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Vie en France

  • La France obtient la validation de la nouvelle traduction du Missel Romain

    La Conférence des évêques de France a reçu de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le décret de confirmatio de la traduction de la troisième édition typique du Missel Romain.

    Fruit d’un travail de plusieurs années, initié depuis 2002, cette traduction qui a réuni évêques et experts répond aux attentes formulées dans le motu proprio Liturgiam authenticam (2001), puis de Magnum principium (2017). Ce dernier texte demandait aux conférences épiscopales de respecter trois principes de fidélité au texte de l’Editio typica : fidélité au texte original, fidélité à la langue dans laquelle il est traduit, et fidélité à l’intelligence du texte utilisé par les destinataires.

    La nouvelle édition du Missel Romain a pour objectif de proposer une plus juste traduction du texte typique latin. S’il ne s’agit pas d’une réforme du Missel, cette nouvelle traduction permet de faire faire au peuple chrétien un pas supplémentaire pour entrer dans l’intelligence du mystère pascal du Christ. Certaines paroles qui sont prononcées par le prêtre dans le déroulement de la messe ou par l’assemblée sont amenées à changer.

    La phase d’édition de la nouvelle traduction du Missel Romain va débuter et la version imprimée devrait pouvoir être mise en application pour l’Avent 2020 et devenir définitive dans les paroisses de France à partir du lundi 24 mai 2021 mémoire de « Marie, Mère de l’Église ».

    Communiqué de la CEF.

  • Ouverture du Jubilé de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

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    La basilique du Sacré-Cœur fête les 100 ans de sa consécration !
    Venez vivre une année exceptionnelle du 20 octobre 2019 au 18 octobre 2020.

    Messe solennelle d’ouverture le dimanche 20 octobre à 11h.

    Tous renseignements sur le site en ligne de la Basilique.

  • A Paray-le-Monial : Fêtes de sainte Marguerite-Marie

    Ce 16 octobre, et du 18 au 20 octobre 2019

    A Paray-le-Monial,Fêtes,Marguerite-Marie,16 octobre,2019

    « Ne crains rien, confie-toi en moi : je suis ton protecteur [...] J’ai établi mon règne de paix dans ton âme - Personne ne pourra la troubler -, et celui de ton amour dans mon Cœur, qui te donnera une joie que personne ne pourra t’ôter. »
    Jésus à Sainte Marguerite-Marie

    Programme détaillé

    Ouverture solennelle de l'année jubilaire
  • Projet de loi de bioéthique : une société progressiste sera celle qui « cherchera à s’enrichir de chacun »

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    Au-delà de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, dans une tribune collective, diverses personnalités au rang desquelles Frédérique Bedos, Pierre Deniziot ou Philippe Pozzo di Borgo, s’inquiètent des mesures contenues dans le projet de loi de bioéthique. Parmi ces mesures : l’élargissement du diagnostic prénatal, la suppression de l’obligation faite au médecin de proposer un délai de réflexion aux parents qui, apprenant « un diagnostic d’affection grave », envisagent une interruption médicale de grossesse (IMG), l’exonération des « mineures d’informer les parents d’une interruption médicale de grossesse » « et la femme enceinte, d’informer le père de cette intervention ». La PMA elle aussi « interroge » les signataires de la tribune. Selon eux, « ce mode de procréation étendu induit une forme de « fabrication » de l’enfant, et un état d’esprit où l’on attend une certaine conformité ».

    Ainsi, « le vote de cette loi semble (…) amplifier la recherche du bébé sain à tout prix, voire l’érection d’un droit à l’enfant sain, ce qui signifie concrètement l’élimination croissante des embryons et des fœtus présentant des risques d’affection grave ». « La banalisation de la suppression de ces enfants ne peut qu’inquiéter, dans une société qui a souvent du mal à tolérer la différence et la fragilité », affirment les signataires. Ils s’interrogent : « Ce que l’on peut légitimement nommer « eugénisme » – même s’il n’est pas d’Etat – aura, on peut en être sûr, des conséquences sur le moyen et long terme pour les personnes handicapées et leurs familles : ne reprochera-t-on pas à ceux qui n’ont pas effectué de tri, pas réalisé d’IMG, pas effectué de tests, de porter l’entière responsabilité du handicap et, par-là, de peser sur la société ? »

    A contre-courant de cette logique, ils témoignent de la richesse apportée par les personnes handicapées : « Nous constatons que les personnes handicapées, dans les familles qui les accueillent, dans les entreprises qui les intègrent, dans les écoles qui favorisent leur progression, apportent souvent un plus, en termes de lien social, de créativité, d’adaptation du groupe, et même parfois, osons le dire, de joie ». Ces réflexions les conduisent à une autre vision du progressisme : « Nous ne croyons pas qu’une société progressiste est une société qui aura éliminé la différence, l’écart par rapport à la norme, la fragilité. Au contraire : ce sera celle qui, tout en soignant autant que possible, saura partir des talents de chaque personne pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, et cherchera à s’enrichir de chacun ». Et d’interpeller les députés : « Messieurs et mesdames les député(e)s, nous comptons sur vous pour refuser l’amplification d’un eugénisme déjà à l’œuvre, et défendre les valeurs de fraternité et de respect de toute personne. Sinon, la belle utopie de l’inclusion risque bien de devenir une coquille vide, un mot d’ordre vain ».

    Sources : Gènéthique - Le Monde (14/10/2019) – Bioéthique : « La banalisation de la suppression des enfants porteurs d’un handicap ne peut qu’inquiéter »
  • Projet de loi de bioéthique : l’embryon humain, entre destruction et sélection, « circulez, y a rien à voir »

    Projet de loi incluant la création de chimères animal-homme et d'embryons transgéniques voté à l'Assemblée, devant une trentaine de députés présents, dans l'indifférence générale...

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    C’est en fin d’après-midi vendredi dernier qu’une poignée de députés a examiné les dispositions du projet de loi relatives à l’embryon humain. Recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh), création de gamètes artificiels, création d’embryon transgénique ou chimérique, puis dans la soirée, extension du diagnostic préimplantatoire de la trisomie 21, ont été au programme comme un film en accéléré.

    Le « temps programmé » tue le débat sur l’embryon humain

    Après avoir débattu pendant des jours et des nuits entières de la PMA sans père, le reste du texte, qui contient pourtant des enjeux majeurs, est abordé à la va-vite. Du fait du temps programmé, qui octroie un temps de parole défini aux groupes, et qui a été absorbé par les débats sur la PMA,  les amendements des députés sur l’embryon humain sont peu défendus. Quant au rapporteur, Philippe Berta pour la recherche sur l’embryon, et la ministre de la santé Agnès Buzyn, ils font à peine l’effort de justifier les raisons des « avis défavorables » qu’ils opposent aux amendements présentés. On pourrait résumer ces quelques pauvres heures de débat sur l’embryon humain aux occurrences suivantes : «amendement défendu », « avis défavorable », « l’amendement est rejeté ». Quelques députés Les Républicains, comme Patrick Hetzel, Thibault Bazin, Alain Ramadier, ont tenu bon pour autant, regrettant à chaque défense d’amendement « je ne serai pas plus long en raison du temps programmé ». Ils ne se sont pas privés de dénoncer ces conditions déplorables de débat : « Ça n’est plus possible, on est obligé de dire « défendu, défendu » [ndlr : à propos de la défense de leur amendement], ça devient de la marche forcée, ça n’est plus un débat serein », s’exclame Patrick Hetzel. Il s’insurge : « Nous alertons sur des sujets de fond, nous demandons qu’une logique d’autorisation et non de simple déclaration s’impose sur les chimères, et ni le rapporteur, ni la ministre ne daignent nous répondre… Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Thibault Bazin poursuit : « Il n’y a pas que la PMA dans cette loi de bioéthique. Nous passons beaucoup trop rapidement sur ces questions [ndlr : concernant l’embryon humain] ».

    « Bienvenue en absurdie »

    C’est dans ces conditions, qu’en moins de deux heures de temps, la représentation nationale a adopté l’article 14 du projet de loi de bioéthique vers 19h par 26 voix contre 5. Ce n’est pas faute, pour les députés Thibault Bazin, Alain Ramadier ou Patrick Hetzel, d’avoir souligné, alerté, dénoncé les absurdités éthiques de cet article et les lignes rouges qu’il franchit. Face à l’absurdité des conditions de débats et l’absurdité des sujets éthiques abordés, Patrick Hetzel se fâche : « Non mais on est en train de parler des chimères animal homme-là […]  mais, bienvenue en absurdie ».

    La recherche sur les cellules souches embryonnaires s’est trouvée décorrelée du régime de recherche sur l’embryon humain pour n’être plus soumis qu’à simple déclaration, et libérée de la condition relative à la nécessité d’une absence d’alternative à l’embryon humain. Pourtant, entre embryon et cellules souches embryonnaires humaines « l’origine est la même, les CSEh émanent d’un embryon », explique Partrick Hetzel. Il dénonce la volonté du gouvernement et de la majorité parlementaire : « Vous méconnaissez la nature propre des CSEh, et le respect dû à l’embryon humain ». Thibault Bazin rappelle qu’il existe des alternatives à la recherche sur l’embryon humain ou ses cellules souches, qui sont reconnues de façon unanime notamment dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Mais au lieu de suivre cette voie, on continue à « nous promettre des avancées thérapeutiques sur les CSEh. Or il n’en est rien. [La réalité] c’est qu’il y a des intérêts financiers, il ne faut pas être naïfs ». Cet article va aussi plus loin, la recherche sur les CSEh pourra donner lieu à la création de gamètes artificiels, ou encore de chimères animal-homme avec transfert chez la femelle.

    Les articles 15 et 17 ont ensuite été votés sur le même principe, dans la précipitation, si ce n’est plus. Pourtant, ils autorisent aussi la création de gamètes artificiels à partir de cellules humaines iPS, ou encore de créer des embryons transgéniques pour tester les techniques de CRISPR cas-9 par exemple sur l’embryon humain, ou enfin de créer des chimères animal-homme. Thibault Bazin se dit « très inquiet : la frontière entre espèces humaines et animales peut être effacée ».

    L’amorce du débat sur le DPI de la trisomie 21 : le témoignage poignant de Monsieur Thiébaud

    C’est à 23 heures que les députés ont abordé le débat attendu sur l’extension du diagnostic préimplantatoire à la trisomie 21. En commission déjà, le sujet avait été abordé et avait donné lieu à un débat poignant mais aussi empreint de pressions eugénistes fortes. C’est un remake qui se produit entre 23 heures et minuit dans l’hémicycle entre les 30 députés restants. Le député Vincent Thiébaud a pris la parole pour témoigner avec émotion de ses deux jumeaux, nés par FIV et sourds. « Quelle société voulons pour demain ? », interroge-t-il, « par pitié n’ouvrons pas la boîte de Pandore sur la standardisation et l’harmonisation » […] la souffrance fait partie de notre humanité, nous devons apprendre à l’accepter. […] Je pense que c’est la différence de ce que j’ai vécu, de mes enfants, qui font ce que je suis aujourd’hui ».

    Les promoteurs de l’extension du DPI à la trisomie 21 ont poursuivi de façon glaçante, en considérant que « c’est une question d’éthique ». La pensée eugéniste, qui n’est que l’héritage de plus de 30 ans de sélection par le diagnostic prénatal de la trisomie 21, est à l’œuvre.

    Si les députés ont rejeté, par 25 contre 7, le premier amendement examiné sur cette question, ils en ont encore 6 autres, de la même orientation à examiner ce soir à 21h30. Le combat n’est pas encore gagné…

    Source : Gènéthique.org.

    A lire : Entretien avec Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin sur Aleteia.

  • Manifestation du 6 octobre 2019 à Paris : Marchons enfants !

    Manif le 6 octobre

    PARCOURS DE LA MANIFESTATION 

    «MARCHONS ENFANTS ! »

    du dimanche 6 octobre à Paris

    Le lieu de départ de notre mobilisation est fixé place Edmond Rostand (Sénat) à 13h. Le cortège empruntera la rue de Vaugirard, le Boulevard Raspail, puis le Boulevard Montparnasse, avant d'arriver place du 18 juin 1940, au pied de la tour Montparnasse.

    Manifester, c'est utile, nécessaire et efficace :

    la preuve en 2 minutes !

    ⏱️ DERNIÈRE MINUTE ⏱️

     La GPA introduite la nuit dernière

    dans le projet de loi bioéthique

    Contrairement à ce qu'affirmait le gouvernement, la gestation pour autrui (GPA) est d'ores et déjà bien présente dans les débats parlementaires sur le projet de loi bioéthique. Rien d'étonnant puisque la GPA est le corollaire de la PMA sans père.

    Empêcher la légalisation de la GPA suppose d'empêcher, 

    maintenant, la légalisation de la PMA sans père :

    tous dans la rue dimanche 6 octobre !

    La Manif Pour Tous

  • L’Académie de médecine s'oppose à la "PMA pour toutes"

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    Dans un avis officiel rendu samedi 21 septembre dernier, l’Académie nationale de médecine a déclaré que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure » et n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement ».

    L’Académie « reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation », mais juge qu’« il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ».

    Démentant les études qui fondent « l’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant », elle explique que les données ne sont « pas très convaincantes », « au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles ». Bien que « de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales », poursuit-elle, « la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ».

    Si son rôle n’est pas de « donner un avis » sur une « mesure sociétale », ce qu’elle reconnaît, l’Académie « estime de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ». La présidente de La Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a déclaré que « cet avis retentissant change évidemment radicalement la donne ».

    Le projet de loi de bioéthique sera débattu à partir de mardi 24 septembre à l’Assemblée nationale. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, souhaite une adoption définitive du projet de loi bioéthique « avant l'été » : « La PMA pour toutes les femmes sera ouverte immédiatement dès la loi promulguée », a-t-elle indiqué.

    Sources : Gènéthique.org - AFP (22 et 24/09/2019).

    Pour aller plus loin :

    - « PMA pour toutes »: des psychiatres dénoncent les études erronées

    - Martine Segalen : « Pour la première fois, l’État français va autoriser la fabrication d’enfants sans père »

    - Loi de bioéthique : la PMA juste avant la GPA ?

    - Audition à l'Assemblée nationale sur la PMA pour toutes : vers une filiation basée sur la seule volonté

  • PMA - Réflexion sur l'extension aux couples et aux femmes seules

    Excellente brochure des AFC sur la PMA ; ses enjeux et pistes de réflexion.
    16 pages à télécharger gratuitement, faciles à lire.

    A télécharger ICI.

  • Communiqué de La Manif Pour Tous

    Madame, Monsieur,

    Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, nous n'avons pas cessé d'agir pour préserver la société de demain, notamment au cours de réunions publiques, par des rencontres avec des élus, des auditions par des institutions nationales, des campagnes massives d'information : par affichage, par tractage, sur les réseaux sociaux (en 2018-2019, les tweets du mouvement ont été « retweetés » plusieurs millions de fois par les internautes), la publication d'une « Lettre ouverte », format solennel qui s'utilise en vue d'une grâce présidentielle ou sur une décision grave, dont le Président portera la responsabilité devant l'Histoire...

    Mais lui-même et ses ministres refusent tout dialogue ; ils refusent de répondre aux 83% de Français qui pensent que « l'enfant né par PMA a le droit d'avoir un père et une mère » !

    Le projet de loi bioéthique, incluant la PMA sans père et d'autres transgressions majeures, a donc été présenté en Conseil des ministres ce 24 juillet, et les débats parlementaires débuteront fin septembre à l'Assemblée nationale.

    C'est pourquoi, avec 18 autres associations, La Manif Pour Tous appelle les Français à descendre massivement dans la rue, à Paris, dimanche 6 octobre : tous ensemble, rendons visible l'immense majorité que nous sommes à refuser la PMA sans père et sa jumelle, la GPA.


    TOUS DANS LA RUE LE 6 OCTOBRE !

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  • Mort de Vincent Lambert : un obscurantisme d’état ?

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    Vincent Lambert est mort. La nouvelle est tombée ce matin. Ces derniers jours, la question s’imposait au saut du lit : est-il encore vivant ? Malgré la détermination de ses parents, de ceux qui l’entouraient, rien n’a pu sauver cet homme vivant, grand handicapé, qu’aucune machine ne maintenait en vie ; cet homme qui tournait la tête quand on l’appelait, qui vivait sous clé dans un hôpital et qu’un médecin a fini par laisser mourir de faim sous sédation, pour épargner aux vivants, le spectacle d’une trop cruelle agonie.

    Qu’avait-il fait pour mériter une mort qu’avec l’abolition de la peine capitale, on se défend d’éviter aux plus terribles de nos criminels ? La maladie, la fragilité, la vulnérabilité sont-ils devenu des délits ?

    Quels que soient les arguments des avocats, l’acharnement qui a été mis, contre toute raison, à débouter les recours, à annihiler la justice, laisse interdit. Jusqu’à ce que le gouvernement lui-même se dévoile en saisissant la Cour de cassation contre la Cour d’appel de Paris, faisant fi de ses propres engagements, de son propre droit, de ses propres lois.

    L’heure est désormais à la peine. Finalement une peine d’Etat puisque la France, dans cet acte posé contre les demandes suspensives du Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU, abdique des droits de l’homme. Elle sait qu’elle sera condamnée, mais n’en a cure.

    Vincent Lambert n’est qu’une étape. Emblématique certes, mais une étape. Avec sa mort, nous revenons aux heures les plus sombres de l’histoire de l’humanité avec un mélange d’insouciance et de déraison. Eugénisme, euthanasie, les mots qui fâchent, qu’on brandit désormais comme des trophées, des victoires, les enveloppant d’une liberté vidée de son sens, d’une volonté devenue folle. Si la valeur d’un homme ne se mesure plus qu’à son capital d’utilité et non plus d’humanité, la pente douce ne sera que plus violente. Qu’allons-nous devenir ?

    Source : Gènéthique.org - 11 juillet 2019.

  • Vincent Lambert : l'ONU réitère sa demande de maintien de l'alimentation et de l'hydratation

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    L’ONU a réagi ce mardi 2 juillet à la nouvelle annonce de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert (cf. Vincent Lambert de nouveau dans le couloir de la mort), via le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH), pour réaffirmer sa demande du 4 mai dernier (cf. Affaire Vincent Lambert : le Comité pour les personnes handicapées de l'ONU demande la suspension de la décision d’euthanasie) : « Le service des requêtes et des enquêtes du CDPH vient de réitérer en urgence auprès de l’Etat Français sa demande de maintien de l’alimentation et de l’hydratation de M. Vincent Lambert à titre conservatoire. » Dans ce communiqué est rappelé : « Le caractère obligatoire des mesures conservatoires afin de garantir l’effectivité du recours auprès du CDPH qui impose qu’il ne soit pas porté atteinte à la vie de Vincent Lambert. »

    Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université Paris Saclay, souligne que c’est notre conception de l’humanité qui est en jeu dans cette décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation : « Aujourd’hui, le médecin qui a annoncé, une nouvelle fois, à M. Vincent Lambert qu’il a été légalement décidé de l’exclure de la communauté des vivants, engage notre conception des principes d’humanité. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette légalisation de la mort donnée, quel que soit notre profond respect de l’état de droit ». Il redoute les conséquences de cette décision : « Il y aura un ‘après’ M. Vincent Lambert car nous sommes plus convaincus désormais de ce que nous n’acceptons pas, et de ce que représente un accompagnement dans la vie qui n’a rien à voir avec un acharnement thérapeutique ».

    Sources : Gènéthique.org
    Je soutiens Vincent (02/07/2019) – Communiqué – L’ONU réagit ce 2 juillet 2019 à la nouvelle annonce d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert
    Le Figaro (02/07/2019) – Emmanuel Hirsch, « nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette légalisation de la mort donnée »

  • À la découverte de l’abbaye de Lérins, entre terre, mer et Ciel…

    A compter de ce mois de juillet, nous vous proposerons régulièrement ici quelques articles concoctés par les fondateurs de la Divine Box, qui diffusent les produits des abbayes et mettent en valeur leur vie et leur patrimoine.

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    Cette semaine, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Lérins, véritable joyau historique et culturel de la Côte d’Azur. L’abbaye pluricentenaire intrigue autant qu’elle fascine. Malgré son emplacement insulaire et la cohabitation absurde avec les luxueux yachts, l’abbaye demeure, authentique et fidèle à la tradition monastique cistercienne. Vous voulez en savoir un peu plus sur cette magnifique abbaye ? Cliquez ci-dessous !

    Lire la suite

  • Vincent Lambert : les avocats demandent le transfert dans un établissement spécialisé

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    « Vincent va bien. Vincent n'est pas en fin de vie », a déclaré sa mère Viviane en sortant de l'hôpital mardi, après la reprise de son alimentation et hydratation. « Vincent n'a besoin que de boire, manger et d'amour ». Il n'est pas « le légume branché à des machines qu'on nous a toujours décrit », a confirmé Me Jérôme Triomphe, l’avocat des parents, « un légume ne pleure pas ».

    « Le combat, à partir d'aujourd'hui, c'est le transfert de Vincent dans une unité spécialisée où il sera pris en charge de manière bienveillante par des spécialistes », a poursuivi Me Jérôme Triomphe. Celui-ci a précisé avoir déjà entrepris « un certain nombre de démarches » en vue d'un transfert pour « sortir Vincent par le haut de ce véritable enfer qu'est devenu le CHU ».

    De son côté, le Saint-Siège a demandé hier « que des solutions efficaces puissent être trouvées le plus rapidement possible pour protéger la vie de M. Lambert », dénonçant « la grave violation de la dignité de la personne que comporte l'interruption de l'alimentation et de l'hydratation ». « La continuité de l'assistance est un devoir incontournable », a-t-il été rappelé. Le pape François s’est montré opposé à « l'acharnement thérapeutique » qui prolonge artificiellement la vie, mais soutient le respect du terme naturel de la vie contre toute forme d'euthanasie.

    Suite à la dernière décision de la cour d'appel de Paris et la reprise des traitements de Vincent Lambert, l’audience prévue jeudi au Conseil d’Etat en vue d’ordonner la suspension de l'interruption des « soins » dans l'attente de l'examen de la plainte déposée devant le Comité international des droits des personnes handicapées de l'ONU (CIDPH) a été annulée « en raison du désistement des parties ».

    « A l'époque de la peine de mort, les avocats essayaient de trouver tous les recours possibles et imaginables pour arriver à faire tomber la condamnation à mort de leur client », a observé Frédéric Rolin, professeur de droit public à l'université Paris Sud. « Qu'on cherche tous les recours possibles, quand la vie d'un homme est en jeu, ça ne me parait pas déraisonnable. Je ne pense pas qu'on puisse parler d'acharnement judiciaire » dans l'affaire Lambert, a ajouté le professeur. 

    Sources : Gènéthique.org - AFP (21/05/2019, 22/05/2019).

  • Vincent Lambert : En réponse à Agnès Buzyn, ministre de la Santé

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    Alors que le Comité International des droits des personnes handicapés de l’ONU vient de demander à la France de ne pas suspendre l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert (cf. , les déclarations de la ministre de la Santé Agnès Buzyn laisseraient croire à une mesure facultative. Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), une ONG active auprès de la CEDH et des Nations unie, revient sur les derniers éléments de l’affaire.

    Article à lire sur Gènéthique.org et l'ECLJ.

    Photo © FAMILY HANDOUT / AFP

  • Mort de Jean Vanier, un géant de la tendresse de Dieu

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    Le fondateur des communautés de L’Arche est décédé ce mardi 7 mai à Paris, à l’âge de 90 ans. Retour sur une vie d’une grande fécondité, marquée par la rencontre, le partage de l'esprit évangélique, et dédiée aux plus fragiles. Jean Vanier avait rencontré le Pape François en mars 2014, nous vous proposons de réécouter son témoignage.

    Commentaire d'Adélaïde Patrignani à lire sur Vatican News.

    Église Catholique en France : Décès de Jean Vanier, fondateur de l’Arche.

  • Destruction d’une croix implantée au sommet d’une montagne : Signez la pétition

    petition-montcalivert.jpgDepuis 1934 une croix culmine au sommet du Tuc du Montcalivert sur la commune de Montjoie-en-Couserans.

    Par l’intolérance d’une personne de passage qui à mis la commune en procès, elle est menacée de destruction.
    Elle n’est en aucun cas dérangeante aux yeux de la majorité des personnes qui fréquente ce lieu, ni aux habitants de la commune ou autres couserannais.
    Bien au contraire, elle est majestueuse, repérable à partir d’autres sites, elle nous permet d’y faire une pause en s’asseyant à son pied, de nous y abriter en cas de fort vent ou encore de jouer avec elle selon l’heure ou le temps où nous nous y trouvons en prenant de magnifiques photographies.
    Cette croix “vit” au Tuc depuis 80 ans et ne doit en aucun cas disparaître. Que vous soyez croyant ou pas, il est dans votre intérêt de signer cette pétition. Il nous faut protéger ensemble les monuments qui nous rappellent d’où l’on vient et qui nous sommes.
    Luttons ensemble contre l’intolérance et la bêtise humaine !

    A SIGNER ICI

  • Propos de Marlène Schiappa : La Manif Pour Tous va porter plainte

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    – COMMUNIQUÉ DE PRESSE –

    Propos de Marlène Schiappa :
    La Manif Pour Tous va porter plainte demain
    pour diffamation publique devant
    la Cour de Justice de la République

    La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa évoque dans une interview à Valeurs actuelles “l’existence d’une convergence idéologique » entre la Manif Pour Tous et « les terroristes islamistes » !

    Ces propos scandaleux sont une insulte gravissime aux millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement à la famille, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables. Ces propos sont également une insulte aux victimes du terrorisme islamiste dont ils relativisent la souffrance.  Comment oser assimiler les assassins de Charlie Hebdo du Bataclan, de Nice, de Saint-Etienne-du-Rouvray, de Strasbourg… à des manifestants pacifistes.

    Dès avoir pris connaissance de ces propos, La Manif Pour Tous a demandé des excuses à Marlène Schiappa. Pensant qu’il s’agissait d’un dérapage, La Manif Pour Tous s’attendait à un geste d’apaisement rapide de la part de la Secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Loin de s’excuser, Marlène Schiappa a fait le choix d’assumer et de réitérer ses propos devant des caméras.

    Depuis 24 heures, l’émotion légitime et le tollé suscité par ces propos sont unanimes. Tous bords confondus, proches ou non de La Manif Pour Tous, de très nombreux responsables politiques, observateurs de la vie publique, éditorialistes et intellectuels ont dénoncé l’amalgame réalisé par  Marlène Schiappa, qualifié de « dérapage intolérable », de « faute » ou encore d’ « ignoble » par Alain Finkielkraut.

    La Manif Pour Tous ne peut se résoudre à laisser sans suite ces propos qui ont heurté des millions de Français. C’est pourquoi, elle a décidé de porter plainte demain, vendredi 22 février, pour diffamation publique devant la Cour de Justice de la République, juridiction compétente puisque les propos ont été tenus par Marlène Schiappa dans l’exercice de ses responsabilités de Secrétaire d’État.

    Les caricatures et les violences verbales n’ont pas leur place dans le débat public. Trop, c’est trop ! La Manif Pour Tous, et les millions de Français choqués par cette banalisation du terrorisme islamiste et de ses trop nombreuses victimes, attendent toujours les excuses de Marlène Schiappa.

    www.lamanifpourtous.fr  –  twitter.com/LaManifPourTous  –  facebook.com/LaManifPourTous

  • Vincent Lambert : un point sur l' « affaire »

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    Le 31 janvier dernier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s’est prononcé sur au sujet de Vincent Lambert, tétraplégique depuis plus de 10 ans à la suite d’un accident de la route. Il a estimé que « le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable » et a ordonné l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation du patient (cf. Affaire Vincent Lambert : le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne favorable a l'arrêt des soins). Les avocats des parents de Vincent Lambert ont déposé un recours auprès du Conseil d’Etat.

    Dans l’émission de KTO A la source, présentée par Olivier de Keranflec', Marie-Anne Chéron, rédactrice en chef de Génèthique, reprend les faits et démêle les véritables enjeux de cette « affaire ».


    « Vincent Lambert n’est pas du tout en fin de vie »

    Source : Gènéthique.org

  • Marche pour la vie 2019 : sous la bannière de la liberté de conscience

    MARCHE POUR LA VIE 2019

    Pour défendre l'objection de conscience des médecins
    et susciter une prise de conscience générale
    sur la question de l'avortement

    Rendez-vous le 20 janvier 2019 à Paris
    A 13h30 Porte Dauphine

    La liberté de conscience des professionnels de la santé sera au cœur de la 13e Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 20 janvier prochain, pour que ceux qui s’opposent à l’avortement puisse être libres de refuser de pratiquer des actes contraires à la médecine (cf. Dr Rochambeau : "J’accepte de me battre pour ces médecins qui ont de la considération pour le début de la vie" ; « Retirer la clause de conscience dans le cadre de l’IVG, c’est contraindre les médecins à en faire » et Condamné par la France, le Pharmacien défend l'objection de conscience auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme).

    Elle sera aussi soutenue par le Sénateur argentin Mario Fiad qui est en France pour l’occasion. S’il a tenu à se joindre à la manifestation, c’est pour réaffirmer ce « premier droit de l’homme, ce droit fondamental à l’origine de tous les autres droits qu’est le droit à la vie. Sans celui-là, les autres droits n’ont pas de sens », explique-t-il. En Argentine, pour la première fois cette année, après l’échec de huit tentatives, le Parlement a débattu d’un projet de loi sur l’avortement (cf. En Argentine, la Chambre des députés engage un projet de loi ambitieux sur l'avortement dans un contexte délétère). Un texte frappé d’inconstitutionnalité dès l’origine puisque, dans ce pays, « le droit à la vie est garanti dès la conception ». Il a cependant donné lieu à un débat historique en termes de nombre d’auditions et de suivi. Mais, le sénateur constate qu’il « a ouvert une nouvelle rupture » dans la société argentine qui ne demandait pas cette loi : portée par un groupe de femmes au sein du Parlement, alimentée par de nombreuses pressions internationales, celle-ci n’est pas représentative des aspirations sociales. Dans un État fédéral où le Sénat représente les provinces, bien qu’ayant été précédemment adoptée par l’Assemblée nationale, il était assez prévisible qu’elle y soit définitivement rejetée. Le sénateur explique : « Nous croyons qu’on peut intervenir avant et éviter les conséquences de la tragédie qu’est l’avortement en mettant en œuvre des politiques de prévention comme l’éducation sexuelle intégrale, la lutte contre la pauvreté, l’utilisation des ressorts institutionnels, tout ce qui peut favoriser la prévention des grossesses adolescentes et la vulnérabilité… ». Quant aux médecins, leur opposition a été formelle : « La communauté médicale en général a toujours mis en avant que leur profession n’avait de sens qu’à protéger la vie », souligne Mario Fiad. Un investissement de ces professionnels d’autant plus important que le projet de loi leur interdisait l’objection de conscience.

    Le Sénateur argentin se dit préoccupé de voir qu’en France 96% des embryons porteurs de trisomie 21 dépistés soient avortés alors qu’« on connait les potentialités des personnes porteuses de trisomie 21 en terme de développement, mais aussi comme point d’union au sein de la famille qui se nourrit et s’enrichit de cette relation ». Aujourd’hui, Mario Fiad souhaite que chacun travaille « où qu’il soit, pour que la bioéthique soit la principale bannière de la politique en générale ».

    A l’heure de la révision de la loi de bioéthique en France, cette invitation résonne avec une particulière acuité. Et alors que la mission parlementaire vient de rendre son rapport, Jean-Marie Le Méné déplore la « grande continuité de la bioéthique à la française et sa fidélité aux premières lois de bioéthique, notamment sur la recherche sur l’embryon ». Pour le président de la Fondation Lejeune, ce rapport « tire toutes les conséquences des dispositions qui ont été votées ces dernières années. Tout est désormais soumis à la dérégulation du marché » et à son énorme potentiel. « A partir du moment où on sépare sexualité et procréation, la procréation devient un acte purement technique qui conduit à la disponibilité de l’embryon », explique Jean-Marie Le Méné, qui regrette que les applications technoscientifiques perdent de vue le soin pour entrer dans celui, sans limite, du marché. Concernant le DPNI, il dénonce un « raffinement dans l’eugénisme » qui « resserre les mailles du filet en ajoutant un nouveau filtre plus efficace, plus précoce et moins cher » aux précédents. Il conduira à « ne plus détruire d’embryons humains par erreur mais des embryons handicapés par choix ».

    Autant de raisons qui conduiront « des milliers d’opposants », selon l’Afp, à défiler cette année encore dans les rues de Paris.

    Source : Gènéthique.org.

  • Le dépistage de la trisomie 21 désormais remboursé par la Sécurité Sociale

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    Sans surprise et à quelques jours de Noël, trois arrêtés publiés au journal officiel introduisent définitivement le dépistage prénatal non invasif de la trisomie 21 dans le parcours des femmes enceintes.

    Le premier modifie les « bonnes pratiques de dépistage prénatal de la trisomie 21 » pour intégrer le DPNI en deuxième intention pour les femmes dont le risque est évalué entre 1/50 et 1/1000. L’arrêté fixe ainsi les conditions de prescription du DPNI en reprenant les recommandations de la Haute Autorité en Santé publiées en 2017 (cf. Dépistage prénatal de la trisomie 21 : la HAS juge rentable les nouveaux tests et valide leur remboursement dans la précipitation).

    Le second change le modèle de consentement des couples : ils attesteront désormais qu’ils ont reçu l’information sur les nouveaux seuils de « risque » ainsi qu’une information sur le DPNI s’ils sont placés à risque.

    Le troisième intègre les résultats du DPNI dans les données à déclaration obligatoire vis-à-vis de l’Agence de Biomédecine, celle-ci étant chargé d’organiser et d’encadrer les activités de dépistage prénatal. Il s’agit ici d’un véritable « fichage ».

    Si de nombreuses structures proposaient déjà gratuitement le DPNI grâce à une enveloppe exceptionnelle du ministère de la Santé, toutes devront désormais s’y plier et le remboursement sera effectué par la sécurité sociale selon ces « nouvelles » conditions de prescription. Sans opposition des parents, chaque grossesse fait déjà l’objet d’un dépistage prénatal avec l’échographie du premier trimestre et les marqueurs sériques dosés suite à une prise de sang. Cette première étape sera suivie d’une seconde avec le DPNI, selon le seuil de risque où se situe la femme. Il était fixé à 1/250, il est aujourd’hui considérablement élargit à 1/1000, décuplant le nombre de femmes enceintes qui seront inquiétées.

    Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune (premier financeur de la recherche sur la trisomie 21), « en valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, on nie la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Le DPNI active une discrimination qui délivre un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches ».

    Pour aller plus loin :

    Sources : Gènéthique.org - Aleteia

    A lire : DPNI : un pas de plus dans l’éradication des trisomiques