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nativité

  • Méditation - Allumer le feu !

    « Jésus est venu pour laisser un héritage à toute l'humanité. Qu'on n'imagine pas que cet héritage, pour que chacun puisse en bénéficier, serait fractionné en parts infimes et pour tout dire dérisoires. C'est une part entière que Jésus réserve à chacun. Tant il est vrai que chacun, aux yeux de Jésus, mérite d'être considéré... à part entière. Et comment Jésus accomplit-il donc le miracle de partager quelque chose en parts multiples, sans léser personne ? Mieux : en multipliant au lieu de diviser...
    Ce n'est ni un mystère, ni un miracle, mais une sorte de prodige naturel à la portée de n'importe quel cœur aimant. Cet héritage, c'est une flamme d'abord unique, allumée au cœur de la divinité, et qui est transmise d'âme à âme et d'âge en âge. A la seule flamme d'une bougie, des dizaines, des centaines de milliers de cierges peuvent s'enflammer, faire danser la lumière et percer l'obscurité. Le cierge initial qui donne le feu ne divise pas celui-ci en petites flammèches ridicules, il permet une multiplication à l'infini de ce feu, afin que chacun en soit éclairé. La divine ambition de Jésus a été d'éclairer ainsi le monde entier, chaque visage de l'humanité. Et que cette flamme ensuite soit de la même manière transmise de génération en génération, afin qu'elle demeure à travers les âges.

    Et cette flamme, voulez-vous en connaître le nom ? C'est l'amour. La flamme de l'amour qui s'est nourrie au feu de l'Amour infini et qui vient réchauffer, illuminer et éblouir notre âme inquiète pour l'éloigner des ténèbres et la consoler du paradis perdu. Oui : nous sommes les héritiers de l'amour que Jésus nous a légué. Sa naissance, son baptême, la célébration des Noces éternelles n'ont pas d'autre signification que celle-ci : faire que la terre des hommes brûle de l'amour inextinguible de Dieu. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49). Il faudrait ne jamais l'oublier : la gloire de Dieu est indissociable du salut du monde.
    Mais au fait : qu'en faisons-nous, de cette flamme ? Cherchons-nous à l'entretenir, en osant la livrer aux quatre vents ? Cherchons-nous à la propager, en osant la livrer aux quatre continents ?

    Cherchons-nous à la perpétuer, en osant la livrer à nos enfants ? De fait, la meilleure manière de protéger cette flamme face à l'espace, au temps et à tous les vents, n'est-ce pas de la donner au plus grand nombre, de la propager comme un courant d'étincelles ? N'est-il pas temps d'embraser le monde avec la flamme de l'amour, avec le feu de l'Esprit ? De créer un gigantesque brasier, non pas dévastateur celui-là, mais bienfaisant et comme purificateur ? A l'instar de Jésus, d’œuvrer à l'avènement d'une civilisation du cœur pour changer résolument de perspective et faire que le monde, enfin, soit mis en lumière ?
    N'est-il pas temps ? »

    François Garagnon, La Mise en Lumière. Mystère de l'Epiphanie & Message d'Amour de l'Enfant-Dieu (Epilogue : La mise au monde), Monte-Cristo, Annecy, 2003.

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    Gerrit van Honthorst (1590-1656), L'Adoration des bergers
    Wallraf-Richartz Museum, Cologne, Allemagne

    (Crédit photo)

  • Mardi 25 décembre 2018

    Nativité de Notre-Seigneur

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    Charles André dit Carle Van Loo (1705-1765), Adoration des Bergers
    Musée des Beaux-Arts de Chartres (France)

    (Crédit photo)

  • 21h30, Basilique Saint-Pierre, Messe de la nuit de Noël présidée par le Pape François

     
    Retransmission en direct sur KTO

     
    Le Pape François a présidé la liturgie de la Messe de minuit, anticipée à 21h30, dans la basilique Saint-Pierre. Dans son homélie, il a proposé de monter vers Bethléem à la rencontre de l’Enfant Jésus qui "lance un nouveau modèle de vie" basé sur le partage et le don et non sur l’accaparement et l’avidité.
     
    Compte rendu de Marie Duhamel à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - Bethléem

    « Le froid crépuscule d'un soir d'hiver touchait à sa fin. Tous les efforts de Marie et de Joseph pour trouver un logement avaient été vains. [...] Le village était occupé d'autres choses plus importantes selon la manière du monde d'estimer ce qui est important. Les officiers impériaux préposés au dénombrement étaient là les hommes importants. Les visiteurs riches réclamaient naturellement ce que les hôtels pouvaient offrir de meilleur. La plupart des maisons particulières avaient reçu des parents de la campagne. Chacun était occupé. Ce groupe obscur de Nazareth, ce charpentier de Galilée, cette femme Mère, ce Verbe caché, il n'y avait pas de place pour eux. [...] Un extérieur réservé est peu éloquent auprès de la généralité des hommes. Si Dieu ne produit pas du bruit dans son propre monde, il est ignoré ; s'il en produit, il est regardé comme importun et tyran. Voici que vient à Bethléem le véritable César, le roi de tous les Césars romains, et il n'y a pas de place pour lui, et on ne le connaît pas. C'est sa faute, dira le monde. Il vient d'une manière qui n'est pas digne. Il n'apporte aucune preuve authentique de ses droits. Il commence par se mettre dans une fausse position ; car il vient pour se faire enrôler comme sujet, au lieu de réclamer les hommages comme souverain. En agissant ainsi, il espère que nous le comprendrons et que nous saurons où regarder pour le trouver et à quel moment nous devons l'attendre. Il y avait, même dans la faible lumière qui environnait Bethléem cette nuit, une ombre du Calvaire. De même que personne à Jérusalem ne voudrait le recevoir pendant la semaine sainte, ni lui donner à manger, de sorte qu'il serait obligé chaque soir de se retirer à Béthanie, ainsi personne à Bethléem ne voudra le recevoir, ni lui donner un abri à l'ombre duquel il puisse naître.

    [...] Pour naître, Dieu a été relégué parmi les animaux et les bêtes de somme. [...] Non, Bethléem ne pouvait pas contenir celle qui portait en elle le Créateur du monde. Il y avait dans ce refus d'hospitalité une vérité dont les hommes n'avaient pas la conscience. Jésus devait naître hors des murs de Bethléem, comme il est mort hors des murs de Jérusalem. Ainsi il n'eût véritablement pas de ville natale. D'innocents animaux l'accueillirent de bon cœur, et une antique cavité pratiquée dans la terre lui offrit un asile quelque peu moins froid que le ciel étoilé d'une nuit d'hiver. Aux yeux des hommes, c'est tout ce qu'il a pu faire pour pouvoir naître, et obtenir une place où il pourrait visiblement mettre le pied sur la terre. [...]

    Hélas ! l'esprit de Bethléem n'est que l'esprit d'un monde qui a oublié Dieu. Que de fois cet esprit n'a-t-il pas été le nôtre aussi ! Ne fermons-nous pas continuellement, avec une ignorance pleine de rudesse, la porte aux bénédictions célestes ? [...] Dieu vient à nous bien des fois dans la vie, mais nous ne connaissons pas sa face. [...] Bethléem ne prétendait pas du tout faire ce qu'il faisait. Il n'est personne qui ait l'intention de faire la moitié du mal qu'il fait. Aussi une grande partie de la compassion de Dieu consiste en ce qu'il regarde plus à ce que nous voulons faire qu'à ce que nous faisons. Cependant il est bien triste pour nous d'être aussi aveugles. N'est-ce pas, après tout, la véritable misère de la vie, l'abrégé de toutes les misères d'ici-bas, de rencontrer Dieu chaque jour, et de ne pas le reconnaître lorsque nous le voyons ? »

    William Faber (1814-1863), Bethléem, ou le mystère de la Sainte Enfance (ch.3, La grotte de minuit), Tome premier, Paris, Ambroise Bray, 1862.

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  • A propos des crèches de Noël...

    Cher Monsieur le Tribunal,

    J'ai pris connaissance, il y a quelques jours, de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de votre région.

    Quelle mouche vous a donc piqué ?

    Vous avez fait des études, je suppose... Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin "Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth, né il y a un peu plus de 2000 ans. Je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël (je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.

    La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?

    Vous êtes un briseur de rêves, Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c'est un boeuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en ce début d'année pour rejoindre votre Tribunal administratif et qu'il ne semble pas en être revenu.

    Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

    Jean Santon

    (Lettre écrite en 2014, adressée au Tribunal administratif de Nantes qui avait ordonné de retirer la crèche du Conseil général de Vendée.)

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  • Samedi 8 septembre 2018

    Nativité de la Sainte Vierge

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    Jean-Jacques Sorg (1743-1821), Nativité de la Vierge
    Eglise Saint-Etienne, Rosheim (Bas-Rhin)

    (Crédit photo)

  • Angelus de ce dimanche 24 juin 2018

    A l'occasion de la prière de l’Angélus de ce dimanche 24 juin, le Pape a proposé place Saint Pierre une réflexion sur le mystère de la naissance, s’appuyant sur celle de Saint Jean-Baptiste dans les Écritures.

    Dans l’Évangile selon Saint Luc cité par le Pape François depuis la fenêtre du palais apostolique, l'annonce de la naissance de  Jean-Baptiste laisse Zacharie incrédule « parce que les lois naturelles ne le permettaient pas ». Ainsi apparait que « Dieu ne dépend pas de notre logique et de nos capacités humaines limitées ». Tout l'événement de la naissance de Jean-Baptiste est donc entouré d'un joyeux sentiment « d'étonnement, de surprise et de gratitude » que le Pape assimile « au mystère de la naissance ».

    Insistant sur l’importance de ces sentiments de joie, d’étonnement, de surprise et de gratitude, véritables « âmes de la foi », le Souverain Pontife a loué toutes les variables de l’existence humaine « qui ne peuvent être ni prévues ni contrôlées ». Et ce, malgré une époque qui a tendance à tout planifier, a-t-il relevé.

    « Plus on en sait et plus l’on reste étonné et fasciné ! », s’est donc réjoui le Saint-Père, car « la vie d'une personne dépasse toujours nos modèles et nos propres attentes »: elle est « don de Dieu ».

    Enfin, le Pape a surtout appelé chacun à demeurer toujours plus conscients « que dans la génération d'un enfant, les parents agissent comme des collaborateurs de Dieu ». Chaque parent est ainsi porteur d'une « mission sublime qui fait de chaque famille un sanctuaire de la vie ».

    Ces paroles du Pape François sur l'importance de la vie, de la conception à la naissance, résonnent tout particulièrement en ce 24 juin, veille de deux jours du Congrès sur la bioéthique mondiale à l'Académie pontificale pour la vie. Ces travaux présidés par Mgr Vincenzo Paglia, président de cette Académie pontificale, pencheront sur le rôle de l'éducation dans les problématiques de bioéthique, ainsi que sur « la santé maternelle et infantile ».

    Source : Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    Bse María Felicia de Jesús Sacramentado (1925-1959)

    Après la prière de l'Angelus, le Pape a salué la béatification au Paraguay, ce samedi 23 juin, de Sœur Maria Felicia de Jésus au Saint-Sacrement (au siècle : Maria Felicia Guggiari Echeverría), moniale professe de l’Ordre des Carmélites Déchaussées, rappelant que son papa l’appelait – comme les Paraguayens aussi aujourd’hui encore – « la Chiquitunga », ce qui signifie « utile, simple, modeste » : un modèle que le Pape a proposé aux jeunes.

    Précisions et biographie sur Zenit.org.

  • Dimanche 24 juin 2018

    Nativité de St Jean Baptiste

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    Giusto de Menabuoi (1330-v.1391), Le nom de Jean Baptiste
    Fresque de la cathédrale de Padoue (Italie)

  • Lundi 1er janvier 2018

    Octave de la Nativité du Seigneur

    Jusqu’à la réforme liturgique de 1960, le 1er janvier - huitième jour de l’octave de Noël - était dans l’Église latine la fête de la Circoncision de Jésus : "Circoncision du Seigneur et Octave de la Nativité". La réforme de 1960, par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites, changea le degré de l’Octave (de 2ème classe à 1ère classe) et le nom de la fête devint "Octave de la Nativité du Seigneur". En 1974 eut lieu une nouvelle modification : le pape Paul VI la remplaça par la célébration de "Sainte Marie, Mère de Dieu", dont la fête avait été instaurée en 1932 par le pape Pie XI et fixée au 11 octobre.

    Au nouveau calendrier : Sainte Marie, Mère de Dieu

  • Dimanche 31 décembre 2017

    Dimanche dans l’Octave de la Nativité
     
    Au nouveau calendrier :
    Fête de la Sainte Famille

  • Audience générale de ce mercredi 27 décembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 27 décembre 2017, tenue en salle Paul VI, le Pape François est revenu sur le sens de Noël, la fête de la Nativité du Seigneur. Le Pape a regretté une dénaturation de cette fête, notamment en Europe, où au nom d’un « faux respect de qui n’est pas chrétien », on élimine toute référence explicite à la naissance de Jésus, dans une volonté de « marginaliser la foi ».

    Le commentaire de Cyprien Viet est à lire / écouter sur Vatican.News.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, je m’arrêterai aujourd’hui à la signification de la fête de la Nativité du Seigneur. A une époque où nous assistons à une sorte de dénaturation de Noël, il faut dire que c’est la naissance de Jésus qui est le vrai Noël, sans Jésus ce n’est pas Noël ! A travers l’annonce de l’Eglise, comme les bergers de l’Evangile, nous sommes guidés pour trouver la vraie lumière, celle de Jésus qui se révèle de façon surprenante : il naît d’une pauvre jeune fille inconnue, qui le met au monde dans une étable, avec la seule aide de son mari. C’est ainsi que le Fils de Dieu se présente encore à nous aujourd’hui : comme le don de Dieu pour l’humanité qui surgit dans la nuit et dans la torpeur du sommeil, alors que souvent l’humanité préfère demeurer dans l’obscurité et ne pas changer ses habitudes erronées. Par l’incarnation de son Fils, Dieu nous a ouvert le chemin d’une vie nouvelle, fondée sur l’amour et non sur l’égoïsme. A Noël, l’histoire humaine a été visitée par l’histoire de Dieu. Avec les petits, les méprisés, Jésus établit une amitié qui continue dans le temps et nourrit l’espérance d’un avenir meilleur. Avec eux, Dieu veut construire un monde nouveau où il n’y aura plus de personnes rejetées, maltraitées, indigentes. En ces jours de fête, ouvrons notre esprit et notre cœur pour accueillir cette grâce. »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, en particulier les fidèles du diocèse de Séez, avec l’évêque, Mgr Jacques Habert, ainsi que les familles du diocèse de Cambrai. Chers amis, en ce temps de Noël, que Jésus naisse aussi dans vos vies et qu’à travers vous, il devienne un don de salut pour les petits et les exclus ! Bon Noël et que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Messe de la Nativité & Bénédiction Urbi et Orbi

    10h00, Messe à Notre-Dame de Paris
    Messe de la Nativité

    Retransmission en direct sur KTO

     

    12h00, Bénédiction Urbi et Orbi

    Retransmission en direct sur KTO

    Texte intégral (version française) sur le site internet du Vatican.

  • Méditation devant la crèche...

    « Un silence profond enveloppait toute la terre, et la nuit était au milieu de sa course, quand ton Verbe tout-puissant, Seigneur, quitta son trône royal et descendit des cieux. » (Sg. 18, 14-15)
     
    « Pas l'ombre d'un bruit.
    Quand Jésus vient dans une âme, il propose, il n'impose pas, il ne dérange personne.
    C'est tellement vrai que si les gens du ciel ne s'en étaient pas mêlés, on l'attendrait encore !
    . . . . . . . . . . . .
    Alors, j'y vais, dans cette crèche, je m'y introduis. Les gens du ciel bousculaient un peu ceux de la terre, il fallait aller vite ; qui sont-ils ? des bergers, des simples, parce que les simples sont prêts à recevoir le message. Et qui nous retient, nous, devant le message du Christ : notre état de bonshommes compliqués ?
    Imaginez que les anges soient allés chez les notables du pays, eh bien, il en aurait fallu des explications ! Avec les simples ? l'annonce est faite et les voilà partis. C'est une raison psychologique toute simple. Bien sûr que Dieu se révèle aux simples. Pourquoi ? par mépris des grands du monde ? Non, mais parce que les petits sont moins compliqués. Demandez un service à un homme simple, vous l'aurez tout de suite ; l'autre, il vous fera des discours, il vous donnera des conseils. [...] Il y manque la simplicité. Il y a l'embarras de l'orgueil, l'embarras de l'argent, mais eux, les simples, au plein milieu de la nuit, vous leur dites : il faut partir chercher Jésus-Christ, il partent...
    . . . . . . . . . . . .
    Ne jouez plus au grand monsieur, prosternez-vous, écrasez-vous devant ce petit enfant enveloppé de langes et demandez-lui la grâce de vous faire encore plus petit, demandez la foi pour voir avec d'autres yeux et pour vous mettre humblement « comme un petit pauvre, un indigne petit esclave, les servant dans tous leurs besoins », les contemplant, ce n'est pas difficile...
    . . . . . . . . . . . .
    Restez longuement devant cette crèche, réellement présents, avec tout le dévouement et le respect possible...
    . . . . . . . . . . . .
    Ne vous gênez pas, Jésus, pour « m'arranger », même si vous devez me déranger, mais, de grâce, livrez-moi votre visage pour que, vous aimant, je vous suive. C'est tout. »

    P. Armand Roustand (1902-1973), Les Cinq Jours de Paray (Conférences de Retraites données en 1959), Tome II, La Nativité, Imprimerie Micolon, Paray-le-Monial, s.d.

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    Atelier de Rembrandt, L'Adoration des Bergers (1646)

  • Lundi 25 décembre 2017

    Nativité de Notre Seigneur

    Et dixit illis angelus: “Nolite timere; ecce enim evangelizo vobis gaudium magnum, quod erit omni populo, quia natus est vobis hodie Salvator, qui est Christus Dominus, in civitate David."
    Et l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. »
    (Lc 2,10-11)

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    "Gloria in altissimis Deo et in terra pax in hominibus bonae voluntatis !"
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! »
    (Lc 2,14)

  • Vigile de la Nativité : Introït "Hódie sciétis"

    IN VIGILIA NATIVITATIS DOMINI

    Ant. ad Introitum. Exodi 16, 6 et 7.
    Hódie sciétis, quia véniet Dóminus et salvábit nos : et mane vidébitis glóriam eius.
    Aujourd’hui, vous saurez que le Seigneur va venir et qu’il nous sauvera. Et demain matin, vous le verrez dans sa gloire.

    Ps. 23, 1.
    Dómini est terra, et plenitúdo eius : orbis terrárum, et univérsi, qui hábitant in eo.
    Au Seigneur appartient la terre et tout ce qui la remplit, l’univers et tous ceux qui l’habitent.

    V/. Glória Patri.

  • Méditation - Nativité de la Sainte Vierge

    « « Aujourd'hui, dit saint Jean Damascène, la souche de Jessé a produit son rejeton, sur lequel s'épanouira pour le monde entier une fleur divine... Aujourd'hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe, compose un livre nouveau, jailli du cœur de son Père, et qu'il écrit par le Saint-Esprit, qui est la langue de Dieu... (1). » (S. Jean Damascène)
    Je considèrerai comment la Très Sainte Vierge, neuf mois après sa conception immaculée, parut sur notre terre, portant la joie.
    Je penserai à la satisfaction qu'éprouva la Très Sainte Trinité lorsqu'elle vit naître cette enfant qui lui était plus chère que tous les hommes ensemble, et dans laquelle elle aimait à contempler à l'avance les traits du Verbe incarné. Désormais, le Messie est proche ; avec Marie, la terre possède pour ainsi dire déjà quelque chose de lui. Bientôt la joie va envahir le monde, l'aurore du salut commence à poindre.
    Si beaucoup devaient se réjouir à la naissance de Jean le Précurseur, que dire de la Nativité de la Mère du Christ ? Eve, s'écrie saint Augustin, nous avait laissé les larmes ; Marie nous apporte le bonheur ; l'une nous avait légué la mort, l'autre la vie ; la Vierge guérit la blessure qu'Eve nous avait faite, sa foi rachète la perfidie de la première femme... Marie, c'est la fleur des champs de laquelle est sorti le précieux lys des vallées, celui qui a enrichi notre nature (2).

    Sainte Vierge, vous nous êtes donnée, trésor du genre humain. Le bon Dieu regarde maintenant la terre avec complaisance... Ô Sainte Trinité, merci de nous avoir donné votre trésor. Ô bon Jésus, merci de nous avoir donné pour mère votre Mère ; donnez-nous pour elle un vrai cœur d'enfant (3). »

    1. M. G. 99, c. 672. - 2. Office liturgique, 8 septembre, IVe et Ve leçons. - 3. P. Al. Hanrion, Journal spirituel, p.212.

    P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'Oraison pour tous les jours de l'année, Tome II (12. Aurore de salut. Nativité de Notre-Dame), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

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  • Vendredi 8 septembre 2017

    Nativité de la Très Sainte Vierge Marie

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    Giotto di Bondone (1267-1337), Naissance de la Bienheureuse Vierge Marie
    Chapelle Scrovegni à Padoue

    (Crédit photo)

  • Audience générale de ce mercredi 11 janvier 2017

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue en salle Paul VI, le Pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur l’espérance, en évoquant cette fois-ci un passage de l’Ancien Testament : le Psaume 115, qui dénonce les « fausses espérances dans les idoles ». Le Pape a rappelé qu’il fallait se méfier des faux prophètes qui diffusent des illusions.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, les Saintes Écritures nous mettent en garde contre les fausses espérances en dénonçant, en particulier, les idoles en lesquelles nous sommes tentés de mettre notre confiance. Face aux difficultés de la vie, l’homme fait l’expérience de la fragilité de sa foi et sent le besoin de certitudes diverses, de sécurités et de consolations concrètes qui semblent remplir le vide de la solitude et adoucir la peine à croire. Au lieu de favoriser la vie elles conduisent à la mort. Telles sont les idéologies avec leur prétention d’absolu, les richesses, le pouvoir et le succès avec leur illusion d’éternité et de puissance, la santé et la beauté physiques auxquelles tout est parfois sacrifié. Il est nécessaire, bien que demeurant dans le monde, de nous défendre de ces illusions du monde, et de nous en remettre à Dieu qui, seul, donne sa bénédiction. Espérer en Dieu nous fait partager sa vie et fait de nous ses enfants ; nous recevons sa bénédiction et nous sommes sauvés. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier la Communauté du Séminaire Saint-Sulpice, d’Issy-les-Moulineaux.
    Le temps de Noël qui vient de s’achever a réveillé notre espérance. Que cette espérance entre maintenant dans notre vie de tous les jours, qu’elle nous soutienne dans les difficultés et donne sens à notre existence.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Dimanche 1er janvier 2017

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    École de Giovanni Bellini, La Circoncision
    Musée du Petit Palais, Avignon (France)

    Commentaire de l’Évangile du dimanche

     
    Au nouveau calendrier : Sainte Marie, Mère de Dieu