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20 décembre 2014

Au fil de mes lectures...

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La célèbre revue scientifique "Nature" relatait le 17 octobre 2012 : "des chercheurs européens annoncent l'extraordinaire découverte d'une exoplanète de masse légèrement supérieure à celle de la terre, dans le système stellaire le plus proche de nous, Alpha du Centaure, à 4,3 années-lumière."
Cette exoplanète, gravitant en 32 jours à 6 millions de km d'Alpha du Centaure B, était trop loin de la "zone habitable" pour espérer y trouver une quelconque forme de vie (par comparaison, notre terre gravite à 228 millions de km du soleil).
Mais qui sait, ajoutait alors cet article, "peut-être va-t-on découvrir prochainement une autre planète dans ce système, située cette fois dans la "zone habitable", une région où il ne fait ni trop chaud ni trop froid pour que l'eau soit présente, en partie, à l'état liquide... Et alors, peut-être nous y rendrons-nous un jour, dans un siècle ou plus ?"

Envisager un tel voyage ne relève plus tout à fait de la science-fiction : les voyages interstellaires sont en effet un sujet de recherche très actuel à la NASA, et un chercheur (Harold White) déclarait en 2013 avoir développé un moteur supraluminique (capable de développer une vitesse plus rapide que celle de la lumière) pour ces voyages interstellaires. Il faudrait seulement deux semaines à un navire de ce type pour arriver au système Alpha du Centaure.

Ce système stellaire a déjà été à plusieurs reprises "colonisé" par des écrivains de science-fiction (Isaac Asimov), des cinéastes (Perdus dans l'espace, Avatar, Gawayn), et même des concepteurs de jeux vidéo (Sid Meier's Alpha Centauri, Civilization : Beyond Earth, Killzone)...
Mais si l'idée n'est pas nouvelle, l'approche de Michael O'Brien, elle, l'est totalement.

Je ne vais pas vous en dévoiler le secret, l'aventure du livre présenté ici reposant précisément sur l'approche et la découverte de cette planète habitable, gravitant en orbite autour d'Alpha Centauri A (de même que "Pandora" dans le film "Avatar", mais bien différente de celle-ci !).

Ce voyage interstellaire est magnifiquement conté par son auteur, qui conjugue avec brio le suspens d'un thriller et les péripéties d'un roman d'aventure. Comme en tous les livres de Michael O'Brien, écrivain catholique, à ce récit est harmonieusement associé un grand voyage spirituel, qui embarque le lecteur à bord du mystère des âmes, traversant les vastes mondes du savoir, du progrès et de la nature humaine. On y retrouvera ainsi des interrogations et de pertinentes réflexions sur le combat spirituel (jusque dans l'invisible), le mal toujours à l’œuvre et le péché originel, la grâce, les sacrements, le "silence" de Dieu et la sainte Présence, le sacrifice, la vengeance et le pardon..., ainsi que sur des thèmes aussi actuels que peuvent l'être la liberté religieuse, la culture de mort, l'uniformisation de la pensée, la dictature sous toutes ses formes et les théories du complot...

Vaste épopée donc, où tout le talent de conteur de Michael O'Brien se déploie avec bonheur, qui parvient à captiver le lecteur de bout en bout, sans aucun temps mort.
Une belle réussite de cet auteur qui invite à une sérieuse réflexion sur l'avenir de notre monde et de nos sociétés de progrès, suivant qu'elles seront fondées sur elles-mêmes ou sur une Vérité qui les dépasse infiniment, unique Source de tout Amour et de tout Bien...

Salvator - 765 pages - 15 x 22,5cm - 25 €

Le Pape François reçoit des membres de l'association Communauté Pape Jean XXIII

La foi peut déplacer les montagnes de l’indifférence, de l’apathie, du repli stérile sur soi. Le Pape François l’a affirmé en recevant, ce samedi matin, dans la salle Paul VI au Vatican, des milliers de membres d’une association italienne, la communauté Pape Jean XXIII, fondée par un prêtre mort en 2007, Oreste Benzi, apôtre de la charité, connu pour son engagement courageux contre la traite et les esclavages modernes. Ils étaient accompagnés de quelque 200 enfants et adultes en fauteuil roulant, de nombreuses personnes âgées et de 1800 mineurs.

Le Saint-Père s’est laissé envelopper par l’accueil chaleureux des participants, et a écouté des récits de rédemption quotidienne : celui d’une prostituée qui a trouvé la force de fuir le trottoir et de recommencer à vivre après avoir été maltraitée ; celui d’un toxicomane qui avait fait le vide autour de lui pendant six ans, qui a retrouvé l’affection de ses parents qu’il avait abandonnés. La communauté fondée par Don Benzi est active auprès des nombreuses formes de pauvreté qui blessent le monde et qui révèlent la misère la plus dangereuse, a affirmé le Pape François : l’éloignement de Dieu, la prétention de pouvoir se passer de Lui. C’est une misère aveugle que d’avoir comme seul objectif la richesse matérielle et la recherche du pouvoir, quitte à asservir les autres pour y parvenir.

Pour le Souverain Pontife, c’est la présence du Seigneur qui fait la différence entre la liberté du bien et l’esclavage du mal. Elle élargit nos horizons, assainit nos pensées et nos émotions et nous donne la force nécessaire pour surmonter les difficultés et les épreuves. Le Pape François a rendu un hommage appuyé à Don Oreste Benzi, à sa détermination courageuse, à sa foi inébranlable, à cet homme qui disait : « Pour se tenir debout, il faut être à genoux ». La rencontre a été rythmée par des témoignages, des projections vidéo, des chants et une brève représentation théâtrale.

Source : Radio Vatican.

Texte intégral original du discours en italien sur le site internet du Vatican.

Frédéric Chopin (1810-1849) : Berceuse Op. 57 en ré bémol majeur

Arthur Rubinstein (28 janvier 1887 - 20 décembre 1982, en l'anniversaire de sa mort), piano

Méditation de la 3ème semaine de l'Avent : le recueillement (6ème jour)

« Fais-moi entrer, Seigneur, dans la pureté du cœur, fais-moi entrer dans la liturgie ininterrompue de ta Parole et de mon silence pour que "sur cette tablette lissée par une absolue simplicité tu te manifestes et inscrives tes propres lois" ("Petite philocalie de la prière du cœur", trad. Jean Gouillard, Seuil, Paris, 1979).
Ainsi priait Maxime le Confesseur au VIIe siècle, levant les bras vers le Maître des heures et de la Sagesse. Car nous sommes venus ici apprivoiser la Sagesse. Nous sommes venus ici avec des mains patientes de cueilleurs et des joues de vierges attentives. Comme Marie, la fiancée émerveillée à l'annonce de sa maternité divine, Marie aux lèvres scellées et au cœur écoutant, exaltant son Seigneur et exultant de joie en Dieu son Sauveur. Il nous faut ainsi, à l'imitation de Marie, laisser derrière nous les ombres de l'intelligence et le dépôt de l'ignorance et faire monter sur nos lèvres orantes l'humble confiance qui enlace et fait vivre dans la simplicité de la tendresse de Dieu.
Même si, dans l'obscurité du recueillement, nous touchons le fond trouble de nos insuffisances et de nos doutes que plus rien ne semble devoir éclairer, demeurons et durons dans les odeurs fortes du sous-bois car nous sommes ici pour trouver la lumière. Nous nous rencontrerons d'abord nous-mêmes avec nos forces et nos faiblesses, nos élans et nos dénis, avec tout cet enchevêtrement de l'agir humain, si contradictoire, mais qui façonne des saints de la terre maculée, du bois véreux de l'indigence et de l'inconstance des saisons de l'âme. Nous nous rencontrerons enfants de Dieu comme le nourrisson allaité du Psaume 131 dont le cœur ne s'est pas gonflé et dont les reins ne se sont pas ceints d'orgueil. C'est ainsi que se construit le recueillement par un regard de paix sur soi, un regard de réconciliation sur le moi déjointoyé de l'homme en péril qui ouvre grand les portes de la connaissance et de la contemplation, notre terre nourricière. Jan Ruusbroeck, à la fin du moyen âge, aimait souligner cette compassion envers nous-mêmes qui surgit comme une vertu naturelle de la simplicité :
"Car les hommes les plus simples sont les plus apaisés et ils sont parfaitement en paix en eux-mêmes. Ils sont aussi les plus profondément immergés en Dieu, les plus éclairés pour comprendre." ("Les noces spirituelles", Dom André Louf éd., "Spiritualité occidentale" n°3, Bellefontaine, 1993) »

Nathalie Nabert, Le Maître intérieur, Ad Solem, Genève, 2006.

recueillement

Féries Majeures - O clavis David

O Clavis David, et sceptrum domus Israel ; qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.
O Clef de la cité de David, sceptre du royaume d'Israël, vous ouvrez, et personne alors ne peut fermer ; vous fermez, et personne ne peut ouvrir ; venez, faites sortir du cachot le prisonnier établi dans les ténèbres et la nuit de la mort.

Samedi 20 décembre 2014

Samedi des Quatre-Temps d'Hiver

 Calendrier liturgique et sanctoral

19 décembre 2014

Lettre de Mgr Aillet aux catholiques du diocèse de Bayonne (18 décembre 2014)

"La publication, dans les colonnes de Sud-Ouest du dimanche 7 décembre, de l’article de Véronique Fourcade intitulé « Le croisé de Bayonne », a causé un certain trouble dans nos communautés chrétiennes et au-delà. Un grand nombre de fidèles ont, semble-t-il, écrit à la rédaction du quotidien pour exprimer leur indignation. Le Médiateur du Journal, dans son billet du samedi 13 décembre, en a même conclu à l’existence au sein de notre communauté diocésaine de « deux chapelles » opposées frontalement et à égalité, quand je suis bien placé pour savoir que la « majorité silencieuse » de notre diocèse se tient à distance de ces polémiques...

C’est pourquoi, dans un souci de vérité et d’apaisement, et pour vous communiquer des informations plus exhaustives sur la vie de notre diocèse et la mission de son évêque, j’ai décidé de m’adresser à vous, en interne. Qui aurait intérêt à faire le jeu de la division et finalement du « diviseur » ?"

Lettre de Mgr Aillet à lire en son entier sur le site du diocèse Bayonne Lescar Oloron.

Cérémonie d'illumination du sapin de Noël et inauguration de la crèche

Paroles du Saint-Père aux délégations de Vérone et de Catanzaro

Le Saint-Père a reçu ce matin les délégations des Provinces de Vérone et de Catanzaro (Italie) ayant offert la crèche et le sapin dressés Place St Pierre, qui seront éclairés à partir de ce soir. Rappelant à ses hôtes que les valeurs chrétiennes ont fécondé la culture, la littérature, la musique et les arts, et qu'il convient de les transmettre, il a dit que la crèche et le sapin "évoquent le mystère de l'Incarnation, le Fils unique de Dieu qui s'est fait homme pour nous sauver. Ils expriment la lumière apportée au monde par Jésus naissant. Ces symboles réjouissent même les non croyants parce qu'ils parlent de fraternité, d'intimité et d'amitié, parce qu'ils encouragent les gens à retrouver la beauté de ce qui est simple, le partage et la solidarité. Ils sont une invitation à l'unité, à la concorde et à la paix, une invitation à faire place à Dieu dans nos vies, à un Dieu qui ne vient pas imposer sa toute puissance mais nous offre son amour sous les traits d'un nouveau-né. La crèche et le sapin sont porteur d'un message de lumière, d'amour et d'espérance... Le Messie est venu parmi nous...pour dissiper les ténèbres du péché et de l'erreur, pour rendre à l'humanité sa lumière divine. Jésus n'a-t-il pas dit être la lumière du monde ? N'a-t-il pas annoncé que ceux qui le suivront ne marcheront pas dans les ténèbres mais recevront la lumière de la vie ? Suivons donc Celui qui est la lumière véritable pour ne pas nous perdre et refléter cette chaleur lumineuse sur ceux qui sont plongés dans les difficultés de la vie".

Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 19.12.14).

Texte original intégral en italien au Bureau de la Salle de Presse du Saint-Siège.

Illumination de la crèche et du sapin de Noël

C’est à 16h30, ce vendredi soir, que s’est déroulée la cérémonie d’inauguration du sapin de plus de 25 mètres de haut, de la crèche, inspirée du monde de l’Opéra (élixir Donizzetti) et du nouvel éclairage de la façade et de la coupole de la Basilique Saint-Pierre. La cérémonie, présidée par le cardinal Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de la Cité du Vatican, et rythmée par des exécutions musicales, s’est déroulée en présence notamment de l’évêque et du maire de Vérone, de l’archevêque de Catanzaro et du président régional de la Calabre.

Le nouvel éclairage a été présentée par le cardinal archiprêtre de la basilique Saint-Pierre Angelo Comastri et par le président du groupe italien de services aux collectivités Acea, principal distributeur d'électricité et d'eau de la capitale italienne. La société Acea s’est également occupée du nouvel éclairage de la coupole la Basilique Sainte-Marie Majeure. Cet éclairage, qui utilise une technologie novatrice, permet de modeler et de mettre en valeur la forme des structures architecturales et la tonalité des couleurs. Il permet aussi de réduire de manière significative la consommation d’énergie. Cet opération a donc une valeur symbolique en termes de respect de l’environnement. L’installation a été effectuée par un groupe de rochassiers, des alpinistes renommés au niveau international.

Source : Radio Vatican.

La Neuvaine - Neuf mois de prière pour la France (6ème semaine)

La Neuvaine,Neuf mois,prière,France,Méditation,abbé,Eric Iborra

6e semaine - Méditation du Père Patrick de Laubier

Disponible également en téléchargement ici.

J.-S. Bach : Concerto pour deux violons en ré mineur BWV 1043 - II. Largo ma non tanto

Camerata Romana - Eugen Duvier

Méditation de la 3ème semaine de l'Avent : le recueillement (5ème jour)

Manière de nous préparer plus prochainement à la fête de Noël

« Il est pour cela trois moyens : le recueillement, la sainteté de la vie, l'usage fréquent des oraisons jaculatoires.

1° Le recueillement. Rien n'éloigne Dieu d'un cœur comme la dissipation, qui épanche l'âme toute au dehors, l'absorbe dans un monde de pensées et d'imaginations étrangères, et par là-même la trouble et l'agite (1R XIX,11). A mesure que le grand jour approche, il faut donc garder davantage notre cœur contre tout ce qui dissipe, penser plus souvent au mystère de Noël, à l'amour du Dieu de la crèche, aux sentiments pieux et aux bonnes résolutions que nous devrons lui offrir en retour de son amour et de sa bonté.

2° Au recueillement il faut joindre la sainteté de la vie. Il nous faut, pendant ces jours, veiller davantage sur nous pour éviter tout péché, consacrer toutes nos actions à l'amour de l'Enfant Jésus, et les faire en cette vue le plus parfaitement possible ; il nous faut lui offrir chaque jour quelques sacrifices, par exemple, le sacrifice d'un désir, d'un empressement, d'une répugnance, d'une parole d'amour-propre ou de mauvaise humeur, et faire de tous ces sacrifices comme un bouquet de myrrhe à offrir à l'Enfant-Dieu ; il nous faut surtout prier l'Esprit-Saint de former lui-même en nous cette piété tendre et fervente qu'ont apportée à la crèche Marie et Joseph, les pasteurs et les mages, et qu'y ont apportée et y apportent aujourd'hui encore tant de saintes âmes.

3° La pratique des oraisons jaculatoires, c'est-à-dire des saints désirs qui appellent en l'âme le Dieu Sauveur, complètera notre préparation. L’Église nous en fournit l'expression touchante dans les soupirs qu'elle emprunte aux patriarches et aux prophètes : "O cieux, versez sur nous votre rosée, et que les nuées nous envoient le Juste (Is XLV,8) ! O Sauveur tant désiré, puissiez-vous ouvrir les cieux et descendre jusqu'à nous (Is LXIV,1) ! Je vous en conjure, Seigneur, envoyez à mon âme son Sauveur (Ex IV,13). Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde, et donnez-nous celui qui doit nous sauver (Ps LXXXIV,8). Vous qui sauvez ceux qui espèrent en vous, faites éclater sur nous la merveille de vos bontés (Ps XVI,7)". Les belles antiennes "O" de l'Avent nous fournissent encore d'autres soupirs semblables. Redisons-les souvent, et ajoutons-y le soupir de saint Jean dans son Apocalypse : "Venez, Seigneur Jésus, venez" (Ap XXII,20). Avons-nous une ferme volonté de nous préparer à la fête qui s'approche par les trois moyens que nous venons de méditer ? »

Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année (Tome I, Quatrième dimanche de l'Avent), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

recueillement,

Friedrich Wilhelm Schadow (1789-1862), La parabole des vierges sages et des vierges folles (1838-42)

Féries Majeures - O radix Iesse

O Radix Iesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, iam noli tardare.
O Fils de la race de Jessé, signe dressé devant les peuples, vous devant qui les souverains resteront silencieux, vous que les peuples appelleront au secours, délivrez-nous, venez, ne tardez plus !

18 décembre 2014

Audience du Pape François aux jeunes de l'Action Catholique italienne

Le Saint-Père a reçu ce jeudi 18 décembre une délégation des jeunes de l'Action Catholique italienne, qu'il a félicité du thème de réflexion choisi cette année, “Tutto da scoprire”, "Tout à découvrir" :

C'est un programme, a-t-il dit, qui "réclame le courage de la recherche et comprend la joie de percevoir le projet que Jésus a pour chacun de nous". Il a ainsi suggéré à ses hôtes de ne jamais se rendre car Jésus a pensé pour vous un cheminement à effectuer ensemble, avec vos parents, vos frères et sœurs et amis. Mais aussi d'être attentifs aux plus pauvres, aux malades et personnes isolées, parce que choisir d'aimer Jésus ne peut se faire sans le prochain. Enfin, les jeunes doivent aimer l’Église et ses prêtres, se mettre au service de cette communauté en donnant de leur temps et de leurs énergies, notamment en paroisse. L’Église, c'est nous tous, et pas seulement les prêtres et les évêques. Alors, tous au service de la communauté. Autre conseil du Pape : "Être des apôtres de paix, en famille d'abord, en rappelant à tous...qu'il est positif de se vouloir du bien les uns les autres. Unis à Jésus, tout est possible. Et puis il faut parler par la prière avec Jésus, un ami qui ne nous abandonne jamais. Se confier à Lui, joies et peines. Aller à Lui chaque fois que vous faîtes une erreur, quelque chose de mal, certains de recevoir son pardon. Il faut aussi parler à tous de Jésus, de son amour et de sa miséricorde. L'amitié avec Celui qui a donné la vie pour nous constitue un événement digne d'être raconté... Êtes-vous prêts à mettre en pratique ces conseils ?... Avec la grâce de Noël, Jésus entend vous aider à aller de l'avant pour devenir ses disciples. Il suffit de dire "Me voilà", comme nous l'a enseigné Marie qui a répondu à l'appel du Seigneur".

Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 18.12.14).

Texte intégral du discours en italien sur le site internet du Vatican.

Sergei Rachmaninov : Concerto pour piano No.2 en do mineur Op.18 - II. Adagio sostenuto

Lucerne Festival Orchestra - Dir. Claudio Abbado - Hélène Grimaud, piano

Méditation de la 3ème semaine de l'Avent : le recueillement (4ème jour)

« De même que nous ne pouvons pas arrêter le mouvement du ciel qui est emporté avec une rapidité prodigieuse, de même nous ne pouvons arrêter notre imagination. Nous mettons aussitôt toutes les autres puissances de l'âme avec elle, et alors il nous semble que nous sommes perdus et que nous employons mal le temps que nous passons en la présence de Dieu. Peut-être cependant que l'âme lui est unie tout entière dans les demeures qui sont les plus rapprochées de la sienne, tandis que l'imagination est dans les avenues du château, où elle souffre de se trouver au milieu de mille bêtes féroces et venimeuses, et où néanmoins elle gagne des mérites par cette souffrance. Ainsi donc nous ne devons ni nous troubler, ni abandonner l'oraison ; car c'est là ce que cherche le démon. Généralement, toutes nos inquiétudes et nos peines viennent de ce que nous ne nous connaissons pas.
...
Il n'est donc pas bien de nous laisser troubler par les pensées importunes, ou d'en éprouver de la peine. Ne nous en préoccupons point ; et si elles viennent du démon, il cessera en voyant une telle attitude ; si elles viennent, comme cela est vrai parfois, de la misère qui, ainsi que beaucoup d'autres infirmités, tire son origine du péché d'Adam, il faut prendre patience et souffrir tout cela pour l'amour de Dieu. Est-ce que nous ne sommes pas assujettis également à manger et à dormir, sans que nous puissions nous en dispenser, bien que ce soit un grand tourment ? Que cela nous apprenne à connaître notre misère, et à désirer parvenir là où personne ne nous méprisera (1).
...
N'en soyez donc ni troublées ni affligées ; laissez aller ce traquet de moulin et sachons moudre notre farine, en tenant notre volonté et notre entendement toujours occupés. »

1. Cant. VIII, 1.

Ste Thérèse de Jésus, Château de l'âme (Quatrièmes Demeures, ch. I), in "Œuvres complètes", Trad. R.P. Grégoire de Saint-Joseph c.d., Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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Féries Majeures - O Adonái

(cf. au 17 décembre)

O Adonai, et Dux domus Israel, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento.
O Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver.

18 décembre : Expectation du Saint Enfantement de la Vierge Marie (In Expectatione partus Beatæ Mariæ Virginis)

« Il est bien juste, en effet, ô Vierge-Mère, que nous nous unissions à l'ardent désir que vous avez de voir de vos yeux Celui que votre chaste sein renferme depuis près de neuf mois, de connaître les traits de ce Fils du Père céleste, qui est aussi le vôtre, de voir enfin s'opérer l'heureuse Naissance qui va donner Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre Paix aux hommes de bonne volonté. O Marie ! Les heures sont comptées, et elles s'écoulent vite, quoique trop lentement encore pour vos désirs et les nôtres. Rendez nos cœurs plus attentifs ; achevez de les purifier par vos maternels suffrages, afin que si rien ne peut arrêter, à l'instant solennel, la course de l'Emmanuel sortant de votre sein virginal, rien aussi ne retarde son entrée dans nos cœurs, préparés par une fidèle attente. »

Dom Guéranger, L’Année Liturgique.

Source : Notre-Dame des Neiges.

=>  Historique de cette fête rédigé par Dom Guéranger.