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  • St Louis-Marie Grignion de Montfort : Oraison à la Vierge Marie

    Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence ; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.

    Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres ; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume ; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation ; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve.
    Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée ; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir ; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures ; de mourir continuellement à moi-même sans relâche ; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen : Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez ; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel ; Ainsi soit-il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Le Secret de Marie (68-69), in "Œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Les œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort sont disponibles en lecture et téléchargement ici.

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  • Prière : « Mon Dieu, donnez-moi la foi simple des petits... »

    « Mon Dieu, donnez-moi un cœur pur et simple, sans malice, sans hypocrisie. « Ô Seigneur, accordez-moi la véritable pureté et la vraie simplicité, dans les regards, les paroles, le cœur, l'intention, les œuvres et dans toutes les manifestations tant intérieures qu'extérieures. Mais je voudrais savoir, Seigneur, ce qui entrave en moi le développement de ces vertus. - Je te le dirai, ô mon âme, puisque je ne puis le faire comprendre à autrui. Sais-tu ce qui fait obstacle ? Le moindre regard qui ne soit pas dirigé vers Dieu, toutes les paroles qui ne sont pas prononcées pour Sa louange ou le réconfort du prochain. Et sais-tu comment tu expulses ces vertus de ton cœur ? Tu les bannis chaque fois que tu manques de cette pure intention d'honorer Dieu et d'aider ton prochain ; tu les chasses encore lorsque tu veux couvrir et excuser tes fautes, ne songeant pas que Dieu voit tout et qu'Il voit ton cœur. - ô Seigneur, donnez-moi cette véritable pureté et cette vraie simplicité, car Vous ne pouvez trouver votre repos dans l'âme qui en est privée. » (Sainte M.-Madeleine de Pazzi)

    Ô Seigneur, purifiez mon cœur et mes lèvres par le feu de votre charité, afin que je Vous aime et Vous cherche avec la pureté et la simplicité d'un enfant. Mais donnez-moi aussi la foi simple des petits, cette foi sans ombre, sans incertitude, sans raisonnement inutile ; une foi droite et pure qui trouve, dans votre parole et votre témoignage, sa satisfaction et son apaisement, sans rien vouloir d'autre. »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome I (Dimanche de Quasimodo, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 5ème éd., 1963 (1ère éd. 1955).

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  • Méditation - Devenir saints : le Christ, Source de toute sainteté

    « Ce qui importe surtout, ce n'est pas telle ou telle observance, tel ou tel ensemble de pratiques morales, mais notre renouveau, notre « création nouvelle » dans le Christ (1). C'est lorsque nous sommes unis au Christ dans « la foi qui opère par la charité » (2) que nous possédons en nous le Saint-Esprit, source de tout amour et de tout acte bon. La vie chrétienne n'est pas seulement une vie dans laquelle nous nous efforçons de nous unir à Dieu par la pratique de la vertu. C'est plutôt une vie dans laquelle, attirés par l'Esprit-Saint de Dieu, dans le Christ, nous essayons d'exprimer notre amour et notre conversion par des actes de vertu. Étant unis au Christ, nous cherchons, avec toute la ferveur possible, à Le laisser manifester Sa vertu et Sa sainteté dans nos vies. Efforçons-nous donc de faire disparaître les obstacles que l'égoïsme, la désobéissance et l'attachement à ce qui est contraire à Son amour dressent devant Lui. »

    1. Épitre aux Galates, 6, 15. - 2. Ibid., 5, 6.

    Thomas Merton (1915-1968), Vie et Sainteté (chap. III), Traduit par Marie Tadié, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Intention de prière pour le mois de janvier 2017

    Les chrétiens au service des défis de l’humanité :
    Pour tous les chrétiens afin que, fidèles à l’enseignement du Seigneur, ils s’engagent par la prière et la charité, à rétablir la pleine communion ecclésiale et collaborent pour relever les défis actuels de l’humanité.

    A noter qu'en 2017, le Pape François ne proposera qu’une seule intention de prière par mois à l’avance – au lieu de deux – mais il en donnera une deuxième au dernier moment, chaque premier dimanche du mois au cours de l’Angélus qu’il préside place Saint-Pierre.
    Le P. Frédéric Fornos, directeur international du Réseau mondial de prière du Pape, « Prier au cœur du monde », a expliqué sur son compte Twitter le 30 décembre que cette deuxième intention sera « en lien avec l’actualité du monde et de l’Église ».

    Source : Prier au cœur du monde.

  • Méditation - Motifs de l'Incarnation

    « Le mystère de l'Incarnation a fait briller : 1° la toute-puissance de Dieu ; car l'amour divin n'a pu rien désirer de plus grand, et le souverain pouvoir n'a pu rien opérer de plus merveilleux ; 2° sa justice, en démontrant toute la gravité de l'offense de l'homme ; 3° sa sainteté, par la nécessité d'une immense satisfaction. Dieu pouvait-il nous laisser ignorer ses perfections ? Ne devait-il pas à lui-même de les manifester ? En voyant le Verbe se consacrer à cette grande œuvre, ne sortirez-vous pas de l'indifférence dans laquelle votre cœur est plongé ? Ne vous déterminerez-vous pas à faire de généreux efforts pour plaire à Dieu ?

    Le mystère de l'Incarnation nous révèle surtout la charité infinie de Dieu pour les hommes. Après le péché, Dieu pouvait tenir le ciel fermé, laisser sans mérite les plus héroïques vertus, et repousser les plus austères pénitences... Quelle désespérante perspective pour le genre humain s'il en eût été ainsi ! Mais Dieu nous aimait et nous a sauvés. « Le Verbe s'est livré pour nous » dit saint Paul aux Éphésiens. En effet, Dieu lui-même est venu vous chercher pour vous reconduire à ses frais au céleste bercail. Pouvait-il faire davantage ? Le juste a souffert pour le pécheur... Dieu, devenu semblable à nous, est entré dans le monde et y a vécu comme l'un de nous... Serait-il possible que vous crussiez cette vérité et que votre cœur y restât insensible, surtout quand vous avez devant les yeux le tabernacle où Jésus demeure près de vous et la sainte table où vous allez le recevoir ? N'est-ce pas là que vous avez connu l'intimité de son amour ? Protestez à Notre Seigneur que vous l'aimerez préférablement à tout, puisqu'il vous aime préférablement à sa gloire, à son repos et à sa félicité. »

    [P. Eusèbe Godfroy s.j. (1817-1889), publié par la Comtesse Hyacinthe d'Hoffelize], La vie de N.-S. Jésus-Christ méditée pour tous les jours de l'année... (Première semaine de l'Avent, Motifs de l'Incarnation, II & III), par l'auteur des "Avis spirituels", Tome premier, Paris, Charles Douniol, 1868.

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  • Méditation - Prière pour les dernières années de ma vie

    « Douce Vierge Marie ma Mère, permettez-moi de venir, au soir de ma vie, vous consacrer mes dernières années pour les unir aux vôtres qui furent si saintes.
    Je vous offre le temps que Dieu me donnera encore à passer sur la terre. Je vous offre dès aujourd'hui les peines, les infirmités, les sacrifices qui m'attendent chaque jour.
    Je vous offre les petites joies qu'il plaira à Dieu de me donner pour ensoleiller mes dernières années. Je veux utiliser ce temps qui passe si rapidement à aimer le Seigneur, à le servir, et à le prier.
    Aidez-moi, ô Marie, à utiliser mes journées pour faire aimer votre divin Fils par mes petits services, ma charité, mon dévouement, mes prières et mes sacrifices.
    Offrez, ô Marie, mon merci à votre Jésus pour toutes les grâces de ma vie : merci pour ma vie chrétienne, mon baptême, mes communions, mes pardons.
    Merci pour ma santé, mes travaux, mes activités, mes affections familiales. Merci pour les joies que vous m'avez données, merci pour les épreuves qui m'ont rapproché de vous, merci pour tout.
    Ô Marie, demandez pardon au Seigneur pour toutes mes faiblesses, pour tous ces péchés qui ont alourdi ma vie, pour ces manquements à la grâce qui m'ont éloigné de vous, pour ces résistances aux bonnes inspirations du Saint-Esprit.
    J'accepte l'heure et les circonstances de ma mort ; que la fin de ma vie ressemble à la vôtre. Daignez, au jour de ma mort, me conduire vers votre Jésus et m'accueillir dans vos bras maternels au Paradis.
    Je vous demande cette même grâce pour toutes les âmes chrétiennes, qui, arrivées au soir de leur vie, ont bien besoin de votre secours. »

    Nihil obstat : Paul Lacouline, censeur. Imprimatur : G.-E. Grandbois, V.G. Québec, le 23 septembre 1960.

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  • Préparation à la mort, prière de Ste Gertrude

    « O Cœur aimé plus que toutes choses, le cri de mon propre cœur s'élève vers vous. Ayez souvenir de moi ; que la douceur de votre charité rende, je vous en supplie, le courage à ce cœur. Que votre miséricorde la plus choisie s'émeuve en ma faveur ; car, hélas ! en moi le mal abonde et le bien n'existe pas. Par les mérites de votre précieuse mort, ô mon Jésus, de cette mort qui a suffi pour acquitter la dette universelle, remettez-moi tout le châtiment que j'ai mérité, et restituez-moi en vous-même tous les biens que j'ai perdus ; attirez-moi à vous avec tant d'efficacité que l'ardeur du divin amour m'ayant transformée tout à coup, je trouve grâce à vos yeux, et que j'obtienne cette miséricorde que vous m'avez méritée lorsque, par amour de mon amour, vous avez défailli et êtes mort sur la croix. Donnez-moi, ô mon cher Jésus, de vous aimer vous seul en toutes choses et par-dessus toutes choses, de m'attacher à vous avec ardeur, d'espérer en vous et ne mettre aucune borne à mon espérance.
    Accordez-moi de rendre à votre mort l'hommage qui lui est dû, en me donnant à goûter sans retard, à l'heure de mon trépas, le très doux fruit de ma rédemption, le mérite infini de votre propre mort, avec toute l'efficacité que vous m'avez souhaitée au moment où, dévoré de la soif de mon salut, vous rendiez l'esprit, ayant racheté mon âme au prix si élevé de votre sang.
    O amour, que ton adieu me soit doux à l'heure de ma mort, et que mon repos dans ta paix soit rempli de délices ! Amen. »

    Ste Gertrude (fêtée ce jour), Prière extraite des "Exercices de Sainte Gertrude" (Septième exercice, A None), Introduction, Traduction et Notes par Dom Albert Schmitt, A Paris, Éditions d'Histoire & d'Art, Librairie Plon, 1942.

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    Miguel Cabrera (Mexique, 1695-1768), Sainte Gertrude
    Dallas Museum of Art (Spanish colonial art gallery)

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  • Méditation avec Ste Elisabeth de la Trinité : « sanctifions-nous pour les âmes » !

    « Puisque Notre-Seigneur demeure en nos âmes, sa prière est à nous, et je voudrais y communier sans cesse, me tenant comme un petit vase à la source, à la fontaine de vie afin de pouvoir ensuite la communiquer aux âmes, laissant déborder ces flots de charité infinie. « Je me sanctifie pour eux afin qu'eux aussi soient sanctifiés dans la vérité » (saint Jean). Cette parole de notre Maître adoré, faisons-la nôtre ; oui, sanctifions-nous pour les âmes, et puisque nous sommes tous les membres d'un seul corps, dans la mesure où nous aurons abondamment la vie divine, nous pourrons la communiquer au grand corps de l’Église. »

    Ste Elisabeth de la Trinité (1880-1906), canonisée le 16 octobre dernier. In Sr Elisabeth de la Trinité, "Souvenirs publiés par le Carmel de Dijon" (ch. IX, p. 133), 1927. Cf. "Dans le Ciel de notre âme. Sœur Elisabeth de la Trinité 1880-1906", Par une Carmélite, 1958.

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  • Méditation - Le combat spirituel : lutte intérieure

    « Lorsque quelqu'un s'approche du Seigneur, il faut d'abord qu'il se fasse violence pour accomplir le bien, même si son coeur ne le veut pas, attendant toujours sa miséricorde avec une foi inébranlable ; qu'il se fasse violence pour aimer sans avoir d'amour, qu'il se fasse violence pour être doux sans avoir de douceur, qu'il se fasse violence pour être compatissant et avoir un coeur miséricordieux, qu'il se fasse violence pour supporter le mépris, pour rester patient quand il est méprisé, pour ne pas s'indigner quand il est tenu pour rien ou déshonoré, selon cette parole : « Ne vous faites pas justice à vous-mêmes, bien-aimés » (Rm 12, 19). Qu'il se fasse violence pour prier sans avoir la prière spirituelle. Quand Dieu verra comment il lutte et se fait violence, alors que son cœur ne le veut pas, il lui donnera la vraie prière spirituelle, il lui donnera la vraie charité, la vraie douceur, des entrailles de compassion, la vraie bonté, en un mot il le remplira des dons du Saint-Esprit. »

    St Macaire le Grand (ou d’Égypte, † 391), Homélies spirituelles, 19,3 (SO 40, p. 224-225), cité in "L'expérience de Dieu dans la vie de prière" du Père Matta El-Maskîne (245), Spiritualité Orientale n° 71, Abbaye de Bellefontaine, 1997.

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  • Méditation - « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28)

    « Si l'homme juste, résistant à la convoitise, tombe quelquefois dans le mal, du moins il a cet avantage qu'il ne s'y plaît pas ; au contraire il déplore sa servitude, il soupire ardemment après cette bienheureuse liberté du ciel. Il dit avec l'apôtre saint Paul : Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort (Rom., VI, 24) ? S'il tombe, il se relève aussitôt ; s'il a quelques péchés, il a aussi la charité qui les couvre ; La charité, dit l'apôtre saint Pierre, couvre la multitude des péchés (I Petr., IV, 8).

    Bien plus, ce grand Dieu tout-puissant fait éclater (1) la lumière même du sein des plus épaisses ténèbres ; il fait servir à la justice le péché même. Admirable économie de la grâce ! oui, les péchés mêmes, je l'oserai dire, dans lesquels la fragilité humaine fait tomber le juste, si d'un côté ils diminuent la justice, ils l'augmentent et l'accroissent de l'autre. Et comment cela ? C'est qu'ils enflamment les saints désirs de l'homme fidèle ; c'est qu'en lui faisant connaître sa servitude, ils font qu'il désire bien plus ardemment les bienheureux embrassements de son Dieu, dans lesquels il trouvera la vraie liberté ; c'est qu'ils lui font confesser sa propre faiblesse et le besoin qu'il a de la grâce, dans un état d'un profond anéantissement. Et d'autant que le plus juste c'est le plus humble, le péché même, en quelque sorte, accroît la justice, parce qu'il nous fonde de plus en plus dans l'humilité.

    Vivons ainsi, fidèles, vivons ainsi ; faisons que notre faiblesse augmente l'honneur de notre victoire, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Aimons cette justice divine qui fait que le péché même nous tourne à bien ; quand nous voyons croître nos iniquités, songeons à nous enrichir par les bonnes œuvres, afin de réparer notre perte (1). Le fidèle qui vit de la sorte, expiant ses péchés par les aumônes, se purifiant toute sa vie par la pénitence, par le sacrifice d'un cœur contrit, par les œuvres de miséricorde, il ne détruit pas seulement le règne du péché, [...] il détruit entièrement le péché, parce que, dit saint Augustin, comme notre vie n'est pas sans péché, aussi les remèdes pour les purger ne nous manquent pas. (Ad Hilar., ep. CLVII, C. 1, t. II). »

    Variantes : 1. Sait tirer.- 2. Plus nous devons songer à en obtenir le pardon par les bonnes œuvres.

    Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), Fragment d'un discours sur la vie chrétienne, in "Collection intégrale et universelle des orateurs sacrés du premier ordre" par M. l'Abbé Migne, Tome vingt-cinquième contenant les œuvres oratoires complètes de Bossuet (Sermons complets, deuxième partie), Chez l'auteur, 1846.
     
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  • Audience jubilaire de ce samedi 22 octobre

    Plus de 100 000 personnes étaient présentes ce samedi 22 octobre au matin Place Saint-Pierre, sous un splendide soleil automnal pour une nouvelle audience jubilaire du Pape dans le cadre de l’année sainte. Partant de l’Évangile de la Samaritaine en Saint-Jean, il a développé sa catéchèse sur la miséricorde et le dialogue.

    Le compte rendu de Marie Duhamel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Résumé en français :

    Frères et sœurs, le dialogue est un aspect important de la miséricorde puisqu’il permet aux personnes de se connaître et de se comprendre. Mais il est avant tout un signe de respect envers l’autre que nous percevons comme un don de Dieu qui se rend présent dans la personne du prochain. La charité s’exprime dans le dialogue qui contribue à la recherche du bien commun ; les rapports deviennent plus humains et les incompréhensions peuvent être dépassées. Que de difficultés seraient résolues au sein de nos familles si les personnes savaient se parler et s’écouter ; il en est de même à tous les niveaux de nos sociétés. L’Église, elle aussi, s’efforce, par le dialogue, de comprendre ce qui habite le cœur de toute personne ; il est une exigence de l’amour et de la bonté de Dieu qui va à la rencontre de chacun.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les pèlerinages du diocèse aux Armées françaises, de Malines-Bruxelles, de  Sion, de Créteil et de Sées, accompagnés de leurs évêques, ainsi que l’Enseignement Catholique de Soissons et la Pastorale scolaire de Lyon.
    Frères et sœurs, ayons toujours le souci d’abattre les murs d’incompréhension qui existent entre nous afin de faire grandir dans le monde les signes de la miséricorde de Dieu.

    Que Dieu vous bénisse !

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - En quoi consiste l'aumône

    « Si l'aumône consistait seulement à faire part de ses biens à celui qui en est dépourvu, le moyen de la faire serait restreint au petit nombre des riches. L'aumône est une loi générale, tous peuvent donc l'accomplir. Par le don matériel, on soulage le corps, par le don spirituel, on s'adresse à l'âme du pauvre. Ce don est aussi supérieur à l'autre que l'âme l'est au corps ; il est incontestablement le plus parfait, le plus facile et le plus nécessaire. Aucune position ne le rend impossible ; car, à quelque degré de la hiérarchie sociale que l'on soit placé, on rencontre des âmes affligées, éprouvées ou pécheresses. Ces infirmités morales sont plus douloureuses et plus terribles dans leurs conséquences que les maux physiques ; c'est pourquoi, dire une parole pieuse, consolante, un mot de foi et d'espérance, c'est faire une aumône plus précieuse que de donner un secours matériel. Il ne faut négliger ni l'une ni l'autre. »

    Avis spirituels aux femmes chrétiennes qui vivent dans le monde, Tome deuxième (Les bonnes œuvres, ch. CLX), Paris, Ancienne Maison Charles Douniol, P. Téqui, 1908 (Quatorzième édition).

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  • Audience générale de ce mercredi 19 octobre 2016

    Ce mercredi 19 octobre, à l’occasion de l’audience générale, le Pape a encouragé les pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, à faire face à la réalité, sans déléguer à d’autres le soin d’aider les personnes dans le besoin. Lors de sa catéchèse, il a demandé aux fidèles d’apporter leur aide aux pauvres qui se trouvent sur leur chemin.

    Les précisions de Marie Duhamel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé :

    « Frères et sœurs, une des conséquences de ce qu’on appelle le « bien être » est de conduire les personnes à se replier sur soi, les rendant insensibles aux besoins d’autrui. Parmi les œuvres de miséricorde se trouve le devoir de donner à manger à celui qui a faim et à boire à celui qui a soif. Il est certes important de participer aux campagnes de solidarité qui nous sont proposées. Cependant, cette forme de charité ne nous implique pas directement, comme lorsque nous rencontrons dans la rue une personne dans le besoin ou qu’un pauvre frappe à notre porte. Quelle est alors ma réaction ? Est-ce que je détourne le regard ou bien est-ce que je m’intéresse à son état et prend le temps de lui parler ? Si elle n’est pas suivie par les œuvres notre foi est morte. Alors que, chaque jour, à côté de l’abondance et du gaspillage se répète l’expérience de ceux qui ont faim, nous ne pouvons pas déléguer à d’autres : ce pauvre que je rencontre a besoin de moi, de mon aide, de ma parole et de mon engagement. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les prêtres du diocèse d’Orléans accompagné par Monseigneur Jacques Blaquart, et les autres personnes venus de France, de Suisse et de Belgique.
    Chers frères, le peu que nous avons, si nous le remettons dans les mains de Jésus en le partageant aux autres avec foi, devient une richesse surabondante. Par notre générosité n’ayons pas peur d’être, pour nos frères, la révélation de la miséricorde du Père.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Pourquoi la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus ?

    « Pour rallumer la charité, si refroidie et presque éteinte dans les cœurs de la plupart des chrétiens, il veut leur donner un nouveau moyen, par cette dévotion, d'aimer Dieu par ce sacré Cœur, autant qu'il le désire et qu'il le mérite, et de réparer par là leurs ingratitudes. Ce Cœur divin est le trésor du ciel, dont l'or précieux nous a été donné déjà, en plusieurs manières, pour payer notre dette et acheter le ciel : c'est la dernière invention de son amour, de laquelle il ne tiendra qu'à nous de profiter. Et malheur à ceux qui ne le feront pas, ou qui ne le voudront pas faire ! Il désire qu'en nous sanctifiant, nous glorifiions ce Cœur tout amour, lequel a plus souffert que tout le reste de la sainte humanité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dès le moment de l'Incarnation, ce Cœur sacré a été changé en une mer d'amertume, souffrant dès ce premier instant jusqu'à son dernier soupir sur la croix. Tout ce que cette sainte humanité a souffert intérieurement dans le cruel supplice de la croix, ce divin Cœur l'a ressenti continuellement. C'est pour cela que Dieu veut qu'il soit honoré par un hommage particulier, afin que les hommes lui fassent goûter autant de joie et de plaisir par leur amour et hommages, qu'ils lui ont fait sentir d'amertumes et d'angoisses par leurs peines.
    [...]
    Ce divin Cœur est une source intarissable, où il y a trois canaux qui coulent sans cesse : premièrement, de miséricorde pour les pécheurs, sur lesquels découle l'esprit de contrition et de pénitence ; le second est de sa charité, qui s'étend pour le secours de tous les misérables qui sont en quelque nécessité, et particulièrement ceux qui tendent à la perfection y trouveront, par l'entremise des saints Anges, de quoi vaincre les obstacles ; du troisième, découlent l'amour et la lumière pour les parfaits amis qu'il veut unir à lui, pour leur communiquer sa science et ses maximes, afin qu'ils se consacrent entièrement à lui procurer de la gloire, chacun en sa manière ; et la Sainte Vierge sera la spéciale protectrice de ceux-ci, pour les faire arriver à cette vie parfaite. De plus, ce divin Cœur se rendra l'asile et le port assuré, à l'heure de la mort, de tous ceux qui l'auront honoré pendant leur vie, et les défendra et protègera.
    [...]
    Enfin ce divin Cœur est un abîme de bien où les pauvres doivent abîmer leurs nécessités, un abîme de joie où il faut abîmer toutes nos tristesses, un abîme d'humiliation pour notre orgueil, un abîme de miséricorde pour les misérables, et un abîme d'amour où il nous faut abîmer toutes nos misères. »

    Ste Marguerite-Marie (fêtée ce jour), extraits de la Lettre au Père Croiset, 15 septembre 1689. In "Vie et mission de la Bienheureuse Marguerite-Marie Apôtre du Sacré-Cœur" par le R.P. Granger (Livre III ch. XII), Ligugé, Imprimerie Saint-Martin, 1893.

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  • Audience générale de ce mercredi 12 octobre 2016

    Résumé :

    « Frères et sœurs, par sa parole et par ses gestes, Jésus est l’incarnation de la miséricorde du Père envers nous. Mais il ne suffit pas de faire l’expérience de cette miséricorde dans notre vie, nous devons en être les signes et les instruments pour les autres. Il ne s’agit pas d’accomplir des actions difficiles, mais plutôt de petits gestes qui ont une grande valeur aux yeux du Seigneur. Ces œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles dont nous parlerons les prochaines fois, sont des moyens concrets de vivre la miséricorde envers les personnes les plus faibles et qui sont, le plus souvent, toutes proches de nous. Au cours des siècles ces œuvres ont été mises en pratique par beaucoup de personnes simples qui ont donné ainsi un authentique témoignage de leur foi. Véritable remède contre le virus de l’indifférence, les œuvres de miséricorde réveillent en nous l’exigence et la capacité de rendre vive et opérante notre foi par la charité. »

    « Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerinages des diocèses de Quimper, du Havre et de Cahors accompagnés de leurs évêques, le Studium de Notre Dame de Vie, le Lycée Saint Jean Hulst de Versailles, ainsi que les pèlerins venus de Haïti, de la République Démocratique du Congo et de Suisse.
    Chers pèlerins, par la charité qu’ils expriment, de simples gestes de miséricorde peuvent accomplir une véritable révolution culturelle dont notre monde indifférent a besoin. Laissons le Saint Esprit allumer en nous le désir de porter aux autres la tendresse et la proximité de Dieu. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

  • Méditation - De la charité envers le prochain

    « « Mon commandement est que vous vous aimiez les uns les autres, comme moi-même je vous ai aimés » (1). Toute la loi revient à ce précepte. Cette charité qui embrasse tous les hommes, parce que d'abord elle embrasse Dieu, leur père commun, c'est le point culminant de notre doctrine, le sacrement suprême de la foi, le trésor du nom chrétien, le fondement de notre paix, la source, la consistance et la fermeté invincible de cette unité catholique, qui, dit saint Cyprien, est préférable à toutes les œuvres et l'emporte même sur le martyre (2). C'est le ciment qui joint ensemble les pierres vivantes du temple de Dieu ; c'est la sève de l'arbre de vie ; c'est l'âme de la sainte Église. Par suite, c'est le signe propre des disciples du Christ : « On vous reconnaîtra pour miens, dit Jésus, à cette marque incontrefaisable, que vous vous aimerez mutuellement » (3). Ce n'est point d'ailleurs un signe muet et purement extérieur : encore qu'il se traduise aussi au-dehors, c'est un signe spirituel, divinement gravé au plus intime de l'être, un signe vivant et vivifiant qui fait parler et opérer ; d'où vient que c'est un signe indispensable. Qui ne le porte pas encore, ne vit pas encore ; qui ne le porte plus, ne vit plus. « Que tous fassent sur eux le signe de la croix, dit saint Augustin aux chrétiens ; que tous répondent Amen ; que tous chantent Alleluia ; que tous reçoivent le baptême et fréquentent les églises.... cela ne me dit point encore qu'ils soient chrétiens. La note des enfants de Dieu et ce qui décidément les sépare des enfants du diable, c'est uniquement la charité » (4). »

    1. Joann. XV, 12. - 2. "Haec dilectio est summum fidei sacramentum et christiani nominis thesaurus." Tertull. de Patient. - "Doctrinae nostrae eas put." S. Greg. Nas. Epist. XX. - "Fundamentum pacis, tenacitas ac firmitas unitatis quae et opera et martyria praecedit." S. Cyprian. De bono patient. - 3. Joann. XIII, 35. - 4. S. August. Tract. V, in Epist. Joann.

    Mgr Charles Gay (1814-1891), De la vie et des vertus chrétiennes considérées dans l'état religieux, Tome III (chap. XV, I), H. Oudin Frères, Poitiers - Paris, Huitième édition, 1878.

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  • Méditation - Cultivons la piété

    « Entre la foi religieuse et la charité des bonnes œuvres, qui, sous l'impulsion de la foi, révèle toute la bonté du cœur, entre ces deux puissances d'une trinité sainte aussi, il y a un élément auquel il faut faire place, un élément qui n'est ni la foi raisonnée, ni la charité extérieure, mais le foyer des deux autres, leur source, leur mobile et leur récompense : c'est la piété, qui rend Dieu sensible au coeur et concentre en elle-même son immense amour. Il y a aussi du temps, des soins, de l'ardeur à donner au développement de cette faculté aimante, qui a, comme toutes les autres, ses différents degrés de croissance, ses phases et son expression exclusive, la prière. [...] En tout, comme c'est dans la piété qu'il faut reconnaître le moteur le plus agissant, la puissance qui crée, qui inspire et qui régularise, c'est son accroissement qu'il importe de poursuivre. A mesure que la vie avance, tout y devient difficile : les besoins sont plus grands, plus compliqués, les ressources moindres ; la patience, la persévérance, le courage, la confiance y sont mis à l'épreuve sous des conditions tellement redoutables quelquefois, que, plus jeune, on n'aurait pu même en soutenir la pensée. Comment affronterait-on de si grands dangers qui menacent tout ce qui vit, et bien plus encore ceux qui marchent dans la voie étroite, si l'on ne sentait vivre au fond de soi-même celui qui nous encourage et nous défend ! »

    Madame Sophie Swetchine (1782-1857), extraits de la Lettre du 15 juillet 1838 au Vicomte Armand de Melun (1807-1877), in "Lettres de Madame Swetchine" publiées par le Comte Alfred de Falloux, Troisième édition, Tome II, Paris, A. Vaton, 1864.

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  • Méditation - Prière du matin

    « Les voilà tous, groupés dans mon heureuse chambre,
    M'apportant du matin le sourire empressé,
    Eux que j'ai pour soleil dans mon pâle novembre...
    Et maintenant, amis, qu'on s'est bien embrassé,

    À genoux ! et pensons à notre Père, au Maître
    Qui fit vos petits cœurs et les remplit d’amour.
    Son doux regard commence à luire à ma fenêtre ;
    Disons vite au bon Dieu, disons notre bonjour.

    L’aurore le salue ; amis, faisons de même ;
    Parlons-lui cœur à cœur, nous, ses enfants chéris ;
    Répétons-lui d’abord la prière qu’il aime,
    Vers le père céleste élevons nos esprits.

    Mon Dieu ! notre famille entière
    Chaque jour vous fait sa prière
    Et cherche en vous son seul appui ;
    Gardez nos âmes dans la joie,
    Gardez-nous dans la bonne voie,
    Réunis tous comme aujourd’hui.

    Vous avez comblé notre enfance ;
    Vous nous donnez en abondance
    Le pain que tant d’autres n’ont pas.
    Accordez-nous le pain de l’âme ;
    Allumez en nous votre flamme,
    Éclairez chacun de nos pas.

    Faites que nous aimions sans cesse ;
    Aimer, c’est la grande sagesse ;
    Nos trésors à nous, c’est l’amour !
    L’amour, sainte et douce monnaie
    Dont l’humble enfant, mon Dieu, vous paie
    Le prix du pain de chaque jour.

    Donnez-nous à tous de répandre
    Sur nos pauvres cet amour tendre
    Qui se nomme la charité,
    Et qui jamais ne se repose…
    Mon Dieu, par-dessus toute chose
    Mon Dieu, donnez-nous la bonté,

    Donnez-nous encor davantage :
    La vigueur, le ferme courage.
    Redressez-nous si nous tombons.
    Ceux-là qui n’ont pas la vaillance,
    Qui n’ont pas lutté dans l’enfance,
    Ne sauraient être appelés bons.

    Demain, nous combattrons peut-être…
    Devant vous seul, ô Père ! ô Maître !
    Nous voulons fléchir les genoux.
    Dans ces champs qui seront les nôtres.
    Nous travaillerons pour les autres
    Comme on a travaillé pour nous.

    Enfants ! debout, la chambre est pleine de lumière.
    Aux pieds de notre Dieu nous reviendrons ce soir.
    Allons dans le travail poursuivre la prière,
    Et tous, petits et grands, faisons notre devoir.

    Juillet 1876. »

    Victor de Laprade (1812-1883),
    in "Œuvres poétiques de Victor de Laprade. Pernette, Le Livre d’un père" (XXXVI),
    Paris, Alphonse Lemerre, Editeur, s.d. (1878).

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  • Méditation - « Allez dans le monde entier proclamer l'Évangile »

    « Chers frères et sœurs, le mandat missionnaire confié par le Christ aux Apôtres nous concerne véritablement tous. [...] N'oublions pas, toutefois, que la contribution première et prioritaire que nous sommes appelés à offrir à l'action missionnaire de l’Église, est la prière. "La moisson est abondante mais les ouvriers peu nombreux - dit le Seigneur -. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson" (Lc 10, 2). "Priez donc, vénérables frères et chers fils - écrivait, il y a cinquante ans, le Pape Pie XII de vénérée mémoire -; priez davantage. Souvenez-vous des immenses besoins spirituels de tant de peuples encore si éloignés de la vraie foi ou si démunis de secours pour y persévérer" (AAS, cit. p. 240). Et il exhortait à multiplier les Messes célébrées pour les Missions, observant que "ces intentions sont celles mêmes du Seigneur, qui aime son Église et la voudrait répandue et florissante en tous lieux de la terre" (ibid., p. 239).

    Chers frères et sœurs, je renouvelle moi aussi cette invitation plus que jamais actuelle. Que dans toutes les communautés s'étende l'invitation commune à "Notre Père qui est aux Cieux" afin que vienne son Royaume sur terre. Je fais appel en particulier aux enfants et aux jeunes, toujours prêts à de généreux élans missionnaires. Je m'adresse aux malades et aux personnes souffrantes, en rappelant la valeur de leur collaboration mystérieuse et indispensable à l'œuvre du salut. Je demande aux personnes consacrées et en particulier aux monastères de clôture d'intensifier leur prière pour les missions. Que grâce à l'engagement de chaque croyant s'étende dans toute l’Église le réseau spirituel de la prière au service de l'évangélisation. Que la Vierge Marie, qui a accompagné avec une sollicitude maternelle le chemin de l’Église naissante, guide nos pas également à notre époque et nous obtienne une nouvelle Pentecôte d'amour. Qu'en particulier, elle nous rende tous conscients d'être missionnaires, c'est-à-dire envoyés par le Seigneur pour être des témoins à tout moment de notre existence. »

    Benoît XVI, extrait du Message pour la Journée mondiale des Missions 2007, 27 mai 2007.

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  • Méditation - Dans les aridités

    « Dans les aridités, ne vous découragez jamais. Recevez de la main de Dieu Notre Seigneur cet état d'impuissance (car cette épreuve, surtout avec la bonne volonté que vous avez, est un bienfait de la bonté paternelle de Dieu) ; avec humilité, songeant que de vous-même vous n'êtes rien, vous ne pouvez rien ; avec patience, supportant cet état pénible, aidée de la grâce et voulant le supporter tant qu'il plaira à la divine Volonté ; enfin, avec une entière confiance que Notre Seigneur vous envoie tout cela pour votre bien, que ce bon Maître n'est pas mécontent de vous, qu'il demeure toujours avec vous, pour vous défendre et vous soutenir, selon le besoin, et qu'il vous fera sentir de nouveau sa sainte présence, lorsque sa divine et bien aimante Sagesse le jugera meilleur pour sa gloire et pour votre bien spirituel.

    Contentez-vous donc alors de faire de grands actes de foi, d'espérance, de charité, d'humilité, de patience, d'abandon total de tout vous-même et de toutes choses à la douce Providence de Notre-Seigneur. - Vous pourriez encore renouveler vos saints vœux, ou bien simplement vous tenir en la présence de Dieu, attendant avec une résignation amoureuse l'heure de sa visite.

    Terminer par la résolution, ferme quoique sèche : 1° de ne commettre aucune faute délibérée avec le secours de la grâce ; 2° de bien observer toutes vos règles ; 3° de bien remplir vos emplois et faire toutes choses, en vue seulement de plaire à Notre-Seigneur et de le glorifier ; 4° enfin de ne rien laisser paraître de votre désolation mais d'aller quand même et toujours. »

    P. Paul Ginhac s.j. (1824-1895), Extrait d'une Lettre à la Mère Marie de Saint Ignace (c. 1871), in "Choix de Lettres de Direction" (CXIV), Apostolat de la Prière, Toulouse, 1927.

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