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amour

  • Méditation - le premier commandement...

    « Chacun peint la dévotion avec sa passion et fantaisie : celui qui est adonné au jeûne se tiendra pour bien dévot pourvu qu'il jeûne, quoique son cœur soit plein de rancune ; et n'osant point tremper sa langue dans le vin ni même dans l'eau, par sobriété, il ne se gênera point de la plonger dans le sang du prochain par la médisance et la calomnie. Un autre s'estimera dévot parce qu'il dit une grande multitude d'oraisons tous les jours, quoiqu'après cela sa langue se fonde toute en paroles fâcheuses, arrogantes et injurieuses parmi ses domestiques et ses voisins. L'autre tire fort volontiers l'aumône de sa bourse pour la donner aux pauvres, mais il ne peut tirer la douceur de son cœur pour pardonner à ses ennemis ; l'autre pardonnera à ses ennemis, mais il ne tiendra raison à ses créanciers qu'à vive force de justice. Tous ces gens-là sont vulgairement tenus pour dévots, et ne le sont pourtant nullement : en vérité ce ne sont que des statues et des fantômes de dévotion.
    La vraie et vivante dévotion présuppose l'amour de Dieu, elle n'est même pas autre chose qu'un vrai amour de Dieu ; quand il est parvenu jusqu'au degré de perfection auquel il ne nous fait pas seulement bien faire, mais nous fait agir soigneusement, en toute circonstance et rapidement, alors il s'appelle dévotion. »

    St François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, I, 1.

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    Henrik Olrik (1830–1890) : Le Sermon sur la montagne
    Retable du Sermon sur la montagne, détail
    Église Saint-Matthieu, Copenhague, Danemark
    (Crédit photo)

  • Méditation - ... rien qu’aujourd’hui !

    « Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
    Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
    Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
    Je n’ai rien qu’aujourd’hui !... »

    Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, Poésie n°5 (1894).
    (Texte intégral)

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  • Méditation - donner avec joie

    « Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9,7). Le meilleur moyen de manifester notre gratitude à l'égard de Dieu, ainsi qu'aux autres, est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux s'accorde naturellement avec un cœur embrasé par l'amour. Les pauvres se sentaient attirés par Jésus parce qu'il était habité par quelque chose de plus grand que lui ; il rayonnait de cette force dans ses yeux, ses mains, dans tout son corps. Tout son être manifestait le don qu’il faisait de lui-même à Dieu et aux hommes.

    Que rien ne puisse nous faire du souci au point de nous remplir de tristesse et de découragement et de nous laisser enlever la joie de la Résurrection. La joie n'est pas une simple question de tempérament lorsqu'il s'agit de servir Dieu et les âmes ; elle est toujours à accueillir. Et c'est là une raison de plus pour tâcher de l'acquérir et la faire grandir dans nos cœurs. Même si nous avons peu à donner, il nous restera néanmoins la joie qui jaillit d'un cœur amoureux de Dieu.

    Partout dans le monde les gens sont affamés et assoiffés de l'amour de Dieu. Nous répondons à ce manque lorsque nous semons la joie. Elle est aussi l'un des meilleurs remparts contre la tentation. Jésus ne peut prendre pleine possession d'une âme que si elle s'abandonne à lui joyeusement. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès, 1997.

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  • Méditation - la puissante douceur de l'Amour

    « Il faut traiter tous les hommes avec cette délicatesse
    qu'on met à toucher un blessé.
    Chacun de leur cœur porte cette blessure secrète
    de la souffrance et du péché.
    Il faut les traiter si doucement pour ne pas leur faire de mal !

    Rayonner sur chacun l'Amour et la Miséricorde de Dieu
    car ils sont tous si pauvres devant lui ;
    Et tu n'as que cela à faire ici :
    les aimer un peu comme Lui les aime...
    leur montrer un peu comme Il les aime.
    Mettre en ton cœur cette puissante douceur de l'Amour
    qu'est la grâce...
    Vie cachée... quelle grâce ! »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre
    (4e dimanche de Pâques, Dimanche du Bon Pasteur), Salvator, Paris, 2018.

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    Gravure de Léopold Flameng (1831-1911)

  • Méditation - Conversion

    « Ce n'est pas une fois qu'il faut se convertir, c'est chaque jour, car nous n'avons jamais fini de répondre aux appels du Christ, à travers les événements. Alors, quel que soit notre âge, notre condition, notre vocation, demandons-nous quel est son appel pour moi aujourd'hui. « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Que veux-tu que je sois ? » Chercher personnellement, chercher ensemble les appels du Christ, c'est déjà se convertir. Retourne-toi, pour voir.

    Une conversion, c'est toujours d'abord une certaine prise de conscience : un regard nouveau, non sur des idées, mais sur soi-même, sur les autres, sur Dieu. Tu es loin de toi-même, loin d'être ce que tu devrais être. Tu es loin des autres, loin d'aimer comme il faut aimer pour agir comme il faut agir. Loin de Dieu, car « celui qui n'aime pas n'a point connu Dieu, parce que Dieu est amour » (1Jn 4, 8).

    Et cependant, Dieu n'est pas loin de toi et les autres ne sont pas loin de toi et ce que tu dois être n'est pas inaccessible à ce que tu es. Mais peut-être, tu ne cherches pas, ou tu ne cherches pas dans la bonne direction. Retourne-toi, pour voir. »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre (3e dimanche de Carême, La foi est conversion), Salvator, Paris, 2018.

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  • Méditation - Appelés à la moisson

    « Il y a bien des gens qui se contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. Cela est tellement vrai que l'apôtre saint Jean nous déclare qu'il n'y a que nos œuvres qui nous accompagnent dans l'autre vie (Ap 14,13). Faisons donc réflexion à cela ; d'autant plus qu'en ce siècle il y en a beaucoup qui semblent vertueux, et qui en effet le sont, qui néanmoins inclinent à une voie douce et molle plutôt qu'à une dévotion laborieuse et solide. L'Église est comparée à une grande moisson qui requiert des ouvriers, mais des ouvriers qui travaillent. Il n'y a rien de plus conforme à l'Évangile que d'amasser, d'un côté, des lumières et des forces pour son âme et d'aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle. C'est faire comme notre Seigneur a fait, et, après lui, ses apôtres ; c'est joindre l'office de Marthe à celui de Marie ; c'est imiter la colombe, qui digère à moitié la pâture qu'elle a prise et puis met le reste par son bec dans celui de ses petits pour les nourrir. Voilà comme nous devons témoigner à Dieu par nos œuvres comme nous l'aimons. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. »

    St Vincent de Paul (1581-1660), Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171, Le Seuil, 1960.

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    Léon Augustin Lhermitte (1844-1925), La Moisson
    (Source)

  • Méditation - Surabondance d'Amour

    « Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante (Jn 10, 10)

    Lorsque nous sommes habités par le désir d'aimer autrui, nous avons les forces décuplées. L'amour s'exprime en termes de surabondance. Notre énergie est revitalisée par notre soif d'aimer.

    Comprenons-nous les largesses qui jaillissent du Cœur de Celui qui est Tout Amour ? A Cana, le chiffre de six cents litres de vin nouveau paraît disproportionné (Jn 2, 6). De même, deux barques sont surchargées de poissons lorsque le Maître invite à jeter les filets : Ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient. [...] Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient (Lc 5, 6-7). Une seule barque aurait suffit. Nous pourrions multiplier les exemples de surabondance dans la vie de Jésus. Tous nous font constater combien Dieu submerge les hommes de son Amour.

    Saint Paul dictera, dans sa lettre aux Romains : Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur (Rm 8, 38-39). Et il écrira aux Philippiens : Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus (Ph 4, 7). »

    P. Jacques Ravanel (1923-2011), A la découverte du Dieu Amour, Presses de la Renaissance, Paris, 2004.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Se mettre à l'école du Cœur de Jésus, à la suite de saint Jean et de tant de saints et de saintes, c'est entrer dans la voie royale de l'amour. Toute notre vie sur la terre n'est finalement rien d'autre qu'une école de l'amour, où nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Pour que le cœur humain puisse ainsi se dilater à l'infini, Dieu lui donne d'accueillir le Cœur de son Fils : « Rends mon cœur semblable au tien. » Si nous recevons la douceur et l'humilité du Cœur de Jésus (Mt 11, 29), nous recevrons tout le reste en plus. Nous serons heureux, parce que nous serons entrés dans l'amour que l'Esprit Saint répand en nos cœurs (Rm 5, 5). Cet appel touche tous les domaines de notre vie. Dans la spiritualité du Cœur de Jésus, comme l'ont écrit deux papes, se trouve « le résumé de toute la religion ». Et le sens de toute vie humaine. »

    P. Martin Pradère.

    Le Père Martin Pradère, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel, met généreusement à disposition des lecteurs, avec l'accord de l'éditeur, de nombreux chapitres du livre "Jésus doux et humble de cœur" édité en 2005 aux Éditions de l'Emmanuel : c'est ICI (pdf)

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  • Intention de prière du pape pour le mois de juillet

    Nos familles :
    « Prions pour que les familles d’aujourd’hui soient accompagnées avec amour, respect et conseil. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Prière du matin

    « Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
    je viens Te demander la paix, la sagesse, la force.
    Je veux regarder aujourd'hui le monde
    avec des yeux tout remplis d'amour,
    être patient, compréhensif, doux et sage,
    voir au-delà des apparences Tes enfants
    comme Tu les vois Toi-même
    et ainsi ne voir que le bien en chacun.
    Ferme mes oreilles à toute calomnie,
    garde ma langue de toute malveillance ;
    que seules les pensées qui bénissent
    demeurent dans mon esprit.
    Que je sois si bienveillant et si joyeux
    que tous ceux qui m'approchent sentent Ta présence.
    Revêts-moi de Ta beauté, Seigneur,
    et qu'au long de ce jour je Te révèle. »

    St Bruno Le Chartreux (1030-1101) (*)
    Texte extrait du Recueil de prières composé par Claude Jeukens s.j.
    pour les Groupes de Jeunes de Verviers (Belgique).

    (*) : cette prière est attribuée par erreur à st François d'Assise ou ste Thérèse d'Avila.
    Un grand merci à Monique et Gisèle qui m'ont permis de lui donner sa juste paternité !

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  • Méditation - Le repos en Dieu

    « Etre croyant signifie travailler avec générosité, mais savoir aussi se reposer en Dieu. Il y a un "shabbat de l'âme", un repos du cœur que Dieu a préparé pour ses fils, dans lequel il nous est absolument indispensable d'entrer, sinon notre vie sera déséquilibrée. Nous risquons de nous laisser envahir par l'activisme et le stress, de perdre de vue que le monde est d'abord un don à accueillir avant d'être une matière à transformer, de prendre la place de Dieu en oubliant que nous sommes des serviteurs inutiles, de perdre le sens de la gratuité, de l'émerveillement et de la contemplation. C'est un problème aujourd'hui ; pour des raisons multiples (pression de la productivité, inquiétude pour demain, orgueil de la réussite, invasion des technologies de communication), certains deviennent des drogués du travail et ne savent plus prendre de vrais temps de coupure et de repos, qu'il soit physique, psychologique ou spirituel. Il est, par exemple, néfaste pour une société de perdre le sens du jour de repos hebdomadaire, où l'on s'abstient de tout travail productif pour mettre au premier plan les valeurs de la gratuité, de l'action de grâce, de la prière, de l'accueil de la vie comme un don de Dieu, des relations familiales, etc. La tradition juive affirme que ce n'est pas l'homme qui garde le shabbat, c'est le shabbat qui garde l'homme, qui protège et sauvegarde les valeurs essentielles de l'existence humaine. Sans shabbat, l'homme est livré aux idoles de la productivité et se déshumanise. [...]

    C'est le Fils par excellence, Jésus, qui nous introduit dans le repos de Dieu. Il porte à son accomplissement le mystère du Shabbat. Il est notre paix véritable, car, en lui, l'homme se réconcilie avec Dieu, avec lui-même, avec ses frères, avec l'existence. [...]

    Si nous nous laissons pacifier par Dieu en grandissant dans la foi, l'espérance, l'amour, l'amitié avec Jésus le Prince de la Paix, alors nous serons des artisans de paix, nous pourrons offrir notre cœur comme un lieu de paix et de repos à ceux que le Seigneur met sur notre route. »

    P. Jacques Philippe, Le bonheur où on ne l'attend pas, Méditation sur les Béatitudes, Édition des Béatitudes, 2017.

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  • Méditation - Le Sacré-Cœur de Jésus

    « Le culte du Sacré-Cœur de Jésus, dans sa nature intime, est le culte de l'amour dont Dieu nous a aimés par Jésus, en même temps qu'il est l'exercice de l'amour que nous portons nous mêmes à Dieu et aux autres hommes ; il consiste, en d'autres termes, à honorer l'amour de Dieu pour nous et a ce Dieu pour objet, afin de l'adorer, de lui rendre grâces, de vivre à son imitation ; et il tend à amener à son absolue perfection l'amour qui nous unit à Dieu et aux autres hommes, en nous faisant mieux pratiquer de jour en jour le commandement nouveau que le Divin Maître laissa comme héritage sacré à ses disciples par ces mots : « Je vous donne un commandement nouveau, c'est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés... C'est mon commandement, que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13,34 ; Jn 15,12). »

    Pie XII, Encyclique Haurietis Aquas, 15 mai 1956, 60 (Trad. P. Edouard Glotin, 1927-2015).

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  • Méditation - Très Sainte Trinité

    « La prière, c'est porter tous les hommes en son coeur dans l'amour ; c'est la descente du ciel dans l'âme, l'inhabitation dans l'âme de la très sainte Trinité, comme il a été dit : Nous viendrons en lui et nous ferons chez lui notre demeure. »

    St Jean de Cronstadt (1829-1908), Ma vie en Christ, Abbaye de Bellefontaine, Spiritualité Orientale n°27, 1979.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Je vous salue, ô Cœur sacré de Jésus, source vive et vivifiante de la vie éternelle, trésor infini de la Divinité, fournaise ardente du divin amour. Vous êtes mon asile et le lieu de mon repos. O mon divin Sauveur, embrasez mon cœur de l'ardent amour dont le vôtre est tout enflammé. Répandez dans mon cœur les grandes grâces dont le vôtre est la source et faites que mon cœur soit tellement uni au vôtre que votre volonté soit la mienne et que la mienne soit éternellement conforme à la vôtre, puisque je désire désormais que votre sainte volonté soit la règle de tous mes désirs et de toutes mes actions. »

    Ste Gertrude (1256-1302), Héraut de l'Amour divin.

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    En ligne sur notre site : prières au Sacré-Cœur de Jésus
  • Méditation - Pentecôte

    « Dieu, qui ne cherche qu'à se communiquer, ne sait, pour ainsi dire, où poser le pied dans ces âmes pleines d'elles-mêmes et trop nourries de leur sagesse et de leurs vertus. Mais son entretien familier, comme dit l’Écriture, est avec les simples (Pr III,32)... Dieu les voit ; c'est en eux qu'Il se plaît à habiter : Mon Père et moi, dit Jésus-Christ, Nous y viendrons, et Nous y ferons notre demeure (Jn XIV,23). "Faites-moi connaître votre voix ; qu'elle sonne à mes oreilles" (Ct II,14).
    [...] Taisez-vous, mon âme : parlez, ô mon amour. Je dis qu'alors on sait tout sans rien savoir. Ce n'est pas qu'on ait la présomption de croire qu'on possède en soi toute vérité. Non, non : tout au contraire, on sent qu'on ne voit rien, qu'on ne peut rien et qu'on est rien.
    On le sent et on en est ravi. En cet état, l'Esprit enseigne toute vérité ; car toute vérité est éminemment dans ce sacrifice d'amour où l'âme s'ôte tout pour donner tout à Dieu. »

    Fénelon (1651-1715), Divers sentiments et avis chrétiens, Pierre Didot, Paris, 1792.

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  • Méditation - « Je vous donne une loi nouvelle, c'est de vous aimer comme je vous ai aimés. » (Jn 13,34)

    « Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements, et moi, je prierai le Père. Et il vous donnera quelqu’un d’autre pour vous aider, quelqu’un qui sera avec vous pour toujours : c’est l’Esprit de vérité. » (Jean 14,15-17a)

    « Jésus invite à entrer dans une merveilleuse aventure où le verbe « aimer » se conjugue sous toutes ses formes. Une véritable ronde d'amour : aimer, être aimé, s'aimer les uns les autres.

    Comment y entrer ? Est-il ardu, ce commandement nouveau ? L'étonnant, c'est qu'il ne nous appartient pas d'y entrer. C'est Jésus qui vient à notre rencontre, qui se fait le mendiant de notre amour. Saint Jean est explicite à ce sujet : « En ceci consiste l'amour de Dieu, non pas que nous aimions Dieu, mais que lui nous ait aimés le premier » (1 Jn 4,10). Le « Si vous m'aimez », dans la bouche de Jésus, signifie alors : « Si vous vous êtes laissés aimer par moi, si vous avez pu découvrir mon amour. » C'est d'ailleurs la condition évidente pour garder le commandement nouveau, qui consiste précisément à aimer les autres comme Jésus nous as aimés. Comment le faire, si nous n'avons jamais senti à quel point nous sommes aimés de lui ?

    Face à cette expérience, Jésus ne nous a pas laissés seuls. Il vient de nous promettre un Consolateur, l'Esprit Saint de vérité. C'est lui qui est l'amour et la douceur de Jésus en nous. [...]

    Cette ronde de l'amour ne prendra jamais fin. Le Père aussi finira par y entrer, car « celui qui m'aime, assure Jésus, mon Père l'aimera, et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui ». Ce dévoilement final de Jésus intégral est la seule chose qui nous manque encore ici-bas. Nous aimons Jésus, mais sans le voir encore. Joie et souffrance en même temps. De temps à autre, une liturgie, ou un visage, ou la splendeur spirituelle d'une icône, soulève un coin du voile, jusqu'à nous faire pleurer de tendresse, et jusqu'à souhaiter de voir se déchirer sans trop tarder le voile qui empêche encore la rencontre, pour connaître enfin tout l'amour dont il nous aime. »

    Dom André Louf (1929-2010), Heureuse faiblesse, Homélies pour les Dimanches de l'Année A, Paris, Desclée de Brouwer, 1998.

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  • Méditation - La Joie en Dieu

    « Dieu, mes amis, ne demande ni ne désire que l'homme s'afflige à cause de la douleur de son cœur ; il préfère plutôt qu'il se réjouisse et rie en son âme, à cause de l'amour qu'il éprouve pour lui. »

    St Jean Climaque (+ v.649), L’Échelle Sainte (7e degré, 49), Spiritualité orientale n°24, Abbaye de Bellefontaine, 1978.

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  • Méditation - Chuuuuut...!

    « Notre existence, même bonne, n’a qu’un rendement médiocre, parce que notre attention se disperse trop. Nous sommes à la merci de chaque action, et, entre deux de nos actions, nous nous réservons à peine la minute de silence et de lumière qui nous mettrait face à l’Esprit vivificateur, présent en nous, mais paralysé par nous, oublié par nous, laissé à son obscurité dans notre fond d’âme et attendant vainement un regard, un cri du cœur, un mouvement d’amour. »

    P. Raoul Plus (1882-1958), Dans le Christ Jésus, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1922.

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  • Méditation - « priez sans cesse... en toute simplicité. »

    « Qui dira la valeur, la fécondité, le mérite de la prière ? On ne peut en imaginer ni la puissance ni la portée. Elle ouvre les portes du Ciel, en fait descendre la miséricorde et elle incline Dieu vers celui qui prie. Ce qu’on entend par « prière » n’est pas une oraison mentale ou vocale ininterrompue, non. C’est une douce et facile direction de notre esprit orientée vers Dieu seul. Comme le voyageur suit l’étoile polaire pour éviter les écueils, notre âme doit chercher le Seigneur pour orienter sa vie.

    Encore faut-il désirer prier ! Avant même de prier, il est souvent nécessaire de brimer l’amour propre qui nous anime tant nous sommes convaincus que nous pouvons tout faire sans Dieu. En effet, la prière perpétuelle n’est rien d’autre que nous rendre présents à la présence même de Dieu au cœur de notre vie. Il suffit pour cela de se souvenir fréquemment de Lui dans nos journées, l’aimer filialement et s’adresser à Lui en toute simplicité. Tout cela constitue une prière perpétuelle. De même offrir nos souffrances, nos joies et faire toutes nos actions en vue de lui plaire, sont autant de prières continuelles qui prouvent la sincérité de notre amour. La prière est l’aliment nécessaire et indispensable à la vie spirituelle. La respiration de notre âme est l’esprit même de la prière. Notre âme, substance immatérielle, née du souffle de Dieu, ne subsiste qu’à la seule condition d’aller puiser sa vie dans l’Essence divine. Au-delà des formules que nous rabâchons mécaniquement, même si celles-ci peuvent être un support pour élever notre esprit vers Dieu, simplifions nos prières pour transformer tout ce que nous vivons en une prière perpétuelle ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial
    Heure de Présence au Cœur de Jésus

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Nous voici devant Toi, Seigneur

    « Nous voici devant Toi, Seigneur,
    à bout de souffle, à bout de courage, à bout d'espoir.
    Perpétuellement écartelés entre l'infini de nos désirs
    et les limites de nos moyens,
    bousculés, tiraillés, énervés, épuisés.
    Nous voici devant Toi, Seigneur,
    enfin immobiles, enfin disponibles.

    Voici la souffrance de notre insatisfaction,
    voici la crainte de nous tromper dans le choix de nos engagements.
    Voici la peur de n'en pas faire assez.
    Voici la croix de nos limites.

    Donne-nous de faire ce que nous devons faire,
    sans vouloir trop faire, sans vouloir tout faire,
    calmement, simplement, humbles dans notre recherche
    et notre volonté de servir.

    Aide-nous surtout à Te retrouver
    au coeur de nos engagements,
    car l'unité de nos actions, c'est Toi, Seigneur,
    un seul Amour à travers tous nos amours,
    à travers tous nos efforts.

    Toi qui es la Source,
    Toi vers qui tout converge,
    nous voici devant Toi, Seigneur,
    pour nous « re-cueillir ».

    Ainsi soit-il. »

    P. Michel Quoist (1921-1997)
    Jésus-Christ m’a donné rendez-vous,
    Les Éditions Ouvrières, 1972.

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