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  • Prière : Chemin d'Amour vers le Père

    « Dieu, toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre sèche, altérée, sans eau. » (Ps. 62)

    « Qui me donnera de me reposer en Vous ? Qui fera en sorte que Vous veniez dans mon cœur pour l'enivrer et que j'en oublie mes maux et Vous embrasse, ô mon unique Bien ?...
    Ô Père, j'ignore le chemin qui conduit jusqu'à Vous. Enseignez-le moi, montrez-le moi. Donnez-moi ce qui m'est nécessaire pour la route. Si c'est par la foi qu'ils Vous retrouvent, ceux qui se réfugient en Vous, donnez-moi la foi ; si c'est par la vertu, donnez-moi la vertu, augmentez en moi la foi et la charité. » (St Augustin)

    « Donnez-moi une foi inébranlable, ô Seigneur, et une charité ardente ! La foi et l'amour sont les guides qui me conduiront, par des sentes ignorées, jusqu'à la retraite où Vous Vous cachez. Puissé-je cheminer dans la foi et l'amour et attendre, dans la foi et l'amour, votre visite à mon âme. Ô Esprit Saint, qui priez en moi « avec des gémissements ineffables » (Rom. VIII, 26), aidez ma misère, illuminez ma foi et réveillez en moi la charité. Vous qui pénétrez « jusqu'aux profondeurs divines » (cf. Cor. II, 10), instruisez-moi, soyez mon Maître, faites-moi connaître mon Dieu. Vous, qui êtes l'Esprit d'Amour, donnez-moi une connaissance amoureuse de Lui, afin que je demeure totalement orienté vers Lui et pris tout entier par son amour. »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (Samedi de la 2e semaine après l'octave de Pâques, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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    (Crédit photo : Pawel Bozek)

  • Dimanche 7 mai 2017

    3ème Dimanche après Pâques
    (4ème Dimanche de Pâques)

     
    Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

     

    54e Journée mondiale de prière pour les vocations
     
    Rappel du Message du Pape François :
    « Poussés par l'Esprit pour la mission »

     Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Regarde l'Etoile - Prière à Marie de St Bernard de Clairvaux

  • Intention de prière pour le mois de mai 2017

    Chrétiens d’Afrique, témoins de la paix
    Pour les chrétiens d’Afrique afin qu’ils rendent un témoignage prophétique de réconciliation, de justice et de paix, en prenant pour modèle Jésus Miséricordieux.

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • St Louis-Marie Grignion de Montfort : Oraison à la Vierge Marie

    Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence ; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.

    Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres ; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume ; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation ; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve.
    Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée ; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir ; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures ; de mourir continuellement à moi-même sans relâche ; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen : Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez ; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel ; Ainsi soit-il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Le Secret de Marie (68-69), in "Œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Les œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort sont disponibles en lecture et téléchargement ici.

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  • Mercredi 26 avril 2017

    Sts Clet et Marcellin, papes martyrs

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     Notre-Dame du Bon Conseil
    (Mater Boni Concilii)

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    Prière à Notre-Dame du Bon Conseil :

    Ô très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, Trésorière des grâces divines et Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l'acquérir. Obtenez à la sainte Église le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus Christ sur la terre. Amen.

    Source : Notre-Dame des Neiges.

  • Les Litanies Majeures

    « Le mot Litanie signifie Supplication, et s’entend d’une marche religieuse durant laquelle on exécute des chants qui ont pour but de fléchir le ciel. Ce mot désigne également le cri que l’on y fait entendre : « Seigneur, ayez pitié ! » c’est le sens des deux mots grecs : Kyrie, eleison. Plus tard on a appliqué le nom de Litanies à tout l’ensemble d’invocations qui ont été ajoutées à la suite des deux mots grecs, de manière à former un corps de prière liturgique que l’Église emploie dans certaines circonstances importantes.

    La Litanie majeure, ou grande Procession, est ainsi nommée pour la distinguer des Litanies mineures, ou processions moindres sous le rapport de la solennité ou du concours... C'est Saint Grégoire le Grand qui fixa cette Procession au 25 avril.

    Dans le cours de la Procession, on chante les Litanies des Saints, suivies des nombreux Versets et Oraisons qui les complètent. La Messe de la Station (à la Basilique Saint-Pierre) est célébrée selon le rite du Carême, sans Gloria in excelsis et avec la couleur violette.

    Mais qu’il nous soit permis de protester contre la négligence d’un grand nombre de chrétiens, de personnes même plus ou moins adonnées à la piété, et que l’on ne voit jamais assister à la Procession de Saint-Marc ni à celles des Rogations. Le relâchement sur ce point est à son comble, surtout dans les villes. [...]. La présence du peuple fidèle aux Litanies fait partie essentielle de ce rite réconciliateur, et Dieu n’est pas obligé de prendre en considération des prières auxquelles ne s’unissent pas ceux qui sont appelés à les lui offrir. C’est là un des mille points sur lesquels une prétendue dévotion privée a jeté dans l’illusion beaucoup de personnes. A son arrivée dans la ville de Milan, saint Charles Borromée trouva aussi que son peuple laissait le clergé accomplir seul la Procession du 25 avril. Il se fit une loi d’y assister en personne, et il y marchait nu-pieds. Le peuple ne tarda pas à se presser sur les pas de son pasteur. »

    Dom Prosper Guéranger (1805-1875), L'Année Liturgique.

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    « Remarquons l’équivalence qu’établit le Concile d’Orléans entre les deux termes de Rogations et de Litanies. Ces prières de demande (rogare = demander) prennent en effet dès l’origine en Gaule la forme de litanies. Certes, comme en témoignent les manuscrits médiévaux ou les éditions imprimées des processionnaux, on chantait en France des psaumes et des antiennes pendant ces processions, mais le cœur des prières employées pour supplier Dieu à cette occasion et ce qui frappait le plus les esprit du peuple consistait en des litanies. La même équivalence sémantique a perduré depuis 511 jusqu’à nos jours dans le rit romain – qui accueillera sous le pape saint Léon III (†816) les cérémonies des Rogations -, puisqu’on les y désigne également sous le nom de Litanies mineures. Dans la liturgie romaine, rien ne distingue dans leur forme liturgique les processions des Rogations ou Litanies mineures, de celle qui a lieu le 25 avril en la fête de saint Marc, les litanies majeures, instituées elles par saint Grégoire le Grand. »

    Source : Liturgia (Liturgie & musique sacrée traditionnelles).

  • Prière : « Mon Dieu, donnez-moi la foi simple des petits... »

    « Mon Dieu, donnez-moi un cœur pur et simple, sans malice, sans hypocrisie. « Ô Seigneur, accordez-moi la véritable pureté et la vraie simplicité, dans les regards, les paroles, le cœur, l'intention, les œuvres et dans toutes les manifestations tant intérieures qu'extérieures. Mais je voudrais savoir, Seigneur, ce qui entrave en moi le développement de ces vertus. - Je te le dirai, ô mon âme, puisque je ne puis le faire comprendre à autrui. Sais-tu ce qui fait obstacle ? Le moindre regard qui ne soit pas dirigé vers Dieu, toutes les paroles qui ne sont pas prononcées pour Sa louange ou le réconfort du prochain. Et sais-tu comment tu expulses ces vertus de ton cœur ? Tu les bannis chaque fois que tu manques de cette pure intention d'honorer Dieu et d'aider ton prochain ; tu les chasses encore lorsque tu veux couvrir et excuser tes fautes, ne songeant pas que Dieu voit tout et qu'Il voit ton cœur. - ô Seigneur, donnez-moi cette véritable pureté et cette vraie simplicité, car Vous ne pouvez trouver votre repos dans l'âme qui en est privée. » (Sainte M.-Madeleine de Pazzi)

    Ô Seigneur, purifiez mon cœur et mes lèvres par le feu de votre charité, afin que je Vous aime et Vous cherche avec la pureté et la simplicité d'un enfant. Mais donnez-moi aussi la foi simple des petits, cette foi sans ombre, sans incertitude, sans raisonnement inutile ; une foi droite et pure qui trouve, dans votre parole et votre témoignage, sa satisfaction et son apaisement, sans rien vouloir d'autre. »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (Dimanche de Quasimodo, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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    (Crédit photo - Source)