Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chemin d'Amour vers le Père - Au fil des jours

  • Hymne des Laudes : Cor arca legens

    (Philippe Bruni, 1765)
    Schola Sainte Cécile

    Cor, arca legem cóntinens
    Non servitútis véteris,
    Sed grátiæ, sed véniæ,
    Sed et misericórdiæ.

    Cœur, arche contenant la Loi,
    non de l’antique servitude,
    mais la loi de grâce, mais celle du pardon,
    mais celle de la miséricorde.

    Cor, sanctuárium novi
    Intemerátum fœderis,
    Templum vetústo sánctius,
    Velúmque scisso utílius.

    Cœur, sanctuaire inviolé
    de la nouvelle alliance,
    temple plus saint que l’ancien,
    voile plus utile que celui qui fut déchiré.

    Te vulnerátum cáritas
    Ictu paténti vóluit,
    Amóris invisíbilis
    Ut venerémur vúlnera.

    Votre amour a voulu
    que vous soyez blessé par un coup visible,
    pour que d’un amour invisible
    nous vénérions les blessures.

    Hoc sub amóris symbolo
    Passus cruénta et mýstica,
    Utrúmque sacrifícium
    Christus sacérdos óbtulit.

    Sous ce symbole de l’amour,
    le Christ Prêtre, ayant souffert
    de façon sanglante et mystique,
    offrit un double sacrifice (1).

    Quis non amántem rédamet ?
    Quis non redémptus díligat,
    Et Corde in isto séligat
    Ætérna tabernácula ?

    A Celui qui nous aime qui ne rendrait son amour ?
    Quel racheté ne le chérirait pas
    et dans ce Cœur ne se choisirait pas
    une demeure éternelle ?

    Decus Parénti et Fílio
    Sanctóque sit Spirítui,
    Quibus potéstas, glória
    Regnúmque in omne est saeculum.
    Amen.

    Honneur au Père et au Fils,
    et au Saint-Esprit,
    dont la puissance, la gloire,
    et le règne demeurent dans tous les siècles.
    Amen.

    (1) : C’est-à-dire le sacrifice de la Croix et celui de la Messe, mais aussi le sacrifice invisible qui est l’abandon amoureux et complet à la volonté de Dieu, et le sacrifice visible qui est le signe sacré, la manifestation extérieure du sacrifice invisible.

  • Neuvaine de la Visitation - Elle commence le 23 juin

    « Je vous prie, charitable Mère de Dieu, de conduire chez moi votre Fils Jésus.
    Je vous supplie de visiter avec Lui ma mémoire et de m’en montrer tous les défauts : l’oubli de Dieu et de ses bienfaits, l’oubli des personnes que je dois aimer ; le souvenir des injures reçues, de mes fautes et des plaisirs du monde. Je vous prie de sanctifier ma mémoire...
    Je vous supplie de visiter avec Lui mon intelligence et de me montrer son ignorance, ses faux jugements, ses pensées de vanité, de sensualité... Je vous prie de faire disparaître tout ce mal. Je vous supplie de visiter avec Lui mon cœur et de m'en montrer tous ss désordres, sa froideur, son peu d’amour pour Dieu.
    Je vous prie de visiter tous mes sens pour les purifier. Je vous supplie de laisser partout les marques de votre passage et de faire pour moi tout ce que vous fîtes pour St Jean-Baptiste. »

    D’après un livre de piété, 1882.
    Source : Le Message d'Arras.

  • Litanies du Sacré-Coeur de Jésus

    Plainchant du XVIIIe siècle - Cathédrale d'Auxerre
    Ensemble Organum - Dir. Marcel Pérès

  • Méditation - Le Coeur Sacré de Jésus au Très Saint Sacrement

    « S'il est bon d'aimer les images du Sacré Cœur, ses statues, ses scapulaires, les différents emblèmes qui le représentent, il est meilleur encore d'aimer la réalité vivante, ce divin Cœur lui-même. Or le Cœur de Jésus ne se trouve ni dans les livres, ni sur le papier, ni sur la toile, il est dans sa poitrine, sous l'hostie qui le dérobe à vos yeux. C'est là qu'il faut le chercher avant tout, parce qu'en définitive c'est là seulement que vous pourrez le trouver. [...]

    « Mais voici cependant ce qui me cause une espèce de supplice qui me fut plus sensible que toutes les autres peines dont j'ai parlé : c'est lorsque cet aimable Cœur me fut présenté avec ces paroles : J'ai une soif ardente d'être honoré des hommes dans le Saint Sacrement et je ne trouve presque personne qui s'efforce selon mon désir de me désaltérer, usant avec moi de quelque retour. »
    (Vie de la bienheureuse Marguerite-Marie)

    Aussi la bienheureuse Marguerite-Marie nous a-t-elle laissé l'exemple de la plus constante, de la plus aimante dévotion à la sainte Eucharistie : « Son cœur était comme une lampe devant le Saint Sacrement. » [...] A l'exemple de la Bienheureuse, cherchez le Cœur de Jésus dans son Eucharistie, et votre amour ne restera plus longtemps une plaisanterie ni une affectation. Surnaturellement réconforté par Celui qui peut le rendre capable de tout, il essayera de rivaliser de générosité avec le Cœur même de son Dieu.

    Vous m'avez aimé, Jésus, je vous aimerai ; votre charité me presse : la mienne vous pressera bientôt ; vous m'avez aimé passionnément, je serai passionné d'amour pour vous ; vous m'avez aimé jusqu'à la folie de la Croix et du Tabernacle : je vous aimerai éperdument, d'une manière insensée aux regards du siècle. Vous m'avez aimé et vous vous êtes livré pour moi, je vous aimerai et je me livrerai pour vous. [...]

    Daigne le bon Maître, touché de vos protestations d'amour, vous répondre comme à la bienheureuse Marguerite-Marie : « J'ai choisi ton âme pour m'être un ciel de repos sur la terre et ton cœur sera un trône de délices à mon divin amour. » »

    La Bonté du Sacré Cœur de Jésus. Directoire dédié aux pèlerins de Paray-le-Monial et de Montmartre et à tous les amis du Sacré Cœur (Chap. VI, Article III, III), Approuvé par Monseigneur l’Évêque d'Autun, Lyon, Emmanuel Vitte - Paris, Jules Vic et Amat, 1892.

    eucharistie,saint sacrement,Claude La Colombière,prière,fête,Sacré-Coeur,Jésus

    « Sacré Cœur de Jésus,
    Apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à Vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de Vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à Vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.
    Ainsi soit-il. »

    St Claude La Colombière.

  • Chanter le Sacré-Cœur : Alleluia Tollite

    Allelúia, allelúia. (Matth. 11, 29)
    V/. Tóllite iugum meum super vos, et díscite a me, quia mitis sum et húmilis Corde, et inveniétis réquiem animábus vestris. Allelúia.
    V/. Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes. Alléluia.

    Ecouter (mp3)

    Commentaire spirituel et musical sur le Blog de L'Homme Nouveau.

  • Vendredi 23 juin 2017

    Fête du Sacré-Cœur de Jésus

    sacre_coeur_51a.jpg

     

    Journée mondiale pour la sanctification des prêtres
     
    Prière pour les prêtres

    Prière de sainte Faustine Kowalska
    proposée par la Congrégation pour le Clergé
     
    Ô mon Jésus, je te prie pour toute l’Église,
    accorde-lui l’amour et la lumière de ton Esprit,
    donne vigueur aux paroles des prêtres,
    de sorte que les cœurs endurcis
    s’attendrissent et reviennent à Toi, Seigneur.

    Ô Seigneur, donne-nous de saints prêtres ;
    conserve les Toi-même dans la sainteté.

    Ô Divin et Souverain Prêtre,
    que la puissance de ta miséricorde
    les accompagne partout et les défende
    des embûches et des lacets que le diable
    tend continuellement aux âmes des prêtres.

    Que la puissance de ta miséricorde,
    ô Seigneur, brise et anéantisse
    tout ce qui peut obscurcir la sainteté des prêtres,
    puisque Tu peux tout.

    Mon Jésus très aimé,
    je te prie pour le triomphe de l’Église,
    pour que Tu bénisses le Saint Père et tout le clergé ;
    pour obtenir la grâce de la conversion
    des pécheurs endurcis dans le péché ;
    pour une bénédiction et une lumière spéciales,
    je t’en prie, Jésus, pour les prêtres
    auprès de qui je me confesserai au cours de la vie
    Amen.

    Sainte Faustine
  • J.-S. Bach : Concerto Brandebourgeois III (en sol majeur) BWV 1048

    Freiburger Barockorchester - Gottfried von der Goltz

  • Méditation - Dieu seul suffit

    « I. Grand Dieu, Père des lumières, principe de sagesse et de bonté, faites-moi la grâce de connaître ce qui vous est le plus agréable, de l'estimer avec plaisir, de le souhaiter avec ardeur, de le rechercher avec soin, et de l'accomplir avec amour.

    II. Etre immuable, affermissez mon cœur contre les secousses violentes des passions, de telle sorte que ni l'affliction, ni le plaisir ne le puissent ébranler de son assiette ; remplissez-le, et environnez-le de vous-même, de manière que non seulement il n'y ait point en lui de vide pour la créature, mais que rien même ne puisse passer jusqu'à lui, que par vous, c'est-à-dire qu'il n'aime rien, que par rapport à vous, et selon vous.

    III. Faites, mon Sauveur, que rien ne soit capable de me contenter, que ce qui certainement me conduit à vous ; que rien ne soit capable de me causer de la douleur, que ce qui malheureusement me sépare de vous ; et que je ne reconnaisse pour principe de mes actions, et pour règle de ma conduite, que le seul désir de vous plaire, ou la seule crainte de vous être désagréable.

    IV. Détachez-moi, mon Dieu, de tout ce qui ne contribue pas immédiatement à mon salut, et me rendez ennuyeuses et importunes toutes les joies et toutes les satisfactions qui m'arriveront sur la terre, et qui ne procèderont point de vous, ou qui ne se termineront point à vous ; afin que je ne goûte point d'autre plaisir que celui qui se trouve dans l'accomplissement de votre volonté.

    V. Disposez, Seigneur, en Souverain, de tout ce qui me regarde, et ne m'abandonnez point à moi-même ; réglez mes actions, et déterminez-moi à ce que je dois faire, par vos inspirations, et par les conseils des personnes qui me conduisent, afin qu'en tout soumis à vos ordres, et soutenu par la force de votre bras, je puisse dignement m'acquitter pour votre gloire, pour mon salut, et pour l'édification de mon prochain, de la charge que vous m'avez imposée, et de l'état où il vous a plu m'appeler.

    VI. Donnez-moi, Seigneur, un cœur docile, et qui reçoive facilement toutes les impressions de votre grâce ; qu'il soit pour elle comme de la cire molle à l'égard du cachet, mais qu'il ne laisse rien effacer des traits qu'elle lui aura une fois imprimés ; rendez ce même cœur flexible à tous vos mouvements, ne permettez pas qu'il regimbe contre l'aiguillon ; et si je suis jamais assez malheureux pour m'échapper et me dérober à votre conduite, faites-moi la grâce que je revienne de mon égarement.

    VII. Conservez-moi, Seigneur, une santé saine de corps et d'esprit. Délivrez-moi du poids des richesses, et de l'incommodité de la pauvreté, me donnant seulement ce que vous avez voulu qui fut nécessaire à la condition où vous m'avez mis ; surtout, Seigneur, que j'aie une application continuelle à vous aimer et à vous servir, une sagesse éclairée pour vous rechercher, une persévérance fidèle pour vous attendre, et une confiance assurée de vous trouver un jour dans le Ciel, après avoir exécuté vos lois sur la terre.

    VIII. Octroyez-moi, grand Dieu, par votre bonté ordinaire et continuelle, les dons spirituels d'obéissance sans contradiction, de pauvreté sans répugnance, de chasteté sans corruption, de patience sans murmure, d'humilité sans feinte, de gaîté sans dissolution, de tristesse sans abattement, de parfaite crainte de vous, mon Dieu, sans désespoir, de sincérité en mes paroles sans ambiguïté, et la grâce de faire toujours le bien sans vanité ni dissimulation, exerçant la charité due à mon prochain, et l'édifiant par mes paroles et par le bon exemple.

    IX. Et surtout, mon Dieu, élevez mes pensées, et toutes les facultés de mon âme vers vous, et faites qu'ayant sans cesse devant les yeux les travaux, les peines et les douleurs cruelles que votre amour infini vous a fait souffrir, pour me racheter de la mort éternelle, je puisse être excité par ce vif et continuel souvenir, à m'attacher inséparablement à vous, et à faire votre divine volonté, à reconnaître l'énormité de mes péchés, et à les avoir en une telle horreur, que j'en fasse une salutaire pénitence, et que je forme une ferme résolution de m'en corriger.

    X. Enfin, mon Dieu, accordez-moi la grâce de faire un saint usage des biens temporels que vous m'avez départis ; fournissez-moi, mon Dieu, les occasions de les employer de telle sorte pour votre service et pour votre gloire, qu'ils me servent de moyens pour parvenir à l'éternelle félicité dont jouissent et jouiront vos Élus dans la durée des siècles. Ainsi soit-il. »

    V.C.P., Exercice spirituel contenant la manière d'employer toutes les heures du jour au Service de Dieu, Prière contenant dix demandes particulières, dont chacun peut se servir selon sa condition, A Paris, Chez Théodore de Hansy, 1760.

    NB : Sans que cela ait pu être vérifié, le pseud. V. C. P. désigne peut-être Louis Cousin (1627-1707) pour l'initiale "C" et Paul Pellisson-Fontanier (1624-1693), pour l'initiale "P". Par ailleurs, ces deux auteurs sont explicitement mentionnés comme ayant révisé l'édition de ce texte, ainsi que l'indique l'avis au lecteur de l'éd. de Paris, Jacques Collombat, 1719-1720. (Source : data.bnf.fr)

    louange_enfant_6a.jpg

    (Crédit photo)

  • Audience générale de ce mercredi 21 juin 2017

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 21 juin 2017, place Saint-Pierre, son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne. Lors de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur notre vocation à la sainteté, pour rejoindre cette longue suite de « témoins et compagnons de l’espérance ».

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français

    « Frères et sœurs, au jour de notre baptême, nous avons été confiés à l’intercession des saints, ces frères et sœurs "aînés", que la Lettre aux Hébreux nous présente comme une « multitude de témoins ». Leur existence nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible. Avec eux, nous ne sommes pas seuls. A chaque instant de notre vie, la main de Dieu nous protège et la présence discrète de cette multitude de frères qui nous ont précédés nous accompagne. Ainsi, les chrétiens, dans leur combat contre le mal, ne désespèrent pas ! L’intercession des saints est aussi invoquée dans la liturgie du mariage comme dans celle de l’ordination, afin de rappeler à ceux qui s’engagent pour la vie que la grâce de Dieu ne leur fera pas défaut. Fragiles sont nos forces, mais puissant est le mystère de la grâce à l’œuvre dans la vie des chrétiens. Alors, que le Seigneur nous donne l’espérance d’être saints. Car notre monde a besoin de personnes qui renoncent à toute domination et qui aspirent à la charité et à la fraternité, pour garder l’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins et les fidèles de langue française, venus de France et de Suisse. Par l’intercession de tous les saints, que le Seigneur nous accorde la grâce de croire profondément en Lui pour devenir image du Christ pour ce monde ! Et que la compagnie des saints nous aide à reconnaître que Dieu ne nous abandonne jamais, pour témoigner en ce monde de l’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • 19h00, Place Saint-Jean de Latran : Messe célébrée par le Pape François

    suivie de la procession à Sainte-Marie-Majeure et de la bénédiction eucharistique

     

     

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 18 juin 2017

    En cette journée où nous célébrons le Corpus Domini, le sacrement du Corps et du Sang du Christ, le Pape François lors de l’Angélus, de ce dimanche 18 juin 2017, a insisté sur « la beauté de l’Eucharistie » instituée par Jésus lors de la dernière Cène, « mystère central de la foi ». Prenant appui sur le passage de l’Évangile du jour selon Saint Jean lorsque Jésus disait à la foule : “Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel”, le Saint-Père a invité les fidèles à « s’abandonner à Jésus avec confiance et à se laisser conduire par Lui ».

    « Qui se nourrit de l’Eucharistie demeure en Jésus et vit par Lui. Assimiler Jésus signifie être en Lui ». Le Pape rappelle que dans l’Eucharistie « le Christ s’offre lui-même comme force spirituelle pour nous aider à mettre en pratique son commandement » d’amour, « construisant des communautés accueillantes et ouvertes à tous en particulier aux plus fragiles et pauvres ».

    Dans l’Eucharistie, souligne le Saint-Père, « Jésus est à nos côtés, pèlerins dans l’Histoire pour alimenter en nous la foi, l’espérance et la charité ; pour nous réconforter dans les épreuves et nous soutenir dans l’engagement en faveur de la justice et la paix ». Et cette « présence solidaire du Fils de Dieu est partout : dans les villes et dans les campagnes, au Nord et au Sud du monde, dans les pays de tradition chrétienne et dans ceux de première évangélisation ». Une exhortation du Pape à « accueillir Jésus à la place de notre propre moi » afin que « l’amour gratuit reçu du Christ dans la communion eucharistique (…) alimente notre amour pour Dieu » et pour notre prochain.

    Au terme le de l’Angélus, le Pape a rappelé qu’il présidera ce dimanche soir, en la solennité de la Fête-Dieu, une Messe sur le parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran, suivie d’une procession jusqu’à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Saint-Père a invité tous les fidèles à y participer, « même spirituellement » aidés « par la radio et la télévision ». « Je pense en particulier, a-t-il dit, aux communautés de cloitrées, aux personnes malades et aux prisonniers ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Felix Mendelssohn (1809-1847) : "Lauda Sion" Op. 73

    Würzburger Madrigalchor, Kammerorchester Bad Kissingen
    Leitung : KMD Jörg Wöltche

  • Méditation - Aimons le Très Saint Sacrement avec passion !

    « Une âme qui aime ainsi, n'a qu'une puissance, qu'une vie : Notre-Seigneur au Très Saint Sacrement. - Il est là !... Elle vit sous le coup de cette pensée. - Il est là !... Il y a correspondance alors, il y a société de vie.
    Ah ! pourquoi donc ne pas en arriver là ? On retourne à plus de dix-huit siècles en arrière pour chercher des exemples de vertu dans la vie mortelle de Notre-Seigneur !
    Mais Notre-Seigneur pourrait nous dire : « Vous m'avez aimé au Calvaire, parce que j'y efface vos péchés ; vous m'avez aimé à la Crèche, parce que j'y suis doux et aimable ; pourquoi donc ne m'avez-vous pas aimé au Saint Sacrement, où je suis toujours avec vous ? Vous n'aviez qu'à venir. J'étais là, à côté de vous ! »
    Ah ! Au jugement, ce ne sont pas tant nos péchés qui nous effraieront et qui nous seront le plus reprochés ; ils sont pardonnés sans retour. Mais Notre-Seigneur nous reprochera son amour.
    Vous m'avez aimé moins que les créatures ! Vous n'avez pas fait de moi le bonheur de votre vie ! Vous m'avez aimé juste assez pour ne pas m'offenser mortellement ; pas assez pour vivre de moi !

    Mais nous pourrions dire : Sommes-nous donc obligés d'aimer ainsi ?
    Je sais bien que le précepte d'aimer ainsi n'est pas écrit ; il n'y en a pas besoin ! Rien ne le dit, tout le crie : la loi en est dans notre cœur.
    Oui, ce qui m'effraie, c'est que les chrétiens penseront volontiers et sérieusement à tous les mystères, se dévoueront au culte de quelque saint : et à Notre-Seigneur au Très Saint Sacrement, non !
    Mais pourquoi, pourquoi ? Ah ! c'est qu'on ne peut regarder attentivement le Très Saint Sacrement sans dire : Il faut que je l'aime, que j'aille le visiter ; je ne puis le laisser seul ; il m'aime trop !
    Pour le reste, c'est loin, c'est de l'histoire : ça ne prend pas ainsi le cœur ; on admire surtout ; mais ici, il faut se donner, il faut demeurer, il faut vivre en Notre-Seigneur !
    L'Eucharistie est la plus noble aspiration de notre cœur : aimons-la donc avec passion !

    On dit : Mais c'est de l'exagération, tout cela.
    Mais l'amour n'est que de l'exagération ! Exagérer, c'est dépasser la loi ; eh bien ! l'amour doit exagérer !
    L'amour que nous témoigne Notre-Seigneur en demeurant avec nous sans honneurs, sans serviteurs, n'est-il pas exagéré aussi ?
    Celui qui ne veut s'en tenir qu'à ce qu'il doit absolument, n'aime pas. - On n'aime que lorsqu'on sent en soi la passion de l'amour.
    Et vous aurez la passion de l'Eucharistie quand Notre-Seigneur au Très Saint Sacrement sera votre pensée habituelle ; quand votre bonheur sera de venir à ses pieds ; votre désir constant, de lui faire plaisir.

    Allons ! entrons en Notre-Seigneur ! Aimons-le un peu pour lui ; sachons nous oublier et nous donner à ce bon Sauveur ! Immolons-nous donc un peu ! Voyez ces cierges, cette lampe, qui se consument sans rien laisser, sans rien se réserver.
    Pourquoi ne serions-nous pas, pour Notre-Seigneur, un holocauste dont il ne resterait rien ?
    Non, ne vivons plus : que Jésus-Hostie vive seul en nous ! Il nous aime tant ! »

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Première Série, La Présence réelle (Aimons le Très Saint Sacrement, V), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1928 (seizième édition).

    hostie_16a.jpg

    (Crédit photo)

  • Dimanche 18 juin 2017

    Deuxième Dimanche après la Pentecôte
     
    En France :

     

    Séquence "Lauda Sion"

     
    Abbaye bénédictine de Clervaux, Luxembourg
     
    Lauda, Sion, Salvatórem, lauda ducem et pastórem in hymnis et cánticis.
    Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur, par des hymnes et des cantiques.

    Quantum potes, tantum aude : quia maior omni laude, nec laudáre súffícis.
    Autant que tu le peux, ose le chanter, car il dépasse toute louange, et tu ne suffis pas à le louer.

    Laudis thema speciális, panis vivus et vitális hódie propónitur.
    Le sujet spécial de louange, c’est le pain vivant et vivifiant, qui nous est proposé aujourd’hui.

    Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodénæ datum non ambígitur.
    Le pain qu’au repas de la sainte Cène, aux douze, ses frères, Jésus donna réellement.

    Sit laus plena, sit sonóra, sit iucúnda, sit decóra mentis iubilátio.
    Que la louange soit pleine et vivante ; qu’elle soit joyeuse et magnifique, la jubilation de l’âme.

    Dies enim sollémnis agitur, in qua mensæ prima recólitur huius institútio.
    Car c’est aujourd’hui la solennité, qui rappelle la première institution de la Cène.

    In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis Phase vetus términat.
    A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque antique.

    Vetustátem nóvitas, umbram fugat véritas, noctem lux elíminat.
    Au rite ancien succède le nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.

    Quod in cœna Christus gessit, faciéndum hoc expréssit in sui memóriam.
    Ce que le Christ accomplit à la Cène, il a ordonné de le faire en mémoire de lui.

    Docti sacris institútis, panem, vinum in salútis consecrámus hóstiam.
    Instruits par ses ordres saints, nous consacrons le pain et le vin en l’hostie du salut.

    Dogma datur Christiánis, quod in carnem transit panis et vinum in sánguinem.
    C’est une vérité proposée aux chrétiens, que le pain devient la chair et le vin le sang du Christ.

    Quod non capis, quod non vides, animosa fírmat fides, præter rerum órdinem.
    Sans comprendre et sans voir, la foi vive l’atteste contre l’ordre habituel des choses.

    Sub divérsis speciébus, signis tantum, et non rebus, latent res exímiæ.
    Sous des espèces diverses, simples apparences et non réalités, se cachent des réalités sublimes.

    Caro cibus, sanguis potus : manet tamen Christus totus sub utráque spécie.
    La chair est nourriture, le sang breuvage : cependant le Christ demeure tout entier, sous l’une et l’autre espèce.

    A suménte non concísus, non confráctus, non divísus : ínteger accípitur.
    On le reçoit sans le diviser, ni le briser, ni le rompre : il est reçu tout entier.

    Sumit unus, sumunt mille : quantum isti, tantum ille : nec sumptus consúmitur.
    Un seul le reçoit, mille le reçoivent : celui-là autant que ceux-ci : on s’en nourrit sans le consumer.

    Sumunt boni, sumunt mali sorte tamen inæquáli, vitæ vel intéritus.
    Les bons le reçoivent, les méchants aussi : mais que leur sort est différent, c’est la vie ou c’est la mort !

    Mors est malis, vita bonis : vide, paris sumptiónis quam sit dispar éxitus.
    Mort pour les méchants, vie pour les bons ; voyez combien du même festin, différente est l’issue.

    Fracto demum sacraménto, ne vacílles, sed meménto, tantum esse sub fragménto, quantum toto tégitur.
    Si l’on divise la sainte Hostie, n’hésitez pas, mais souvenez-vous qu’il est autant sous chaque parcelle que dans le tout.

    Nulla rei fit scissúra : signi tantum fit fractúra : qua nec status nec statúra signáti minúitur.
    Du Corps divin nulle brisure : seul, le signe est rompu ; ni l’état, ni la grandeur de la réalité signifiée n’est diminuée.

    Ecce panis Angelórum, factus cibus viatórum : vere panis filiórum, non mitténdus cánibus.
    Voici le Pain des Anges devenu l’aliment des hommes voyageurs : c’est vraiment le pain des enfants, qui ne doit pas être jeté aux chiens.

    In figúris præsignátur, cum Isaac immolátur : agnus paschæ deputátur : datur manna pátribus.
    D’avance il est désigné par des figures, l’immolation d’Isaac, l’Agneau pascal, la manne donnée à nos pères.

    Bone pastor, panis vere, Iesu, nostri miserére : tu nos pasce, nos tuére : tu nos bona fac vidére in terra vivéntium.
    Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous : Nourrissez-nous, gardez-nous, faites-nous jouir des vrais biens, dans la terre des vivants.

    Tu, qui cuncta scis et vales : qui nos pascis hic mortáles : tuos ibi commensáles, coherédes et sodáles fac sanctórum cívium. Amen. Allelúia.
    Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez en cette vie mortelle : faites de nous là-haut les commensaux, les cohéritiers et les compagnons des saints du ciel, ainsi soit-il. Alléluia.
  • Nouveaux décrets de reconnaissance des vertus héroiques

    Le Pape François a reçu en audience vendredi 16 juin le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints. Le Saint-Père a autorisé des décrets reconnaissant les vertus héroïques de six personnes, qui sont donc déclarées vénérables. Le Pape a aussi reconnu le martyre de Teresio Olivelli, un laïc tué le 17 janvier 1945, fait prisonnier par les allemands, dont les vertus héroïques avaient été reconnues le 16 décembre 2015.

    Parmi les six personnes dont les vertus héroïques ont été reconnues, il y a 3 évêques :

    - Antonio José De Sousa Barroso (1854-1918), évêque de Porto (Portugal).

    - José de Jesús López y González (1872-1950), évêque de Aguas Calientes (Mexique), fondateur de la Congrégation des Sœurs catholiques maîtresses du Sacré-Cœur de Jésus.

    - Agostino Ernesto Castrillo (1904-1955), évêque de San Marco Argentano-Bisignano (Italie), de l’ordre des frères mineurs.

    Le Pape François a aussi autorisé ces décrets pour :

    decrets,pape,vertus heroiques,venerables,eveques

    - Giacomo da Balduina (Beniamino Filon, 1900-1948), prêtre italien, de l’Ordre des Frères mineurs capucins.

    - Maria degli Angeli (Giuseppa Operti, 1871-1949), carmélite italienne, fondatrice des Sœurs carmélites de Santa Teresa de Turin.

    - Humilde Patlán Sánchez (Maria, 1895-1970), religieuse mexicaine, profès des Sœurs franciscaines de l’Immaculé Conception.

    D'après Radio Vatican.

  • Le diocèse de Luçon va renouveler sa consécration au Sacré Cœur de Jésus

    Le vendredi 23 juin, dans le cadre l’année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, Mgr Castet renouvellera la consécration du diocèse au Cœur de Jésus, déjà accomplie en 1870. Celle du département ayant été célébrée à son tour en 1917.

    diocese,luçon,renouvellement,consécration,sacré coeur

    (Mosaïque de l'église de l'île d'Olonne)

    Dans le cadre de l’année jubilaire, le 23 juin prochain, fête du Sacré-Cœur, le diocèse de Luçon vivra le renouvellement de sa consécration au Cœur de Jésus. Celle-ci avait été accomplie en 1870 par Mgr Colet. Un renouvellement qui souhaite être à la source d’un nouvel élan de vie fraternelle dans les communautés, et qui sera précédé par une catéchèse préparatoire et la venue en Vendée des reliques de Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

    Télécharger la catéchèse

    Source et tous renseignements ICI.

  • Adoro te devote

    Abbaye bénédictine de Clervaux, Luxembourg
     
    Adóro te devóte, látens Déitas,
    Quæ sub his figúris, vere látitas:
    Tibi se cor meum totum súbjicit,
    Quia, te contémplans, totum déficit.

    Visus, tactus, gustus, in te fállitur,
    Sed audítu solo tuto créditur:
    Credo quidquid díxit Dei Fílius;
    Nil hoc verbo veritátis vérius.

    In cruce latébat sola Déitas,
    At hic látet simul et humánitas:
    Ambo támen crédens átque cónfitens,
    Peto quod petívit latro pœnitens.

    Plagas, sicut Thomas, non intúeor,
    Deum támen meum te confíteor.
    Fac me tibi sémper mágis crédere,
    In te spem habére, te dilígere.

    O memoriále mortis Dómini,
    Panis vivus, vitam præstans hómini,
    Præsta meæ menti de te vívere,
    Et te illi semper dulce sápere.

    Pie pellicáne, Jesu Dómine,
    Me immúndum munda tuo sánguine,
    Cujus una stilla salvum fácere,
    Totum mundum quit ab ómni scélere.

    Jesu, quem velátum nunc aspício,
    Oro fíat illud, quod tam sítio:
    Ut, te reveláta cernens fácie,
    Visu sim beátus tuæ glóriæ. Amen.

    Je vous adore profondément, ô Dieu réellement caché sous ces apparences ; mon cœur se soumet à vous tout entier, parce que, en vous contemplant, tout entier il est anéanti.

    La vue, le toucher, et le goût sont ici en défaut ; l'ouie seule assure ma foi ; je crois tout ce qu'a dit le Fils de Dieu ; rien n'est plus vrai que la parole de la Vérité même.

    Sur la croix, la divinité seule était cachée ; ici la divinité et l'humanité se cachent également : croyant néanmoins et confessant l'une et l'autre, je vous demande, Seigneur, ce que vous demandait le larron pénitent.

    Je ne vois pas vos plaies comme Thomas les a vues ; cependant je vous reconnais pour mon Dieu ; faites que toujours de plus en plus, je crois en vous, j'espère en vous, et je vous aime.

    Ô mémorial de la mort du Seigneur, pain vivant qui donnez la vie à l'homme, donnez à mon âme de ne vivre que de vous et de trouver toujours en vous sa joie et ses délices.

    Ô Pélican plein de tendresse, Seigneur Jésus, que votre sang me purifie de mes souillures ; ce sang, dont une seule goutte suffit pour effacer tous les péchés du monde.

    Ô Jésus, que je contemple à travers un voile, je vous prie, réalisez le désir ardent de mon âme ; faites qu'un jour, vous voyant sans voile, face à face, je sois bienheureux à la vue de votre gloire. Ainsi soit-il.
  • Méditation - « Venite adoremus ! »

    « Saint Paul nous dit qu'étant à Athènes, il trouva écrit sur un autel : « Au Dieu inconnu ». Je pourrais bien, hélas ! vous dire le contraire : je vais vous annoncer un Dieu que vous n'adorez pas et que vous savez être votre Dieu. Combien de chrétiens sont embarrassés de leur temps, et qui ne daignent pas seulement venir, quelques petits moments, visiter leur Sauveur. Oh ! quelle honte pour nous ! Arrive-t-il quelque nouveauté, l'on quitte tout et l'on court. Pour notre Dieu, nous le fuyons, le temps nous dure en sa sainte présence ! Oh ! quelle différence entre les premiers fidèles et nous ! Ils passaient des jours et des nuits entières dans les églises à chanter les louanges du Seigneur ou à pleurer leurs péchés ; mais aujourd'hui, ce n'est plus de même. Jésus est délaissé, abandonné » dans le Sacrement de son amour (1). Méditons quelques-uns des motifs que nous avons de le visiter.

    « Si nous aimions bien le bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants » auprès de lui « pour l'adorer et tenir compagnie à un si bon ami (2). »

    « Il est là dans le tabernacle... que fait-il, ce bon Jésus, dans le Sacrement de son amour ? Il nous aime. »

    « Si vous passez devant une église, entrez-y donc pour le saluer : pourrait-on passer à la porte d'un ami sans lui dire bonjour ? Et Notre-Seigneur est un ami qui nous a fait tant de bien ! Ce serait être ingrat que de ne pas lui faire visite (3). »

    « Venez lui témoigner votre amour. Il vous dira : Mon fils, donne-moi ton cœur. » Oh ! ouvrez alors le vôtre, dilatez-le, rendez-lui amour pour amour (4)

    « Il est là, dans le Sacrement de son amour, qui soupire et intercède auprès du Père pour les pécheurs et il demande qu'on le prie pour leur conversion. Il est si bon qu'il sort de son Cœur une transpiration d'amour et de miséricorde pour noyer les péchés du monde (5). »

    « Oh ! combien un petit quart d'heure que nous dérobons à nos occupations, à quelques inutilités, pour venir le consoler, lui est agréable ! Lorsqu'il voit venir avec empressement les âmes pures, il leur sourit. Elles viennent avec cette simplicité qui lui plaît tant, lui demander pardon des insultes de tant d'ingrats... (6) Venons donc, nous aussi, compatir à ses douleurs ! Ceux qui auront, à cause de lui, répandu des larmes sur la terre, se réjouiront dans le Ciel (7). »

    1. Sermons, II, 131. - 2. Id., 137, 138. - 3. Catherine, 42. - 4. Instruct. de onze heures, 73. - 5. Esprit, 128. - 6. Esprit, 128, 130. - 7. Instruct. de onze heures, 74.

    St Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, in Mgr H. Convert "Méditations Eucharistiques extraites des Écrits et des Catéchismes de Saint Jean-Marie Vianney" (XXe Méditation, extraits), Emmanuel Vitte, Lyon - Paris, 1921.

    tabernacle_veilleuse_1a.jpg

  • Pas de célébration à Rome en ce jeudi de la Fête-Dieu

    « Que fêtons-nous, aujourd’hui ? Le nom le dit : Festum Sanctissimi Corporis Christi — la fête du Très Saint Corps de Jésus-Christ. C’est donc la fête du Corps du Christ dans l’Eucharistie ou, plus précisément, la fête de l’institution de l’Eucharistie, ce qu’indique bien notre désignation française : la fête du Saint-Sacrement. Cette fête est, en même temps, un hommage au Christ qui, par l’institution de l’Eucharistie, a fait à son Église le plus grand présent. A vrai dire, le jour de l’institution de l’Eucharistie est le Jeudi-Saint. Mais le souvenir de la Passion du Christ ne permet pas une joie festive ce jour-là. C’est pourquoi une fête spéciale du Saint-Sacrement nous permet de célébrer l’aspect joyeux du Jeudi-Saint. On a choisi, pour cette célébration, le jeudi qui suit la conclusion du cycle pascal. »

    Dom Pius Parsch (1884-1954), Le Guide dans l’année liturgique, Salvator - Casterman, 1936.

    C'est ainsi que le jeudi de la Fête-Dieu à Rome, était traditionnellement célébrée la Messe du "Corpus Domini", suivie de la procession et de l'adoration du Saint-Sacrement, en présence du Souverain Pontife.

    Cette année, le Pape François en a décidé autrement. Pour la première fois depuis le XVe siècle, la Messe et la procession auront lieu le dimanche 18 juin, à partir de 19h.

    Tournant le dos à la Tradition de toute l’Église.

    « Avoir normalisé sa célébration avec le calendrier de toutes les autres Églises particulières (1) est l’occasion de renforcer la participation des fidèles à cet acte public et solennel d’adoration de la Sainte Eucharistie par toute l’Église de Rome », a expliqué le cardinal Vallini dans une lettre datée du 1er mai, adressée à l’ensemble du clergé et des fidèles du diocèse, et publiée sur le site Internet diocésain. Il invite en conséquence les paroisses à ne pas organiser de processions ou à célébrer la messe à cette heure-là.

    (1) : en France, comme en Italie depuis 1977, la solennité - et non la fête - du Très Saint-Sacrement est célébrée le dimanche suivant. [ndlr]