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liberté

  • Méditation - renoncement et liberté

    « Notre Seigneur Jésus Christ a dit à tous, à plusieurs reprises et en donnant diverses preuves : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive" ; et encore : "Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple". Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet... "Où est ton trésor, dit-il ailleurs, là est ton cœur" (Mt 6,21). Si donc nous nous réservons des biens terrestres ou quelque provision périssable, notre esprit y demeure enlisé comme dans de la boue. Il est alors inévitable que notre âme soit incapable de contempler Dieu, et devienne insensible aux désirs des splendeurs du ciel et des biens qui nous sont promis. Nous ne pourrons obtenir ces biens que si nous les demandons sans cesse, avec un ardent désir qui, du reste, nous rendra léger l'effort pour les atteindre.

    Se renoncer, c'est donc délier les liens qui nous attachent à cette vie terrestre et passagère, se libérer des contingences humaines, afin d'être plus à même de marcher dans la voie qui conduit à Dieu. C'est se libérer des entraves afin de posséder et user de biens qui sont "beaucoup plus précieux que l'or et que l'argent" (Ps 18,11). Et pour tout dire, se renoncer, c'est transporter le cœur humain dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : "Notre patrie est dans les cieux" (Ph 3,20). Et surtout, c'est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était (2Co 8,9). Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l'Évangile. »

    St Basile (v.330-379), Grandes Règles monastiques, Question 8 (trad. Brésard, 2000 ans C, et Lèbe, Maredsous).

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  • Méditation - tout donner...

    « J'ai envie de dire : Nous ne nous connaissons pas ; c'est au moment où nous ne nous sentons pas coupables, parce que Dieu est là, que nous risquons de l'être le plus. Méfie-toi de ce que tu fais quand tout va bien. C'est au moment où tu te sens le plus pauvre, le plus "moche" et le plus pécheur, qu'aux yeux de Dieu tu l'es moins, car Dieu a pitié de toi. Quand tout va bien, ne prends pas de la complaisance en toi et va jusqu'au bout du don.

    Ne t'installe pas confortablement dans ce sentiment d'être bien aux yeux de Dieu, et dépêche-toi d'être généreux et de tout donner, surtout ce petit millimètre que tu gardes toujours. Il y a des moments où tu peux tout donner, ensuite tu ne le pourras peut-être plus, parce que tu seras ligoté par tes tendances et tes peurs, tu auras alors des excuses, tandis que durant ces cinq minutes de grâce, tu pouvais tout livrer à Dieu. Saint Alphonse de Liguori dit qu'il y a certaines tendances tellement envahissantes qu'il n'est pratiquement pas possible de leur résister si on n'a pas pris le pli de prier et de supplier avant qu'elles n'arrivent (Le grand moyen de la prière).

    Même si je donne tous mes biens aux pauvres, si je livre mon corps aux flammes, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien (1Co 13, 3). Ainsi tu peux tout donner, si tu n'as pas donné ta substance, comme dit Jésus à propos de la pauvre veuve, tu n'as pas tout donné. Laisse-toi prendre ton manteau ; si tu le donnes toi-même, tu ne donnes pas tout. Tu dois tout donner, surtout ta liberté de décision, comme dit Ignace dans le Suscipe : Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté... tout ce que j'ai et possède. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Quand vous priez, dites : «Père...», Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1981.

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  • Méditation - des retours sur soi

    « Vos tristesses sont injustes et vos méfiances ingrates. Vous revenez beaucoup trop sur vous-même ; laissez-vous. Mieux vaut encore se laisser que se mépriser. Quand vous irez purement à Dieu, ne voulant que lui seul, de quelle liberté vous jouirez ! Vous traînez mille chaînes : elles ne vous empêchent point tout à fait de marcher, parce que la charité en a rompu la suite ; mais les bouts pendent de tous côtés, et vous ne marchez qu'en vous traînant. Si, une bonne fois, vous arriviez à dire : « Tout pour Dieu, rien pour moi », que vous seriez heureux ! et si vous ne jouissiez pas de votre vertu, - ce qui n'est pas souhaitable, - qu'au moins vous seriez vertueux ! N'est-ce pas le tout de ce monde ? La vie n'est rien que par ce qu'elle mérite. »

    Mgr Ch.-L. Gay (1815-1892), Lettre à M. le Cte de L. (ch. XVI), in "Correspondance de Monseigneur Gay - Lettres de Direction spirituelle", Quatrième série, G. Oudin et Cie, Paris - Poitiers, 1908.

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  • Méditation - jeûner, oui, mais dans l'abondance du coeur

    « Mon Dieu, voici un temps d'abstinence et de privation. Ce n'est rien de jeûner des viandes grossières qui nourrissent le corps, si on ne jeûne pas aussi de tout ce qui sert d'aliment à l'amour-propre. [...] Ô bienheureux jeûne, où l'âme jeûne tout entière et tient tous les sens dans la privation du superflu ! Ô sainte abstinence, où l'âme, rassasiée de la volonté de Dieu, ne se nourrit jamais de sa volonté propre ! Elle a, comme Jésus-Christ, une autre viande dont elle se nourrit. Donnez-le moi, Seigneur, ce pain qui est au-dessus de toute substance ; ce pain qui apaisera à jamais la faim de mon cœur ; ce pain qui éteint tous les désirs ; ce pain qui est la vraie manne et qui tient lieu de tout. [...]

    Je jeûnerai donc, ô mon Dieu, de toute volonté qui n'est pas la vôtre ; mais je jeûnerai par amour, dans la liberté et dans l'abondance de mon cœur. Malheur à l'âme rétrécie et desséchée en elle-même, qui craint tout et qui, à force de craindre, n'a pas le temps d'aimer et de courir généreusement après l’Époux ! »

    Fénelon (1651-1715), Manuel de piété, Pour le Carême (VI, 61), in "Œuvres spirituelles", Aubier, Paris, 1954.

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  • Méditation - paisible abandon en Dieu

    « Je vous recommande très instamment une chose plus particulière encore, c'est de conserver votre âme dans la douceur et la paix devant Dieu ; je veux parler de la paix et de la douceur de Dieu, et non de l'insensibilité et de l'indifférence. Tenez votre âme pure et nette de toute chose créée ; oubliez-vous vous-mêmes ; modérez-vous en toutes choses et en toutes circonstances ; appliquez-vous doucement et paisiblement à conserver vos âmes dans cette nudité et ce dépouillement universels, dans cette modération intérieure et cette liberté douce, tranquille et recueillie, dans cette paix, ce repos, cet abandon devant Dieu, votre souverain Seigneur et très aimable et très cher Père. Attendez tout de sa main ; mettez-vous simplement à sa divine disposition, pour qu'il fasse de vous absolument et définitivement ce que bon lui semblera ; soyez toujours contents, tranquilles, pleins de joie et d'actions de grâces, sur ce qu'il lui plaira de vous donner et de ne pas vous donner. Qu'il vous prenne et vous attire fortement ou qu'il semble vous laisser, qu'il vous précède ou qu'il suive, qu'il vous conduise par la main ou qu'il fasse semblant de vous laisser aller seuls (je dis qu'il fasse semblant : car que deviendriez-vous s'il vous laissait réellement ?) ; qu'il agisse en vous d'une manière sensible ou qu'il se cache ; qu'il vous fasse triompher hautement de tous vos défauts ou qu'il vous laisse ramper dans vos misères ; qu'il vous tienne dans la paix ou qu'il permette que vous soyez assaillis de troubles, de tentations ou d'inquiétudes, tout cela doit vous être égal, parce que vous ne devez fixer votre âme qu'en lui et son très saint et très amoureux bon plaisir.

    Tenez-vous donc toujours tranquilles, doux et paisibles au milieu de tant de différents états, et non seulement paisibles, mais pleins de joie et d'actions de grâces de ce que votre Père et votre souverain et bien-aimé Maître fait sa volonté en vous, selon toute la plénitude de sa sagesse et de son amour. »

    Vénérable François Libermann (1802-1852), Lettre à un groupe de séminaristes (Rennes, 3 octobre 1837), in "Lettres spirituelles", choix des textes du R.P. L. Vogel, DDB.
    Ecrits du Père Libermann

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  • Méditation - détachement et liberté

    « Le détachement est l’œuvre d'une vie, car il va se porter de plus en plus profond. [...]

    Il ne s'agit pas ici de mépriser les réalités dont tu dois te détacher. Ce n'est pas par mépris, mais par désir de la liberté que tu dois te détacher. Tu peux faire un repas gastronomique, si tu es tout aussi prêt à manger un sandwich. l'objet de la démarche de détachement n'est pas ici le mépris de l'art culinaire, mais la liberté à l'égard de ce qui pourrait devenir une idole, un asservissement, une impasse dans laquelle se bloquerait un désir qui peut tout aussi bien te conduire vers Dieu et vers tes frères.

    Il ne s'agit pas de renoncer à exercer ta volonté, il s'agit de la garder à sa juste place, de savoir garder ta distance, ta liberté. Tes projets personnels ne seront jamais l'essentiel, qu'ils réussissent ou qu'ils échouent. Jamais ils ne diront ce que tu es profondément, ce que tu es pour Dieu.

    Ce qui est dangereux dans la volonté, c'est quand elle prend la place de Dieu et décide de ce qui doit être fait, ce qui doit arriver absolument. Elle rend ainsi aveugle et indisponible à ce que Dieu propose. Le drame n'est pas de vouloir, mais de vouloir avec obstination, d'avoir l'idée de ce qu'il faut faire absolument. Cela rend sourd aux appels de l'Esprit, cela rend indisponible pour l'union gratuite avec Dieu, car un tel attachement focalise toutes tes énergies.

    Le renoncement ne consiste pas à faire comme si tu n'avais pas de volonté, mais à savoir garder ta liberté, ta distance à l'égard de ce que veut ta volonté. Lorsqu'on propose une telle conduite de douceur et d'humilité, qui ne supprime pas la volonté mais l'évangélise, beaucoup lisent qu'il faut se méfier de sa volonté, l'abandonner au profit de celle de Dieu. Mais ce n'est pas "ou la volonté de Dieu ou la mienne", c'est la mienne dans celle de Dieu. »

    Jean-Marie Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi. Petit traité de la liberté intérieure, Ed. du Cerf, Coll. Épiphanie, Paris, 2002.

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  • « ... il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. » (Mt 7, 14)

    « Toute la vie chrétienne est en tension vers la béatitude, vers l'eschatologie, dans un surpassement incessant. Elle consiste à accueillir Dieu en soi, dans une démarche qui doit s'intensifier jour après jour, et qui donne au temps sa véritable dimension. Dans une aspiration infinie, qui a Dieu pour terme, et qu'aucune de nos actions ne pourra jamais combler.

    Plus que tout autre, le chrétien sait que la voie qui le mène à la béatitude est une voie qui l'engage tout entier. Une voie où, pour se vouloir lui-même, il lui faut vouloir Dieu et ses frères et le monde, sans espoir d'atteindre Dieu en plénitude avant la Parousie. Une voie qui le jettera inlassablement d'un élan à un autre, d'un don à un autre, d'un sacrifice à un autre. Voie dure, d'humilité, de sacrifices, de renoncements et de pauvreté, mais aussi voie joyeuse de perfection, de bonheur, de paix, de liberté spirituelle.

    Il faut le dire sans ambage : préférer à tout le reste ce consentement actif à Dieu, y subordonner toute notre vie, dans un dépassement qui se renouvelle sans cesse, c'est la loi de toute vie spirituelle authentique. En un sens, tout est déjà gagné, quand par-delà tous les soucis périssables, on a réveillé en soi le désir du paradis, quand on a dit oui à l'ouverture aux biens éternels, car ce oui profond libère une énergie spirituelle latente, capable de tarir en nous toutes les sources d'égoïsme.

    De la vie d'enfant de Dieu, de fils de lumière, d'héritier du Christ, la béatitude apparaît comme la véritable clef de voûte. »

    P. Marie-Joseph Le Guillou, Qui ose encore parler du bonheur ?, Mame, Paris, 1991.

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  • Méditation - « Chacun juge des choses du dehors selon ce qu'il est au-dedans de lui-même. »

    « L'homme s'élève au-dessus de la terre sur deux ailes, la simplicité et la pureté. La simplicité doit être dans l'intention, et la pureté dans l'affection. La simplicité cherche Dieu, la pureté le trouve et le goûte. Nulle bonne œuvre ne vous sera difficile si vous êtes libre au-dedans de toute affection déréglée. Si vous ne voulez que ce que Dieu veut et ce qui est utile au prochain, vous jouirez de la liberté intérieure. Si votre cœur était droit, alors toute créature vous serait un miroir de vie et un livre rempli de saintes instructions. Il n'est point de créature si petite et si vile qui ne présente quelque image de la bonté de Dieu.

    Si vous aviez en vous assez d'innocence et de pureté, vous verriez tout sans obstacle. Un cœur pur pénètre le ciel et l'enfer. Chacun juge des choses du dehors selon ce qu'il est au-dedans de lui-même. S'il est quelque joie dans le monde, le cœur pur la possède. Et s'il y a des angoisses et des tribulations, avant tout elles sont connues de la mauvaise conscience. Comme le fer mis au feu perd sa rouille et devient tout étincelant, ainsi celui qui se donne sans réserve à Dieu se dépouille de sa langueur et se change en un homme nouveau. »

    Imitation de Jésus-Christ, Livre deuxième (4), Traduction de l'Abbé Félicité de Lamennais.

    Texte intégral de l'Imitation en ligne : format pdf (à télécharger) - format html (pages web)

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  • Appel au Pape de chrétiens du Maroc en faveur de davantage de liberté religieuse

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    Fez (Agence Fides) – Deux semaines avant la visite du Pape François au Maroc, prévue pour les 30 et 31 mars, le Comité chrétien marocain (CCM) a adressé une lettre ouverte au Pape, en demandant l'intervention du Saint-Siège sur un thème qui leur tient fortement à coeur, à savoir la liberté religieuse dans le pays.

    Les baptisés représentent seulement 1,1% de la population soit 380.000 personnes sur un total de 33,6 millions d'habitants, en majorité musulmans, et ils sont en majorité de confession évangélique. Dans leur lettre ouverte, publiée par le quotidien Al Massae, sont signalées « des violations de la liberté religieuse des chrétiens », les services de sécurité marocains étant accusés de « persécuter les chrétiens au travers de continuelles arrestations illégales ».

    Dans le texte parvenu à l'Agence Fides, le Comité affirme que certains fonctionnaires de police marocains « ont arrêté, torturé, maltraité mais aussi privé de documents d'identité certaines personnes qui avaient proclamé leur religion ou adhéré à des prières au sein d'églises clandestines. En outre, les autorités ont expulsé des centaines d'étrangers accusés de prosélytisme ».

    Le Comité soutient l'Association marocaine pour les droits et la liberté religieuse et l'Association marocaine pour les droits fondamentaux, organismes non reconnus officiellement qui, affirme la lettre, « défendent la liberté religieuse, enregistrent les violations et accueillent les ahmadis, les chiites, les chrétiens et les ibadites ».

    Le Roi Mohamed VI – reconnaît le Conseil – mène d'importantes initiatives pour faire du Maroc un pays tolérant. Il ne faut pas oublier « la Conférence sur les droits des minorités religieuses dans les pays islamiques » organisée en 2016 même si « nombreux sont encore les fonctionnaires marocains qui discriminent les chrétiens » relève le texte. (MP/AP)

    Source : Agence Fides (18/03/2019).

  • Méditation - Des retours sur soi-même

    « Quand on ne s'embarrasse point par des retours sur soi-même, on commence à devenir libre de la véritable liberté. »

    Fénelon (1651-1715), in François Varillon, "Fénelon et le pur amour", Collection Maîtres spirituels n°11, Éditions du Seuil, 1957.

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  • Méditation - Liberté et don de soi

    « Il n'y a rien de plus faux que d'opposer la liberté au don de soi, car le don de soi est une conséquence de la liberté. Considérez que lorsqu'une mère se sacrifie pour ses enfants, elle a choisi ; et c'est à la mesure de cet amour que se manifestera sa liberté. Plus cet amour est grand, plus la liberté sera féconde ; et le bonheur de ses enfants provient de cette liberté bénie (qui implique le don de soi) ; il procède de ce don bienheureux qu'est justement la liberté.
    [...]
    J'insiste et je voudrais l'imprimer en lettres de feu en chacun de vous : la liberté et le don de soi ne se contredisent pas ; ils se soutiennent mutuellement. On ne donne sa liberté que par amour ; je ne conçois pas d'autre type de détachement. Ce n'est pas là un jeu de mots plus ou moins réussi. Quand on se donne volontairement, c'est à chaque instant que, dans ce service, la liberté renouvelle l'amour. Or se renouveler, c'est être continuellement jeune, généreux, capable de grands idéaux et de grands sacrifices. Je me souviens de la joie que j'éprouvai lorsque j'appris qu'en portugais on appelle les jeunes os novos (1). C'est bien ce qu'ils sont, en effet. [...]

    Par amour de la liberté, nous nous lions. Seul l'orgueil donne à ces liens le poids d'une chaîne. La vraie humilité que nous enseigne Celui qui est doux et humble de cœur nous montre que son joug est doux et son fardeau léger (2) : le joug c'est la liberté, le joug c'est l'amour, le joug c'est l'unité, le joug c'est la vie qu'Il nous a gagnée sur la Croix. »

    1. Os novos (les jeunes) peut aussi se traduire littéralement : les neufs ou les nouveaux (Note du traducteur). - 2. Cf. Mt 11, 29-30.

    St Josemaria Escriva de Balaguer, Amis de Dieu. Homélies (Homélie prononcée le 10.04.1956, La liberté, don de Dieu, 30-31), Fayard / Mame, 1981.

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  • Méditation - Humilité, vigilance, prière

    « Rien que deux mots, monsieur, pour vous conjurer de ne vous étonner point de vos faiblesses, ni même de vos ingratitudes envers Dieu, après tant de grâces reçues. ll faut vous voir dans toute votre laideur, et en avoir tout le mépris convenable ; mais il faut vous supporter sans vous flatter, et désespérer de votre propre fonds, pour n'espérer plus qu'en Dieu. Craignez-vous vous-même. Sentez la trahison de votre cœur, et votre intelligence secrète avec l’ennemi de votre salut. Mettez toute votre ressource dans l'humilité, dans la vigilance et dans la prière. Ne vous laissez point aller à vous-même ; votre propre poids vous entraînerait. Votre corps ne cherche que repos, commodité, plaisir ; votre esprit ne veut que liberté, curiosité, amusement. Votre esprit est, en sa manière, aussi sensuel que votre corps. Les jours ne sont que des heures pour vous, dès que le goût vous occupe. Vous courez risque de perdre le temps le plus précieux, qui est destiné ou aux exercices de religion, sans lesquels vous languissez dans une dissipation et dans une tiédeur mortelle, ou aux devoirs du monde et de votre charge. Soyez donc en défiance de vous-même. Renovamini spiritu mentis vestræ. (1) »

    1. Eph. IV, 23 : "Renouvelez-vous en esprit, dans l'intérieur de vos âmes".

    Fénelon (1651-1715), Lettre 215 (Au Vidame d'Amiens, fils puiné du Duc de Chevreuse), 10 février 1710, in "Œuvres de Fénelon" Tome Cinquième, A Paris, Chez Lefèvre, Éditeur, 1858.

    Fénelon

  • Méditation - Qu'est-ce donc que la charité ?

    « Qu'est-ce donc que la charité ? On la définit : amour de Dieu par-dessus toute chose et du prochain comme soi-même pour l'amour de Dieu. Cette formule est devenue classique et sert d'expression aux chrétiens voulant dire l'acte de charité. Il faut beaucoup l'approfondir si l'on ne veut pas risquer d'appauvrir et de compromettre la substance même du mystère. [...] Pour qu'un amour soit digne de Dieu, il faut qu'il soit éclairé par la conscience de sa bonté infinie.

    Mais il y a plus et, ici, nous franchissons le seuil du mystère ; notre amour pour Dieu doit non seulement dépendre de ce qu'il est, mais répondre à son amour. Il n'est pas simplement une réalité humaine ouverte sur l'Infini, mais une grâce qui nous est faite par lui. Même pour en pénétrer la nature, nos idées et notre expérience sont insuffisantes ; Dieu seul peut nous révéler le don qu'il nous fait et c'est de lui que nous devons apprendre la vérité et les beautés de la charité. [...]

    [...] La charité aime Dieu comme celui qui nous aime et qui nous aime au point de se donner à nous comme objet de connaissance et d'amour. Et parce qu'il est impossible d'aimer vraiment un être sans aimer, à cause de lui, tout ce qu'il aime, cette même charité s'attachera à aimer nos frères comme le Christ lui-même nous a aimés. [...]

    Dans ces perspectives, il devrait être inutile de rappeler qu'un tel amour n'a rien à voir avec la sensibilité. Dieu est esprit et c'est seulement en esprit que nous pouvons l'atteindre. Pourtant, une des tentations qui semble le plus indéracinable en la nature humaine est de vouloir juger par la sensibilité de toutes les réalités spirituelles et de confondre ainsi des dispositions toutes subjectives et tout épidermiques avec l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Ce qui intéresse Dieu ne peut être autre chose que la volonté et ce oui de notre liberté se livrant à lui. Aimer ainsi ne sera donc jamais ressentir une émotion du cœur, mais vouloir, du plus profond de notre être, le bien de notre Père, communier à sa volonté et chercher à lui plaire. »

    1. Jn 17, 24.

    P. Joseph-Marie Perrin o.p. (1905-2002), Le Mystère de la Charité (Liv. II, 2e Part., Chap. I), Desclée de Brouwer, 1960.

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  • Méditation - N’avons-nous pas tous peur ?

    « N’avons-nous pas tous peur – si nous laissons entrer le Christ totalement en nous, si nous nous ouvrons totalement à lui – peur qu’il puisse nous déposséder d’une part de notre vie ? N’avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d’unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous trouver ensuite dans l’angoisse et privés de liberté ? [...] Non ! Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien – absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! Dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie. Amen. »

    Benoît XVI, Extrait de l'homélie de la Messe inaugurale du Pontificat, Place Saint-Pierre, Dimanche 24 avril 2005.
    Copyright © Libreria Editrice Vaticana.

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  • Rapport 2016 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde : un intégrisme religieux plus violent que jamais

    Rapport,2016,AED,liberté,religieuse,monde,intégrisme,religieux,violenceLe Rapport 2016 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde, publié ce 15 novembre, conclut sur une dégradation générale de la situation et dénonce un intégrisme religieux plus violent que jamais, qui entraine la mort, la destruction, le déplacement des populations et l’instabilité des pays à des niveaux sans précédent.

    Sur les 196 pays étudiés, 38 ont montré des preuves indubitables de violations importantes de la liberté religieuse. Parmi eux, 14 ont vu leur situation s’aggraver nettement depuis 2014, date du dernier Rapport, 21 n’ont pas évolué (mais pour certains comme la Corée du Nord, leur situation pouvait difficilement empirer…), et seuls 3 ont vu leur situation s’améliorer (Bhoutan, Égypte, Qatar).

    Le Rapport définit un « nouveau phénomène de violence qualifié d’hyper-extrémisme islamiste ». Ses principales caractéristiques sont une tentative systématique d’expulsion de tous les groupes dissidents – y compris les modérés -, avec un niveau de cruauté sans précédent, aidé d’un réseau mondial et de l’utilisation active des médias sociaux.

    L’AED souligne que de juin 2014 à juin 2016, période d’étude du Rapport, les attaques liées à l’« hyper extrémisme » ont touché 1 pays sur 5 dans le monde – de l’Australie à la Suède, en passant par 17 pays africains.

    S’ajoutant aux voix de ceux qui appellent à qualifier les persécutions de l’État islamique de génocide, les auteurs du Rapport mettent en garde contre la tentative généralisée des groupes islamistes de remplacer le pluralisme par une mono-culture religieuse, notamment au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique ou dans le sous-continent asiatique.

    Le Rapport pointe l’extrémisme islamiste comme un « facteur clé » dans le déplacement massif des populations fuyant des pays tels que l’Afghanistan, la Somalie et la Syrie, qui se retrouvent dans le nombre record de réfugiés de 2015 (65,3 millions selon l’Onu).

    Pour Marc Fromager, directeur de l’AED : « tous ces éléments sont une preuve sans équivoque d’une menace radicale contre la paix dans tout le Moyen-Orient et le pourtour méditerranéen, zone particulièrement visée par le terrorisme islamiste ».

    L’AED déplore par ailleurs une « nouvelle vague de répression » (non liée à l’islam), sur les groupes religieux, signalée en Chine et au Turkménistan. Et dénonce toujours un déni systématique des droits de l’homme dans les pays les plus discriminés que sont la Corée du Nord et l’Érythrée.

    En conclusion du Rapport, « n’oublions pas le lien ineffable entre la liberté religieuse et la paix, prévient Marc Fromager. Si nous voulons la paix, nous devons protéger la liberté religieuse. Et pour avoir une paix pérenne, nous appelons à une vigilance particulière sur l’éducation des plus jeunes. Une génération sans scolarité – car empêchée à cause de conflit comme en Syrie – est une génération perdue qui pourra facilement se rallier à des groupes extrémistes, faute de perspectives ».

    La totalité du Rapport 2016 (les 196 fiches, la carte de l’intolérance religieuse, les conclusions du Rapport…) sont disponibles sur le site www.liberte-religieuse.org. Un ouvrage avec une sélection de 20 pays a également été édité par l’AED (192 pages, 13 euros frais de port compris.)

    Source : AED (Aide à l’Église en Détresse).

  • Méditation - « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28)

    « Si l'homme juste, résistant à la convoitise, tombe quelquefois dans le mal, du moins il a cet avantage qu'il ne s'y plaît pas ; au contraire il déplore sa servitude, il soupire ardemment après cette bienheureuse liberté du ciel. Il dit avec l'apôtre saint Paul : Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort (Rom., VI, 24) ? S'il tombe, il se relève aussitôt ; s'il a quelques péchés, il a aussi la charité qui les couvre ; La charité, dit l'apôtre saint Pierre, couvre la multitude des péchés (I Petr., IV, 8).

    Bien plus, ce grand Dieu tout-puissant fait éclater (1) la lumière même du sein des plus épaisses ténèbres ; il fait servir à la justice le péché même. Admirable économie de la grâce ! oui, les péchés mêmes, je l'oserai dire, dans lesquels la fragilité humaine fait tomber le juste, si d'un côté ils diminuent la justice, ils l'augmentent et l'accroissent de l'autre. Et comment cela ? C'est qu'ils enflamment les saints désirs de l'homme fidèle ; c'est qu'en lui faisant connaître sa servitude, ils font qu'il désire bien plus ardemment les bienheureux embrassements de son Dieu, dans lesquels il trouvera la vraie liberté ; c'est qu'ils lui font confesser sa propre faiblesse et le besoin qu'il a de la grâce, dans un état d'un profond anéantissement. Et d'autant que le plus juste c'est le plus humble, le péché même, en quelque sorte, accroît la justice, parce qu'il nous fonde de plus en plus dans l'humilité.

    Vivons ainsi, fidèles, vivons ainsi ; faisons que notre faiblesse augmente l'honneur de notre victoire, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Aimons cette justice divine qui fait que le péché même nous tourne à bien ; quand nous voyons croître nos iniquités, songeons à nous enrichir par les bonnes œuvres, afin de réparer notre perte (1). Le fidèle qui vit de la sorte, expiant ses péchés par les aumônes, se purifiant toute sa vie par la pénitence, par le sacrifice d'un cœur contrit, par les œuvres de miséricorde, il ne détruit pas seulement le règne du péché, [...] il détruit entièrement le péché, parce que, dit saint Augustin, comme notre vie n'est pas sans péché, aussi les remèdes pour les purger ne nous manquent pas. (Ad Hilar., ep. CLVII, C. 1, t. II). »

    Variantes : 1. Sait tirer.- 2. Plus nous devons songer à en obtenir le pardon par les bonnes œuvres.

    Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), Fragment d'un discours sur la vie chrétienne, in "Collection intégrale et universelle des orateurs sacrés du premier ordre" par M. l'Abbé Migne, Tome vingt-cinquième contenant les œuvres oratoires complètes de Bossuet (Sermons complets, deuxième partie), Chez l'auteur, 1846.
     
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  • Avortement / IVG : parlons vrai

    « Être hostile à l'IVG est une opinion que chacun peut exprimer librement et par tout moyen dans notre pays. » « En revanche, attirer les femmes sur des sites présentés comme des sites d'information, qui affichent un vocabulaire, une posture jeune, moderne, pour donner des informations fausses, biaisées, dans le but de dissuader des femmes de recourir à l'IVG, de les culpabiliser, ça n'est pas acceptable. C'est de la manipulation. »
    Laurence Rossignol

    Et mentir par omission, Madame la ministre, sur les possibilités offertes aux femmes de garder leur enfant, et sur les conséquences psychologiques et physiologiques de l'avortement sur les femmes, les hommes et les enfants survivants, ne serait-ce pas de la manipulation ?

    Voici donc deux informations vraies, vérifiables, et non « biaisées ».

    La première, en forme de rappel : selon le sondage Ifop (Réf. JF N° 1-18386) dont les résultats détaillés ont été mis en ligne le 24 février 2010, 83 % des Françaises considèrent que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et 60 % d’entre elles que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG ».

    83 % ... Mais alors, on se demande bien pourquoi ces conséquences psychologiques ne sont pas mentionnées sur le site internet du gouvernement ? 60 % ... Mais alors pourquoi, ainsi que le relève Claire de La Hougue, docteur en droit et avocate au barreau de Strasbourg, « ni le site Internet officiel ni la brochure d’information donnée aux femmes qui envisagent d’avorter ne disent un mot sur la possibilité de garder son enfant ni sur les aides existantes »...
    Si l'on ajoute que selon l’institut de recherche du Planning familial américain, 75 % des femmes qui ont avorté l’ont fait sous la pression de circonstances sociales ou financières mais auraient préféré faire un autre choix, interrogeons-nous, interrogeons-nous...

    La seconde, prise dans l'actualité : le 22 septembre 2016, à Mouscron, un homme de 33 ans s'est suicidé après que sa copine ait avorté de leur enfant.

    « Ma copine m’a quitté et j’ai appris qu’elle avait avorté sans me prévenir... Je ne supporterai pas de savoir que mon enfant a été tué. Surtout qu’il s’agit d’un enfant que nous avons voulu ensemble. Je suis prêt à donner ma vie pour faire changer les choses. Pour moi, c’est clairement un meurtre ! » avait-il déclaré quelques semaines auparavant à Nord Eclair.

    Grégor Puppinck, Directeur du Centre européen pour le droit et la justice, analyse (sur Boulevard Voltaire) :

    « L’avortement ne pourra jamais être « banalisé ». Il constitue un facteur de risque pour la santé de la femme, en particulier chez les mineures. Selon les études statistiques, l’avortement augmente de 80 % le risque de décès, toutes causes confondues, par rapport aux femmes ayant accouché. Il aggrave les troubles psychologiques existants et accélère les pensées suicidaires : le taux d’idées suicidaires est de 30 à 55 %, et celui de tentatives de suicide de 7 à 30 % suite à un avortement. Quant au taux de suicides, il est multiplié par 6,5 chez les femmes ayant avorté par rapport à une femme ayant accouché.

    Le taux de tentatives de suicides liées à l’avortement s’élève dangereusement, chez les 20-24 ans, à 20,9 tentatives sur 1.000 femmes. Chez les femmes ayant avorté avant l’âge de 25 ans, le risque de troubles psychologiques est considérable : 42 % d’entre elles vivent une dépression, 39 % souffrent de troubles d’anxiété, 27 % disent avoir des envies suicidaires suite à un avortement. Parmi les femmes mineures, le taux d’idées suicidaires post-avortement concerne la moitié d’entre elles. Enfin, l’avortement accroît aussi considérablement les risques de développer une dépendance à l’alcool ou à une drogue.

    Ces statistiques sont autant effrayantes que méconnues. Elles devraient nous conduire à considérer l’avortement comme un problème majeur de santé publique qui exige une véritable politique de prévention, en particulier auprès des jeunes. »

    A lire, l'entretien de Grégor Puppinck avec Gènéthique.org :  L’avortement ne pourra jamais être un « droit fondamental », ni une « liberté ».

    Ainsi que « Les femmes ont aussi le droit de ne pas avorter », synthèse de presse bioéthique de Gènéthique.org.

    Mise à jour du 29 septembre 2016 :
    Un ministre coupable de délit d’entrave à l’enfantement
    , par Raphaëlle Lespinas.

  • Méditation - De la vraie liberté

    « Cherche la liberté comme un bonheur suprême ;
    Mais souviens-toi, mon fils, de cette vérité,
    Qu'il te faut renoncer tout à fait à toi-même,
    Ou tu n'obtiendras point d'entière liberté.

    Ceux qui pensent ici posséder quelque chose
    La possèdent bien moins qu'ils n'en sont possédés,
    Et ceux dont l'amour-propre en leur faveur dispose
    Sont autant de captifs par eux-mêmes gardés.

    Les appétits des sens ne font que des esclaves ;
    La curiosité comme eux a ses liens ;
    Et les plus grands coureurs ne courent qu'aux entraves
    Que jettent sous leurs pas les charmes des faux biens.

    Ils recherchent partout les douceurs passagères
    Plus que ce qui conduit jusqu'à l'éternité ;
    Et souvent pour tout but ils se font des chimères
    Qui n'ont pour fondement que l'instabilité.

    Hors ce qui vient de moi, tout passe, tout s'envole ;
    Tout en son vrai néant aussitôt se résout ;
    Et, pour te dire tout d'une seule parole,
    Quitte tout, mon enfant, et tu trouveras tout. »

    Pierre Corneille, L'Imitation de Jésus-Christ,
    traduite et paraphrasée en vers français,
    Livre troisième Ch. XXXII, in "Œuvres complètes de P. Corneille",
    Tome deuxième, A Paris, chez Lefèvre, Libraire-Editeur, 1834.

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  • Méditation - Prière : « Suscipe, Domine... »

    « Suscipe, Domine,
    universam meam libertatem;
    accipe memoriam,
    intellectum
    atque voluntatem omnem;
    quidquid habeo vel possideo
    mihi largitus es;
    id tibi totum restituo
    ac tuae prorsus voluntati
    trado gubernandum;
    amorem tui solum cum gratia
    tua mihi dones
    et dives sum satis, nec aliud quidquam ultra posco.

    Prends, Seigneur et reçois,
    toute ma liberté,
    ma mémoire,
    mon intelligence
    et toute ma volonté;
    Tout ce que j'ai et possède,
    c'est Toi qui me l'as donné:
    A Toi, Seigneur, je le rends Tout est à Toi,
    disposes-en
    selon Ton entière volonté.
    Donne-moi,
    ton amour et ta grâce :
    c'est assez pour moi. »

    St Ignace de Loyola (1491-1556)

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  • Audience générale de ce mercredi 21 octobre 2015

    Ce matin, au cours de l'audience générale Place Saint-Pierre, le Saint-Père est revenu sur la famille, centrant sa réflexion sur la fidélité à la promesse d'amour entre l'homme et la femme, sur laquelle est fondée la famille, et qui porte en elle l'engagement d'accueillir et d'éduquer les enfants, de prendre soin des parents âgés et des membres les plus faibles de la famille, s'aidant mutuellement à développer ses qualités et accepter ses limites :
    "Une famille qui se ferme sur elle-même est comme une contradiction, une mortification de la promesse qui l'a faite naître et la fait vivre. N'oubliez jamais que l'identité de la famille est toujours une promesse qui s'élargit...à toute la famille et aussi à toute l'humanité... L'amour comme l'amitié tirent justement leur force et leur beauté du fait qu'ils créent un lien sans enlever la liberté. Sans liberté il n'y a pas d'amitié, sans liberté il n'y a pas d'amour, sans liberté il n'y a pas de mariage. Donc, liberté et fidélité ne s'opposent pas l'une à l'autre, au contraire, elles se soutiennent l'une l'autre, tant dans les rapports interpersonnels que dans les relations sociales. En effet, pensons aux dommages causés, dans la civilisation de la communication globale, l'inflation de promesses non tenues, dans différents domaines, et l'indulgence pour l'infidélité à la parole donnée et aux engagements pris !... La fidélité aux promesses matrimoniales est un vrai chef-d'œuvre d'humanité !.. Aucune relation d'amour, aucune amitié, aucune forme de bonté, aucun bonheur pour le bien commun, n'atteint la hauteur de notre désir et de notre espérance, s'il n'arrive à habiter ce miracle de l'âme...qu'est la force et la persuasion de la fidélité...qui ne finissent pas de nous enchanter et de nous étonner... Aucune autre école ne peut enseigner la vérité de l'amour, si la famille ne le fait pas. Aucune loi ne peut imposer la beauté et l'héritage de ce trésor de la dignité humaine, si le lien personnel entre amour et génération ne l'inscrit pas dans notre chair... Notre fidélité à la promesse est aussi toujours confiée à la grâce et à la miséricorde de Dieu. L'amour pour la famille humaine, dans le bonheur et le malheur, est un point d'honneur pour l'Eglise ! Que Dieu nous accorde d'être à la hauteur de nos promesses".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 21.10.15).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, la réalité de la famille est fondée sur la promesse de fidélité que se font les époux. De nos jours, cette promesse de fidélité se trouve très affaiblie dans la société. D’une part en raison d’un droit mal compris à la liberté et à la recherche de la satisfaction personnelle ; d’autre part parce qu’il semble que la liberté de l’amour soit incompatible avec un engagement définitif. Personne ne veut être aimé par obligation. Or liberté et fidélité ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. La fidélité grandit dans la libre obéissance à la parole donnée, et elle ne peut pas être gardée sans sacrifices. Elle est une confiance qui « veut » être réellement partagée, une espérance qui « veut » être cultivée ensemble. Il est urgent de revaloriser la fidélité de l’amour, inscrite par Dieu dans la création comme une bénédiction durable à laquelle est confié le monde. La fidélité à nos promesses s’en remet toujours à la grâce et à la miséricorde de Dieu. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de Normandie et du diocèse de Créteil, la Communauté apostolique Saint-François Xavier et les jeunes venant de Suisse.
    Demandons à Dieu d’accorder à chacun de rester fidèle à ses promesses, que nous confions aux secours de sa grâce et de sa miséricorde.
    Que Dieu vous bénisse, qu’il bénisse vos familles. »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.