30 juillet 2014

Méditation : un seul Corps

« "La multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain" (1Co X,17). Qu'est-ce que ce pain ? Le Corps du Christ. Et que deviennent ceux qui le reçoivent ? Le Corps du Christ. Ils ne sont plus plusieurs corps, mais un seul. Que de grains de froment entrent dans la composition du pain ! Mais ces grains, qui les voit ? Ils sont bien dans le pain qu'ils ont formé, mais rien ne les distingue les uns des autres, tant ils sont unis. Ainsi sommes-nous unis les uns avec les autres et avec le Christ. Il n'y a plus plusieurs corps nourris par divers aliments ; nous formons un seul corps, nourri et vivifié par un même pain. C'est pourquoi Paul dit : "Nous avons tous part à un seul pain." Si nous participons tous au même pain, si nous sommes unis en lui au point de devenir un même corps, pourquoi ne sommes-nous pas unis par un même amour, étroitement liés entre nous par la même charité ? Relisez l'histoire de nos ancêtres dans la foi et vous trouverez ce tableau remarquable : "La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme" (Ac IV,32). Mais, hélas, il n'en est pas ainsi aujourd'hui. De nos jours l’Église offre le spectacle contraire ; on ne voit que conflits douloureux, divisions acharnées entre frères. Vous étiez loin de lui, mais le Christ n'a pas hésité à vous unir à lui. »

St Jean Chrysostome (v.345-407), Homélies sur la 1ère Epître aux Corinthiens, XXIV, 2.
Autre traduction sur le site de l'abbaye Saint Benoît (Œuvres complètes", Tome IX, traduites pour la première fois sous la direction de M. Jeannin, Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie, éditeurs, 1864.)

Sainte-Cene_tableau_a.jpg

21 juillet 2014

Méditation : l'amour réel de Dieu

« La perfection n'est pas dans la tête, elle est dans le cœur et dans la volonté ; laissez donc toutes les pensées imaginables s'agiter dans votre esprit et y faire du tapage, ne vous en occupez pas, n'y faites pas attention : c'est un fou qui vous parle, gardez-vous de lui répondre, de chercher à lui imposer silence, laissez-le faire, passez votre chemin. Allez-vous vous mettre à la fenêtre, sur la rue, pour dire aux passants qu'ils font trop de bruit et qu'ils vous fatiguent ? Quel temps perdu ! Après les premiers, il en vient d'autres et toujours d'autres qui n'ont pas entendu ce que vous avez dit. Vous n'aurez jamais la paix, la dilatation du cœur, si vous vous occupez de ce qui se passe dans votre esprit, si vous y arrêtez votre volonté ; n'y pensez pas et dilatez votre cœur dans l'amour de Dieu.
Tout ce qui se passe dans votre esprit, dans vos impressions, ne vous empêche pas de faire des actes d'amour, de reconnaissance, d'abandon. J'en dirai autant de vos ennuis, de vos dégoûts dans les choses de Dieu. Au milieu de tout cela, faites des actes d'amour ; il faut passer au milieu de tout cela, pour arriver à l'amour réel de Dieu, qui n'est pas amour sensible, mais qui réside dans la volonté. »

P. Ludovic de Besse OFM Cap (1831-1910), Note 4 adressée à une "personne pieuse vivant au milieu des soucis de la famille", in R.P. Hilaire de Barenton, "Le P. Ludovic de Besse", Paris, Librairie Saint-François, 1913.

Saint_Vincent_de_Paul_image10a.jpg

(Source dessin)

13 juillet 2014

Angélus de ce dimanche 13 juillet 2014

« L’Évangile de ce dimanche (Mt 13, 1-23) nous montre Jésus qui prêche sur les rives du lac de Galilée, et parce qu'une grande foule l'entoure, Il monte sur un bateau, il s'éloigne un peu du rivage et il prêche à partir de là. Quand il parle au peuple, Jésus utilise de nombreuses paraboles : un langage compréhensible par tous, avec des images tirées de la nature et des situations de la vie quotidienne.

La première qu'il raconte est une introduction à toutes les paraboles : c'est celle du semeur, qui jette sa semence sans s'épargner sur tous les types de terrain. Et le véritable protagoniste de cette parabole est la graine, qui produit plus ou moins de fruits selon la terre sur laquelle elle est tombée. Les trois premières sont des terres improductives : sur le chemin les graines sont mangées par les oiseaux ; sur le sol rocheux les épis sèchent rapidement, car ils n'ont pas de racines ; au milieu des ronces les grains sont étouffés par les épines. Le quatrième terrain est un bon terrain, et là seulement, la graine prend racine et porte des fruits.

Dans ce cas, Jésus ne s'est pas limité à présenter la parabole, il l'a aussi expliquée à ses disciples. Le grain tombé sur le chemin indique ceux qui entendent l'annonce du Royaume de Dieu, mais ne l'accueillent pas ; ainsi le Malin vient et s'en empare. Le Malin, en effet, ne veut pas que la graine de l’Évangile pousse dans le cœur des hommes. Il s'agit de la première comparaison. La deuxième est celle de la semence qui est tombée sur les pierres : ce sont les gens qui entendent la parole de Dieu et l'accueillent tout de suite, mais superficiellement, parce qu'ils n'ont pas de racines et sont inconstants ; et lorsque les épreuves et les tribulations arrivent, ces gens sont immédiatement abattues. Le troisième cas est celui des graines qui sont tombées parmi les ronces : Jésus explique qu'il fait référence à des gens qui écoutent la parole, mais, en raison de préoccupations mondaines et de la séduction des richesses, la graine reste étouffée. Enfin, la graine tombée sur un sol fertile représente tous ceux qui écoutent la parole, l'accueillent, la gardent, la comprennent, et celle-ci porte du fruit. Le modèle parfait de cette bonne terre est la Vierge Marie.

Cette parabole s'adresse à chacun de nous aujourd'hui, comme elle parlait aux auditeurs de Jésus il y a deux mille ans. Cela nous rappelle que nous sommes le terrain où le Seigneur jette sans relâche la semence de sa Parole et de son amour. Comment l'accueillons-nous ? Et nous pouvons nous poser cette question : comment est notre cœur ? A quelle terre ressemble-t-il : à un chemin, à une pierre, à un buisson ? Il dépend de nous de devenir un bon sol sans épines ni pierres, mais labourée et cultivée avec soin, de sorte qu'il puisse porter de bons fruits pour nous et pour nos frères.

Et nous ferons bien de ne pas oublier que nous aussi nous sommes des semeurs. Dieu sème la bonne semence, et ici nous pouvons nous poser la question : quel sorte de graine sort de notre cœur et de notre bouche ? Nos paroles peuvent faire beaucoup de bien et aussi tant de mal ; elles peuvent guérir et peuvent blesser ; elles peuvent encourager et peuvent déprimer. Rappelez-vous, ce qui importe n'est pas ce qui entre, mais ce qui sort de la bouche et du cœur.

Que Notre-Dame nous apprenne, par son exemple, à accueillir la Parole, à la garder, et à la faire fructifier en nous et chez les autres. »

Israël-Palestine : Prière pour la paix

« J'adresse à tous un appel pressant à continuer à prier avec ferveur pour la paix en Terre Sainte, à la lumière des événements tragiques de ces derniers jours. J'ai encore en mémoire la rencontre du 8 Juin dernier avec le patriarche Bartholomée, le président Peres et le Président Abbas, avec qui nous avons invoqué le don de la paix et entendu l'appel à briser le cycle de la haine et de la violence. Certains pourraient penser que cette réunion a eu lieu en vain. Mais non ! La prière nous aide à ne pas nous laisser vaincre par le mal, ni à nous résigner et à accepter que la violence et la haine prennent le dessus sur le dialogue et la réconciliation. J'exhorte les parties concernées et tous ceux qui ont des responsabilités politiques au niveau local et international à ne pas économiser leurs prières, et à n'épargner aucun effort pour mettre fin à toutes les hostilités et parvenir à la paix souhaitée pour le bien de tous. Et je vous invite, vous tous, à vous joindre à cette prière. Dans le silence, tous, prions.
(Prière silencieuse)
Maintenant, Seigneur, aide-nous ! Donne-nous la paix, apprends-nous la paix, guide-nous vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire "Jamais plus la guerre !", "Avec la guerre tout est détruit !". Donne-nous le courage de réaliser des gestes concrets pour construire la paix... Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Amen. »

Apostolat de la Mer (Cf. ci-dessous)

Comme chaque deuxième week-end de juillet est célébré le Dimanche de la Mer, occasion d’attirer l’attention sur les marins du monde entier : ils sont estimés à 1,2 million à travers le monde.

« Aujourd'hui c'est le "Dimanche de la Mer". Je tourne mes pensées vers les gens de la mer, les pêcheurs et leurs familles. J'invite les communautés chrétiennes, en particulier celles du littoral, à être attentives et sensibles à leur égard. J'invite les aumôniers et les bénévoles de l'Apostolat de la mer à poursuivre leur engagement dans la pastorale de ces frères et sœurs. Je vous confie tous, en particulier ceux qui sont en difficulté et loin de leur maison, à la protection maternelle de Marie, Étoile de la mer. »

Je me joins à la prière des pasteurs et des fidèles qui participent au pèlerinage de la famille de Radio Maria à Jasna Gora, à Czestochowa. Merci pour vos prières et je vous bénis de tout cœur.

14 juillet 2014 : 400e anniversaire du dies natalis de St Camille de Lellis

« Je salue maintenant avec grande affection tous les fils spirituels et filles de saint Camille de Lellis, dont on rappelle demain le 400e anniversaire de sa mort. J'invite la famille camilienne, au sommet de cette année jubilaire, à être un signe du Seigneur Jésus qui, comme le Bon Samaritain, se penche sur les blessures du corps et de l'esprit de l'humanité souffrante, en versant l'huile de la consolation et le vin de l'espérance. Pour vous qui êtes réunis ici, place Saint-Pierre, ainsi que les professionnels de la santé affectés dans vos hôpitaux et maisons de soins infirmiers, je souhaite de grandir de plus en plus dans le charisme de la charité, alimentée par le contact quotidien avec les malades. Et, s'il vous plaît, n'oubliez pas, n'oubliez pas de prier pour moi. »

Texte intégral italien sur le site internet du Vatican.

09 juillet 2014

Méditation - Prière de Ste Véronique Giuliani

« Ô amour infini, blessez-moi de vos traits... Ô mon Époux, je m'offre en holocauste perpétuel et comme une Victime d'amour, j'unis ce sacrifice au vôtre, c'est-à-dire à celui de la Croix. Je m'engage à rester toujours crucifiée avec vous, à ne vouloir jamais que votre volonté... Je vous demande, ô mon Sauveur Jésus, la conversion des pécheurs... Me voilà prête à donner mon sang en vue de leur salut, et pour la confirmation de la sainte foi. Ô mon Dieu, c'est au nom de votre amour, au nom de votre Cœur, que je vous fais cette prière... Et vous, âmes rachetées par le sang de Jésus, ô pécheurs, venez à ce Cœur. Venez à la fontaine, à l'océan de son amour... »

Ste Véronique Giuliani (1660-1727, fêtée ce jour), Invocation au Cœur de Jésus, in P. Désiré Des Planches O.M.C., "La Passion Renouvelée ou Sainte Véronique Giuliani de l'Ordre de Sainte Claire", Coll. "Il Poverello" 1ère série XXXVII, S. François d'Assise - J. Duculot, Paris - Gembloux, 1927.

Sainte_Veronique_Giuliani_3a.jpg

06 juillet 2014

Angélus de ce dimanche 06 juillet 2014

A l’Angélus, devant la foule des fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, le Pape François a invité les chrétiens à apporter, à l’exemple de Jésus, le soulagement et le réconfort aux personnes qui souffrent, qui sont épuisées, qui ont besoin d’aide, de tendresse et d’espérance.

Ces personnes sont nombreuses, a-t-il relevé. Il y a ceux qui sont opprimés par des conditions de vie précaires, par des situations existentielles difficiles et parfois dépourvues de références solides. Dans les pays les plus pauvres, mais aussi dans les périphéries des pays plus riches, il y a tant de personnes qui ploient sous le poids insupportable de l’abandon et de l’indifférence, qui fait tant de mal à ceux qui sont dans le besoin, surtout quand ce sont les chrétiens qui se montrent indifférents.

En marge de la société, a insisté le Saint Père, il y a tant d’hommes et de femmes touchés par l’indigence, mais aussi par l’insatisfaction et les frustrations. Nombreux sont ceux qui sont contraints de quitter leur pays natal, mettant en péril leur propre vie. Ils sont encore plus nombreux ceux qui supportent chaque jour les conséquences d’un système économique qui exploite l’homme, qui lui impose un « joug » insupportable que les quelques privilégiés ne veulent pas porter. Et puis, il y a aussi ceux qui ont tout. Mais dont le cœur est vide.

Jésus s’adresse à toutes ces personnes quand il affirme dans l’Évangile de Matthieu : 'Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, je vous donnerai du repos'. Les chrétiens sont appelés à leur tour à prendre sur eux le fardeau de leur prochain, avec une attitude douce et humble à l’image du Maître. La douceur et l’humilité, a souligné le Pape François, nous aident non seulement à soulager les autres, mais aussi à ne pas peser sur eux par nos points de vue personnels, nos jugements, nos critiques ou notre indifférence.

Source : Radio Vatican.

Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

Traduction française sur Zenit.org.

« Je salue les fidèles de la paroisse de Salzano, dans le diocèse de Trévise, dont fut curé Don Giuseppe Sarto, qui deviendra le Pape Pie X et sera proclamé saint, et dont nous faisons mémoire du centenaire de la mort. »

 angelus,vatican,pape,françois,prière,jésus,évangile,matthieu,fardeau,fatigue,joug,léger,coeur,partage,douceur,humilité,prochain,imitation

(2 juin 1835 - 20 août 1914)

« S'il vous plaît n'oubliez pas de prier pour moi : je le fais pour vous. »

01 juillet 2014

Méditation - Prière : Amende honorable de l'office du Précieux Sang

« Ô divin Jésus, qui nous avez aimés jusqu'à laver nos péchés dans votre Sang, soyez loué à jamais d'une si grande Charité... Il a coulé ce Sang Adorable en tant de rencontres différentes, que votre Amour ne pouvait aller plus loin : dès votre Enfance au Mystère de la Circoncision ;... au Jardin des Olives ; à votre Flagellation ; au couronnement d’Épines ; par les Clous qui ont percé vos Mains et vos Pieds ; par l'ouverture de votre Côté, d'où il sortit comme d'un canal ouvert, pour noyer nos iniquités, et être le prix de la Rédemption de tous.
Ce sont ces salutaires effusions de votre Sang précieux que nous honorons en ce jour d'un Culte particulier, puisque nous avons, par ce Sang adorable, la liberté d'entrer avec confiance dans votre Sanctuaire, pour vous y offrir nos vœux.
Peu content de l'avoir versé sur la Croix, ce Sang précieux, vous voulez encore le répandre tous les jours sur nos Autels. mais, Auguste Victime, l'homme insensible à tant d'amour, n'y répond que par un mépris insultant, ou une indifférence coupable. Combien d'impies renouvelles les attentats et les blasphèmes commis lors de votre Passion...
Que ne pouvons-nous expier et réparer tant de crimes par des larmes amères ; mais, divin Sauveur, vous connaissez notre impuissance : agréez donc que votre Sainte Mère, qui est aussi la nôtre, fasse valoir nos désirs auprès de vous, pour la gloire de votre précieux Sang, que nous adorons, nuit et jour, dans la Divine Eucharistie.
Cependant, ô doux Sauveur, le souvenir de nos ingratitudes nous couvre de confusion ; et c'est pour en gémir en votre présence, que nous sommes ici prosternés en esprit de Réparation. Que ce Saint Asile, destiné par l'ordre de votre providence à l'Adoration perpétuelle du Sacrement de votre Amour, soit témoin de notre zèle pour faire, à votre précieux Sang, une Amende honorable. Pardon, ô Jésus, pardon...
Pardon, pour les irrévérences commises contre ce Sang adorable... Pardon, pour ceux qui ne veulent pas en reconnaître le prix, et qui s'opposent aux fruits de votre abondante Rédemption... Pardon, pour tant de chrétiens sacrilèges qui foulent aux pieds le Sang de l'Alliance qui nous a sanctifiés... Pardon, pour tant d'âmes négligentes qui ne se sont point empressées, dans ces jours de Salut, de s'en appliquer les mérites... Enfin, Seigneur, éclairez..., convertissez les pécheurs, et pardonnez à votre peuple !
Parce, Dómine, parce populo tuo, ne in æternum irascaris nobis »

Office solemnel du Précieux Sang (1765), in "Offices Solemnels du S. Sacrement, de la Réparation et du Précieux Sang", s.l., 1777

Voir également les textes du R.P. F.W. Faber (1814-1863), Le Précieux Sang ou le Prix de notre salut, Ambroise Bray, Paris, 1867 (4e éd.) :
1er juillet 2012 - 1er juillet 2013 - 11 septembre 2013.

prière,Amende honorable,office,Précieux Sang,seigneur,Jésus,passion,croix,couronne d'épines,flagellation,crucifixion,clous,côté,coeur,parce domine,réparation

30 juin 2014

Méditation : de la pureté de nos intentions

« Ô la belle vie qui se passe tout entière dans l'exercice de l'amour de Dieu ! Il ne dépend que de vous de vous enrichir pour l'éternité, vous pouvez amasser des trésors toujours plus abondants, chacun de vos instants peut vous procurer un gain plus considérable que l'univers entier avec toutes ses richesses : il n'est pas nécessaire pour cela de faire des choses extraordinaires, mais de faire avec amour, avec une intention bien pure vos actions ordinaires et même les plus indifférentes. Oh ! si vous saviez ce que c'est que l'intention ! Ne vous bornez pas cependant à vous proposer dans vos actions des intentions bonnes et même surnaturelles, mais agissez avec les motifs les plus parfaits à l'exemple de votre divin Modèle. Pour cela vous avez besoin de vous dégager de tout intérêt privé, de vous renoncer complètement vous-même pour ne chercher que Dieu seul et sa plus grande gloire. C'est l'exemple que vous donne Jésus. Unissez-vous à ce divin Maître dans les intentions qu'il se proposa. Il est le médiateur par lequel nous devons aller au Père, c'est par cette union seulement que nos actions seront agréables à Dieu. Prières, travaux, souffrances, jouissances même, tout, en un mot, doit recevoir son excellence et sa valeur des mérites infinis de Jésus et de l'amour qui embrasa son sacré Cœur : "Per Dominum nostrum Jésum Christum", voilà notre ressource, notre espérance et notre richesse. C'est à lui proprement qu'il appartient de marquer toutes vos actions du cachet divin qui porte son effigie. Mon Dieu ! quel vide je trouve dans ma vie en considérant les défauts de mes intentions ! mais quel moyen puissant de m'enrichir et de vous glorifier si je sais en user ! c'est ce qui me console. Prenez l'habitude de diriger votre intention non seulement le matin mais au commencement de toutes vos actions. »

P. F.-X. Gautrelet (1807-1886), Le premier Vendredi de chaque mois sanctifié par la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, Périsse Frère, Lyon - Paris, 1855.

Christ-fresque.jpg

 Fresque de la Basilique Saint-Sophie

Mois du Sacré-Coeur - Trentième Jour

Trentième Jour
 
Prions, afin que nous soyons reconnaissantes des grâces que Dieu nous a faites.

Les consolateurs du Cœur de Jésus, c’est nous qui sommes venues pendant ce mois méditer ses tendresses et étudier ses désirs.

Jésus a été consolé, chaque matin, en nous voyant penser à lui, il veut encore quelque chose de nous. Le mois consacré à son Cœur finit aujourd’hui ; que d’âmes pieuses mettront de côté leurs pratiques, leurs prières accoutumées et oublieront ce qu’elles ont éprouvé de consolation… ! Jésus demande que nous n’oublions pas « son Cœur sacré », et veut que ce matin nous le lui promettions.
Oui, Jésus, je vous promets de réciter tous les jours une prière à votre Cœur sacré ; je vous promets de vénérer les pieuses images qui le représenteront à ma piété ; je vous promets de faire connaître cette dévotion et de la propager… Soyez ma force, soyez ma joie, soyez mon bonheur !

Je ferai un acte de consécration au Cœur de Jésus.

mois,sacré-coeur,jésus,prière,reconnaissance,grâces,consolation,prière,coeur,image,dévotion,propagation,acte,consécration,consacrer,personne,vie,pensées,paroles,actions,peines,souffrances,aimer,honorer,glorifier,divin coeur

Consécration au Cœur de Jésus

Je donne et consacre au Cœur adorable de Jésus ma personne, ma vie, mes pensées, mes paroles, mes actions, mes peines et mes souffrances. Je ne veux plus me servir d’aucune partie de mon être que pour l’aimer, l’honorer, le glorifier. Je vous prends donc, ô Cœur divin, pour l’objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède de mes inconstances, le réparateur de mes défauts, et mon asile assuré à l’heure de la mort. Soyez, ô Cœur plein de bonté, ma justification envers Dieu, et détournez de moi sa juste colère. Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, comme j’espère tout de vos bontés. Anéantissez en moi tout ce qui peut vous déplaire et vous résister ; imprimez-vous comme un cachet sacré sur mon cœur, afin que jamais je ne puisse vous oublier ni être séparée de vous. Je vous en conjure, par toutes vos bontés : que mon nom soit écrit en vous qui êtes le livre de vie, et que vous fassiez de moi une victime toute consacrée à votre gloire ; que je sois dès ce moment embrasée, et un jour tout à fait consumée des flammes de votre amour ; là est tout mon bonheur, n’ayant plus d’autre ambition que celle de vivre et de mourir en vous et pour vous.
Ainsi soit-il.

La dévotion au Sacré-Coeur de Jésus
Exposition sur l'histoire de cette dévotion

28 juin 2014

Méditation - Prière : Amende honorable à Marie Immaculée

« Ô Cœur Immaculé de Marie, chef-d’œuvre de Dieu, délices de la Très Sainte Trinité, vous bénir et vous glorifier devrait être notre bonheur. Vous nous avez tant aimés ! Après Dieu, c'est à vous que nous devons tout. Vous nous avez donné Jésus ; et "pour nous, pour notre salut", vous avez souscrit à son immolation ; vous avez partagé ses souffrances ; "votre douleur a été grande comme la mer" !
Pourtant, au lieu de vous aimer, hélas ! il y a des malheureux inspirés par l'enfer, qui osent lancer contre vous, contre vos privilèges les plus glorieux, d'exécrables blasphèmes !
Et chaque jour, par leurs péchés, des millions de chrétiens renouvellent la Passion de Jésus et la vôtre ! Et moi-même, que de fois, par mes fautes, je me suis uni aux bourreaux du Calvaire !
Ô Mère de miséricorde, Refuge des pécheurs, pardon !
Pardon pour moi. Que désormais je sois pour vous, comme saint Jean, un fils plein de tendresse.
Pardon pour vos blasphémateurs et pour tous les pécheurs de l'univers.
Pour eux, Jésus a versé tout son sang. Pour eux, il vous a confié toutes les grâces, fruit de sa mort. Ô Mère si puissante et si bonne, ayez pitié de vos enfants, "fils prodigues".
Eclairez-les, touchez-les, convertissez-les, et qu'un jour ils aillent au Ciel célébrer à jamais vos bontés maternelles !

Ô bon Jésus, je vous en conjure, par l'amour que vous portez à votre Mère, donnez-moi de l'aimer véritablement, comme vous l'aimez vous-même et comme vous désirez qu'elle soit aimée ! (*) Amen ! »

(*) : P. Lintelo, Le saint Cœur de Marie (ch. VII)

"Allons au Cœur de Marie - Manuel de la Garde d'Honneur du Cœur de Marie", Besançon, 1938.

Amende honorable,Marie,Immaculée,Coeur,Lintelo,Mère,miséricorde,Refuge des pécheurs,pardon,passion,Jésus,Jean,calvaire,pitié

« Comme je sens bien votre Cœur maternel veillant sur moi... Nous ne devenons frères de Jésus et enfants de Marie que parce que son Cœur maternel l'a désiré, voulu, demandé... Si nous voulons plaire à Jésus, donnons-Lui l'amour que Lui porte la Sainte Vierge. Cachons-nous dans son âme, substituons son Cœur au nôtre, n'aimons plus que par Marie comme le petit enfant ne respire que par sa mère, ne vit que par le battement du Cœur de sa mère... Nous ne sommes sur la terre que pour faire revivre notre Mère ; nous ne sommes que son prolongement. Notre cœur est pour Elle comme un "cœur de rechange" par lequel Elle aime à nouveau Jésus... Ô ma Mère, aimez-moi autant que votre Cœur maternel est capable d'aimer, autant que vous avez voulu aimer Jésus... Contentez votre Cœur en me comblant de grâces et de maternelles caresses. »

P. Jos. Schrijvers C. SS. R., Ma Mère, Imprimerie St-Alphonse, Esschen, Belgique, 2e éd., 1925 (pp. 16, 41, 111, 117, 136).

26 juin 2014

Tous en prière pour la famille

pourlafamille2.jpg

 Consécration au Coeur de Jésus

23 juin 2014

Méditation : union dans la prière, pour le salut des âmes...

« Quel est le moyen le plus conforme à la nature de l’Église de propager la foi et d'étendre le royaume de Jésus-Christ ? C'est la prière. Quel est le moyen le plus facile et le plus à la portée du simple fidèle de contribuer au salut des âmes ? C'est la prière. Quelle est la pratique de zèle dont les fruits sont les plus étendus ? C'est la prière. Donc une association qui aurait pour fin de sauver les âmes par la prière, comme l'Œuvre de la Propagation de la Foi a pour but de sauver les âmes par l'aumône, serait parfaitement en rapport avec l'esprit du catholicisme et ses résultats seraient incalculables. […]

Ô Jésus, vous l'avez dit aux jours de votre vie mortelle : "là où plusieurs seront réunis en mon nom, je serai au milieu d'eux" ; soyez au milieu de nous par votre infinie tendresse, comme nous sommes confondus, unis par la même prière. Nous vous solliciterons, nous vous fatiguerons de nos vœux. D'un bout du monde à l'autre, un concert unanime de gémissements et de désirs montera jusqu'à votre Cœur… »

Père François-Xavier Gautrelet (1807-1886), L'Apostolat de la Prière, Le Puy, 1846.

bougies_6a.jpg

Mois du Sacré-Coeur - Vingt-troisième Jour

Vingt-troisième Jour
 
Prions pour propager la dévotion au Cœur de Jésus.

La 4ème épine du Cœur de Jésus, ce sont les âmes qui profanent les Sacrements.

On appelle ces âmes des « sacrilèges » ; or savez-vous ce que font les sacrilèges ? Ils s’unissent au démon pour lui venir en aide dans le plus horrible des crimes : la profanation du corps et du sang de Jésus-Christ. Ils font de leur âme un cloaque rempli de vices honteux, et puis, sachant bien ce qu’ils font, ils y jettent le corps de Jésus-Christ et attendent le remerciement du démon, heureux de ce crime qu’il ne pouvait commettre lui-même. Mon Dieu ! mon Dieu ! laissez-moi vous demander pardon.

Je réciterai aujourd’hui un acte d’amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus.