Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

coeur

  • Méditation - « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Mt 6, 21)

    « Marcher en présence de Dieu :
    Se le rappeler à toute heure :
    Il ne nous quitte en aucun lieu :
    Le cœur du Juste est sa demeure. »

    « Plus l'esprit et le cœur seront libres, plus on aura de facilité à se tenir en la présence de Dieu ; parce que Dieu est toujours la première chose qui se présente à l'un et à 1'autre, lorsqu'ils sont vides de toute autre chose.
    Les moyens particuliers sont d'avoir habituellement sous les yeux des objets pieux, qui rappellent à Dieu, tels que le Crucifix, des images ou des tableaux de dévotion, des sentences prises de l’Écriture ou des Pères. L'esprit se prend par les sens, et rien n'est plus capable de fixer l'imagination, ou de la ramener. De faire souvent le signe de la croix, selon l'usage des premiers Chrétiens, qui, au rapport de Tertullien, commençaient par là toutes leurs actions, même les plus indifférentes ; de savoir par cœur un certain nombre d'aspirations tirées des Psaumes, ou d'autres endroits des Livres saints, et d'en faire usage dans le cours de la journée. Pour peu qu'on s'y astreigne dans les commencements, l'habitude en deviendra douce et facile, soit qu'on soit seul ou en compagnie. Si l'on fait chaque jour la méditation, l'on peut se nourrir le long du jour de la pensée ou de l'affection dont on aura été plus vivement touché. On peut aussi s'imprimer fortement dans l'esprit quelque grande vérité, quelque sentence, ou se proposer de la ruminer pendant quelque temps, jusqu'à ce qu'on en soit bien pénétré, et passer ensuite à une autre. Chacun peut imaginer, à cet égard, différentes pratiques, les suivre et les changer selon son goût et le profit qu'il en retire.
    Mais le grand moyen d'acquérir la présence continuelle de Dieu, est de s'occuper beaucoup de Jésus-Christ et de ses mystères, surtout de celui de sa passion. Les diverses représentations de ses souffrances frappent vivement l'imagination ; l'esprit y trouve une matière inépuisable de solides et saintes réflexions ; le cœur en est touché, attendri, excité à tous les sentiments qui nourrissent la dévotion. »

    Abbé Jean-Nicolas Grou s.j. (1731-1803), Maximes de la vie spirituelle, avec des explications (IVe Maxime), A Paris, Chez Belin, 1789.

    marche,présence,Dieu,coeur,esprit,demeure,crucifix,signe de croix,Ecriture,Livres saints,méditation,Jésus-Christ,passion,dévotion

    James Tissot (1836-1902), La flagellation, de face

  • Méditation - Marie, Mère de miséricorde

    « Pour comprendre nos angoisses, pour compatir à nos douleurs, il faut un cœur qui ait souffert. Pour obtenir notre pardon, il faut une âme innocente. Pour avoir à s’occuper des besoins de tous, il faut être exempt de toutes dettes, pur de toute tache. Pour consoler, pour sécher les larmes des petits enfants, il faut être Mère. Pour dispenser les grâces et les bienfaits du Ciel, il faut être Reine. Pour donner à tous, pour les aider tous, il faut avoir dans les mains la clé des trésors de Dieu. C’est ce que fait la très Sainte Vierge : (…) elle est Reine, elle puise à son gré dans le trésor divin.

    (…) tous les cris, toutes les supplications, toutes les louanges qui montent de la Terre vers Dieu, passent par Marie, de Marie à Jésus et de Jésus au Père. En retour, toutes les grâces obtenues passent du Père au Fils, du Fils à sa Sainte Mère, et par elle à celui qui prie. Ce n’est pas spécialement quelques âmes que Marie protège, elle vient au secours de tous. La sainte Vierge a tout pouvoir sur le Cœur de Dieu, c’est donc toute sa famille humaine qu’elle protège, qu’elle console, qu’elle guérit, qu’elle encourage, qu’elle éclaire, qu’elle soutient, qu’elle veut sauver. Mère de miséricorde, elle imite le Père de toutes les miséricordes et nous aide même sans être priée. »

    Marthe Robin, extraits du livre du Père Henri-Marie Manteau-Bonamy, "Marthe Robin sous la conduite de Marie. 1925-1932. Extraits de son journal", Éditions Saint-Paul, 1995.

    Vierge-au-sourire-5a.jpg

    Vierge au sourire, Sanctuaire de Lisieux
    « Elle est plus Mère que Reine »
    Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus

  • Méditation - Vivre dans l'intimité des Saints

    (suite de la méditation d'hier)

    « Formez avec les saints des intimités de grâce. Il y a de vraies constellations au firmament des âmes, des astres vivants et puissants que Dieu destine à être des centres, et autour desquels des étoiles, plus ou moins nombreuses et brillantes, viendront successivement se grouper, pour graviter ensemble dans une harmonie d'invention divine et former un système dans le système universel des cieux. Cela se fait au moyen d'affinités secrètes dont la gloire révélera la raison, mais qui se sentent déjà très bien dans la grâce. On en subit l'action, même à l'égard d'âmes vivant sur la terre. Souvent aussi c'est vers un bienheureux qu'elles tournent le cœur et la pensée. Elles se traduisent, sinon toujours par l'identité des états, du moins par la parité des attraits et la similitude des voies intérieures, d'où naît ordinairement une sympathie tendre et confiante pour la personne. Les mêmes vues font du bien ; on considère les choses sous le même jour ; on a faim des mêmes mets ; on parle le même idiome. C'est cela qui charme, épanouit et attire. Aussi on va à ces âmes tout droit, comme la fleur va au soleil ; et à mesure qu'on les approche et qu'on traite avec elles, on devient plus paisible et l'on est simplifié. Il est rare qu'une âme sérieuse et intérieure ait lu pieusement un certain nombre de Vies de saints, sans avoir ressenti pour l'un d'eux, sinon pour plusieurs, quelque chose de ce que nous disons là. Cette lumière ne fût-elle pas plus vive que la lueur du premier crépuscule, prenez garde de la négliger. En la suivant, l'âme mettra peut-être le pied dans un sentier qui, plus vite et plus sûrement que tout autre, la mènera au haut de la montagne. Qu'elle se lie ensuite de plus en plus avec cet être bienfaisant vers lequel elle est attirée ; qu'elle l'invoque, qu'elle aime à recourir à lui avec une confiance de sœur et d'enfant ; qu'elle lui parle dans ce lieu secret et sacré de la foi, comme on parle à quelqu'un dont un voile appendu empêche, il est vrai, de voir le visage, mais de la présence de qui on est indubitablement assuré. Qu'elle se livre aux mains de cet être, c'est-à-dire, à ses influences, les attirant sur elle par ses prières et sa piété. Qu'elle se pénètre de son esprit ; qu'elle étudie ses goûts, ses œuvres, et se rende activement fidèle à lui ressembler comme il se peut. »

    (à suivre demain)

    Mgr Charles Gay (1814-1891), De la vie et des vertus chrétiennes considérées dans l'état religieux, Tome III (chap. XVII), H. Oudin Frères, Poitiers - Paris, Huitième édition, 1878.

    communion_des_saints_12a.jpg

    La Cour Céleste, d'un volume de "La Cité de Dieu" de St Augustin
    Tempera et feuille d'or sur vélin (XVe siècle)

    (Crédit photo)

  • 1er Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Que vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! Il ne vous a pas suffi de contenir tous les hommes, tous ces hommes si ingrats, pendant toute votre vie, vous avez voulu encore leur être ouvert et être blessé pour eux après votre mort. A tous, même aux plus indignes, votre Cœur est ouvert ; pour tous, il a été percé ! Vous aimez tous les vivants, vous les appelez tous à vous, vous leur offrez à tous le salut jusqu'à leur dernière heure, leur dernier instant. Vous êtes venu apporter l'amour sur la terre ; vous êtes venu mettre au milieu de nous les flammes de votre Cœur. Que vous êtes bon !

    Ayons une grande dévotion à ce Cœur Sacré de Jésus, par lequel Dieu a allumé le feu sur la terre ! Ô mon Dieu, faites brûler ce feu dans mon cœur et dans celui de tous les hommes ! »

    Bx Charles de Foucauld, Écrits spirituels, J. de Gigord, Paris, 1933. (1ère édition 1923)

  • Méditation - Jésus, doux et humble de Coeur

    « Jésus était doux par nature : c'est l'Agneau de Dieu ; doux par vertu, pour glorifier son Père par cet état ; doux par mission de son Père : la douceur devait être le caractère du Sauveur, afin qu'il pût attirer les pécheurs, les encourager à venir, se les attacher et les fixer dans la loi divine.
    Nous aurions grand besoin de cette douceur de cœur ! Nous ne l'avons pas ; bien souvent, au contraire, nous nous sentons pleins d'irritation dans nos pensées et nos jugements. Nous jugeons trop des choses et des personnes au point de vue du succès, à notre point de vue, et nous brisons ceux qui s'opposent à nous ; nous devrions en juger comme Notre-Seigneur, ou dans sa sainteté, ou dans sa miséricorde : toujours nous serions charitables, et notre cœur garderait sa paix...
    [...]
    O mon âme, sois douce envers le prochain qui t'exerce, comme Dieu, comme Notre-Seigneur, comme la sainte Vierge sont doux envers toi ; sois douce envers lui, afin que ton juge le soit pour toi : car on te rendra dans la mesure que tu auras donné. Et si tu penses à tes péchés, à ce que tu as mérité et à ce que tu mérites ; en voyant avec quelle bonté et quelle douceur, quelle patience et quel honneur Notre-Seigneur te traite, ô pauvre âme, tu devras te confondre envers le prochain en douceur et en humilité de cœur. »

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), La Divine Eucharistie, extraits des Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Première Série, La Présence réelle (Jésus doux et humble de cœur, II et V), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1928 (seizième édition).

    Pierre-Julien Eymard,Jésus,doux,douceur,coeur,agneau,jugements,miséricorde,charité,bonté,patience,humilité,prochain

  • Méditation - Prière pour les pécheurs

    Ce poème, directement inspiré par la prière enseignée aux enfants par l'Ange de Fatima, n'a pas été éditée. Elle a été composée par un ami Héraultais à la foi lumineuse, auquel je suis heureux de rendre hommage ici.

     

    « Dis-moi ô mon Jésus
    Dis-moi, que puis-je faire ?
    Pour consoler ton Coeur
    Blessé par les ingrats,
    Je veux t'aimer vois-tu ?
    A travers ma misère
    T'aimer avec ferveur
    Pour ceux qui n'aiment pas.

    Mais je suis si petit
    Ebloui par ta gloire,
    Ton Coeur brûlant d'amour
    Vient se saisir de moi.
    Accepte donc ma vie
    Afin que ta victoire
    Provoque le retour
    De ceux qui ne croient pas.

    Dans la contemplation
    De ton Corps adorable,
    Je t'offre mes souffrances
    Et peines d'ici-bas,
    Uni à ta Passion
    Ô amour insondable,
    Que touche ta clémence
    Ceux qui n'adorent pas.

    Ô divin Rédempteur
    Mon unique espérance,
    Voulant notre bonheur
    Tu nous montres tes pas,
    Aie pitié mon Sauveur
    De l'intime souffrance
    Qu'éprouvent dans leur coeur
    Ceux qui n'espèrent pas. »

    Jean Teissier, le 31 mars 1997.

    prière,pécheurs,Coeur,Jésus,Fatima,aimer,croire,adorer,espérer

  • Audience générale de ce mercredi 22 juin 2016

    Le Pape François est revenu lors de l'audience générale place Saint-Pierre sur l'épisode relaté par Saint Luc où Jésus rencontre un lépreux. Celui-ci tombe face contre terre et demande à être purifié. Il ne faut pas avoir peur de nous agenouiller devant le Seigneur et de demander sa grâce a expliqué le Souverain Pontife. En rencontrant Jésus, le lépreux ne demande pas seulement à être guéri, mais souhaite bien cette purification du cœur. A l'époque du Christ, la lèpre était considérée comme une sorte de malédiction divine a précisé le Pape.

    Or, le lépreux n'hésite pas à braver l'interdit, à rentrer en ville pour aller à la rencontre de Jésus. « Tout ce que cet homme, considéré comme impur, a dit et fait, est l'expression de sa foi » a expliqué le Saint-Père, il reconnait le pouvoir de Jésus et que tout dépend de sa volonté. La supplique du lépreux nous montre que lorsque nous nous présentons devant Jésus, il n'est pas besoin de faire de longs discours, a précisé le Pape. Ce qui importe ce ne sont pas les paroles mais la confiance que l'on met en Lui. Faire confiance en la volonté de Dieu signifie nous remettre à son infinie miséricorde, a-t-il précisé.

    Le Pape a quitté son texte pour faire une confidence sur sa manière de prier : « Le soir, avant de me coucher, je fais cette brève prière : "Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier !" Je prie ensuite cinq "Notre-Père", un pour chaque plaie de Jésus, parce qu'Il nous a purifié avec ses plaies. Si je le fais moi, vous aussi pouvez le faire, à la maison et dire "Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier !" en pensant aux plaies de Jésus. Il nous écoute toujours ».

    Dans ce passage de l’Évangile, Jésus est profondément frappé par l'homme qui vient à Lui. Allant à l'encontre de la loi, Il n'hésite pas à toucher le lépreux pour le guérir. Jésus nous enseigne à ne pas avoir peur de toucher la main du pauvre, de celui qui est rejeté, car celui-ci est le Corps du Christ. Ayant fait venir à ses côtés une douzaine de migrants qui assistaient à l'audience, le Pape a tenu à rappeler vigoureusement combien ceux-là souffraient de l'exclusion. « Nombreux sont ceux qui pensent qu'ils auraient dû rester sur leur terre, mais ils souffraient tellement. Ce sont nos réfugiés, mais tant les considèrent comme des exclus. S'il vous plait, ce sont nos frères ! Le chrétien n'exclue personne, il donne une place à tous, laisse venir tout le monde » a-t-il dit.

    La grâce nous guérit en profondeur et nous guide sur le chemin de la sainteté, a poursuivit le Saint-Père. Elle ne recherche pas le sensationnel, mais elle modèle lentement et discrètement notre cœur sur celui de Jésus. Nous aussi, nous sommes invités à reconnaître nos misères avec sincérité et sans hypocrisie. Seul avec Jésus, sachons nous agenouiller devant Lui et implorer sa miséricorde.

    Dans la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre se trouvaient aussi des motards qui ont participé à un pèlerinage de Cracovie à Rome. Cette initiative insolite a été organisée par le porte-parole des JMJ qui auront lieu fin juillet à Cracovie. Le Père Adam Parszywka dirige un groupe de volontariat missionnaire salésien nommé les jeunes pour le monde. Et parmi les pèlerins français à l’audience générale, se trouvait un groupe de personnes engagées dans la société civile, accompagnées de l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey. Cette audience du mercredi était la dernière avant la pause estivale. Les messes matinales à Sainte Marthe sont également suspendues. Elles reprendront le 8 septembre.

    Source : Radio Vatican (OB).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, la supplication du lépreux de l’Évangile, qui demande à être purifié, nous montre que, lorsque nous nous présentons devant Jésus, peu de paroles suffisent ; mais elles doivent être accompagnées d’une totale confiance envers lui, en sa toute-puissance, en sa bonté. Tout dépend de sa volonté et, nous devons, avec foi, oser nous mettre à genoux devant lui et l’appeler « Seigneur ». De même qu’il s’est laissé toucher par cet homme, Jésus a pitié de nous : « Je le veux sois purifié ». La grâce nous guérit en profondeur et nous guide sur le chemin de la sainteté. Elle ne recherche pas le sensationnel, mais elle modèle lentement et discrètement notre cœur sur celui de Jésus. Nous aussi, reconnaissons nos misères avec sincérité et sans hypocrisie. Seul avec Jésus, sachons nous agenouiller devant lui et implorer sa miséricorde. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes engagées dans la société civile, accompagnées de Monseigneur Dominique Rey.
    De même que Jésus a touché le lépreux pour le guérir, osons toucher les personnes pauvres que nous voulons aider. Ce geste de charité nous guérit de l’hypocrisie et nous remet une multitude de péchés.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français à venir sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - « Si vous connaissiez le don de Dieu » (Jn 4,10)

    « Le Cœur ineffable de Jésus adressait ces paroles à la pécheresse de Samarie au puits de Jacob où elle venait puiser l’eau. Mais qui nous révélera ce don royal de la libéralité d’un Dieu sinon Dieu lui-même ? Un don, rien ne nous appartient plus légitimement en propre, or Dieu nous a fait don de son Fils unique. Dès lors, Jésus-Christ est devenu notre possession, notre appartenance, notre propriété. C’est indéniable ! Mais si le très noble Fils de Dieu est à moi, qui pourra me manquer ?

    Il est non seulement le Bien, mais le "TOUT Bien" ! Si je suis pauvre, il est mon trésor ; si je suis faible, il est ma force ; si mes ennemis m’assaillent, il devient mon bouclier. Il y a plus encore avec ce royal don que nous fait le Ciel, nous pouvons à notre tour et à toute heure du jour, lui offrir des actions de grâce et d’amour pour nous acquitter surabondamment de tous nos devoirs envers Dieu ! Nous pouvons également le solliciter pour obtenir pour nous et tous nos frères les faveurs les plus insignes. Que pourrait refuser Dieu à une âme qui s’empare de son Divin Fils et implore par Lui, les secours et les bénédictions qui lui sont nécessaires ?

    S’il est une souffrance pour cet adorable « Dieu-donné », c’est celle d’être si peu connu, apprécié et si rarement imploré. Délaissé dans son Tabernacle, Jésus-Christ s’offre perpétuellement à Dieu son Père pour nous, mais surtout il attend que, l’offrant à notre tour, nous emparant de tout ce qu’il est, nous négocions à l’aide de ses mérites la grande affaire de notre salut. Et ce trésor, hélas, nous l’ignorons trop souvent. Sachons nous prévaloir de ce don inestimable : un Jésus à nous, tout à nous ! Quelle infinie miséricorde, quel supplément à toutes nos insuffisances, quel recours en toutes nos détresses ! Comme l’écrivait St Jean de la Croix, soyons assurés que « qui a Jésus a tout ! » et avec l’Épouse du Cantique des Cantiques nous pouvons dire avec confiance : « Mon bien-aimé est tout à moi et je suis toute à Lui ! » »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur.
    Site de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial

    mon-bien-aime_1a.jpg

  • Méditation - « Jésus, doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semble au vôtre ! »

    « Jésus, mon Maître, vient m'apprendre, non à créer des mondes, dit saint Augustin, non à étonner le monde par des miracles et des prodiges, non à me rendre célèbre par des vertus éclatantes ; il vient me dire : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. (1) »
    L'humilité de Jésus, voilà, ô mon âme, le divin enseignement de Jésus. - L'humilité, voilà le caractère de sa sainteté, la condition de ses dons : « Dieu ne donne sa grâce qu'aux humbles. (2) »
    L'humilité est donc la mesure des grâces de Dieu sur moi ; - la règle de la vertu ; - le fondement de l'édifice spirituel de la perfection.
    Avec l'humilité, j'ai toutes les vertus ; sans l'humilité, mes vertus deviendront des vices et mes bonnes œuvres des œuvres mortes.
    Dieu ne me demande que l'humilité pour descendre vers moi ; et il m'élèvera dans le Ciel qu'à raison de mon humilité sur la terre. Mais comment devenir humble ? - En imitant Jésus et Marie.
    [...]
    L'humilité véritable renvoie à Dieu toute la gloire de ses œuvres, et ne garde pour elle que l'humiliation de ses imperfections.
    Elle ne se vante pas de ses succès, comme elle ne se désespère pas de ses revers.
    Elle ne se glorifie pas de ses qualités, de ses talents, de sa position ; tout cela est à Dieu.
    Elle ne parle jamais d'elle, elle a peur de la gloire et de la réputation, de crainte que ce ne soit que sa seule récompense.
    Mais voyant plutôt ce qui lui manque que ce qu'elle possède, ses fautes plutôt que ses vertus, sa faiblesse plutôt que sa force, elle se tient toujours petite en elle-même, comme l'enfant qui se croit le dernier de tous. - Telle est la règle de l'humilité.
    [...]
    Donc, ô mon âme, si tu ne peux pas faire de grandes pénitences, console-toi : tu peux être humble, et l'humilité vaut mieux que toutes les pénitences.
    Si tu ne peux pas faire de grandes choses pour Dieu, ne t'afflige pas : tu peux t'humilier devant Dieu, et l'humilité rend à Dieu plus de gloire que la conversion du monde entier sans humilité.
    Ne peux-tu pas faire oraison ? Humilie-toi, c'est la meilleure de toutes les oraisons.
    Si tu ne peux dire à Dieu que tu l'aimes beaucoup, humilie-toi à ses pieds comme la Madeleine. - Et tu l'auras beaucoup aimé, et tu deviendras, comme elle, la chaste amante du Sauveur. »

    1. Mt XI, 29. - 2. Jc IV, 6.

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), La Divine Eucharistie, extraits des Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Troisième Série, Retraites aux pieds de Jésus-Eucharistie (Première Retraite, Sixième jour), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1926 (treizième édition).

    Marie-Madeleine-7a.jpg

    Guido Reni (1575-1642), Marie-Madeleine en extase au pied de la Croix
    Château de Versailles
    (Crédit photo)

  • Le Coeur de Jésus, siège de toutes les vertus - 3. la miséricorde

    (suite et fin de la méditation d'hier)

    « « La troisième vertu qu'il faut honorer dans le Sacré-Cœur, dit encore le P. Claude de la Colombière, c'est sa compassion très sensible pour nos misères, son amour immense pour nous malgré ces mêmes misères, et, malgré ces mouvements et impressions, son égalité inaltérable causée par une conformité si parfaite à la volonté de Dieu, qu'elle ne pouvait être troublée par aucun événement. »
    N'est-ce pas dans la miséricorde de son Cœur qu'il nous a visités : Per viscera misericordiae in quibus visitavit nos (Lc I,78). Quand Jésus rencontre des malades, des morts, son Cœur ne peut résister aux larmes de ceux qui les entourent. Emu de pitié, il les guérit, il les rend à la vie : "misericordia motus (Lc 7,13).
    En voyant la foule sans provisions pour son repas, il a compassion d'elle : misereor super turbam (Mt 14,14 ; Mt 15,32 ; cf. Lc 10,33).
    « Ce Cœur est encore autant qu'on le peut être dans les mêmes sentiments, remarque le P. Claude de la Colombière, il est toujours brûlant d'amour pour les hommes, toujours ouvert pour répandre toutes sortes de grâces et de bénédictions, toujours touché de nos maux, toujours pressé du désir de nous faire part de ses trésors et de se donner lui-même à nous, toujours disposé à nous recevoir, et à nous servir d'asile, de demeure et de paradis, dès cette vie. »
    En me tenant uni au Cœur de Jésus et en méditant ses mystères, je participerai de plus en plus à ses vertus.

    Résolutions. - J'ai à ma portée, dans le Cœur de Jésus, la source de toutes les vertus, qui se peuvent résumer dans l'humilité, la patience, la charité ; mais il faut que je boive résolument à cette source. Il faut que je m'unisse toujours plus fidèlement au Cœur de Jésus dans chacune de mes actions. »

    1. Extrait du Benedictus de Zacharie : "grâce à la miséricorde de notre Dieu en laquelle nous a visité l'Astre d'en haut" - 2. "en la voyant, il eut pitié d'elle". - 3. "il fut pris de pitié".

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (18 juin, IIIe Point p. 653), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

    Léon Dehon,Coeur,Sacré-Coeur,Jésus,vertus,miséricorde,Claude la Colombière,misère,coeur,grâce,bénédiction,humilité,patience,charité

  • Le Coeur de Jésus, siège de toutes les vertus - 2. la patience

    (suite de la méditation d'hier)

    « « La deuxième vertu à honorer dans le Sacré-Cœur, dit le P. Claude de la Colombière, c'est une patience infinie dans les maux, une contrition et une douleur extrêmes pour les péchés dont il s'était chargé, la confiance d'un fils très tendre alliée à la confusion d'un très grand pécheur. » - Il savait que Notre-Seigneur, en manifestant son Cœur à Marguerite-Marie, avait surtout attiré notre attention sur ses mystères douloureux, sur sa Passion et ses souffrances réparatrices.
    « Le Sacré-Cœur me fut représenté sur un trône de feu, lui avait dit Marguerite-Marie, et la plaie qu'il avait reçue sur la croix y paraissait visiblement. Il y avait une couronne d'épines autour de ce Sacré-Cœur et une croix au-dessus. Le divin Sauveur me fit connaître que ces instruments de la Passion signifiaient que l'amour immense qu'il a pour les hommes avait été la source de toutes les souffrances et humiliations qu'il a voulu souffrir pour nous ; que dès le premier instant de son incarnation, tous ces tourments et tous ces mépris lui avaient été préparés, que la croix fut, pour ainsi dire, plantée dans son Cœur, et que ce fut dès ce premier instant qu'il accepta, pour nous témoigner tout son amour, toutes les humiliations, la pauvreté, les douleurs que sa sacrée humanité devait souffrir dans tout le cours de sa vie mortelle, et les outrages auxquels l'amour devait l'exposer jusqu'à la fin des siècles, sur nos autels, dans le très saint et très auguste Sacrement... »
    Patience, réparation, abandon, c'est bien là toute la vie du Cœur de Jésus. Il nous a donné cet exemple avec la grâce pour l'imiter. »

    (suite et fin de cette méditation demain)

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (18 juin, IIe Point pp. 652-653), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

    Léon Dehon,Coeur,Sacré-Coeur,Jésus,vertus,patience,Claude la Colombière,Marguerite-Marie,pécheur,couronne,épines,croix,passion,réparation,abandon

  • Méditation - Le Coeur de Jésus, siège de toutes les vertus - 1. l'humilité

    « Cette méditation et les deux suivantes nous sont inspirées par le P. Claude de la Colombière. « Le Cœur de Jésus, nous dit-il dans son acte d'oblation, est le siège de toutes les vertus, la source de toutes les bénédictions, et la retraite de toutes les âmes saintes. » Le saint religieux s'inspirait des communications et des lettres de Marguerite-Marie.
    « La première vertu que l'on doit honorer en lui, dit-il, est un amour très ardent de Dieu son Père, joint à un respect très profond et à la plus grande humilité qui fut jamais. » Notre-Seigneur n'a-t-il pas dit lui-même : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! »
    Nous parlons ici de l'humilité fondamentale, qui consiste à reconnaître le néant de la créature et la grandeur infinie de Dieu. C'est cette humilité du Cœur de Jésus qui établissait Notre-Seigneur dans le respect très profond de la Majesté divine et dans un amour ardent pour les infinies perfections de son Père céleste.
    Cela doit être pour nous aussi la vertu principale et le fondement de toutes les autres. Ce n'est que la mise en pratique du premier commandement dans toute son intégrité : Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement. »

    (à suivre demain et vendredi)

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (18 juin, Ier Point pp. 651-652), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

    Léon Dehon,Coeur,Jésus,vertus,humilité,humble,doux,perfection,adoration,Dieu

  • Méditation - « Jésus doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre ! » (suite et fin)

    (suite et fin de la méditation d'hier)

    « L'Humilité, c'est l'amour aussi, mais l'amour qui reçoit, les mains tendues pour recevoir. L'homme humble se montre petit comme un mendiant, son bonheur n'est pas dans ce qu'il a, ni dans ce qu'il reçoit, mais dans le fait de recevoir, de donner à l'autre l'occasion de faire un don. Pour lui, tout est don, tout est grâce (selon la maxime de la petite Thérèse). L'Humble est un victorieux toujours : « il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse... » (Za 9, 9) dans une foule en liesse. Mais c'est le même, humble et victorieux, qui monte au calvaire en portant sa croix, c'est le même qui sort vivant du tombeau. C'était déjà le même qui naissait dans une crèche ! L'Humble reçoit tout finalement de Dieu. Là est sa victoire : il est dans l'amour, à priori, par choix. Finalement, il ne subit rien puisqu'il consent librement à tout à chaque instant par amour et dans l'amour. L'Humble, c'est Jésus humilié, c'est Jésus crucifié, c'est le Sacré Cœur transpercé.

    Douceur et Humilité nous ramènent finalement au Coeur transpercé du Christ. Contempler Jésus Doux et Humble de Cœur et vouloir lui ressembler est donc la parfaite posture spirituelle des adorateurs du Sacré-Cœur.

    La spiritualité du Sacré-Cœur est l'une des plus riches de la foi chrétienne, une grâce immense de la chrétienté occidentale. »

    Mgr David Macaire, Les petites Prières, Petit Guide Spirituel, Éditions Peuple Libre, Lyon, 2015.

    mains-ouvertes-8a.jpg

  • Méditation - « Jésus doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre ! »

    « La Douceur, c'est l'amour aux mains tendues pour donner, tout donner et même se donner. L'être qui n'est que don, qui ne pense pas à lui mais à l'autre est un doux. Comme saint François d'Assise, sa douceur s’étend à tout le monde qui l'entoure. Là où il y a la discorde, il cherche la paix ; là où est le désespoir, il met l'espérance ; là où règne la tristesse, il met la joie. Il ne cherche pas à être servi, mais à servir, il veut consoler plutôt qu'être consolé. Ayant banni toute recherche de son propre intérêt, le doux se tourne vers les autres : les bons dont il encourage la bonté, les méchants envers qui il se montre ferme (car douceur ne signifie pas lâcheté), les forts qu'il désarme par sa tendresse, les faibles qu'il encourage par son affection, les saints qu'il confirme par son exemple, les pécheurs qu'il accueille sans juger... Le Doux, c'est Jésus, c'est Jésus crucifié, ayant tout donné pour les autres, jusqu'à son Cœur transpercé. »

    (à suivre demain)

    Mgr David Macaire, Les petites Prières, Petit Guide Spirituel, Éditions Peuple Libre, Lyon, 2015.

    Mgr David Macaire,douceur,doux,Coeur,Jésus,François d'Assise,discorde,paix,désespoir,espérance,tristesse,joie,servir,consoler,bonté,force,tendresse

  • Méditation - Le Sacré-Coeur et l'Eucharistie

    « Pendant que les anges et les saints contemplent, admirent, adorent et chantent l'amour du Cœur divin, dans les splendeurs de la gloire, les hommes sont appelés à l'honorer, à l'aimer, de préférence, dans sa vie eucharistique. C'est ordinairement dans l'Eucharistie qu'il se manifeste à Paray-le-Monial, pour solliciter notre amour.
    « Un de mes plus rudes supplices, dit Marguerite-Marie, c'était lorsque ce divin Cœur m'était représenté avec ces paroles : J'ai soif, mais d'une soif si ardente d'être aimé des hommes au Très Saint Sacrement, que cette soif me consume ; et je ne trouve personne qui s'efforce, selon mon désir, de me désaltérer, en rendant quelque retour à mon amour. ».
    C'est devant le Saint-Sacrement que Marguerite-Marie a reçu ses grandes révélations. [...]
    « Étant devant le Saint-Sacrement, un jour de son octave, mon Dieu, me découvrant son divin Cœur, me dit : Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer, pour leur témoigner son amour. ».
    [...] La dévotion au Sacré-Cœur est surtout eucharistique. Où cherchons-nous le Cœur de Jésus mieux que dans l'Eucharistie ? Les abaissements de la crèche et les angoisses de la Passion ne sont qu'un souvenir ; la gloire du ciel n'est qu'une espérance ; Jésus ne nous est accessible que dans l'Eucharistie. Là son Cœur bat auprès de nous.

    Résolutions. - Bon Maître, je veux unir ces deux dévotions, comme vous me l'avez enseigné vous-même dans vos manifestations à Marguerite-Marie. Dans l'Eucharistie se trouve votre Cœur vivant, aimant et offensé. Je le visiterai souvent, je me tournerai souvent vers lui, comme faisait votre fidèle servante. »

    - dossier sur le Sacré-Coeur de Jésus
    - dossier sur le Très Saint Sacrement

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (15 juin pp. 643-644), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

    Léon Dehon,Sacré-Coeur,Coeur,Jésus,Eucharistie,Paray-le-Monial,Marguerite-Marie,Saint-Sacrement

    1er vendredi du-mois, octobre 2014, Saint-Sulpice
    (Crédit photo)

  • Méditation - « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

    « Les saints que Dieu nous donne sont nos maîtres à penser et nos maîtres à vivre. Oh ! combien pénétré du sens de Dieu, du sens de son action transcendante, incommensurable aux efforts humains, était celui qui écrivit cette magnifique prière, qui sonne comme un écho des épîtres de saint Paul :
    « Tu ne m'ôteras pas, mon Dieu, ce qu'une fois Tu m'as donné en ton Fils unique, Jésus-Christ. En Lui, Tu m'as donné tout ce que je désire. C'est pourquoi je me réjouirai de ce que Tu ne tarderas plus, si moi, j'attends. » Puis, comme s'interrompant lui-même, le Saint s'écrie : « Pourquoi tardes-tu ? Pourquoi diffères-tu ? Vu que tu peux dès ce moment aimer Dieu en ton cœur ? » Et il conclut par ces lignes d'un enthousiasme débordant : « A moi sont les cieux et à moi est la terre, et à moi sont les peuples ; les justes sont à moi et à moi les pécheurs ; les anges sont à moi et la Mère de Dieu est à moi et toutes les choses sont à moi, et Dieu même est à moi et pour moi, parce que le Christ est à moi et tout entier pour moi. Que demandes-tu et que cherches-tu donc, mon âme ? A toi est tout ceci et tout ceci est pour toi. » (1) »

    1. St Jean de la Croix, Prière de l'âme enamourée (extrait), in "Œuvres complètes", Trad. P. Cyprien de la Nativité, Desclée de Brouwer, 1949, p. 1301.

    R.P. Lucien-Marie de Saint-Joseph O.C.D. (1906-1981), La communion dans l'attente (La Tunique blanche), La Vigne du Carmel, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1951.

    Saint_Sacrement_25a.jpg

  • Méditation - L'esprit de miséricorde : 3. heureux les miséricordieux !

    (suite et fin de la méditation d'hier)

    « Ainsi, peu à peu, la miséricorde envahira toute la vie ; elle en exclura toute colère, tout procédé violent ou méprisant, jusqu'à ne pas injurier son frère de peur d'être passible du tribunal divin (1) ; elle bannira toute recherche personnelle faisant préférer la compagnie des pauvres et des infirmes qui ne peuvent nous rendre nos bienfaits, à celle des riches qui ont de quoi nous donner en retour (2). Elle ira plus loin encore : elle nous inclinera vers ceux qui souffrent et, dans un élan de pure bonté, nous fera charger leurs fardeaux sur notre cœur et sur nos épaules. « Portez les fardeaux les uns des autres et ainsi vous accomplirez la loi du Christ (3) », nous crie le grand Apôtre ; ces fardeaux, ce sont aussi bien les peines du cœur que les tentations ou les difficultés matérielles. Tout ce qui peine notre frère, nous devons nous offrir pour le porter avec lui, en lui donnant notre âme, notre temps et nos biens. La tristesse née de l'amour, la compassion qui se fait douleur de celle d'autrui ont une beauté et une saveur divine : Dieu même en a eu envie et pour l'éprouver, il a pris un cœur de chair. Saint Paul nous l'affirme : « Il a dû en tout se rendre semblable à ses frères, afin de devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle (4). » Oh oui ! heureux, divinement heureux, les miséricordieux ! »

    1. Cf. Mt. 5, 22. - 2. Cf. Lc. 14, 14. - 3. Ga. 6, 2. - 4. Hé. 2, 17.

    Joseph-Marie Perrin O.P., Le Mystère de la Charité (Livre IV, Première partie, chap. IV : L'esprit de miséricorde), Desclée de Brouwer, 1959.

    Joseph-Marie Perrin,miséricorde,pardon,pauvres,riches,fardeaux,tentations,peine,tristesse,compassion,difficultés,coeur,amour

  • Méditation - Tout donner pour recevoir Tout

    « Pour recevoir de Dieu, il faut se donner. Plus le don de soi est intime, constant, généreux, détaillé, réel surtout, plus on peut espérer. Faire ce don, ces dons incessants par Marie.

    Dieu ne fait connaître sa volonté qu'aux âmes qui se sont données à lui. Ma volonté est-elle donnée ? Lui appartient-elle ? Peut-il en faire ce qu'il lui plaît et cela sans résistance, mieux encore avec joie de sa part à elle ? Est-elle sa volonté ? Suis-je sien jusqu'à la dernière fibre du cœur ? Est-ce que je ne veux que lui, rien que lui, lui tout seul ?

    Quand il aura entendu le véritable : « Ecce ancilla Domini », il parlera, je l'entendrai, je le possèderai, alors j'aurai tout, je ne chercherai plus rien.

    Tant que nous tenons à quelque chose pour nous, si peu que ce soit, le bon Dieu ne pourra pas nous accorder son intimité. N'y comptons pas. Mais en revanche, si nous brisons net, dès que nous avons conscience de la moindre recherche personnelle nous ne savons ce qu'il fera, mais nous savons qu'il pourra faire ce qu'il voudra. A nous de poser la condition sine qua non ; c'est vraiment grave. »

    Robert de Langeac (Augustin Delage p.s.s., 1877-1947), Conseils aux âmes d'oraison (Renoncement, don de soi), in "Virgo Fidelis - Le Prix de la Vie cachée", Paris, P. Lethielleux, 1931.

    Robert de Langeac,Augustin Delage,donner,recevoir,don,Marie,coeur,Ecce ancilla Domini,intimité,tout,rien,posséder

    Edward Arthur Fellowes Prynne (1854–1921) : Ecce Ancilla Domini
    (Crédit photo)

  • Méditation - Prières des enfants de Fatima

    I - Entre les dizaines de chapelet (enseignée par la Sainte Vierge).
           « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et prenez au paradis toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. »

    II - Oraisons jaculatoires.
           « O Jésus, je vous aime ! »
           « Doux Cœur de Jésus, soyez mon amour ! Doux Cœur de Marie, soyez mon salut ! »
           « Immaculé Cœur de Marie, convertissez les pécheurs, préservez leurs âmes de l'enfer ! »

    III - Formule d'offrande des sacrifices.
           « O Jésus, c'est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs, pour le Saint-Père et en rémission des péchés qui offensent le Cœur Immaculé de Marie ! »

    IV - Prières enseignées par l'Ange (récitées par les enfants à genoux et le front incliné jusqu'à toucher terre)
           « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas ! (Trois fois).
           « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les Très Précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages par lesquels il est lui-même offensé.
           Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et par l'intercession du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

    Chanoine C. Barthas (1884-1973), Jacinthe la confidente de Marie, Fides, Montréal et Paris, 1961.

    Chanoine Barthas,prières,enfants,Fatima,chapelet,sacrifices,ange,Trinité,Coeur,Jésus,Marie,pécheurs,enfer,paradis,miséricorde

  • Méditation - L'humilité à l'école de Jésus

    « Au cours de nos méditations nous devrions toujours demander à Jésus : « Fais de moi un saint, selon ton propre Cœur, doux et humble. » « Apprenez de moi » a-t-il insisté. C'est dans l'esprit dans lequel il l'a dit lui-même que nous devons l'exprimer. Maintenant nous le connaissons mieux au travers de nos leçons et méditations d’Évangile, mais l'avons-nous compris dans son humilité ? Est-ce que son humilité nous concerne ? Nous attire-t-elle ? »

    Bse Mère Teresa (1910-1997), Jésus Celui qu'on invoque (Quatrième mois n°26), Traduit de l'anglais par Françoise Champenois-Laroche, Nouvelle Cité, Paris, 1988.

    Bse Mère Teresa,méditation,saint,humilité,humble,école,coeur,Jésus

    (Crédit photo)