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  • Méditation - dans le silence du cœur

    « Écoute en silence, parce que si ton cœur est rempli d'autres choses, tu ne peux pas y entendre la voix de Dieu. Mais dès lors que tu te mets à l'écoute de la voix de Dieu dans un cœur pacifié, ton cœur se remplit de Dieu. Cela demandera beaucoup de sacrifices, mais si vraiment nous avons le désir de prier, si nous voulons prier, il faut accepter de faire ce pas maintenant. Il ne s'agit là que des premiers pas vers la prière, mais sans ce premier pas fait avec détermination, jamais nous n'atteindrons l'étape ultime, la présence de Dieu.

    Voilà ce qu'il faut apprendre dès le début : écouter la voix de Dieu dans notre cœur ; alors, dans le silence du cœur, Dieu se met à parler. Puis, de la plénitude de notre cœur, monte ce que notre bouche dira. Voilà le lien. Dans le silence du cœur, Dieu parle et il faut l'écouter. Puis, de la plénitude de ton cœur, parce qu'il se retrouvera rempli de Dieu, rempli d'amour, rempli de compassion, rempli de foi, ta bouche parlera.

    Souviens-toi, avant de parler, qu'il faut écouter, et alors seulement, du fond d'un cœur épanoui, tu pourras parler et Dieu écoutera. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n'y a pas de plus grand amour (No Greater Love) ch. 1, Lattès, Paris, 1997.

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  • Prière

    « Mon Dieu, source sans fond de la douceur humaine,
    Je laisse en m’endormant couler mon cœur en Vous
    Comme un vase tombé dans l’eau de la fontaine
    Et que Vous remplissez de Vous-même sans nous.

    En Vous demain matin je reviendrai le prendre
    Plein de l’amour qu’il faut pour la journée. Ô Dieu,
    Il n’en tient guère, hélas ! Vous avez beau répandre
    Vos flots en lui, jamais il n’en garde qu’un peu.

    Mais renouvelez-moi sans fin ce peu d’eau vive,
    Donnez-le moi dès l’aube, au pied du jour ardu
    Et redonnez-le moi lorsque le soir arrive,
    Avant le soir, Seigneur, car je l’aurai perdu.

    Ô Vous de qui le jour reçoit le jour sans trêve,
    Par qui l’herbe qui pousse est poussée en la nuit,
    Qui sans cesse ajoutez à l’arbre qui s’élève
    L’invisible hauteur qui dans l’air le conduit,

    Donnez à mon cœur faible et de pauvres limites,
    Mon cœur à si grand'peine aimant et fraternel,
    Dieu patient des œuvres lentes et petites,
    Donnez à chaque instant mon amour éternel. »

    Marie Noël (1883-1967), Les Chants de la Merci
    (Prélude et Exercices, III. Prière)
    Les Éditions G. Crès et Cie, Paris, 1930.

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  • « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? »

    « Nous sommes ici pour entendre la question que Dieu nous pose : « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? » Nous sommes ici pour faire un choix entre la vie du parasite et celle du Créateur, entre la vie de l'homme qui sauve sa peau et qui l'entretient jusqu'à ce qu'elle claque, et l'homme qui choisit de devenir un héros et d'atteindre à la sainteté. Nos secours matériels, aussi nécessaires qu'ils soient, ne sont rien. Il faut ces engagements de tout nous-mêmes. L'héroïsme est pour tout le monde, la grandeur est la vocation de chacun, parce qu'en chacun de nous il y a ce trésor que la femme pauvre sentait vivre en elle et qu'elle brûlait de communiquer, lorsqu'elle disait : « La grande douleur des pauvres, c'est que personne n'a besoin de leur amitié. » »

    Maurice Zundel (1897-1975)
    (via Magnificat)

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  • Prière - Je t'offre...

    « Seigneur Jésus,
    Je T’offre mes mains pour faire ton travail.
    Je T’offre mes pieds pour suivre ton chemin.
    Je T’offre mes yeux pour voir comme Toi.
    Je T’offre ma langue pour dire tes paroles.
    Je T’offre mon intelligence pour que Tu penses en moi.
    Je T’offre mon esprit pour que Tu pries en moi.
    Surtout je T’offre mon cœur pour qu’en moi
    Tu aimes le Père et tous les hommes.
    Je T’offre tout ce que je suis pour que Tu grandisses en moi,
    que ce soit Toi, le Christ, qui vives, travailles et pries en moi. »

    Prière tirée de la spiritualité de Regnum Christi
    Emmanuelle Pastore, Questions brûlantes sur Dieu..., EdB, 2013.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Mon Dieu, mon Sauveur, j'adore votre Cœur sacré, car ce cœur est le siège et la source de toutes vos plus tendres affections pour nous, pécheurs. Il est l'instrument et l'organe de votre amour ; Il a battu pour nous ; Il a soupiré d'un grand désir de notre amour ; Il a souffert douloureusement pour nous et pour notre salut. Le zèle l'enflamma, pour que la gloire de Dieu fût manifestée en nous et par nous. Il est le canal par lequel votre affection humaine débordante est venue à nous, par lequel est venue à nous toute votre divine charité. Toute votre incompréhensible compassion pour nous, comme Dieu et comme homme, comme notre Créateur, notre Rédempteur, et notre Juge, est venue à nous et y vient toujours, par ce Sacré Cœur, en un fleuve aux courants mêlés inséparablement. Ô Symbole très sacré, et Sacrement de l'amour divin et humain dans sa plénitude, Vous m'avez sauvé par votre force divine et par votre affection humaine, et enfin par ce sang miraculeux dont Vous débordiez ! »

    St John Henry Newman (1801-1890), Méditations et Prières (XVI,2-3), Traduites par Marie-Agnès Pératé, Librairie Lecoffre, Paris, 1919.

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  • Méditation - Contemplation

    « L'homme est fait pour chanter la louange de Dieu et le bénir, c'est son office sacerdotal, qu'il remplit au nom des toutes les créatures inanimées. La splendeur de la création manifeste la gloire de Dieu, sa beauté éveille en lui une admiration mêlée d'émerveillement. Pour celui qui veut bien entendre le cantique des créatures (cf. Ps 148, Dn 3), tout lui crie l'amour de Dieu. Ce regard contemplatif suscite l'action de grâce : comment ne pas chanter de tout son cœur sa reconnaissance et sa gratitude ? Plongés dans une telle beauté, comment ne pas louer Dieu comme le psalmiste : Qu'il est grand ton nom par toute la terre (Ps 8, 2) ? Cette attitude est aussi appelée crainte révérencielle, liée au don de l'Esprit Saint, crainte filiale qui permet de reconnaître et d'aimer Dieu comme Père. Si saint François d'Assise appelle la lune, les étoiles ou l'eau sœur, le soleil, le vent ou le feu frère, c'est parce qu'il appelle Dieu Père !

    La contemplation est un exercice gratuit, où le regard émerveillé peut, en se posant sur l'univers créé, se reposer en son auteur divin. Devant le spectacle éblouissant de la nature, son harmonie et sa paix, nous pouvons laisser monter en nos cœurs un chant de reconnaissance et d'amour. Celui qui aime Dieu le loue à travers toutes ses œuvres. De même, il les respecte et en prend soin, conscient d'avoir reçu un don précieux. »

    Mgr Dominique Rey, Peut-on être catho et écolo ? (ch.2), Artège, 2012.

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    (Crédit photo : Pamela Sutherland)

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Je Te salue, très miséricordieux Cœur de Jésus,
    Source vivante de toutes les grâces,
    Unique abri et notre refuge,
    En Toi je trouve l'éclat de l'espérance.

    Je Te salue, très compatissant Cœur de mon Dieu,
    Insondable, vivante source d’amour,
    D’où jaillit la vie pour l’homme pécheur,
    Ainsi que la source de toute douceur.

    Je Te salue, plaie ouverte du Très Saint Cœur,
    D’où sont sortis les rayons de miséricorde,
    Et d’où il nous est donné de puiser la vie,
    Uniquement avec le vase de la confiance.

    Je Te salue, bonté de Dieu, inconcevable,
    Jamais mesurée, ni approfondie,
    Pleine d’amour et de miséricorde, mais toujours sainte,
    Et cependant Tu es comme une bonne mère qui se penche sur nous.

    Je Te salue, trône de la miséricorde, Agneau de Dieu,
    Toi qui offris Ta vie en sacrifice pour moi,
    Toi devant qui chaque jour mon âme s’abaisse,
    Vivant en une foi profonde. »

    Ste Faustine (1905-1938), Petit Journal,
    (1937, Quatrième cahier, n°1321),
    Parole et Dialogue, Paris, 2002.

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  • Méditation - Remède contre la tentation du désir immodéré de savoir

    « Le premier remède contre la tentation du désir immodéré de savoir et d'étudier, est de considérer combien la vertu est plus excellente que la science, et combien la sagesse divine surpasse la sagesse humaine, afin que l'homme voie par là avec combien plus de cœur il doit travailler et s'exercer à acquérir l'une plutôt que l'autre. Que la science du monde ait toute la gloire et toutes les couronnes qu'elle peut souhaiter ; à la fin, cette gloire et ces couronnes s'en vont avec la vie. Qu'y a-t-il donc de plus misérable que d'acquérir, au prix d'un si grand labeur, ce dont on doit jouir si peu de temps ? Tout ce que tu peux savoir ici-bas n'est rien. Et si tu t'exerces dans l'amour de Dieu, tu iras bientôt le contempler face à face, et en lui tu verras toutes choses. Au jour du jugement, on ne nous demandera pas ce que nous avons lu, mais ce que nous avons fait ; ni si nous avons bien parlé ou prêché, mais si nous avons fait de bonnes actions. »

    St Pierre d'Alcantara (1499-1562), Traité de la Dévotion (Ch. IV, Huitième avis), in "Œuvres spirituelles de S. Pierre d'Alcantara" par le P. Marcel Bouix, Ve Régis Ruffet et Cie, Paris - Lille, 1872.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Sainte Marguerite-Marie a demandé à Jésus : "Seigneur que voulez-vous que je fasse ?"
    "Laisse-moi agir", répondit Jésus.
    Laissez-Le vous vider et transformer, pour remplir le calice de votre cœur jusqu'au bord, pour qu'à votre tour, vous puissiez donner de votre abondance. Cherchez-Le. La connaissance vous rendra aussi forte que la mort. Aimez-Le sans regarder en arrière, sans peur. Croyez que Jésus seul est la vie. Servez-Le en rejetant et oubliant tout ce qui vous tourmente, désirant faire aimer l'amour qui n'est pas aimé. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Tu m'apportes l'amour, Le Centurion (Lettres, Premier vendredi de juin 1962), 1975.

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  • Méditation - Jésus t'aime !

    « ... Est-ce que vous vous sentez aimés de Jésus ? Est-ce que, pour employer l'expression de saint Jean, vous croyez à l'amour de Jésus pour vous ? Est-ce que vous croyez à cet amour, non pas seulement parce qu'il s'est révélé à la crèche, à Nazareth, au Calvaire, au Cénacle, avec une grandeur, une magnificence si éclatante que le mettre en doute est chose impossible, mais parce qu'il a très certainement arrangé tous les détails de votre vie avec la sollicitude la plus prévoyante ? Nous croyons à l'amour que Dieu a eu pour le monde en général, nous ne croyons pas assez à l'amour qu'il a eu spécialement pour nous.

    Et, cependant, lorsque, nous retournant vers le passé, lentement nous évoquons les unes après les autres les années que nous avons déjà vécues, est-ce que chacune, à son apparition dans notre mémoire, ne produit pas les témoignages les plus frappants de l'amour le plus profond ? Est-ce que chacun de nous n'a pas été l'objet des plus délicates attentions de la Providence ? Par malheur nous ne réfléchissons pas, et nous croyant perdus dans la masse du genre humain à la manière de la goutte d'eau perdue dans l'immensité de l'océan, nous ne sommes ni convaincus ni touchés. Oh ! redevenons enfants ! Comme l'enfant a la naïveté de se sentir aimé de sa mère, ayons la consolante simplicité de nous sentir aimés du bon Dieu, et notre cœur, tout de suite, trouvera des ardeurs qu'il ne soupçonnait pas. La simplicité du chrétien c'est la vérité ; or la vérité est l'un des plus précieux aliments de la vie intérieure. »

    Abbé Joseph Théloz (1850-1896), Commentaires des Billets-Zélateurs de la Garde d'Honneur (Premier Office), Bourg - Paris, 1895.

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  • Méditation - Au large !

    « Malheur à l'âme rétrécie et desséchée en elle-même qui craint tout, et qui à force de craindre, n'a pas le temps d'aimer et de courir généreusement !
    Ô mon Dieu, je sais que vous voulez qu'un cœur qui vous aime "soit au large". J'agirai avec confiance, comme un enfant qui joue entre les bras de sa mère ; je me réjouirai dans le Seigneur ; je tâcherai de réjouir les autres ; j'épanouirai mon cœur sans crainte dans l'assemblée des enfants de Dieu. Je ne veux que candeur, innocence, joie du Saint-Esprit. Loin, loin, ô mon Dieu, cette sagesse triste et craintive qui se ronge toujours elle-même, qui tient toujours la balance en main pour peser des atomes... C'est vous faire injure que je n'agir pas avec vous avec plus de simplicité ; cette rigueur est indigne de vos entrailles paternelles. »

    Fénelon (1651-1715), cité in "La voie de la paix intérieure" par le P. de Lehen (Quatrième Part. ch. I), Nouvelle édition, Paris, René Haton, 1883.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Ils verront au-dedans de celui qu'ils ont percé. » - C'est le mot du prophète Zacharie, rappelé par saint Jean. Le prophète n'a pas dit : « Ils verront qui ils ont percé », mais « ils verront au-dedans de celui qu'ils ont percé » (Saint Jean 19, 38.) Saint Jean applique ces paroles à l'ouverture du côté de Jésus ; il a du penser à l'intérieur de Jésus, au Cœur même de Jésus qu'il a pu entrevoir par la plaie béante du côté, au moment de l'embaumement.
    Cette blessure nous livre et nous ouvre le Cœur de Jésus. Spirituellement, nous y lisons l'amour qui a tout donné, même la vie. Dans cet amour même, nous reconnaissons le motif et la fin de toutes les œuvres divines : Dieu nous a créés, rachetés, sanctifiés par amour. Dans le Cœur de Jésus, c'est donc le fond même de la nature divine que nous pénétrons en sa plus merveilleuse manifestation. « Dieu est amour. » Saint Jean a lu cela dans le Cœur de Jésus.
    J'ai besoin de contempler cette blessure pour voir combien je suis aimé et combien je dois aimer à mon tour. J'apprendrai là comment un cœur aimant doit agir, souffrir, tout donner, jusqu'à la mort, pour Dieu et pour les âmes.
    Allons plus profondément encore, et voyons tout ce qu'a souffert le plus délicat des cœurs : les mépris, les calomnies, les trahisons, les abandons, les délaissements. Toutes les douleurs sont réunies dans ce Cœur et en débordent. Il les a toutes ressenties, il les a toutes sanctifiées. Dans nos peines, si extrêmes qu'elles soient, ayons confiance dans la sympathie et la compassion de ce Cœur, qui a voulu nous ressembler dans la souffrance, pour être plus compatissant et plus miséricordieux. (Aux Hébr. 2, 17.)
    Commençons nous-mêmes par plaindre cet amour qui n'est pas aimé et par compatir à ses douleurs.

    Résolutions - L'ouverture du Cœur de Jésus nous rappelle son amour, sa bonté, sa souffrance. Il attend de moi l'amour de retour, la reconnaissance, la compassion. Me voici, Seigneur, pour vivre avec Vous et en Vous. Ne permettez plus que je me sépare de Vous et que je Vous oublie. »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (Vendredi Saint), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    Le coup de lance, James Tissot (1836-1902)

  • Méditation - Dimanche des Rameaux

    « Jésus accepte d'être porté en triomphe, mais quelle douceur, quelle humilité dans ce triomphe ! Il sait que ses ennemis se cachent parmi le peuple qui chante et qu'ils réussiront à substituer le « crucifige » à l'« hosanna » ; Il le sait, et Il pourrait s'imposer à eux dans toute la puissance de sa divinité ; Il pourrait les démasquer publiquement en dévoilant leurs plans. Jésus cependant ne veut ni vaincre ni régner par la force, mais bien par l'amour, la douceur. [...] C'est avec la même mansuétude, qu'Il acceptera Lui, l'Innocent, l'unique vrai Roi et Triomphateur, d'apparaître comme un coupable, un condamné vaincu, un roi de comédie. C'est ainsi, pourtant, qu'Il attirera tout à Lui, lorsqu'Il aura été érigé sur la Croix.

    Même si nous résistons à la grâce, ô Jésus, Vous demeurez à jamais le Vainqueur ; votre victoire sur le prince des ténèbres a été complète et l'humanité a été sauvée et rachetée en Vous. Vous êtes le bon Pasteur qui connaît et aime chacune de ses brebis et veut les porter toutes en lieu sûr. Votre Cœur très aimant ne se contente pas d'avoir mérité le salut pour tout le troupeau, Il désire ardemment que chaque brebis profite de ce salut... Ô Seigneur, donnez-nous donc cette bonne volonté capable d'accueillir votre don, votre grâce ; faites que votre passion ne soit pas vaine pour nous. »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, O.C.D., Intimité Divine, premier volume (Dimanche des Rameaux), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost, Belgique / Librairie du Carmel, Paris, 1963.

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  • Méditation - Quelle est mon aspiration la plus profonde ?

    « Lors des complies du mercredi, les moines chantent le Psaume 62,2 : "En Dieu seul le repos pour mon âme, de lui mon salut". Nous n'arrivons au repos que lorsque notre cœur se tourne complètement vers Dieu et que Dieu lui-même apaise notre faim d'amour et de présence, de paix et de plénitude. Nous n'arrivons pas, en mangeant, à être rassasiés pour toujours. Le Psaume 131 évoque un homme pieux en prière : "Je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère" (Ps 131,2). Cet orant a sans doute fait l'expérience que Dieu pouvait le calmer à la manière de la mère qui apaise son enfant en l'allaitant. L'amour de Dieu peut apaiser la faim la plus grande et nous amener au véritable repos. Lorsque nous considérons notre faim dans toute son ampleur, lorsque nous cessons de l'apaiser provisoirement, de la "colmater" pour ne plus la ressentir, alors nous découvrons en nous un lieu de paix, un lieu où règne le calme absolu parce que Dieu lui-même apaise cette immense nostalgie. Pour atteindre ce lieu, il faut se poser sans cesse cette question : "Quelle est mon aspiration la plus profonde ?" Dans le jeûne, nous laissons remonter à la surface nos désirs et nous nous demandons à quoi nous aspirons. Mais il faut encore passer au crible nos réponses pour vérifier laquelle correspond vraiment à notre désir le plus profond. Alors nous nous apercevons que ce désir, seul Dieu peut le combler. Tournant notre cœur vers Dieu, nous trouvons alors la paix dans laquelle notre faim est apaisée. »

    Anselm Grün, Invitation à la sérénité du cœur (7), Albin Michel, Paris, 2002.

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  • Méditation - Dans le secret de notre cœur

    « Le mystère de la vie spirituelle, c'est que Jésus désire nous rencontrer dans le secret de notre propre cœur pour nous y révéler son amour, nous libérer de nos craintes et nous faire découvrir notre moi le plus profond. Dans le secret de notre cœur, nous pouvons donc apprendre non seulement à connaître Jésus mais, à travers Jésus, à nous connaître nous-mêmes. En y réfléchissant un petit peu, vous allez découvrir une interaction entre l'amour de Dieu qui se révèle à vous et une croissance constante dans la connaissance de soi. Chaque fois que vous laissez l'amour de Dieu pénétrer plus profondément dans votre cœur, vous perdez un peu de votre angoisse ; et chaque fois que vous larguez un peu de votre angoisse, vous apprenez à mieux vous connaître et vous aspirez d'autant plus à être connu de votre Dieu d'amour.

    Ainsi donc, plus vous apprenez à aimer Dieu, plus vous apprenez à vous connaître et à vous apprécier vous-même. La connaissance et l'amour de soi sont le fruit de la connaissance et de l'amour de Dieu. Vous voyez mieux maintenant ce que veut dire le grand commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mettre son cœur à nu devant Dieu nous conduit à un amour de nous-mêmes qui nous permet d'aimer sans réserve les autres humains. Dans le secret de notre cœur, nous apprenons à connaître la présence cachée de Dieu ; et cette connaissance spirituelle nous permet de vivre une vie d'amour. »

    Henri J.M. Nouwen (1932-1996), La seule chose nécessaire. Vivre une vie priante, Éditions Bellarmin, 2001.

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  • Prière du matin

    « Seigneur, accorde-moi aujourd’hui cette grâce :
    Que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur,
    Mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité,
    A chaque personne que je vais rencontrer,
    Pour aider à découvrir les richesses qui sont en elle.

    Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder
    La face ensoleillée de chacun avec qui je vis.
    Il m’est parfois si difficile, Seigneur,
    De dépasser les défauts qui m’irritent en eux,
    Plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes,
    Dont je jouis sans y prendre garde.

    Aide-moi aussi, Seigneur,
    À regarder ta face ensoleillée,
    Même en face des pires événements :
    Il n’en est pas un qui ne puisse
    Être source d’un bien qui m’est encore caché,
    Surtout si je m’appuie sur Marie.

    Accorde-moi, Seigneur, la grâce,
    De ne travailler que pour le bien, le beau et le vrai,
    De chercher, sans me lasser, dans chaque homme,
    L’étincelle que Tu y as déposée
    En le créant à ton image.

    Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme
    Pour le succès des autres que pour le mien,
    Et de faire un tel effort pour me réformer moi-même
    Que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.

    Je voudrais aussi, Seigneur, que tu me donnes
    La sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé
    Que pour me hâter vers un avenir meilleur.
    Donne-moi à toute heure de ce jour d’offrir
    Un visage joyeux et un sourire d’ami
    À chaque homme, ton fils et mon frère.

    Donne-moi un cœur
    Trop large pour ruminer mes peines,
    Trop noble pour garder rancune,
    Trop fort pour trembler,
    Trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.

    Seigneur, mon Dieu, je te demande ces grâces
    Pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui comme moi,
    Afin que diminue la haine et que croisse l’Amour,
    Car, depuis ta Résurrection la haine et la mort
    Ont été vaincues par l’Amour et la vie.

    Ouvre nos yeux à l’invisible
    Pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme
    De ceux qui croient en Toi
    Et qui croient en l’Homme,
    Qui espèrent en Toi
    Et qui espèrent en l’Homme.

    Amen. »

    Sœur Emmanuelle du Caire (1908-2008).
    (Source)

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Lors de mon pèlerinage en 1986 auprès du tombeau de Marguerite-Marie, j’ai demandé, que dans l’esprit de ce qu’elle avait transmis à l’Église, on rendit fidèlement un culte au Sacré-Cœur. Car c’est auprès du Cœur du Christ que le cœur de l’homme apprend à connaître le sens véritable et unique de sa vie et de son destin, c’est auprès du Cœur du Christ que le cœur de l’homme reçoit la capacité d’aimer. »

    St Jean-Paul II, Lettre à Mgr Raymond Séguy, évêque d’Autun, 22 juin 1990.

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  • Poème - Rien n'est vrai que d'aimer...

    « Rien n’est vrai que d’aimer… Mon âme, épuise-toi,
    Coule du puits sans fond que Jésus te révèle,
    Comme un flot que toujours sa source renouvelle,
    Et déborde, poussée en tous sens hors de moi.

    Quels usages prudents te serviront de digue ?
    Donne tout ! Donne plus et sans savoir combien.
    Ne crains pas de manquer d'amour, ne garde rien
    Dans tes mains follement ouvertes de prodigue.

    Qu'aimeras-tu ? Quel temps perdrons-nous à ce choix ?
    Aime tout ! Tout t'est bon. Sois aveugle, mais aime !
    Le plus près, le plus loin, chacun plus que toi-même
    Et, comment ce miracle, ô Dieu, tous à la fois.

    Celui qui t'est pareil, celui qui t'est contraire.
    Et n'aime rien uniquement pour sa beauté :
    L'enchantement des yeux leur est trop vite ôté,
    Du charme d'aujourd'hui demain te vient distraire.

    N'aime rien pour ses pleurs : les larmes n'ont qu'un jour ;
    N'aime rien pour son chant : les hymnes n'ont qu'une heure...
    Ô mon âme qui veux que ton amour demeure,
    Aime tout ce qui fuit pour l'amour de l'amour.

    Aime tout ce qui fuit sur la terre où tu passes,
    Le long de ton chemin aveugle et sans arrêts :
    Les herbes des fossés, les bêtes des forêts,
    Les matins et les soirs, les pays, les espaces.

    Aime, l'enthousiasme est fort comme la mer
    Qui d'un seul mouvement emporte les navires.
    Laisse aller tes destins au fil de ses délires
    Sans goûter si le flot qui te pousse est amer.

    Rien n'est vrai que d'aimer, mon âme, et d'être dupe.
    Si tu cherches un cœur où reposer ton front
    Et si tu te sens lasse au bout de quelque affront,
    Qu'est-ce que cet amour que son gain préoccupe ?

    Ô préteuse sans fin de biens jamais rendus,
    Laisse abuser chacun de ta folle abondance,
    Tant que jetés au vent de l'amour sans prudence,
    Ta paix, tes jours, ta force et ton cœur soient perdus.
    [...]

    Rien n'est vrai que d'aimer et que d'aimer toujours !
    Tes aimés passeront mais ton amour demeure
    Malgré les renouveaux qui te changent de leurre
    Et les petites morts des petites amours.

    Et tant qu'il y aura des vivants d'heure en heure
    Menant leur sort à la rencontre de ton sort,
    Ou t'ayant devancée au delà de la mort...
    Toi-même, disparais, mais ton amour demeure !

    Mon amour ! Mon amour ! quand ce cœur arrêté
    Ne te contiendra plus... à ta source première,
    A Jésus remontant d'un grand jet de lumière,
    Mon amour, sois mon Dieu toute l'éternité ! »

    Marie Noël (1883-1967), Les chansons et les heures, « À tierce » (extraits)
    Les Éditions G. Crès et Cie, Paris, 1928.

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  • Méditation - douceur et humilité du coeur

    « "Venez, dit le Christ à ses disciples, et apprenez de moi", non pas certes à chasser les démons par la puissance du ciel, ni à guérir les lépreux, ni à rendre la lumière aux aveugles, ni à ressusciter les morts... ; mais, dit-il, "Apprenez de moi ceci : que je suis doux et humble de cœur" (Mt 11,28-29). Voilà, en effet, ce qu'il est possible à tous d'apprendre et de pratiquer. Mais de faire des signes et des miracles, cela n'est pas toujours nécessaire, ni avantageux à tous, et n'est pas accordé non plus a tous.

    C'est donc l'humilité qui est la maîtresse de toutes les vertus, le fondement inébranlable de l'édifice céleste, le don propre et magnifique du Sauveur. Celui qui la possède pourra faire, sans péril d'élèvement, tous les miracles que le Christ a opérés, parce qu'il cherche à imiter le doux Seigneur, non dans la sublimité de ses prodiges, mais dans la vertu de patience et d'humilité. Par contre, pour celui qui est impatient de commander aux esprits immondes, de rendre la santé aux malades, de montrer aux foules quelque signe merveilleux, il peut bien invoquer le nom du Christ au milieu de toute son ostentation ; mais il est étranger au Christ, parce que son âme orgueilleuse ne suit pas le maître de l'humilité.

    Sur le point de retourner à son Père, voici le legs que le Seigneur a fait à ses disciples : "Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres" ; et il ajoute aussitôt : "C'est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres" (Jn 13,34-35). Il est bien certain qu'à moins d'être doux et humble, on n'observera pas cet amour. »

    St Jean Cassien (v.360-435), Conférences n°15, 6-7 (trad. SC 54 rev.).

    Jean Cassien,douceur,humilité,coeur,Jésus,commandement,amour

    Chapelle latérale de l'église de l'Ascension
    Gorodok, Pavlovsky Posad (Russie)

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  • Méditation - Aimons les âmes

    « L'Espérance est surnaturelle, force et don de Dieu. Elle nous fait comprendre et éclaire pour nous la vie, la souffrance, la mort qui n'est que la vie continuée et toutes les vérités d'au delà. Elle nous établit en union plus intime avec Dieu, élargit pour nous ce merveilleux domaine des âmes que la Foi nous entr'ouvre et dans lequel la Charité nous fait pleinement pénétrer, ce domaine dans lequel tant de gens n'entrent jamais qui vivent à la surface des êtres, et qui est pourtant le domaine de tout chrétien. - "Tôt ou tard, disait Lacordaire, on ne vit plus que pour les âmes." - Sachons les chercher, les deviner, aimons-les, toutes, depuis celle de l'humble servante qui vit à côté de nous, depuis celle que nous voile parfois une enveloppe ridicule ou une morose humanité, jusqu'aux âmes lointaines ou inconnues qu'atteindront toujours notre prière et notre souffrance et qui sauront seulement dans l'éternité que notre tristesse d'un jour ou notre sacrifice humblement consenti leur a obtenu la Vie.

    Mettons tous nos désirs, toutes nos tendresses, tous nos espoirs humains sous la garde de la surnaturelle Espérance et demandons-la chaque jour à Dieu pour nous, pour ceux que nous aimons et pour les âmes, afin qu'elle nous fasse à tous la vie plus féconde, l'âme plus sereine et douce, la mort même utile et belle, et ne nous abandonne qu'à ce seuil de l’Éternité où, dans l'Unité Vivante, ne subsistera plus que la rayonnante et divine Charité. "Les autres vertus passeront, mais la Charité demeurera éternellement."

    Prière pour demander à Dieu la vertu d'Espérance

    Mon Dieu, qui nous avez permis les espoirs humains, mais qui Seul donnez l'Espérance chrétienne et surnaturelle, accordez, je Vous en supplie, par votre grâce, cette vertu à mon âme, à toutes les âmes qui me sont chères et à celles de tous les chrétiens. Faites qu'elle illumine et transforme pour nous la vie, la souffrance et la mort même et qu'elle nous conserve, à travers les déceptions et les tristesses de chaque jour, une force intime et une inaltérable sérénité. »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), extrait des Petits traités de l'Espérance et de la Paix chrétiennes, in "La vie spirituelle", Paris, J. de Gigord, 1920.

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