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dialogue

  • Audience jubilaire de ce samedi 22 octobre

    Plus de 100 000 personnes étaient présentes ce samedi 22 octobre au matin Place Saint-Pierre, sous un splendide soleil automnal pour une nouvelle audience jubilaire du Pape dans le cadre de l’année sainte. Partant de l’Évangile de la Samaritaine en Saint-Jean, il a développé sa catéchèse sur la miséricorde et le dialogue.

    Le compte rendu de Marie Duhamel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Résumé en français :

    Frères et sœurs, le dialogue est un aspect important de la miséricorde puisqu’il permet aux personnes de se connaître et de se comprendre. Mais il est avant tout un signe de respect envers l’autre que nous percevons comme un don de Dieu qui se rend présent dans la personne du prochain. La charité s’exprime dans le dialogue qui contribue à la recherche du bien commun ; les rapports deviennent plus humains et les incompréhensions peuvent être dépassées. Que de difficultés seraient résolues au sein de nos familles si les personnes savaient se parler et s’écouter ; il en est de même à tous les niveaux de nos sociétés. L’Église, elle aussi, s’efforce, par le dialogue, de comprendre ce qui habite le cœur de toute personne ; il est une exigence de l’amour et de la bonté de Dieu qui va à la rencontre de chacun.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les pèlerinages du diocèse aux Armées françaises, de Malines-Bruxelles, de  Sion, de Créteil et de Sées, accompagnés de leurs évêques, ainsi que l’Enseignement Catholique de Soissons et la Pastorale scolaire de Lyon.
    Frères et sœurs, ayons toujours le souci d’abattre les murs d’incompréhension qui existent entre nous afin de faire grandir dans le monde les signes de la miséricorde de Dieu.

    Que Dieu vous bénisse !

    Source : site internet du Vatican.

  • Visite du Pape François à Assise pour la Journée mondiale de prière pour la paix

    "Soif de paix. Religions et cultures en dialogue"

    À Assise, ils étaient ensemble pour prier pour la paix, 30 après la première Journée mondiale de la paix convoquée par Jean-Paul II. Au dernier jour de la Rencontre internationale interreligieuse organisée par la communauté de Sant’Egidio, ce mardi 20 septembre 2016, juifs, musulmans ou bouddhistes ont prié dans huit endroits différents de la ville, avant la cérémonie finale avec l’appel à la paix du Saint-Père. Lors de la prière œcuménique des chrétiens, dans la basilique inférieure Saint-François, le Pape François est revenu sur la nécessité de prendre en compte ceux qui souffrent.

    Les précisions de Sarah Bakaloglou, envoyée spéciale à Assise, à lire / écouter sur Radio Vatican.

    En conclusion de la cérémonie finale, l'ensemble des dignitaires religieux a signé un nouvel appel à la paix. Avant cela, le Pape a prononcé un discours, martelant encore le fait que « Le nom de Dieu ne peut justifier la violence » : « Seule la paix est sainte, pas la guerre ! » a répété à deux reprises le Saint-Père, sous les applaudissements. « Aucune forme de violence ne représente la vraie nature de la religion », a souligné le Pape, citant son prédécesseur Benoît XVI.

    Le compte-rendu de Sarah Bakaloglou à lire sur Radio Vatican.

    Textes intégraux de la méditation, de l'appel et du discours du Saint-Père traduits en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Intentions de prière pour le mois de janvier 2016

    Dialogue interreligieux et paix
    Pour que le dialogue sincère entre les hommes et les femmes de différentes religions porte des fruits de paix et de justice.

    Unité des chrétiens
    Pour qu’avec la grâce de l’Esprit Saint, les divisions entre chrétiens soient surmontées par le dialogue et la charité chrétienne.

    Source : Apostolat de la Prière.

  • Le Pape François aux membres de la Commmission internationale anglicane-catholique

    Le Pape François a une nouvelle fois évoqué, jeudi, les souffrances des chrétiens persécutés dans le monde, lorsqu’il a reçu les membres de la Commission internationale pour le dialogue entre anglicans et catholiques. L’occasion pour lui de souligner que le monde, aujourd’hui, a grand besoin du témoignage commun et joyeux des chrétiens, dans la défense de la vie et de la dignité humaine et dans la promotion de la paix et de la justice.

    Cette instance de dialogue œcuménique a été instituée dans la foulée de la rencontre historique, en 1966, entre le Pape Paul VI et le 100° Archevêque de Cantorbéry, Arthur Michael Ramsey. Dans son discours, le Souverain Pontife a reconnu que l’objectif que s’étaient fixé Paul VI et le docteur Ramsey, il y a près d’un demi-siècle, à savoir la pleine communion dans la vérité, n’a toujours pas été atteint, et que le découragement gagne du terrain.

    Mais il s’est dit convaincu que le Saint-Esprit continue de pousser les deux Églises dans cette direction, malgré les difficultés et les nouveaux défis. La tradition de foi et l'histoire partagée entre anglicans et catholiques, a-t-il dit à ses hôtes, "doivent inspirer et soutenir nos efforts de dépassement des obstacles qui barrent encore notre pleine communion".

    Dans l'attente de la publication des déclarations communes rédigées au cours de la seconde phase des travaux, le Pape a ensuite rappelé que "la cause de l'unité n'est pas une option, nos divergences ne devant pas être considérées comme inévitables... Malgré nos divisions, il existe déjà un lien fort entre nous, le témoignage de chrétiens de diverses confessions victimes de persécutions en raison de leur foi. Je pense notamment aux martyrs de l'Ouganda qui étaient pour moitiés catholiques et anglicans. Le sang de ces martyrs alimente une nouvelle phase de l'engagement œcuménique, un nouvel élan de notre effort pour accomplir la volonté du Seigneur, que tous ne fasse qu'un. Ce témoignage de nos frères et sœurs doit nous encourager à être cohérents avec l’Évangile pour réussir à faire ce que le Seigneur attend de son Église. Le monde a grand besoin de ce témoignage chrétien commun, qui va de la défense de la vie et de la dignité de la personne à la diffusion de la paix et de la justice. Demandons à l'Esprit la capacité de répondre aux signes des temps qui appellent l'ensemble des chrétiens à l'unité et au témoignage".

    La Commission doit publier prochainement cinq déclarations communes.
     
    Sources : Radio Vatican & Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 30.4.15).

    Texte intégral en italien et en anglais sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : Providence de Dieu envers ses créatures

    « 1.- Maintenant, ma fille bien-aimée, dilate ton cœur, et que ton intelligence contemple à la lumière de la foi avec quel amour ma providence a créé l’homme, et tout préparé pour qu’il puisse jouir de mon suprême et éternel bonheur. J’ai tout disposé pour l’âme et le corps, pour les imparfaits et pour les parfaits, pour les bons et pour les mauvais, temporellement et spirituellement, au ciel et sur la terre, dans la vie qui passe et dans celle qui ne finit jamais.

    2.- Dans cette vie, où vous êtes étrangers et voyageurs, je vous ai liés par les liens de la charité ; car l’homme est forcément uni à son semblable. S’il veut s’en séparer en manquant de charité, il lui est uni cependant par la nécessité. Afin de vous unir par les œuvres en même temps que par l’amour, je n’ai pas donné à chacun ce qui est nécessaire à son existence, de sorte que celui qui par le péché perd l’amour du prochain ne peut s’en séparer à cause de ses besoins. Vous êtes ainsi tous liés ensemble par des actes de charité. L’ouvrier a nécessairement recours au laboureur, et le laboureur à l’ouvrier ; l’un se sert de l’autre parce qu’il ne sait pas faire ce qu’il fait. De même le religieux a besoin du séculier, et le séculier du religieux ; l’un ne peut agir sans l’autre : il en est ainsi du reste des hommes.

    3.- Ne pouvais-je pas donner à chacun tout ce qui lui est nécessaire ? Si, assurément ; mais j’ai voulu que chacun fût soumis à son semblable, afin que tous soient contraints de s’unir par un échange de bons services. J’ai montré la grandeur et la bonté de ma providence en eux, et ils préfèrent marcher dans les ténèbres de leur propre faiblesse.

    4.- Les membres de votre corps doivent vous faire rougir, car ils ont en eux l’union, qui vous manque. Quand la tête a besoin de la main, la main ne lui aide-t-elle pas sur-le-champ ? Si le doigt, qui est si peu considérable dans le corps, vient à souffrir quelque chose, la tête lui refuse-t-elle son secours parce qu’elle est plus noble et plus considérable ? Elle ne néglige au contraire aucun moyen de lui être utile par la vue, par l’ouïe ou par la parole. Tous les membres agissent ainsi entre eux.

    5.- Pourquoi l’homme orgueilleux ne fait-il pas de même lorsqu’il voit le pauvre, malade et manquant de tout ? N’est-ce pas un de ses membres ? Et cependant, loin de l’assister de ses biens, il ne lui fait même pas l’aumône d’une bonne parole ; il n’a pour lui que des reproches, et il s’en détourne comme d’une chose qui lui donne des nausées. Il regorge de richesses, et il laisse son semblable mourir de faim, Il ne songe pas que sa cruauté déplorable est d’une odeur infecte en ma présence, et que le fond des enfers est destiné à sa corruption.

    6.- Ma providence secourt le pauvre d’une autre manière, et c’est au poids de sa pauvreté que lui seront comptées d’abondantes richesses. Le riche au contraire sera durement repris par ma Vérité, ainsi qu’il est annoncé dans l’Évangile ; et s’il ne se corrige, il entendra cette parole : "J’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité." (Mt XXV, 42).

    7.- Dans ce moment terrible, il lui sera inutile de dire : Je ne vous ai jamais vu, et si je vous avais vu, j’aurais tout fait pour vous bien volontiers. Ce misérable ne savait-il pas que mon Fils a déclaré dans l’Évangile que ce qui serait fait par amour pour Dieu au plus petit des hommes, il le tiendrait fait à lui-même ? Ce sera donc justement qu’il partagera avec les démons un supplice éternel ; car j’ai tout disposé sur la terre pour qu’il évite ce malheur. »

    Ste Catherine de Sienne, Dialogue, Traité de la Providence (CXLVIII), Trad. Abbé J. Hurtaud, o.p., Imprimatur 31 mai 1913 H. Odelin, vicaire général.

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  • Le Pape François s'adresse aux vieux-catholiques

    Ce jeudi 30 octobre, le Pape François a reçu une délégation des Évêques vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht dans le cadre du dialogue œcuménique. Il a délivré un important discours, réaffirmant à la fois la volonté du dialogue œcuménique et le constat de nouvelles divisions dues à des changements intervenus dans ces communautés chrétiennes.

    A lire sur le blog de L'Homme Nouveau.

    Texte original en anglais et italien sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 08 octobre 2014

    "Les divisions entre chrétiens blessent l’Église"

    Ce mercredi matin, sur une Place Saint-Pierre baignée par un doux soleil d’automne, le Pape François a retrouvé la foule pour l’audience générale. Après avoir ces dernières semaines cherché à mettre en lumière la nature et la beauté de l’Église, et comprendre ce que veut dire pour chacun d’entre nous “faire partie de ce peuple”, le Pape a voulu attirer l’attention sur “tous ces frères qui ne partagent pas avec nous la foi en Jésus-Christ, mais appartiennent à d’autres confessions ou traditions différentes de la nôtre ».

    « Sommes-nous résignés devant cette situation, s’est interrogé le Pape, ou bien croyons-nous qu’il est possible de marcher vers un retour à la pleine communion ? Les divisions entre chrétiens blessent l’Église, et Jésus lui-même qui en est la tête. Car il a voulu que ses disciples soient un dans l’amour, et il nous a fait comprendre que notre témoignage sera d’autant plus crédible que nous serons capables de vivre dans la communion. »

    « Durant son cheminement dans l’histoire, l’Église a été tentée par le Malin qui cherche à la diviser ». Et le Pape d’ajouter : « Cette oeuvre de division du Diable a souvent réussi, parce que la vie de l’Église a été marquée par des séparations graves et douloureuses ». « Et d’une manière ou d’une autre, ajoutait-il, derrière ces lacérations nous trouvons toujours l’orgueil et l’égoïsme, qui sont à l’origine des désaccords et rendent intolérants, incapables d’écouter et d’accepter celui qui a une vision ou une position différente de la nôtre ».

    Le Pape François rappelait alors qu’ « il reste difficile de trouver des solutions aux divisions anciennes qui se sont transmises jusqu’à nous ; mais que nous ne devons pas cesser de prier, et, restant ouverts au dialogue et à la rencontre, prêter davantage attention à ce qui nous unit qu’à ce qui nous divise, mieux connaître et aimer Jésus pour partager la richesse de son amour. »

    Le Pape demande ainsi aux catholiques « une nouvelle ouverture » pour construire l’unité de toutes les églises et traditions chrétiennes. Il rappelle que les théologiens des différentes confessions font le « travail qu’ils doivent », mais en attendant, les églises doivent « marcher ensemble », dans la prière, la charité, et dans l’écoute et le respect réciproque.

    Le Pape a notamment salué très cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Suisse et du Canada: « Je vous invite à porter dans votre prière les travaux du Synode sur la famille qui s’est ouvert dimanche », a-t-il déclaré. « C’est un moment important de la vie de l’Église, ainsi que pour le soutien de nos familles souvent blessées et éprouvées de multiples manières. »

    Source : Radio Vatican.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous ne devons pas oublier qu’il y a beaucoup de frères qui partagent notre foi dans le Christ, mais qui appartiennent à d’autres confessions religieuses. Sommes-nous résignés devant cette situation ou bien croyons-nous qu’il est possible de marcher vers un retour à la pleine communion ? Les divisions entre chrétiens blessent l’Église, et Jésus lui-même qui en est la tête. Car il a voulu que ses disciples soient un dans l’amour, et il nous a fait comprendre que notre témoignage sera d’autant plus crédible que nous serons capables de vivre dans la communion. Il est difficile de trouver des solutions aux divisions anciennes qui se sont transmises jusqu’à nous ; mais nous ne devons pas cesser de prier, et, restant ouverts au dialogue et à la rencontre, prêter davantage attention à ce qui nous unit qu’à ce qui nous divise, mieux connaître et aimer Jésus pour partager la richesse de son amour.

    « Je vous salue bien cordialement, chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Suisse et du Canada.
    Je vous invite à porter dans votre prière les travaux du Synode sur la famille qui s’est ouvert dimanche. C’est un moment important de la vie de l’Église, ainsi que pour le soutien de nos familles souvent blessées et éprouvées de multiples manières.
    Que Dieu vous bénisse, et qu’il bénisse vos familles ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Message des évêques catholiques orientaux d'Europe

    « Les évêques catholiques orientaux d'Europe, réunis pour leur rencontre annuelle sous le parrainage du CCEE, dans la ville de Košice, capitale européenne de la culture 2013, sur l'invitation de l’éparche grec-catholique local, à l'heureuse occasion de la célébration des 1150 ans de l'arrivée des saints Cyrille et Méthode parmi les populations slaves, ont abordé le thème de l'évangélisation de la culture, en relisant la mission évangélisatrice des deux saints frères grecs, tout en gardant à l'esprit les défis auxquels leurs Églises en Europe doivent faire face au niveau local.

    A la fin de cette rencontre, les évêques adressent à leurs fidèles et à tous les hommes de bonne volonté ce message d'espérance, de charité et d’amour.

    Nous souhaitons, encore une fois, affirmer et rappeler les racines chrétiennes de l'Europe, profondément convaincus de l'actualité du message des saints Cyrille et Méthode. Une civilisation et une culture européenne, déracinée de l'Évangile salvifique de Jésus, ne pourra jamais construire une société humaine solide, basée sur des valeurs éthiques, morales et sur la famille, qui puissent garantir la justice et la paix entre les peuples. Une culture sans Dieu conduit l'homme au désespoir et à la mort. Nous nous battons pour une culture de la vie et de l'espérance : une culture qui soit en mesure d'accueillir l'homme et toutes ses dimensions, de créer la fraternité, l'amour, l'amitié et la solidarité, notamment envers les pauvres, envers ceux qui sont marginalisés et abandonnés. Une culture digne de ce nom est celle qui possède le culte de Dieu, un Dieu qui aime l'homme, chaque homme, pour lequel Il a donné sa vie et Il a vaincu la mort par sa glorieuse Résurrection.

    Nous connaissons bien les problèmes de nos peuples, la crise qui frappe le continent européen et le monde entier, le terrorisme et les nombreux conflits armés, les luttes politiques et le racisme. La crise n'est pas seulement économique, mais elle est surtout spirituelle. Nous, les chrétiens, dans notre identité de catholiques orientaux, nous sommes appelés à être des témoins plus authentiques du riche patrimoine hérité par nos pères, soutenus par le martyre de nombreux pasteurs et frères. Nous voulons annoncer la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu à tous, dans la joie et dans l'enthousiasme. Nous avons besoin de Dieu pour retrouver le sens de notre existence sur cette terre. Personne ne peut porter sa croix tout seul, mais il doit le faire avec Dieu et avec ses frères. Voilà pourquoi nous voulons rappeler, encore une fois, que Jésus-Christ ne se tient pas à l'écart de nos vicissitudes. Il nous demande de confier en Lui. Trouvons donc, en Lui, le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer dans les vicissitudes de notre vie.

    L'expérience vivante du Christ Ressuscité était la source de laquelle jaillissait l'engagement des chrétiens dans la construction de la culture européenne. Aujourd'hui comme hier, nous, les évêques catholiques orientaux d'Europe, nous voulons confirmer notre bonne volonté à collaborer dans la construction d'une culture de la rencontre et du dialogue basée sur la vérité, sur la liberté, sur la justice, le respect et la tolérance.

    Dans le contexte européen, nos communautés ecclésiales catholiques orientales et chaque fidèle, au niveau personnel, sont appelés, par la Providence Divine, à continuer la mission évangélisatrice des Saints Cyrille et Méthode, en faisant les mises à jour nécessaires au niveau intérieur ainsi qu'en suivant le progrès organique voulu par le Concile Vatican II. De cette façon, nos riches traditions ne se borneront pas à représenter un monument à admirer ou à rappeler, mais elles seront une source de vie pour guérir la culture européenne qui se sécularise et se déchristianise de plus en plus.

    Pendant notre rencontre, nous avons considéré avec appréhension la situation dramatique de souffrance de nos confrères et fidèles chrétiens au Moyen-Orient, notamment en Syrie. En union avec le Saint-Père et avec les évêques locaux, nous demandons que la voie du dialogue soit entamée avec une plus grande décision et qu’à la prière s'ajoutent des décisions politiques basées sur la justice et sur le respect des différentes communautés religieuses, pour arriver à introduire un cessez-le-feu immédiat, à abandonner toute forme de violence et à arrêter d’introduire les armes qui alimentent la guerre dans le pays.

    Par l'intercession de la Mère de Dieu et des Saints Cyrille et Méthode, nous invoquons la paix de Notre Seigneur sur toutes les personnes du continent. »

  • Angélus de ce dimanche 21 juillet 2013

    Revenant sur l'épisode évangélique de la visite de Jésus à Marthe et Marie à Béthanie, le Pape a évoqué ce matin à l'Angélus deux points forts pour la vie du chrétien : L'écoute de la Parole de Dieu et le service concret du prochain, qui ne doivent pas être vécus séparément mais "en profonde unité et harmonie". Il a expliqué aux milliers de fidèles réunis Place St Pierre que ces deux femmes "accueillent Jésus mais de façon différente". Marie s'assoit à ses pieds et l'écoute alors que Marthe s'affaire aux tâches domestiques, réprimandant sa sœur qui ne l'aide pas, et dit au Seigneur : 'Cela ne te fais rien que ma sœur me laisse seule à faire le service ? Dis-lui donc de m'aider'. Et Jésus lui répond avec douceur : 'Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire'. "Que veut dire Jésus par là ? : Avant tout, il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'opposer deux attitudes : l'écoute de la parole du Seigneur, la contemplation, et le service concret envers le prochain. Ces deux attitudes ne s'opposent pas, au contraire, elles sont toutes deux essentielles pour notre vie chrétienne et ne doivent jamais être séparées, mais vécues en profonde unité et harmonie".

    "Alors, pourquoi Jésus reprend Marthe ? Parce qu'elle a pensé que l'essentiel était seulement ce qu'elle était en train de faire, c'est-à-dire qu'elle était trop absorbée et préoccupée par les choses à faire. Chez un chrétien, les œuvres de service et de charité ne sont jamais détachées de la source principale de chacune de nos actions c'est à dire de l'écoute de la Parole du Seigneur, d'être aux pieds de Jésus, comme Marie, dans une attitude de disciple. C'est pour cela que Jésus a réprimandé Marthe. Dans notre vie chrétienne également, prière et action sont toujours profondément unies. Une prière qui ne conduit pas à une action concrète envers le frère pauvre, malade, dans le besoin...est une prière stérile et incomplète. Mais, de la même façon, quand, dans le service ecclésial, on ne pense qu'à faire, que l'on donne plus de poids aux choses, aux fonctions, aux structures, et que l'on oublie la centralité du Christ, que l'on ne prend pas de temps pour dialoguer avec lui dans la prière, on risque de servir soi-même et non Dieu présent dans le frère nécessiteux... Demandons donc à la Vierge Marie, Mère de l'écoute et du service de nous enseigner à méditer dans notre cœur la Parole de son fils, à prier fidèlement, pour être toujours plus attentifs aux besoins de nos frères".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 22.7.13).

  • Audience générale de ce mercredi 5 juin 2013

    Ce matin Place St Pierre, le Pape François a consacré la catéchèse de l’audience générale à la défense de l'environnement, à laquelle l'ONU dédiée une journée mondiale : Lorsqu'on parle d'environnement, a-t-il dit, "on pense au livre de la Genèse qui rapporte que Dieu confia la terre à l'homme et à la femme pour qu'ils la cultivent et la protègent. Qu'est ce que cela signifie ? Cultivons-nous et protégeons-nous vraiment la nature, ou bien exploitons-nous et négligeons-nous la création ?... Cultiver et protéger est un ordre de Dieu valable dans le temps et applicable à chacun de nous. Cela fait partie de son projet qui est de faire grandir le monde dans la responsabilité, afin d'en faire un jardin, un espace vivable pour tous. Benoît XVI a plusieurs fois rappelé que la mission attribuée à l'humanité par le Créateur implique le respect des rythmes et de la logique de la création. Mais l'homme est souvent dominé par la tendance à dominer, posséder, manipuler et exploiter, et non par le respect de la nature considérée comme un don gratuit. Ainsi perd-on le sens de la contemplation et de l'écoute de la création, ainsi oublie-t-on de cueillir ce que Benoît XVI appelle le rythme de l'histoire d'amour entre Dieu et l'homme. Ce défaut vient de ce qu'on pense et vit de façon horizontale, loin de Dieu et loin de ses signes".

    "Mais ce 'cultiver et protéger' comprend aussi les rapports humains... Si la crise actuelle est largement liée à l'environnement, elle touche également l'homme. La personne est en danger et ceci justifie la priorité d'une écologie humaine. Ce danger est d'autant plus grave que sa cause est profonde. Il ne s'agit pas d'économie mais d'éthique et d'anthropologie...même si tout est dominé par une économie et une finance démunies d'éthique qui sacrifient les personnes au profit et à la consommation. Il s'agit d'une culture du gaspillage et du rejet...qui tend à devenir commune... La mode aujourd'hui c'est l'argent et la richesse, pas l'homme. C'est la dictature de l'argent. Dieu a chargé l'homme de gérer la terre, non l'argent. Là est le devoir de chacun de nous. A l'inverse, la vie et la personne n'y sont plus considérées comme des valeurs primaires... Cette culture rend insensible jusqu'au gâchis alimentaire... La société de consommation nous a habitués à l'excès et au gaspillage des aliments, auxquels on finit par ne plus accorder de valeur. Et ceci va bien au-delà des simples paramètres économiques car ces denrées sont en fait comme volées aux pauvres et aux affamés. Je vous invite donc à réfléchir sur cette problématique... Si une nuit d'hiver, tout près de cette place, quelqu'un meurt dans la rue, ce n'est pas une information" alors que si un réseau électronique saute c'est un drame ! "Si la bourse fléchit de quelques points, c'est une tragédie, mais pas que des êtres humains soient rejetés comme on jette des ordures... Partout de par le monde il y a des enfants qui n'ont rien à manger et on fait comme si c'était normal. Il ne peut pas en être ainsi !... Prenons tous l'engagement à respecter et protéger l'environnement et la création. Soyons attentifs à toute personne et luttons contre la culture du gaspillage et du rejet au profit d'une culture de la solidarité et du dialogue".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 5.6.13)

  • Angélus de ce dimanche 20 janvier 2013

    Le Pape appelle à la fin des massacres de civils

    « Engageons-nous concrètement à nous aimer les uns les autres », c’est l’appel lancé par le Pape ce dimanche lors de la prière de l’angélus, deux jours après l’ouverture de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. Benoît XVI a invité les fidèles à s’engager pour atteindre cet objectif, affirmant que les divisions étaient l’une des « plus graves fautes qui obscurcissent le visage de l’Eglise ».

    Devant les fidèles rassemblés Place Saint-Pierre, sous la pluie, Benoît XVI a également évoqué les « différents conflits en cours », appelant à la protection des civils et au dialogue. « que cessent les ignobles massacres de civils sans défense » a déclaré le Pape appelant à mettre un terme à toutes formes de violence et « à trouver le courage du dialogue et de la négociation ».

    S’adressant aux pèlerins francophones, Benoît XVI a évoqué la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens :

    « Chers frères et soeurs, en cette semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, chers pèlerins francophones, demandons à Dieu le don de l’unité pour laquelle Jésus a prié. Engageons-nous concrètement à nous aimer les uns les autres afin que le monde croie. Que le Seigneur nous obtienne, particulièrement en cette Année de la Foi, la conversion du cœur et de l’esprit pour que la communion entre les baptisés soit effective. Bon dimanche à tous ! »

    Source : Radio Vatican.

  • 23 octobre : Méditation

    « Plus un chrétien, - disons aussi plus un catholique (car un tel dialogue peut et doit avoir lieu aussi entre chrétiens doctrinalement séparés), - plus un chrétien, ou un catholique, donne en son coeur un primat absolu à l'amour fraternel pleinement libéré, et, en traitant avec des non-catholiques ou des non-chrétiens, les voit comme ce qu'ils sont réellement, des membres du Christ, au moins en puissance, plus il lui faut mettre de fermeté à maintenir sa différence essentielle dans l'ordre doctrinal, et à rendre claires (je ne dis pas à brandir à tout bout de champ) les oppositions qui, dans ce domaine de ce qui est vrai ou faux, le sépare de ces hommes qu'il aime de tout son coeur. Et il les honore en faisant ainsi. Agir autrement serait trahir la Vérité, qui est au dessus de tout.
    Il faut avouer que cela n'est pas toujours commode, et crée pour lui une situation plutôt inconfortable. "Such is life". Il faut accepter cela.
    Je disais jadis à Jean Cocteau : "il faut avoir l'esprit dur et le coeur doux". Et j'ajoutais mélancoliquement que le monde est plein de coeurs secs à l'esprit mou. Gare aux esprits mous dans le dialogue oecuménique ! »

    Jacques Maritain (1882-1973), Le Paysan de la Garonne (ch. IV), Desclée de Brouwer, Paris, 1965.

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  • Audience générale de ce mercredi 19 septembre

    Benoît XVI revient sur son voyage au Liban

    Le Pape a décidé de revenir lors de l’audience générale sur son dernier voyage apostolique au Liban. Un voyage qu’il a absolument voulu effectuer malgré les circonstances difficiles que traverse la région. « Un père se doit d’être près de ses enfants lorsqu’ils rencontrent de graves problèmes » a-t-il tenu à préciser. Benoît XVI s’est dit mu par le vif désir d’annoncer la paix du Christ au-delà du but principal de son voyage qui était la signature de l’Exhortation Apostolique post synodale Ecclesia in Medio Oriente.

    Un déplacement émouvant

    Le Pape a rappelé son émotion dans un pays qui, dans sa complexité, est une preuve vivante de dialogue pour la région. Une preuve de cohabitation et de collaboration fructueuse entre les diverses communautés religieuses. Face aux nombreuses souffrances qui affligent le Moyen-Orient, le Pape a tenu à manifester aux populations sa proximité et à leur délivrer un message de paix. Il a évidemment pensé au terrible conflit qui ravage la Syrie, causant des milliers de morts et provocant l’exil de milliers de réfugiés dans les pays voisins. Il n’a pas oublié également la situation difficile que vit encore l’Irak. Durant sa visite aussi bien les chrétiens que les musulmans ont vécu avec enthousiasme et dans un climat constructif, une importante expérience de respect mutuel, de compréhension et de fraternité ce qui constitue un indéniable signe d’espérance pour toute l’humanité. Mais c’est avant tout la rencontre de ces milliers de catholiques du Liban et du Moyen-Orient qui a suscité chez Benoît XVI un profond sentiment de reconnaissance pour l’ardeur de leur foi et son témoignage.

    Un message d’espoir

    Le Pape remercie le Seigneur pour le don précieux qu’il a reçu lors de son voyage. Celui de ces jeunes, de ces familles, de ces adultes animés par le désir tenace d’enraciner leur vie dans le Christ et l’Evangile. Il remercie ceux qui ont travaillé infatigablement à la réussite de sa visite : les Patriarches et les évêques libanais mais aussi tous leurs collaborateurs, les personnes consacrées et les fidèles. Benoît XVI n’oublie pas les musulmans qui l’ont accueilli avec respect et considération. Cela lui a permis de lancer son message de dialogue et de paix. Le moment est venu de donner ensemble un témoignage sincère et décidé contre les divisions et les guerres.

    Le Pape a ensuite pris la parole en français.

    « Chers frères et sœurs, considérant qu’un père doit toujours être proche de ses enfants quand ils rencontrent de graves problèmes, j’ai tenu à effectuer le Voyage apostolique au Liban. Son but principal était la signature et la remise de l’Exhortation Apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, destinée principalement aux fidèles de cette région pour soutenir leur foi et leur communion. J’y suis allé aussi pour annoncer à tous un message de paix. Durant ma visite, les catholiques, les représentants des autres Églises et des Communautés musulmanes du Liban et du Moyen-Orient ont vécu une expérience de respect réciproque, de compréhension et de fraternité. La rencontre avec les catholiques a suscité en moi un sentiment de gratitude pour leur foi et leur témoignage. Je les ai invités à fixer le regard sur le Christ crucifié afin de trouver en lui les forces nécessaires pour célébrer la victoire de l’amour sur la haine et la mort. J’ai encouragé les nombreux jeunes à être fermes dans la foi, à approfondir leur rapport personnel avec le Christ et à s’opposer à la violence et à la guerre. Chers amis, les jours passés au Liban ont été une splendide manifestation de foi et d’intense religiosité, et un signe prophétique de paix. Puissent mes différents messages aider à accomplir des pas décisifs vers la paix et vers une meilleure compréhension de la relation entre chrétiens et musulmans ! »

    Source : Radio Vatican.