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fils de dieu

  • Méditation : Vigile de Noël

    « Vigile de Noël !... C'est demain Noël, le doux Noël !... Demain les Anges, émus à l'excès, chanteront la Gloire à Dieu dans les hauteurs des cieux ; et la Paix, promise à toute bonne volonté, planera victorieuse sur le monde que vient consacrer le très pieux avènement de Jésus-Christ, le Fils de Dieu (1).
    [...]
    Il règnera, ce Roi pacifique, que la création salue et magnifie, et dont la terre entière désire contempler le Visage (2). Ce premier pas sur le sol des pécheurs est décisif ; Noël prélude à la Pâque, un Dieu s'incarne pour nous racheter et nous ressusciter avec Lui.

    Seigneur Jésus, nous exultons en cette joie de la douce attente. Permettez donc que nous, qui vous accueillons ainsi joyeux, nous puissions, en sécurité, vous regarder en paix, au jour du jugement (3).

    Et le voilà qui vient. C'est le Seigneur à qui appartiennent l'univers et sa plénitude, à qui sont tous ceux qui l'habitent. C'est Lui qui trône sur les Chérubins étincelants et dont les nuages sont la poussière que foulent ses pieds de Dieu (4).

    Sanctifions-nous et soyons prêts.

    Je vous redis une dernière fois, Seigneur, venez, venez ; car mon âme, éprise et impatiente, vous attend. Venez lui révéler votre Gloire ; permettez à ma chair de s'abîmer enfin dans la contemplation du Salut de mon Dieu.
    [...]
    Anges de Dieu, et Archanges, Séraphins et Chérubins, Trônes et Dominations, Vertus des cieux, Dominations et Puissances, soulevez les portes, jusqu'ici fermées, du ciel d'où descend le Verbe, Paix de Dieu ; escortez en triomphe le Dominateur des Dominateurs, et le Roi de gloire entrera dans l'héritage qui lui revient (5).

    Nous t'adorons, Fils de Dieu, Fils de l'Homme, né de David selon la chair, toi qui nais éternellement de Dieu ton Père. Nous t'adorons Noël !... Noël !... Voici Noël !... Et la sainte nuit, la douce nuit !... Silence, silence, le Verbe-Chair va paraître. »

    1. Annonce de Noël au Martyrologe. - 2. 1ère antienne des Vêpres. - 3. Collecte. - 4. Graduel. - 5. Offertoire.

    Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour, Avent (Vigile de Noël), Éditions de Maredsous, Namur, 1956.

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    Adoration de l'Enfant, Gerrit van Honthorst (1590-1656)
    Galerie des Offices, Florence (Italie)

  • Méditation : Coopérer aux desseins de Jésus en nous

    « Le Fils de Dieu a dessein de consommer et accomplir en nous tous ses états et mystères. Il a dessein de consommer en nous le mystère de son Incarnation, de sa naissance, de sa vie cachée, en se formant en nous et en prenant naissance dans nos âmes, par les saints sacrements de Baptême et de la divine Eucharistie, et en nous faisant vivre d'une vie spirituelle et intérieure qui soit cachée avec lui en Dieu.
    Il a dessein de perfectionner en nous le mystère de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection, en nous faisant souffrir, mourir et ressusciter avec lui et en lui. Il a dessein d'accomplir en nous l'état de sa vie glorieuse et immortelle qu'il a au ciel, en nous faisant vivre avec lui et en lui, lorsque nous serons au ciel, d'une vie glorieuse et immortelle. Et ainsi il a dessein de consommer et accomplir en nous et en son Eglise tous ses autres états et mystères, par une communication et participation qu'il veut nous donner, et par une continuation et extension qu'il veut faire en nous de ces mêmes états et mystères.
    Ainsi les mystères de Jésus ne seront point accomplis jusqu'à la fin du temps qu'il a déterminé pour la consommation de ses mystères en nous et en son Eglise, c'est-à-dire jusqu'à la fin du monde.
    La vie que nous avons sur terre ne nous est donnée que pour l'employer à l'accomplissement de ces grands desseins que Jésus a sur nous. C'est pourquoi nous devons employer notre temps, nos jours et nos années à coopérer et à travailler avec Jésus à ce divin ouvrage de la consommation de ses mystères en nous. Et nous y devons coopérer par bonnes œuvres, par prières, et par une application fréquente de notre esprit et de notre cœur, à les contempler, adorer et honorer, et à nous donner à lui, afin qu'il opère en nous, par eux, tout ce qu'il désire y opérer pour sa pure gloire. »

    St Jean Eudes, Le Royaume de Jésus (3e P., IV). Cf. Lecture pour chaque jour de l'année - Prière du temps présent, Cerf/DDB/Mame, 1974, p. 253-254.

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    A magic morning, par (c) Maurizio Fecchio - Copyright © Maurizio51
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook
  • Angélus de ce dimanche 24 août 2014

    Lors de son Angélus de ce dimanche, le Pape a commenté comme d'habitude l'Évangile du jour, « le célèbre passage dans le récit de Saint-Matthieu dans lequel Simon, au nom des Douze, professe sa foi en Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus appelle Simon bienheureux pour sa foi, reconnaissant en elle un don spécial du Père, et Il dit : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

    Il a insisté sur le sens de ce mot : « Pierre, qui dans la langue de Jésus se dit « Képhas », est une parole qui signifie « roc ». Dans la Bible, ce terme, « roc », se réfère à Dieu. Jésus l’attribue à Simon pas pour ses qualités ou ses mérites humains, mais sa foi sincère et ferme, qui lui vient d’en haut. Jésus sent dans son cœur une grande joie, parce qu’Il reconnait en Simon la main du Père, l’action de l’Esprit Saint. Il reconnait que Dieu le Père a donné à Simon une foi digne de confiance, sur laquelle Lui, Jésus, pourra construire son Église, c’est-à-dire sa communauté, c’est-à-dire nous tous ! »

    Le Saint-Père a insisté sur la nouveauté introduite par la foi chrétienne, qui ne se base plus sur la généalogie, comme dans la tradition juive, mais sur une adhésion personnelle au Christ : « Jésus a dans son esprit la volonté de donner vie à son Église, un peuple fondé non plus sur la descendance, mais sur la foi, c’est-à-dire sur le rapport avec Lui-même, un rapport d’amour et de confiance. Notre rapport avec Jésus construit l’Église. Et donc pour commencer son Église Jésus a au besoin de trouver dans les disciples une foi solide, digne de confiance. »

    Jésus nous appelle tous à construire l'Église, malgré nos imperfections

    Et le Pape renvoie donc à notre position actuelle dans la construction de l'Église : « Si le Seigneur trouve dans notre cœur une foi, je ne dis pas "parfaite", mais "sincère", alors Il voit aussi en nous les pierres vivantes avec lesquelles construire sa communauté. De cette communauté, la pierre fondamentale est le Christ, pierre angulaire et unique. (...) Chaque baptisé est appelé à offrir à Jésus sa propre foi, pauvre mais sincère, pour qu’Il puisse continuer à construire son Église, aujourd’hui, dans toutes les parties du monde. »

    « À notre époque les gens pensent que Jésus est un grand prophète, un maitre de sagesse, un modèle de justice. Et aussi aujourd’hui, Jésus demande à ses disciples, à nous tous : "Mais vous, qui dites-vous que je suis ?" Qu’est-ce que nous répondons ? Pensons-y. Mais surtout prions Dieu le Père, pour qu’Il nous donne la réponse. Et par l’intercession de la Vierge Marie, prions-le pour qu’Il nous donne la grâce de répondre, avec un cœur sincère, "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !" C’est le vrai Credo ! Répétons-le tous ensemble ! », a conclu le Pape, invitant la foule à répéter cette parole avec lui.

    Appel pour l'Ukraine

    À l'issue de l'Angélus, le Pape a délivré un message pour l'Ukraine, qui célèbre les 23 ans de son indépendance dans un contexte de guerre civile. « Aujourd'hui mes pensées se dirigent particulièrement vers la terre aimée d'Ukraine, qui célèbre aujourd'hui sa fête nationale, à tous ses fils et filles, à leur soif de paix et de sérénité, menacés par une situation de tensions et de conflit qui ne s'apaise pas, générant tant de souffrance dans la population civile. Nous confions au Seigneur Jésus et à la Madonne cette entière Nation et nous prions ensemble surtout pour les victimes, leurs familles et tant qui souffrent. J'ai reçu une lettre d'un évêque, qui raconte toute cette douleur. Prions ensemble pour cette terre aimée, en ce jour de la fête nationale ! » Et le Saint-Père a récité, avec les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, un "Je vous salue Marie" pour la paix en Ukraine.

    Source : Radio Vatican.

  • Angélus de ce dimanche 10 août 2014

    « L’Église est une barque qui doit affronter les tempêtes et qui semble parfois sur le point d’être renversée. Ce qui sauve l’Église n’est pas le courage et les qualités de ses hommes, mais la foi, qui permet d’avancer même dans l’obscurité, au milieu des difficultés ». Dans sa catéchèse lors de l’Angélus ce midi place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour (Matthieu, 14, 22-33), quand Pierre, naviguant sur une barque avec les disciples à la rencontre de Jésus, est pris dans la tempête. Pour reconnaître le Seigneur qui l’appelle, il n’hésite pas à aller à sa rencontre, alors que les vagues sont menaçantes. En danger alors qu’il est au milieu de l’eau, Jésus le sauve lorsque Pierre l’appelle à l’aide.

    Cette image de Pierre est une belle icône de foi pour François. Fougueux et confiant dans le Seigneur, il peut accomplir des miracles. Selon le Pape, cette démarche décrit également notre foi : « toujours fragile et pauvre, inquiète et en même temps victorieuse, la foi du chrétien marche en direction du Seigneur ressuscité, au milieu des tempêtes et des dangers du monde ».

    Dieu est capable de nous faire faire des miracles si l’on a confiance en Lui. Quand Pierre remonte sur la barque, la tempête s’arrête aussitôt et les autres disciples, « tous petits et apeurés, deviennent grands au moment où ils se mettent à genoux et reconnaissent en leur Maître le Fils de Dieu » remarque le Pape. Cette attitude des disciples est parfois la nôtre quand on s’éloigne de Jésus, quand on doute, « mais Jésus est toujours avec nous, peut-être caché, mais toujours présent et prêt à nous soutenir. C’est la foi qui nous donne l’assurance de la présence toujours à nos côtés de Jésus ».  C’est donc la foi qui permet à la barque de l’Église de continuer à avancer, a conclu le Pape.

    Source : Radio Vatican.

    Retranscription de l'intervention du Pape après la prière de l'Angélus

    « Chers Frères et sœurs, les nouvelles qui nous parviennent d’Irak, nous effarent, nous ne pouvons y croire : des milliers de personnes, dont tant de chrétiens chassés de leurs maisons de manière brutale ; des enfants morts de soif et de faim pendant leur fuite ; des femmes séquestrées ; des personnes massacrées des violences de tout type ; la destruction partout, des destructions de maisons, du patrimoine religieux, historique et culturel. Tout cela offense gravement Dieu et cela offense gravement l’humanité. On ne pratique pas la haine au nom de Dieu ! On ne fait pas la guerre au nom de Dieu !

    Nous tous, en pensant à cette situation et à ces personnes, faisons silence et prions...

    ... Je remercie ceux qui avec courage sont en train de porter secours à ces frères et sœurs, et j’ai confiance en le fait qu’une efficace solution politique à un niveau international et local puisse arrêter ces crimes et rétablir le droit. Pour mieux assurer ces chères populations de ma proximité, j’ai nommé mon envoyé personnel en Irak, le cardinal Fernando Filoni, qui demain partira de Rome.

    A Gaza aussi, après une trêve, la guerre a repris. Elle moissonne des victimes innocentes, enfants, et ne fait qu’empirer le conflit entre Israéliens et Palestiniens.

    Prions ensemble le Dieu de la paix, par intercession de la Vierge Marie : "Donne la paix, Seigneur à notre temps et rends nous artisans de justice et de paix. Marie, reine de la paix, prie pour nous."

    Prions aussi pour les victimes du virus Ebola, et pour ceux qui luttent pour l’arrêter.

    Mercredi prochain jusqu’au lundi 18 août, je ferais un voyage apostolique en Corée. S’il vous plait accompagnez-moi avec la prière ! J’en ai besoin ! Merci. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et pour toujours » (He 13, 8)

    « Ô Verbe fait chair, Fils de Dieu et Fils de Marie, Divinité abaissée jusqu'à nous pour nous élever jusqu'à Vous, faites-moi bien comprendre que vous êtes la grande réalité des temps et de l'éternité. Montrez-moi clairement que c'est perdre son existence que de la passer loin de Vous, et que c'est gaspiller les trésors de son cœur que de ne Vous les consacrer pas. Oh ! faites-moi voir clairement que c'est n'avoir point le sens ni de l'ordre ni de son bien véritable et que c'est se tromper lamentablement, que de poursuivre autre chose que Vous.

    Tout passe, dans la nature, en nous et en dehors de nous. Ne sont-ce pas de perpétuels écroulements, en toutes ces petites choses qui nous donnent l'illusion du bonheur possédé ou rêvé, en tous nos espoirs, en tous nos biens terrestres, en toutes nos affections ? En notre être naturel, physique ou moral, au sein du monde où se meut notre existence passagère, n'est-ce pas sans cesse, toujours renouvelé, le désolant effondrement de la créature ?

    Mais Vous, ô Jésus, Vous, Fils de Dieu et Fils de la Vierge, Vous êtes l'Humanité rendue divine, par votre Incarnation ; Vous êtes le principe et la fin de toutes choses. Agneau si tendre et si doux, si faible et si persécuté, si meurtri, si sanglant, Agneau sans tache, Victime très sainte immolée journellement pour nous, Vous êtes le Roi universel des siècles et des nations. Vous êtes la glorieuse Majesté d'Amour qui subsiste à jamais.

    Les années s'écoulent, les siècles s'enfuient, les générations disparaissent, les royaumes s'effondrent. Tout meurt, à vos pieds. Sous votre regard tranquille, qui embrasse comme un point les temps et les espaces, les gloires pâlissent, les chefs-d’œuvre se flétrissent, les souvenirs s'effacent, les astres s'éteignent... Et Vous, ô mon Maître adoré, Vous, Vous restez debout, victorieux, toujours bon, toujours grand, toujours puissant, toujours souverain, toujours aimable, humble et doux : toujours le même, éternellement jeune, éternellement beau, éternellement digne de tous les hommages, éternellement digne de tous les amours. Christus heri, et hodie : ipse et in saecula. »

    Chanoine Marie-Eugène Henry, Chapelain de Paray-le-Monial, Lueurs Divines Tome I, Paray-le-Monial, Imprimerie nouvelle, 1935.

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    Adoration de l'Agneau mystique des frères Van Eyck (panneau central)

  • Mois de Marie - Quinzième jour

    Quinzième jour

    Trône de la sagesse, priez pour nous.
     
    Trône de la sagesse, puisque c’est dans votre sein et sur vos bras qu’a résidé le Fils de Dieu, la sagesse éternelle, puisque c’est dans votre âme qu’il a répandu tous les dons de la sagesse surnaturelle ; ce titre vous est spécialement dû. Pour nous, hélas ! misérables pécheurs, qui ne sommes que ténèbres et qu’ignorance, obtenez-nous cette divine sagesse qui nous fasse préférer Dieu et le salut à tout le reste.

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  • J.S. Bach : Cantate BWV 4 "Christ lag in Todesbanden"

    Cantate BWV 4 "Christ lag in Todesbanden" (Le Christ gisait dans les liens de la mort)
    4. Jesus Christus, Gottes Sohn (Jésus-Christ, Fils de Dieu)
    5. Es war ein wunderlicher Krieg (Ce fut une étrange guerre)
    Choeur Monteverdi, English Baroque Soloists - Dir. John Eliot Gardiner

    4.
    Jesus Christus, Gottes Sohn,
    An unser Statt ist kommen
    Und hat die Sünde weggetan,
    Damit dem Tod genommen
    All sein Recht und sein Gewalt,
    Da bleibet nichts denn Tods Gestalt,
    Den Stach'l hat er verloren.
    Halleluja!

    5.
    Es war ein wunderlicher Krieg,
    Da Tod und Leben rungen,
    Das Leben behielt den Sieg,
    Es hat den Tod verschlungen.
    Die Schrift hat verkündigt das,
    Wie ein Tod den andern fraß,
    Ein Spott aus dem Tod ist worden.
    Halleluja!
    4.
    Jésus Christ, fils de Dieu,
    Est venu à notre place
    Et a chassé le péché,
    Retirant ainsi à la mort
    Tous ses droits et sa puissance,
    Il ne reste plus rien de la mort,
    Elle a perdu son dard.
    Alléluia !

    5.
    Ce fut une étrange guerre
    Qui opposa la mort à la vie,
    La vie a remporté la victoire,
    Elle a anéanti la mort.
    L'écriture a annoncé
    Comment une mort supprima l'autre,
    La mort est devenue une dérision.
    Alléluia !

    Source et texte intégral de la Cantate, avec traduction française

  • Mois de mars : mois de Saint Joseph

    « Saint Joseph m’a toujours exaucée au-delà de mes prières et de mes espérances. »
    Ste Thérèse d’Avila (1515-1582)
     
    « Prosterné à vos pieds, je vous révère, ô bienheureux Joseph ! comme le père de mon Seigneur et de mon Dieu, comme le chef de cette sainte Famille qui est l'objet des complaisances et des délices du Père éternel. Quelle gloire pour vous d'être ainsi le père et le guide du Fils unique de Dieu ! Mais quel bonheur pour nous de penser que vous êtes aussi notre père et que nous sommes vos enfants, puisque nous sommes les frères de Jésus-Christ, qui a voulu être appelé votre Fils ; et en cette qualité nous avons droit à la tendresse de votre cœur paternel. Recevez-nous donc favorablement ; prenez-nous sous votre protection, et soyez notre refuge et notre asile dans toutes nos peines et dans tous nos besoins, pendant la vie et à notre dernier moment. Amen.»

    R.P. Huguet, in "Pouvoir de Saint Joseph" (Huitième jour), 15e édition, Librairie Catholique de Perisse Frères, Paris - Bruxelles, 1865.

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  • Méditation : la joie du chrétien

    « ... Tiens, je vais te définir un peuple chrétien par son contraire. Le contraire d'un peuple chrétien c'est un peuple triste, un peuple de vieux. Tu me diras que la définition n'est pas trop théologique. D'accord. Mais elle a de quoi faire réfléchir les messieurs qui bâillent à la messe du dimanche. Bien sûr qu'ils bâillent ! Tu ne voudrais pas qu'en une malheureuse demi-heure par semaine, l’Église puisse leur apprendre la joie ! Et même s'ils savaient par cœur le catéchisme du Concile de Trente, ils n'en seraient probablement pas plus gais.
    D'où vient que le temps de notre petite enfance nous apparaît si doux, si rayonnant ? Un gosse a des peines comme tout le monde, et il est, en somme, si désarmé contre la douleur, la maladie ! L'enfance et l'extrême vieillesse devraient être les deux grandes épreuves de l'homme. Mais c'est du sentiment de sa propre impuissance que l'enfant tire humblement le principe même de sa joie. Il s'en rapporte à sa mère, comprends-tu ? Présent, passé, avenir, toute sa vie, la vie entière tient dans un regard, et ce regard est un sourire. Eh bien, mon garçon, si l'on nous avait laissé faire, nous autres, l’Église eût donné aux hommes cette espèce de sécurité souveraine. Retiens que chacun n'en aurait pas moins eu sa part d'embêtements. La faim, la soif, la pauvreté, la jalousie, nous ne serons jamais assez forts pour mettre le diable dans notre poche, tu penses ! Mais l'homme se serait su le fils de Dieu, voilà le miracle ! Il aurait vécu, il serait mort avec cette idée dans la caboche - et non pas une idée apprise seulement dans les livres - non. Parce qu'elle eût inspiré, grâce à nous, les mœurs, les coutumes, les distractions, les plaisirs et jusqu'aux plus humbles nécessités. Ça n'aurait pas empêché l'ouvrier de gratter la terre, le savant de piocher sa table de logarithmes ou même l'ingénieur de construire ses joujoux pour grandes personnes. Seulement nous aurions aboli, nous aurions arraché du cœur d'Adam le sentiment de sa solitude... Hors l’Église, un peuple sera toujours un peuple de bâtards, un peuple d'enfants trouvés. Eh bien, l’Église a été chargée par le bon Dieu de maintenir dans le monde cet esprit d'enfance, cette ingénuité, cette fraîcheur. Le paganisme n'était pas l'ennemi de la nature, mais le christianisme seul l'agrandit, l'exalte, la met à la mesure de l'homme, du rêve de l'homme... L’Église dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. Ce que vous avez fait contre elle, vous l'avez fait contre la joie... »

    Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne, Plon, 1936.

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  • Méditation : Amour et charité

    « L'amour appelle l'amour, le cœur ne se paie qu'avec le cœur : Aimons donc Dieu parce qu'Il nous a aimés le premier. (1 Jn IV, 19). - Jésus nous aime d'un amour infini : nous devons L'aimer d'un amour souverain. Dans notre estime et dans nos affections, rien qui puisse être mis en comparaison avec le Fils de Dieu !... Qui est grand comme Jésus ? Qui nous a comblés comme Lui ? - Sa charité, d'ailleurs, n'est pas exclusive ; comment Jésus voudrait-Il être aimé seul, quand tous les hommes sont ses enfants et nos frères ?... Non, "Dieu seul" n'est ni raisonnable ni chrétien... Rien contre Dieu, c'est-à-dire, pas la plus petite fibre de notre cœur qui soit en opposition avec sa loi ; tout pour Dieu, et Dieu par-dessus tout : voilà la doctrine des saints. - Avons-nous toujours gardé ces points de vue et ces sentiments dans nos dispositions d'âme ?

    Jésus nous a témoigné son amitié par le don de Lui-même ; nous devons L'aimer d'un amour actif et dévoué. La charité ne consiste pas en paroles ou en émotions ; c'est l'inspiration nécessaire des œuvres : Ce ne sont pas ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père. (Mt VII, 21). - Aimons donc, non avec la langue et en paroles, mais par des actes et en vérité. (1 Jn III, 18). - Aimons, en nous oubliant nous-mêmes, pour la gloire de Jésus. Ne soyons pas sans cesse et uniquement préoccupés de notre mince personne dans le service divin ; c'est un reste d'idolâtrie, et Jésus ne veut pas d'idoles. Visons à l'amour désintéressé : c'est le seul véritable, ou du moins le seul parfait. Notre-Seigneur ne nous demande pas de Lui vendre notre cœur : Mon fils, donne-moi ton cœur. (Pr XXIII, 26), mais de le Lui offrir par un don spontané, généreux et sans retour.

    Ô Marie ! faites que les quelques amis que Jésus possède, dans la foule des indifférents, soient des amis parfaits !" »

    Méditations cartusiennes pour tous les jours de l'année, par un Chartreux, Tome premier (Jeudi de la quatrième semaine de l'Avent), Imprimerie de Parkminster, Sussex, 1920.

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  • Méditation - Prière : Sainte Marie, notre Mère

    « Il existe donc une femme dont les divines relations avec Dieu sont d'un ordre absolument à part, une femme qui, en s'adressant à Dieu, lui dit : "Vous êtes mon enfant". Il est une femme qui est unie au Fils de Dieu par les liens naturels qui m'unissent, moi, à ma vraie mère, à la femme qui m'a enfanté. Il est une femme à laquelle le Fils de Dieu fait homme doit ce que je dois, moi, à ma mère bien-aimée ; une femme envers laquelle le Fils de Dieu fait homme éprouve, avec une perfection infinie, les sentiments de dévotion que j'éprouve à l'égard de ma mère ; une femme qui est réellement chérie de Dieu, de cet amour spécial dont on aime une femme à qui l'on doit la vie ! Il existe une femme à qui le Fils de Dieu, devant tous les anges, dit : "Ma Mère".

    Sainte Marie, c'est Vous, cette femme bienheureuse ! Oh ! priez pour nous, indignes serviteurs de Dieu ; Vous, Vous êtes sa Mère. Il y a une distance comme infinie entre votre gloire et la gloire du plus glorifié des bienheureux. Il y a une distance comme infinie entre votre dignité et la dignité du plus élevé des esprits célestes ou du premier des pontifes. Il y a une différence qui ne se concevra jamais entre votre intimité avec Dieu et l'intimité avec Dieu du plus divinisé des saints : Vous, Vous êtes la Mère. Il s'est caché longtemps en Vous avant de se manifester aux hommes. Il a voulu passer à côté de Vous trente ans de sa vie mortelle : trente ans sur trente-trois, pour m'apprendre à vivre ma vie d'âme en votre maternelle compagnie, pour m'enseigner à me trouver bien avec Vous et à faire de mon filial amour pour Vous la plus douce consolation de mon exil sur la terre.

    Ô Sainte Mère de Dieu, Vous avez ravi le Cœur de l’Éternel, comment pourriez-vous ne point ravir le mien ? Il Vous a plu de venir à moi pour m'attirer à Vous ; cette lecture n'en est-elle point la preuve ? D'où me vient donc cet honneur que la Mère de mon Dieu daigne me visiter ? - Unde hoc mihi ut veniat Mater Domini mei ad me ? (*)

    Cet honneur, ô racheté du Christ, il nous vient du Cœur de Jésus, qui veut voir Notre-Dame régner dans tous les cœurs... »

    (*) : St Lc, ch. I

    Chanoine Marie-Eugène Henry, Chapelain de Paray-le-Monial, Notre très douce Dame (ch. XI), Paray-le-Monial, Imprimerie Nouvelle, 1937 (Nouvelle édition transformée).

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  • Méditation : "Jésus ne dit pas..."

    Jésus ne dit pas...

    « Il ne dit pas : Cette femme est volage, légère, sotte, elle est marquée par l’atavisme moral et religieux de son milieu, ce n’est qu’une femme.
           Il lui demande un verre d’eau et engage la conversation. (Jn 4, 1-42)

    Il ne dit pas : Voilà une pécheresse publique, une prostituée à tout jamais enlisée dans son vice.
           Il dit : Elle a plus de chance pour le royaume de Dieu que ceux qui tiennent à leur richesse ou se drapent dans leur vertu et leur savoir. (Lc 7, 36-50)

    Il ne dit pas : Celle-ci n’est qu’une adultère.
           Il dit : "Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus". (Jn 8, 1-11)

    Il ne dit pas : Celle-là qui cherche à toucher mon manteau n’est qu’une hystérique.
           Il l’écoute, lui parle et la guérit. (Mt 9, 20-22 ; Mc 5, 25-34 ; Lc 8, 43-48)

    Il ne dit pas : Cette vieille qui met son obole dans le tronc pour les œuvres du Temple est une superstitieuse.
           Il dit qu’elle est extraordinaire et qu’on ferait bien d’imiter son désintéressement. (M 12 41-44 ; Lc 21, 1-4)

    Il ne dit pas : Ces enfants ne sont que des gosses.
           Il dit : "Laissez-les venir à moi et tâchez de leur ressembler". (Mt 19, 13-15 ; Mc 10, 13-16 ; Lc 18, 15-17)

    Il ne dit pas : Cet homme n’est qu’un fonctionnaire véreux qui s’enrichit en flattant le pouvoir et en saignant les pauvres.
           Il s’invite à sa table et assure que sa maison a reçu le salut. (Lc 19, 1-10)

    Il ne dit pas comme son entourage : Cet aveugle paie sûrement ses fautes ou celles de ses ancêtres.
           Il dit que l’on se trompe complètement à ce sujet et il stupéfie tout le monde, ses apôtres, les scribes et pharisiens, en montrant avec éclat combien cet homme jouit de la ferveur de Dieu : "Il faut que l’action de Dieu se manifeste en lui". (Jn 9, 1-3)

    Il ne dit pas : Ce centurion n’est qu’un occupant.
           Il dit : "Je n’ai jamais vu pareille foi en Israël". (Mt 8, 5-10 ; Lc 7, 1-10)

    Il ne dit pas : Ce savant n’est qu’un intellectuel.
           Il lui ouvre la voie vers une renaissance spirituelle. (Jn 3, 1-8)

    Il ne dit pas : Cet individu est un hors-la-loi.
           Il dit : "Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis". (Lc 23, 39-43)

    Il ne dit pas : Ce Judas ne sera jamais qu’un traître.
           Il l’embrasse et lui dit : "Mon ami". (Mt 26, 50)

    Il ne dit pas : Ce fanfaron n’est qu’un renégat.
           Il lui dit : "Pierre, m’aimes-tu ?" (Jn 21, 15-17)

    Il ne dit pas : Ces grands prêtres ne sont que des juges iniques, ce roi n’est qu’un pantin, ce procurateur romain n’est qu’un pleutre, cette foule qui me conspue n’est qu’une plèbe, ces soldats qui me maltraitent ne sont que des tortionnaires.
           Il dit : "Père pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’ils font"... (Lc 23, 34)

    Jésus n’a jamais dit : Il n’y a rien de bon dans celui-ci, dans celui-là, dans ce milieu-ci, dans ce milieu-là. De nos jours, il n'aurait jamais dit : Ce n'est qu'un intégriste, qu'un moderniste, qu'un gauchiste, qu'un fasciste, qu'un mécréant, qu'un bigot... Pour lui, les autres, quels qu’ils soient, quels que soient leurs actes, leur statut, leur réputation, sont toujours des êtres aimés de Dieu.

    Jamais homme n’a respecté les autres comme cet homme. Il est unique. Il est le Fils unique de Celui qui fait briller son soleil sur les bons et sur les méchants (Mt 5, 45).

    Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous, pécheurs ! »

    Cardinal Albert Decourtray (1923-1994), bulletin diocésain "Église en Côte d'Or", 1978.

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    La femme pécheresse au pied du Christ dans la maison de Simon le Pharisien
    par Pierre Paul Rubens (1577-1640) - Musée de l'Ermitage, Saint Petersbourg

  • Méditation : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur"

    « L'invocation du Nom de Dieu s'accompagne de sa manifestation immédiate, car le nom est une forme de sa présence.

    Le nom de Jésus - JESCHOUAH, veut dire Sauveur.

    La prière du cœur... y attire Jésus par l'invocation incessante : Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur.

    Dans cette prière qui est celle du publicain évangélique, c'est toute la Bible, tout son message réduit à son essentielle simplicité : Confession de la Seigneurie de Jésus, de sa divine filiation, donc de la Trinité ensuite de l'abîme de la chute qui invoque l'abîme de la miséricorde divine.

    Le commencement et la fin sont ramassés ici dans une seule parole chargée de la présence sacramentelle du Christ dans son nom.

    Cette prière résonne sans cesse au fond de l'âme, même en dehors de la volonté et de la conscience ; à la fin, le nom de Jésus résonne de lui-même et prends le rythme de la respiration, en quelque sorte est "collé" au souffle, même pendant le sommeil :
    "Je dors, mais mon cœur veille".

    Jésus attire dans le cœur, c'est la liturgie intériorisée et le Royaume dans l'âme apaisée. Le nom remplit l'homme comme son temple, le transmue en lieu de la présence divine, le christifie. C'est l'expérience de Saint Paul qu'on peut mieux comprendre à la lumière de cette prière :
    "Ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi". »

    Paul Evdokimov (1901-1970), Les âges de la vie spirituelle - Des Pères du désert à nos jours, DDB, Paris, 1964.

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  • Audience générale de ce mercredi 10 avril 2013

    "Nous sommes devenus fils de Dieu"

    Après avoir parcouru en voiture les allées de la Place St Pierre, le Pape François a consacré la catéchèse de l'audience générale à la signification salvifique de la Résurrection. La foi chrétienne, a-t-il dit, "est fondée sur la mort et la résurrection du Christ, telle une maison bâtie sur le roc. Si ce fondement cède, l'édifice s'effondre. Sur la croix Jésus s'est offert en se chargeant de nos péchés. Descendu dans l'abysse de la mort, il l'a vaincue par la Résurrection, ouvrant ainsi la voie à une renaissance". Paul dit que quelque chose d'absolument nouveau s'est produit avec la Résurrection : "Libérés de l'esclavage du péché nous sommes devenus fils de Dieu, appelés à une vie nouvelle qui se réalise dans le baptême, sacrement qui se pratiquait initialement par immersion... En sortant de la vasque baptismale le catéchumène était revêtu d'un vêtement neuf blanc pour signifier son immersion dans la mort et résurrection du Christ. Devenu fils de Dieu, le baptisé avait reçu...l'Esprit qui rend fils adoptif et pouvait, comme le dit l'apôtre, crier Abbà, Père ! L'Esprit reçu au baptême nous apprend et nous pousse à appeler Dieu père, ou mieux papa ! C'est là le plus grand des dons qu'offre le mystère pascal. Nous traitant en fils, Dieu nous comprend, nous pardonne et nous aime, même lorsque nous péchons".

    Mais le rapport filial avec Dieu, a précisé le Pape, "n'est pas un trésor à conserver dans un coin de notre vie mais une valeur qui doit mûrir et être chaque jour alimentée par l'écoute de la Parole, par la prière et les sacrements, tout particulièrement la pénitence, l'Eucharistie et la charité. Ainsi peut-on vivre en fils ! Soyons dignes d'être fils et comportons-nous véritablement comme tels, en laissant le Christ nous transformer pour être à son image, c'est à dire vivre en chrétiens, le suivre malgré nos limites et faiblesses. La tentation d'écarter Dieu pour nous mettre au centre de nous-même est un danger permanent... C'est pour cela que nous devons avoir le courage de la foi, celui de ne pas être tentés de croire que Dieu ne sert à rien et n'a aucune importance pour nous. C'est le contraire car en se comportant en fils de Dieu malgré nos faiblesses, en ressentant son amour, notre existence sera nouvelle, pleine de sérénité et de joie. Il est notre force et notre espérance. Nous devons donc être fermes sur cette espérance et être des signes visibles et clairs pour les autres. Le Ressuscité est l'espérance qui ne fait jamais défaut et ne déçoit jamais. Combien de fois dans la vie nos espoirs s'envolent et nos projets ne se réalisent pas ! Mais l'espérance des chrétiens est forte et sûre sur cette terre où Dieu nous a appelés à cheminer. Elle est ouverte à l'éternité car fondée sur Dieu, qui est fidèle... Etre chrétien ne se limite pas à obéir à des préceptes mais à vivre dans le Christ, à penser et agir comme lui, à aimer comme lui, à le laisser prendre possession de notre vie pour la changer, la libérer des ténèbres du mal et du péché. A qui demande raison de notre espérance montrons le Ressuscité. Indiquons le Christ par la diffusion de son message, et avant tout par notre vie de ressuscités. Montrons la joie d'être fils de Dieu et la liberté qu'apporte la vie dans le Christ, la véritable libération du mal, du péché et de la mort. En tendant vers la patrie céleste nous recevrons une force nouvelle jusque dans nos actions quotidiennes. C'est un service que nous devons rendre à un monde qui trop souvent ne parvient pas à tourner son regard vers Dieu".

    Après la catéchèse, le Pape François a salué et réconforté des malades et des handicapés placés au pied du parvis de la Basilique St Pierre.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 10.4.13)

  • 29 septembre : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    "Jésus voit Nathanaël venir à lui" (Jn 1, 47-51)

    « "En vérité, en vérité, je vous le dis : Vous verrez dans peu le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme". Ne voyez-vous pas comment il s’élève peu à peu de terre, et l'amène à ne plus le regarder simplement comme homme ? Celui que les anges servent, Celui sur qui les anges montent et descendent, pourrait-il être simplement homme ? C'est pourquoi il a dit : "Vous verrez de bien plus grandes choses", et, pour le lui expliquer, il lui a présenté le ministère des anges ; c'est comme s'il disait : Nathanaël, il vous paraît surprenant que je vous aie découvert votre pensée et vos sentiments, et pour cela vous m'avez reconnu roi d'Israël : que direz-vous donc, lorsque vous verrez les anges monter et descendre sur moi ? Par là il lui fait entendre qu'il doit aussi le confesser et le reconnaître pour Seigneur des anges. Car les ministres du Roi descendaient et montaient, comme pour venir servir le vrai et légitime Fils de leur Roi.

    Les anges descendaient lorsque Jésus fut crucifié, ils montaient à sa résurrection et à son ascension, et même auparavant, comme lorsqu'ils s'approchèrent de lui et qu'ils le servaient (Mt IV, 11) ; lorsqu'ils annonçaient sa naissance, lorsqu'ils criaient : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre !" (Lc II, 14), lorsqu'ils vinrent auprès de Marie, lorsqu'ils vinrent auprès de Joseph. Ce qu'il avait souvent fait, il le fait maintenant encore : il prédit deux choses, il donne la preuve de l'une, et par là il assure que l'autre aura son accomplissement. Quant à celles qu'il a dites ci-dessus, les unes étaient déjà sûrement arrivées, comme ce qu'il a dit avant la vocation de Philippe : "Je t'ai vu sous le figuier" ; les autres devaient arriver et étaient en partie arrivées, à savoir, l'ascension et la descente des anges : "Elles étaient arrivées dans le temps de, la naissance, elles devaient arriver encore" au crucifiement, à la résurrection et à l'ascension. Ce sont là les prédictions que les précédentes rendent croyables, même avant leur réalisation. Car celui à qui les événements accomplis avaient fait connaître la puissance de Jésus, devait avoir moins de peine à croire ce qu'il annonçait pour l'avenir. »

    Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l'Evangile selon Saint Jean, Homélie XXI (1), in Oeuvres complètes (Tome VIII) traduites pour la première fois sous la direction de M. Jeannin, Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie, 1865.

    Source : Abbaye Saint Benoît.