Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

pma

  • Projet de loi de bioéthique : une société progressiste sera celle qui « cherchera à s’enrichir de chacun »

    bioethique,pma,gpa,eugenisme,img,avortement,tribune

    Au-delà de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, dans une tribune collective, diverses personnalités au rang desquelles Frédérique Bedos, Pierre Deniziot ou Philippe Pozzo di Borgo, s’inquiètent des mesures contenues dans le projet de loi de bioéthique. Parmi ces mesures : l’élargissement du diagnostic prénatal, la suppression de l’obligation faite au médecin de proposer un délai de réflexion aux parents qui, apprenant « un diagnostic d’affection grave », envisagent une interruption médicale de grossesse (IMG), l’exonération des « mineures d’informer les parents d’une interruption médicale de grossesse » « et la femme enceinte, d’informer le père de cette intervention ». La PMA elle aussi « interroge » les signataires de la tribune. Selon eux, « ce mode de procréation étendu induit une forme de « fabrication » de l’enfant, et un état d’esprit où l’on attend une certaine conformité ».

    Ainsi, « le vote de cette loi semble (…) amplifier la recherche du bébé sain à tout prix, voire l’érection d’un droit à l’enfant sain, ce qui signifie concrètement l’élimination croissante des embryons et des fœtus présentant des risques d’affection grave ». « La banalisation de la suppression de ces enfants ne peut qu’inquiéter, dans une société qui a souvent du mal à tolérer la différence et la fragilité », affirment les signataires. Ils s’interrogent : « Ce que l’on peut légitimement nommer « eugénisme » – même s’il n’est pas d’Etat – aura, on peut en être sûr, des conséquences sur le moyen et long terme pour les personnes handicapées et leurs familles : ne reprochera-t-on pas à ceux qui n’ont pas effectué de tri, pas réalisé d’IMG, pas effectué de tests, de porter l’entière responsabilité du handicap et, par-là, de peser sur la société ? »

    A contre-courant de cette logique, ils témoignent de la richesse apportée par les personnes handicapées : « Nous constatons que les personnes handicapées, dans les familles qui les accueillent, dans les entreprises qui les intègrent, dans les écoles qui favorisent leur progression, apportent souvent un plus, en termes de lien social, de créativité, d’adaptation du groupe, et même parfois, osons le dire, de joie ». Ces réflexions les conduisent à une autre vision du progressisme : « Nous ne croyons pas qu’une société progressiste est une société qui aura éliminé la différence, l’écart par rapport à la norme, la fragilité. Au contraire : ce sera celle qui, tout en soignant autant que possible, saura partir des talents de chaque personne pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, et cherchera à s’enrichir de chacun ». Et d’interpeller les députés : « Messieurs et mesdames les député(e)s, nous comptons sur vous pour refuser l’amplification d’un eugénisme déjà à l’œuvre, et défendre les valeurs de fraternité et de respect de toute personne. Sinon, la belle utopie de l’inclusion risque bien de devenir une coquille vide, un mot d’ordre vain ».

    Sources : Gènéthique - Le Monde (14/10/2019) – Bioéthique : « La banalisation de la suppression des enfants porteurs d’un handicap ne peut qu’inquiéter »
  • Manifestation du 6 octobre 2019 à Paris : Marchons enfants !

    Manif le 6 octobre

    PARCOURS DE LA MANIFESTATION 

    «MARCHONS ENFANTS ! »

    du dimanche 6 octobre à Paris

    Le lieu de départ de notre mobilisation est fixé place Edmond Rostand (Sénat) à 13h. Le cortège empruntera la rue de Vaugirard, le Boulevard Raspail, puis le Boulevard Montparnasse, avant d'arriver place du 18 juin 1940, au pied de la tour Montparnasse.

    Manifester, c'est utile, nécessaire et efficace :

    la preuve en 2 minutes !

    ⏱️ DERNIÈRE MINUTE ⏱️

     La GPA introduite la nuit dernière

    dans le projet de loi bioéthique

    Contrairement à ce qu'affirmait le gouvernement, la gestation pour autrui (GPA) est d'ores et déjà bien présente dans les débats parlementaires sur le projet de loi bioéthique. Rien d'étonnant puisque la GPA est le corollaire de la PMA sans père.

    Empêcher la légalisation de la GPA suppose d'empêcher, 

    maintenant, la légalisation de la PMA sans père :

    tous dans la rue dimanche 6 octobre !

    La Manif Pour Tous

  • L’Académie de médecine s'oppose à la "PMA pour toutes"

    pma_2.jpg

    Dans un avis officiel rendu samedi 21 septembre dernier, l’Académie nationale de médecine a déclaré que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure » et n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement ».

    L’Académie « reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation », mais juge qu’« il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ».

    Démentant les études qui fondent « l’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant », elle explique que les données ne sont « pas très convaincantes », « au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles ». Bien que « de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales », poursuit-elle, « la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ».

    Si son rôle n’est pas de « donner un avis » sur une « mesure sociétale », ce qu’elle reconnaît, l’Académie « estime de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ». La présidente de La Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a déclaré que « cet avis retentissant change évidemment radicalement la donne ».

    Le projet de loi de bioéthique sera débattu à partir de mardi 24 septembre à l’Assemblée nationale. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, souhaite une adoption définitive du projet de loi bioéthique « avant l'été » : « La PMA pour toutes les femmes sera ouverte immédiatement dès la loi promulguée », a-t-elle indiqué.

    Sources : Gènéthique.org - AFP (22 et 24/09/2019).

    Pour aller plus loin :

    - « PMA pour toutes »: des psychiatres dénoncent les études erronées

    - Martine Segalen : « Pour la première fois, l’État français va autoriser la fabrication d’enfants sans père »

    - Loi de bioéthique : la PMA juste avant la GPA ?

    - Audition à l'Assemblée nationale sur la PMA pour toutes : vers une filiation basée sur la seule volonté

  • PMA - Réflexion sur l'extension aux couples et aux femmes seules

    Excellente brochure des AFC sur la PMA ; ses enjeux et pistes de réflexion.
    16 pages à télécharger gratuitement, faciles à lire.

    A télécharger ICI.

  • « PMA pour toutes » : des psychiatres dénoncent les études erronées

    19_gpa_enfant_44.jpg?itok=tlkFsbdi

    Les études présentées à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de bioéthique ont « toutes été conduites avec un objectif militant : montrer que tout va bien pour les enfants accueillis par un couple de même sexe ». Le 5 septembre dernier, le Dr Pierre Lévy-Soussan, directeur du Centre de consultation médico-psychologique filiation de Paris (COFI-CMP) et ancien membre du Conseil d’orientation de l’Agence de biomédecine, a alerté la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de bioéthique, de ce constat, fait par plusieurs psychiatres de renom. L’objectif est clair : il vise à modifier la législation sur la PMA. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait estimé « pertinent » de « s’appuyer sur des recherches fiables sur l’impact de cette situation ». Or « aucune étude d’impact sur le projet n’a été conduite », s’est étonné le Dr Lévy-Soussan.

    En novembre 2018 déjà, le Dr Sarah Bydlowski, pédopsychiatre et chercheur associé au laboratoire de psychopathologie de l’université René-Descartes avait déclaré devant la mission parlementaire: « Notre réticence n’est pas théorique ». Elle a ainsi affirmé au député Jean-Louis Touraine qui se référait aux « travaux menés en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Belgique », qu’aucun de ces travaux, qu’elle connaissait « très bien », n’était fondé « sur des observations cliniques précises de l’enfant : tous sont fondés sur des autoquestionnaires ». Il s’agit bien d’une simple liste de questions posées aux parents, dont les réponses sont ensuite analysées. Une méthode « insuffisante » selon les professionnels, pour un sujet « aussi complexe que la filiation et l’équilibre psychique de l’enfant ».

    En outre, ces études « se limitent au court terme et font l’impasse sur la vie psychique de l’enfant », a remarqué le Dr Christian Flavigy, psychiatre et auteur du Débat confisqué. « Demander aux filles de Marc-Olivier Fogiel si tout va bien ne suffit pas ». « Même si c’est encore un vrai tabou, a expliqué le Dr Lévy-Soussan lors de son audition, on se rend compte que c’est plus compliqué avec la PMA, en termes de filiation. L’existence d’un tiers complexifie les représentations. Dans les PMA actuelles, on voit les difficultés qu’ont les parents à se transformer en fils et fille. Modifier les paramètres de la PMA va donc forcément retentir sur l’enfant. » Selon lui, imposer à un enfant d’avoir « deux mères » est une « violence contre le réel ».

    En 2006, le Dr Loren Marks a rapporté dans un ouvrage [1] la « surincidence, chez les enfants se trouvant dans ce contexte, de troubles dépressifs, de toxicomanie, de troubles anxieux, de troubles de la conduite, d’idées suicidaires, voire de tentatives de suicide ». Enfin, en 2012, Mark Regnerus, professeur de sociologie à l’université du Texas, a publié une étude dans Social Science Research, qui révèle que les résultats des études sur l’homoparentalité « sont tirés souvent d’échantillons de petites taille, ne permettant pas de généraliser les résultats à la population des familles gays et lesbiennes dans son ensemble. » Ayant réalisé sa propre étude, auprès de 2 998 adultes de 18 à 39 ans, celle-ci aboutissait, entre les familles homoparentales et les autres, à des « différences notables dans de nombreux résultats, dont beaucoup sont manifestement sub-optimaux (comme les études, les états dépressifs, la situation professionnelle ou la consommation de marijuana ». « L’affirmation empirique qu’il n’existe aucune différence particulière doit cesser », concluait-il.

    Le 6 octobre prochain aura lieu un grand rassemblant des opposants au projet de loi. Interrogé sur cette manifestation, Monsieur Aupetit, l’archevêque de Paris a déclaré « nous ne nous mobilisons pas seulement pour l’immédiat mais pour l’avenir ». « L’histoire montre que ce sont les résistants qui transforment le monde, la masse des moutons indifférents ou résignés ne change rien » a-t-il ajouté.


    [1] Pediatrics, vol 118, n°5, novembre 2006.

    Sources : Gènéthique.org - Famille chrétienne, Jean-Marie Dumont (18/09/2019) - « PMA pour toutes » le scandale des études biaisées.

  • Communiqué de La Manif Pour Tous

    Madame, Monsieur,

    Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, nous n'avons pas cessé d'agir pour préserver la société de demain, notamment au cours de réunions publiques, par des rencontres avec des élus, des auditions par des institutions nationales, des campagnes massives d'information : par affichage, par tractage, sur les réseaux sociaux (en 2018-2019, les tweets du mouvement ont été « retweetés » plusieurs millions de fois par les internautes), la publication d'une « Lettre ouverte », format solennel qui s'utilise en vue d'une grâce présidentielle ou sur une décision grave, dont le Président portera la responsabilité devant l'Histoire...

    Mais lui-même et ses ministres refusent tout dialogue ; ils refusent de répondre aux 83% de Français qui pensent que « l'enfant né par PMA a le droit d'avoir un père et une mère » !

    Le projet de loi bioéthique, incluant la PMA sans père et d'autres transgressions majeures, a donc été présenté en Conseil des ministres ce 24 juillet, et les débats parlementaires débuteront fin septembre à l'Assemblée nationale.

    C'est pourquoi, avec 18 autres associations, La Manif Pour Tous appelle les Français à descendre massivement dans la rue, à Paris, dimanche 6 octobre : tous ensemble, rendons visible l'immense majorité que nous sommes à refuser la PMA sans père et sa jumelle, la GPA.


    TOUS DANS LA RUE LE 6 OCTOBRE !

    manif-pour-tous-2019_2.jpg

  • Nouveau livret sur la PMA de la Fondation Jérôme Lejeune

    pma_1a.jpg

    Peut-on produire un enfant en éprouvette quand son couple est confronté à une infertilité pathologique ? Que deviennent les embryons congelés ? Comment un nouvel eugénisme est-il en train de dessiner le visage des générations naissantes à travers la sélection embryonnaire et le dépistage préimplantatoire ?

    Cet ouvrage sur la Procréation Médicalement Assistée analyse avec précision les pratiques médicales, les enjeux éthiques et les textes juridiques qui régissent la procréation artificielle.

    Télécharger le manuel PMA en PDF

    Source et téléchargement des autres manuels à destination des jeunes : Fondation Jérôme Lejeune.

  • Jean-Marie Le Méné commente le sondage publié par le journal La Croix

    pixabay_graph-163509_640_1.jpg

    Un sondage publié par le journal La Croix sur « les Français et la bioéthique » montrerait une opinion publique largement favorable à la GPA, à la « PMA pour toutes », à la légalisation de l’euthanasie ou à la modification génétique des embryons humains [1]. Jean-Marie le Méné évoque pour Gènéthique les risques d’un débat entendu.

    Gènéthique : La Croix proposait aujourd’hui un sondage sur les questions de bioéthique. Ce sondage est présenté comme le signe d’un basculement de l’opinion publique sur ces sujets, notamment sur la fin de vie, la GPA... Pensez-vous que ce soit le cas ? Pourquoi ?
    Jean-Marie Le Méné : Commencer un débat de bioéthique avec un sondage est pour le moins regrettable. Je ne crois pas qu’on fasse de vraie politique à coups de sondages, sauf peut-être pour des questions matérielles, savoir s’il faut construire un rond-point dans le village… Mais pas pour demander à la population si elle souhaite qu’on autorise la fabrication, moyennant finances, de bébés sans père. Ni pour demander à l’opinion publique si elle envisage qu’on supprime les vieux, les handicapés et les malades. Ces questions sont trop graves pour faire l’objet d’opinions. Les personnages politiques qui ont une certaine épaisseur se moquent des sondages. Robert Badinter a fait abolir la peine de mort indépendamment des sondages.

    G : Pensez-vous que, sur ces questions, les enjeux soient bien posés et que les Français aient les informations suffisantes pour prendre une position argumentée ? Si non, quel est le risque de publier ces résultats ?
    JMLM : Le problème est que nous ne faisons plus de politique mais de la gestion. Les grands principes et le bien commun ne sont plus des priorités. Il faut être pragmatique et trouver une solution, la moins mauvaise possible. C’est « L’empire du moindre mal » décrit par le philosophe Jean-Claude Michéa dans son essai sur la philosophie libérale. Peu importe la vérité, le droit arrangera les choses. L’essentiel est de ne pas faire de vagues, de rester bienveillant et ouvert à la liberté de l’autre.
    Dans ces conditions, il est utile de nourrir un débat permettant de tendre vers une position consensuelle ou au moins acceptable par tous. Peu importe les questions et les réponses. Elles n’ont aucun intérêt, mais juste pour objet d’entretenir l’illusion du « prendre soin » et du « vivre ensemble ». C’est ce qui s’est passé aux États généraux entre 2009 et 2011. C’est ce qui risque fort de se passer en 2018. Commenter les sondages est une activité « occupationnelle » pour distraire l’opinion le temps que la technoscience et le marché s’entendent entre eux sur les transgressions à venir.

    G : L’article met en cause une « sacralisation » de la liberté individuelle. Le philosophe Pierre Le Coz « ne cache pas son inquiétude » : « On arrive à une logique selon laquelle la liberté individuelle l’emporte clairement et de manière quasi automatique. Mais si c’est le cas, nous prenons le risque d’aller vers la fin de l’éthique ». Êtes-vous d’accord avec ce constat ?
    JMLM : Je regrette que quelqu’un comme Pierre Le Coz « ne cache pas son inquiétude » après avoir été vice-président du CCNE pendant des années jusqu’en 2012. Que n’a-t-il manifesté son inquiétude quand il était encore au CCNE et qu’il aurait pu déjà s’opposer à la recherche sur l’embryon, à l’eugénisme, à la loi Léonetti qui anticipait l’euthanasie, etc. ?
    Nous ne prenons pas « le risque d’aller vers la fin de l’éthique », c’est fait. La création d’un comité d’éthique étatique signe la fin de l’éthique dès lors que celle-ci est discutée et mise aux voix.

    G : Quels sont les véritables enjeux de la révision des lois de bioéthique ?
    JMLM : Il n’y en a qu’un, c’est le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine.
    Toutes les lois de bioéthique ont été des lois de transgression de cet unique principe. Elles sont faites pour cela. Je crains que celle de 2018 ne fasse pas exception.

    - Jean-Marie le Méné est l'un des fondateurs et président de la fondation Jérôme Lejeune, reconnue d'utilité publique.

    [1] La Croix, 3 janvier 2017, « Bioéthique, comment l’opinion a basculé » : 64% des Français seraient favorable à l’autorisation de la GPA, 60%  pour la « PMA pour toutes », que 89% d’entre eux pensent qu’il faut légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté et qu’ils sont à 80% favorables à la modification génétique des embryons humains pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance.

    Source : Gènéthique.org.

  • PMA : « l’éradication scientifique du père est une utilisation particulièrement perverse de la science »

    PMA,AMP,Pierre Lévy-Soussan,CCNE,conception,enfant,père

    Le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan considère l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires comme « une régression du dialogue démocratique, une régression de la place du père, voire de l’homme, une régression des droits de l’enfant et d’une conception humaniste de la médecine ».

    Il explique que « transformer un enfant ‘de la science’ en son enfant ne va pas de soi ». Les parents doivent accompagner l’enfant. Supprimer le père, ne fait que confronter davantage la mère aux « questions taraudantes de l’enfant » sur l’histoire de sa conception. « Charge à l’enfant de porter cette histoire, parfois bien lourde pour lui, dans une relation duelle, un face à face qu’aucun homme ne viendra limiter, interrompre, temporiser », se désole le médecin.

    Pierre Lévy-Soussan remarque que « l’éradication scientifique du père est une utilisation particulièrement perverse de la science ». L’enfant est souvent confronté au mal-être de ne pas pouvoir accéder à ses origines biologiques. D’après le pédopsychiatre, « imaginer qu'une levée de l'anonymat du don pourrait pallier la privation de filiation paternelle est un leurre supplémentaire : un père n'est jamais réductible à du sperme, à un donneur, à un ‘fournisseur’, mais il est une fiction, pour parler comme Joyce, nécessaire à l'enfant et auquel l'enfant ‘croit’ ».

    La liberté des femmes vient, selon lui, s’exercer aux dépens de celle des enfants, « que la société doit protéger de la toute-puissance parentale ».

    Sources : Gènéthique.org - Le Point, Pierre Lévy-Soussan : "Sacrifier scientifiquement le père est une forme ultime de violence faite aux enfants" (03/07/2017).
    Photo : Pixabay/DR

  • PMA - GPA ? C'est définitivement NON !

    « Adopter n'est pas fabriquer »
    Une vidéo à découvrir et relayer !

    Trop nombreux sont ceux qui n'ont pas encore compris les conséquences de la loi Taubira... y compris parmi les politiques ! Autour de nous, beaucoup ignorent que les couples homosexuels peuvent désormais adopter des enfants. L'Agence Européenne des Adoptés a donc réalisé, avec le soutien de La Manif Pour Tous, une vidéo pédagogique pour comprendre le détournement de l'adoption et dénoncer la PMA « sans père » et la GPA (Gestation Par Autrui) : l'essentiel en quelques minutes, illustré et commenté !

    Cette vidéo s'adresse à tous : envoyez-là à vos proches, vos amis, vos voisins... Nous sommes tous concernés. La première des actions, c'est d'informer, donc de relayer l'information !

    Interpeller les candidats aux futures échéances électorales
     

    Lorsqu'une échéance électorale est en vue, c'est le bon moment pour se faire entendre des politiques : La Manif Pour Tous invite donc tous ses sympathisants à profiter des nombreuses signatures organisées en ce moment dans les librairies pour interpeller les candidats.

    N'hésitez pas à leur dire que la famille et l'enfant sont essentiels pour vous et que votre vote dépendra de leurs positions et engagements...

    Soyez ferme, et toujours aimable bien sûr - autrement, ce serait contre-productif ;-)

    Alerte !
    Le Conseil de l'Europe vote sur la GPA !
    Contre le trafic d'enfants et l'exploitation des femmes :

    Le vote du rapport sur la GPA par la commission sociale du Conseil de l'Européen aura lieu le 15 mars à Paris. Ce texte s'annonce très favorable à la GPA, ce qui n'est pas étonnant puisque le Dr Petra De Sutter, rapporteur du texte, dirige elle-même à Bruxelles un service hospitalier qui pratique la GPA !

    C'est inacceptable.

    Si ce texte est voté, cela constituerait une très dangereuse avancée vers la reconnaissance de la GPA au niveau européen (47 pays font partie du Conseil de l'Europe !). C'est pourquoi La Manif Pour Tous vous invite à participer à la manifestation organisée par No Maternity Traffic :

    Manif le mardi 15 mars
    de 8h30 à 9h30
    devant le Conseil de l'Europe
    55 avenue Kléber, Paris 16e
    (métro Boissière)

    C'est là que les membres de la Commission voteront oui ou non au texte !

    Le danger est désormais imminent, mais nous pouvons aussi peser en signant dès maintenant la pétition No Maternity Traffic.

    Faites-la signer par vos proches, vos amis, vos voisins. Nous avons à ce jour 110 000 signataires : il en faut beaucoup plus ! Vous avez jusqu'au 8 mars, jour de sa remise au Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour nous aider à démultiplier le nombre de signatures !


    Signer la pétition
  • Gouvernement Valls 2 : La Manif Pour Tous dénonce des provocations et craint de nouvelles menaces pour les familles

    La nomination de Najat Vallaud Belkacem au Ministère de l’Éducation Nationale est une véritable provocation. La nouvelle ministre est en effet à l’origine des très controversés « ABCD de l’Égalité »...

    La nomination de Najat Vallaud Belkacem au Ministère de l’Éducation Nationale est une véritable provocation. La nouvelle ministre est en effet à l’origine des très controversés « ABCD de l’Égalité » devenu « Plan égalité » qui sous couvert d’égalité entre fille et garçon contribue en réalité à prôner l’indifférenciation des sexes et à diffuser l’idéologie du genre à l’école. A peine la rumeur arrivée sur les plateaux de télévisions, de nombreux commentateurs ont évoqué cette « provocation ». Porte-parole du Parti Socialiste, Carlos Da Silva s’est empressé de nier l’existence de la théorie du genre !

    La confirmation de Christiane Taubira au poste de Garde des Sceaux est la seconde provocation de MM. François Hollande et Manuel Valls. Car derrière la confirmation de celle qui a donné son nom à la loi  autorisant le mariage et l’adoption pour des couples de personnes de même sexe, c’est aussi l’avenir de la Circulaire du même nom qui est en jeu. La Circulaire Taubira autorisant la reconnaissance en France des enfants nés de GPA (mères porteuses) à l’étranger est en effet au cœur de la mobilisation citoyenne contre cette nouvelle forme de traite humaine. Commander et acheter un enfant sur catalogue, louer ce qu’il y a de plus intime chez une femme, son ventre, voilà la réalité de la pratique des mères porteuses cachée derrière trois lettres anonymes GPA. Gammy, bébé né trisomique et abandonné par ses parents clients au début du mois d’août a ému le monde entier. Sa mère aussi. La Manif Pour Tous ne cesse de rappeler que le drame qu’a été l’affaire Gammy n’est pas un cas isolé mais bien la triste réalité d’une pratique indigne. Un nouveau cas similaire en Grande Bretagne vient d’être révélé il y a quelques heures par The Sun. C’est pourquoi le mot d’ordre majeur des manifs pour tous du dimanche 5 octobre à Paris et Bordeaux sera la demande l’abolition universel de la Gestation Pour Autrui. « On ne peut pas d’un côté considérer à juste titre que la GPA est un crime et d’un autre organiser le contournement de son interdiction en régularisant les enfants achetés à l’étranger par des couples de français, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. C’est la raison pour laquelle la circulaire Taubira doit être retirée sans délai. Sa confirmation au sein du gouvernement en qualité de garde des sceaux est un signal très inquiétant » estime Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

    Enfin, le maintien de Laurence Rossignol en tant que Secrétaire d’État en charge de la famille est synonyme de vives inquiétudes de la part des familles. La proposition de loi APIE (Autorité Parentale et Intérêt de l’Enfant) doit arriver prochainement au Sénat en 1ère lecture. D’autres propositions de lois comme la suppression de l’adoption plénière sont d’ores et déjà dans les tuyaux avec le soutien de Mme Rossignol. Et le lobby LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transexuels) poursuit son action pour obtenir la libéralisation de la PMA (Assistance Médicale à la Procréation) pour les couples de femmes et les célibataires, privant ainsi délibérément et avant même leur naissance des enfants de leur père.

    « En réponse à l’annonce de ce gouvernement Valls 2 et aux vives et légitimes inquiétudes des familles devant les projets de l’exécutif, La Manif Pour Tous maintient plus que jamais son appel à manifester le dimanche 5 octobre contre la GPA, la PMA pour les couples de femmes, l’enseignement du genre à l’école et autres projets familiphobes du gouvernement » conclut Ludovine de La Rochère.

    Source : La Manif Pour Tous.

    A lire aussi, une réflexion semblable sur l'Observatoire de la Théorie du Genre.