28 juillet 2014

Beethoven : Concerto pour piano n°5 (en mi bémol majeur opus 73 - "Empereur")

II. Adagio un poco mosso
Frankfurt Radio Symphony Orchestra - Dir. Paavo Jarvi
Hélène Grimaud, piano

Méditation - Poésie : "Sois un saint..."

« Ne sois pas seulement un homme dans la vie,
Un passant qui s'en va, qui souffre, qui gémit,
Qui, sans force et sans foi, ne connaît que l'envie,
Et dont le cœur s'éteint comme un jour qui finit...

Ne sois pas seulement une pâle copie
Du visage divin que ton front réfléchit,
Ne sois pas l'être vain que le sépulcre épie,
Ne sois pas l'esprit terne où nulle aube ne luit...

Ne te contente pas d'être grand sur la terre,
Que ton but soit plus haut, ton rêve plus austère ;
Rien n'est digne de toi sous le firmament bleu...

Sois un saint, chaque jour fais ton âme plus belle,
Plus sereine, plus haute et reproduis en elle
Les vertus, les grandeurs et l'amour de ton Dieu. »

P. Charles Lemercier, in "Nos Mères", Préface de Mgr Fuzet, Archevêque de Rouen, Éditions de la Vicomté, Rouen, 1930 (1ère éd. Jouve et Cie Éditeurs, Paris, 1910).

Charles Lemercier,poésie,Nos Mères,

Lundi 28 juillet 2014

Calendrier liturgique

27 juillet 2014

Angélus de ce dimanche 27 juillet 2014

Dans son Angélus dominical, avant d'évoquer les grands thèmes internationaux, le Pape François a livré un commentaire de l'Évangile proposé par la liturgie de ce jour, la conclusion de l'Évangile de Matthieu, dédié aux paraboles du Royaume de Dieu (Mt 13, 44-52).

Pour le Saint-Père, cet extrait de l'Évangile « contient deux petits chefs d’œuvre : les paraboles du trésor caché dans un champ et de la perle de grande valeur. Elles nous disent que la découverte du Règne de Dieu peut arriver soudainement , comme pour l’agriculteur qui laboure et trouve le trésor espéré, ou bien après une longue recherche, comme pour le marchand de perles, qui finalement trouve la perle précieuse depuis longtemps rêvée. Mais dans un cas comme dans l’autre, précise le Pape, reste la donnée que le trésor et la perle valent plus que tout autre bien, et donc l’agriculteur et le marchand, quand ils les trouvent, renoncent à tout le reste pour pouvoir l’acquérir. Ils n’ont pas besoin de raisonner, de se poser des questions, de réfléchir : ils se rendent compte tout de suite de la valeur incomparable de ce qu’ils ont trouvé, et ils sont prêts à tout perdre pour l’avoir. C’est comme ça pour le Royaume de Dieu : celui qui le trouve ne doute pas, il sent que c’est ce qu’il cherchait, ce qu’il attendait, et qui répond à ses aspirations les plus authentiques. Celui qui connait Jésus, qui le connait personnellement, reste fasciné, attiré par tant de bonté, tant de vérité, tant de beauté, et tout cela dans une grande humilité et simplicité. »

Le Pape François a livré l'exemple de son saint patron, François d'Assise, qui s'est laissé bouleversé par une rencontre personnelle avec le Christ. « Combien de personnes, combien de saints et de saintes, en lisant l’Évangile avec le cœur ouvert, ont été tellement frappés par Jésus qu’ils se sont convertis à Lui. Nous pensons à Saint François d’Assise : lui était déjà un chrétien, mais un chrétien, disons, "à l’eau de rose" ! Quand il a lu l’Évangile, dans un moment décisif de sa jeunesse, il a rencontré Jésus et il a découvert le Royaume de Dieu, et alors tous ses rêves de gloire terrestre ont disparu.»

Lire l'Évangile, c'est trouver Jésus

Insistant sur l'appropriation personnelle des textes de la liturgie par chaque fidèle, dans son quotidien, le Pape a rappelé l'importance d'avoir toujours sur soi un petit Évangile de poche, comme ceux qui avaient été distribués place Saint-Pierre après l'Angélus du dimanche 6 avril dernier. « L’Évangile te fait connaitre Jésus, le vrai Jésus vivant, il te parle au cœur et te change la vie. Tous les jours il faut lire l’Évangile. Lire l’Évangile, c’est trouver Jésus et avoir cette joie chrétienne, qui est un don du Saint-Esprit. »

Et cette rencontre de Jésus-Christ, pour le Saint-Père, doit permettre aux vrais convertis d'irradier autour d'eux. « Tu peux changer concrètement de style de vie, ou bien continuer à faire ce que tu faisais avant, mais tu es un autre, tu renais : tu as trouvé ce qui donne du sens, de la saveur, de la lumière à tout, aussi aux difficultés, aux souffrances, à la mort. Tout prend du sens quand tu trouves ce trésor. (...) C’est ce que Dieu veut, et c’est pour ça que Jésus a donné sa propre vie jusqu’à mourir sur une croix, pour nous libérer du pouvoir des ténèbres et nous transférer dans le règne de la vie. Chers frères et sœurs, la joie d’avoir trouvé le trésor du Royaume de Dieu transparait, se voit. Le chrétien ne peut pas garder cachée sa foi, parce qu’elle transparait dans chaque parole, dans chaque geste, aussi dans ceux les plus simples du quotidien : transparait l’amour que Dieu nous a donné avec Jésus comme médiateur. Nous prions, par l’intercession de la Vierge Marie, pour que vienne en nous et dans le monde entier son Règne d’amour, de justice et de paix. »

Source : Radio Vatican.

Après l'Angélus, nouvel appel pressant en faveur de la paix

« Demain marquera le centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, qui a causé des millions de morts et d'immenses destructions. Ce conflit, que le Pape Benoît XV a appelé un "massacre inutile", a donné lieu, après quatre longues années, à une paix des plus fragiles. Demain sera un jour de deuil en mémoire de cette tragédie. Alors que nous nous souvenons de ce tragique événement, j'espère que les erreurs du passé ne se répèteront plus et que les leçons de l’histoire ne seront pas oubliées, faisant toujours prévaloir les exigences de la paix par un dialogue patient et courageux.

En particulier, aujourd'hui, mes pensées vont à trois régions de crise : le Moyen-Orient, l'Irak et l'Ukraine. Je vous demande de continuer à vous joindre à moi dans la prière pour que le Seigneur accorde aux populations et aux autorités de ces zones la sagesse et la force nécessaires pour aller de l'avant avec détermination sur un chemin de paix, affrontant chaque différend avec la ténacité du dialogue et de la négociation et avec la force de la réconciliation. Au centre de toutes les décisions, ce ne sont pas les intérêts particuliers qui doivent être pris en compte, mais le bien commun et le respect de chaque personne. Rappelons que tout est perdu avec la guerre et que rien n'est perdu avec la paix.

Frères et sœurs, jamais la guerre ! Jamais la guerre ! Je pense en particulier aux enfants, auxquels on enlève l'espoir d'une vie décente, d'un futur : des enfants morts, des enfants blessés, des enfants mutilés, des enfants orphelins, des enfants qui ont comme jouets des vestiges de la guerre, des enfants qui ne savent pas sourire. Arrêtez, s'il vous plaît ! Je vous le demande de tout mon cœur. Il est temps d'arrêter ! Arrêtez, s'il vous plaît ! »

Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

Joan Pau Pujol (1570-1626) : Sacris Solemniis

(Hymne de Matines au Saint-Sacrement)
La Grande Chapelle & Schola Antiqua (Ángel Recasens)

Sacris solemniis juncta sint gaudia,
et ex præcordiis sonent præconia;
recedant vetera, nova sint omnia,
corda, voces, et opera.

Noctis recolitur cœna novissima,
qua Christus creditur agnum et azyma
dedisse fratribus, iuxta legitima
priscis indulta patribus.

Post agnum typicum, expletis epulis,
corpus Dominicum datum discipulis,
sic totum omnibus, quod totum singulis,
eius fatemur manibus.

Dedit fragilibus corporis ferculum,
dedit et tristibus sanguinis poculum,
dicens: accipite quod trado vasculum;
omnes ex eo bibite.

Sic sacrificium istud instituit,
cuius officium committi voluit
solis presbyteris, quibus sic congruit,
ut sumant, et dent ceteris.

Panis angelicus fit panis hominum;
dat panis cœlicus figuris terminum;
o res mirabilis: manducat Dominum
pauper, servus et humilis.

Te, trina Deitas unaque, poscimus:
sic nos tu visita, sicut te colimus;
per tuas semitas duc nos quo tendimus,
ad lucem, quam inhabitas.

Méditation : que faire pendant la messe ?

« Comment occuper les instants que la foi nous révèle comme si précieux, et durant lesquels le Christ est vraiment présent à l'autel, puis dans l'âme de celui qui participe pleinement à la messe en communiant ?

Il faut redire ici le danger de chercher à satisfaire la sensibilité. Non, la meilleure prière, au cours de la messe, n'est pas celle qui remplit le plus l'âme d'émotion. Non, la messe n'a été ni inutile ni stérile si elle a laissé le cœur apparemment sec, du moment que l'âme a loyalement cherché à s'unir à la prière et à l'immolation du Christ. Ici encore, la foi va donner la lumière et permettre de comprendre comment il faut tendre à s'unir à la prière du Christ, à son amour pour son Père, à son amour pour les âmes, par delà les émotions de la sensibilité. [...]

Le mieux que l'on puisse faire à la messe, c'est de chercher, dans la foi, à s'unir le mieux possible à la prière du Christ en croix, c'est de tendre de toute la force de la volonté à s'identifier à Lui dans l'acte de son sacrifice. C'est cette pensée qui fait comprendre le prix des prières liturgiques de la messe et qui doit les faire aimer. Non seulement parce que peut-être la première partie de la messe comporte des textes riches qui sont nourrissants ou évocateurs d'idées chères, mais parce que les prières de la messe, nées de la dévotion de l’Église, permettent à celui qui célèbre la messe ou y assiste, d'identifier sa prière à celle du Christ. »

R.P. Lucien-Marie de Saint-Joseph, O.C.D., La communion dans l'attente (La tunique blanche), La Vigne du Carmel, Éditions du Seuil, Paris, 1951.

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8e centenaire de la bataille de Bouvines (27 juillet 1214)

Ce 27 juillet 2014 marque les 800 ans de la victoire française de Bouvines : victoire remportée par l'armée de Philippe II Auguste, renforcée par les milices des communes, sur les troupes coalisées de l'empereur Otton IV, de Jean sans Terre et de Ferdinand (Ferrand) comte de Flandres.

A cette occasion, Bouvines accueille les représentants de l’Etat, de la Région et des pays européens associés. Tout au long de ce dimanche, plusieurs manifestations permettront de souligner les trois thèmes sous lesquels se placent les manifestations, l’Europe, la Paix et la Jeunesse.

Programme de la journée :
Messe célébrée par Monseigneur Ulrich, archevêque de Lille, en Église Saint Pierre de Bouvines ; puis dépôt de gerbe et concert dans le parc du château.

A noter que Mgr Louis de Bourbon, Aîné des descendants de Philippe-Auguste, invité par le maire de Bouvines, sera présent aux cérémonies officielles de la commémoration.

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La Bataille de Bouvines, Les Grandes Chroniques de France, début XVe, BNF, Paris.

[Herodote.net] — Le dimanche 27 juillet 1214 reste un jour béni dans l'Histoire de France. Ce jour-là, le roi Philippe Auguste remporte à Bouvines, près de Lille, une victoire écrasante sur les armées de l'empereur allemand Otton IV de Brunswick et ses alliés, le comte Ferrand de Flandre, le duc Henri de Brabant et le comte Renaud de Boulogne.

Sa victoire est due à la coopération de la chevalerie féodale et des milices communales. Les historiens du XIXe siècle y ont vu l'émergence de la nation française. Il s'agit pour le moins d'une victoire qui hisse la monarchie capétienne au premier plan de la scène européenne.

Rivalité franco-anglaise

La bataille de Bouvines est l'un des derniers grands épisodes du premier conflit franco-anglais inauguré soixante ans plus tôt par l'accession au trône d'Angleterre d'Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt.

Le roi d'Angleterre Jean sans Terre noue une coalition avec les ennemis du roi de France, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que le titulaire du Saint Empire romain, unis dans une commune détestation de la monarchie capétienne.

C'est une première ! Pareille coalition face à la menace hégémonique de la France se retrouvera au XVIe siècle, au temps de François 1er, Henri VIII et Charles-Quint.

Le roi d'Angleterre, premier prêt, débarque à la Rochelle en février 1214 et marche sur Paris. Arrivée au château de La Roche-aux-Moines, près d'Angers, son armée se débande sans combattre.

Pour le pitoyable Jean sans Terre, le pire reste à venir : les Français mobilisent contre lui les barons anglais eux-mêmes. La guerre se transporte en Angleterre. Elle conduira le roi à concéder à ses barons la Grande Charte.

Première victoire de la nation française

Jean sans Terre est éliminé mais il reste les coalisés, forts de 80.000 hommes au total. Face à eux, le roi de France n'en aligne que 25.000. De Tournai où il s'est établi, Philippe Auguste décide de faire retraite vers Lille. Il entame son mouvement le 27 juillet au matin.

Informé, l'empereur décide de l'attaquer sans attendre, ne se souciant guère que ce jour soit un dimanche, normalement consacré à la prière et au recueillement. Il se porte sur l'arrière-garde de l'armée française.

L'armée française se déploie face aux coalisés. Pour la première fois, chevaliers et milices communales combattent ensemble sous l'emblème royal de la fleur de lys, ce qui donne à la guerre un caractère national inédit.

La bataille s'engage à la manière féodale, dans un corps à corps indescriptible où chacun cherche son ennemi pour le tuer ou le capturer (s'il est digne d'une rançon). Après trois heures de combat, le comte de Flandre est désarçonné et capturé.

Le roi de France est aussi désarçonné et manque d'être capturé par les Flamands. Il ne doit son salut qu'à l'intervention de quelques chevaliers. L'empereur, à son tour, est assailli et s'enfuit en abandonnant son étendard. Il perdra sans surprise son titre impérial au profit de son rival Frédéric II de Hohenstaufen.

Tandis que tombe le soir, le comte de Boulogne se fait capturer. Beaucoup de fantassins restent sur le champ de bataille.

Pour Philippe Auguste, sorti vainqueur de la journée, la bataille s'avère un immense succès militaire mais aussi politique et dynastique. Elle consacre l'attachement des Français à la dynastie capétienne que symbolise désormais la fleur de lys.

Voir la version intégrale sur Herodote.net
A visiter également, ce site tout entier dédié à la bataille de Bouvines.

Dimanche 27 juillet 2014

17e Dimanche du Temps ordinaire

(Calendrier traditionnel : 7ème Dimanche après la Pentecôte)

Calendrier liturgique

26 juillet 2014

Visite Pastorale du Pape François à Caserte ce 26 juillet 2014

Rappel du programme de la journée :

15h00 - Départ en hélicoptère du Vatican

15h45 - Atterrissage à l’héliport de l'École des sous-officiers de l'Armée de l'air italienne, proche du palais royal de Caserte

16h00 - Rencontre avec les prêtres du diocèse au Cercle des officiers de l'Armée de l'air italienne au palais royal de Caserte

18h00 - Messe sur la place située devant le palais royal de Caserte (retransmission KTO 17h45)
    Homélie du Saint-Père

19h30 - Départ en hélicoptère de l’héliport de l'École des sous-officiers de l'Armée de l'air italienne, proche du palais royal de Caserte

20h15 - Arrivée à l’héliport du Vatican

Transmissions vidéo en direct du CTV
(Centre Télévisé du Vatican)

« Ayez le courage de dire non à la corruption et l'illégalité ! »

C’est un message plein d’espoir que le Pape a voulu délivrer aux habitants de Caserte, cette terre gangrénée par la mafia et la pollution due au recyclage illégal de déchets toxiques. A l'occasion de la fête liturgique de Sainte Anne, la sainte patronne de la ville, François a célébré la Messe devant la Reggia, le palais du Roi de Naples et n'a pas hésité à délivrer un message au sens particulier dans cette région au quotidien parfois difficile.

« Comment faire pour posséder le règne de Dieu ? L’enthousiasme et la joie ne suffisent pas, il faut mettre Dieu au premier plan dans notre vie, a dit le Pape, cela veut dire avoir le courage de dire non au mal, non à la violence, non aux abus, pour vivre une vie de service aux autres et en faveur de la légalité et du bien commun ». Dans cette province de Caserte où la Camorra est très puissante, cette « belle terre qui demande d’être soignée et préservée », le Pape n’a pas hésité à marteler sous les applaudissements qu’il faut « avoir le courage de dire non à n’importe quelle forme de corruption et d’illégalité. Nous savons tous les noms de ces formes de corruption et d’illégalité ».

Conscient des souffrances de la région, le Saint-Père a estimé qu’il ne pouvait pas donner lui-même l’espérance à ses habitants : « mais je peux vous dire que là où est Jésus, l’espérance est là, on aime ses frères et on s’engage à sauvegarder sa vie, sa santé, en respectant l’environnement et la nature. Et cette espérance, celle de Jésus, ne déçoit jamais » a-t-il ajouté, dans une allusion au problème de la Terre des Feux, quand la mafia brûle des déchets, le plus souvent toxiques, enterrés illégalement ou jetés à même la terre. « Ne vous laissez pas voler l’espérance ! » a redit le Pape François, comme il aime à le répéter.

Partant de l’Evangile du jour et des paraboles du trésor caché dans le champ et de la perle de grande valeur qui représentent la découverte du Royaume des Cieux, le Pape a également expliqué que « c’est d’abord Dieu qui vient à notre rencontre, car c’est Lui qui veut en premier nous rencontrer. Et Il se fait trouver aussi par ceux qui ne Le cherchent pas ».

Source : Radio Vatican.

Texte intégral de l'homélie en italien sur le site internet du Vatican.

20 anciens ministres, parlementaires et anciens députés exhortent le gouvernement à agir pour les chrétiens d'Orient

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« PEUPLE DE FRANCE, il est temps de se lever ! Il est temps de se mobiliser face à l'horreur que subissent les chrétiens d'Orient, notamment en Irak.

Nous sommes face à un risque majeur : la disparition des descendants directs des premiers chrétiens, qui parlent la langue du Christ.

Nous appelons le gouvernement à briser le silence assourdissant dans lequel il se terre, malgré les suppliques de nombreux élus et de nombreux citoyens inquiets.

Nous appelons Manuel Valls à cesser d'avoir l'indignation sélective ! Partout où la haine et l'intolérance menaceront des populations civiles innocentes, notre pays, grande Patrie des droits de l'Homme, doit réagir !

S'il n'agit pas, son silence risque de rendre notre pays complice des exactions, des enlèvements et des destructions de lieux de culte chrétiens. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps.

Si les jours que nous vivons sont à l’urgence, ils sont le résultat de plusieurs années d’une politique internationale visant à faire des chrétiens d’Orient la variable d’ajustement de la situation géopolitique du Proche et du Moyen Orient.

Nous le condamnons, et nous appelons le gouvernement à faire de la France, le leader d'une nouvelle politique internationale de protection des chrétiens d'Orient.

La France soutient depuis des siècles ces peuples et a toujours appuyé sa diplomatie sur leur connaissance fine et spécifique de leurs pays. Cela lui a permis d’être active au cœur des enjeux géopolitiques de cette région complexe, avec son équilibre sans cesse remis en cause. La France, avec sa culture et son expérience, est considérée par tous ces peuples, croyants de toute religion ou non croyants, comme un grand pays qui soutient les causes des minorités fragiles.

Nous avons aujourd'hui une responsabilité devant l'Histoire !

Depuis la chute de Mossoul le 10 juin dernier, l’élimination des chrétiens d’Irak s’est accélérée, avec un choix funeste : la fuite, la conversion ou la mort.

Ces derniers jours, les maisons des chrétiens furent marquées du signe du «ن » en vue d’identifier les derniers chrétiens présents en Irak.

Les chrétiens d’Orient sont pourtant chez eux, dans cette partie du monde appelée maintenant le Moyen Orient, où ils sont implantés depuis deux millénaires.

Il y a là un enjeu civilisationnel de première importance.  Ces communautés incarnent le berceau du christianisme, et par conséquent de notre civilisation. L’Irak et l’Orient en général possèdent un patrimoine cultuel inégalé dans le monde.

Que dirons-nous à nos enfants ? Que la France ne s’est pas préoccupée du sort des chrétiens d’Orient ? Qu’elle fut complice de la fin de la présence chrétienne en Orient ? Que la France a abandonné sa tradition de sauvegarde d’une minorité persécutée ?

Le pape François disait récemment « il y a plus de martyrs aujourd’hui que dans les premiers temps de l’Église ». Ces paroles faisaient explicitement référence au sort des chrétiens d’Orient.

Nous demandons à Manuel Valls, à François Hollande de s’exprimer publiquement sur le sujet, de saisir les instances internationales pour que la persécution cesse.

Nous leur demandons de favoriser l’aide humanitaire aux chrétiens pillés, d’utiliser toutes les voies et tous les moyens diplomatiques et politiques nécessaires à leur protection. 

La France, grande nation diplomatique, ayant toujours considéré la présence des chrétiens en Orient comme un gage de stabilité, doit agir et vite.

À défaut, c’est une partie de notre âme que nous abandonnerons en Irak. »

Christine Boutin, ancien ministre

Rachida Dati, ancien ministre, député européen

Thierry Mariani, ancien ministre, député des Français établis hors de France

Hervé Mariton, ancien ministre, député de la Drôme

Pierre-Christophe Baguet, ancien député et maire de Boulogne-Billancourt

Véronique Besse, député de la Vendée

Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône

Xavier Breton, député de l'Ain

Jean Dionis du Séjour, ancien député et maire d'Agen

Philippe Gosselin, député de la Manche

Françoise Grossetête, député européen

Philippe Juvin, député européen

Constance Le Grip, député européen

Marc Le Fur, député des Côtes d’Armor

Laurent Marcangeli, député de la Corse du Sud

Yannick Moreau, député de la Vendée

Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, président du PCD

Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris

Franck Proust, député européen

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée

Source : Valeurs Actuelles. - Photo : AFP/Valeurs actuelles

Dietrich Buxtehude (v.1637-1707) : Cantate "Jubilate Domino" BuxWV 64

Ricercar Consort - Henri Ledroit, contreténor

Méditation : Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie

« Devant le mystère de sainte Anne, toute âme qui croit en Jésus-Christ, toute âme qui le reconnaît Fils de la Bienheureuse Vierge Marie, se tait, admire et reste confuse.

C'est donc vous, Anne glorieuse, c'est vous qui avez enfanté Marie, « l'Aurore de la grâce » ; c'est vous qui avez enfanté Celle que nous appelons la Mère de Dieu, la Vierge des vierges, la Mère du Christ, la Mère de la divine grâce, le Siège de la Sagesse, le Vase d'élection, le Miroir de la justice, la Reine de tous les saints. C'est vous qui avez enfanté Marie, ô doux Nom !...

En vous, nous nous réjouissons aujourd'hui, avec l’Église, ô femme forte, femme idéale, qui avez mérité de Dieu d'enfanter l'Immaculée Conception.

Qui donc ne vous admirerait, qui ne tomberait en défaillance, devant cette grandeur, qui dépasse le ciel et la terre ? Vous êtes l'aïeule de Jésus-Christ, de Dieu, de l'Homme-Dieu, du Fils de l'Immaculée, du Saint des saints, du Juge des vivants et des morts.

Quelle grâce a dû être la vôtre ! Quelle pureté cela supposait en votre âme ! De quel amour vous avez été prévenue, ô mère de la Mère de Dieu !

Je vous félicite, je me réjouis avec vous des grâces que Dieu vous fît, grâces que nous célébrons en ce jour, et qui vous ont décorée, pour être l'instrument merveilleux du grand Œuvre de Dieu, du Chef-d’Œuvre de sa droite, lorsque vous enfantâtes celle qui devait mettre au monde Jésus ; lorsque vous nous donnâtes Marie, la Mère de la Vie, la Mère de la grâce, l'admirable en tout point, Vierge bénie aux siècles des siècles. »

Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour - Temps après la Pentecôte I (26 juillet : Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie), Éditions de Maredsous, Belgique, 1950.

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