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jubilé

  • Jubilé des sans-abris : Sainte Messe célébrée par le Pape François

     
     
    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.
     
    Fermeture des Portes Saintes de la Miséricorde des trois des basiliques papales, où des messes seront célébrées en fin d’après-midi : à Saint-Paul-hors-les-Murs à 17h00, à Saint-Jean-de-Latran à 17h30, et à Sainte-Marie-Majeure à 18h00.
    Aujourd'hui seront également fermées les portes de la Miséricorde dans toutes les églises et les sanctuaires du monde.
    La porte de la Basilique Saint-Pierre sera fermée par le Pape François le 20 novembre 2016, jour où prendra fin l’Année jubilaire de la Miséricorde.

  • Jubilé des prisonniers : Sainte Messe célébrée par le Pape François

     
     

  • Clôture du Jubilé marial à Rome

    Messe célébrée par le Pape François place Saint-Pierre

     Livret de la célébration

    Merci : c’est un des mots que le Pape François répète souvent lors de ses différentes interventions. Ce dimanche 9 octobre 2016, il l’a encore rappelé, le plaçant au centre de l’homélie de la Messe célébrée place Saint-Pierre à l’occasion du Jubilé marial, dans le cadre de l’Année de la Miséricorde. Revenant sur l’évangile des dix lépreux, ainsi que sur la première lecture qui raconte l’histoire de Naaman, il a souligné combien il était primordial de « savoir remercier, savoir louer pour ce que le Seigneur fait pour nous ».

    Sur les dix lépreux guéris par Jésus, un seul, un samaritain, revient le remercier, ce que regrette le Christ. Ce manquement amène le Pape à nous demander si nous sommes capables de dire merci. Non seulement merci au Seigneur, mais merci en famille, en communauté et dans l’Église. « Souvent, nous tenons tout pour acquis ! Et cela se produit également vis-à-vis de Dieu. Il est facile d’aller vers le Seigneur demander quelque chose, mais revenir pour remercier… »

    Le Pape François propose alors Marie comme modèle, qui « après avoir reçu l’annonce de l’Ange, a laissé jaillir de son cœur un chant de louange et de gratitude à Dieu ». En ce jubilé marial, il demande ainsi « à la Vierge de nous aider à comprendre que tout est don de Dieu, et à savoir remercier : alors, notre joie sera pleine ».

    Il faut aussi, ajoute le Pape, être humble pour dire merci. Humble comme Marie. C’est pourquoi Dieu l’a choisi pour se faire homme. Là encore, le Saint-Père interpelle les fidèles : « Demandons-nous si nous sommes disposés à recevoir les dons de Dieu, ou si nous préférons plutôt nous enfermer dans les sécurités matérielles, dans les sécurités intellectuelles, dans les sécurités de nos projets. »

    Enfin, le Pape souligne le fait que le samaritain des dix lépreux et Naaman, personnage central de la première lecture de ce jour, soient deux étrangers. « Que d’étrangers, y compris des personnes d’autres religions, nous donnent l’exemple de valeurs que nous oublions parfois ou négligeons ! Celui qui vit à côté de nous, peut être méprisé et marginalisé parce qu’il est un étranger, peut nous enseigner cependant comment marcher sur la voie que le Seigneur veut ». Là aussi, il faut savoir être humble, pour reconnaitre dans l’autre une part de Dieu.

    Le Pape a conclu son homélie exhortant les fidèles à s’accrocher à la foi simple de Marie, qui « a fait l’expérience de l’éloignement de sa terre », qui, pendant longtemps, a aussi été « une étrangère en Égypte, loin de ses parents et de ses amis ». Il faut avoir confiance car sa « foi a su vaincre les difficultés ».

    Source : Radio Vatican (XS).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Jubilé des opérateurs et volontaires de la miséricorde

    Environ 24 000 personnes sont attendues pour cet événement. Parallèlement, en la basilique de San Andrea della Valle dans le centre de Rome, à 17h, le chœur et l’orchestre Fideles et Amati interprétera l’oratorio « Mater » de Marcello Bronzetti. Une Messe sera ensuite célébrée et suivie par une vénération des reliques de Mère Teresa. Un autre concert, celui de l’Orchestra Kosovo Philarmony, aura lieu à 19h30 en la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, toujours à Rome.
     
    En outre, à New York, au siège des Nations Unies, la mission permanente du Saint-Siège auprès de l’ONU et l’organisation juridique Alliance Defending Freedom (ADF) organisent du 6 au 9 septembre 2016 une exposition sur la vie de la religieuse albanaise, fondatrice des Missionnaires de la charité, ainsi que sur l’héritage qu’elle a laissé. Une conférence au sein de l’édifice central des Nations Unies conclura l’exposition le 9 septembre. (Avec agences)
     
    Source : Radio Vatican.
     
    Catéchèse du Pape François sur Mère Teresa
     
     
    Des milliers de volontaires et d’opérateurs de la Miséricorde étaient rassemblés ce samedi 3 septembre 2016 place Saint-Pierre. Ils ont fêté leur Jubilé en présence du Pape François. Venus des quatre coins du monde, d’Albanie, du Portugal, mais aussi du Nigeria, de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie ou encore de l’Australie, ils ont témoigné de la caresse du Père envers les plus nécessiteux, comme l’a précisé Mgr Rino Fisichella. Le Président du Conseil Pontifical pour la Nouvelle Évangélisation a rendu hommage à tous les volontaires qui ces derniers jours ont rendu service auprès des victimes du grave séisme en Italie.

    La rencontre a commencé avec deux témoignages. Le premier était celui de Roberto, un volontaire Italien membre de la Société de Saint-Vincent de Paul. En 1992, alors directeur d’une agence bancaire, il fut accusé à tort par deux mafieux repentis de Toscane et fut jeté en prison. Pendant ses années de captivité, c’est la prière qui l’a sauvé a-t-il raconté. Il fut blanchi six ans plus tard. Roberto a senti le besoin de revenir en prison pour apporter aux détenus soutien et proximité.

    Le deuxième témoignage était celui de sœur Sally, missionnaire de la charité. Elle a notamment vécu au Yémen jusqu’en mars 2015, où elle a du interrompre sa mission à cause de la guerre qui déchire le pays. Pendant de longs mois, elle et sa communauté ont vécu dans le plus grand dénuement, mais toujours présentes auprès des plus pauvres. Providentiellement, elles ont reçu des vivres et des médicaments par des inconnus qui venaient frapper à leur porte. Sœur Sally a rappelé combien la confiance en Dieu était un rempart et leur avait permis de demeurer auprès des plus pauvres.

    L'amour se touche et s’expérimente personnellement

    Après la lecture de la Lettre de Saint-Paul aux Corinthiens (13, 1-13), le Pape a prononcé un discours aux volontaires, rappelant que cette Lettre de Paul était l’ « une des plus belles et des plus exigeantes pour le témoignage de notre foi ». Ce texte affirme que, à la différence de la foi et de l’espérance, l’amour « ne passera jamais ». C’est un amour qui demeure toujours jeune, actif, dynamique et qui attire à lui de manière incomparable. C’est un amour fidèle qui ne trahit pas, malgré nos contradictions, un amour fécond qui donne la vie et qui va au-delà de notre paresse.

    Cet amour dont parle Saint-Paul n’est pas une chose abstraite ou vague, a expliqué le Saint-Père, mais un amour qui se voit, se touche et s’expérimente personnellement. La forme la plus grande et expressive de cet amour, c’est Jésus, qui est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. Portons toujours avec nous, de manière indélébile, cette certitude de foi, a-t-il lancé aux volontaires de la miséricorde : « Le Christ m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ».

    On ne peut pas détourner le regard et se tourner de l’autre côté pour ne pas voir les formes de pauvreté si nombreuses qui demandent miséricorde. La faim, les maladies, les personnes exploitées : ne pas les voir est un péché d’aujourd’hui a rappelé le Pape. Le Calvaire est toujours actuel, a-t-il poursuivi, il n’est pas du tout disparu et ni réduit à une belle peinture dans nos églises.

    Le Pape François a rendu hommage à l'œuvre de ces volontaires, « artisans de la miséricorde » par leurs gestes et leurs paroles. « Vous comptez parmi les réalités les plus précieuses de l’Eglise, vous qui chaque jour, souvent dans le silence et en secret, donnez forme et visibilité à la miséricorde (...) votre présence est la main tendue du Christ qui rejoint chacun ».

    La crédibilité de l’Église passe de manière convaincante aussi à travers votre service envers les enfants abandonnés, les malades, les pauvres sans nourriture ni travail, les personnes âgées, les sans-abris, les prisonniers, les réfugiés et les émigrés, tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles a-t-il expliqué. Partout où il y a une demande d’aide, arrive votre témoignage actif et désintéressé.
     
    « Vous touchez la chair du Christ avec vos mains » a répété le Pape, qui les a invités à rester toujours prêts dans la solidarité, forts dans la proximité, actifs pour susciter la joie et convaincants dans la consolation. Face à la tentation de l’indifférence, le monde a besoin de signes concrets de solidarité et demande des personnes capables de contrer par leur vie l’individualisme, le fait de penser seulement à soi et de se désintéresser des frères dans le besoin, a encore souligné le Pape, qui a invité les volontaires à garder la joie de servir, mais que ce service ne soit jamais un motif de présomption qui porterait à vous sentir meilleurs que les autres. Il a rappelé le témoignage de miséricorde de Mère Teresa qu’il proclamera sainte ce dimanche, et qui a sû rendre visible par sa sainteté l’amour du Christ.
     
    « Demain, nous aurons la joie de voir Mère Teresa proclamée sainte, a-t-il conclu. Ce témoignage de miséricorde de notre époque s’ajoute à l’innombrable foule des hommes et des femmes qui ont rendu visible par leur sainteté l’amour du Christ. Imitons, nous aussi, leur exemple, et demandons d’être d’humbles instruments dans les mains de Dieu, pour alléger la souffrance du monde et donner la joie et l’espérance de la résurrection ».
     
    Source : Radio Vatican (OB).
     
    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Site officiel relatif à la canonisation de Mère Teresa.
    A lire : Marcilio, guéri grâce à la prière de Mère Teresa.
    Une courte biographie de la future sainte qui consacra sa vie aux pauvres, orphelins et mourants plongés dans la misère de Calcutta en Inde, est disponible sur Radio Vatican.
    Une sélection de livres consacrés à Mère Teresa est proposée sur notre site internet.

  • Jubilé des malades et des personnes handicapées : Messe célébrée par le Pape François

     

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    Salus Infirmorum ou Maria della salute
    Eglise Santa Maria Maddalena in Campo Marzio
    (transférée place Saint-Pierre le temps de la célébration)

    (Crédit photo : Foto Archivio Fotografico F.E.C.)

    Le Pape François a présidé ce dimanche 12 juin 2016 au Vatican la Messe à l’occasion du Jubilé des malades et des personnes handicapées, point d’orgue de cette année Sainte. Pour la première fois place Saint-Pierre, l’Évangile a été mimé par des personnes avec un handicap mental. La première lecture a été proclamée par une personne handicapée espagnole. La seconde, en anglais, par une jeune femme aveugle lisant en braille. Toutes ont été traduites en langue des signes par des personnes malentendantes de divers pays. Cette Messe a été précédée de plusieurs témoignages sur le handicap et la maladie. Le fondateur de la communauté de “l’Arche”, et “Foi et Lumière” Jean Vanier, a notamment envoyé du Canada un message vidéo.
     
    Dans son homélie, le Saint-Père rappelle que « le vrai sens de la vie comporte aussi l’acceptation de la souffrance et de la limite » soulignant que « le monde ne devient pas meilleur, parce que composé uniquement de personnes apparemment "parfaites" (…) mais lorsque croissent la solidarité entre les hommes, l’acceptation réciproque et le respect ». Or déplore-t-il, « dans une époque où un certain soin du corps est devenu un mythe de masse et donc une affaire économique, ce qui est imparfait doit être masqué, parce que cela porte atteinte au bonheur et à la sérénité des privilégiés et met en crise le modèle dominant ». « Il vaut mieux maintenir ces personnes séparées, dans une "enceinte" - peut-être dorée - ou dans les "réserves" du piétisme et de l’assistantialisme, afin qu’elles n’entravent pas le rythme du faux bien-être. Dans certains cas, on soutient même qu’il vaut mieux s’en débarrasser le plus tôt possible, parce qu’elles deviennent un poids économique insoutenable en un temps de crise ».

    En réalité, insiste le Pape François « quelle illusion vit l’homme d’aujourd’hui lorsqu’il ferme les yeux face à la maladie et au handicap » considérant « qu’une personne malade ou portant un handicap ne peut pas être heureuse, parce qu’elle est incapable de mener le style de vie imposé par la culture du plaisir et du divertissement ». S’appuyant sur l’Evangile de ce dimanche (Lc 7, 36-8, 3), qui nous présente « une situation particulière de faiblesse », la femme pécheresse jugée et marginalisée que Jésus accueille et la défend, le Saint-Père montre au contraire que « la fragilité elle-même peut devenir un réconfort et un soutien à notre solitude ». « Que de personnes avec un handicap et souffrantes s’ouvrent de nouveau à la vie dès qu’elles découvrent qu’elles sont aimées ! » Aimées par Jésus dont « la tendresse est signe de l’amour que Dieu réserve à ceux qui souffrent et sont exclus ». « Jésus est le médecin qui guérit avec le médicament de l’amour, parce qu’il prend sur lui notre souffrance et la rachète » souligne le Pape.

    Face aux souffrances physiques et psychiques, face à la « pathologie de la tristesse », le Saint-Père propose « la thérapie du sourire ». « Le vrai défi est celui de qui aime le plus ». Et il conclut en rappelant que « la manière dont nous vivons la maladie et le handicap est un indice de l’amour que nous sommes disposés à offrir. La manière dont nous affrontons la souffrance et la limitation est un critère de notre liberté de donner sens aux expériences de la vie, même lorsqu’elles nous semblent absurdes et imméritées ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Messe présidée par le Pape François en la Fête du Sacré Cœur de Jésus

    Journée mondiale pour la sanctification des prêtres

    Conclusion du Jubilé romain des prêtres et des séminaristes
     

     Livret de la célébration

    C’était la dernière étape du Jubilé des prêtres : en la solennité du Sacré Cœur de Jésus, le Pape François a présidé une célébration eucharistique ce vendredi 3 juin dans la matinée, place Saint-Pierre, devant 6000 prêtres venus du monde entier et une petite foule de fidèles. Ce fut une nouvelle occasion pour lui de brosser le portrait idéal du prêtre selon le Cœur de Jésus et de lancer quelques mises en garde. Avec le sens de la formule qui le caractérise, le Saint-Père a souligné que le prêtre « n’est pas un comptable de l’esprit ». « Gare aux pasteurs qui privatisent leur ministère », a-t-il lancé.

    Le Pape François brosse le portrait d’un prêtre qui, comme le Bon Pasteur, cherche la brebis perdue, sans délai, sans avoir peur de s’aventurer hors du pâturage et hors des horaires de travail. « Le cœur qui cherche ne privatise pas les temps et les espaces, il n’est pas jaloux de sa légitime tranquillité, et il n’exige jamais de ne pas être dérangé ». Le pasteur selon le Cœur de Dieu ne défend pas ses propres aises, il n’est pas préoccupé de conserver sa bonne réputation ; au contraire, sans craindre les critiques, il est disposé à risquer même d’imiter son Seigneur, d’être calomnié comme Lui. Il ne demande pas qu’on lui paie ses heures supplémentaires.

    Le Souverain Pontife met en garde contre les multiples initiatives qui remplissent le ministère sacerdotal : catéchèse, liturgie, charité, engagements pastoraux et administratifs. Il ne faudrait surtout pas que cela pousse le prêtre à perdre de vue la question fondamentale : où est fixé mon cœur, quel trésor cherche-t-il ? Le cœur du prêtre n’est pas replié sur lui-même, il est tourné vers Dieu et vers les frères. Ce n’est plus « un cœur instable », qui se laisse attirer par la suggestion du moment ou qui va çà et là en cherchant des consensus et de petites satisfactions.

    Le prêtre est un pasteur, non un inspecteur du troupeau. Il est obstiné dans le bien. Pour cela, non seulement il tient les portes ouvertes, mais il sort à la recherche de celui qui ne veut plus entrer par la porte. Le prêtre ne jette jamais l’éponge ; il trouve parce qu’il prend des risques et parce qu’il ne se laisse pas décourager par les déceptions et les difficultés.

    Reprenant des idées plusieurs fois développées, le Saint-Père a encore averti que le prêtre du Christ ne devait pas choisir ses propres projets, mais être proche des gens concrets que Dieu, par l’Église, lui a confiés. Personne n’est exclu de son cœur, de sa prière et de son sourire. Et, quand il doit corriger, c’est toujours pour approcher ; il ne méprise personne, mais il est prêt à se salir les mains pour tous. Il tend la main en premier, rejetant les bavardages, les jugements et les venins. Il écoute les problèmes avec patience et il accompagne les pas des personnes, accordant le pardon divin avec une généreuse compassion. Il ne gronde pas celui qui laisse ou qui perd la route, mais il est toujours prêt à réinsérer et à calmer les querelles.

    Enfin, la joie de Jésus Bon Pasteur n’est pas une joie pour soi, mais c’est une joie pour les autres et avec les autres, la vraie joie de l’amour. Il est transformé par la miséricorde qui donne gratuitement. La tristesse pour lui n’est pas normale, mais seulement passagère : la dureté lui est étrangère, parce qu’il est pasteur selon le Cœur doux de Dieu. Enfin, le Pape François se veut aussi rassurant : malgré leurs limites et leurs péchés, les prêtres ont la certitude d’être choisis et aimés.

    Source : Radio Vatican (XS-RF).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Troisième méditation à Saint-Paul-hors-les-Murs

    Le Pape François a poursuivi et conclu sa série de méditations sur la miséricorde, ce jeudi en fin d’après-midi à la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, en s’arrêtant cette fois sur les œuvres de miséricorde, qu’il a présentées comme étant très liées aux « sens spirituels ». « En priant nous demandons la grâce de "sentir" et de "goûter" l’Évangile, de telle sorte qu’il nous rende sensibles à la vie », a-t-il insisté.

    C’est notamment dans le service des pauvres que se vit une expérience sensible de ce chemin de fidélité évangélique : « Dans l’Église nous avons eu et nous avons beaucoup de choses pas très bonnes, et beaucoup de péchés, mais quant au service des pauvres à travers les œuvres de miséricorde, en tant qu’Église nous avons toujours suivi l’Esprit, et nos saints l’ont fait de manière très créative et efficace. L’amour des pauvres a été le signe, la lumière qui fait que les personnes glorifient le Père. Nos gens apprécient ceci : le prêtre qui prend soin des plus pauvres, des malades, qui pardonne aux pécheurs, qui enseigne et corrige avec patience. » À l’inverse, l’argent corrompt les prêtres et leur fait perdre « la richesse de la miséricorde », a insisté le Pape.

    Plutôt que de faire quelques efforts ponctuels, il faut « laisser Dieu nous faire miséricorde dans tous les domaines de notre vie » et « être miséricordieux envers les autres dans tout notre agir. Pour nous, prêtres et évêques, qui administrons les sacrements, baptisant, confessant, célébrant l’Eucharistie… la miséricorde est la manière de changer toute la vie du peuple de Dieu en sacrement. Être miséricordieux ce n’est pas seulement une manière d’être mais la manière d’être », a insisté le Saint-Père, s’appuyant une nouvelle fois sur l’exemple de son bienheureux compatriote, le curé Brochero.

    « Par nos œuvres, notre peuple sait que nous comprenons sa souffrance » a lancé le Pape, citant le document de l’épiscopat latino-américain signé à Aparecida en 2007.

    Se disant ému par le passage de la rencontre entre Jésus et la femme adultère, le Pape a mis en évidence les espaces que le Christ laisse à cette femme pour se reconstruire. « Le Seigneur, en lui disant "ne pèche plus", non seulement lui dégage la voie, mais aussi la met en mouvement, pour qu’elle cesse d’être "objet" du regard d’autrui, pour qu’elle soit protagoniste. »

    Mettant en évidence le fait que les prêtres doivent être à la fois « signes » et « instruments » de la miséricorde de Dieu, le Pape est aussi revenu sur l’importance du sacrement de la réconciliation, faisant remarquer que les bons confesseurs doivent être toujours disponibles, et ne doivent pas faire peur aux fidèles en leur posant des questions trop indiscrètes ou impudiques.

    Il a par ailleurs rappelé la nécessité de « faire des œuvres, d’institutionnaliser, de créer une culture de la miséricorde. En nous mettant à l’œuvre, nous sentons immédiatement que c’est l’Esprit qui suscite et fait avancer ces œuvres. La joie de nous sentir des "serviteurs inutiles", que le Seigneur bénit par la fécondité de sa grâce, et que lui-même en personne fait asseoir à sa table et à qui il sert l’Eucharistie, est une confirmation que nous travaillons à ses œuvres de miséricorde. »

    « En tant que prêtres, demandons deux grâces au Bon Pasteur, celle de savoir nous laisser guider par le sensus fidei de notre peuple fidèle, et aussi par son "sens du pauvre". Ces deux sens sont en lien avec son "sensus Christi", avec l’amour et la foi que notre peuple a pour Jésus », a-t-il insisté.

    Le Pape a conclu sa méditation en appelant à prier « l’"Âme du Christ", qui est une belle prière pour demander miséricorde au Seigneur venu dans la chair ; qu’il nous fasse miséricorde avec son Corps et son Âme mêmes. Demandons-lui de nous faire miséricorde ainsi qu’à son peuple ; à son Âme nous demandons : "sanctifie-nous" ; nous supplions son Corps : "sauve-nous" ; nous demandons à son sang : "enivre-nous" ; délivre-nous de toute autre soif qui ne soit pas de Toi. Demandons à l’eau de son côté : "lave-nous", nous implorons sa passion : "réconforte-nous" ; console ton peuple, Seigneur crucifié, dans tes plaies, nous t’en supplions : "cache-nous"… Ne permets pas, Seigneur, que ton peuple soit séparé de Toi. Que rien ni personne ne nous sépare de ta miséricorde, qui nous protège contre les pièges de l’ennemi malin. Ainsi, nous pourrons chanter les miséricordes du Seigneur avec tous tes saints quand Tu nous rappelleras à Toi. »

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Seconde méditation à Sainte-Marie-Majeure

    Ce jeudi midi, le Pape François a poursuivi sa série de méditations en sur la miséricorde, en se rendant à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, où il a, comme il le fait régulièrement, déposé un bouquet au pied de l’icône de la Vierge "Salus Populi Romani".

    Pour cette deuxième méditation, après l'enseignement présenté deux heures plus tôt à Saint-Jean-de-Latran, le Pape s’est appuyé cette fois sur le péché comme un « réceptacle » de la Miséricorde, en insistant sur le fait que même si ce réceptacle est souvent percé, « Dieu ne se lasse pas de pardonner, même s’il voit que sa grâce semble ne pas parvenir à s’enraciner fortement dans la terre de notre cœur, qui est un chemin dur, encombré de mauvaises herbes et pierreux. Il revient semer sa miséricorde et son pardon. »

    Les pécheurs peuvent eux-mêmes devenir des transmetteurs de la miséricorde de Dieu. « Nous voyons que, parmi ceux qui travaillent à combattre la toxicodépendance, ceux qui se sont libérés sont généralement ceux qui comprennent mieux, qui aident et savent exiger des autres. Et le meilleur confesseur est d’ordinaire celui qui se confesse le mieux. Presque tous les grands saints ont été de grands pécheurs ou, comme la petite sainte Thérèse, ils étaient conscients que ne pas l’avoir été était une pure grâce prévenante. »

    Le Pape François s’est donc arrêté sur la capacité des différents saints à vivre leur condition de pécheur en se laissant toucher par la miséricorde de Dieu, évoquant les figures des apôtres Paul, Pierre et Jean, de François d’Assise et Ignace de Loyola, mais aussi les figures plus contemporaines du curé Brochero, en Argentine, et du cardinal Van Thuan, au Vietnam. Le Pape François a même évoqué un exemple tiré de la littérature française : « Dans le "Journal d’un curé de campagne", Bernanos nous relate la vie du curé d’un village, en s’inspirant de la vie du Saint Curé d’Ars », a rappelé le Pape, citant un paragraphe dans lequel ce prêtre en fin de vie réfléchit aux joies de son sacerdoce : « Au cours des dernières semaines….que Dieu me laissera, aussi longtemps que je pourrai garder la charge d’une paroisse, j’essaierai, comme jadis, d’agir avec prudence. Mais enfin j’aurai moins souci de l’avenir, je travaillerai pour le présent. Cette sorte de travail me semble à ma mesure… Car je n’ai de réussite qu’aux petites choses, et si souvent éprouvé par l’inquiétude, je dois reconnaître que je triomphe dans les petites joies. » « Un récipient de la miséricorde, tout petit, a un lien avec les petites joies de notre vie pastorale, là où nous pouvons recevoir et exercer la miséricorde infinie du Père dans de petits gestes », a commenté le Saint-Père.

    Enfin, puisqu’il se situait à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, le Pape s’est arrêté longuement sur la figure de Marie, « le vase simple et parfait, pour recevoir et distribuer la miséricorde ». « Marie observe avec attention, elle se tourne et s’implique entièrement avec celui qui est devant elle, comme une mère toute attentive à son petit enfant qui lui raconte quelque chose » :  Marie est ainsi un modèle d’attention que toute l’Église doit imiter : « Il nous revient de ne pas nous rendre imperméables à ces regards, de garder en nous chacun d’eux, de les conserver dans le cœur, de les sauvegarder. Seule une Église capable de sauvegarder le visage des hommes qui viennent frapper à sa porte est capable de leur parler de Dieu. Si nous ne déchiffrons pas leurs souffrances, si nous ne nous rendons pas compte de leurs besoins, nous ne pourrons rien leur offrir. »

    En conclusion, le Pape et tous les prêtres présents ont entonné un Salve Regina.

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Jubilé des prêtres : Retraite spirituelle guidée par le Pape François. Première méditation à Saint-Jean-de-Latran.

    Le Pape François a délivré ce jeudi matin à la Basilique Saint-Jean-de-Latran la première de ses trois méditations, dans le cadre du Jubilé des prêtres. Il doit ensuite se déplacer pour deux autres enseignements, à midi à Sainte-Marie-Majeure, et à 16h à Saint-Paul-Hors-les-Murs.

    Le Saint-Père a consacré son premier enseignement à la miséricorde en partant de la complémentarité entre la forme « féminine » de la miséricorde, « l’amour maternel viscéral, qui s’émeut face à la fragilité de son nouveau-né et l’embrasse et suppléant à tout ce qui lui manque pour qu’il puisse vivre et grandir », et sa forme « masculine », « la ferme fidélité du Père qui soutient toujours, pardonne et remet ses enfants sur le chemin ».

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français ci-dessous.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Messe pour le Jubilé des diacres célébrée par le Pape François et Angelus

     
     
    Le Pape François a présidé ce dimanche 29 mai 2016 la Messe sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre, en présence de milliers de diacres venus à Rome pour leur Jubilé de la miséricorde. Dans son homélie, le Saint-Père a dressé le portrait du diacre : un homme de service, à l’image de Jésus, doux et disponible, qui n’est pas « esclave » de son agenda.

    Au contraire, il doit être « docile de cœur », affirme-t-il : « prêt pour le frère et ouvert à l’imprévu ». Le Pape a ainsi confié sa tristesse de voir des horaires d’ouverture affichées aux portes des églises, sans prêtre, diacre ou laïc pour assurer l'accueil. À l'inverse, « le serviteur sait ouvrir les portes de son temps et de ses espaces à celui qui est proche et aussi à celui qui frappe en dehors des horaires, au risque d’interrompre quelque chose qui lui plaît ou le repos qu’il mérite ». Autre qualité essentiel du serviteur : la douceur et l'humilité. Le Pape rappelle ainsi l'attitude du centurion romain qui « se fait petit, discret, il n'élève pas la voix, et ne veut pas déranger ».

    Le Saint-Père a également rappelé que le service est indissociable de l’apostolat, qui sont « comme deux faces d’une même médaille : celui qui annonce Jésus est appelé à servir et celui qui sert annonce Jésus ». Par le service, « unique manière d’être disciple », chacun peut ainsi vivre pleinement sa mission de baptisé : évangéliser. Mais cette mission ne peut que se faire qu'en suivant l’exemple de Jésus, qui s’est lui-même fait serviteur : « s’il veut l’annoncer, il doit l’imiter », prévient le Pape François.

    Cette célébration était le point d’orgue de trois jours au cours desquels les diacres ont partagé ensemble sur leur ministère au service de la liturgie et de la charité. Beaucoup de leurs épouses et de leurs enfants étaient également présents.

    Source : site internet du Vatican (SBL).

    Texte intégral de l'homélie (traduite en français) ci-dessous.
     
    A la fin de la célébration, et avant la prière de l’Angélus, le Pape François a invité les enfants du monde entier à s’unir aux enfants syriens qui prieront pour la paix mercredi 1er juin. Cette initiative, lancée conjointement par les patriarches catholiques et orthodoxes, rassemblera des centaines d’enfants des différentes communautés chrétiennes du pays, à l’occasion de la Journée internationale de l’enfant.

    Texte intégral de l'Angelus en italien sur le site internet du Vatican.

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  • Messe célébrée par le Pape François pour le Jubilé des jeunes à Rome

    Livret de la célébration

    Le Pape François a célébré ce matin, place Saint-Pierre, la Messe pour le Jubilé des jeunes ce dimanche 24 avril. Devant 100 000 adolescents, venus des quatre coins du monde, il a souligné dans son homélie que l’amour était la carte d’identité du chrétien, un amour concret.

    « Voulez-vous vivre l’amour que Jésus nous donne ? » demande le Saint-Père aux jeunes âgés de 13 à 16 ans présents sur la place. Car aimer, « c’est la voie pour être heureux, mais ce n’est pas facile, c’est exigeant » précise le Pape : « Aimer, en effet, veut dire donner, non pas seulement quelque chose de matériel, mais quelque chose de soi-même. » Le Saint-Père leur donne l’exemple de leurs parents, qui ont tout planifié pour ce Jubilé, « et cela leur procurait de la joie, même si peut-être ils renonçaient à un voyage pour eux-mêmes. »

    Et le Seigneur est invincible en générosité. Il est toujours avec celui qui pense ne compter pour personne, qui est mis à l’écart, empêché ainsi de bien grandir : « Comme il l’a fait avec ses jeunes disciples, il te regarde dans les yeux et t’appelle à le suivre, à prendre le large. Jésus t’attend patiemment, il attend ton « oui ».

    Aimer sans être possessif

    A ces jeunes qui grandissent, et chez qui émerge, « d’une nouvelle manière », le désir d’aimer, et d’être aimé, le Pape leur fait des recommandations.  Celle « d’aimer sans être possessif », comme l’enseigne le Seigneur. « Aimer les personnes sans les vouloir comme vôtres, mais en les laissant libres ». Une tentation qui est renforcée par la culture consumériste alors qu’il faut « prendre soin de l’autre personne, ce qui veut dire la respecter, la protéger et l’attendre. »

    Chez ces adolescents existe aussi un grand désir de liberté reconnaît le Saint-Père. Mais attention là-aussi, « il faut savoir dire des non. La liberté n’est pas pouvoir toujours faire ce qui me convient. » Car le risque, c’est de s’éloigner de ses amis. « Ce n’est pas vrai que lorsque je me sens bien tout va bien » souligne le Pape François. « Ne vous contentez pas de la médiocrité, de vivoter dans le confort et assis », explique-t-il car on est alors distrait de la vraie richesse, différente de la richesse matérielle. « Le masque des forts, comme les héros des films ou quand vous endossez des habits dernier cri » ne donnent pas plus de valeur, précise le Souverain Pontife. Et le bonheur n'est pas une application qu'on télécharge sur un téléphone portable, ajoute-t-il.

    Reprenant un point déjà évoqué lors de l’audience du 30 mars, le Pape rappelle l’importance de saisir la main de Jésus quand on tombe, cette main qui relève et qui sauve. L’important est de ne pas rester à terre, «  car Dieu t’a créé pour que tu sois debout. »

    « Entrainez-vous pour devenir des champions de la vie ! » lance-t-il aux jeunes rassemblés place Saint-Pierre. Car « ainsi, vous serez reconnus comme des disciples de Jésus. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Jubilé des jeunes adolescents à Rome - Message du Pape François

    Plus de 60.000 adolescents du monde entier seront à Rome du 23 au 25 avril pour participer à leur Jubilé (grandir dans la miséricorde du Père). Il s'agit de trois jours intenses, entre prière et confession, passage de la Porte Sainte, mais aussi de fête et de partage. Cette initiative de l'Année de la Miséricorde a été organisée par le Conseil Pontifical pour la nouvelle évangélisation.

    Samedi 23 la journée commencera par le pèlerinage vers la Porte Sainte de la Basilique vaticane. La procession partira de Castel Sant'Angelo, remontera Via della Conciliazione pour atteindre la Place St.Pierre. Plus de 150 prêtres assureront les confessions, en plusieurs langues, jusqu'à 17h30. Le parcours jubilaire s'achèvera dans la basilique, et se conclura par la profession de foi sur la tombe de Pierre. Puis les adolescents gagneront le au stade olympique pour une fête partir de 20h30, à laquelle prendront part des personnalités du spectacle, du sport et des sciences.
    Le lendemain dimanche 24, la messe sera présidée à 10h30 par le Pape Place Saint-Pierre. Après ce sommet du grand événement jubilaire, la journée se poursuivra sous les tentes de la Miséricorde, montées pour l'occasion sur sept places du centre historique (San Silvestre, Place d'Espagne, San Salvatore in Lauro, Santa Maria in Trastevere, Santa Maria in Vallicella, Chiesa Nuova, Plaza Pia et Terrasse du Pincio). Jusqu'au lundi, les jeunes pèlerins et les romains pourront voir présentés des témoignages d'œuvres de miséricorde.

    Source : VIS (Vatican Information Service).

    Message du Pape François pour le Jubilé de la Miséricorde des jeunes adolescents

    Texte intégral en français ci-dessous.

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  • 18h00 : Veillée de prière Place Saint-Pierre

    à l'occasion du Jubilé de la Divine Miséricorde



    Livret de la célébration

    Une veillée de prière pour « tous les baptisés adhérant à la spiritualité de la  Divine Miséricorde » s’est tenue ce samedi 2 avril 2016, Place Saint-Pierre, en présence du Pape François, dans le cadre du Jubilé, exactement 11 ans après un évènement encore bien présent dans tous les esprits.

    Le samedi 2 avril 2005 en effet, à la veille de la fête de la Divine Miséricorde, les regards du monde entier étaient tournés vers cette même Place Saint-Pierre, où se trouvaient des milliers de fidèles, rassemblés sous les fenêtres du Palais apostolique, submergés par l’émotion et la ferveur, tandis que saint Jean-Paul II vivait les dernières heures de son pèlerinage terrestre. Le Pape Polonais avait d’ailleurs lui-même institué la fête liturgique de la Divine Miséricorde, après la canonisation, en l’an 2000, de Sœur Faustine.

    Au terme d’une veillée ponctuée de lectures, de méditations et de chants, le Pape François a livré une méditation  centrée sur les nombreux visages de la miséricorde : « il est impossible de tous les décrire, parce que la miséricorde de Dieu est en croissance continuelle. Dieu ne se fatigue jamais de l’exprimer et nous ne devrions jamais nous habituer à la recevoir, à la rechercher et à la désirer. C’est quelque chose de toujours nouveau qui provoque étonnement et surprise en voyant la grande imagination créatrice de Dieu quand il vient à notre rencontre avec son amour ».

    La miséricorde de Dieu, manifestée par la proximité, la tendresse, compassion et partage, consolation et pardon, « ne peut nous laisser tranquilles » a encore assuré le Pape. « Nous avons écouté l’Évangile. Thomas ne croyait pas, et a trouvé la Foi en touchant les mains dans les plaies de Jésus. Une foi qui n’est pas capable de toucher les plaies du Christ n’est pas la Foi ! Une Foi qui n’est pas capable d’être miséricordieuse, n’est pas la Foi ! C’est une idée, une idéologie ! Notre Foi est incarnée ! Dieu s’est fait chair pour nous, a souffert pour nous! Et si nous voulons vraiment y croire, nous devons nous approcher des plaies du Seigneur, les caresser, baisser la tête, et laisser les autres caresser nos plaies », n’a pas hésité à affirmer avec force le Souverain Pontife, revenant sur l’Évangile proclamé quelques instants auparavant (Jn 20, 19-31).

    Au terme de son intervention, le Pape, évoquant une rencontre récente au Vatican, a souhaité faire part aux fidèles d’une « idée ». « Comme il serait beau, comme souvenir de cette Année jubilaire, a-t-il déclaré, que chaque diocèse dispose d’un "lieu de miséricorde", un orphelinat, un hôpital, une maison de retraite, un centre pour les personnes droguées, etc. Tant de choses peuvent être faites ! Que chaque diocèse pense au souvenir qu’elle peut laisser de cette année. Pensons-y et parlons-en avec nos évêques », a-t-il conclu sous les applaudissements.

    Parmi les intentions de prières exprimées au cours de cette veillée : les chrétiens persécutés, les chrétiens prisonniers d’une mentalité mondaine, les chrétiens qui ne savent pas aimer, les personnes exploitées, les réfugiés, ou encore les exilés.

    Source : Radio Vatican (CV-MA).

    Texte intégral de la méditation du Pape François ci-dessous.

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  • Chaire de Saint-Pierre : Sainte Messe célébrée par le Pape François

    Jubilé de la Curie romaine
     
     

    Ce matin, en la solennité de la Chaire de Pierre, le Pape a présidé une messe à la Basilique vaticane pour le Jubilé de la Curie Romaine, du Gouvernorat et des institutions dépendantes du Saint-Siège. Tous les participants à la messe, y compris le Pape, ont processionné de la Salle Paul VI à la Basilique, en passant par la Porte Sainte.

    "En ce moment, le Seigneur Jésus répète à chacun de nous sa question : Et vous, qui dites-vous que je suis ?", a dit le Pape à l'homélie. "Une question claire et directe, face à laquelle il n'est pas possible de fuir ou de rester neutre, ni d'en remettre la réponse ou la déléguer à quelqu'un d'autre. Mais, elle ne se veut nullement inquisitoire, au contraire, elle est pleine d'amour ! L'amour de notre unique Maître qui nous appelle aujourd'hui à renouveler notre foi en lui, en le reconnaissant comme Fils de Dieu et Seigneur de notre vie. Le premier appelé à renouveler sa profession de foi est le successeur de Pierre qui porte avec lui la responsabilité de confirmer ses frères... Laissons la grâce modeler de nouveau notre cœur pour croire, et ouvrir notre bouche pour accomplir notre profession de foi et obtenir le salut. Faisons donc nôtres les paroles de Pierre : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Notre pensée et notre regard sont fixés sur Jésus Christ, début et fin de toute action de l’Église. Il est la pierre de fondation et personne ne peut en poser d'autre. Il est la pierre sur laquelle nous devons construire. Saint Augustin le rappelait de façon expressive quand il écrivait que l’Église, bien qu'agitée et secouée par les vicissitudes de l'histoire, ne s'écroule pas parce qu'elle est fondée sur la pierre, d'où Pierre tire son nom. Ce n'est pas la pierre qui tire son nom de Pierre mais c'est Pierre qui le tire de la pierre. De même que ce n'est pas le nom de Christ qui dérive du nom chrétien, mais le nom chrétien qui dérive de Christ. La pierre est le Christ sur le fondement de laquelle Pierre aussi a été édifié".

    Puis le Saint-Père a souligné que, "par cette profession de foi, dérive pour chacun de nous le devoir de correspondre à l'appel de Dieu. Il est demandé aux pasteurs surtout d'avoir comme modèle Dieu lui-même qui prend soin de son troupeau... Cela nous fait du bien à nous aussi, appelés à être pasteurs dans l’Église, de laisser le visage de Dieu Bon Pasteur nous illuminer, nous purifier, nous transformer et nous restituer pleinement renouvelés pour notre mission. Que dans nos milieux de travail également, nous puissions sentir, cultiver et pratiquer un fort sens pastoral, surtout envers les personnes que nous rencontrons tous les jours. Que personne ne se sente négligé ou maltraité, mais que chacun puisse expérimenter avant tout ici l'attention tendre du Bon Pasteur... Nous sommes appelés à être les collaborateurs de Dieu dans un projet aussi important et unique que celui de témoigner par notre existence la force de la grâce qui transforme et le pouvoir de l'Esprit qui renouvelle. Laissons le Seigneur nous libérer de toute tentation qui éloigne de l'essentiel de notre mission, et redécouvrons la beauté de professer la foi dans le Seigneur Jésus. La fidélité au ministère se conjugue bien avec la miséricorde dont nous voulons faire l'expérience. D'ailleurs, dans l’Écriture Sainte, fidélité et miséricorde sont un binôme inséparable. Où se trouve l'une, se trouve aussi l'autre, et c'est justement dans leur réciprocité et complémentarité que l'on peut voir la présence même du Bon Pasteur. La fidélité qui nous est demandée est d'agir selon le Cœur du Christ. Comme nous l'avons entendu des paroles de l'apôtre Pierre, nous devons paître le troupeau avec une âme généreuse et devenir un modèle pour tous. De cette façon, quand se manifestera le Chef des pasteurs, nous pourrons recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 22.2.16).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.
  • Audience générale de ce mercredi 10 février 2016

    Ce matin, au cours de l'audience générale, Place Saint-Pierre, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au sens biblique du Jubilé. Il a expliqué que tous les cinquante ans, au jour de l'expiation, avait lieu un grand évènement de libération. Cela consistait en une sorte de rémission générale qui effaçait les dettes et permettait aux propriétaires débiteurs de récupérer leurs terres. L'idée centrale est que la terre appartient à Dieu et a été confiée aux hommes qui sont ses administrateurs. Le Jubilé biblique était un vrai Jubilé de la miséricorde qui avait pour fonction d'aider le peuple à vivre une fraternité concrète en cherchant, par une aide réciproque, le bien du frère nécessiteux. Il a ajouté que d'autres institutions, comme le versement de la dîme et les prémices, ou l'interdiction de prêter avec des intérêts disproportionnés, étaient aussi destinées à aider les pauvres, les orphelins et les veuves.
    Le message du Jubilé biblique nous invite à construire une terre et une société basée sur la solidarité, le partage et la juste répartition des ressources. Le Saint-Père a souligné que si le Jubilé n'arrive pas à nos poches, ce n'est pas un vrai Jubilé, et cela “est dans la Bible, ce n'est pas le Pape qui l'invente”, a-t-il poursuivi. “Nous sommes tous des hôtes du Seigneur, en attente de la patrie céleste, appelés à rendre habitable et humain le monde qui nous accueille. Et combien de prémices, le plus fortuné pourrait-il donner à celui qui est en difficulté ! Les prémices, ne sont pas seulement des fruits des champs, mais de tout autre produit du travail, des salaires, des économies, de tant de choses que l'on possède et que l'on gaspille souvent. Cela arrive aussi aujourd'hui. En pensant à cela, l'Ecriture Sainte exhorte avec insistance à répondre généreusement aux demandes de prêts, sans faire de calculs mesquins et sans prétendre à des intérêts impossibles... Cet enseignement est toujours actuel. A combien de situations d'usure sommes-nous contraints d'assister - s'est exclamé le Pape - et combien de souffrance et d'angoisse apportent-elles aux familles ! Et souvent, par désespoir, combien d'hommes finissent par se suicider parce qu'ils n'en peuvent plus, il n'ont plus d'espérance, ils n'ont pas de main ferme qui les aide, seulement la main qui leur demande de payer les intérêts ! L'usure est un péché grave qui crie devant Dieu. Cependant le Seigneur a promis sa bénédiction à celui qui ouvre sa main pour donner largement. Il te donnera le double, peut-être pas en argent, mais en autre chose, mais le Seigneur te donnera toujours le double”.
    Avant de conclure, le Pape a rappelé que “si nous voulons la miséricorde, commençons par faire, nous, la miséricorde entre citoyens, dans les familles, les peuples et les continents. Contribuer à réaliser une terre sans pauvres, signifie construire une société sans discrimination, basée sur la solidarité qui conduit à partager ce que l'on possède, dans une distribution des ressources fondée sur la fraternité et la justice”.
    Au terme de sa catéchèse hebdomadaire, le Pape a rappelé que demain, mémoire liturgique de Notre Dame de Lourdes, est aussi la XXIVe Journée mondiale du malade. Ayant consacré son message 2016 à la tendresse de Dieu et à l'immense bonté de Jésus miséricordieux qui se réfléchissent dans la sollicitude de Marie à Cana, il a invité à prier pour les malades et à les entourer d'amour, à être attentifs à leurs besoins les plus imperceptibles.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 10.2.16).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, le Jubilé était une institution importante d’Israël, un événement de libération, où la miséricorde du Seigneur était invoquée sur le peuple. Il s’agissait, tous les 50 ans, d’une sorte de rémission générale des dettes, une restitution des terres qui aidait à combattre l’inégalité, en permettant aux pauvres de retrouver le nécessaire pour vivre. La terre appartient à Dieu, les hommes ne peuvent s’en attribuer une possession exclusive. Le Jubilé aidait le peuple à vivre une fraternité concrète. D’autres institutions permettaient d’expérimenter la miséricorde de Dieu : la « dîme » prévoyait que la dixième partie des revenus soit versée au pauvres, aux veuves et aux orphelins ; les « prémices », première partie des récoltes, étaient réservées aux prêtres et aux étrangers. Combien de situations d’usure, de nos jours, causent de la souffrance et de l’angoisse aux familles. Or, le Seigneur a promis sa bénédiction à celui qui donne avec largesse. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de Suisse et de France.
    Nous entrons aujourd’hui en Carême. Je vous invite à prier les uns pour les autres en ce temps de conversion afin que nous puissions ensemble expérimenter la miséricorde du Seigneur et la transmettre aux plus pauvres d’entre nous.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français à venir sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Place Saint-Pierre : Jubilé des Groupes de Prière de Padre Pio

    C’est l’icône du catholicisme italien : Padre Pio, le capucin stigmatisé mort en 1968 et canonisé par Jean-Paul II en 2002. Depuis vendredi soir, et pour la première fois, sa dépouille est exposée dans la basilique Saint-Pierre. Escorté par des milliers de fidèles et de policiers, le caisson transparent contenant son corps a été porté en procession hier soir le long de l’avenue de la Conciliazione, en même temps que les reliques d’un capucin croate Saint Léopold Mandic. En cette Année de la Miséricorde, le Pape François a tenu à mettre en avant ces deux confesseurs inlassables. Et ce samedi matin, 6 février 2016, c’est un hommage appuyé qu’il a rendu au Saint Pio de Pietrelcina.

    Comme de son vivant, le Padre Pio continue à attirer les foules et à susciter la ferveur. Ce samedi matin, ils étaient des milliers sur la place Saint Pierre, membres des groupes de prière dédiés au moine italien, employés de l’hôpital qu’il a fondé il y a 60 ans, fidèles de la région. Et le Saint-Père, qui tient en grand respect la dévotion populaire, a rendu un hommage appuyé à ce saint stigmatisé, « un serviteur de la miséricorde qui, a-t-il dit, a exercé l’apostolat de l’écoute parfois jusqu’à l’épuisement ». « À travers le ministère de la confession, Padre Pio est devenu la caresse vivante du Père qui guérit les blessures du péché et rassure les cœurs. Il a vécu le grand mystère de la douleur et sa petit goutte est devenue un grand fleuve de miséricorde qui a irrigué les cœurs déserts et créé des oasis de vie dans de nombreux endroits du monde. »

    Citant le capucin italien, le Pape François a souligné que « la prière est notre meilleure arme, la clef qui ouvre le Cœur de Dieu. C’est sur la prière que repose la force de l’Église, pas sur l’argent ni sur le pouvoir ». Mais, a-t-il averti, « la prière n’est ni une aspirine ni un commerce, pour obtenir une grâce ; c’est une œuvre de miséricorde spirituelle, une mission qui vise à tout remettre entre les mains de Dieu : l’Église, les personnes, les situations pour qu’Il en prenne soin. Et dans ce sens, elle peut faire des miracles. »

    Et, puisque le Saint Pio a voulu aussi poser un œuvre de miséricorde corporelle en fondant un hôpital, le Souverain Pontife en a profité pour plaider en faveur d’un surplus d’humanité dont le monde a tant besoin, invitant les fidèles à prendre soin des malades et pas seulement des maladies. « Les malades ont besoin de gestes, de paroles, de caresses pour supporter leur maladie ou pour aller vers le Seigneur. Les mourants, eux aussi, même quand ils paraissent inconscients, participent à la prière qui les entoure et s’en remettent à la miséricorde de Dieu. » Lorsqu'il était archevêque de Buenos Aires, le futur Pontife avait favorisé le développement des groupes de prière dédiés à Padre Pio. C’est en présence des reliques des Saints capucins Pio et Léopold Mandic que le Pape François enverra en mission un millier de Missionnaires de la miséricorde chargés de prêcher et de confesser dans le monde entier. La célébration se déroulera le 10 février, mercredi des Cendres.

    À l’occasion du Jubilé des groupes liés au Padre Pio, les Frères mineurs capucins ont offert un centre d’accueil qui pourra loger cinq familles de migrants sans abri. Cette structure sera ouverte à San Giovanni Rotondo. Les capucins ont voulu ainsi remercier le Saint-Père d’avoir choisi le Padre Pio comme modèle de miséricorde. Vendredi matin, le ministre provincial des capucins a symboliquement remis au Pape François les clefs de l’immeuble, une propriété des frères qui sera restructurée pour accueillir des familles. Les confrères du Saint stigmatisé s’occupent de plusieurs initiatives caritatives : entre autres une mission au Tchad ; une soupe populaire dans les Pouilles qui sert tous les jours 200 repas chauds ; un réseau de réhabilitation pour les enfants et un centre de soins qui a accueilli entre autres des blessés de guerre de Libye et d’Ukraine.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral du discours en italien sur le site internet du Vatican.

  • Conclusion du Jubilé de la vie consacrée

    L'Année de la vie consacrée, convoquée par le Pape François fin 2014 se terminera demain par une messe solennelle célébrée en la Basilique vaticane. Au fil de cette année jubilaire se sont déroulés des événements, séminaires, chaînes de prière dans les monastères du monde, ainsi qu'une rencontre entre consacrés de différentes confessions chrétiennes, une initiative qui mérite d'être poursuivie selon le Saint-Père. Ce matin, celui-ci a reçu, Salle Paul VI, les participants au Jubilé. Saluant les consacrés et consacrées, le Saint-Père a improvisé. Voici toutefois un résumé du discours préparé pour l'occasion.

    Rappelant que chaque fidèle consacré a répondu un jour à l'appel de Jésus, il reconnaît que ce fut souvent "une adhésion pleine d'enthousiasme et de joie, ce fut parfois plus difficile, voire incertain. Nous l'avons quand même tous suivi, avec générosité, nous laissant guider sur des voies que nous n'aurions même pas imaginées", apprenant du Christ "la relation avec le Père, recevant son Esprit, apprenant à aimer les pauvres et les pécheurs, de même que le service, l'accueil, le pardon et la charité fraternelle. Notre vie consacrée a du sens parce que rester avec lui et aller sur les routes du monde en l'apportant, en nous conformant à lui, nous fait être Église, don pour l'humanité... L'Année se conclut, mais votre engagement à rester fidèles à l'appel reçu et à croître dans l'amour, dans le don, dans la créativité, demeure. C'est pourquoi, je voudrais vous laisser trois mots. Le premier est prophétie. C'est votre spécificité". Le monde et l’Église attendent de vous que vous "proclamiez, par votre vie, avant même les paroles, la réalité de Dieu : dire Dieu. Si parfois, il est rejeté ou mis à l'écart et ignoré, nous devons nous demander si nous avons été assez transparents à son visage, et si nous n'avons pas plutôt montré le nôtre. Le visage de Dieu est celui d'un Père de tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour".

    Le deuxième mot mis en avant par le Pape est proximité. "Dieu, en Jésus, s'est fait proche de chaque homme et femme : Il a partagé la joie des époux à Cana de Galilée et l'angoisse de la veuve de Naïm. Il est entré dans la maison de Jaïre touchée par la mort et dans la maison de Béthanie parfumé de nard. Il s'est chargé des maladies et des souffrances, jusqu'à donner sa vie en rachat de tous. Suivre le Christ signifie aller là où il est allé, prendre sur soi, comme le bon Samaritain, le blessé que nous trouvons le long de la route, aller à la recherche de la brebis perdue. Être, comme Jésus, proche des gens, partager leurs joies et leurs douleurs, montrer par notre amour, le visage paternel de Dieu et la caresse maternelle de l’Église. Que jamais personne ne vous sente éloignés, détachés, fermés et donc stériles. Chacun de vous est appelé à servir ses frères, suivant son charisme propre : qui par la prière, qui par la catéchèse, qui par l'enseignement, qui en prenant soin des malades ou des pauvres, qui en annonçant l’Évangile, qui en accomplissant les différentes œuvres de miséricorde. L'important est de ne pas vivre pour soi-même, comme Jésus n'a pas vécu pour lui-même, mais pour le Père et pour nous".

    Enfin, il y a l'espérance. "En témoignant de Dieu et de son amour miséricordieux, les consacrés et consacrées peuvent fonder leur espérance en notre humanité "marquée par différents motifs d'anxiété et de peur et tentée parfois par le découragement. Vous pouvez faire sentir la force rénovatrice des béatitudes, de l'honnêteté, de la compassion, la valeur de la bonté, de la vie simple, essentielle, pleine de sens. Et vous pouvez aussi nourrir votre espérance dans l’Église", a ajouté le Saint-Père qui a ensuite évoqué la rencontre œcuménique entre consacrés de différentes confessions chrétiennes pour que "le témoignage charismatique et prophétique de la vie des consacrés, dans la variété de ses formes, puisse aider à se reconnaître tous plus unis et favoriser la pleine communion... ne vous laissez pas conditionner, dans votre apostolat quotidien, par l'âge ou le nombre. Ce qui compte le plus est la capacité de répéter le oui initial à l'appel de Jésus qui continue de se faire entendre, de façon toujours nouvelle, à chaque saison de la vie. Son appel et notre réponse maintiennent vivante notre espérance. Prophétie, proximité, espérance. En vivant ainsi, vous aurez la joie dans le cœur, signe distinctif de ceux qui se mettent à la suite de Jésus et, à plus forte raison, des consacrés".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 1.2.16).

    Texte intégral original en italien du discours improvisé (et du discours préparé) en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Message du Pape François pour le Jubilé de la Miséricorde des jeunes adolescents

    Aujourd'hui a été rendu public le message du Pape (du 6 janvier) pour le jubilé des adolescents (Rome 23 - 25 avril), intitulé "Grandir en étant miséricordieux comme le Père". L’Année Sainte de la Miséricorde, écrit-il, "vous concerne vous aussi, chers jeunes garçons et filles. Je m’adresse à vous pour vous inviter à y prendre part, à en devenir les acteurs, vous découvrant enfants de Dieu. Je voudrais vous appeler un par un, je voudrais vous appeler par votre nom, comme fait Jésus chaque jour, parce que vous savez bien que vos noms sont inscrits dans les cieux, sont connus du Père qui est le Cœur Miséricordieux d’où naît toute réconciliation et toute douceur. Le Jubilé est une année entière où chaque moment est dit saint afin que notre existence devienne entièrement sainte. C’est une occasion où nous redécouvrons que vivre en frères est une grande fête, la plus belle que nous puissions rêver, la fête sans fin que Jésus nous a enseigné à chanter dans son Esprit. Le Jubilé est la fête à laquelle Jésus invite vraiment chacun, sans distinctions et sans exclure personne. Pour cela j’ai désiré vivre aussi avec vous des journées de prière et de fête. Je vous attends nombreux, donc, au mois d’avril".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 14.1.16).

    Texte intégral en français ci-dessous.

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  • Audience générale de ce mercredi 16 décembre 2015

    Le Pape François a ouvert ses réflexions de l'audience générale de ce matin, tenue Place Saint-Pierre, en rappelant l'ouverture dimanche dernier de la Porte Sainte de Saint-Jean de Latran et de toutes les autres cathédrales du monde. Ainsi l'Année sainte extraordinaire de la Miséricorde peut-elle être vécue dans tous les diocèses, même si Rome reste le signe visible de la communion universelle, et "devenir une expérience pour tous les fidèles, un geste de communion ecclésiale universelle et un signe de l'amour miséricordieux du Père". Toutefois, a-t-il noté "la miséricorde et le pardon ne doivent pas rester simplement de beaux mots, mais être mis en pratique dans la vie quotidienne. Aimer et pardonner sont le signe visible et concret de ce que la foi a transformé nos cœurs, ce qui nous permet d'exprimer la vie même de Dieu, d'aimer et de pardonner comme Dieu nous aime et nous pardonne. Ceci est un programme de vie qui ne peut connaître interruptions ou exceptions, un programme qui nous encourage à aller toujours plus loin, avec la certitude d'être soutenus par la présence paternelle de Dieu". Puis le Saint-Père a expliqué que "ce grand signe de vie chrétienne se décline en beaucoup d'autres, caractéristiques du Jubilé... Le salut ne s'achète pas. Dieu est libre de demander et d'accorder à tous les fidèles... C'est pourquoi...on n'a pas à payer le passage de la Porte Sainte... La Porte Sainte est gratuite, comme Jésus qui est gratuit. Passer la Porte Sainte est le signe de notre confiance dans le Seigneur Jésus, qui n'est pas venu pour juger, mais pour sauver. C'est le signe d'une vraie conversion. Lorsque nous traversons cette porte, il est bon de se rappeler que nous devons également garder la porte de nos cœurs ouverts. Quel effet aurait l'Année Sainte si la porte de notre cœur restait barrée au Christ...qui nous pousse à aller vers les autres et leur apporter son amour. Comme la Porte Sainte qui reste ouverte, car elle est le signe de l'acceptation que Dieu nous accorde, notre porte personnelle doit toujours rester ouverte pour n'exclure personne". Le Pape a également rappelé que la confession est un autre signe important du Jubilé. "Pour recevoir le sacrement par lequel nous sommes réconciliés avec Dieu, il est nécessaire d'avoir une expérience directe de sa miséricorde... Mais comment pourrions-nous demander à Dieu de nous pardonner si nous ne sommes pas en mesure de pardonner ? Bien sûr, le pardon n'est pas chose facile, d'autant qu'il ne peut venir de nos propres forces. Si nous nous disposons à recevoir la miséricorde de Dieu nous serons en mesure de pardonner". Enfin, avant de conclure, il a encouragé tout le monde à vivre le Jubilé de la Miséricorde en commençant par ces signes qui contiennent la grande force de l'amour divin.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 16.12.15).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, dimanche dernier une Porte Sainte a été ouverte dans la cathédrale de chaque diocèse, afin que le Jubilé de la Miséricorde puisse être vécu par le plus grand nombre, et que l’Église soit, dans le monde, signe visible de l’amour et de la miséricorde du Père. La miséricorde et le pardon ne doivent pas rester de vaines paroles mais se réaliser dans la vie quotidienne. Nous devons aimer et pardonner comme Dieu aime et pardonne, ouvrir tout grand les portes de notre cœur au Christ qui nous pousse à le porter aux autres. La confession des péchés est un autre signe important du Jubilé, car, dans le sacrement par lequel nous sommes réconciliés avec le Père, chacun fait l’expérience directe de sa miséricorde. C’est seulement en recevant le pardon de Dieu que nous devenons capables de pardonner aux autres. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de Nouvelle Calédonie. Alors que Noël se fait proche, je vous confie à l’intercession de la Mère de Jésus et je vous invite, en recevant le sacrement de réconciliation, à préparer votre cœur pour recevoir le Seigneur dans votre vie.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 9 décembre 2015

    Le Pape François a consacré la première audience générale de l'Année sainte à s'interroger sur le pourquoi du Jubilé de la Miséricorde. L’Église a besoin de ce moment extraordinaire, a-t-il expliqué. "A notre époque de profonds changements, l’Église est appelée à offrir sa contribution particulière en rendant visibles les signes de la présence et de la proximité de Dieu. Le Jubilé est un temps favorable pour nous tous, parce qu'en contemplant la divine Miséricorde qui dépasse toute limite humaine et resplendit sur l'obscurité du péché, nous pouvons devenir des témoins plus convaincus et efficaces... Célébrer un Jubilé de la Miséricorde signifie mettre de nouveau au centre de notre vie personnelle et de nos communautés la spécificité de la foi chrétienne... Cette Année sainte nous est offerte pour expérimenter dans notre vie le toucher doux et suave du pardon de Dieu, sa présence à nos côtés et sa proximité surtout dans les moments où l'on en a le plus besoin... En somme, ce Jubilé est un moment privilégié pour que l’Église apprenne à choisir uniquement ce qui plaît le plus à Dieu... Pardonner à ses enfants, avoir de la compassion pour eux, afin qu'eux aussi puissent, à leur tour, pardonner à leurs frères, en brillant comme des flambeaux de la miséricorde de Dieu dans le monde... le Jubilé sera un temps favorable pour l’Église, si nous apprenons à choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sans céder à la tentation de penser qu'il existe autre chose de plus important ou prioritaire. Rien n'est plus important que de choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sa miséricorde !".

    Puis il a aussi souligné la nécessité d'œuvrer pour le renouvellement des institutions et des structures de l’Église, “qui doit nous conduire à faire l'expérience vivante et vivifiante de la miséricorde de Dieu, qui seule peut garantir à l’Église d'être cette ville située sur une montagne et qui ne peut rester cachée. Si nous devions, même un seul instant, oublier que la miséricorde est ce qui plaît le plus à Dieu, chacun de nos efforts serait vain, parce que nous deviendrions esclaves de nos institutions et de nos structures, toutes renouvelées qu'elles soient". L'objectif que l’Église se pose en cette Année sainte est d' "éprouver fortement en nous la joie d'avoir été retrouvés par Jésus, qui comme Bon Pasteur est venu nous chercher parce que nous nous étions perdus... Nous renforcerons ainsi en nous la certitude que la miséricorde peut contribuer réellement à l'édification d'un monde plus humain. A notre époque, en particulier, où le pardon est un hôte rare dans les milieux de la vie humaine, le rappel à la miséricorde se fait partout plus pressant : dans la société, dans les institutions, dans le travail et aussi dans la famille". Avant de conclure, il a ajouté qu'il existe bien d'autres besoins urgents avant la miséricorde, mais "les motifs d'amour propre qui rendent la miséricorde étrangère dans le monde, sont si nombreux que souvent nous ne sommes plus en mesure de les reconnaître comme limites et comme péché. Voilà pourquoi, il est nécessaire de reconnaître que nous sommes pécheurs, pour renforcer en nous la certitude de la miséricorde divine".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 9.12.15).

    Résumé :

    « Frères et sœurs, après avoir ouvert la Porte Sainte du Jubilé de la Miséricorde, je voudrais répondre à la question : pourquoi un jubilé de la Miséricorde ? Célébrer ce Jubilé c’est mettre au centre de notre vie personnelle et de nos communautés le contenu spécifique de la foi chrétienne. L’Année Sainte nous est offerte pour faire l’expérience dans notre vie du pardon de Dieu, de sa présence à nos côtés et de sa proximité quand nous en avons le plus besoin. C’est un moment privilégié où l’Eglise apprend à choisir ce qui plaît le plus à Dieu : pardonner à ses enfants, leur faire miséricorde pour qu’ils puissent à leur tour pardonner à leurs frères. Rien n’est plus important que de choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sa miséricorde. Cela est urgent partout, dans la société, dans les institutions, dans le travail et aussi dans la famille. A la racine de l’oubli de la miséricorde, il y a toujours l’amour propre, la recherche exclusive de son propre intérêt, des honneurs, des richesses, souvent travestie en hypocrisie et en mondanité. Aussi est-il nécessaire de se reconnaître pécheurs pour renforcer en nous la certitude de la miséricorde divine. »

    « Je suis heureux d’accueillir les personnes de langue française, en particulier les pèlerins du diocèse de Rennes, accompagnés de leur Archevêque, Mgr D’Ornellas, ainsi que ceux venant de France, de Suisse, du Liban et du Gabon. Je souhaite qu’en cette Année Sainte, chacun de vous fasse l’expérience de la miséricorde de Dieu pour en être des témoins convaincus et efficaces. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.