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flamme

  • Méditation - Allumer le feu !

    « Jésus est venu pour laisser un héritage à toute l'humanité. Qu'on n'imagine pas que cet héritage, pour que chacun puisse en bénéficier, serait fractionné en parts infimes et pour tout dire dérisoires. C'est une part entière que Jésus réserve à chacun. Tant il est vrai que chacun, aux yeux de Jésus, mérite d'être considéré... à part entière. Et comment Jésus accomplit-il donc le miracle de partager quelque chose en parts multiples, sans léser personne ? Mieux : en multipliant au lieu de diviser...
    Ce n'est ni un mystère, ni un miracle, mais une sorte de prodige naturel à la portée de n'importe quel cœur aimant. Cet héritage, c'est une flamme d'abord unique, allumée au cœur de la divinité, et qui est transmise d'âme à âme et d'âge en âge. A la seule flamme d'une bougie, des dizaines, des centaines de milliers de cierges peuvent s'enflammer, faire danser la lumière et percer l'obscurité. Le cierge initial qui donne le feu ne divise pas celui-ci en petites flammèches ridicules, il permet une multiplication à l'infini de ce feu, afin que chacun en soit éclairé. La divine ambition de Jésus a été d'éclairer ainsi le monde entier, chaque visage de l'humanité. Et que cette flamme ensuite soit de la même manière transmise de génération en génération, afin qu'elle demeure à travers les âges.

    Et cette flamme, voulez-vous en connaître le nom ? C'est l'amour. La flamme de l'amour qui s'est nourrie au feu de l'Amour infini et qui vient réchauffer, illuminer et éblouir notre âme inquiète pour l'éloigner des ténèbres et la consoler du paradis perdu. Oui : nous sommes les héritiers de l'amour que Jésus nous a légué. Sa naissance, son baptême, la célébration des Noces éternelles n'ont pas d'autre signification que celle-ci : faire que la terre des hommes brûle de l'amour inextinguible de Dieu. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49). Il faudrait ne jamais l'oublier : la gloire de Dieu est indissociable du salut du monde.
    Mais au fait : qu'en faisons-nous, de cette flamme ? Cherchons-nous à l'entretenir, en osant la livrer aux quatre vents ? Cherchons-nous à la propager, en osant la livrer aux quatre continents ?

    Cherchons-nous à la perpétuer, en osant la livrer à nos enfants ? De fait, la meilleure manière de protéger cette flamme face à l'espace, au temps et à tous les vents, n'est-ce pas de la donner au plus grand nombre, de la propager comme un courant d'étincelles ? N'est-il pas temps d'embraser le monde avec la flamme de l'amour, avec le feu de l'Esprit ? De créer un gigantesque brasier, non pas dévastateur celui-là, mais bienfaisant et comme purificateur ? A l'instar de Jésus, d’œuvrer à l'avènement d'une civilisation du cœur pour changer résolument de perspective et faire que le monde, enfin, soit mis en lumière ?
    N'est-il pas temps ? »

    François Garagnon, La Mise en Lumière. Mystère de l'Epiphanie & Message d'Amour de l'Enfant-Dieu (Epilogue : La mise au monde), Monte-Cristo, Annecy, 2003.

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    Gerrit van Honthorst (1590-1656), L'Adoration des bergers
    Wallraf-Richartz Museum, Cologne, Allemagne

    (Crédit photo)

  • Poésie : Vision (extrait)

    «       ............
    Je n'ai pas de chemin, je n'ai pas de demeure
           Hors de Toi...

    Et tes saints ont raison pourtant. Il faut les croire.
           Ils font bien
    De me chasser de leur royaume et de leur gloire
           Comme un chien.

    Leur royaume... Est-ce là ce qui me fait envie ?
           O mon Dieu,
    Tu sais bien qu'il suffit d'un peu d'ombre à ma vie,
           Rien qu'un peu.

    Que je n'ai pas besoin de gloire et presque même
           Pas besoin
    De leur bonheur trop grand pour moi pourvu que j'aime
           Dans un coin.

    Qu'on les loue à jamais, qu'à jamais on m'oublie,
           A jamais,
    Puisqu'il faut que ta verge à leurs yeux m'humilie,
           Seigneur, fais !

    Je n'ai pas mérité de fixer ma prunelle
           Sur leurs cieux !
    Soit ! Éteins à jamais la lumière éternelle
           Dans mes yeux.

    Je n'ai pas mérité d'entendre leur cantique :
           A jamais,
    Soit ! jette sur mes sens un silence hermétique,
           Noir, épais.

    Mais dans ton sein garde mon cœur à tout le monde
           Bien caché,
    Comme un petit oiseau qui dans ta main profonde
           S'est niché.

    Un grésil à tes pieds tombé de quelque globe,
           Un fétu,
    Un duvet que le vent dans un pli de ta robe
           A perdu.

    Je ferai si peu d'ombre, ô Dieu, dans ta lumière
           Que bien sûr
    Les saints ne me verront pas plus qu'une poussière
           Dans l'azur.

    Mais Toi qui me verras en Toi comme une tache,
           Nuit et jour,
    Si j'offense ta vue, à son refuge arrache
           Mon amour.

    Écarte-moi du pied ou plutôt sur mon âme
           Peu à peu
    Efface mon péché. N'as-tu pas de la flamme
           Et du feu ?

    Appelle la douleur, Dis un mot, Fais un geste,
           Seigneur, fais !
    Fais-moi souffrir, nettoie en moi tout ce qui reste
           De mauvais.

    Vite, ne laisse rien en moi qui te déplaise,
           O mon Roi !
    Fais-moi vite souffrir mais viens dans la fournaise
           Avec moi. »

    Marie Noël (1883-1967), Les Chansons et les Heures (Vision, IV, strophes finales),
    Paris, Éditions G. Crès et Cie, 1928.

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  • Méditation : le Paraclet, vivant Amour

    « Mon Dieu, je Vous adore comme la troisième Personne de la Bienheureuse Trinité, sous le nom d'Amour, qui Vous désigne. Vous êtes le vivant amour dont s'aiment le Père et le Fils, et Vous êtes l'auteur de l'amour surnaturel dans nos cœurs - Fons vivus, ignis, caritas. Vous êtes descendu du ciel sous la forme d'un feu au jour de la Pentecôte ; et toujours comme un feu, Vous brûlez dans nos cœurs les scories de la vanité et du péché, et Vous y allumez la pure flamme de la dévotion et des saintes affections. C'est Vous qui unissez le ciel et la terre en nous montrant la gloire et la beauté de la nature divine et en nous faisant aimer ce qui est en soi-même si transportant et plein d'attraits. Je Vous adore, ô feu éternel et incréé, par lequel vivent nos âmes, par lequel elles sont rendues dignes du ciel.
    [...]
    Mon très saint Seigneur et Sanctificateur, tout bien qui existe en moi est à Vous. Sans Vous, je serais pire et pire encore avec les années et je tendrais à devenir un démon. Si je diffère du monde en quelque manière, c'est parce que Vous m'avez choisi et tiré du monde et que Vous avez allumé l'amour de Dieu dans mon cœur. Si je diffère de vos saints, c'est parce que je ne demande pas assez ardemment votre grâce, ni une grâce assez grande et parce que je ne profite pas diligemment de celle que Vous m'avez donnée. Augmentez en moi cette grâce de l'amour, malgré toute mon indignité.
    Elle est plus précieuse que tout au monde. Je l'accepte en place de tout ce que le monde peut me donner. Oh ! donnez-la-moi ! elle est ma vie ! »

    Bx John Henry Newman (1801-1890), Méditations et Prières, Trad. Marie-Agnès Pératé, Lecoffre-Gabalda, Paris, 1934

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  • Méditation : la Charité

    « Il est un grand Amour et c'est la Charité
    Qui jaillit, ô mon Dieu, de votre Coeur Sacré
    C'est la vraie Charité... La Charité de l'âme
    Dédaigneuse du bruit, des louanges et du blâme.
    Sans savoir si mes dons seront pour des ingrats.
    Je dois ouvrir mon coeur, ouvrir tout grands mes bras,
    Aimer qui me chérit, et chérir ceux qui m'aiment
    Serait vraiment donner que bien peu de moi-même !
    Je veux semer l'Amour, semer la Charité !
    Aimer ! N'être éprise que de bonté, de douceur, de justice.
    Etre ardente et aimant dans l'entier sacrifice
    oui, l'être pour tout, l'être de tout mon coeur
    Avec la volonté d'apaiser, de confondre l'erreur
    Sans séparer jamais le feu d'avec la flamme.
    Je veux en m'oubliant faire aimer Dieu aux âmes
    En me donnant pour tous, sans cesse et sans compter,
    Donner, toujours donner, sans vouloir récolter ! »

    Marthe Robin. (Source)

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  • 5 novembre : Méditation

    « Seigneur, nous vous demandons "des saints". Puissent-ils peupler nos monastères, vivre dans les presbytères, s'abriter dans les chaumières de campagne ! Puisse leur foi simple, confiante, arrêter sur les lèvres des incrédules le sourire moqueur... soutenir le courage des défaillants... garder dans les coeurs la flamme d'idéal qui menace de s'éteindre... réagir contre notre lâcheté qui laisse aux âmes exceptionnelles le soin de gravir les sentiers de perfection, tandis que nous demeurons avec la masse dans la médiocrité !
    Ah ! Seigneur, donnez-nous des saints qui secouent notre torpeur spirituelle et fassent honte à notre suffisance !

    Donnez-nous des saints, car nous savons ce que valent leurs mérites. Sans eux nous verrions une humanité qui se pardonne facilement son orgueil, sa luxure, ses malhonnêtetés, ses calomnies, ses rancunes, ses haines ; une humanité qui compte insolemment sur la miséricorde imméritée de Dieu et méprise sa justice.
    Seigneur, donnez-nous des saints qui mettent, dans la balance de nos vies sans grandeur, les mérites abondants de leurs sacrifices, contre-poids à nos misères ; des saints qui expient, réparent, aiment, servent pour tous ceux qui oublient...
    Tel le Christ en croix expiait pour tous les hommes : tels les saints, crucifiés à eux-mêmes, implorent pour nous, pour notre peuple ingrat, pour l'humanité indifférente et coupable !

    [...]

    Seigneur, donnez-nous à nous-mêmes cette soif de sainteté... ce besoin de vérité... ce souci des volontés et des coeurs, formés au souffle de votre charité si aimante.
    Donnez-nous l'âme d'un saint qui entend et comprend toutes les aspirations du coeur humain en quête du Messie.
    Pardonnez-nous nos faiblesses, notre médiocrité ! »

    L. Maury, Heures Saintes et Prières Eucharistiques, P. Lethielleux, Paris, 1941.

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  • 17 juin : Méditation

    « Le Saint-Esprit opère en nous et avec nous toutes nos bonnes oeuvres. Il crie en nous à haute voix et sans paroles : "Aimez l'amour qui vous aime éternellement". Sa clameur est une touche intime en notre esprit, et sa voix est plus terrible que l'orage. Les éclairs qui l'accompagnent nous ouvrent le ciel et nous montrent la lumière de l'éternelle vérité. L'ardeur de cette touche intime et de son amour est telle qu'elle veut nous consumer entièrement, et sa touche crie sans cesse à notre esprit : "Payez votre dette, aimez l'amour qui vous a éternellement aimé." De là naissent une grande impatience intérieure et une attitude en dehors de tout mode et de toute manière. Car, plus nous aimons, plus nous désirons aimer, et plus nous payons ce que l'amour exige de nous, plus nous demeurons débiteurs. L'amour ne se tait pas ; il crie éternellement, sans trêve : "Aimez l'amour !" C'est là un combat bien inconnu à ceux qui n'ont pas le sens de ces choses. »

    Jan Van Ruysbroeck (1293-1381), Les sept degrés de l'échelle d'amour spirituel (ch. XIV), Bruxelles, Vromant et Cie, 1917 (Oeuvres de Ruysbroeck l'Admirable, tome I), in Paul de Jaegher, S.J., Anthologie Mystique, Paris, Desclée de Brouwer, 1933.

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  • 7 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « Le Seigneur promet à juste titre que l'Esprit "vous enseignera tout". Car si cet Esprit ne touche pas le coeur de ceux qui écoutent, vaine est la parole de ceux qui enseignent. Que personne n'attribue donc à celui qui enseigne ce que la bouche de cet enseignant lui fait comprendre : s'il n'y a pas quelqu'un pour nous enseigner au-dedans, la langue de l'enseignant travaille dans le vide.

    Tous ici, vous entendez ma voix de la même manière ; et cependant vous ne saisissez pas de la même façon ce que vous entendez... C'est-à-dire que la voix n'instruit pas si l'âme ne reçoit pas l'onction de l'Esprit. La parole du prédicateur est vaine si elle n'est pas capable d'allumer le feu de l'amour dans les coeurs. Les disciples qui disaient : "Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous tandis qu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Écritures ?" (Lc 24,32), avaient reçu ce feu de la bouche même de la Vérité. Lorsqu'on entend une telle parole, le coeur s'échauffe, sa torpeur froide le quitte, l'esprit ne connaît plus de repos et se prend à désirer les biens du Royaume des cieux. L'amour véritable qui le remplit lui arrache des larmes... Comme il est heureux d'entendre cet enseignement qui vient d'en-haut et ces commandements qui deviennent en nous comme une torche qui nous enflamme...de l'amour intérieur. La parole parvient à notre oreille, et notre esprit transformé se consume d'une douce flamme intérieure. »

    Saint Grégoire le Grand (v.540-604), Homélies sur les Evangiles, n°30, 3.5 (Trad. Le Barroux)

  • 22 avril : Méditation

    « La Communion nous donne la grâce de l'amour. Pour aimer Notre-Seigneur d'un amour d'amitié, il faut une grâce spéciale : JESUS, en venant en nous, apporte cette grâce en même temps qu'il en met l'objet en notre âme, c'est-à-dire lui-même. Notre-Seigneur de demande pas avant la Cène à ses disciples d'aimer comme il les avait aimés ; il ne leur dit pas encore : "Demeurez dans mon amour". C'était trop fort pour eux ; ils n'auraient pas compris. Mais après la Cène il ne dit plus seulement : "Aimez Dieu, aimez votre prochain" ; mais : "Aimez-moi d'un amour de frère, de familiarité ; d'un amour qui soit votre vie et la loi de votre vie."
    [...]
    Après la Cène, Notre-Seigneur le dit à ses Apôtres : "Je ne vous appellerai plus mes serviteurs. - "Comment donc les appellerez-vous, Seigneur ? Gloire de Dieu, Force de Dieu, Médecine de Dieu, comme les Archanges ? - Non, plus que tout cela : je vous appellerai mes amis. Vous êtes mes amis, parce que tout ce que j'ai reçu de mon Père je vous l'ai donné ; vous êtes mes amis, parce que je vous ai confié mon secret royal.
    [...]
    Plus vous communierez, plus votre amour s'enflammera, plus vous aurez le coeur large, plus votre affection deviendra tendre et brûlante parce que son foyer sera plus intense. JESUS dépose en nous sa grâce d'amour : il vient lui-même allumer en nos coeurs le foyer de l'incendie, il l'entretient par ses fréquentes visites, il fait l'expansion de cette flamme dévorante ; c'est vraiment le charbon ardent qui nous embrase (S. Jean Chrysostome). Et ce feu ne s'éteindra pas si nous le voulons ; car son foyer, ce n'est pas nous qui l'entretenons, c'est JESUS-CHRIST lui-même qui lui donne sa force et son action : ne l'étouffez pas volontairement par le péché, il brûlera sans s'éteindre jamais.
    Pauvres chrétiens qui communiez une fois par an, qu'attendez-vous de là ? Mettez donc plus souvent votre petite flamme en contact avec cette fournaise ; faites-le tous les jours s'il le faut. Croyez-vous pouvoir brûler si vous n'entretenez pas votre foyer ? »

    Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868), La divine Eucharistie - Extraits des écrits et des sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard - Deuxième série : La Sainte Communion, Société Saint-Augustin - Desclée de Brouwer, Bruges/Lille/Paris/Lyon, 1926 (16ème éd.).

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  • 7 avril : Veillée Pascale - Homélie de Benoît XVI

    Cierge Pascal allumé en la Vigile Pascale à Saint-Pierre de Rome

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    Homélie de Benoît XVI en cette Veillée Pascale

    Extrait :

    « Durant la Vigile pascale, la nuit de la nouvelle création, l’Église présente le mystère de la lumière avec un symbole tout à fait particulier et très humble : le cierge pascal. C’est une lumière qui vit en vertu du sacrifice. Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même. Ainsi il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne la grande lumière. En second lieu, nous pouvons réfléchir sur le fait que la lumière du cierge est du feu. Le feu est une force qui modèle le monde, un pouvoir qui transforme. Et le feu donne la chaleur. Là encore le mystère du Christ se rend à nouveau visible. Le Christ, la lumière est feu, il est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes. "Qui est près de moi est près du feu", exprime une parole de Jésus transmise par Origène. Et ce feu est en même temps chaleur, non une lumière froide, mais une lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu. »