02 octobre 2014

Franz Liszt (1811-1886) : Dante Symphonie (S.109), Magnificat

Orchestre Philharmonique de Berlin - Dir. Barenboim

Méditation : les saints Anges gardiens

« ... Il existe un monde invisible formé d'êtres spirituels. Parmi eux, les Anges gardiens ont choisi Dieu de manière définitive. Quelle sécurité pour nous de savoir que ces amis ne nous abandonnent jamais !
Pie XII nous dit : "la familiarité avec les Anges donne un sentiment de sécurité. Nos compagnons invisibles nous communiquent quelque chose de la paix qu'ils puisent en Dieu."
Par ailleurs, saint Bernard ajoute : "C'est là un merveilleux effet de la bonté de Dieu et un des grands témoignages de son amour. Ces esprits si élevés, si heureux, si proches de Lui, si unis à Lui, c'est pour nous qu'Il leur commande de venir nous assister sur terre !"
Saint François d'Assise nous éclaire sur leur mission : "Nos bons Anges sont appelés nos Anges gardiens car ils sont chargés de nous assister de leurs inspirations, de nous défendre en périls, de nous reprendre en nos défauts et de nous inciter à poursuivre la bonté. Ils nous obtiennent par leur intercession la force et le courage. Ils portent nos prières auprès de la miséricorde de Notre Seigneur. Nous pouvons faire toutes nos actions, soit boire, manger, marcher, travailler, parler, en présence de notre Ange. Imitons notre Ange gardien dans sa douceur, son humilité, sa charité et son amour du prochain."
C'est l'évêque François d'Estaing qui remit à l'honneur dans la chrétienté catholique le culte de l'Ange gardien. Il lui consacra une chapelle dans la cathédrale de Rodez. Une messe inaugura cette dévotion le 3 juin 1526. Le concile de Reims (1853) officialise le culte des Anges gardiens et fixa leur fête au 2 octobre.
Saint Thomas nous enseigne que "dès la naissance, chaque personne humaine bénéficie de l'assistance d'un Ange, et tout au long du chemin de la vie si semé d'écueils, celui-ci est le guide éclairé et vigilant. Au terme de notre vie terrestre, il sera encore notre compagnon pour l'éternité dans le Ciel."
A nous de développer une intimité au quotidien avec notre Ange gardien. Apprenons à le connaitre, à lui parler, à écouter ses bons conseils et n'hésitons pas à le solliciter, il sera alors le plus heureux ! »

Thierry Fourchaud, Mon cher Ange gardien, Éditions La Bonne Nouvelle.
in revue de l'Association des saints Anges gardiens, n°5-2014, septembre-octobre 2014.
Spécimen gratuit sur simple demande.

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Jeudi 02 octobre 2014

Saints Anges gardiens

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Calendrier liturgique

01 octobre 2014

Manifestations du 5 Octobre à Paris et Bordeaux

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Chers amis,

Dès le mois d’octobre 2012, l’OSP de Frejus Toulon avait apporté son soutien au grand mouvement citoyen naissant, encourageant la pétition portée par le Collectif Tous pour le Mariage. Si les grandes manifestations de l’année 2013 n’ont pas pu éviter le vote de la loi Taubira, elles ont permis l’éclosion de multiples initiatives et accompagné le premier engagement politique d’une nouvelle génération.

Les conséquences de la Loi Taubira

Une nouvelle Manifestation est organisée le 5 Octobre prochain, à l’appel de La Manif pour Tous. Ce qui a fait la force de ce mouvement tient dans le fait qu’il n’est pas né de la défense d’intérêts ou d’avantages particuliers. Il s’agissait de pouvoir rappeler que le mariage repose bien sur la complémentarité homme/femme et que tout enfant ne pouvait être privé arbitrairement d’un père ou d’une mère. Il était aussi question de signaler les risques d’autorisation de Procréation Médicalement Assistée pour les couples de même sexe et du développement de la pratique des Mères porteuses.

Non à la fabrication d’orphelins par la PMA

Par deux avis rendus le 22 septembre, la Cour de cassation confirme l’idée selon laquelle la loi Taubira autorisant le mariage entre personnes de même sexe n’avait d’autre but que de permettre aux couples de même sexe d’accéder à l’enfant au moyen détourné de l’adoption. Ainsi, « le recours à la PMA à l’étranger n’est pas un obstacle à ce que l’épouse de la mère puisse adopter l’enfant ainsi conçu ». Le contournement de la loi est encouragé et on va délibérément « fabriquer » des orphelins de père vivant.

Le corps de la femme n’est pas à louer : pour l’abolition réelle de la GPA

Comment ne pas réagir vigoureusement à l’encouragement implicite de la GPA (Gestation pour Autrui) à travers la circulaire Taubira, facilitant la naturalisation d’enfants nés à l’étranger par ce moyen. C’est tolérer que le corps de la femme puisse être loué et faire l’objet d’un contrat, c’est accepter que les plus pauvres en soient réduits à cette forme d’esclavage moderne, c’est banaliser la marchandisation du corps humain. La France n’a d’ailleurs pas fait appel de sa condamnation par le CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) sur cette question. Il est urgent de mettre fin à cette pratique !

Non à l’utilisation idéologique du concept de genre à l’école

Comment enfin ne pas être préoccupé face à la volonté du gouvernement de persévérer dans son travail de déconstruction de l’école ? Sous couvert d’une action pour l’égalité garçons-filles, c’est un véritable travail idéologique expérimental qui se met en place. A l’heure où la question de l’identité sexuelle est cruciale, on préfère oublier les différences à l’aide de programmes et de supports pédagogiques discutables. Que l’école retrouve sa vocation première de transmission d’un savoir et qu’elle respecte les convictions des parents, premiers éducateurs de leurs enfants !

Pour toutes ces raisons, l’Observatoire Socio Politique du Diocèse de Frejus Toulon se réjouit de toutes les initiatives destinées à défendre et promouvoir la dignité de la personne humaine et encourage toujours ceux qui, prenant leurs responsabilités de citoyens et de chrétiens, s’engagent au service du bien commun.

Renseignements pratiques sur http://www.lamanifpourtous.fr/

P Louis-Marie GUITTON
Responsable de l'OSP
Coordinateur de « Tous pour le Mariage »

A lire : Des défis éthiques à relever : Communiqué de l’OSP sur les Manifestations du 5 Octobre à Paris et à Bordeaux.

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Audience générale de ce mercredi 1er octobre 2014

Durant l'audience générale tenue place St Pierre en présence de 35.000 personnes, le Pape François a abordé la question des charismes qui font et fécondent l'Eglise : Dès ses origines, a-t-il dit, "le Seigneur a comblé l’Église des dons de son Esprit, la rendant toujours vive et féconde... Cependant, dans la perspective chrétienne, le charisme est bien plus qu'une qualité personnelle ou une prédisposition, mais une grâce venue du Père par l'action de l'Esprit... Sa gratuité et l'amour qu'il représente mettent chaque charisme au service de la communauté... C'est au sein de la communauté que les charismes se manifestent et fleurissent...et c'est dans la communauté qu'on apprend à reconnaître ces signes de l'amour de Dieu pour tous ses enfants. Donc, chacun de nous doit se demander quel est le charisme que le Seigneur a placé en moi... Mes frères et sœurs l'ont-ils reconnu et encouragé ? Comme me comporter vis à vis de ce don, comment le vivre et le mettre au service des autres, au risque de le négliger et de le perdre finalement, ou pire qu'il devienne un source de vantardise...et me pousse à prétendre que la communauté se conforme à mon vœu. Qu'il est beau de découvrir combien de charismes le Père a doté l’Église. Cette richesse ne doit cependant pas porter à la confusion et au malaise. Elle est faite pour faire grandir la communauté dans la foi et dans l'amour comme corps du Christ. Octroyant une diversité de charismes, l'Esprit bâtit l'unité de l’Église... Donc, malheur si ces dons deviennent une source d'envie, de division et de jalousie, comme avertissait Paul dans son épître aux Corinthiens... Si chaque charisme est important aux yeux de Dieu, personne n'est indispensable. Cela montre que dans la communauté nous avons besoin l'un de l'autre et que tout don reçu s'épanouit lorsqu'il est partagé. Telle est l’Église qui, lorsqu'elle s'exprime en communion dans la variété de ses charismes ne peut se tromper. C'est la beauté de ce surnaturel Sensus Fidei...donné par l'Esprit qui permet à chacun d'entrer au cœur de l’Évangile et de suivre Jésus chaque jour de notre vie". Évoquant pour finir la fête de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, morte à l'âge de vingt-quatre ans, le Pape François a rappelé qu'elle désirait posséder tous les charismes. Voulant devenir missionnaire, elle découvrit dans la prière que son charisme dans l’Église serait l'amour. Ce charisme, a-t-il conclu, "nous l'avons tous. Demandons donc à la Petite Thérèse d'avoir sa capacité d'aimer fortement l’Église...et d'accepter chaque charisme avec l'amour dont sont capables ses enfants. Aimons notre sainte Mère".

Avant de se rendre Place St Pierre, le Pape a salué Salle Paul VI le pèlerinage des Sœurs apostoliques de la charité, qui se consacrent aux handicapés, saluant le charisme qui les place au service des plus vulnérables. Rappelant que l’œuvre de leur fondateur, le bienheureux Luigi Monza, avait été soutenu par le futur Paul VI alors Archevêque de Milan, il a recommandé aux religieuses d'être un exemple pour les familles et pour les responsables publics. Après sa catéchèse, le Saint-Père a invité les pèlerins allemands et polonais de méditer en octobre les mystères du Rosaire tout en accompagnant les travaux synodaux. S'adressant ensuite à l'association portugaise des entrepreneurs chrétiens, il a encouragé ses membres à continuer d'agir dans la société sous la conduite de l'Esprit. Et aux pèlerins croates de rester fidèles à leur baptême en suivant l'exemple des saints et des martyrs. Enfin, à l'attention des fidèles de la Prélature de l'Opus Dei venus rendre grâce pour la béatification d'Alvaro del Portillo. Puisse le nouveau bienheureux, a-t-il dit, intercéder et vous aider à "répondre généreusement à l'appel à la sainteté dans la vie de tous les jours, pour le service de l’Église et du monde".

Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 1.10.14).

Résumé en français :

« Frères et sœurs, l’Église est Une dans la diversité des charismes. Un charisme est bien plus qu’une qualité, un talent naturel dont on peut être doté. Il est une grâce de l’Esprit, un don de Dieu, qui est fait à l’un ou l’autre, pour qu’il le mette au service de toute la communauté, pour le bien de tous. Loin d’être un motif d’orgueil, il doit être vécu avec générosité et désintéressement. On ne peut soi même se déclarer pourvu d’un charisme ; car celui-ci doit être reconnu au sein de la communauté, comme signe de l’amour de Dieu pour ses enfants. Tous les charismes sont des dons de l’Esprit, et leur diversité ne doit pas être une cause de division, mais d’émerveillement ; ils doivent pouvoir grandir ensemble harmonieusement dans la foi et l’amour, car nous avons tous besoin les uns des autres. »

« Soyez les bienvenus, chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de France, de Belgique, du Cameroun et de Côte d’Ivoire.
Je demande à Dieu que vous puissiez reconnaître tous les charismes que le Saint Esprit suscite dans vos communautés, et que vous sachiez les accueillir mutuellement et les faire grandir dans l’amour fraternel.
Bon pèlerinage, et que Dieu vous bénisse ! »

Source : site internet du Vatican.

Texte intégral traduit en français sur Zenit.org

Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

Le Cardinal Baldisseri appelle à la sérénité avant le Synode

Dimanche prochain à 10 heures, le Pape François donnera le coup d’envoi de l’Assemblée extraordinaire du Synode des évêques sur les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Le Saint-Père concélébrera la Messe inaugurale dans la basilique Saint-Pierre, avec les participants au Synode. Cette troisième assemblée générale extraordinaire se propose de « chercher la vérité », souligne le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des évêques.

« Nous parlerons de la famille sans craintes ni soupçons », assure le Cardinal Baldisseri, y compris sur les questions sensibles telles que la communion aux divorcés remariés, mais pas seulement. Depuis l’envoi d’un questionnaire fin 2013 aux Églises du monde entier, les débats et les réflexions se sont multipliés sur le thème du Synode, révélant des attentes, des différences ainsi que des divergences. Les polémiques n’ont pas manqué ; elles ont été amplifiées par les médias créant un climat électrique qui a du mal à s’apaiser.

Chacun est libre de s'exprimer pour rechercher la vérité

Interrogé par l’agence de presse des évêques italiens, SIR, le Cardinal Baldisseri invite à la « sérénité, au calme, à la pondération ». Et s’il regrette que certains prélats aient prêté le flanc aux controverses, il juge positif que chacun puisse exprimer son point de vue, à condition de se comporter avec civilité et de manière constructive. Le Cardinal Baldisseri espère que les nombreux commentaires et prises de position qui s’expriment à l’approche de l’ouverture du Synode ne sèmeront pas la confusion. L’enseignement de l’Église sur le mariage et la famille est affirmé et décrit dans les documents officiels du magistère, tient-il à clarifier. D’un autre côté, la miséricorde et le pardon occupent une place centrale dans la doctrine de l’Église.

Le Pape François souhaite que la discussion soit « ouverte » pendant les travaux, que chacun se sente libre de s’exprimer, non pas pour « faire valoir son point de vue » mais pour contribuer à la « recherche de la vérité ». La vérité n’est pas un concept abstrait, fruit de la spéculation philosophique ou théologique ; c’est la personne du Christ, et c’est de là qu’il faut partir. Certaines situations attendent des réponses comme la polygamie, les mariages arrangés, les mariages mixtes, les multiples pauvretés qui favorisent les séparations, les échecs et les divorces. Le vrai défi, selon le secrétaire général du Synode, est de trouver les mots pour transmettre aux jeunes la beauté de l’Évangile de la famille. La foi s’incarne dans des personnes concrètes ; l’Église et les agents pastoraux doivent la mettre dans son intégralité à la portée des gens, avec simplicité et honnêteté. L’assemblée ne s’achèvera pas le 19 octobre mais suite à une décision sans précédent, il y aura d’autres étapes. Car la synodalité, explique le Cardinal Baldisseri, ne sert pas à accélérer les décisions mais à les faire mûrir. Le Synode est une assemblée d’évêques, mais il se meut avec la participation de toute l’Église.

Des sessions thématiques

En ce qui concerne la méthodologie, le Secrétaire général du Synode a indiqué que les sessions seraient thématiques. Les participants ont donc été invités à envoyer à l’avance le texte de leurs interventions pour pouvoir les répartir en fonction des thèmes choisis. A chaque session, un des treize couples venus des cinq continents dont des zones de guerre, offrira son témoignage. La journée s’achèvera par une heure de discussion libre. Les journalistes seront informés par des points de presse et par twitter ainsi que par leurs rencontres avec les pères synodaux. En revanche, contrairement aux synode précédent, les résumés des interventions ne seront pas distribués à la presse. Le Synode s’achèvera par la publication d’un message au peuple de Dieu et d’un document synodal approuvé par l’assemblée. Ce document, qui remplace les propositions, sera remis au Pape. Il servira de base à l’Instrumentum laboris, le document de travail du Synode de 2015.

Source : Radio Vatican (A partir d’un entretien réalisé par l’agence italienne SIR).

J.-S. Bach : Cantate BWV 140 "Wachet auf, ruft uns die Stimme" (1731)

Tölzer Knabenchor - Gerhard Schmidt-Gaden & Concentus musicus Wien - Dir. Nikolaus Harnoncourt
Voix soprano : Alan Bergius

Méditation : "Qu'elle est donc grande la puissance de la Prière !"

« Qu'elle est donc grande la puissance de la Prière ! on dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu'elle demande. Il n'est point nécessaire pour être exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance ; s'il en était ainsi... hélas ! que je serais à plaindre !... En dehors de l'Office Divin que [je] suis bien indigne de réciter, je n'ai pas le courage de m'astreindre à chercher dans les livres de belles (italiques) prières, cela me fait mal à la tête, il y en a tant !... et puis elles sont toutes plus belles les unes que les autres... Je ne saurais les réciter toutes et ne sachant laquelle choisir, je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours Il me comprend... Pour moi la prière, c'est un élan du cœur, c'est un simple regard jeté vers le Ciel, c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l'épreuve comme au sein de la joie ; enfin c'est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l'âme et m'unit à Jésus.

Je ne voudrais pas cependant, ma Mère bien-aimée, que vous croyiez que les prières faites en commun au chœur, ou dans les ermitages, je les récite sans dévotion. Au contraire j'aime beaucoup les prières communes car Jésus a promis de se trouver au milieu de ceux qui s'assemblent en son nom, je sens alors que la ferveur de mes sœurs supplée à la mienne, mais toute seule (j'ai honte de l'avouer) la récitation du chapelet me coûte plus que de mettre un instrument de pénitence... Je sens que je le dis mal, j'ai beau m'efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n'arrive pas à fixer mon esprit... Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m'étonnait, car j'aime tant la Sainte Vierge qu'il devrait m'être facile de faire en son honneur des prières qui lui soient agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu'elle s'en contente. »

Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Manuscrit C (25 r°/v°), in "Œuvres complètes", cerf/DDB, Paris, 1996.

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Vierge au sourire

« Entre les diverses formules et manières d’honorer la divine Marie, il en est qu’il faut préférer, puisque nous savons qu’elles sont plus puissantes et plus agréables à notre Mère ; et c’est pourquoi Nous Nous plaisons à désigner en particulier et à recommander tout spécialement le Rosaire. Le langage vulgaire a donné le nom de couronne à cette manière de prier, parce qu’elle rappelle, en les réunissant par les plus heureux liens, les grands mystères de Jésus et de Marie, leurs joies, leurs douleurs et leurs triomphes. Le souvenir de la pieuse contemplation de ces augustes mystères, médités dans leur ordre, peut procurer aux fidèles un admirable secours, aussi bien pour alimenter leur foi et la protéger contre la contagion des erreurs que pour relever et entretenir la vigueur de leur âme. En effet, la pensée et la mémoire de celui qui prie de la sorte, éclairées par la foi, sont entraînées vers ces mystères avec l’ardeur la plus suave ; elles s’y absorbent et les pénètrent, et ne peuvent assez admirer l’oeuvre inénarrable de la Rédemption des hommes, accomplie à un prix si élevé et par une succession de si grands événements. »

Léon XIII, Encyclique Octobrimense (22 septembre 1891).

Intentions de prière du Pape pour le mois d'octobre

Générale (Universelle) :
"Pour que le Seigneur accorde la paix aux régions du monde les plus atteintes par la guerre et la violence."

Missionnaire (Pour l'évangélisation) :
"Pour que la Journée missionnaire mondiale réveille en chaque chrétien la passion et le zèle nécessaires pour porter l’Évangile au monde entier."

Source : Apostolat de la Prière.

Mercredi 1er octobre 2014

Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, carmélite, docteur de l’Église

Au calendrier traditionnel : Mémoire de St Rémi, évêque et confesseur
(En France : Messe propre)

Calendrier liturgique

30 septembre 2014

André Ernest Modeste Grétry (1741-1813) : Grand Motet "Confitebor Domine"

Méditation : "prier sans cesse"

« Quoique l'Apôtre nous ordonne de prier sans cesse, quoique le sommeil lui-même soit pour les saints une sorte d'oraison, nous devons néanmoins partager en différentes heures le temps destiné à la prière, afin que s'il arrive que nous soyons retenus par quelque ouvrage, le temps lui-même nous rappelle un devoir à remplir. Qu'il faille prier à la troisième heure, à la sixième, à la neuvième, le matin et le soir, il n'est personne qui ne le sache. On ne doit point prendre de nourriture sans avoir prié d'abord, ni sortir de table, sans rendre des actions de grâces au Créateur. La nuit, il faut se lever deux ou trois fois, et repasser dans sa mémoire les endroits des Écritures que l'on sait par cœur. Au sortir de notre demeure, que la prière nous serve d'armure ; lorsque nous sommes revenus de la place publique, prions encore avant de nous asseoir, et que le corps ne se repose pas, avant que l’âme ait pris sa nourriture. À chaque action, à chaque démarche, que notre main retrace sur notre corps la croix du Seigneur. Ne parlez mal de personne, et ne tendez point de piège au fils de votre mère. Qui êtes-vous donc, vous, pour condamner ainsi le serviteur d'autrui ? S'il tombe, ou s'il demeure ferme, cela regarde son maître ; mais il demeurera ferme, parce que Dieu est tout puissant pour le soutenir. (1). Quand vous jeûnerez deux jours, trois jours, n'allez pas vous croire meilleur que ceux qui ne jeûnent point. Vous jeûnez, mais vous êtes emporté ; celui-ci ne jeûne pas, et peut-être qu'il est doux. Les peines de votre âme et la faim de votre corps, vous les digérez, pour ainsi dise, parmi les plaintes et les murmures ; celui-ci, plus modéré dans sa nourriture, rend grâces à Dieu. De là vient que le prophète Isaïe crie sans cesse : Je n'ai point choisi un tel jeûne (2) dit le Seigneur. Et encore : En vos jours de jeûne, vous suivez vos caprices, et vous fatiguez tous ceux qui sont sous votre domination.Vous jeûnez parmi les procès et les querelles ; vous frappez les petits avec une violence impitoyable. (3). Pourquoi jeûnez-vous pour moi ? Quel jeûne peut faire celui qui nourrit des sentiments de colère, je ne dis pas jusqu'à la nuit, mais durant des mois entiers ? Attentive à vous-même, ne vous glorifiez pas dans la chute des autres, mais glorifiez-vous dans vos œuvres. »

1. Rom 14, 4. - 2. Is 58, 5 - 3. Ibid. 3, 4

St Jérôme, extrait de la Lettre XVIII à Eustochium, in "Lettres de Saint Jérôme", Trad. J.-F. Grégoire et F.-B. Collombet, Tome premier, Librairie catholique de Perisse Frères, Lyon - Paris, 1837 (pp.229-233).
Disponible en libre accès sur internet ici (pdf) et ici (copie html).

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