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  • Angelus du 15 août 2017

    En ce jour de fête de l’Assomption ce mardi 15 août 2017, le Pape François a insisté sur la joie de Jésus apportée par la Vierge Marie au monde. Le Saint-Père a ainsi commenté l’Évangile du jour, celui de la Visitation selon saint Luc, quand Marie enceinte du Christ se rend auprès de sa cousine Elisabeth, qui attend Jean-Baptiste.

    « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » Voici le cri d’exclamation d’Elisabeth dès l’arrivée de Marie dans sa maison. Ce sont ces mots qui commenceront la populaire prière de l’Ave Maria, Je vous salue Marie, rappelle le Pape. Ce cri d’émerveillement, c’est un cri de grande joie car « Marie vient de faire un don à Elisabeth, et même au monde entier », explique le Saint-Père. C’est le don de « Jésus qui vit déjà en elle, pour prendre chair humaine, pour accomplir sa mission de salut ». Tout d’un coup dans la demeure d’Elisabeth et Zacharie, il y a « la présence invisible mais réelle de Jésus qui remplit tout de sens : la vie, la famille, le salut du peuple, tout ! »

    Cette joie, poursuit le Pape, s’exprime par la voix de Marie, « dans la belle prière que Saint Luc nous transmet, qui s’appelle Magnificat, un chant de louange à Dieu qui s’opère à travers les personnes humbles comme Marie elle-même, comme son époux Joseph et le lieu où ils vivent Nazareth ». Car «l’humilité est comme un vide qui laisse place à Dieu ». « L’humble est puissant car il est humble et non car il est fort, c’est ça la grandeur de l’humilité » poursuit le Pape François qui a proposé aux fidèles place Saint-Pierre de se poser la question, en répondant dans son cœur, « comment va mon humilité ? » (1). « Le Magnificat chante le Dieu miséricordieux et fidèle qui accomplit son dessein de salut avec les petits et les pauvres, avec ceux qui se fient à sa Parole comme Marie ».

    Ainsi, dans la maison d’Elisabeth, la présence de Jésus crée non seulement un « climat de joie et de communion fraternelle, mais aussi de foi qui apporte espérance, prière et louange ». C’est ce qui doit se passer aujourd’hui dans nos maisons, appelle le Saint-Père, en célébrant « celle qui nous apporte ce don immense, cette grâce au-dessus de toute autre grâce, la grâce de Jésus-Christ ! ». Car « en portant Jésus, la Vierge nous apporte aussi une joie nouvelle, pleine de sens, une nouvelle capacité de traverser avec foi les moments douloureux et difficiles, la capacité de miséricorde, de nous pardonner, de nous comprendre, de nous soutenir les uns les autres ». « Marie est un modèle de vertu et de foi ».

    Le Pape a enfin invité les fidèles à la remercier de « toujours nous précéder dans le pèlerinage de la vie et de la foi », et à lui demander « son soutien pour avoir une foi forte, joyeuse et miséricordieuse qui nous aide à être saints pour la rencontrer un jour, au Paradis ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    (1) : « Une personne vraiment humble ne voit en soi que ses défauts et n'aperçoit point ceux d'autrui ». Saint Claude La Colombière (1641-1682). [ndlr]

  • Angelus de ce dimanche 13 août 2017

    Lors de la prière de l’Angelus, ce dimanche 13 août, le Pape François s’est appuyé sur l’Évangile du jour, récit de Jésus marchant sur l’eau qui tend la main pour sauver Pierre dans le lac de Galilée. C’est toute l’histoire de la foi, a souligné le Saint-Père devant la foule. Il a ainsi rappelé que croire n'est pas un chemin de tranquillité mais l'assurance d'un soutien qui donne sens au chemin de vie.

    Ce récit de Pierre qui coule en voulant marcher sur l’eau vers Jésus, contient un « riche symbole et fait réfléchir à notre foi » explique le Pape. Une réflexion qui se mène « soit comme un individu, soit comme communauté ecclésiale, mais aussi sur la foi de nous tous qui sommes réunis aujourd’hui sur la place Saint-Pierre ».

    Le Saint-Père file la métaphore. La barque dans laquelle se trouve les disciples sur le lac de Galilée, et confrontée à des vents contraires, représente à la fois « la vie de chacun et la vie de l’Église ». Les vents eux sont les difficultés et les épreuves de la vie. Ainsi, quand Pierre appelle Jésus à l’aide, il révèle « notre désir de sentir la proximité du Seigneur mais aussi la peur et l’angoisse qui accompagnent les moments les plus durs de notre vie et de notre communauté, marquées par des fragilités internes et des difficultés externes ». Dans ces moments, si comme pour Pierre la parole rassurante de Jésus ne suffit pas, le Pape met en garde ceux qui « consultent les horoscopes et les diseurs de bonne aventure et commencent à sombrer vers le fond ». À l’inverse, le Saint-Père appelle à s’accrocher à la parole du Seigneur « comme à une corde tendue à laquelle s’agripper pour affronter les eaux hostiles et turbulentes ».

    Cet Évangile justement, « nous rappelle que la foi en le Seigneur et sa parole n’ouvre pas un chemin de facilité et ne nous soustrait pas aux tempêtes de la vie ». En somme, la foi n’est pas un long fleuve tranquille, « elle n’est pas si forte » souligne le Pape François. Mais la foi « nous donne l’assurance d’une Présence qui nous pousse à dépasser les orages existentiels, la certitude d’une main qui nous saisit pour nous aider à affronter les difficultés, nous indiquant la route dans le brouillard ». En résumé, « la foi n’est pas une échappatoire aux problèmes de la vie, mais apporte un soutien et donne un sens au chemin ».

    Finalement, conclut le Pape, « cet épisode est une belle image de la réalité de l’Église en tout temps : une barque menacée de se renverser par des vents contraires est sauvée par la foi en le Christ et sa parole ». C’est ça la garantie contre le naufrage. « Sur cette barque nous sommes en sécurité malgré nos malheurs et nos faiblesses, en particulier quand nous nous mettons à genoux pour adorer le Seigneur et, comme les disciples, se prosterner devant lui pour lui dire : Tu es vraiment le fils de Dieu ». Le Pape François a ainsi fait répéter la phrase aux fidèles places Saint-Pierre, priant Marie de « rester solides dans la foi pour résister aux tempêtes de la vie, rester sur la barque de l’Église en refusant la tentation de monter sur des bateaux enchanteurs mais douteux sur les idéologies, la mode et les slogans ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Audience générale du mercredi 9 août 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi, tenue en salle Paul VI, le Pape François a poursuivi sa série d’enseignements sur l’espérance. Pour la 30e étape de ce parcours catéchétique, il s’est arrêté sur « le pardon divin, moteur d’espérance », en commentant la rencontre du Christ avec Marie-Madeleine, dans le 7e chapitre de l’Évangile selon saint Luc.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, depuis les débuts de son ministère en Galilée, Jésus se fait proche des lépreux, des possédés, des malades et des exclus. Il partage la souffrance humaine, et quand il la croise, jaillit du plus profond de lui-même cette attitude qui caractérise le christianisme : la miséricorde. Jésus éprouve de la compassion. Or, le cœur du Christ incarne et révèle le cœur de Dieu qui, là où une personne souffre, veut sa guérison, sa libération, sa vie « en plénitude ». C’est pour cela que Jésus ouvre largement les bras aux pécheurs. Il voit toujours une possibilité de résurrection, même en celui qui a accumulé tant de mauvais choix. Avec le pardon de Dieu, Jésus offre aux personnes qui ont fauté l’espérance d’une vie nouvelle. Ainsi, nous qui sommes habitués au pardon des péchés, peut-être trop « à bon marché », nous devrions nous rappeler que le Fils de Dieu va jusqu’à mourir sur une croix, parce qu’il veut la libération totale et définitive du cœur de l’homme. Aussi, membres de l’Église, peuple de pécheurs, nous avons besoin de la miséricorde de Dieu qui a la force de nous transformer et de nous redonner l’espérance, chaque jour. Alors, en comprenant cette vérité de base, nous recevons de Dieu la plus belle mission du monde, celle de l’amour fraternel et de l’annonce d’une miséricorde que Dieu ne refuse à personne. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les fidèles venus de France et des pays francophones. Que la miséricorde et le pardon nous transforment et nous redonnent l’espérance, pour témoigner d’une vie marquée par son amour. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus de ce dimanche 6 août 2017

    Des milliers de personnes étaient réunies Place St Pierre ce dimanche 6 août 2017, malgré une chaleur écrasante, pour la prière de l’Angélus. Dans sa méditation, le Pape François a choisi d’expliciter le sens profond de la Transfiguration du Seigneur, que l’Église fête en ce jour. Cet événement « nous offre un message d’espérance : il nous incite à rencontrer Jésus pour ensuite être au service de nos frères », a notamment déclaré le Pape.

    L’ascension des disciples Pierre, Jacques et Jean vers le Mont Thabor nous invite à réfléchir sur « l’importance de se détacher des choses mondaines, pour marcher vers les hauteurs et contempler Jésus ». Il s’agit de « nous disposer à l’écoute priante et attentive du Christ », le Fils bien-aimé du Père, en recherchant des moments intimes de prière. Car c’est le « silence pacifiant et régénérant de la méditation de l’Évangile » que nous sommes appelés à redécouvrir. C’est en cela que le temps des vacances peut devenir providentiel, suggère le Pape François, car il favorise la rencontre avec le Seigneur. Il est important que le temps du repos nous permette de revigorer les forces du corps et de l’esprit, insiste le Saint-Père.

    Le Pape évoque également ce qui se passe après l’ascension et la Transfiguration. Les disciples redescendent de la montagne, « le cœur et les yeux transfigurés par cette rencontre avec le Seigneur » ; « c’est le parcours que nous pouvons accomplir nous aussi ». La redécouverte de Jésus n’est pas une fin en soi, mais nous pousse à « descendre de la montagne », remplis de l’Esprit Saint, à faire de nouveaux « pas d’authentique conversion », à « témoigner de la charité, comme loi de vie quotidienne ». « Transformés par la présence du Christ et l’ardeur de sa parole, nous serons signes concrets de l’amour vivifiant de Dieu pour tous nos frères, surtout ceux qui souffrent, ceux qui sont seuls ou abandonnés, les malades, et la grande multitude de ceux qui, dans le monde, sont humiliés par l’injustice, de toute-puissance et la violence ».

    Et le Pape de conclure en confiant à la protection de la Vierge Marie tous ceux qui profitent de leurs vacances, et ceux qui ne peuvent en avoir, en raison d'un âge avancé, de leur santé, de leur travail, ou de motifs économiques. « Que ce temps estival soit malgré tout un temps de détente, enrichi par des présences amicales et des moments de joie ».

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Reprise des Audiences générales, mercredi 2 août 2017

    Après la pause estivale du mois de juillet, le Pape François a repris ce matin les audiences générales. Devant près de 7.000 pèlerins réunis en salle Paul VI dans un climat festif, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèses sur l’espérance chrétienne. Revenant sur le rite du baptême, il a exhorté les fidèles à porter la lumière du Christ dans le monde.

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous avons un peu perdu la sensibilité au langage du cosmos que la disposition des églises ou les anciens rites du baptême mettaient en avant : l’occident où se couche le soleil, où meurt la lumière ; l’orient, où les ténèbres sont vaincues par la lumière de l’aurore, rappel du Christ, soleil surgi d’en haut à l’horizon du monde. Mais la signification de ce langage demeure intacte. Être chrétien, c’est regarder vers la lumière, même quand le monde est enveloppé par la nuit et les ténèbres. Par la grâce du Christ reçue dans le baptême, les chrétiens sont des hommes et des femmes qui croient que Dieu est Père ; que Jésus est descendu parmi nous ; que le Saint Esprit œuvre sans cesse pour le bien de l’humanité et du monde : c’est cela la lumière, l’espérance qui nous réveille chaque matin ! Un autre très beau signe de la liturgie baptismale nous rappelle l’importance de la lumière : la remise du cierge dont la flamme est allumée au cierge pascal, signe de la lente propagation de la résurrection de Jésus dans la vie des chrétiens. Quelle grâce quand un chrétien devient vraiment « porteur de Jésus » dans le monde, surtout pour ceux qui traversent le deuil, la détresse, les ténèbres et la haine ! Si nous sommes fidèles à notre baptême, nous diffuserons la lumière de l’espérance de Dieu et nous pourrons transmettre aux générations futures des raisons de vivre. »

    « Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue française, venant en particulier de France et de Haïti. Que ce temps de vacances vous permette d’être toujours plus conscients que votre baptême est une source d’espérance que vous devez transmettre autour de vous ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Intention de prière pour le mois d'août 2017

    Pour les artistes :
    « Pour les artistes de notre temps : que leurs œuvres, fruits de leur talent, nous aident tous à découvrir la beauté de la création. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Angelus de ce dimanche 30 juillet 2017

    Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche midi, devant les fidèles qui avaient affronté la chaleur écrasante de ce milieu d’été, le Pape François est revenu sur les images utilisées dans l’Évangile du jour, tiré du 13e chapitre de Saint-Matthieu : le « trésor caché » et la « perle précieuse ». À travers ces deux paraboles, Jésus invite ses disciples à renoncer à leur confort et à leurs biens pour le suivre et découvrir un plus grand bien encore : l’amour infini de Dieu.

    Cyprien Viet revient sur cette intervention du Saint-Père.

    « Il est vrai que le Royaume de Dieu est offert à tous, est un don, un cadeau, une grâce, mais il n’est pas mis à disposition sur un plateau d’argent, il demande un dynamisme. » Le Pape François a insisté sur cette double dimension de « recherche » et de « sacrifice » qui donne tout son relief à l’expérience chrétienne. « L’attitude de la recherche est la condition essentielle pour trouver ; il faut que le cœur brûle du désir de rejoindre le bien précieux, c’est-à-dire le Royaume de Dieu qui se fait présent dans la personne de Jésus. C’est Lui le trésor caché, c’est Lui la perle de grande valeur. Il est la découverte fondamentale, qui peut donner un tournant décisif à notre vie, en la remplissant de sens. »

    La découverte de ce trésor implique « sacrifice, détachements et renoncements ». « Il ne s’agit pas de mépriser le reste, mais de le subordonner à Jésus, en le mettant Lui à la première place. » C’est cela la clé de la grâce, et il ne faut pas en tirer une quelconque frustration ou tristesse, au contraire : « Le disciple de Jésus n’est pas quelqu’un qui s’est privé de quelque chose d’essentiel, c’est quelqu’un qui a trouvé beaucoup plus : il a trouvé la joie pleine que seul le Seigneur peut donner. C’est la joie évangélique des malades guéris, des pécheurs pardonnés, du voleur pour qui s’ouvre la porte du paradis. » Ceux qui se laissent sauver par Jésus « sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. »

    Le Pape a conclu en invitant à prier pour que tous ceux qui adhèrent à la foi chrétienne sachent « témoigner, avec les paroles et les gestes quotidiens, de la joie d’avoir trouvé le trésor du Royaume de Dieu, c’est-à-dire l’amour que le Père nous a donné à travers Jésus ».

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 23 juillet 2017

    Toute « mauvaise herbe peut devenir un bon produit », c’est l’espérance. Lors de la prière de l’Angelus devant les fidèles rassemblés sous une chaleur écrasante place Saint-Pierre, le Pape François s’est appuyé sur la parabole du bon grain et de la mauvaise herbe, racontée dans l'Évangile du jour, selon Saint-Mathieu. Une histoire qui « illustre le problème du mal dans le monde et met en lumière la patience de Dieu ».

    Ce récit se situe dans un champ, avec deux protagonistes opposés, raconte le Pape François. D’un côté, il y a le patron du champ, il représente Dieu, et il sème un bon grain de blé. De l’autre côté, il y a l’ennemi qui représente Santa et sème de la mauvaise herbe. Cette mauvaise herbe « avec le temps, commence à pousser en même temps que le bon grain ». Mais il ne faut surtout pas arracher tout de suite les herbes folles, car comme le dit le maître à ses serviteurs, « en arrachant la mauvaise herbe vous déracineriez le blé ». Quand Jésus fait ce récit, explique le Pape, « il nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont totalement imbriqués, qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal ». « Seul Dieu en est capable et il le fera lors du jugement dernier. »

    Cette situation présentée dans l’Évangile, « situation ambiguë et complexe », illustre « le champ de liberté des chrétiens, dans lequel s’accomplit le difficile exercice du discernement ». Il s’agit alors, poursuit le Saint-Père, « de faire conjoindre, avec une grande confiance en Dieu et sa providence, deux attitudes apparemment contradictoires : la décision et la patience ». La décision, analyse le Saint-Père, « c’est de vouloir être une bonne graine, de toutes ses forces, et ainsi s’éloigner du mal et de sa séduction ». Ensuite, la patience, c’est « préférer une Église qui est le levain de la pâte, qui n'a pas peur de se salir les mains en lavant les vêtements sales de ses enfants, plutôt qu'une Église de « purs », qui prétend juger à l'avance qui est au Royaume de Dieu et qui ne l'est pas ».

    La parabole du jour aide ainsi à comprendre que « le bien et le mal ne peuvent pas s’identifier par des territoires définis ou des groupes humains déterminés, certains mauvais d'autres bons », car nous sommes tous pécheurs, « la frontière entre le bien et le mal passe dans le cœur de chacun ». Le Pape appelle alors à retenir cet enseignement de Jésus qui propose de regarder autrement le champ du monde. En apprenant « le temps de Dieu et son regard, ce qui était ou que l’on croyait être une mauvaise herbe peut devenir un bon produit. C’est ça, la perspective de l’espérance. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, le Pape François a évoqué la situation à Jérusalem. Suivant « avec une vive inquiétude les graves tensions et les violences de ces jours-ci à Jérusalem », le Saint-Père a lancé un « vibrant appel à la modération et au dialogue ». Il a ainsi invité les fidèles place Saint-Pierre à s’unir à sa prière pour que « le Seigneur inspire à tous des intentions de réconciliation et de paix ».

    Depuis le 14 juillet, jour d’une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens, des affrontements opposent des Palestiniens et des policiers israéliens à Jérusalem et en Cisjordanie. La semaine de heurts s'est achevée par une soirée meurtrière, faisant six morts des deux côtés et plus de 500 blessés. Le lendemain, samedi 22 juillet, deux Palestiniens ont été tués près de Jérusalem. Ces dernières violences ont été provoquées par les nouvelles mesures de sécurité israéliennes à l'entrée de l'esplanade des mosquées.

    Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a été convoquée lundi 24 juillet à la demande de la France, de la Suède et de l'Égypte.

    À la fin de la prière de l’Angelus, le Pape François a aussi salué les familles, groupes paroissiaux et associations venues du monde entier en pèlerinage, en particulier les fidèles de Munster, en Irlande, les Sœurs Franciscaines Élisabethaines Bigie, le chœur symphonique italien d’Enna, les jeunes italiens de Casamassima qui ont accompli un volontariat à Rome. Les pensées et encouragements du Pape vont enfin « aux jeunes participants de “Cantiere Hombre Mundo”, qui sont engagés à témoigner la joie de l’Évangile dans les périphéries les plus défavorisées des différents continents ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 16 juillet 2017

    Ce dimanche 16 juillet 2017, le Pape François demande aux fidèles de « radiographier » l'état spirituel de leur cœur. Est-ce un terrain fertile ou est-il imperméable? Le Pape pousse les catholiques paresseux à laisser Jésus s'enraciner en eux. Il invite chacun à reconnaitre et nommer les ronces qui étouffent la Parole de Dieu en leur cœur. Des vices que sont l'égoïsme, l'avidité du pouvoir ou de la richesse.

    L’Évangile de ce dimanche célèbre la parabole du semeur racontée par Jésus à la foule qui se tient pour l’écouter sur le rivage (Matthieu 13, 1-23). Jésus ne s’impose pas à eux, il leur propose de l’écouter. « Jésus ne cherche pas à attirer par la conquête, mais en se donnant ». Sa Parole n’est pas « une cage ou un piège, mais une semence qui peut porter ses fruits ». Comment ? « Si nous l’accueillons» affirme le Saint-Père. Pour lui, cette parabole parle « surtout de nous », du terrain plus que du semeur. Jésus fait une « radiographie spirituelle de notre cœur, qui est le terrain sur lequel tombe la semence de sa Parole ».

    Il existe des bons terrains, et ainsi de bons cœurs, pour faire pousser les grains. Au contraire, il y a des terrains durs « imperméables » sur lesquels la Parole de Dieu « rebondit » sans pénétrer.
    Le Pape décrit d’autres types de terrains intermédiaires. Celui qui est plein de pierres, avec peu de terre. Le grain y tombe, il pousse, mais ne parvient pas à s’enraciner. « Ainsi sont les cœurs superficiels, qui accueillent le Seigneur, veulent prier, aimer, témoigner, mais ne persévèrent pas. Ils se fatiguent et ne décollent jamais. Là, l’amour est inconstant et passager ». Le Pape affirme que le grain de celui qui accueille le Seigneur « quand cela lui plaît », ne porte pas de fruits.
    Enfin, le terrain plein de ronces qui étouffent les bonnes plantes, dont parle l’Évangile. Ces ronces sont « les préoccupations du monde, la séduction de la richesse (v22) ». Ce sont « les idoles de la richesse mondaine, le goût pour une vie avide pour soi-même ou le goût pour l’avoir et le pouvoir » : les vices qui se battent avec Jésus et étouffent sa présence, nous dit le Pape qui met en garde. « Si on cultive ces ronces, on empêche Jésus de grandir en nous ». Il invite chacun à reconnaitre les vices qui habitent leur cœur, l’interdisant d’être « un cœur propre », pour ensuite les arracher.

    Avec cette parabole, Jésus pousse les fidèles à regarder l’état de son cœur, à montrer de la gratitude pour les terrains fertiles, et à travailler sur les terrains qui ne sont pas encore bons. « Demandons-nous si notre cœur est ouvert et prêt à accueillir avec foi les grains de la Parole de Dieu. Demandons-nous si les cailloux de la paresse sont encore nombreux et grands. (…) Trouvons le courage de bonifier le terrain qu’est notre cœur, en confiant nos pierres et nos ronces au Seigneur dans la confession ou la prière ». Jésus sera heureux d’aider au travail de purification de nos cœurs, assure le Pape.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Le Pape François a ensuite renouvelé ses prières pour le Venezuela. Après la prière de l’Angélus, il a adressé un salut spécial à la communauté catholique vénézuélienne présente en Italie, pensant à la situation politique très tendue que connait le Venezuela depuis plusieurs mois. Le Pape est très attentif à ce qui se passe dans ce pays d'Amérique latine et suit de près l'évolution des événements.

    Ce dimanche, l’opposition organise une consultation qui n’a aucune reconnaissance légale. Elle demande si les Vénézuéliens veulent que soit organisée l’élection d’une assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle loi fondamentale en remplacement de l’actuel texte en vigueur depuis fin 1999.

    La situation a empiré quand l’opposition a remporté en décembre 2015 les élections législatives et obtenu la majorité à l’Assemblée nationale. Le président n’a cependant jamais reconnu ce résultat et a continué à gouverner sans tenir compte de l’Assemblée. De là sont nées les premières tensions entre l’opposition et le gouvernement.

    L’Église catholique a tenté une médiation mais aucune avancée concrète n’a été observée. Le Saint-Siège a dépêché sur place un émissaire, mais là encore, aucun déblocage n’a été constaté. Depuis, les évêques du pays, qui ont été reçus par le Pape François au Vatican, ont largement critiqué le projet de constituante, évoquant même le risque de dérive dictatoriale.

    Source : Radio Vatican.

  • Lettre apostolique en forme de Motu Proprio "Maiorem hac dilectionem"

    Le Pape François a rendu public ce mardi 11 juillet un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau « cas d’espèce » s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

    Les explications de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral en latin sur le site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 9 juillet 2017

    « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » L’invitation faite par le Christ et racontée par l'évangéliste Matthieu s’adresse à tous ceux qui se sentent fatigués et opprimés. Lors de la prière de l'Angélus, Place Saint Pierre, le Pape François propose une réflexion sur ce passage de l'Evangile de ce dimanche 9 juillet.

    Jésus, qui sait combien la vie peut être difficile, en raison des déceptions et les blessures du passé, ou des incertitudes et des inquiétudes pour l'avenir, nous appelle à réagir et à ne pas rester dans le désarroi, ce qui serait une erreur. Réagir peut paraitre une évidence mais en réalité il n’en est pas ainsi : « Dans les moments sombres, il nous semblerait naturel de rester seul, de ruminer sur les injustices de la vie, sur l’ingratitude des autres, sur la méchanceté du monde », dit le Pape, observant que dans de telles circonstances, si l’on reste enfermés sur nous-mêmes, on se familiarise avec la tristesse. Mais Jésus, lui, veut nous sortir de ces « sables mouvants », et c’est le sens de son appel « Venez ».

    Le chemin de la sortie passe par la relation à l’autre, par cette main tendue et en levant le regard vers Celui qui nous aime réellement. « Car, poursuit le Saint Père, sortir de son propre enfermement n’est pas suffisant. Encore faut-il savoir où aller. De nombreuses destinations sont illusoires, elles promettent le repos et distraient quelque peu. Elles promettent la paix et le divertissement, mais en fin de compte, elles nous renvoient à notre précédente solitude. Ce sont des feux de paille ».

    Jésus ne se limite pas à nous appeler, il nous indique la direction : « Venez à moi ».  Il arrive souvent que dans les moments difficiles on cherche à parler à un ami, un expert, à quelqu’un qui nous écoute. « C’est un grand bien », dit le Saint-Père, « mais n’oublions pas Jésus. N’oublions pas de nous ouvrir à Lui et de lui raconter la vie, de lui confier des personnes et des situations. »

    Il ne faudra pas cependant attendre que d’un coup de baguette magique Jésus puisse résoudre les problèmes. Jésus ne fera pas disparaitre les problèmes, il soulagera de l’angoisse. Il ne nous ôtera pas notre croix, il la portera avec nous. Car c’est Lui, le repos que nous cherchons. Aller vers le Christ, lui donner de notre temps, le rencontrer chaque jour dans la prière, se familiariser avec sa parole, redécouvrir sans crainte son pardon, c’est se sentir aimé et consolé par Lui.

    Alors, en ce mois de juillet qui est un temps de vacances où nous recherchons le repos loin de ce qui fatigue le corps, le Pape François conclut : « N’oublions pas de chercher le vrai repos dans le Seigneur ».

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 2 juillet 2017

    Les disciples missionnaires sont le lien avec Jésus et en font le témoignage, a expliqué le Pape François lors de la prière de l’Angelus ce dimanche 2 juillet. Sous une chaleur écrasante, les fidèles ont écouté l’enseignement du Saint-Père au sujet du premier envoi des disciples de Jésus en mission. Dans cet Évangile du jour, Jésus souligne deux aspects essentiels de la vie du disciple missionnaire : la puissance de la relation avec Jésus et l'importance du témoignage et de la transparence.

    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi. » Le premier aspect essentiel de la vie d’un disciple missionnaire envoyé par Jésus c’est celui-là : « que les liens entre Jésus et le disciple soit plus fort que tout autre lien ». « L’affection d’un père, la tendresse d’une mère, la douce amitié entre frère et sœur, tout cela est légitime » explique le Pape, mais « la condition d’un disciple exige un rapport prioritaire avec le maître ». C’est presque une paraphrase de la Genèse, analyse le Saint-Père : « c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s’unira à Jésus, et ils ne feront qu’une seule chair ».

    « Celui qui se laisse attirer dans cet engagement d’amour et de vie avec Jésus, en devient son représentant, son ambassadeur ». C’est le deuxième aspect essentiel de la vie d’un disciple missionnaire : « le missionnaire ne se porte pas lui-même mais porte Jésus et à travers Lui l’amour du Père céleste ». Cela signifie, poursuit le Pape devant les fidèles, que celui qui accueille le disciple chez lui, accueille aussi Jésus, peu importe « ses limites ou ses erreurs, tant qu’il a l’humilité de les reconnaitre » et qu'il soit un cœur simple et honnête envers lui-même et les autres. Ces deux aspects essentiels sont « connectés » explique le Pape, car « plus Jésus est au centre du cœur et de la vie du disciple, plus ce disciple est transparent à sa présence ».

    Voilà un enseignement très beau pour les prêtres, dit le Pape : « c’est cet accueil du saint peuple fidèle de Dieu qui aide à être un bon pasteur ». La mission est réciproque souligne le Saint-Père : « si tu lâches tout pour Jésus le gens reconnaissent en toi le Seigneur, et en même temps cela t’aide à te purifier des compromis et à dépasser les tentations ».

    Source : Radio Vatican (BH).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Intention de prière pour le mois de juillet 2017

    Les personnes éloignées de la foi chrétienne
    « Pour nos frères qui se sont éloignés de la foi afin qu’ils redécouvrent, par notre prière et notre témoignage évangélique, la présence du Seigneur riche en miséricorde et la beauté de la vie chrétienne. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Angelus du 29 juin 2017

    Après avoir célébré la Messe place Saint-Pierre en la Solennité des Saints Pierre et Paul, le Pape François a récité la prière de l’Angélus. Dans son commentaire de l’Évangile de ce jeudi 29 juin 2017, il est revenu sur les deux « libérations » des deux saints. Elles révèlent « le chemin commun des deux Apôtres qui furent envoyés par Jésus pour annoncer l’Évangile dans des environnements difficiles et dans certains cas, hostiles », a-t-il expliqué.

    Ces deux exemples nous parlent à nous, aujourd’hui et nous disent que « le Seigneur est toujours à notre côté, qu’il marche avec nous, qu’il ne nous abandonne jamais » a précisé le Pape. « Dieu nous tend la main, particulièrement quand nous traversons des épreuves, il nous vient en aide et nous libère des menaces de nos ennemis » a-t-il poursuivi. Mais, met-il en garde, « notre vrai ennemi est le péché ».

    Heureusement, via le sacrement de la pénitence, « en recevant la grâce du pardon, nous sommes libérés des liens du mal et allégés du poids de nos erreurs. Ainsi nous pouvons continuer notre parcours de joyeux annonciateurs et témoins de l’Évangile, démontrant que nous, les premiers, nous avons reçu la miséricorde ».

    Après la prière, le Pape est revenu sur la célébration de la matinée, lors de laquelle il a béni les palliums des archevêques métropolitains nommés au cours de l’année. Il les a encouragés à « poursuivre avec joie leur mission au service de l’Évangile, en communion avec toute l’Église ». Il a également salué la délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople dont la « présence est le signe des liens fraternels existant entre nos Églises ».

    Source : Radio Vatican (XS).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • 09h30 : Place Saint-Pierre, Messe célébrée par le Pape François

    et bénédiction des palliums pour les nouveaux archevêques métropolites
     
     
     
    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 28 juin 2017

    L’espérance chrétienne comme force des martyrs : c’est le thème de la dernière audience générale du Pape François avant la pause estivale. Ce mercredi 28 juin 2017, le Pape a expliqué dans sa catéchèse que les « chrétiens sont des hommes et des femmes à contre-courant », qui doivent être humbles et pauvres, détachés des richesses et du pouvoir, et de soi-même.

    « L’unique force du chrétien est l’Évangile (1) », a-t-il souligné. « La persécution n’est pas en contradiction avec l'Évangile, elle en fait partie », a-t-il poursuivi. « S’ils ont persécuté notre Maître, comment pouvons-nous espérer être épargnés par la lutte ? » s’est-il interrogé. Pas question cependant de céder à la tentation du mal car « pour vaincre le mal, on ne peut pas partager les méthodes du mal ».

    « Les chrétiens, poursuit le Pape, doivent toujours se faire trouver sur l’autre versant du monde, celui choisi par Dieu : pas persécuteurs mais persécutés ; pas arrogants mais doux ; pas fumistes mais soumis à la vérité ; pas imposteurs mais honnêtes ». C’est dans cette perspective que « les chrétiens répugnent à l’idée que les auteurs d’attentats suicide puissent être appelés “martyrs” : il n’y a rien dans leur fin qui puisse s’approcher au comportement des enfants de Dieu », a-t-il réaffirmé.

    C’est ce style de vie fidèle à Jésus qui sera appelé par les premiers chrétiens d’un « très beau nom : “martyre” qui signifie “témoignage” », explique le Pape. « Les martyrs ne vivent pas pour eux, ils ne combattent pas pour affirmer leurs propres idées, ils acceptent de devoir mourir pour rester fidèles à l’Évangile ». Mais, précise-t-il, ce n’est pas « l’idéal suprême de la vie chrétienne parce qu’au-dessus (2) il y a la charité, c’est-à-dire l’amour vers Dieu et vers son prochain ».

    Le Pape a enfin rappelé que les martyrs d’aujourd’hui étaient plus nombreux que ceux des premiers temps du christianisme. Dans tous les cas, confesse-t-il, « on reste étonné face à la force avec laquelle ils ont affronté leur épreuve. Cette force est le signe de la grande espérance qui les anime : l’espérance certaine que rien ni personne ne pouvaient les séparer de l’amour de Dieu qui nous a été donné en Jésus-Christ ».

    Les audiences générales reprendront le mercredi 2 août.

    Source : Radio Vatican (XS).

    (1) « L’unica forza del cristiano è il Vangelo. » : l’Évangile n'est pas "l'unique" force du chrétien ; celui-ci puise sa force tour à tour dans la prière, dans l'Eucharistie, dans l'adoration du Saint-Sacrement, et en s'adressant à la sainte Vierge Marie, dans son union au Christ Lui-même, en demandant au Saint-Esprit son don de force... Le Pape François l'affirmera d'ailleurs lui-même dès le lendemain, dans son homélie pour la fête des Saints Pierre et Paul : « Dans l’Eglise c’est la prière qui nous soutient tous et nous fait surmonter les épreuves... La prière est la force qui nous unit et nous soutient... »
    (2) « al di sopra di esso vi [Il martirio] è la carità » : pourquoi placer la charité "au-dessus" du martyr ? Ces deux notions ne rivalisent pas l'une avec l'autre : c'est par charité (amour de Dieu et amour du prochain portés à leur paroxysme) que le martyr donne sa vie en sacrifice. [ndlr]

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, l’espérance est la force des martyrs. Jésus prévient ses disciples que l’annonce du Royaume suscite des oppositions : « Vous serez haïs à cause de mon nom ». En effet, le style de vie du chrétien va à contrecourant du monde. Il est humble et pauvre, détaché des richesses, du pouvoir, et surtout de lui-même. Telle une brebis au milieu des loups, il n’a pour arme que l’Evangile, n’usant jamais de la violence, répondant au mal par le bien. Il a choisi de vivre sur l’« autre versant du monde », celui que Dieu a choisi : non pas imposteur mais honnête, non pas arrogant mais doux, non pas menteur mais véridique, non pas persécuteur mais persécuté. Le chrétien ne perd pas l’espérance dans les épreuves, car Jésus qui a lui-même été persécuté n’abandonne pas son disciple. Le martyr ne vit pas pour soi, il ne combat pas pour affirmer ses idées personnelles, mais il accepte de mourir par fidélité à l’Evangile, pour l’amour de Dieu et du prochain, amour qui surpasse tout. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier la fanfare La Rosablanche, et les personnes venues de Suisse et de France.
    Je vous invite à lire la vie des martyrs, d’hier et d’aujourd’hui, pour découvrir avec quelle force ils ont affronté les épreuves. A leur exemple, mettons toute notre espérance en Jésus qui nous donne la force, dans l’abnégation et le sacrifice de soi, de faire le bien et d’accomplir notre devoir tous les jours de notre vie.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Angelus du dimanche 25 juin 2017

    Lors de la traditionnelle prière de l’Angélus, devant quelques milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre malgré la chaleur accablante, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, tiré du 10e chapitre de saint Luc, dans lequel le Christ prévient ses disciples des persécutions qu’ils rencontreront, tout en les appelant à ne pas avoir peur.

    Le Saint-Père a donc mis en évidence l’actualité de ces paroles de Jésus.

    Il a aussi évoqué la béatification ce dimanche à Vilnius, en Lituanie, de l’évêque Teofilius Matulionis, « tué en haine de la foi » en 1962, au temps du communisme soviétique, alors qu’il avait près de 90 ans [voir notre article ci-dessous]. « Rendons grâce à Dieu pour le témoignage de ce fervent défenseur de la foi et de la dignité de l’homme » a déclaré le Pape, qui a demandé à la foule rassemblée Place Saint-Pierre de l’applaudir, lui et le peuple lituanien.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant et après l'Angélus sur Zenit.org.

  • Programme du voyage apostolique du Pape en Colombie [6-11 septembre 2017]

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    Le programme détaillé du voyage du Pape François en Colombie du 6 au 11 septembre 2017 a été rendu public, ce vendredi 23 juin 2017. Au cours de ce déplacement, le Saint-Père visitera quatre villes : Bogotá, Villavicencio, Medellín et Carthagène. Il rencontrera les autorités du pays, les évêques, les prêtres et les personnes consacrées. Plusieurs temps forts au programme de cette visite dans un pays engagé sur la voie de la paix : une « grande rencontre de prière pour la réconciliation nationale », à Carthagène et une bénédiction du Pape de la première pierre de la maison pour sans-abri de l’Œuvre Talitha Qum, mais aussi une visite au sanctuaire de saint Pierre Claver, missionnaire jésuite, évangélisateur des esclaves noirs.

    Le thème de ce voyage apostolique, qui intervient près d’un an après la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et la principale guérilla marxiste des FARC, est « Faisons le premier pas » (Demos el primer paso). Le Pape François sera le troisième pape à fouler le sol colombien, après Paul VI en 1968 et Jean-Paul II en 1986.

    Source : Radio Vatican.

    Programme détaillé du Pape en Colombie ci-dessous.

    Lire la suite

  • Audience générale de ce mercredi 21 juin 2017

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 21 juin 2017, place Saint-Pierre, son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne. Lors de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur notre vocation à la sainteté, pour rejoindre cette longue suite de « témoins et compagnons de l’espérance ».

    Le compte-rendu de Samuel Bleynie à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français

    « Frères et sœurs, au jour de notre baptême, nous avons été confiés à l’intercession des saints, ces frères et sœurs "aînés", que la Lettre aux Hébreux nous présente comme une « multitude de témoins ». Leur existence nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible. Avec eux, nous ne sommes pas seuls. A chaque instant de notre vie, la main de Dieu nous protège et la présence discrète de cette multitude de frères qui nous ont précédés nous accompagne. Ainsi, les chrétiens, dans leur combat contre le mal, ne désespèrent pas ! L’intercession des saints est aussi invoquée dans la liturgie du mariage comme dans celle de l’ordination, afin de rappeler à ceux qui s’engagent pour la vie que la grâce de Dieu ne leur fera pas défaut. Fragiles sont nos forces, mais puissant est le mystère de la grâce à l’œuvre dans la vie des chrétiens. Alors, que le Seigneur nous donne l’espérance d’être saints. Car notre monde a besoin de personnes qui renoncent à toute domination et qui aspirent à la charité et à la fraternité, pour garder l’espérance ! »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins et les fidèles de langue française, venus de France et de Suisse. Par l’intercession de tous les saints, que le Seigneur nous accorde la grâce de croire profondément en Lui pour devenir image du Christ pour ce monde ! Et que la compagnie des saints nous aide à reconnaître que Dieu ne nous abandonne jamais, pour témoigner en ce monde de l’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • 19h00, Place Saint-Jean de Latran : Messe célébrée par le Pape François

    suivie de la procession à Sainte-Marie-Majeure et de la bénédiction eucharistique

     

     

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.