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audience générale

  • Audience générale du mercredi 20 septembre 2017

    « Dieu ne déçoit pas : s’il a mis l’espérance dans nos cœurs, il ne veut pas la briser par de continuelles frustrations ». Le Pape François a repris le cours de son cycle de catéchèses consacré à l’espérance chrétienne. Ce mercredi 20 septembre 2017, place Saint-Pierre, il a voulu s’adresser à la foule des fidèles « comme un éducateur, comme un père » pour parler du thème : « éduquer à l’espérance ». Il a ainsi dressé une liste de recommandations aux jeunes et à toute personne prête à apprendre, tutoyant son auditoire comme pour mieux le toucher.

    Compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, le thème de la catéchèse de ce jour est « éduquer à l’espérance ». Si tu veux espérer, crois fermement que ce monde est le premier miracle que Dieu a fait ; que le Créateur meut toute chose vers le bien et attend chaque homme à la fin de son existence. Œuvre pour la paix parmi les hommes et n’écoute pas la voix de ceux qui répandent la haine et la division. Demande à Dieu le don du courage, et rappelle-toi que tu ne vis plus pour toi-même mais pour Jésus qui te donne la force de vaincre tes peurs. Par le baptême, ta vie est déjà plongée dans le mystère de la Trinité et tu appartiens à Jésus qui vit en toi, même dans l’épreuve. Aie toujours le courage de la Vérité et remets toute chose à Dieu dans la prière. Si tu pèches, relève-toi sans crainte, car le Fils de Dieu est venu pour toi, et, avec sa grâce, ne désespère jamais. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le groupe des Œuvres Pontificales Missionnaires, accompagné de Monseigneur Patrick Le Gal.
    Dieu ne déçoit pas, s’il a mis une espérance dans nos cœurs, ce n’est pas pour l’éteindre par de continuelles déceptions mais pour qu’elle fleurisse. Renouvelons notre attachement et notre confiance à Jésus vivant dans nos cœurs pour vaincre nos faiblesses et traverser nos épreuves.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 13 septembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, Place Saint-Pierre, le Pape François est revenu sur son voyage en Colombie. Il était rentré lundi à Rome, avec un œil au beurre noir dû à un petit accident dans la papamobile dimanche à Carthagène, mais aussi et surtout avec dans sa mémoire le souvenir des foules immenses qui l’avaient accueilli chaleureusement dans les quatre villes qu’il a visitées, Bogotà, Villavicencio, Medellin et Carthagène.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, de tout cœur, je remercie le Seigneur pour mon Voyage apostolique en Colombie. « Faisons le premier pas », en a été la devise, en référence au processus de réconciliation que la Colombie vit après un demi-siècle de conflit interne. J’ai voulu bénir l’effort de ce peuple et recevoir son témoignage qui est une richesse pour mon ministère et pour toute l’Eglise. Il est évident que le Malin a voulu diviser ce peuple, pour détruire l’œuvre de Dieu. Mais il est tout aussi évident que l’amour du Christ, son infinie miséricorde est plus forte que le péché et la mort. Ainsi, la béatification de deux martyrs a rappelé que la paix est surtout fondée sur le sang de tant de témoins de l’amour, de la vérité, de la justice. « Miséricorde et vérité se rencontrent / Justice et paix s’embrassent » (Ps. 85,4). Quand les chrétiens s’engagent jusqu’au bout sur le chemin de la suite du Christ, ils deviennent vraiment sel, lumière et levain dans le monde. C’est l’exemple donné par saint Pierre Claver, apôtre des esclaves, qui a montré la voie de la véritable révolution, évangélique et non pas idéologique, qui libère les personnes et la société de tous les esclavages, avec le Christ et grâce à Lui. Alors, avec l’aide de Marie, que chaque colombien puisse faire le premier pas pour construire la paix dans l’amour, la justice et la vérité. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France, du Congo, et en particulier les membres du Comité Inter Diocésain du Sénégal avec Mgr Mamba, Evêque de Ziguinchor. Que la Vierge Marie nous aide, nous aussi, à faire chaque jour le premier pas pour construire ensemble la paix dans l’amour, la justice et la vérité. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale du mercredi 30 août 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi, tenue sur la Place Saint-Pierre, le Pape a poursuivi son parcours sur l’espérance chrétienne. Thème de la 32e étape de ses catéchèses sur ce sujet : « La mémoire de la vocation ravive l’espérance ».

    Le Pape s’est appuyé sur l’extrait du 1er chapitre de l’Évangile de St Jean, dans lequel l’évangéliste, qui écrit ce récit alors qu’il est à la fin de sa vie, raconte la naissance de sa vocation et celle d’André.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui je voudrais revenir sur la relation entre l’espérance et la mémoire, en particulier la mémoire de la vocation. Dans l’Évangile, la vocation de Jean et d’André est le commencement d’une amitié avec Jésus tellement forte qu’elle impose une communauté de vie et de passion avec Lui et les transforme en missionnaires. Comme pour leurs frères Simon et Jacques, ce fut une rencontre si heureuse qu’ils se rappelleront pour toujours ce jour qui illumina et orienta leur jeunesse. Toute vocation, mariage, vie consacrée, sacerdoce, commence par une rencontre avec Jésus qui donne une joie et une espérance nouvelles. Jésus veut des personnes qui font l’expérience que demeurer avec Lui donne un immense bonheur. C’est pour cela que le chrétien garde la flamme du jour où il est devenu amoureux de Jésus. Il y a des épreuves dans la vie, mais la route qui conduit à ce feu sacré, allumé une fois pour toutes, est connue. Nous ne faisons pas confiance à quelqu’un qui éteint l’enthousiasme en disant que rien ne vaudrait le sacrifice de toute une vie. Dieu nous veut capables de rêver comme Lui et avec Lui, tout en demeurant attentifs aux réalités. La dynamique fondamentale de la vie chrétienne est de se souvenir de Jésus, du feu d’amour avec lequel un jour nous avons conçu notre vie comme un beau projet, et raviver notre espérance à cette flamme. »

    « Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, en particulier aux séminaristes et aux jeunes de Meaux, ainsi qu’aux pèlerins de Guinée avec leurs Évêques respectifs. Que votre pèlerinage à Rome vous aide à puiser avec espérance à la mémoire de l’Église et à la mémoire de votre rencontre avec Jésus ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale du mercredi 23 août 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 23 août 2017, tenue en salle Paul VI, le Pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne. Pour la 31e étape de ce parcours, il s’est arrêté ce matin sur la nouveauté de l’espérance chrétienne, en s’appuyant sur une citation du Livre de l’Apocalypse : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ».

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, l’espérance chrétienne est fondée sur la foi en Dieu qui fait toute chose nouvelle. L’horizon ultime du chemin du croyant est la Jérusalem céleste. Dieu usera avec nous d’une tendresse infinie comme un père accueille ses enfants après la peine. Nous croyons que la mort et la souffrance n’auront pas le dernier mot : être chrétien nous donne un regard nouveau rempli d’espérance. Le Règne de Dieu progresse inexorablement, comme un champ ensemencé, même si l’ivraie s’y mêle encore, mais à la fin le mal sera détruit. Notre vie a un sens : elle n’est pas un lent déclin mais une marche vers un avenir nouveau, où nous serons les héritiers des promesses de Dieu. Jésus nous accompagne et nous console sur le chemin, jusqu’au jour où tout sera accompli, lorsque Dieu prononcera son ultime parole de bénédiction. En ce jour nous serons vraiment heureux et nous pleurerons de joie. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française.
    Je vous invite, à l’occasion de votre pèlerinage à Rome, à renouveler votre vie d’union au Christ. Qu’il vous guide, chaque jour de votre vie, vers le bonheur de son Royaume.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale du mercredi 9 août 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi, tenue en salle Paul VI, le Pape François a poursuivi sa série d’enseignements sur l’espérance. Pour la 30e étape de ce parcours catéchétique, il s’est arrêté sur « le pardon divin, moteur d’espérance », en commentant la rencontre du Christ avec Marie-Madeleine, dans le 7e chapitre de l’Évangile selon saint Luc.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, depuis les débuts de son ministère en Galilée, Jésus se fait proche des lépreux, des possédés, des malades et des exclus. Il partage la souffrance humaine, et quand il la croise, jaillit du plus profond de lui-même cette attitude qui caractérise le christianisme : la miséricorde. Jésus éprouve de la compassion. Or, le cœur du Christ incarne et révèle le cœur de Dieu qui, là où une personne souffre, veut sa guérison, sa libération, sa vie « en plénitude ». C’est pour cela que Jésus ouvre largement les bras aux pécheurs. Il voit toujours une possibilité de résurrection, même en celui qui a accumulé tant de mauvais choix. Avec le pardon de Dieu, Jésus offre aux personnes qui ont fauté l’espérance d’une vie nouvelle. Ainsi, nous qui sommes habitués au pardon des péchés, peut-être trop « à bon marché », nous devrions nous rappeler que le Fils de Dieu va jusqu’à mourir sur une croix, parce qu’il veut la libération totale et définitive du cœur de l’homme. Aussi, membres de l’Église, peuple de pécheurs, nous avons besoin de la miséricorde de Dieu qui a la force de nous transformer et de nous redonner l’espérance, chaque jour. Alors, en comprenant cette vérité de base, nous recevons de Dieu la plus belle mission du monde, celle de l’amour fraternel et de l’annonce d’une miséricorde que Dieu ne refuse à personne. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les fidèles venus de France et des pays francophones. Que la miséricorde et le pardon nous transforment et nous redonnent l’espérance, pour témoigner d’une vie marquée par son amour. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Reprise des Audiences générales, mercredi 2 août 2017

    Après la pause estivale du mois de juillet, le Pape François a repris ce matin les audiences générales. Devant près de 7.000 pèlerins réunis en salle Paul VI dans un climat festif, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèses sur l’espérance chrétienne. Revenant sur le rite du baptême, il a exhorté les fidèles à porter la lumière du Christ dans le monde.

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous avons un peu perdu la sensibilité au langage du cosmos que la disposition des églises ou les anciens rites du baptême mettaient en avant : l’occident où se couche le soleil, où meurt la lumière ; l’orient, où les ténèbres sont vaincues par la lumière de l’aurore, rappel du Christ, soleil surgi d’en haut à l’horizon du monde. Mais la signification de ce langage demeure intacte. Être chrétien, c’est regarder vers la lumière, même quand le monde est enveloppé par la nuit et les ténèbres. Par la grâce du Christ reçue dans le baptême, les chrétiens sont des hommes et des femmes qui croient que Dieu est Père ; que Jésus est descendu parmi nous ; que le Saint Esprit œuvre sans cesse pour le bien de l’humanité et du monde : c’est cela la lumière, l’espérance qui nous réveille chaque matin ! Un autre très beau signe de la liturgie baptismale nous rappelle l’importance de la lumière : la remise du cierge dont la flamme est allumée au cierge pascal, signe de la lente propagation de la résurrection de Jésus dans la vie des chrétiens. Quelle grâce quand un chrétien devient vraiment « porteur de Jésus » dans le monde, surtout pour ceux qui traversent le deuil, la détresse, les ténèbres et la haine ! Si nous sommes fidèles à notre baptême, nous diffuserons la lumière de l’espérance de Dieu et nous pourrons transmettre aux générations futures des raisons de vivre. »

    « Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, venant en particulier de France et de Haïti. Que ce temps de vacances vous permette d’être toujours plus conscients que votre baptême est une source d’espérance que vous devez transmettre autour de vous ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 28 juin 2017

    L’espérance chrétienne comme force des martyrs : c’est le thème de la dernière audience générale du Pape François avant la pause estivale. Ce mercredi 28 juin 2017, le Pape a expliqué dans sa catéchèse que les « chrétiens sont des hommes et des femmes à contre-courant », qui doivent être humbles et pauvres, détachés des richesses et du pouvoir, et de soi-même.

    « L’unique force du chrétien est l’Évangile (1) », a-t-il souligné. « La persécution n’est pas en contradiction avec l'Évangile, elle en fait partie », a-t-il poursuivi. « S’ils ont persécuté notre Maître, comment pouvons-nous espérer être épargnés par la lutte ? » s’est-il interrogé. Pas question cependant de céder à la tentation du mal car « pour vaincre le mal, on ne peut pas partager les méthodes du mal ».

    « Les chrétiens, poursuit le Pape, doivent toujours se faire trouver sur l’autre versant du monde, celui choisi par Dieu : pas persécuteurs mais persécutés ; pas arrogants mais doux ; pas fumistes mais soumis à la vérité ; pas imposteurs mais honnêtes ». C’est dans cette perspective que « les chrétiens répugnent à l’idée que les auteurs d’attentats suicide puissent être appelés “martyrs” : il n’y a rien dans leur fin qui puisse s’approcher au comportement des enfants de Dieu », a-t-il réaffirmé.

    C’est ce style de vie fidèle à Jésus qui sera appelé par les premiers chrétiens d’un « très beau nom : “martyre” qui signifie “témoignage” », explique le Pape. « Les martyrs ne vivent pas pour eux, ils ne combattent pas pour affirmer leurs propres idées, ils acceptent de devoir mourir pour rester fidèles à l’Évangile ». Mais, précise-t-il, ce n’est pas « l’idéal suprême de la vie chrétienne parce qu’au-dessus (2) il y a la charité, c’est-à-dire l’amour vers Dieu et vers son prochain ».

    Le Pape a enfin rappelé que les martyrs d’aujourd’hui étaient plus nombreux que ceux des premiers temps du christianisme. Dans tous les cas, confesse-t-il, « on reste étonné face à la force avec laquelle ils ont affronté leur épreuve. Cette force est le signe de la grande espérance qui les anime : l’espérance certaine que rien ni personne ne pouvaient les séparer de l’amour de Dieu qui nous a été donné en Jésus-Christ ».

    Les audiences générales reprendront le mercredi 2 août.

    Source : Radio Vatican (XS).

    (1) « L’unica forza del cristiano è il Vangelo. » : l’Évangile n'est pas "l'unique" force du chrétien ; celui-ci puise sa force tour à tour dans la prière, dans l'Eucharistie, dans l'adoration du Saint-Sacrement, et en s'adressant à la sainte Vierge Marie, dans son union au Christ Lui-même, en demandant au Saint-Esprit son don de force... Le Pape François l'affirmera d'ailleurs lui-même dès le lendemain, dans son homélie pour la fête des Saints Pierre et Paul : « Dans l’Eglise c’est la prière qui nous soutient tous et nous fait surmonter les épreuves... La prière est la force qui nous unit et nous soutient... »
    (2) « al di sopra di esso vi [Il martirio] è la carità » : pourquoi placer la charité "au-dessus" du martyr ? Ces deux notions ne rivalisent pas l'une avec l'autre : c'est par charité (amour de Dieu et amour du prochain portés à leur paroxysme) que le martyr donne sa vie en sacrifice. [ndlr]

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, l’espérance est la force des martyrs. Jésus prévient ses disciples que l’annonce du Royaume suscite des oppositions : « Vous serez haïs à cause de mon nom ». En effet, le style de vie du chrétien va à contrecourant du monde. Il est humble et pauvre, détaché des richesses, du pouvoir, et surtout de lui-même. Telle une brebis au milieu des loups, il n’a pour arme que l’Evangile, n’usant jamais de la violence, répondant au mal par le bien. Il a choisi de vivre sur l’« autre versant du monde », celui que Dieu a choisi : non pas imposteur mais honnête, non pas arrogant mais doux, non pas menteur mais véridique, non pas persécuteur mais persécuté. Le chrétien ne perd pas l’espérance dans les épreuves, car Jésus qui a lui-même été persécuté n’abandonne pas son disciple. Le martyr ne vit pas pour soi, il ne combat pas pour affirmer ses idées personnelles, mais il accepte de mourir par fidélité à l’Evangile, pour l’amour de Dieu et du prochain, amour qui surpasse tout. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier la fanfare La Rosablanche, et les personnes venues de Suisse et de France.
    Je vous invite à lire la vie des martyrs, d’hier et d’aujourd’hui, pour découvrir avec quelle force ils ont affronté les épreuves. A leur exemple, mettons toute notre espérance en Jésus qui nous donne la force, dans l’abnégation et le sacrifice de soi, de faire le bien et d’accomplir notre devoir tous les jours de notre vie.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 21 juin 2017

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 21 juin 2017, place Saint-Pierre, son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne. Lors de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur notre vocation à la sainteté, pour rejoindre cette longue suite de « témoins et compagnons de l’espérance ».

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français

    « Frères et sœurs, au jour de notre baptême, nous avons été confiés à l’intercession des saints, ces frères et sœurs "aînés", que la Lettre aux Hébreux nous présente comme une « multitude de témoins ». Leur existence nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible. Avec eux, nous ne sommes pas seuls. A chaque instant de notre vie, la main de Dieu nous protège et la présence discrète de cette multitude de frères qui nous ont précédés nous accompagne. Ainsi, les chrétiens, dans leur combat contre le mal, ne désespèrent pas ! L’intercession des saints est aussi invoquée dans la liturgie du mariage comme dans celle de l’ordination, afin de rappeler à ceux qui s’engagent pour la vie que la grâce de Dieu ne leur fera pas défaut. Fragiles sont nos forces, mais puissant est le mystère de la grâce à l’œuvre dans la vie des chrétiens. Alors, que le Seigneur nous donne l’espérance d’être saints. Car notre monde a besoin de personnes qui renoncent à toute domination et qui aspirent à la charité et à la fraternité, pour garder l’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins et les fidèles de langue française, venus de France et de Suisse. Par l’intercession de tous les saints, que le Seigneur nous accorde la grâce de croire profondément en Lui pour devenir image du Christ pour ce monde ! Et que la compagnie des saints nous aide à reconnaître que Dieu ne nous abandonne jamais, pour témoigner en ce monde de l’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 14 juin 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, tenue Place Saint-Pierre sous une très forte chaleur qui a contraint les personnes les plus fragiles à trouver abri en salle Paul VI, le Pape a poursuivi sa série d’enseignement sur l’espérance en s’arrêtant cette fois sur la parabole de l’Enfant prodigue, racontée dans le 15e chapitre de l’Évangile selon saint Luc.

    Le Pape a rappelé que l’amour filial est une expression de l’amour chrétien.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous ne pouvons pas vivre sans amour. Derrière de nombreux comportements apparemment inexplicables se cache une question : est-il possible que je ne mérite pas d’être appelé par mon nom ? De nombreuses formes de haine sociale dissimulent souvent un cœur qui n’a pas été reconnu. Le premier pas que Dieu accomplit vers nous est celui d’un amour donné à l’avance et inconditionnel. Dieu nous aime parce qu’il est amour, et l’amour tend de nature à se répandre, à se donner. Dieu ne lie même pas sa bienveillance à notre conversion : celle-ci tout au plus est une conséquence de l’amour de Dieu. Saint Paul dit que Dieu nous a aimés même lorsque nous nous étions trompés. Qui de nous aime de cette manière, sinon un père ou une mère ? Une mère aime son enfant même quand il est pécheur. Dieu fait la même chose avec nous, nous sommes ses enfants bien-aimés. L’amour appelle l’amour ! Pour changer le cœur d’une personne malheureuse, il faut d’abord l’embrasser, lui faire sentir qu’elle est désirée, qu’elle est importante, alors elle cessera d’être triste. Que souffle ici sur nos visages un vent de libération. Que germe ici le don de l’espérance. »

    « Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, en particulier aux étudiants de la « Conférence Olivaint » de Paris ainsi qu’aux groupes venus de France, de Belgique et de l’Île Maurice. Souvenons-nous que nous sommes tous les enfants bien-aimés de Dieu, et que nous sommes tous précieux à ses yeux ! C’est la source de notre espérance ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 7 juin 2017

    « A notre époque, chrétiens, musulmans et juifs, nous avons tant besoin de prier pour la paix ». A l’issue de l’audience générale ce mercredi 7 juin 2017, le Pape a marqué son adhésion à une initiative argentine intitulée « Une minute pour la paix ». Celle-ci appelle demain jeudi, à 13 heures, à prier et à se faire promoteurs de paix à l’occasion du 3e anniversaire de la rencontre, au Vatican, entre le Pape et les présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, en 2014. Le Pape appelle à prendre « ce petit moment de prière » pour la paix.

    Et c’est justement de la prière dont parle le Pape dans sa catéchèse ce mercredi place Saint-Pierre. La prière de Jésus qui exerce une telle fascination sur les Apôtres, qui demandent au Christ d’y être introduits.

    Jésus leur transmet ce qui deviendra « la prière chrétienne par excellence »: le 'Notre Père'. Jésus nomme Dieu du nom de ‘Père’. Il a le « courage » de le faire. Cela ne va pas de soi, explique le Pape François. En effet, « nous serions tentés d’utiliser des titres plus élevés et qui nous semblent plus conformes à la transcendance divine ». Mais, souligne-t-il, le mot ‘Père’ place dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui s’adresse à son papa et se sait aimé de lui, protégé par lui. « C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme ». Le mystère de Dieu qui toujours nous fascine et nous fait nous sentir petit, mais qui ne nous fait plus peur, qui ne nous écrase pas, ni nous angoisse.

    Cette révolution est parfois compliquée à accepter, reconnait le Souverain Pontife. Les femmes face au tombeau vide sont parties en courant effrayées, mais Jésus nous révèle que Dieu est un Père bon, et nous dit de ne pas avoir peur.

    Évoquant la parabole du Fils prodigue (Lc 15,11-32), le Pape rappelle que Dieu est miséricordieux. Dieu est un père qui n’applique pas les critères de la justice humaine. Quand son fils rentre au foyer, son père sent le besoin de pardonner, d’embrasser ce fils qui lui a tant manqué. « C’est un père bon, sans défense face au libre arbitre de l’homme, et uniquement capable de conjuguer le verbe 'aimer' ».

    Ainsi, conclut le Pape, « que nous soyons au loin, hostiles ou que nous nous proclamions sans Dieu, nous ne sommes jamais seuls ». Et cette certitude est « la source de notre espérance ». Quand nous avons besoin d’aide, Jésus ne nous demande pas de nous résigner ou de nous fermer en nous-mêmes, mais de nous tourner vers le Père. Eau, nourriture, travail, santé, besoin d’être pardonné ou de résister à la tentation : « en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas ». Ensemble, le Pape et les fidèles, ont finalement récité le ‘Notre Père’.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la prière de Jésus exerce une fascination sur les Apôtres, et ils lui demandent d’y être introduits. Jésus nomme Dieu du nom de « Père », résumé de toute prière chrétienne. Nous serions tentés d’utiliser un titre plus élevé et plus conforme à la transcendance divine. Mais le mot « Père » nous établit dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui se sait aimé de lui. C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme. Le mystère de Dieu, devant qui nous sommes si petits, ne nous fait plus peur ; mais nous avons parfois du mal à l’accepter. Dieu est Père, mais à sa manière, un père bon qui n’applique pas les critères de la justice humaine, mais qui a besoin de pardonner, capable seulement de décliner le mot « aimer ». Ainsi, nous ne sommes jamais seuls. Cette certitude est la source de notre espérance : en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de France, de Côte d’Ivoire et du Bénin.
    Que l’Esprit-Saint nous introduise dans la prière de Jésus. Osons entrer dans une véritable relation filiale, d’amour et de confiance avec Dieu notre Père, une relation qui exclue toute crainte et toute angoisse : nous ne nous sentirons plus jamais seuls et notre vie en sera transformée.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 31 mai 2017

    L’Esprit-Saint nous rend capables d’espérer mais fait également de nous des « semeurs d’espérance », des consolateurs auprès des plus pauvres et des personnes rejetées : le Pape François l’a affirmé ce mercredi 31 mai 2017, lors de l’audience générale, Place St Pierre. A quatre jours de la Pentecôte, et devant des milliers de pèlerins venus à Rome pour fêter le Jubilé d’Or du Renouveau charismatique, le Souverain Pontife a centré sa catéchèse sur le rapport entre l’Esprit-Saint et l’espérance chrétienne.

    L’espérance est comme une voile, affirme le Pape : « elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau vers le large ou vers le rivage ». Saint Paul, dans la lettre aux Romains souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit-Saint ». Déborder d’espérance, explique le Saint-Père, signifie ne jamais se décourager. Et c’est justement l’Esprit-Saint qui rend possible cette espérance invisible, car il atteste à notre esprit que « nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers ». L’Esprit de Dieu qui est en nous « nous pousse en avant, et c’est pour cela que l’espérance ne déçoit pas ».

    Mais l’Esprit-Saint ne nous rend pas seulement capables d’espérer, il fait de nous des « semeurs d’espérance ». « Un chrétien peut semer l’amertume, il peut semer la perplexité, mais si tu fais cela, tu n’es pas un bon chrétien », a mis en garde le Pape. Le chrétien doit au contraire « semer l’huile et le parfum de l’espérance, et non le vinaigre de l’amertume et de la désespérance ».

    L’Esprit-Saint fait également de nous des paraclets, c’est-à-dire des défenseurs de nos frères, les pauvres et les exclus. Et le Pape d’insister : « ce que l’Esprit-Saint fait pour chacun de nous, qui sommes ici sur cette Place, nous devons le faire pour ceux qui souffrent le plus », avant de souhaiter que la fête de la Pentecôte, « qui est l’anniversaire de l’Église », fasse des croyants des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin.

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, à proximité de la Solennité de la Pentecôte, nous nous rappelons que l’espérance est comme une voile ; elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau, selon les cas, vers le large ou le rivage. Ainsi, l’Apôtre Paul souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint ». Car, les hommes ont besoin d’espérance pour vivre et de l’Esprit Saint pour espérer. L’Esprit nous rend capables « d’espérer contre toute espérance » car il atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers. Et, par là-même, il nous permet d’être des semeurs d’espérance, d’être comme Lui et grâce à Lui, des « paraclets », c’est-à-dire des consolateurs et des défenseurs de nos frères, en particulier des pauvres et des exclus. Mais l’Esprit Saint nourrit aussi l’espérance dans toute la création qui attend avec impatience sa libération et il nous conduit à la respecter. Alors, que la fête de la Pentecôte nous trouve unis dans la prière avec la Vierge Marie, pour que le don de l’Esprit Saint nous fasse déborder d’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les membres de la Communauté de l’Emmanuel et de la Fraternité Pentecôte ainsi que les pèlerins venus de France, de Belgique et du Cameroun. Je salue les pèlerins du Bénin avec l’évêque Mgr. Vieira et ceux du Gabon avec l’évêque Mgr. Ogbonna Managwu. Avec la Vierge Marie, nous sommes unis dans la prière pour recevoir le don de l’Esprit Saint et déborder d’espérance. Ainsi, que l’Esprit Saint nous aide à être des semeurs d’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 24 mai 2017

    Comme chaque semaine, le Pape François a tenu l’audience générale, Place Saint-Pierre, ce mercredi 24 mai 2017, toujours sous le thème général de l’Espérance chrétienne. Le Souverain Pontife a centré sa catéchèse sur l’épisode biblique des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile selon Saint Luc : une véritable « thérapie de l’Espérance », selon le Pape.

    Sur la route de Jérusalem à Emmaüs, deux disciples marchent tristement. Ils ont le cœur lourd, peiné, rempli de déception. Ils avaient placé tous leurs espoirs en Jésus, et voilà que le Messie tant attendu, celui qui devait apporter la libération à Israël a été mis à mort. « Cette croix hissée sur le Calvaire était le signe le plus éloquent d’une défaite qu’ils n’avaient pas prévue », analyse le Pape, et cette fête de Pâque, où devait résonner le chant de la libération, « devint au contraire le jour le plus triste de leur vie », car « ces deux pèlerins avaient une espérance humaine ».

    Voici que Jésus apparait sur le chemin et fait route avec eux. « La rencontre de Jésus avec ces deux disciples semble tout à fait fortuite », mais, observe le Pape François, elle s'avère en réalité être « une thérapie de l’Espérance », et c’est Jésus lui-même qui la fait. Il connait certes le motif de leur tristesse et de leur déception, mais « il questionne et écoute », et leur laisse ainsi « le temps de sonder leur amertume ».

    Le Christ « marche avec toutes les personnes découragées qui avancent la tête baissée. Et en marchant avec elles, de manière discrète, il réussit à leur redonner l’espérance ». Il leur parle avant tout « à travers les Saintes Écritures ». « Qui prend en main le Livre de Dieu, précise le Saint-Père, ne rencontrera pas des histoires d’héroïsme facile, ou de conquêtes fulgurantes ». « La vraie espérance n’est pas à bas prix, elle passe toujours par des défaites », a-t-il ajouté. Car le Seigneur ne veut pas être aimé comme « un chef qui entraine son peuple à la victoire, en anéantissant ses adversaires dans le sang ». Notre Dieu a choisi plutôt la place que tous méprisent, une présence fragile, celle « d’une lampe qui brûle un jour froid et venteux ».

    Après avoir ouvert le cœur des disciples à l’intelligence des Écritures, le Christ « répète les gestes de l’Eucharistie », en prenant le pain, le bénissant, le rompant et en le donnant. « N’est-ce pas là toute l’histoire de Jésus ? Et également ce que doit être l’Église ? » demande le Pape. « C’est une rencontre rapide, mais qui contient en elle tout le destin de l’Église », affirme-t-il, car ce récit nous dit que la « communauté chrétienne n’est pas enfermée dans une citadelle fortifiée, mais qu’elle marche sur la route, y rencontre les personnes, avec leurs espérances et leurs déceptions. »

    « Nous tous, a conclu le Pape, dans notre vie, nous avons eu des moments difficiles, sombres ; des moments où nous marchions tristes, pensifs, sans horizon, avec seulement un mur devant nous. Et Jésus est toujours à côté de nous pour nous donner l’espérance, pour nous réchauffer le cœur et dire ‘avance, je suis avec toi’. » Voilà en somme le message d’Emmaüs : « Dieu marchera avec nous, toujours, même dans les moments les plus douloureux, (…), même dans les moments de défaite : là se trouve le Seigneur. Et c’est cela notre espérance. »

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui je m’arrêterai à l’expérience des disciples d’Emmaüs. Ces deux pèlerins, quittant Jérusalem à la suite de la mort de Jésus, avaient une espérance humaine. Leur rencontre avec Jésus sur la route semble fortuite. Leurs yeux ne sont pas en mesure de le reconnaître. Et alors Jésus commence une ‘thérapie de l’espérance’ ! Avant tout il questionne et écoute. Même s’il connaît déjà le motif de leur déception il leur laisse le temps de sonder en profondeur leur amertume. Il en ressort ce refrain de l’existence humaine : « Nous avions espéré » ! Mais, de manière discrète, Jésus marche avec toutes les personnes découragées, il réussit à redonner espérance. Il leur parle avant tout par les Écritures. Puis il répète le geste de l’Eucharistie. N’est-ce pas toute l’histoire de Jésus ? le signe de ce que doit être l’Église. Cette rencontre de Jésus nous dit que la communauté chrétienne n’est pas enfermée dans une citadelle fortifiée, mais qu’elle marche sur la route, y rencontre les personnes, avec leurs espérances et leurs déceptions. L’Église écoute les histoires de tous, pour leur offrir la Parole de vie, le témoignage de l’amour fidèle de Dieu. Alors le cœur des personnes peut brûler d’espérance. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier le groupe catholique du Palais de Justice de Paris et la Communauté de l’Arche d’Ambleteuse, ainsi que toutes les personnes venant de Belgique, de France et de l’Île Maurice. A la veille de la fête de l’Ascension du Seigneur, soyez sûrs que, même à travers les apparences contraires, nous sommes toujours aimés de Dieu et que son amour pour nous ne cessera jamais. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 17 mai 2017

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 17 mai ses catéchèses sur le thème de l’Espérance. Au cours de l’audience générale place Saint-Pierre, le Souverain Pontife est revenu sur la figure de Marie-Madeleine, la première qui a vu le Christ ressuscité. Marie-Madeleine, que Jésus a appelé par son nom est une apôtre de l’Espérance a rappelé le Saint-Père.

    Compte-rendu d’Olivier Bonnel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui  nous rencontrons Marie Madeleine, la première qui, selon les Évangiles, a vu le Christ ressuscité. Alors qu’elle pleure la mort de Jésus et la disparition de son corps, le Seigneur la surprend de manière inattendue ; elle ne le reconnaît que lorsqu’il l’appelle par son nom : « Marie ». C’est ainsi que le Ressuscité se fait reconnaître par chacun de nous dans une relation personnelle. Dieu nous appelle par notre nom, il nous connaît personnellement, il se préoccupe de notre vie qu’il veut relever. La Résurrection de Jésus n’est pas, pour le chrétien, une petite joie quelconque, éphémère. Elle est une cascade qui envahit toute notre vie. Car, du milieu des désillusions et des échecs que chacun porte dans son cœur, il y a un Dieu, tout près de nous, qui nous dit : cesse de pleurer, parce que je suis venu pour te libérer ! »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le Collège de Défense de l’OTAN, le groupe de l’Université Catholique de Louvain, le Pèlerinage du diocèse de Gand ainsi que les pèlerins venus de France, de Suisse et de Côte d’Ivoire.

    Frères et sœurs, Marie Madeleine aurait voulu étreindre le Seigneur. Mais lui l’envoie porter la bonne nouvelle aux Apôtres. Nous aussi, à l’heure des pleurs et de l’abandon, puissions-nous entendre Jésus nous appeler par notre nom, et nous envoyer porter la bonne nouvelle à nos frères. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 10 mai 2017

    « Pèlerins d’espérance et de paix : que vos mains unies en prière continuent de soutenir mes prières ». Place Saint-Pierre, ce mercredi 10 mai 2017, le Pape demande aux fidèles de langue portugaise de s’unir à lui. Vendredi et samedi, il se rendra en pèlerinage à Fatima, au Portugal « pour confier à la Vierge les sorts temporel et éternel de l’humanité et implorer, par son intercession, les bénédictions du Ciel ». Il prie pour que « la plus grande et la meilleure des mères veille sur chacun, tous les jours jusqu’à l’éternité ».

    Deux jours avant son déplacement dans le sanctuaire marial portugais, le Pape a dédié sa catéchèse, lors de l’audience générale et dans le cadre de son cycle sur l’espérance chrétienne, à la figure de Marie, la Mère de l’espérance. « Elle nous enseigne la vertu de l’attente confiante, même quand tout est privé de sens ».

    « Dès sa première apparition dans l’histoire des Évangiles, sa figure se profile comme celle d’un personnage de drame », nous dit le Pape. Il n’était pas facile de dire «oui» à l’invitation de l’ange, et pourtant sollicitée en pleine jeunesse, elle répond avec courage, sans savoir rien du destin qui l’attendait. « En cet instant, elle nous apparaît comme une de toutes ces mères du monde, courageuses jusqu’à l’extrême quand il s’agit d’accueillir en elle l’histoire d’un homme nouveau qui naît ».

    Ce « oui » marque le début d’une « longue liste d’obéissance ». Marie apparaît comme une femme silencieuse dans les Évangiles, souligne-t-il « qui souvent ne comprend pas tout ce qui lui arrive, mais qui médite chaque parole et chaque évènement dans son cœur ».

    Le Pape dresse là une sorte de profil psychologique de Marie : « Ce n’est pas une femme qui déprime face aux incertitudes de la vie, en particulier quand tout semble aller de travers. Ce n’est pas non plus une femme qui proteste avec violence, qui fulmine contre le destin de la vie quand il prend un tour hostile. C’est une femme, au contraire, qui écoute ». Le Pape rappelle à tous qu’il y a toujours un lien solide entre l’espérance et l’écoute. Marie écoute et accueille l’existence telle qu’elle se livre, avec ses jours heureux et avec ses drames, jusqu’à la crucifixion.

    Et c’est « à ce moment crucial » qu'elle réapparait dans les Évangiles. À l’heure de la nuit la plus extrême, quand son Fils est cloué sur le bois de la croix, ils nous disent qu’elle « restait » là, au pied de la croix. « L’imagination des poètes et des peintres nous ont offert des images qui sont aujourd’hui entrées dans l’histoire de l’art », mais les Évangiles sont eux « laconiques et extrêmement discrets ». Elle « restait » là, par fidélité au projet de Dieu dont elle s’est proclamée la servante, et avec son amour de mère qui souffre.

    Marie qui est là encore pour accompagner les premiers pas de l’Église, dans la lumière de la Résurrection, « mère d’espérance » au milieu de cette communauté de disciples tellement fragiles : « L’un avait renié, beaucoup avaient fui, tous avaient peur ». Marie était là « tout naturellement », et c’est pour cela, poursuit le Pape François, que « nous l’aimons comme Mère, parce qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente, même quand tout semble privé de sens ». Le Pape lance enfin cette prière : « Que Marie, la Mère que Jésus nous a donnée à tous, puisse toujours soutenir nos pas, dans les moments difficiles ; qu’elle puisse toujours s’adresser à nos cœurs en disant : lève-toi et regarde devant toi, regarde l’horizon. »

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, aujourd’hui, nous regardons Marie, Mère de l’espérance. Dans les évangiles, Marie est cette femme qui médite chaque parole et chaque évènement dans son cœur, qui écoute et qui accueille l’existence telle qu’elle se livre, avec ses jours heureux et avec ses drames. Et, à l’heure de la nuit la plus extrême, quand son Fils est cloué sur le bois de la croix, les évangiles nous disent qu’elle « restait » là, au pied de la croix, par fidélité au projet de Dieu dont elle s’est proclamée la servante et avec son amour de mère qui souffre. Elle est là encore pour accompagner les premiers pas de l’Église, dans la lumière de la Résurrection, au milieu des disciples tellement fragiles. C’est pour tout cela que nous l’aimons comme Mère, parce qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente confiante, même quand tout semble privé de sens. Que Marie, la Mère que Jésus nous a donnée à tous, puisse toujours soutenir nos pas, dans les moments difficiles. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des collèges ainsi que les fidèles des paroisses venus de France et de Belgique. Que Marie, Mère de l’espérance, soutienne nos pas dans les moments difficiles. Qu’elle nous aide à garder confiance dans l’amour de Dieu, aux jours heureux comme aux jours plus douloureux. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 3 mai 2017

    « Un signe de paix pour l’Égypte et pour toute cette région » : c’est ainsi que le Pape François a qualifié, lors de l’audience générale place Saint-Pierre ce mercredi 3 mai 2017, son voyage apostolique au Caire la semaine dernière. Le Pape est revenu sur les moments forts de ce déplacement de 24h dans la capitale égyptienne, effectué à l’invitation du président Al-Sissi, du patriarche copte-orthodoxe Tawadros II, du patriarche copte-catholique Sidrak, et du recteur de l’université islamique d’Al-Azhar, cheikh al-Tayeb.

    Le compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la semaine dernière j’ai accompli un voyage apostolique en Égypte. Il avait pour thème Le Pape de la paix dans une Égypte de paix. Je remercie vivement les Autorités civiles et religieuses ainsi que le peuple égyptien qui m’ont reçu très chaleureusement. Ma visite à l’Université Al Azhar, où le Grand Imam m’a accueilli, avait pour but le dialogue entre chrétiens et musulmans et la promotion de la paix dans le monde. Lors de la Conférence internationale pour la paix, j’ai développé une réflexion qui a valorisé l’Égypte comme terre de civilisation et terre d’alliance. L’échange de discours avec le Président de la République a mis en valeur le rôle de l’Égypte pour la paix dans la région. Avec mon cher Frère le Pape Tawadros II, Patriarche des Coptes orthodoxes, nous avons pu donner un signe fort de communion, renouvelant notre engagement à cheminer ensemble. Le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, a participé à cette rencontre œcuménique. Le second jour a été consacré aux fidèles catholiques. La messe a été une fête de la foi et de la fraternité. Dans la rencontre avec les prêtres, les personnes consacrées et les séminaristes, j’ai vu la beauté de l’Église en Égypte et j’ai prié pour tous les chrétiens du Moyen-Orient. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier les membres des Fraternités monastiques de Jérusalem, les paroisses et les jeunes venus de France, ainsi que les universitaires de Nice. En ce temps pascal, je vous invite à construire, vous aussi, un monde de justice et de paix où chacun est accueilli fraternellement. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 26 avril 2017

    « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » : c’est sur cette parole du Christ dans l’Évangile de Matthieu que le Pape a appuyé sa catéchèse ce matin, lors de l’audience générale de ce mercredi 26 avril 2017, Place Saint-Pierre. Pour la 20e étape de son parcours sur l’espérance, le Pape François a insisté sur le caractère concret et actuel de la présence de Dieu parmi nous.

    « Notre Dieu n’est pas un Dieu absent, séquestré dans un ciel très lointain ; c’est au contraire un Dieu passionné par l’homme. » Le Pape l’a redit dans sa catéchèse, en répétant que « notre Dieu nous accompagne toujours, même si, par aventure, nous L’oublions ». « Notre existence est un pèlerinage, un chemin ». Le Pape François l’a redit en s’appuyant sur l’exemple d’Abraham qui s’est mis en marche, en quittant sa terre comme Dieu le lui avait demandé.

    Ce long voyage qui peut sembler absurde à vue humaine prend son sens si l’on sait que « Jésus nous assure non seulement de nous attendre au terme de notre long voyage, mais de nous accompagner dans chacun de nos jours ».

    « Les cieux passeront, la terre passera, les espérances humaines seront annulées, mais la Parole de Dieu est plus grande que tout et ne passera pas (…). Il n’y aura pas de jour de notre vie dans lequel nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu ». C’est cette « proximité de Dieu » que l’on appelle la « Providence », a expliqué le Pape : cela signifie que Dieu « pourvoit à notre vie ».

    « L’espérance chrétienne trouve sa racine non pas dans l’attractivité du futur, mais dans la sécurité de ce que Dieu nous a promis et a réalisé en Jésus-Christ », a encore précisé le Pape, estimant si l’on traverse des phases de doute et d’obscurité, il faut « s’agripper à la corde ». Reprenant le célèbre verset du Psaume 23 (« Si je traverse la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi») , le Pape a rappelé que « l’homme voyageur, l’homme debout », doit se souvenir que « Dieu ne nous abandonne pas, que Dieu nous aime tendrement ».

    Au terme de l’audience générale, parmi les pèlerins francophones, le Pape a notamment un groupe des Œuvres Pontificales Missionnaires, venu avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et les membres de la Communauté de l’Arche de Cognac, en Charente.

    Source : Radio Vatican (CV).
     
    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, notre Dieu n’est pas un Dieu lointain, mais un Dieu qui nous a dit : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. L’homme n’est pas seul dans son pèlerinage ici-bas ; le chrétien, en particulier, n’est jamais abandonné du Seigneur qui lui promet de l’accompagner chaque jour ; et cette proximité de Dieu durera jusqu’à la fin des temps. Nous devons enraciner fermement dans notre esprit la certitude que Dieu, dans sa “providence”, pourvoira à tous nos besoins, qu’il ne nous abandonnera pas au moment de l’épreuve et de la nuit. L’espérance, souvent symbolisée par une ancre, est solide et certaine, car elle ne repose pas sur la force de la volonté humaine mais sur ce que Dieu a promis et réalisé en Jésus-Christ. Forts de ces promesses, les chrétiens peuvent continuer à espérer, confiants que Dieu travaille pour réaliser ce qui, humainement, parait impossible. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le groupe des Œuvres Pontificales Missionnaires, avec le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon, ainsi que la Communauté de l’Arche de Jean Vanier, de Cognac, et tous les pèlerins venus de France et de Belgique.
    Nous sommes le peuple de Dieu en pèlerinage à la suite du Christ ressuscité, et nous savons que son amour nous précède, même dans les situations les plus difficiles. Je vous invite à porter cette lumière tout autour de vous.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.
  • Audience générale de ce mercredi 19 avril 2017

    Le christianisme « n’est pas une idéologie, ce n’est pas un système philosophique, mais c’est un chemin de foi qui part d’un événement dont ont été les témoins les premiers disciples de Jésus ». Quelques jours après Pâques, le Pape François a voulu parler du « Christ ressuscité, notre espérance tel que nous le présente saint Paul dans la première Lettre aux Corinthiens ». Lors de l’audience générale place Saint-Pierre, ce mercredi 19 avril 2017, il a ainsi poursuivi son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne, se basant sur la résurrection.

    Le compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, dans la lumière de Pâques, l’Apôtre Paul nous rappelle que le christianisme n’est pas une idéologie mais un chemin de foi qui part d’un évènement attesté par les premiers disciples de Jésus. Et, cet évènement n’est pas seulement la mort de Jésus mais plus encore sa résurrection, car c’est au matin de Pâques que naît notre foi. Paul lui-même a été saisi par cet évènement sur le chemin de Damas. Ainsi, même si nous sommes pécheurs, nous sommes appelés comme chrétiens à reconnaître avec étonnement et joie ce que Dieu réalise pour nous au matin de Pâques : son amour pour nous a vaincu notre plus implacable ennemi. Comme le proclame l’Apôtre Paul : « O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55). En ces jours de Pâques, nous proclamons nous aussi que Jésus est vivant au milieu de nous. Le Christ ressuscité est notre espérance. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes collégiens, lycéens et étudiants, ainsi que les fidèles des paroisses venus de France et de Suisse. Que l’Esprit Saint fasse grandir notre foi en Jésus ressuscité pour que l’amour de Dieu parvienne à vaincre en nous le péché et la mort. Que notre vie témoigne avec joie de l’espérance qui naît du tombeau ouvert au matin de Pâques. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce Mercredi Saint, 12 avril 2017

    C’est sous un soleil radieux et devant une foule nombreuse réunie place Saint-Pierre que le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne ce mercredi 12 avril 2017 durant l'audience générale. S’appuyant sur l‘épisode évangélique du grain qui meurt en terre pour donner du fruit, il a rappelé que Jésus aussi, venu sur Terre, est mort sur la croix d’où jaillit l’espérance nouvelle. À l’image du Christ, le Pape a alors invité les fidèles à donner leur vie par amour.

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, après les acclamations de la foule lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, les espérances terrestres de ces gens se sont écroulées devant la croix. En réalité, notre espérance est autre que celle du monde. Jésus a porté au monde une espérance nouvelle. Comme le grain de blé tombé en terre meurt et porte beaucoup de fruit, c’est au plus profond de l’abaissement de Jésus – qui est aussi le sommet de l’amour – qu’a germé notre espérance. Elle a germé par la force de l’amour. A Pâques, Jésus a transformé notre péché en pardon, notre mort en résurrection, notre peur en confiance. Quand nous choisissons de suivre Jésus, nous découvrons peu à peu qu’il n’y a pas d’autre chemin que l’amour humble pour vaincre le mal et donner espérance au monde. C’est le chemin de Dieu, le seul qui donne du fruit. Certes cet amour passe par la croix, le sacrifice, comme pour Jésus. La croix est le passage obligé, mais ce n’est pas le but. Le but c’est la gloire, comme nous le montre Pâques. L’amour fait naître la vie et donne sens à la souffrance. L’amour est le moteur qui fait progresser notre espérance. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier les participants à la rencontre UNIV et les fidèles venant de France et de Belgique. Au cours de cette Semaine Sainte, je vous invite à contempler le Crucifié, pour comprendre qu’espérer avec Jésus c’est apprendre à voir déjà la résurrection dans la croix, la vie dans la mort. Regardez-le en lui disant : Avec toi rien n’est perdu, avec toi nous pouvons toujours espérer ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 5 avril 2017

    « L’espérance n’est pas un concept ou un sentiment, c’est une personne, le Christ » : le Pape l’a affirmé ce mercredi matin, au cours de l’audience générale hebdomadaire, Place Saint Pierre. Toujours dans le cadre thématique de l’espérance chrétienne, il a centré sa catéchèse sur un passage de la première Épitre de Pierre (1 P 3, 8-17), où l’apôtre invite les chrétiens à rendre raison de l’espérance qui est en eux.

    Pour le Pape, le secret de cette Épitre tient au fait qu’elle « plonge ses racines dans la Pâque », ce mystère que l’Église s’apprête à célébrer dans quelques jours. « Saint Pierre nous invite à adorer le Seigneur ressuscité et vivant dans nos cœurs, car c’est là qu’Il a fait sa demeure, depuis notre baptême ». Voilà pourquoi nous sommes appelés à rendre raison de l’espérance qui est en nous, affirme le Souverain Pontife, car cette espérance « n’est pas un concept, ou un sentiment, mais une personne : le Seigneur Jésus vivant et présent en nous et en nos frères (*) ».

    Ainsi donc, si le Christ habite en nos cœurs, nous ne devons point le cacher, mais au contraire le laisse se rendre visible, et agir en nous. « Ce serait une espérance faible, celle qui n’aurait pas le courage de sortir et de se faire voir », assure le Pape, pour qui cette espérance doit justement nous inciter à prendre Jésus pour modèle de vie. « Nous devons nous comporter comme Lui », en témoignant « douceur, respect et bienveillance envers notre prochain », et en pardonnant à ceux qui nous ont fait du tort. « Une personne qui n’a pas d’espérance ne réussit pas à pardonner, elle ne réussit pas à donner la consolation du pardon et à avoir la consolation de pardonner ». Et le Pape de prendre un exemple concret : « les mafieux pensent que le mal peut se vaincre avec le mal, c’est pour cela qu’ils cherchent la vengeance et font tant d’autres choses que nous tous savons. Mais ils ne savent pas ce que sont l’humilité, la miséricorde et la douceur. Pourquoi ? Parce que les mafieux n’ont pas d’espérance », a-t-il conclu.

    « Quand nous souffrons pour le bien, nous sommes en communion avec le Seigneur qui a accepté de souffrir et d’être mis en croix pour notre salut » a poursuivi le Pape, qui rappelle donc que « chaque fois que nous prenons le parti des petits et des marginaux, que nous répondons au mal en pardonnant et en bénissant, nous resplendissons comme des signes lumineux de l’espérance, et nous devenons des instruments de consolation et de paix selon le cœur de Dieu. »

    Source : Radio Vatican (MA).

    (*) : confusion récurrente du Pape François en l'emploi des mots et expressions "enfant de Dieu", "fils de Dieu", et "frères". Si "le Seigneur ressuscité" est en effet bien "vivant dans nos cœurs, car c’est là qu’Il a fait sa demeure, depuis notre baptême", c'est qu'il ne l'est pas en tout homme qui n'a pas encore reçu ce sacrement de l'initiation chrétienne ; "le Seigneur Jésus vivant" n'est donc pas "présent" indistinctement "en nos frères", ce mot englobant pour ce Pape tous les êtres humains créés par Dieu, qu'ils se déclarent athées, bouddhistes, musulmans, ou adorateurs de mamon... C'est ainsi qu'il déclarait par exemple dans sa première vidéo enregistrée pour l'intention de prière du mois de janvier 2016 : « Dans cette multitude, dans cet éventail de religions, nous avons une seule certitude pour tous : nous sommes tous enfants de Dieu. » Cette confusion, mainte fois présente dans ses interventions, surtout lorsqu'il s'agit des pratiquants de l'islam, n'a chez lui rien d'involontaire. [ndr]

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, l’Apôtre Pierre nous invite avec force à adorer le Seigneur ressuscité et vivant dans nos cœurs. C’est là qu’il a fait sa demeure depuis notre baptême en nous comblant de son amour et de la plénitude de l’Esprit Saint. Voilà pourquoi nous sommes appelés à rendre raison de l’espérance qui est en nous. Car, notre espérance, c’est le Seigneur vivant et présent en nous et dans nos frères. Ainsi, si le Christ habite dans nos cœurs, nous devons apprendre à nous comporter comme lui, en témoignant d’humilité, de miséricorde, de respect et de bienveillance envers le prochain. Quand nous souffrons pour le bien, nous sommes en communion avec le Seigneur qui a souffert pour notre salut. Aussi, chaque fois que nous prenons le parti des petits et des marginaux, que nous répondons au mal en pardonnant et en bénissant, nous resplendissons comme des signes lumineux de l’espérance et nous devenons des instruments de consolation et de paix selon le cœur de Dieu. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des collèges et des lycées ainsi que les fidèles des paroisses venus de France et de Belgique. Que le Seigneur ressuscité et vivant dans nos cœurs nous aide à être des signes lumineux de l’amour dont Dieu nous a comblés et de l’espérance qui est en nous, auprès de tous, en particulier des petits et des pauvres. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 29 mars 2017

    Le Pape François a présidé ce mercredi 29 mars 2017 la traditionnelle audience générale du mercredi Place Saint-Pierre, en poursuivant son cycle de méditations sur l’espérance, revenant cette fois sur la figure d’Abraham.

    « L’espérance d’Abraham s’enracine dans sa foi : une espérance capable d’aller au-delà de toute espérance, de se manifester là où, humainement, il n’y a plus d’espérance, a expliqué le Saint-Père. Nous sommes invités à suivre l’exemple d’Abraham, en faisant confiance, non pas à nos sécurités, à nos raisonnements, à nos propres forces, mais au Dieu de la résurrection et de la vie qui maintient sa promesse à l’heure de l’épreuve et de la mort. »

    Au terme de sa catéchèse, le Pape a lancé un appel vibrant pour le pays d’Abraham, l’Irak, un pays fracturé par une guerre civile qui semble interminable. Le Pape avait salué auparavant une délégation interreligieuse irakienne, accompagnée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Leur présence a donné l’occasion au Pape d’exprimer son attachement à la pluralité religieuse en Irak.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, Abraham, notre père dans la foi, est aussi, selon saint Paul, notre père dans l’espérance. En effet, le Dieu qui se révèle à lui est le Dieu qui sauve, qui appelle à la vie, qui nous arrache au désespoir et à la mort. Dans la vie d’Abraham tout est prophétique et le devient pour nous. Dieu a ressuscité Jésus, en sorte que nous puissions passer en Lui de la mort à la vie. L’espérance d’Abraham s’enracine dans sa foi : une espérance capable d’aller au-delà de toute espérance, de se manifester là où, humainement, il n’y a plus d’espérance. Nous sommes invités à suivre l’exemple d’Abraham, en faisant confiance, non pas à nos sécurités, à nos raisonnements, à nos propres forces, mais au Dieu de la résurrection et de la vie qui maintient sa promesse à l’heure de l’épreuve et de la mort. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de France ainsi que l’Association des Paralysés de France et la Communauté de la Source.
    Alors que nous nous préparons à célébrer la mort et la résurrection de Jésus, ayons toujours la ferme espérance de ressusciter un jour avec Lui. Que cette espérance nous donne la force de persévérer sur le chemin de notre vie.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.