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assise

  • Mardi 4 octobre 2016

    St François d'Assise
    religieux,
    fondateur de l'Ordre des Frères mineurs

    Saint_Francois_d_Assise_Giotto_2b.jpg

    Giotto di Bondone, Vie de St François, 15. Sermon aux oiseaux
    Basilique Saint-François d'Assise, Assise

    (Crédit photo)

  • Visite du Pape François à Assise pour la Journée mondiale de prière pour la paix

    "Soif de paix. Religions et cultures en dialogue"

    À Assise, ils étaient ensemble pour prier pour la paix, 30 après la première Journée mondiale de la paix convoquée par Jean-Paul II. Au dernier jour de la Rencontre internationale interreligieuse organisée par la communauté de Sant’Egidio, ce mardi 20 septembre 2016, juifs, musulmans ou bouddhistes ont prié dans huit endroits différents de la ville, avant la cérémonie finale avec l’appel à la paix du Saint-Père. Lors de la prière œcuménique des chrétiens, dans la basilique inférieure Saint-François, le Pape François est revenu sur la nécessité de prendre en compte ceux qui souffrent.

    Les précisions de Sarah Bakaloglou, envoyée spéciale à Assise, à lire / écouter sur Radio Vatican.

    En conclusion de la cérémonie finale, l'ensemble des dignitaires religieux a signé un nouvel appel à la paix. Avant cela, le Pape a prononcé un discours, martelant encore le fait que « Le nom de Dieu ne peut justifier la violence » : « Seule la paix est sainte, pas la guerre ! » a répété à deux reprises le Saint-Père, sous les applaudissements. « Aucune forme de violence ne représente la vraie nature de la religion », a souligné le Pape, citant son prédécesseur Benoît XVI.

    Le compte-rendu de Sarah Bakaloglou à lire sur Radio Vatican.

    Textes intégraux de la méditation, de l'appel et du discours du Saint-Père traduits en français ci-dessous.

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  • Angelus de ce dimanche 18 septembre 2016

    Le Pape François s'est arrêté comme chaque dimanche sur l'Évangile du jour, tiré de Saint-Luc : « Nul ne peut servir deux maîtres ». Avec la parabole du gérant malhonnête, Jésus nous invite à choisir entre deux voies : la sienne, celle de la rectitude et du partage, ou celle du monde, marquée par l’avidité et la corruption.

    Jésus loue l’habileté du gérant malhonnête. Il ne le présente cependant « pas comme un modèle à suivre, mais comme un exemple de ruse ». À ce style de vie proprement mondain, fait de corruption, d’illusion, d’abus, somme toute facile à suivre, nous devons répondre avec ce que le Pape appelle « l’astuce chrétienne », laquelle requiert un « style de vie sérieux mais joyeux », honnêteté et rectitude, « respect des autres et de leur dignité ».

    Ce sont à ces deux voies diamétralement opposées que le Christ nous invite à réfléchir, et c’est un choix ferme qui nous est demandé : entre « honnêteté et malhonnêteté, entre altruisme et égoïsme, entre le Bien et le mal ». « On ne peut osciller entre l’une et l’autre », assure le Pape, car ces voies impliquent des « logiques différentes et contraires ». La conclusion du passage évangélique de ce dimanche est d’ailleurs catégorique : « nul ne peut servir deux maitres, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » (Luc 16, 13).

    Jésus nous pose donc devant « un choix clair, entre Lui et l’esprit du monde », entre la « logique de la corruption et de l’avidité, et celle de la rectitude et du partage ». L’usage de la corruption s’apparente à celle des drogues, affirme le Pape. « On pense pouvoir en user, et s’arrêter quand on veut ». Or la corruption produit une certaine dépendance, « génère pauvreté, exploitation, souffrance ». « Combien de victimes de cette corruption dans le monde, aujourd’hui ! », a-t-il déploré.

    En choisissant au contraire la voie de l’Évangile, celle de l’intégrité, nous devenons « artisans de paix et ouvrons des horizons d’espérance pour l’humanité ». « Dans la gratuité et le don de nous-mêmes, a-t-il conclu, nous servons le maître juste : Dieu ».

    Après la prière de l’Angélus, le Pape a évoqué son prochain déplacement à Assise, en Ombrie, ce mardi 20 septembre, où il participera à la 30e édition des Rencontres internationales pour la paix organisées par les franciscains d'Assise et la communauté de Sant’Egidio, près de 30 ans après la rencontre historique, convoquée par le Saint Pape Jean-Paul II, le 27 octobre 1986.

    « J’invite les paroisses, les associations ecclésiales et les fidèles du monde entier », à prier pour la paix en ce jour. « La guerre est partout, nous devons prier ensemble pour la paix », a insisté le Pape, sous les applaudissements des fidèles réunis Place St Pierre.

    « À l’exemple de Saint François, homme de fraternité et de douceur, a-t-il encore ajouté, nous sommes tous appelés à offrir au monde un témoignage fort de notre engagement commun pour la paix et la réconciliation entre les peuples ».

    Source : Radio Vatican (CV-MA).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Audience générale de ce mercredi 3 août 2016

    Les audiences générales ont repris ce mercredi 3 août au Vatican, en salle Paul VI. Le Pape François, après la pause du mois de juillet, est largement revenu ce matin sur son récent voyage en Pologne à l’occasion des JMJ de Cracovie.

    Le compte rendu de Jean Charles Putzolu à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    audience générale,pape,françois,3 août 2016

    Ce jeudi 4 août, le Pape ira s’agenouiller pour la deuxième fois depuis le début de son pontificat à la Portioncule. Cette « petite portion », englobée depuis le XVIe siècle dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges, est la chapelle du VIe siècle reconstruite par saint François, lieu de sa conversion, et depuis 800 ans, lieu sacré du Pardon d’Assise. C’est en effet le 2 août 1216 que le Pape Honorius III accorda, à la demande de saint François, l’indulgence plénière et gratuite, une fois par an, à tous les pauvres qui se rendraient à la Portioncule pour prier.

    Reportage de Blandine Hugonnet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    => Le récit de Blandine Hugonnet à lire / écouter sur Radio Vatican.

  • Message du Pape François aux évêques d'Italie

    Le Pape François, primat d'Italie de par sa fonction d'évêque de Rome, a envoyé un message aux évêques italiens qui tiennent leur 67ème assemblée plénière à Assise du lundi 10 au jeudi 13 novembre. Les thèmes principaux de cette assemblée sont la vie et la formation permanente des prêtres.

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  • Méditation : « Comment saint François expliqua à Frère Léon une très belle vision que celui-ci avait eue »

    « Une fois que saint François était gravement malade et que frère Léon le servait, ledit frère Léon, qui était en prière près de saint François, fut ravi en extase et conduit en esprit auprès d'un très grand fleuve, large et impétueux. Et comme il restait regarder ceux qui passaient, il vit quelques frères portant une charge entrer dans ce fleuve, et ils étaient aussitôt entraînés par l'impétuosité du fleuve et engloutis ; quelques autres allaient jusqu'au tiers, d'autres jusqu'à la moitié du fleuve, d'autres jusqu'auprès de l'autre rive, mais tous, en raison de l'impétuosité du fleuve et des poids qu'ils portaient sur le dos, tombaient finalement et se noyaient. Ce que voyant, frère Léon avait pour eux une très grande pitié. Et, comme il était ainsi, voici venir tout à coup une grande multitude de frères, sans aucune charge, sans aucun poids, en qui resplendissait la sainte pauvreté ; ils entrèrent dans ce fleuve et ils passèrent de l'autre côté sans aucun danger. Et, ayant vu cela, frère Léon revint à lui.

    Alors saint François, sachant en esprit que frère Léon avait eu une vision, l'appela à lui et lui demanda ce qu'il avait vu ; et quand frère Léon lui eut rapporté toute la vision en détail, saint François dit : « Ce que tu as vu est vrai. Le grand fleuve, c'est ce monde ; les frères qui se noyaient dans le fleuve sont ceux qui ne suivent pas la profession évangélique, surtout en ce qui touche à la très haute pauvreté ; mais ceux qui passaient sans danger sont ces frères qui ne cherchent ni ne possèdent en ce monde aucune chose terrestre ou charnelle, mais qui, ayant seulement la nourriture et le vêtement indispensables, vivent contents en suivant le Christ nu sur la croix, et portent avec allégresse et volontiers le fardeau et le joug suave du Christ et de la très sainte obéissance, ce pourquoi ils passent facilement de la vie temporelle à la vie éternelle. »

    A la louange du Christ. Amen. »

    "Actus", LIX : "D'une vision de frère Léon et comment cette vision fut révélée à saint François", in "Textes franciscains, Les Fioretti de saint François" (ch. XXXVI), traduction, introduction et notes d'Alexandre Masseron, aux Éditions Franciscaines, Paris, s.d. (1946).

    St François,Assise,vision,Frère Léon

    Saint François, gravure de Wenceslas Hollar (1607-1677)
    (Source et crédit photo)

  • Méditation avec Ste Claire

    « "Place ton esprit devant le miroir d'éternité (1), laisse ton âme baigner dans la splendeur de la Gloire, unis-toi de cœur à Celui qui est l'incarnation de l'essence divine, et, grâce à cette contemplation, transforme-toi tout entière à l'image de sa divinité."
    Troisième Lettre de Claire à Agnès, 12-13

    En pédagogue, Claire enseigne le chemin de la metanoïa, c'est-à-dire de la métamorphose.

    A force de contempler le Christ, avec le regard mais aussi avec le cœur, l'esprit et l'âme, on devient Lui ! Il y a infusion, transfusion, du Regardé au regardant (2). Se soumettre aux rayons de la divinité, c'est en être irradié. [...]

    Avec Claire, l'être humain devient icône. Chaque visage d'homme peut devenir icône pour les hommes. Il y a là quelque chose de la mystique orthodoxe, et c'est magnifique. Magnifique et si vrai ! Car certains visages sont effectivement sur terre des icônes de Dieu, des visages illuminés de l'intérieur, porteurs du mystère de Dieu et de la joie christique.

    L'être peut être, nous redit Claire, divinisé, car « divinisable ». En fait, existe déjà sur terre la possibilité de la Transfiguration (3). Et l'être transfiguré transfigure tout. Le temps terrestre et le quotidien de la vie.

    Devenir icône pour les autres est notre responsabilité devant Dieu.

    Nous avons le devoir de refléter Jésus Christ.

    "Dieu nous a destinées à être des modèles et des miroirs, mais aussi pour chacune de nos sœurs, afin qu'elles soient à leur tout des modèles et des miroirs pour ceux qui vivent dans le monde."

    écrit Claire dans son Testament.

    La vocation humaine, et particulièrement la vocation religieuse, ont le devoir et la gloire de témoigner sur terre de l'existence magnifique du Dieu de l'Amour. »

    (1) Le "miroir d'éternité" désigne le Christ Jésus. "Qui me voit, Philippe, voit le Père" (Jn 14,8)
    (2) Cf. la prière de St Alphonse Marie de Liguori proposée le 1er août.
    (3) Lire le "dialogue avec Motovilov" de St Séraphim de Sarov.


    Isabelle Prêtre, Claire d'Assise ou la joie d'exister (Le miroir), Médiaspaul Éditions, Paris, 1999.

    Sainte_Claire_image_1a.jpg

  • Lundi 11 août 2014

    Ste Claire, vierge

    (dies natalis, à Assise - fête demain au calendrier traditionnel)

    Calendrier liturgique

  • Mercredi 30 juillet 2014

    Calendrier liturgique

  • Lundi 30 décembre 2013

    6ème jour dans l’Octave de la Nativité

    Calendrier liturgique

  • Rencontre sur le parvis de la Basilique Sainte-Marie des Anges avec les jeunes d'Ombrie


    Le message d'espérance du Pape aux jeunes d'Ombrie

    La journée du Pape s’est terminée par une rencontre avec quelque 40 000 jeunes d'Ombrie sur le parvis de la Baslique Sainte-Marie des Anges. Le Pape François les a rejoints après s’être recueilli en prière dans la chapelle de la Portioncule, un des symboles franciscains. Une rencontre qui s'est faite sous forme de dialogue puisque le Pape a répondu à quatre questions formulées par des jeunes. L'une des questions adressées au Saint-Père était posée par un jeune couple, l'occasion pour François de revenir sur le sens de la famille. "Il faut du courage pour former une famille !" s'est-il exclamé, soulignant que le mariage était une vocation propre, au même titre que le sacerdoce et que la vie religieuse. "La difficulté, c'est la culture du provisoire ! Tout est provisoire !" a t-il dit. "Des jeunes viennent nous dire : nous restons ensemble tant que dure l'amour. Ça, c'est l'égoïsme".

    "La famille est la vocation que Dieu a écrit dans la nature de l'homme et de la femme, mais elle est complémentaire du mariage" a expliqué le Pape. "Deux chrétiens qui s'épousent reconnaissent dans leur histoire l'amour et l'appel du Seigneur" a-t-il poursuivi, avant d'inviter les jeunes à penser à leurs parents et grands-parents, qui se sont mariés dans des temps plus difficiles qu'aujourd'hui, où régnait parfois la guerre. Pour reconnaître sa propre vocation a précisé François, deux choses sont nécessaires, prier et cheminer avec l'Église.

    L'Évangile doit transformer le monde

    Le Pape est revenu ensuite sur François et Claire, les deux saints d'Assise, dont le charisme continue de parler à tant de jeunes dans le monde : des jeunes gens et jeunes filles qui lâchent tout pour suivre Jésus sur le chemin de l'Évangile. L'Évangile ne regarde pas que la religion a poursuivi le Saint-Père, mais l'homme tout entier, le monde et la société. Le monde entier a besoin d'être sauvé a-t-il dit aux jeunes. "L’Évangile doit susciter la foi, ceci est l'évangélisation, mais aussi transformer le monde selon le dessein de Dieu, et cela est l'animation chrétienne de la société". Le Pape a ainsi invité les jeunes à être des témoins de foi par leur vie.

    Il est donc important de regarder Saint-François, qui a fait grandir la foi et a rénové l'Église, et de se mettre à son écoute, "afin de porter le Christ dans vos maisons, l'annoncer à vos amis, de l'accueillir et de le servir à travers les pauvres" a conclu le Souverain Pontife, "Donnez à l'Ombrie un message de vie, de paix et d'Espérance !"

    Source : Radio Vatican.

  • Vénération à la Basilique Sainte-Claire des reliques de Ste Claire et rencontre avec les moniales

    Peu après 16h, le Pape François s'est rendu à la Basilique Ste Claire pour rencontrer la communauté de l'ordre fondé par Claire, l'amie et disciple de François d'Assise. Après avoir prié devant le corps de la sainte puis devant le célèbre crucifix de St Damien, il a retrouvé les huit Cardinaux de son conseil et s'est adressé aux clarisses de manière informelle, signalant d'emblée qu'il s'était attendu à une réunion traditionnelle, c'est à dire seuls en tête à tête dans la salle du chapitre : "Lorsqu'une religieuse consacre sa vie entière au Seigneur, elle subit une transformation continue. La logique voudrait qu'elle se sente isolée, seule face à Dieu dans sa vie d'ascèse et de pénitence. Mais la sœur cloîtrée catholique ou même chrétienne, ce n'est pas cela. Son cheminement passe par Jésus-Christ, toujours par lui qui est au cœur de la vie des consacrées...et en particulier de leur prière à caractère universel... La contemplation du Christ...rend profondément humain, et les cloîtrées sont appelées à une grande humanité, à l'humanité même de la mère Église. Humaines, elles comprennent très bien chaque aspect de la vie et les problèmes humains, elles savent pardonner et intercéder auprès de Dieu pour d'autres personnes".

    "Durant la messe d'aujourd'hui, en parlant du crucifix de St Damien, j'ai dit que François l'avait vu yeux grands ouverts et les blessures saignant. Il en va de même de la contemplation des cloîtrées, qui voit la réalité de Jésus et non une abstraction. Contempler les plaies du Christ" est la réalité de la vie des clarisses. "C'est ce qui pousse tant de gens à venir au parloir de vos monastères pour se confier et demander des prières. Les sœurs ne leur disent probablement rien d'extraordinaire mais des mots simples qui viennent de leur contemplation. Comme l’Église, la religieuse est experte en humanité, même si ce n'est pas toujours strictement spirituel". Je pense par exemple à la célèbre concurrente des clarisses, sainte Thérèse d'Avila qui, "lorsqu'une de ses religieuses avait une crise mystique disait à la cuisinière de lui donner de la viande... Ne perdez pas de vue l'humanité de Jésus, car le Verbe s'est fait chair pour nous. Ceci donne à votre sainteté quotidienne une dimension accomplie et maternelle. L’Église vous veut ainsi, comme des mères qui donnent la vie. Par exemple, lorsque vous priez pour les prêtres et les séminaristes, priez en mères pour les aider à être de bons pasteurs. Et souvenez-vous du bifteck de sainte Thérèse !... Et puis ayez grand soin de la vie communautaire. Pardonnez-vous et supportez-vous les unes les autres...même si le couvent ne doit pas être un purgatoire mais une famille... Résolvez les problèmes avec amour, sans détruire quelque chose pour en résoudre une autre... Dans la vie communautaire, l'Esprit est au cœur de la famille... Je vous souhaite cette joie qui vient tant de la contemplation que de la vie en communauté...et vous demande de bien vouloir prier aussi pour moi. S'il vous plaît, ne m'oubliez pas !".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 5.10.13).

  • Rencontre à la cathédrale Saint-Rufin avec les prêtres, religieux, et personnes de la vie consacrée

    Le Pape au clergé : "Rencontrons les gens et leurs vies au quotidien"

    Après une matinée consacrée aux défavorisés, handicapés ou pauvres avec qui il aura pris le repas de midi, et une Messe célébrée en plein air sur le parvis de la Basilique d’Assise, l’après-midi du Pape François a débuté vers 14h30 par une visite à l’Eremo dei Carceri, l’ermitage où Saint François allait se retirer pour prier dans les moments difficiles. Un des lieux forts et symboliques de la spiritualité franciscaine, sur les pentes du mont Subasio. Le Pape s’est recueilli de manière privée dans la cellule de François.

    Il est ensuite revenu dans le centre d’Assise où dans la cathédrale de Saint Rufin il a rencontré le clergé, les religieux et les membres des conseils pastoraux du diocèse. Écouter la Parole de Dieu, cheminer ensemble, annoncer jusque dans les périphéries : voilà les trois recommandations que leur a adressées le Pape. « L’Église c’est la communauté qui écoute avec foi et avec amour le Seigneur qui parle », a déclaré François qui ajoutait que « cheminer ensemble, c’est-à-dire faire synode, représente l’expérience la plus belle que nous vivons ». S’adressant toujours au clergé, le Pape – « se mettant lui aussi avec eux », rappelait l’importance de « collaborer, d’être unis, de reconnaître ses erreurs et de demander pardon, mais aussi d’accepter les excuses des autres en pardonnant ». « Marcher ensemble sans fuites en avant, sans nostalgies du passé ! »

    Sortir des préjugés, des rigidités mentales ou pastorales

    Le Pape en venait à la troisième recommandation : la mission, « un élément que j’ai beaucoup vécu quand j’étais à Buenos Aires, l’importance de sortir pour aller à la rencontre des autres, dans les périphéries, qui sont des lieux, mais surtout des personnes, des situations de vie ». « N’ayez pas peur de sortir, et d’aller à la rencontre de ces personnes, de ces situations, ne vous laissez pas enfermer par les préjugés, par les habitudes, la rigidité mentales ou pastorales ! » Et quittant son texte comme il en a l’habitude, le Pape se permettait alors un autre conseil au clergé, celui d’éviter « les homélies interminables, ennuyeuses, dans lesquelles on ne comprend rien ! »

    N’oubliant pas que parmi son auditoire se trouvait pas mal de monde des conseils pastoraux du diocèse, le Pape, là encore en improvisant dans la bonne humeur, leur demandait : « Qui d’entre vous connaît la date de son baptême ? » Et il recommandait dès lors que les enfants sachent le jour où ils ont été baptisés, car c’est le jour de leur naissance comme fils de Dieu ». Le Pape insistait aussi sur le rôle primordial des parents pour éduquer les enfants, mais à condition « que leur conscience soit illuminée par la Parole de Dieu ». Il insistait aussi pour que les « catéchistes soient inspirés par cette même Parole de Dieu, et la transmettent, plutôt que les informations de la télévision ». « Demandons-nous, a ajouté le Pape, quelle place tient la Parole de Dieu dans nos vies de tous les jours. Suis-je au diapason avec Dieu ou sur les idées à la mode, ou encore sur moi-même ? »

    Source : Radio Vatican.

  • Visite et Messe à la Basilique St François

    Après sa visite à l'évêché, le Pape François s'est rendu à pied à l'église voisine de Ste Marie Majeure, puis en voiture à la basilique supérieure de St François, où l'attendaient les représentants du gouvernement italien. Il est ensuite descendu dans la crypte pour se recueillir devant le tombeau du Poverello.



    A 11h a débuté la Messe célébrée sur l'esplanade inférieure, en présence de milliers de fidèles. Voici les passages saillants de l'homélie papale centrée sur le témoignage que François donne aujourd’hui :

    "La première chose fondamentale est qu'être chrétien constitue une relation vitale avec la personne de Jésus, c’est à dire se revêtir de lui, s’assimiler à lui. D’où part le chemin de François vers le Christ ? Il part du regard de Jésus sur la croix. Se laisser regarder par lui au moment où il donne sa vie pour nous et nous attire à lui. François a fait cette expérience dans la petite église de St Damien, en prière devant le crucifix... Sur ce crucifix Jésus n’apparaît pas mort, mais vivant !... Le Crucifié ne nous y parle ni de défaite ni d’échec. Paradoxalement, il nous parle d’une mort qui est vie, qui enfante la vie".

    "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos". Ces paroles du Christ sont la deuxième chose que François nous donne en témoignage. "La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux et le saint François doucereux n’existe pas ! La paix de François n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste remplie des énergies du cosmos. Cette idée fabriquée n’est pas non plus franciscaine. La paix de saint François est celle du Christ, et la trouve qui prend sur soi son joug, c’est à dire le commandement 'Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés'. Or on ne saurait porter ce joug avec arrogance, avec présomption, avec orgueil, mais seulement avec douceur et humilité du cœur... Le saint d’Assise témoigne du respect pour tout ce que Dieu a créé et que l’homme est appelé à garder et à protéger, mais il témoigne surtout du respect et de l’amour pour tout être humain... Respectons la création, ne soyons pas les instruments de sa destruction. Et respectons tout être humain. Que cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre, que se taisent les armes et que partout la haine cède la place à l’amour, l’offense au pardon et la discorde à l’union. Écoutons le cri de ceux qui pleurent, souffrent et meurent à cause de la violence, du terrorisme ou de la guerre, en Terre Sainte, si aimée de François, en Syrie, au Moyen Orient, dans le monde". Au final, le Pape a rappelé que c'est aujourd’hui la fête de saint François, patron de l'Italie : Prions pour ce pays, afin "que chacun travaille toujours pour le bien commun, en regardant ce qui unit plus que ce qui divise".

    Après la Messe, le Saint-Père a gagné en voiture le siège local de la Caritas pour partager le repas des pauvres qui y sont accueillis.

    Source : Vatican information Service (Publié VIS Archive 01 - 4.10.13).

  • Rencontre à l'évêché d'Assise avec les pauvres assistés par la Caritas

    Le Saint-Père a accompli la seconde étape de sa visite à l'évêché d'Assise, dans la salle où en 1206 François se dépouilla publiquement de ses biens et de ses vêtements, reniant son père Pierre qui l'avait traîné devant le tribunal ecclésiastique et proclamant Dieu comme son véritable Père. Là le Pape François, le premier Pape a visiter cette salle, a retrouvé les pauvres assistés par la Caritas. Improvisant de nouveau il a évoqué la presse qui n'a cessé ces derniers temps d'annoncer qu'en ce lieu il aurait dépouillé l’Église : "Mais de quoi le Pape pourrait donc dépouiller l’Église ? Les vêtements du Pape, des Cardinaux et des Évêques !". Il se dépouillera lui-même, assuraient certains journalistes. "Mais l’Église, c'est nous tous les baptisés qui devons suivre le chemin de Jésus, un chemin de dépouillement jusqu'à l'humiliation de la croix. Pour être vraiment des chrétiens, il n'existe pas d'autre voie. Serait-il possible d'avoir un christianisme plus humain, se demandent certains, c'est-à-dire sans croix, sans Jésus et sans dépouillement ? Ce serait alors un christianisme de vitrine, doucereux, où les chrétiens seraient comme de jolis gâteaux en devanture. Un christianisme peut-être superbe mais pas chrétien. Alors de quoi donc l’Église devrait-elle se dépouiller ? Je réponds qu'elle doit se dépouiller maintenant d'un gravissime péché, qui menace chacun de ses membres. Ce danger c'est la mondanité, l'esprit du monde. Le chrétien ne peut le suivre et le rechercher car il porte à la vanité, à l'arrogance et à l'orgueil. Cet esprit n'est pas Dieu mais une idole, et l'idolâtrie est le suprême péché".

    "Lorsque les media parlent d'elle, ils croient que l’Église ne sont que le clergé et les religieux, les évêques, les Cardinaux et le Pape. Or, comme je viens de le dire, l’Église c'est nous tous. Nous devons donc tous nous dépouiller de l'esprit du monde qui est contraire aux Béatitudes et à l'Esprit de Jésus. Cet esprit mondain nous rend malades. Quelle tristesse qu'un chrétien croyant dans la sécurité que lui donnerait à la fois le monde et la foi ! Non, on ne peut mêler les deux esprits. L’Église ne peut que rejeter l'esprit du monde qui porte à l'idolâtrie. Jésus a bien dit qu'on ne saurait servir deux maîtres. Soit Dieu soit l'Argent, qui est rempli de l'esprit du monde. Les chrétiens ne peuvent suivre la voie de l'argent, de la vanité et de l'orgueil. Quelle tristesse d'effacer d'une main ce que l'autre écrit. Seulement Dieu et l’Évangile ! Jésus, qui s'est fait serviteur, n'a pas suivi l'esprit du monde... Tant de vous ont été dépouillés par la sauvagerie de ce monde, qui n'offre rien, ni assistance ni travail, qui ne se préoccupe pas qu'il y ait des enfants mourant de faim, des familles privées de la dignité de nourrir ses membres, tant de personnes forcées de fuir à la recherche de la liberté". Quelle horreur de voir tous ces gens morts hier devant Lampedusa ! Aujourd'hui est un jour de deuil. Voilà à quoi conduit l'esprit du monde. Il est vraiment ridicule qu'un chrétien, qu'il soit ecclésiastique, religieux ou laïc, suive cette voie homicide. La mondanité spirituelle tue elle aussi, elle tue l'âme, elle tue les gens, elle tue l’Église ! Lorsqu'en ce lieu François se dépouilla...c'est Dieu qui lui procura la force de rappeler ainsi ce que Jésus disait de l'esprit de ce monde, de sa prière pour que nous soyons sauvés de cet esprit. Sollicitons encore aujourd'hui la grâce du Seigneur pour que chacun de nous ait la force de se dépouiller, non de quelques sous mais de l'esprit du monde, véritable lèpre et cancer de la société, véritable ennemi de Jésus et de la Révélation". A la conclusion de la rencontre, le Pape François a remercié l'assistance de l'avoir accueilli et demandé qu'on prie pour lui : "Priez pour moi qui en ai tant besoin".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 4.10.13).

  • Visite pastorale du Pape François à Assise - Rencontre à l'Institut séraphique avec les enfants malades

    Le Saint-Père est arrivé à 7h30 à Assise pour sa troisième visite pastorale italienne, notamment accompagné par les huit Cardinaux de son nouveau conseil. A l'Institut séraphique, qui recueille des enfants malades et handicapés, il a été salué par l’Évêque d'Assise, le Président du Sénat italien et celui de la Région Ombrie. Commentant spontanément les paroles de la Directrice, il a dit : "Nous voici ici au milieu des plaies de Jésus, des plaies qui doivent être reconnues. Lorsque le Seigneur cheminait en compagnie des deux disciples démoralisés, il finit par leur montrer ses plaies, et ainsi ils le reconnurent... Ici Jésus est caché parmi ces enfants...et ils ont besoin d'écoute, d'une écoute de plusieurs jours par des gens qui se déclarent chrétiens. Le chrétien adore Jésus et le recherche. C'est pourquoi il sait reconnaître les plaies du Christ... Après sa résurrection, Jésus était plus beau que jamais" bien qu'ayant voulu conserver la marque de ses plaies "et les transporter au ciel. Les plaies du Christ sont à la fois au ciel et ici-bas, sous les yeux du Père !".

    Après quoi, le Pape François a remis à Mgr Sorrentino, son "frère évêque" local le discours qu'il avait préparé. En voici une synthèse : "Ma visite se veut avant tout un pèlerinage d'amour. Je viens prier sur la tombe de celui qui s'est dépouillé de lui-même pour se revêtir du Christ, qui a aimé tout le monde et particulièrement les plus pauvres, les marginaux. Rempli de stupeur admirative, il a aimé la Création. Votre institut s'appelle séraphique du surnom donné à saint François...et il est juste que ma visite commence ici." Dans son testament, François rappelle que Dieu lui a ordonné de commencer son parcours pénitentiel au milieu de ces lépreux qui, lorsqu'il vivait encore dans le péché, lui semblaient impossible d'aimer. "C'est le Seigneur en personne qui me conduisit parmi eux et me fit miséricordieux... Notre société est malade d'une culture du rebut qui s'oppose à celle de l'accueil. Et les victimes de cela sont les plus fragiles. Ici, dans cet institut, je vois par contre en œuvre la culture de l'accueil... Merci pour l'amour que vous y offrez, de ce signe de la véritable civilisation humaine et chrétienne", qui met à la première place les personnes désavantagées par la vie. "Souvent les familles sont seules et se demandent comment faire. Ici, en ce lieu où brille l'amour concret, je dis à tous de multiplier ces œuvres d'accueil animées par l'amour chrétien, par l'amour du Crucifié et la chair du Christ. Ce sont des œuvres précieuses qui savent allier professionnalisme et bénévolat. Servir avec amour et attention qui a besoin d'aide fait grandir en humanité car ces personnes constituent de véritables trésors pour l'humanité. François était un jeune homme riche et avide de gloire. A travers le lépreux, Jésus lui ayant parlé en silence, il changea du tout au tout. Il comprit que ce qui a une vraie valeur dans la vie, c'est l'humilité, la miséricorde et le pardon, non la richesse, la force et la gloire".

    Après cette première étape, le Saint-Père s'est rendu en visite privée au sanctuaire de St Damien, où il s'est recueilli après avoir été salué par le Maître Général des franciscains et la communauté locale. C'est là qu'en 1205, priant devant le célèbre crucifix de bois peint, François reçut du Seigneur la mission de réparer sa maison. Il y passa les dernières années de sa vie et y composa le 'Cantique des créatures'. Ensuite, il a gagné l'évêché pour une rencontre avec des pauvres assistés par la Caritas.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 4.10.13).

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