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  • Méditation - Prier dans l'intimité de Dieu

    « Ne prie pas pour l'accomplissement de tes volontés, car elles ne concordent pas nécessairement avec la volonté de Dieu. Mais plutôt, suivant l'enseignement reçu, prie en disant : "Que ta volonté s'accomplisse en moi !" Et ainsi, en toutes choses, demande-lui que sa volonté se fasse, car lui, il veut le bien et l'utilité de ton âme, mais toi, tu ne cherches pas nécessairement cela.

    Qu'y a-t-il de bon, si ce n'est Dieu ? Par conséquent, abandonnons-lui tout ce qui nous concerne, et nous nous en trouverons bien. Car celui qui est bon, est nécessairement aussi pourvoyeur de dons excellents.

    Ne t'afflige pas si tu ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu demandes : c'est qu'il veut te faire encore plus de bien par ta persévérance à demeurer avec lui dans la prière. Quoi, en effet, de plus élevé que de converser avec Dieu et d'être pris dans son intimité ? »

    Évagre le Pontique (v.345-399), Traité de l'Oraison, 31, 33, 34.

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  • Avec l'AED, offrez un cadeau de Noël à un chrétien dans le besoin

    Ces cadeaux au pied du sapin représentent le soutien matériel et spirituel que les équipes de l'AED apporteront, grâce à vous, à ceux qui souffrent. Cette année, elles espèrent soutenir 29 projets de Noël dans 23 pays, comme au Liban, à Cuba, en Inde ou encore au Venezuela.

    Grâce à vos dons, l’AED a financé 5230 projets dans 139 pays en 2019.

    Merci pour votre aide !

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    L’Aide à l’Église en Détresse

  • EUCHARISTIE "Il n'y a pas de plus grand don à protéger" Michael Lonsale

    « Il était inimaginable pour l'homme, que le Seigneur se donne dans ce pain qui devient Sa chair, et dans ce vin qui devient Son sang.
    C'est le plus grand des dons, c'est le plus grand trésor que Dieu puisse vous faire.
    Il n'y a pas de plus grand don à protéger que ce don là.
    Demandez au Seigneur Jésus cette grâce d'avoir faim de son Eucharistie. »

  • Méditation - donner avec joie

    « Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9,7). Le meilleur moyen de manifester notre gratitude à l'égard de Dieu, ainsi qu'aux autres, est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux s'accorde naturellement avec un cœur embrasé par l'amour. Les pauvres se sentaient attirés par Jésus parce qu'il était habité par quelque chose de plus grand que lui ; il rayonnait de cette force dans ses yeux, ses mains, dans tout son corps. Tout son être manifestait le don qu’il faisait de lui-même à Dieu et aux hommes.

    Que rien ne puisse nous faire du souci au point de nous remplir de tristesse et de découragement et de nous laisser enlever la joie de la Résurrection. La joie n'est pas une simple question de tempérament lorsqu'il s'agit de servir Dieu et les âmes ; elle est toujours à accueillir. Et c'est là une raison de plus pour tâcher de l'acquérir et la faire grandir dans nos cœurs. Même si nous avons peu à donner, il nous restera néanmoins la joie qui jaillit d'un cœur amoureux de Dieu.

    Partout dans le monde les gens sont affamés et assoiffés de l'amour de Dieu. Nous répondons à ce manque lorsque nous semons la joie. Elle est aussi l'un des meilleurs remparts contre la tentation. Jésus ne peut prendre pleine possession d'une âme que si elle s'abandonne à lui joyeusement. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès, 1997.

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  • Méditation - Offrande

    « L'action ne vaut que par la méditation qui l'a préparée et par le don que nous en faisons à Dieu. »

    Élisabeth Leseur (1866-1914), Journal et pensées de chaque jour, 13 Avril 1905, J. de Gigord, Paris, 1920 (1ère éd. 1917).

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Le chemin du divin Cœur

    « La louange ne supprime pas la demande. Dieu veut être loué, Il veut qu'en face de sa grandeur le premier cri de nos âmes soit un cri d'admiration. Mais Il aime aussi que nous nous rappelions notre faiblesse et que nous lui exposions nos besoins. En définitive, sa plus grande grandeur est sa bonté : Il est « le bon Dieu », l’Être qui se donne, se communique, répand sur d'autres - et le plus possible - ses richesses et sa joie.
    C'est reconnaître les anciens bienfaits que d'en implorer de nouveaux. Et c'est trouver le chemin du divin Cœur que de faire appel à sa bonté. »

    [Dom Augustin Guillerand, Op Cart (1877-1945)], Harmonie Cartusienne, Roma, Benedettine di Priscilla, 1954.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Mon fils, donne-moi ton cœur ! [...] En s’approchant du Cœur de son Dieu, le pauvre cœur humain se dépouille de ses faiblesses, des ses misères, de son amour propre. Un cœur livré à Jésus n’est plus un cœur égoïste, le divin amour en le faisant sa proie, le dilate, l’ennoblit, le dédie et le consacre à toutes les affections légitimes. Agrandi, épuré, surélevé, il devient apte à tous les dévouements. Témoin le cœur des saints, c’est parce qu’ils ont transformé leur cœur en le consacrant au divin amour, qu’ils sont devenus magnanimes, admirables, héroïques.

    Pour posséder le cœur de l’homme, Dieu le poursuit de ses tendres avances, d’amoureuses provocations et au besoin il l’abreuve d’amers désenchantements ou d’indicibles douleurs ! Mais une fois le vide fait, Il se précipite dans ce cœur meurtri et dépouillé pour le rassasier et le béatifier. Bien heureux les cœurs devenus ainsi la conquête du divin amour. [...] Sacré-Cœur de Jésus, donnez-moi pour partage, de vous aimer toujours et toujours davantage. »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial
    Heure de Présence au Cœur de Jésus

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  • Méditation - Toujours rendre grâce

    « Une fausse liberté d'esprit et une grande confiance en soi-même forment un grand obstacle aux visites d'en-haut. Dieu accorde à l'homme un grand bien en lui donnant la grâce de la consolation ; mais l'homme fait un grand mal quand il ne remercie pas Dieu de ce don et ne le lui rapporte pas tout entier. Si la grâce ne coule point abondamment sur nous, c'est que nous sommes ingrats envers son auteur, et que nous ne remontons point à sa source première. Car la grâce n'est jamais refusée à celui qui la reçoit avec gratitude, et Dieu ordinairement donne à l'humble ce qu'il ôte au superbe.
    [...]
    Soyez donc reconnaissants des moindres grâces et vous mériterez d'en recevoir de plus grandes. Que le plus léger don, la plus petite faveur aient pour vous autant de prix que le don le plus excellent et la faveur la plus singulière. Si vous considérez la grandeur de celui qui donne, rien de ce qu'il donne ne vous paraîtra petit ni méprisable ; car peut-il être quelque chose de tel dans ce qui vient d'un Dieu infini ? »

    Imitation de Jésus-Christ, Livre deuxième (3), Traduction de l'Abbé Félicité de Lamennais.

    Texte intégral de l'Imitation en ligne : format pdf (à télécharger) - format html (pages web)

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  • Méditation - Donner à chacun avec joie

    « A qui prend ta tunique, dit le Christ, donne aussi ton manteau ; à qui prend ton bien, ne réclame pas ; et ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux (Mt 5,40 ; Lc 6,30-31). De la sorte, nous ne nous attristerons pas comme des gens qu'on aurait dépossédés contre leur gré, mais au contraire nous nous réjouirons comme des gens qui auraient donné de bon coeur, puisque nous ferons un don gratuit au prochain plus que nous ne céderons à la contrainte. Et, dit-il, si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en avec lui deux mille. De la sorte nous ne le suivons pas comme un esclave, mais nous le précédons comme un homme libre. En toutes choses donc le Christ t'invite à te rendre utile à ton prochain, ne considérant pas sa méchanceté, mais mettant le comble à ta bonté. Il nous invite ainsi à nous rendre semblable à notre Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5,45). »

    St Irénée de Lyon (v.130-v.208), Contre les hérésies, IV, 13, 3 (trad. cf SC n°100).

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  • Méditation - Au plus profond de nous...

    « Prier, c'est percevoir notre réalité la plus profonde, ce point précis de notre être où, inconsciemment, insensiblement, sans jamais l'avoir vu, nous aboutissons à Dieu, nous nous écoulons en Dieu, nous touchons Dieu ; où, à chaque instant, tandis qu'il ne cesse de nous créer, nous sommes touchés par lui...
    "Je suis loin de toi, alors que toi, douce source
    de tout ce qui est vie,
    ou de tout ce qui fait vivre,
    tu m'as, toi, le prochain le plus proche de moi,
    et que tu m'envoies, ô soleil bien-aimé,
    en mon tréfonds le plus profond
    ton feu dévorant qui transperce tout."

    (Abbé Guido Gezelle - 1830-1899) ...
    Il s'agit d'apprendre progressivement à s'abandonner en profondeur. Notre projet personnel de prière doit, insensiblement mais sûrement, être relayé par l'action de Dieu en personne et en quelque sorte se perdre en elle. A Dieu maintenant de prendre l'initiative. A nous de le laisser agir. A nous aussi de nous livrer à son action en nous...
    La prière à laquelle il nous invite maintenant est sa prière à lui. Elle est pure grâce. Nous n'avons aucune prise sur elle. Le seul geste qui nous reste est d'ouvrir nos mains et notre cœur, afin que la prière en jaillisse comme un don du Seigneur, là où il veut bien nous la donner. »

    Dom André Louf (1929-2010), Au gré de sa grâce - Propos sur la prière, Desclée de Brouwer, Paris, 1989.

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    (Crédit photo : q8 girl via Compfight)

  • Méditation - Aime...

    « Aime ...
    Si tu es unifié, tu seras unifiant ;
    si tu es pacifié, tu seras pacifiant.
    Aime-toi humblement et fièrement de l'amour dont Dieu t'aime,
    et à partir de là, aime ton prochain comme toi-même.
    Aime-toi jusqu'à l'oubli de toi.
    Il y a l'amour qui reçoit,
    l'amour qui partage,
    l'amour qui donne,
    l'amour qui se donne
    et enfin l'amour qui s'immole.
    Dieu t'attend jusque là.
    Si tu peux dire un jour que tu ne te recherches plus,
    tu mèneras la vie la plus heureuse que l'on puisse voir
    et l'amour de Dieu à travers toi transparaîtra. »

    Pierre Marie Delfieux (1934-2013), fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem,
    Veilleurs sur la ville : Jérusalem, livre de vie, Éditions du Cerf, 1995.

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  • Médecins du monde : bon à savoir...

    Médecins du monde affirme son soutien à la généralisation de l’avortement

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    Dans un message diffusé sur twitter , « médecins du monde » revendique son combat pour un « Accès gratuit à la contraception et à l’avortement pour toutes les femmes, partout dans le monde ! ».

    Reprenant les slogans habituels tel que « Pour mon corps, ce que je veux d’abord c’est le droit d’en disposer librement, en toute indépendance, à tous les moments de ma vie. », ou encore que « quand les femmes ont le contrôle de leur sexualité et fécondité, elles sont en meilleure santé », ce qui est pourtant plus que discutable au regard des faits.

    Ils coïncidèrent donc que « L’accès aux services et droits de santé sexuelle et reproductive est une de nos priorités d’actions. ».

    En affirmant « Aujourd’hui dans le monde, 214 millions de femmes souhaiteraient éviter ou différer une grossesse », on peut se demander s’ils ont vraiment compris ce que l’avortement était, en effet, il a lieu quand la grossesse a débutée, il ne l’évite donc pas, et il ne la diffère pas non plus, car bien que le terme utilisé soit « interruption », c’est une fin définitive à la dite grossesse, et il n’est plus possible de la reprendre par la suite.

    Quoi qu’il en soit, de nombreux donateurs de « médecins du monde » sont catholiques, et ceux-ci ne pouvant pas cautionner le financement d’organisation faisant la promotion de l’avortement, j’invite les donateurs à éviter « Médecins du monde » et à réorienter leur dons vers d’autres associations.

    Benjamin Leduc

    Source : InfoCatho.fr.

  • Méditation - « Aujourd'hui, je commence ! »

    « David s'écriait : « Je l'ai dit, maintenant je commence. » (Ps. LXXVI, II). Et saint Charles Borromée répétait : « Aujourd'hui, je commence à servir Dieu ! » Agissons de même, comme si notre passé ne comptait pas. En effet, quoi que nous fassions pour Dieu, est-ce grand'chose ? C'est le simple devoir. Donc, chaque jour, renouvelons notre propos de commencer à vivre uniquement pour Dieu. Ne nous arrêtons pas à regarder ce que font les autres, ni comment ils le font. Les saints sont le petit nombre : « Sainteté, dit saint Bernard, ne va pas sans singularité (1). » A vouloir suivre le commun, nous resterons imparfaits, car la perfection n'est pas commune. Il faut vaincre tout, renoncer à tout pour tout obtenir. Écoutons sainte Thérèse : « parce que nous n'en venons pas au don total de nous-mêmes à Dieu, nous ne recevons pas non plus d'un seul coup le trésor de l'amour divin (2). » O ciel ! que faisons-nous pour Jésus-Christ ? Combien tout est peu de chose, quand, lui pour nous, a donné son sang et sa vie ! Et sainte Thérèse d'ajouter : « En vérité, nos œuvres sont des bagatelles en comparaison d'une seule goutte de sang répandue pour nous par le Sauveur (3). » Les saints ne savent pas se ménager quand il s'agit de contenter un Dieu qui s'est livré à nous sans réserve, précisément pour nous obliger à ne lui rien refuser. « Il vous a donné tout, écrivait saint Jean Chrysostome, il s'est donné lui-même, ne gardant rien pour lui (4). » « Il est mort pour nous tous, dit l'Apôtre, afin que chacun de nous vive seulement pour lui qui est mort pour nous. » (II Cor., V, 15). »

    (1) Perfectum esse non potest nisi singulare. - (2) Vie, ch. 11. - (3) Vie, ch. 39. - (4) Homil. in II Cor. V, 15.

    St Alphonse de Liguori (1696-1787), La pratique de l'amour envers Jésus-Christ (Chap. VIII, 17), Trad. F. Lupy, Bureaux de l'Apôtre du Foyer, Saint-Etienne, 1991.

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  • Méditation - Le don de force

    « Viriliter agite et confortamini : soyez virils, fortifiez-vous disait saint Paul (I Cor XVI,13) après le psalmiste (XXX,25). Dieu a déposé dans le fond de nos âmes une mine de saintes énergies, que peut-être nous ne soupçonnons pas, et qu'Il veut nous amener à mettre en valeur. Qu'elles ne demeurent pas enfouies ; sachons tirer de notre volonté toute la puissance qu'elle tient en germe et qui peut merveilleusement grandir. Hélas ! très nombreuses sont les personnes de petit courage qui ne font que de faibles efforts ; elles en font assez pour rester vertueuses, elles en font trop peu pour devenir parfaites. Après dix ans, trente ans d'une vie de piété, l'oraison leur coûte encore, leurs prières sont pleines de distractions ; leur mortification est peu généreuse ; leur caractère n'est pas encore réformé, elles n'ont su ni l'adoucir s'il était trop rude, ni l'affermir s'il était trop faible ; leur patience est vite épuisée, des peines que les âmes vaillantes regardent comme légères, leur paraissent très lourdes, elles croient faire beaucoup en les endurant sans s'irriter. Ces personnes ne sortent jamais de l'enfance spirituelle. Comme les enfants, incapables de se livrer aux mêmes travaux, de porter les mêmes charges que les hommes faits, ne peuvent rendre que de très légers services, ainsi elles ne pratiquent que de petites vertus et ne donnent à Dieu que très peu de gloire.

    Ceux qui font de plus grands efforts ont acquis plus de vertus, et leurs mérites sont beaucoup plus grands ; mais combien sont devenus forts ceux qui se sont fait violence en tout, qui ne se sont pas lassés de lutter contre eux-mêmes. Les demi-victoires laissent l'âme encore bien faible, mais toute victoire complète, due à de très énergiques efforts, affaiblit l'ennemi, fortifie le vainqueur, et rend plus faciles de nouveaux succès. Le jour vient où la volonté étant dégagée de ses attaches, libérées de ses défectuosités, peut devenir entre les mains divines un instrument docile. Alors, l'Esprit-Saint s'en empare, l'affermit et la dirige. Le don de force, jusque là, ne s'exerçait que par intervalles, dans les circonstances difficiles, par exemple lorsque s'imposaient des sacrifices exceptionnels, comme au moment de répondre à une vocation vivement combattue, ou bien dans des jours de grande douleur, comme à la mort d'un père, d'une mère, d'une personne chérie ; désormais ce même don produira des effets habituels, et combien précieux ! On jouit alors d'une constante égalité d'âme, car l'Esprit-Saint, qui rend l'âme si forte, est toujours immuable ; on garde toujours la pleine possession de soi-même, qui ne se dément ni dans les cas de pénibles surprise ou de contrariétés irritantes, ni dans les événements les plus déconcertants. c'est la force jointe à la suavité, l'action divine étant toujours forte et suave (Sag. VIII,1). Les âmes chez qui s'exerce le don de force n'ont donc pas la raideur et l'opiniâtreté de ceux qui n'ont qu'une fermeté de volonté toute naturelle et qui veulent que tout plie devant eux ; ils sont forts contre les démons et contre leur nature, mais ils sont aussi doux envers leurs frères qu'ils sont durs à eux-mêmes. Ils accomplissent, sans hésitation et sans avoir besoin de se raisonner, des actes de vertu qui coûtent beaucoup aux chrétiens ordinaires, et la preuve que cette facilité n'est pas seulement l'effet des habitudes acquises et de l'affermissement de la volonté, mais aussi et surtout de l'action du Saint-Esprit, qui les pénètre et qui les meut, c'est la paix intime, profonde, toute surnaturelle qui, chez eux, accompagne la pratique de la vertu ; ils la goûtent, cette paix, au moment même où ils se renoncent ; ce n'est donc pas la satisfaction de la victoire remportée, satisfaction qui ne peut être sentie qu'après la lutte, c'est la joie surhumaine du sacrifice. »

    Auguste Saudreau (1859-1946), L'idéal de l'âme fervente (ch. XI, 4), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1923.

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  • Méditation - N’avons-nous pas tous peur ?

    « N’avons-nous pas tous peur – si nous laissons entrer le Christ totalement en nous, si nous nous ouvrons totalement à lui – peur qu’il puisse nous déposséder d’une part de notre vie ? N’avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d’unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous trouver ensuite dans l’angoisse et privés de liberté ? [...] Non ! Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien – absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! Dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie. Amen. »

    Benoît XVI, Extrait de l'homélie de la Messe inaugurale du Pontificat, Place Saint-Pierre, Dimanche 24 avril 2005.
    Copyright © Libreria Editrice Vaticana.

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  • Publication du Message de Carême du Pape François

    Message du Pape François pour le Carême 2017
    « La Parole est un don. L’autre est un don »

    Ce texte, axé sur la parabole de Lazare et de l'homme riche dans l'Évangile de Luc, a été présenté à la presse ce mardi 7 février, par le Cardinal ghanéen Peter Turkson, Préfet de la Congrégation pour le développement intégré des services humains, et par une femme, une laïque, Chiara Amirante, fondatrice de la communauté italienne « Nouveaux Horizons » (« Nuovi Orizzonti »).

    Texte intégral en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Pour Noël, faites briller l'espérance chez les chrétiens d'Irak et de Syrie

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    Pour Noël, soutenez les chrétiens d'Orient

    À l’issue de la période d’instruction de sa candidature, l’Œuvre d’Orient a obtenu le label « Don en confiance » le 15 décembre 2016. Cette organisation, fondée en 1989, remet ce label à des associations ou fondations qui souscrivent à certains principes déontologiques, notamment concernant la transparence dans l’utilisation des dons et legs.

    « Cette labellisation signifie que l’Œuvre d’Orient satisfait aux grands principes du don en confiance : transparence, respect du donateur, recherche d’efficacité, probité et désintéressement », explicite le communiqué du Comité de la Charte.

    Jean-Pierre Duprieu, président du Don en confiance, déclare : « Je tiens à féliciter l’Œuvre d’Orient d’avoir obtenu le label et à saluer le chemin effectué pour y parvenir. Nous sommes ravis de l’accueillir parmi les organisations labellisées « Don en confiance », s’attachant toutes à respecter nos exigences et à faire évoluer les pratiques du secteur dans le respect du donateur. »

    Source : L'Œuvre d'Orient.

  • Avec l'AED : pour Noël, offrez l'Espérance

    "Ô Marie, Vierge Immaculée et Mère de Miséricorde, 

    nous consacrons à votre Cœur Immaculé l'Aide à l'Église en DétresseProtégez l'Église de votre Fils partout où elle est réfugiée, persécutée, menacée. Accordez la grâce de la conversion à ceux qui mènent la lutte contre Dieu et l'Église."

    Chers amis,

    Aujourd'hui nous fêtons l'Immaculée Conception, à laquelle notre Œuvre est consacrée. S'il vous plaît, priez-la avec nous pour que nous puissions continuer à avoir les moyens d'aider les chrétiens du Moyen-Orient, dont la vie est devenue insoutenable après six ans de guerre et de persécution.

    Une enfant d'IrakEn Irak, 12 000 familles survivent encore grâce à votre charité. Mgr Warda nous a récemment expliqué : "Ces familles de Mossoul et de la plaine de Ninive attendent toujours la libération de leurs villages pour y retourner et recommencer à vivre. Certaines reviendront, d'autres non. Mais il y aura toujours des chrétiens en Irak : cela n'aurait jamais pu arriver sans votre aide. Soyez fiers, vos efforts en valaient vraiment la peine. Merci de tout ce que vous avez fait pour notre communauté, pour notre Église en Irak, et merci de continuer à nous aider."-

    En Syrie, voici les chiffres de la souffrance, après six terribles années de guerre :

    Vidéo d'enfants syriens qui présentent leurs dessins pour la paix- Les 3/4 des Syriens vivent dans une extrême pauvreté,
    - 13,5 millions de Syriens dépendent d'une aide pour survivre (la moitié sont des enfants), 9 millions n'ont presque rien à manger,
    - 70 % de la population n'a plus d'accès à l'eau potable,
    - 6,6 millions de personnes sont en fuite à l'intérieur de la Syrie en guerre.

    Un papa triste dessiné par un enfant syrienEt je ne vous parle même pas du nombre de morts et de blessés. Les enfants désespèrent de la paix. En témoignent ces poignants dessins qui demandent la paix : qu'ont-ils vu pour dessiner des scènes pareilles ? C'est effroyable. Pouvons-nous imaginer nos enfants vivre de telles choses ? "La guerre laide est entrée dans nos maisons et nous a détruits, nos enfants ont perdu leurs écoles, nous avons perdu nos moyens de subsistance, et nos propriétés ont été complètement détruites.", témoignent Hani Anton et son épouse Zabadani.

    Confiant dans votre fidèle soutien, je vous supplie de continuer à les aider concrètement. Profitez de Noël pour leur offrir un beau cadeau et un message. Quelques exemples de cadeaux :

    • 25 € : vous offrez un cadeau de Noël à 1 enfant déplacé, 
    • 100 € : vous permettez à 1 famille syrienne de se chauffer cet hiver,
    • 500 € : vous permettez à 2 familles réfugiées en Irak d'être nourries 5 mois.

    Marc Fromager

    Directeur de l'AED

  • Méditation - La Présentation de la Sainte Vierge

    « Voyons-la, cette sainte enfant : elle renonce au monde et à ses espérances, à sa famille et à toutes les joies du foyer domestique, à toutes les aises de la vie, pour embrasser l'austérité de la vie commune ; à sa volonté propre, pour ne plus vivre que d'obéissance, à ses sens et à son corps par le vœu de virginité, à tout ce qui n'est pas Dieu, pour être uniquement à Dieu ; enfin elle sacrifie tout ce qu'elle a, tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle peut (1). Apprenons de là à nous donner à Dieu sans réserve ni partage. Nous appartenons tout entiers au Seigneur, tout entiers parce qu'il nous a créés, tout entiers parce qu'il nous a rachetés au prix de son sang (2). Corps et âme, tout est à lui, et nous n'en pouvons disposer que selon son bon plaisir. Aussi ne veut-il point des cœurs partagés. Avec lui, c'est tout ou rien. Il hait la rapine dans l'holocauste (3) ; et lui donner presque tout, ce n'est pas un acte religieux ; retenir la moindre chose, c'est de l'injustice et de la fraude (4). Oh ! que cette doctrine est peu comprise ! On se donne à Dieu en gros et l'on se reprend en détail. On donne à Dieu une partie de soi, mais à condition d'en garder une autre. On se donne à Dieu pour une bonne œuvre, mais à condition de garder son avarice, son amour-propre, sa volonté, son caractère.

    La Sainte Vierge, après s'être donnée une fois à Dieu, ne s'est jamais reprise ; elle a toujours persévéré dans l'immolation de tout son être au Seigneur et n'a vécu que pour lui. Que nous sommes loin de ce beau modèle ! Dans un moment de ferveur, nous sommes tout à Dieu. Que le dégoût ou l'ennui survienne, nous sommes tout à nous-mêmes. Que nous ayons à craindre le qu'en dira-t-on, nous quittons le bien commencé : la dissipation succède au recueillement, la tiédeur à la ferveur, l'amour de soi à l'amour de Dieu, d'où il résulte que notre vie est une alternance continuelle de bien et de mal, de vertu et de vice, de retours et de rechutes. Nous promettons sans tenir, nous projetons sans exécuter. Ce n'est pas ainsi qu'on se sauve. On n'arrive au salut que par une volonté ferme et constante de marcher toujours dans la ligne du devoir lors même qu'il déplaît. Là est le salut, et nulle part ailleurs. Examinons-nous : sont-ce là nos dispositions ? »

    1. Totam se Deo devovit (S. Bernard) - 2. Si totum me debeo pro me facto, quid pro refecto, et refecto hoc modo ? (S. Bernard, De Diligendo Deo, V) - 3. Isaïe LXI, 8. - 4. Non devotionis est dedisse prope totum, sed fraudis est retinuisse vel minimum.

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome III (La Présentation de la Sainte Vierge, Deuxième et Troisième Points), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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  • Méditation - « Quiconque perd sa vie à cause de moi la trouvera » (Mt 16, 25)

    « Si tu as trouvé le Christ, tout le reste n'est que perte. Il est la perle unique, à la fois parure et fortune de qui l'a trouvé et pour laquelle, dans la joie, il vend tout.
    Tu veux être partout avec le Christ : alors n'aie plus de « chez toi » ; sois disponible à Dieu et aux autres ; n'aie plus de « chez toi » pour t'y replier égoïstement mais seulement pour accueillir ton frère.
    Il faut se renier soi-même, n'avoir aucun intérêt à soi, ne pas attirer exprès l'attention d'autrui et ne pas se faire centre, pour devenir capacité de Dieu. Diminue pour qu'il grandisse en toi.
    Même dans la prière, pense à lui et lui pensera à toi.
    Si tu as à plaire, que ce soit « pour le bien » ; si tu as à briller, que ce soit pour éclairer ceux qui sont dans la maison ; si tu parles de toi, que ce soit par amour de l'autre, parce que tu lui appartiens.
    Tu n'as rien, tu ne peux rien avoir que reçu de son amour gratuit ; c'est pourquoi la conscience de ton rien, la confiance en son amour tout-puissant et l'esprit d'initiative pour son règne grandiront toujours de pair et seront la garantie de la valeur chrétienne de tels sentiments.
    Si tu t'es ainsi perdu, il te sera naturel de renoncer à tout ce que tu possèdes pour devenir digne d'être disciple (Cf. Lc 14, 33). »

    P. Joseph-Marie Perrin O.P. (1905-2002), aujourd'hui l’Évangile de l'Amour (Deuxième Partie, III), Cerf, Paris, 1980.

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