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  • Méditation - « Que dire à un jeune de 20 ans »

    « Quand on a connu tout et le contraire de tout,
    quand on a beaucoup vécu et qu'on est au soir de sa vie,
    on est tenté de ne rien lui dire,
    sachant qu'à chaque génération suffit sa peine,
    sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
    font partie de la noblesse de l'existence.

    Pourtant, je ne veux pas me dérober,
    et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
    en me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :

    « Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
    et vouloir l'asséner comme une certitude,
    mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystère. »

    A mon jeune interlocuteur,
    je dirai donc que nous vivons une période difficile
    où les bases de ce qu’on appelait la Morale
    et qu’on appelle aujourd’hui l’Éthique,
    sont remises constamment en cause,
    en particulier dans les domaines du don de la vie,
    de la manipulation de la vie,
    de l'interruption de la vie.

    Dans ces domaines,
    de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
    Oui, nous vivons une période difficile
    où l’individualisme systématique,
    le profit à n’importe quel prix,
    le matérialisme,
    l’emportent sur les forces de l’esprit.

    Oui, nous vivons une période difficile
    où il est toujours question de droit et jamais de devoir
    et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
    tend à être occultée.

    Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
    il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
    Il faut savoir,
    jusqu'au dernier jour,
    jusqu'à la dernière heure,
    rouler son propre rocher.
    La vie est un combat,
    le métier d'homme est un rude métier.
    Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

    Il faut savoir
    que rien n'est sûr,
    que rien n'est facile,
    que rien n'est donné,
    que rien n'est gratuit.

    Tout se conquiert, tout se mérite.
    Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.

    Je dirai à mon jeune interlocuteur
    que pour ma très modeste part,
    je crois que la vie est un don de Dieu
    et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
    comme l'absurdité du monde,
    une signification à notre existence.

    je lui dirai
    qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
    cette générosité,
    cette noblesse,
    cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
    qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
    qui nous guident où nous sommes plongés
    au plus profond de la nuit
    et le tremblement sacré des choses invisibles.

    Je lui dirai
    que tout homme est une exception,
    qu’il a sa propre dignité
    et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

    Je lui dirai
    qu’envers et contre tous
    il faut croire à son pays et en son avenir.

    Enfin, je lui dirai
    que de toutes les vertus,
    la plus importante, parce qu'elle est motrice de toutes les autres
    et qu'elle est nécessaire à l'exercice des autres,
    de toutes les vertus,
    la plus importante me paraît être le courage, les courages,
    et surtout celui dont on ne parle pas
    et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

    Et pratiquer ce courage, ces courages,
    c’est peut-être cela

    « L’Honneur de Vivre ». »

    Hélie de Saint Marc (1922-2013), Ce que je crois, Éditions Little Big Man,
    in "Soyez insatiables, soyez fous - Discours à la jeunesse", Anthologie J'ai Lu, 2014,
    et in "A la jeunesse - De Saint-Exupéry à Steve Jobs...", Anthologie Librio / J'ai Lu, 2016.

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    Dessin de Pierre Joubert (1910-2002)

  • Le Pape institue le Dimanche de la Parole de Dieu

    Lettre apostolique en forme de Motu proprio Aperuit illis
    par laquelle est institué le Dimanche de la Parole de Dieu

    Par un Motu proprio publié ce 30 septembre, le Pape François institue le Dimanche de la Parole de Dieu, qui sera célébré chaque année le 3e dimanche du Temps Ordinaire. D’une manière plus large, ce texte intitulé “Aperuit Illis”, souligne toute la richesse et le caractère vivant du texte sacré. Il encourage les croyants à une plus grande familiarité à son égard, afin de « vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères ».

    Commentaires d'Adélaïde Patrignani à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la Lettre apostolique en français sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - Lettre d’Amour de Dieu

    « A l’attention de tout homme et de toute femme, présent en tout lieu et en tout temps,

    Depuis le Ciel,
    en ce jour et de toute éternité,

    Mon Enfant,

    Je te connaissais même avant que tu sois conçu. (Jérémie 1.4-5)
    Je t'ai choisi au moment de la création. (Ephésiens 1.11-12)
    Tu n'étais pas une erreur. (Psaume 139.15)
    Je t'ai tissé dans le ventre de ta mère. (Psaume 139.13)
    C'est moi qui t'ai fait sortir du sein de ta mère. (Psaume 71.6)
    J'ai fait de toi une créature merveilleuse. (Psaume 139.14)
    Tu as été créé à mon image. (Genèse 1.27)

    Tous tes jours sont écrits dans mon livre. (Psaume 139.16)
    Je détermine la durée des temps et les bornes de tes demeures. (Actes 17.26)
    Je regarde jusqu'au fond de ton cœur et je sais tout de toi. (Psaume 139.1)
    Je sais quand tu t'assieds et quand tu te lèves. (Psaume 139.2)
    Je te vois quand tu marches et quand tu te couches.
    Je connais parfaitement toutes tes voies. (Psaume 139.3)
    Même les cheveux de ta tête sont comptés. (Matthieu 10.29-31)

    Mon image a été déformée par ceux qui ne me connaissent pas. (Jean 8.41-44)
    Je ne me suis pas éloigné, ni fâché car je suis l'expression parfaite de l'amour. (1Jean 4.16)
    C'est mon amour de Père que je répands sur toi. (1 Jean 3.1)
    Parce que tu es mon enfant et que je suis ton Père. (1 Jean 3.1)
    Je t'offre plus que ton père terrestre ne pourrait jamais te donner. (Matthieu 7.11)
    Car je suis le Père parfait. (Matthieu 5.48)
    Toute grâce que tu reçois vient de ma main. (Jacques 1.17)
    Car je suis celui qui pourvoit à tous tes besoins. (Matthieu 6.31-33)

    Mon plan pour ton avenir est toujours rempli d'espérance. (Jérémie 29.11)
    Parce que je t'aime d'un amour éternel. (Jérémie 31.3)
    Mes pensées vers toi sont plus nombreuses que les grains de sables. (Psaume 139.17-18)
    Je n'arrêterai jamais de te bénir. (Jérémie 32.40)
    Tu fais partie du peuple que j'ai choisi. (Exode 19.5)
    Je désire te donner mon pays et tout ce qui s’y trouve. (Jérémie 32.41)
    Il est en mon pouvoir de te montrer de grandes et merveilleuses choses. (Jérémie 33.3)

    Si tu me cherches de tout ton cœur tu me trouveras. (Deutéronome 4.29)
    Trouve ta joie en moi et je te donnerai ce que ton cœur désire. (Psaume 37.4)
    Je suis capable de faire plus pour toi que tu ne pourrais probablement l'imaginer. (Ephésiens 3.20)
    Et te dire que je ne compte plus tes péchés. (2 Corinthiens 5.18-19)
    Dans ma maison au ciel, il y a tant de joie pour un pécheur qui se change de vie. (Luc 15.7)
    Car je suis ta plus grande source d'encouragement. (2 Thessaloniciens 2.16-17)
    Je suis aussi le Père qui te console de toutes tes peines. (2 Corinthiens 1.3-4)
    Quand tu cries à moi, je suis près de toi et je te délivre de toutes tes détresses. (Psaume 34.18)
    Comme un berger porte un agneau, je te porte sur mon cœur. (Esaïe 40.11)
    J'effacerai toute larme de tes yeux. (Apocalypse 21.3-4)
    Et je porterai toute la douleur que tu as subie sur cette terre. (Apocalypse 21.4)

    Je suis ton père et je t'aime de la même façon que j'aime mon fils Jésus. (Jean 17.23)
    Car mon amour pour toi se révèle en Jésus. (Jean 17.26)
    Il est la représentation exacte de mon être (Hébreux 1.3)
    Et il est venu démontrer que je suis pour toi, pas contre toi. (Romains 8.31)
    Jésus est mort pour que toi et moi puissions être réconciliés. (2 Corinthiens 5.18-19)
    Sa mort est l'expression suprême de mon amour pour toi. (1 Jean 4.10)
    J'ai renoncé à tout ce que j'aime pour gagner ton amour. (Romains 8.32)
    Si tu acceptes mon fils Jésus, tu me reçois. (1 Jean 2.23)
    Et rien ne te séparera de mon amour. (Romains 8.38-39)
    J'ai toujours été le Père et serai toujours ton Père. (Ephésiens 3.14-15)
    Ma question est : Veux-tu être mon enfant ? (Jean 1.12-13)

    Je t'attends. (Luc 15.11-32)

    Dieu le Père qui t'aime »

    Source : Diocèse d'Avignon - Nouvelle Evangélisation (pdf à imprimer)

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    (Crédit photo)

  • Méditation - Paix en Dieu

    « Jetez-vous en Dieu comme à la mer. Ne vous laissez jamais affoler. Ni par les limites de vos forces physiques, ni par la vision de vos misères intérieures : ne regardez pas vos plaies avec vos propres yeux, elles vous infecteraient l'esprit ; regardez-les dans les yeux de Jésus qui vous voit telle que vous êtes, et qui néanmoins vous aime plus que vous ne pourrez jamais le comprendre ici-bas. »

    Charles Journet (1891-1975), Comme une flèche de feu, lettres, Le Centurion, Paris, 1981.

    Jesus-enfants-10a.jpg

    (Tableau de Yongsung Kim)

  • Le cas Vincent Lambert : Lettre du Docteur Sabine Paliard-Franco

    Lettre du docteur Sabine Paliard-Franco
    à l'attention de Madame la Ministre de la Santé Dr Agnès BUZYN

    objet : Cas de Mr Vincent LAMBERT

    Madame la Ministre et Chère Consœur,

    Peut-être que cette lettre ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau. Tant pis, je tente ma chance car je suis, en tant que médecin, bien préoccupée par la situation de Monsieur Vincent Lambert. Je ne souhaite pas manquer l'ultime tentative de vous convaincre sur ce sujet, particulièrement sensible.

    D'après les données que j'ai, cet homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d'un accident de la route, sauvé et réanimé il y a 10 ans, est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Depuis de nombreux mois, voire des années, il est question de lui dans les media, car son cas complexe et délicat sème le doute dans les esprits et la discorde dans sa famille. Et l'on tremble régulièrement sous la menace de l'arrêt de ses soins.

    Qu'est-ce que cela veut dire ?

    Je ne peux que comparer son cas à celui de Michaël Schumacher, également traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales, en état pauci-relationnel, et dont la santé après son hospitalisation fait désormais l'objet de soins spécialisés très attentifs en milieu privé.

    Je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points qui me semblent essentiels à la prise de décision le concernant. Je me permets d'argumenter car je suis Spécialiste en Médecine Générale, diplômée de Paris, Necker-Enfants-Malades, et j'ai surtout été pendant plusieurs années médecin coordinateur en HAD au CHU de Grenoble, prodiguant des soins palliatifs. De ce fait, j'ai souvent été amenée à prendre des décisions, après concertation collégiale, sur l'arrêt des soins, pour éviter l'obstination déraisonnable dans les cas lourds de fin de vie. Cette expérience me permet d'avoir, à ma petite place, un regard critique sur ce qui se vit autour de Vincent Lambert.

    La décision récente d'interrompre l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert et le laisser mourir devrait être collégiale et correspondre à la loi Léonetti II. Or il me semble que sa situation ne répond absolument pas aux critères de cette loi, et ce, sur de nombreux points. Je m'explique :


    1/ Il me semble que Mr Vincent LAMBERT n'a pas signé de son vivant de directives anticipées, puisque cela n'était pas en vigueur à l'époque de son accident.

    Seul le témoignage verbal de son épouse tendrait à croire qu'il désapprouverait cette situation de dépendance.

    Tout le monde sait que lorsque l'on est fort et bien portant, l'on peut lancer à la volée, à qui veut l'entendre et avec conviction, qu'on ne supporterait pas d'être un légume, et qu'il ne faudrait pas en cas d'accident insister pour être maintenu en vie...Or nous le constatons bien, nous médecins expérimentés dans ces questions de fin de vie, que la plupart des malades, une fois la maladie ou le handicap présents, trouvent d'autres ressources insoupçonnées, physiques, morales et spirituelles, pour lutter contre la maladie et partent souvent contre toute attente lorsqu'ils ont accompli ce qu'ils avaient à faire.


    2/ Depuis 10 ans, s'il n'avait pas eu envie de vivre, Vincent Lambert se serait débrouillé pour contracter une pneumopathie ou une infection nosocomiale. Il serait décédé depuis longtemps.

    Or, il tient toujours, il a les yeux ouverts sur les photos ou les extraits de vidéo le concernant, il respire de manière autonome, il est dans un état stable, il est par conséquent bien vivant et absolument pas en fin de vie. Ce que des dizaines d'experts ont rappelé à vos services depuis ces derniers mois. Donc on ne peut argumenter sur la fin de vie imminente qui nécessiterait son euthanasie passive puis active.

    C'est bien ce qui dérange aujourd'hui et qui sème le doute dans la société. Vincent Lambert ne souffre pas d'abandon car il est régulièrement visité par ses parents et certains frères et sœurs, il est entouré et défendu avec ardeur par ses parents...Vincent Lambert garderait même de manière minime et subtile une vie de relation avec eux, il se sent sûrement aimé.

    C'est pour cela qu'il tient encore ! Pourquoi ne pas prendre le risque de le transférer dans une unité spécialisée même privée pour permettre à ses parents, qui lui ont donné la vie, de le garder en vie avec tout leur amour ? Quel bénéfice en retirent-ils, autre que celui de choyer et préserver celui qu'ils aiment, à qui ils donnent tout ? Pourquoi leur voler leur dernier combat de parents alors que rien n'est encore perdu ? Pourquoi critiquer leur foi chrétienne, alors qu'ils ne causent de tort à personne ? C'est une forme de discrimination envers eux. Pourquoi l'épouse n'abandonne-t-elle pas la tutelle si elle n'en peut plus, a déjà fait son deuil et souhaite refaire sa vie ? Le cas de Vincent Lambert ne doit pas être un porte-étendard idéologique pour la légalisation de l'euthanasie des personnes vulnérables ou non productives. Nous sommes au Pays des Droits de l'Homme, et la vie doit être protégée lorsqu'elle est encore là. Lorsqu'il y a un doute, il faut privilégier la vie !


    3/ S'il s'agit d'un problème de place à l'hôpital, ou de budget transférons-le dans une unité privée ! Il y a sûrement des considérations financières, mais quelles sont-elles ? Il n'est pas cancéreux, pas atteint de VIH ou de maladie auto-immune avec biothérapie, qui coûtent quand même bien plus cher et n'a vraisemblablement pas besoin d'imagerie complexe, il n'a pas d'assistance cardio-respiratoire, il est juste nourri et hydraté dans un état stable. ( d'où le fait que l'on ressasse toujours les mêmes menaces depuis des années) Il a logiquement besoin d'une aide-soignante et d'une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, de la kiné pour éviter les escarres...L'administration de la nutrition et de l'hydratation par gastrostomie ou sonde naso-gastrique...Un lit médicalisé avec matelas anti-escarres et une potence...Bref : L'argument de la difficulté technique ou financière ne tient pas.


    4/ Il n'est pas non plus mentionné qu'il présente des souffrances insupportables qui nécessiteraient une sédation profonde, sauf si l'on ne veut pas voir en face des souffrances affreuses générées par l'arrêt même de la nutrition et de l'hydratation, qui entraînent la douleur cruelle de mourir de soif.

    Donc cet argument de soulager d'hypothétiques souffrances pour abréger sa vie ne tient pas non plus.


    5/ S'il devait y avoir la question de l'obstination thérapeutique, elle se serait posée il y a 10 ans, quand Vincent était entre la vie et la mort. Il a finalement choisi de vivre, avec l'aide et le dévouement des équipes médicales. Il ne s'agit pas non plus dans son cas présent d'une obstination déraisonnable car il ne s'agit pas de soins curatifs d'une maladie incurable, mais du soin corporel et nutritionnel de base d'une personne lourdement handicapée et sans défense.

    Si le problème est la survie artificielle du simple fait de la nutrition, car ce patient est incapable de se nourrir par lui-même du fait de ses paralysies, alors nous pourrions tirer la même conclusion au sens large pour les personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, sans parler des bébés qui ne sont pas autonomes ! La nourriture est vitale pour tous, et un droit incontestable, même pour ceux qui ne peuvent se nourrir par eux-mêmes !


    6/ Le médecin n'est pas le maître de la vie et de la mort et peut tout à fait se tromper dans son appréciation.

    Lorsque ma propre mère a eu un grave accident de la route, alors qu'elle m'attendait, enceinte de 5 mois, l'équipe médicale de neurochirurgie au 5e étage du CHU de Grenoble ( unité où a d'ailleurs été admis Michaël Schumacher après son accident de ski ) avait préconisé de pratiquer un avortement sur ma maman, traumatisée crânienne, pour tenter de la sauver.

    Mon père, à l'époque interne en Médecine s'y est opposé farouchement, et finalement, ma mère et moi avons eu la vie sauve, contre toute attente.

    L'accident avait plongé ma mère dans un coma profond, et lorsqu'elle a repris conscience, elle a été capable de répéter tout ce qui a été dit à son sujet autour d'elle, et même par les infirmières dans le couloir d'à-côté !

    C'est la raison pour laquelle nous devons avoir le plus grand respect pour la vie de tout patient dont la conscience est altérée. Il faut à tout prix éviter l'orgueil et la toute-puissance de la Médecine car nous ne détenons pas la Vérité absolue sur la vie et son mystère.

    J'aurais pu être victime d'une erreur d'appréciation médicale. Je n'ai heureusement pas de séquelles et ma mère a parfaitement récupéré ses facultés. Même si Vincent Lambert a des séquelles cérébrales irréversibles, il vit toujours, et nul ne peut dire ce qu'il pense et pourquoi il s'accroche. Cela échappe à tout le monde.

    Dans le doute, laissons Vincent en vie. Une partie de sa famille tient à lui et s'en occupe. C'est une chance pour lui, et non une maltraitance ! Il ne faudrait pas que la loi s'oppose à l'éthique et à l'intérêt-même de l'être humain.

    Ce n'est pas parce que quelque chose est légal qu'il est forcément moral et bon. Nous l'avons observé dans de nombreux pays autoritaires, où la loi a mené à des pertes humaines innombrables. L'Holocauste en est un exemple criant.

    Par ailleurs, aucune religion ne permet de donner la mort, il faut aussi en tenir compte. Dans notre monde en manque de repères moraux, culturels et éducatifs, quand on est en responsabilité, il faut bien discerner pour agir dans le sens du bien !

    En conclusion, je pense qu'une décision soi-disant légale d'interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé, va contre le caractère légal de la loi Léonetti, ce que j'ai détaillé plus haut. Le CHU de Reims ne peut pas se réfugier derrière cette loi.

    Ce serait tout à votre honneur de prendre une décision sage, conforme à votre conscience et au Serment d'Hippocrate. C'est la confiance de l'opinion vis-à-vis du corps médical qui est en jeu.

    Car la Médecine est là pour soigner, pas pour donner la mort, surtout dans ce cas tellement polémique. La Loi Léonetti II suffit amplement à répondre à la majorité des vrais cas de fin de vie qui se présentent et protège ainsi les soignants comme les familles dans leurs décisions. Ce n'est pas le cas de Vincent Lambert qui n'est pas mourant.

    Si Vincent Lambert vit toujours, alors je vous en supplie, respectez sa vie !

    Je vous prie d'agréer, Madame et Chère Consœur, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués,

    Dr Sabine PALIARD-FRANCO

    Source : Paix Liturgique, Lettre 695 bis publiée le 20 mai 2019.

  • Le Pape supprime la Commission pontificale « Ecclesia Dei »

    Le dialogue avec les lefebvristes relèvera désormais directement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

    Explications de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Éclairage sur la signification de la décision du Pape d’attribuer à une section spécifique de la Congrégation pour la Doctrine de la foi les devoirs de la Commission instituée en 1988, par Andrea Tornielli, à lire sur Vatican News.

    Texte intégral du Motu proprio (italien) :
    Lettre apostolique en forme de Motu proprio au sujet de la Commission pontificale « Ecclesia Dei »

  • A lire si vous ne recevez plus la lettre de nouvelles de ce blog

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    Régulièrement, des abonnés à la lettre de nouvelles de ce blog me contactent pour m'informer qu'ils ne reçoivent plus ce courriel, alors qu'ils n'ont procédé par eux-mêmes à aucun désabonnement. Les lignes qui suivent tentent d'apporter quelques éclaircissements à ce sujet, en espérant qu'elles permettront à celles et ceux qui sont confrontés à ce problème d'y porter remède.

    Je précise tout d'abord que je ne procède jamais à aucun désabonnement, ni l'hébergeur de ce blog. Il me semble qu'y a essentiellement deux causes à ces interruptions de service.

    - la première peut survenir si vous faites suivre cette lettre de nouvelles à des amis ou connaissances : l'un d'eux peut en effet par mégarde, ou parce qu'il ne souhaite plus recevoir cette lettre que vous lui avez fait suivre, cliquer sur le lien qui se trouve en bas du mail (mention "Vous pouvez vous désinscrire de cette newsletter en cliquant sur le lien ci-dessous..."), ce qui a pour effet de désinscrire votre propre adresse, celle-ci étant alors retirée de la liste d'envoi. Le remède : supprimer cette ligne de désabonnement avant de faire suivre votre lettre de nouvelles à vos correspondants.

    - la seconde vient du fait que plusieurs fournisseurs d'accès, depuis le renforcement des règles concernant la vie privée sur le Net, classent systématiquement dans les spams les "newsletters" envoyées par les blogs et sites internet, fussent-ils tout ce qu'il y a de plus officiels. Le remède : vérifier sur le site internet de votre fournisseur d'accès (ce qu'on appelle le web mail) si cette lettre de nouvelles n'a pas été classée dans les "pourriels" et autres spams. Si tel est le cas, informer votre fournisseur qu'il ne s'agit pas d'un spam, et pour plus de sécurité, créer une nouvelle adresse chez un autre fournisseur (du type gmail) et l'inscrire sur le blog (en haut à gauche rubrique "Newsletter").

    En espérant que ces rapides explications auront répondu à vos interrogations,
    je confie l'avenir de ce blog à vos bonnes prières,
    et vous assure des miennes à votre intention.

    Bien fraternellement,
    Jean-Claude

  • Lettre « Placuit Deo » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi adressée aux Évêques de l’Église catholique sur certains aspects du salut chrétien

    A 11h ce jeudi 1er mars a été présentée cette Lettre « Placuit Deo » adressée aux évêques catholiques.

    Le titre, « Placuit Deo » (Il a plu à Dieu) est tiré de la Lettre de St Paul aux Ephésiens (I,9) : « Placuit Deo in sua bonitate et sapientia Seipsum revelare et notum facere sacramentum voluntatis suae » (Il a plu à Dieu dans sa bonté et sa sagesse de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté).

    Ce document est signé par Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer et Mgr Giacomo Morandi, respectivement préfet et secrétaire du Dicastère.

    Les explications de Sergio Centofanti sont à lire sur Vatican.News.

    Le texte intégral en français est disponible sur le site internet du Vatican.

  • Lettre apostolique en forme de Motu Proprio “Apprendre à prendre congé” sur la renonciation pour raison d'âge des titulaires d'offices de nomination pontificale

    « Apprendre à prendre congé » (“Imparare a congedarsi”) : c’est le titre de la Lettre apostolique en forme de motu proprio signée par le Pape François ce jeudi 15 février et rendue public par le Saint-Siège. « La conclusion d’un office ecclésial doit être considérée comme partie intégrante du service lui-même, dans la mesure où il requiert une nouvelle forme de disponibilité » écrit le Saint-Père.

    Les explications de Xavier Sartre sont à lire sur Vatican News.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation - Faisons place nette en nous

    « Vous avez accumulé un certain nombre d'erreurs et de sottises, qu'est-ce que ça fait ? Au moins, elles sont bien à vous et de vous : vous ne pouvez pas vous y tromper. Que cela ne vous donne aucune amertume. Vous y pourriez trouver au contraire une source de joie. Car, si vous regardez attentivement, vous vous apercevez que le bien que vous faites n'est pas de vous : cela se sent à une certaine qualité particulière de la joie qu'on en éprouve. Alors, il n'y a pas moyen d'être tristes de nos insuffisances et de nos fautes, ou plutôt, si nous nous en attristons parce qu'elles déplaisent à Dieu (ce qui est la seule tristesse féconde), nous pouvons toujours tourner cette tristesse en joie, parce qu'il est toujours excellent de savoir qu'on n'est rien par soi-même, qu'on est absolument pauvre et dénué, tant qu'on n'a pas fait la place nette pour que Dieu s'y installe. On n'a jamais rien à offrir à Dieu que ce que Lui-même nous a donné. Quand on a mesuré son propre néant, on commence alors d'apercevoir dans une lumière éclatante ce qui est en dehors de nous, c'est-à-dire ce devoir quotidien, simple et familier, par quoi se manifeste la volonté de Dieu sur nous. Quand on a aperçu cela, comme il devient beau et agréable !

    [...] N'attendez pas d'être au déclin de votre vie, qui opérera malgré vous ce dépouillement nécessaire, pour comprendre qu'on n'est véritablement soi-même que lorsqu'on s'est fait docile à la Grâce. Voyez-vous donc dans votre pauvreté, sans crainte et sans amertume, et faites la place nette en vous. L'humilité vous fera apercevoir l'action de la Grâce en vous, cette action qui échappe, hélas ! à la plupart des hommes, et par laquelle seule se réalise le bien dont nous contenons la possibilité. Ne redoutez pas de vous priver de quelque chose de la vie. C'est la vie au contraire que vous vous donnez. »

    André Charlier (1895-1971), Lettres au capitaines (Extrait de la Lettre d'Avril 1949), Éditions Sainte-Madeleine, 1990 (3e édition).

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  • Suppression accidentelle sur le serveur d'adresses des abonnés : régularisation

    Le vendredi 7 avril dernier, je vous faisais part d'un problème technique survenu fin mars sur le serveur hébergeant ce blog, qui avait eu pour effet la suppression d'une centaine d'adresses émail d'abonnés à la lettre de nouvelles. Ce problème est désormais résolu, mais il m'a fallu réinsérer manuellement les adresses qui avaient malencontreusement été effacées. J'ai utilisé pour cela une sauvegarde de cette liste datant du 3 février dernier. Environ 150 adresses ont ainsi pu être rétablies.

    Si donc vous recevez cette lettre, et que vous aviez volontairement procédé à votre désabonnement depuis cette date, je vous prie de m'en excuser, et vous invite à utiliser de nouveau le lien de désabonnement au bas de cette lettre : vous ne serez plus importuné à ce sujet.

    En revanche, si vous aviez procédé à un abonnement au cours des mois de février ou mars 2017, et que vous ne recevez toujours pas cette lettre de nouvelles, vous devrez renouveler votre inscription.

    Je vous présente de nouveau mes excuses pour ces complications bien indépendantes de ma volonté, espérant que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent plus à l'avenir, et confie la bonne marche de ce blog à vos prières.

  • Suppression accidentelle sur le serveur d'adresses des abonnés (rappel)

    Un problème technique survenu il y a une dizaine de jours sur le serveur hébergeant ce blog, a provoqué la suppression accidentelle d'une centaine d'adresses émail d'abonnés à la lettre de nouvelles. Si vous lisez ce message, sans en avoir été prévenu par le biais de la lettre parvenue ce samedi 8 avril dans votre boîte de réception, c'est que votre adresse mail est du nombre de celles qui ont été effacées.

    De nouvelles perturbations techniques affectent encore cet hébergeur : la connexion au blog s'avère souvent difficile, voir impossible, et les inscriptions à la "newsletter" ne sont actuellement pas prises en compte. Il est donc malheureusement impossible dans l'immédiat de procéder à une réinscription, si votre adresse est de celles qui ont été supprimées.

    Lorsque ces problèmes de serveur auront été résolus, je l'indiquerai aussitôt ici, et si vous souhaitez de nouveau recevoir cette lettre, à chaque nouvelle parution, il vous faudra alors la noter de nouveau dans le cadre prévu à cet effet en colonne de gauche ("Newsletter", "S'inscrire", puis "OK").

    Je suis désolé de ces complications bien indépendantes de ma volonté, espérant que l'ensemble des abonnés puisse procéder bientôt à cette réinscription, sans trop de difficulté.

  • Suppression accidentelle sur le serveur d'adresses des abonnés à la lettre de nouvelles

    Un problème technique survenu il y a une dizaine de jours sur le serveur hébergeant ce blog, a provoqué la suppression accidentelle d'une centaine d'adresses émail d'abonnés à la lettre de nouvelles. Si vous lisez ce message, sans en avoir été prévenu par le biais de la lettre parvenue ce samedi 8 avril dans votre boîte de réception, c'est que votre adresse mail est du nombre de celles qui ont été effacées.

    De nouvelles perturbations techniques affectent encore cet hébergeur : la connexion au blog s'avère souvent difficile, voir impossible, et les inscriptions à la "newsletter" ne sont actuellement pas prises en compte. Il est donc malheureusement impossible dans l'immédiat de procéder à une réinscription, si votre adresse est de celles qui ont été supprimées.

    Lorsque ces problèmes de serveur auront été résolus, je l'indiquerai aussitôt ici, et si vous souhaitez de nouveau recevoir cette lettre, à chaque nouvelle parution, il vous faudra alors la noter de nouveau dans le cadre prévu à cet effet en colonne de gauche ("Newsletter", "S'inscrire", puis "OK").

    Je suis désolé de ces complications bien indépendantes de ma volonté, espérant que l'ensemble des abonnés puisse procéder bientôt à cette réinscription, sans trop de difficulté.

  • « Amour et vérité se rencontrent » : Mgr Aillet écrit à ses diocésains

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    Il y a une semaine, le journal Sud-Ouest révélait l’existence d’une « fronde » menée contre Mgr Aillet par une soixantaine de prêtres. L'évêque de Bayonne, dans une lettre datée du 8 décembre 2016 adressée à tous les fidèles de son diocèse, établit sa vision de la chronologie des faits, « dont l’article (de Sud-Ouest) ne permet pas de prendre la mesure objective ». Mgr Aillet relève des articles au ton « complaisant », accusant le quotidien régional d’avoir jeté « le discrédit sur l’évêque, de manière un tantinet caricaturale », et d’avoir donné « en spectacle, à des lecteurs souvent ignorants de la vie de notre Église, le visage d’un diocèse déchiré ».

    Cette lettre est disponible en téléchargement sur le site du Diocèse.

    Le diocèse de Bayonne Lescar Oloron.

  • Publication de la Lettre apostolique Misericordia et Misera (« Miséricordieuse et pauvre »)

    « La lettre entend rappeler que l’engagement à témoigner de façon cohérente l’amour miséricordieux du Père, ne cesse pas avec la clôture du Jubilé. Mais c’est la mission permanente de l’Église, parce que c’est ce qui constitue le cœur même de l’Évangile. »

    Texte intégral en français ci-dessous

    Lire la suite

  • Création par le Pape d'un Dicastère pour le développement humain

    Les réformes de la Curie se concrétisent. Après l’économie, les communications et, il y a quelques jours, la création d’un Dicastère pour les Laïcs, la famille et la Vie, un nouveau ministère composant le gouvernement central de l’Église voit le jour. Un Motu Proprio, signé le 17 août 2016, a été publié ce mercredi 31 août 2016. Le Pape y institue, sur une proposition du Conseil des cardinaux, un « dicastère pour le Service du développement humain de la personne ».

    « Ce Dicastère sera particulièrement compétent pour les questions qui concernent les migrations, les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture. »

    A partir du 1er janvier 2017, seront regroupées dans ce nouveau Dicastère « le Conseil Pontifical Justice et Paix, le Conseil Pontifical Cor Unum, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, et le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de Santé. »

    Le Pape a nommé le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, actuel président du Conseil pontifical Justice et Paix, comme Préfet du nouveau Dicastère.

    Les précisions de Marie Duhamel à lire / écouter sur Radio Vatican.

    A noter que dans un communiqué accompagnant le Motu Proprio, le Bureau de Presse du Saint-Siège souligne qu’une « section du nouveau dicastère exprime de manière spéciale la sollicitude du Pape pour les réfugiés et les migrants ». « En effet, il ne peut y avoir aujourd’hui un service au développement humain intégral sans une attention particulière au phénomène migratoire ». C’est pour cette raison que cette section sera dirigée temporairement – ad tempus – « directement » par le Souverain Pontife.

    Lettre apostolique sous forme de Motu Proprio par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral :
    Texte intégral en français sur le site internet du Vatican.

  • Lettre "Iuvenescit Ecclesia" aux Évêques de l’Église catholique sur la relation entre les dons hiérarchiques et charismatiques pour la vie et la mission de l’Église

    Une Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a été présentée ce mardi dans la Salle de Presse du Saint-Siège. Intitulée Iuvenescit Ecclesia ("Rajeunir l’Église"), elle est destinée aux évêques pour qu’ils sachent reconnaître les différents charismes au sein des Églises locales, qu’il s’agisse de mouvements, de communautés nouvelles, d’associations diocésaines ou de laïcs.

    Comment intégrer les nouvelles réalités charismatiques qui se sont développées après le Concile Vatican II ? Comment mettre en valeur les rapports dynamiques entre les réalités ecclésiales locales et la hiérarchie ? Comment discerner, surtout ces dons pour qu’ils puissent rester fidèles au Magistère et bénéficier d’un caractère ecclésial authentique ? Autant de questions à laquelle ce texte répond. « Il s’agit d’un cadre conceptuel et spirituel dont la finalité est de rassembler des réalités très diverses », a souligné le Père Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, avec toujours en tête l’unité de l’Église.

    Le texte a été présenté ce mardi 14 juin 2016 en Salle de Presse par le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et le Cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

    Interrogé par Olivier Bonnel, le Cardinal Ouellet explique quelle est la portée de ce document et ses finalités.
    A écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Méditation - Prière du matin

    « O très sainte volonté de mon Dieu, qui m'avez environnée de vos miséricordes, je vous en rends infinies grâces : je vous adore du profond de mon âme ; et, de toutes mes forces et affections, j'unis dès maintenant et pour toujours ma volonté à la vôtre, particulièrement en tout ce que je ferai, et en tout ce qu'il vous plaira de m'envoyer cette journée, consacrant de nouveau à votre souveraine gloire mon âme, mon esprit, mon corps, et toutes mes actions et pensées, paroles, œuvres, et tout mon être, vous suppliant de toute l'humilité de mon cœur d'accomplir en moi vos éternels desseins, sans me permettre que j'y donne aucun empêchement. Vos yeux qui pénètrent les plus intimes replis de mon cœur, voient que tout mon désir est d'accomplir cette sainte volonté ; mais ils voient aussi ma faiblesse et mon impuissance : c'est pourquoi, prosterné aux pieds de votre infinie miséricorde, je vous conjure mon Sauveur, [...] de m'octroyer la grâce de l'accomplir parfaitement, afin que, comme un feu de votre céleste amour, je lui sois un sacrifice agréable, qui sans fin vous loue et bénisse avec la glorieuse Vierge et tous les saints. Amen. »

    Ste Jeanne de Chantal (1572-1641), extrait de la Lettre 16 à Mgr l'Archevêque de Bourges son frère, in "Lettres de Sainte Chantal Fondatrice de la Ordre de la Visitation Sainte-Marie", Nouvelle édition, Tome I, A Paris, J.J. Blaise, 1823.

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  • Syrie : Lettre de Mgr Jeanbart, archevêque d'Alep, reçue par l'AED

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    Chers amis,

    Voici une lettre que nous avons reçue ce week-end de Mgr Jeanbart, l'archevêque d'Alep, qui nous a beaucoup émus.

    « En cette nuit de Noël, je suis triste. Je sens un grand besoin d'écrire, de vous écrire, vous les plus proches de mes amis, ces quelques lignes pour vous prier d'accepter de partager avec moi une part de mes préoccupations et de ma souffrance. je suis triste et j'ai besoin de vous sentir tout près de moi pour soutenir ma résistance, m'encourager et prier le Nouveau-né de remplir mon cœur sombre et endolori de la chaleur de sa rayonnante présence, source de toute espérance et de toute libération !

    Je suis triste de voir un grand nombre de chrétiens quitter ce pays qui leur appartient depuis la naissance de l’Église et partir vers l'étranger en exil, loin des leurs et de tout ce qui leur permettait de vivre sereins dans une société chaleureuse et paisible qui les rendait heureux, autant si ce n'est plus que n'importe où ailleurs.

    Je suis triste de voir cette guerre injuste et sauvage continuer à semer partout terreur et insécurité sous les regards indifférents des grandes nations qui balancent toute initiative de pacification par leurs tergiversations douteuses et incompréhensibles.

    Je suis triste d'apprendre que près de 300.000 personnes humaines ont perdu leur droit sacré à la vie exécutées au nom du Créateur lui-même. Que d'orphelins de veuves et de handicapés cette guerre folle a généré pour le grand malheur de notre société et que de larmes ont coulé des yeux des innombrables femmes innocentes qui ont tout perdu dans ce monde violent et inhumain.

    Je suis triste de voir notre pays en pleine destruction après avoir vu un développement remarquable et bien méritoire. Des milliers d'écoles hors d'usage, des maisons innombrables détruites, des hôpitaux en grand nombre démolis, des centrales électriques mises hors d'usage et des usines ravagées par milliers. Que de sites archéologiques témoins d'une longue histoire et d'une civilisation incomparable annihilés et que d'églises chrétiennes mises hors d'usage !

    Je suis triste de voir notre peuple vivre dans la disette, sans ressources, sans eau ni électricité faisant la file pour recevoir une aide alimentaire modeste, après avoir été lui-même un peuple laborieux et connu pour sa grande générosité envers les besogneux.
    Je suis triste parce que je ne sais plus comment dire des mots d'encouragement à mes fidèles qui sont à bout de souffle et qui perdent de jour en jour ce qui reste de l'espoir qu'ils avaient su garder jusqu'aujourd'hui malgré tout ce qui leur arrivait.

    Je suis triste sans le dire aux miens. Mais je le dirai quand même au Seigneur de toutes les grâces cette nuit à la Messe, pour lui demander de venir à notre secours. Je Lui demanderai pour ce Noël un cadeau qui puisse redonner le sourire à notre peuple chéri, je lui demanderai de tout mon cœur qu'Il fasse naitre avec sa naissance la tendresse dans les cœurs endurcis, l'amitié entre les hommes et la Paix dans notre pays.

    Je suis triste chers amis, ne me laissez pas seul, accompagnez moi de vos prières et de votre affection amicale. Et que ce Noël soit pour moi source de consolation et pour vous source de joie et de bonheur !

    Sincèrement vôtre,

    Alep le 24 Décembre 2015 »

    Aussi je vous invite à prier pour Mgr Jeanbart, à venir l'écouter à la Nuit des Témoins le mois prochain, et à soutenir maintenant nos frères en Syrie, en faisant un don avant la fin de cette année 2015 (plus que 3 jours).

    Même le don le plus modeste est infiniment précieux pour eux. Merci !

    Marc Fromager
    Directeur de l'AED

  • Méditation : Abandon à la volonté divine, à l'école de Ste Zélie Guérin

    Octobre 1876 : Zélie Martin vient d'apprendre le diagnostic tranchant du médecin, son cancer du sein, inopérable. Elle sait gré au praticien de sa franchise. « Il m'a rendu service une fois, écrira-t-elle, c'est le jour où il m'a dit toute la vérité, cette consultation-là est sans prix pour moi. » Elle écrira deux mois plus tard une lettre à sa belle sœur, toute de confiance et d'abandon en la volonté divine.

    « Je n'ai pu m'empêcher de dire tout chez nous. Je m'en repens à présent, car c'était une scène de désolation... tous pleuraient ; cette pauvre Léonie sanglotait. Mais je leur ai cité tant de personnes qui avaient été dix et quinze ans comme cela, et je paraissais si peu inquiète, faisant mon affaire aussi gaiement que d'habitude - peut-être davantage - que j'ai un peu calmé mon monde. Je suis cependant loin de m'illusionner, et j'ai peine à m'endormir le soir, quand je pense à l'avenir. Toutefois, je me résigne le mieux possible, mais j'étais loin de m'attendre à une pareille épreuve...
    Mon mari ne peut se consoler ; il a laissé le plaisir de la pêche, monté ses lignes dans le grenier, ne veut plus aller au Cercle Vital, il est comme anéanti...
    Je voudrais bien que cela ne vous tourmente pas trop et que vous vous résigniez à la volonté de Dieu ; s'il me trouvait bien utile sur la terre, certainement il ne permettrait pas que j'aie cette maladie, car je l'ai tant prié de ne pas m'enlever de ce monde, tant que je serais nécessaire à mes enfants.
    Maintenant, Marie est grande, elle a un caractère très sérieux et n'a aucune des illusions de la jeunesse. Je suis sûre que lorsque je ne serai plus là, elle fera une bonne maîtresse de maison et tout son possible pour bien élever ses petites sœurs et leur donner le bon exemple.
    Pauline aussi est charmante, mais Marie a plus d'expérience ; elle a d'ailleurs beaucoup d'ascendant sur ses petites sœurs. Céline montre les meilleures dispositions, ce sera une enfant très pieuse, il est bien rare de montrer à son âge de telles inclinations à la piété. Thérèse est un vrai petit ange. Quant à Léonie, le bon Dieu seul peut la changer, et j'ai la conviction qu'il le fera... Elles seront bien heureuses de vous avoir quand je ne serai plus là ; vous les aiderez par vos bons conseils, et, si elles avaient le malheur de perdre leur père, vous les prendriez chez vous, n'est-ce pas ?
    Cela me console beaucoup de penser que j'ai de bons parents, qui nous remplaceront avantageusement, en cas de malheur. Il y a de pauvres mères bien plus malheureuses que moi, qui ne savent pas ce que vont devenir leurs enfants, qui les laissent dans le besoin, sans secours aucun ; moi, je n'ai rien à redouter de ce côté. Enfin, je ne vois pas les affaires en noir, c'est une grande grâce que le bon Dieu me fait... »

    Ste Zélie Guérin (1831-1877), Lettre du 17 décembre 1876 à sa belle-sœur, in P. Stéphane-Joseph Piat "Histoire d'une famille", Carmel de Lisieux, Paris, 1945.
    Réédité cet automne par Téqui, sous le titre "L'histoire extraordinaire de la famille Martin", avec une Préface du P. Pierre Descouvemont.

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