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rameaux

  • 10h00, place Saint-Pierre : Procession suivie de la Messe des Rameaux

    présidée par le Pape François
     
    (XXXIVe Journée mondiale de la Jeunesse)
     
     

    Lors de la Messe de ce dimanche des Rameaux, célébrée sous le soleil et devant une foule nombreuse rassemblée sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a délivré une homélie exigeante, appelant à vaincre l’esprit du mal en suivant l’exemple de Jésus, obéissant à la volonté du Père, et qui n’est pas tombé dans le piège du triomphalisme qui aurait pu le tenter après son entrée sous les acclamations à Jérusalem.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de l'homélie du Pape (version française) sur le site du Vatican.

    Au terme de la Messe du dimanche des Rameaux, le Pape s’est adressé aux jeunes en cette Journée mondiale de la Jeunesse, vécue à l’échelle diocésaine.

    Dans une courte allocution prononcée au terme de la Messe célébrée sur la Place Saint-Pierre, le Pape a invité les jeunes à s’approprier et à vivre dans leur vie quotidienne « les indications de la récente Exhortation apostolique “Christus vivit”, fruit du Synode qui a aussi impliqué beaucoup de vos contemporains. Dans ce texte, chacun de vous peut trouver des idées fructueuses pour sa propre vie et son propre cheminement de croissance dans la foi et dans le service à ses frères et sœurs. »

    Il a également offert aux jeunes présents sur la Place Saint-Pierre « une couronne spéciale du Rosaire. Ces couronnes en bois d'olivier ont été fabriquées en Terre Sainte spécialement pour la Rencontre Mondiale des Jeunes au Panama en janvier dernier et pour la Journée d'aujourd'hui. Je renouvelle donc aux jeunes et à tous mon appel à prier le Rosaire pour la paix, en particulier pour la paix en Terre Sainte et au Moyen-Orient », a conclu le Saint-Père.

    Source : Vatican News.

  • Méditation - Rameaux

    « La Semaine Sainte s'ouvre par l'évocation de l'entrée triomphale du Seigneur à Jérusalem, le dimanche précédent sa Passion. Jésus, qui s'était toujours opposé à toute manifestation publique et avait fui lorsque le peuple voulait le faire roi (cf. Jn VI, 15), se laisse porter aujourd'hui en triomphe. Ce n'est que maintenant, sur le point de mourir, qu'Il accepte d'être acclamé publiquement comme Messie, précisément parce que c'est en mourant sur la croix qu'Il sera, dans toute sa plénitude, Messie, Rédempteur, Roi, Vainqueur. Il accepte d'être reconnu comme Roi, mais un Roi qui règnera par la Croix, qui triomphera et vaincra par la mort sur la Croix. La même foule exultante, qui L'acclame aujourd'hui, Le maudira dans peu de jours et Le conduira au Calvaire ; ainsi, le triomphe d'aujourd'hui donnera plus de publicité et de relief à la Passion de demain.

    Jésus entre triomphant dans la cité sainte, mais c'est pour y souffrir, pour mourir. D'où la double signification de la Procession des Rameaux : il ne s'agit pas seulement d'accompagner Jésus en triomphe, mais de Le suivre dans sa Passion, prêts à la partager avec Lui en cherchant - selon l'exhortation de Saint Paul (Ph II, 5-11) - à nous assimiler ses sentiments d'humilité et d'immolation totale qui doivent nous conduire, comme Lui et avec Lui, « jusqu'à la mort, et la mort sur une croix ». Les rameaux bénis que le prêtre nous remet aujourd'hui, n'ont pas seulement une signification de fête ; ils désignent aussi « la victoire que Jésus va remporter sur le prince de la mort » (Missel Romain). Ils doivent donc signifier également notre victoire ; nous devons mériter, nous aussi, la palme de la victoire, surtout en surmontant le mal qui est en nous, dans nos tendances mauvaises, et puis le mal qui rôde en dehors de nous. En recevant le rameau bénit, renouvelons notre promesse de vouloir vaincre avec Jésus, et n'oublions pas que c'est sur la Croix qu'Il a vaincu. »

    Colloque

    « Même si nous résistons à la grâce, ô Jésus, Vous demeurez à jamais le Vainqueur ; votre victoire sur le prince des ténèbres a été complète et l'humanité a été sauvée et rachetée en Vous. Vous êtes le bon Pasteur qui connaît et aime chacune de ses brebis et veut les porter toutes en lieu sûr. Votre Coeur très aimant ne se contente pas d'avoir mérité le salut pour tout le troupeau, Il désire ardemment que chaque brebis profite de ce salut... Ô Seigneur, donnez-nous donc cette bonne volonté capable d'accueillir votre don, votre grâce ; faites que votre Passion ne soit pas vaine pour nous. »

    P. Bruno Vercruysse s.j., Nouvelles méditations pratiques pour tous les jours de l'année Tome I (Dimanche des Rameaux), Braine-le-Comte - Paris, Charles Lelong - Jouby et Roger, 1874.

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    Méditations sur les Rameaux précédemment proposées ici :

    2011 : L'Imitation de Jésus-Christ (sur notre site)

    2012 : Les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedein

    2013 : Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874)

    2014 : Dom Eugène Vandeur (1875-1967)

    2015 : Vénérable Léon Dehon (1843-1925)

    2016 : Cardinal César-Guillaume de La Luzerne (1738-1821)

    2017 : Père Alphonse de la Mère des Douleurs

    2018 : Pierre Gallwey s.j. (1821-1906)
  • Angelus du Dimanche des Rameaux

    À l’issue de la Messe des Rameaux, le Pape a adressé quelques mots au moment de l’Angélus. Il a expliqué que cette journée diocésaine des jeunes représentait une étape vers le Synode d’octobre et les JMJ de Panama en janvier 2019.

    Compte rendu sur Vatican.News.

  • Rappel : Message du Pape François à l'occasion des 33ièmes Journées Mondiales de la Jeunesse

    Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018
    « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30).

  • 10h00, place Saint-Pierre : Bénédiction et Messe des Rameaux présidée par le Pape François

     

  • Gloria, laus et honor

    Hymne écrite et composée par Théodulfe, évêque d'Orléans (v.755-820)
    (pour la procession des Rameaux)
    Deller Consort (1972)
     
    Chorus :
    Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor :
    Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
           Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,
           à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !


    Omnes :
    Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor :
    Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
           Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,
           à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !


    Chorus :
    Israël es tu Rex, Davidis et ínclita proles :
    Nómine qui in Dómini, Rex benedícte, venis.
           Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David,
           ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.


    Omnes :
    Glória, laus…
           Gloire, louange…

    Chorus :
    Cœtus in excélsis te laudat c?licus omnis,
    Et mortális homo, et cuncta creáta simul.
           L’armée angélique, au plus haut des cieux,
           l’homme mortel et toute créature vous louent ensemble.


    Omnes :
    Glória, laus…
           Gloire, louange…

    Chorus :
    Plebs Hebraea tibi cum palmis óbvia venit :
    Cum prece, voto, hymnis, ádsumus ecce tibi.
           Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ;
           nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.


    Omnes :
    Glória, laus…
           Gloire, louange…

    Chorus :
    Hi tibi passúro solvébant múnia laudis :
    Nos tibi regnánti pángimus ecce melos.
           Avant votre Passion ce peuple vous paya son tribut de louange :
           nous, nous vous adressons ces hymnes à vous qui régnez dans les cieux.


    Omnes :
    Glória, laus…
           Gloire, louange…

    Chorus :
    Hi placuére tibi, pláceat devótio nostra :
    Rex bone, Rex clemens, cui bona cuncta placent.
           Leurs vœux furent agréés ; que notre dévotion le soit aussi,
           Roi de bonté. Roi de clémence, à qui tout ce qui est bon plaît toujours.


    Omnes :
    Glória, laus…
           Gloire, louange…

    Version en grégorien ICI.
  • Méditation - « À tout moment et pour toutes choses, rendez grâce à Dieu le Père. »

    « O vos ómnes qui transítis per víam, atténdite et vidéte. - Ô vous tous qui passez par le chemin, arrêtez-vous un peu, voyez et écoutez (Lamentations I,12). Nos bons Anges insistent à notre oreille pour nous faire remarquer, avec une pieuse envie, ces transports de joie, de ferveur et de reconnaissance, des vieillards et des jeunes hommes, s'empressant autour de notre divin Sauveur. Voyez, disent-ils, et faites selon le modèle (Exo., XXV). Ô âme chrétienne ! considérez attentivement cette foule d'hommes, de femmes et d'enfants louant Dieu à haute voix pour toutes les merveilles qu'il a faites, puis allez et faites de même. Devrions-nous être satisfaits tant que la louange de Dieu le Père, de Dieu le Fils, de Dieu le Saint-Esprit, n'est pas devenue un exercice facile, agréable et constant de notre âme ? Que de fois la sainte Église nous rappelle que c'est le droit de Dieu, que cela lui est dû, que ce n'est que justice, et que, d'ailleurs, il est sain et salutaire pour nous-mêmes, qu'en tout temps et en tous lieux, nous le remercions. Vous parlant à vous-mêmes, écrit saint Paul, avec des Psaumes, des hymnes et des cantiques, chantant, psalmodiant dans vos cœurs pour le Seigneur, rendant grâces toujours et pour toutes choses au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Dieu le Père (Eph., V, 20). Telle devrait être, en effet, notre habituelle disposition. Jusqu'à quel point y sommes-nous parvenus ? »

    Pierre Gallwey s.j., Les Heures de Garde de la Sainte Passion, Tome premier (Première Partie Chap.VI, IV : Le Seigneur entre à Jérusalem), Trad. A. Rosette s.j., Paris, P. Lethielleux, 1904.

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  • Antienne "Pueri Hebraeorum"

    (distribution des rameaux)
    Chœur grégorien de Paris
     
    Antiphona 2
    Pueri Hebræórum vestiménta prosternébant in via et clamábant, dicéntes : Hosánna fílio David : benedíctus, qui venit in nómine Dómini.
           Les enfants des Hébreux étendaient leurs vêtements sur le chemin ; ils criaient et disaient : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

    Psalmus 23, 1-2 et 7-10. (Textus antiquus)
    Dómini est terra , et plenitúdo eius : * orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo.
           Au Seigneur est la terre et toute sa plénitude : le globe du monde et tous ceux qui l’habitent.
    Quia ipse super mária fundávit eum : * et super flúmina præparávit eum.
           Parce que c’est lui-même qui l’a fondé au-dessus des mers, et qui l’a disposé au –dessus des fleuves.

    Antiphona 2
    Pueri Hebræórum ...

    Attóllite portas, príncipes vestras, + et elevámini, portæ æternáles : * et introíbit Rex glóriæ.
           Elevez vos portes, princes, et vous, élevez-vous, portes éternelles : et le Roi de gloire entrera.
    Quis est iste Rex glóriæ ? + Dóminus fortis et potens : * Dóminus potens in prælio.
           Quel est ce Roi de gloire ? Le Seigneur, fort et puissant : le Seigneur, puissant au combat.

    Antiphona 2
    Pueri Hebræórum ...

    Attóllite portas, príncipes, vestras, + et elevámini, portæ æternáles : * et introíbit Rex glóriæ.
           Elevez vos portes, princes, et vous, élevez-vous, portes éternelles : et le Roi de gloire entrera.
    Quis est iste Rex glóriæ ? * Dóminus virtútum ipse est Rex glóriæ.
           Quel est ce Roi de gloire ? Le Seigneur des armées : c’est lui qui est le Roi de gloire.

    Antiphona 2
    Pueri Hebræórum ...
  • 10h, place Saint-Pierre : procession et Messe des Rameaux présidée par le Pape François

     
     
    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.

    Semaine Sainte 2017 avec le Pape François : Programme détaillé.

  • Rameaux - « Ce peuple m'honore des lèvres ; mais son coeur est loin de moi. » (Mt XV, 8)

    « Une grande multitude de peuple étendit ses vêtements sur le chemin ; d'autres coupaient des branches d'arbres, et les jetaient sur son passage. Tous ceux qui le précédaient et qui le suivaient criaient : Hosanna au fils de David ; béni soit celui qui vient au nom du Seigneur (1) ; hosanna au plus haut des cieux.
    Cependant Jésus n'ignorait pas ce qu'il fallait penser de la solidité de cette multitude, ni comment finirait cette allégresse publique. Dans la foule, parmi ceux-là mêmes qui criaient : Hosanna ! Salut et gloire au fils de David, se trouvaient ceux qui devaient cinq jours plus tard, crier : Crucifiez-le
    Approchant de Jérusalem, Jésus pleura (2).
    A l'occasion de cette solennité et de l'infidélité du peuple juif, saint Jean de la Croix nous enseigne les dispositions avec lesquelles il faut célébrer les fêtes chrétiennes.

    Le but des lieux consacrés à la prière et des fêtes chrétiennes, est de conduire l'âme à Dieu. Si, dans les solennités chrétiennes, votre culte extérieur captive vos sens au point d'entraver votre ascension vers Dieu, et de vous empêcher de l'aimer et d'oublier tout le reste pour son amour ; si vous sacrifiez ce devoir à votre attrait, non seulement le Seigneur n'agréera pas vos dévotions, mais il vous châtiera pour n'avoir pas préféré en ceci, comme en toutes choses, son bon plaisir au vôtre.
    Le récit de l'entrée triomphale de Notre Seigneur à Jérusalem vient à l'appui de ce que nous disons. Tandis que le peuple le recevait avec des palmes et au milieu des chants, le divin Rédempteur pleurait. Ce qui faisait le sujet de ses larmes, c'était de distinguer dans cette foule tant de cœurs éloignés de lui, et qui croyaient acquitter leur dette de reconnaissance par ces signes et ces démonstrations extérieures. C'étaient eux-mêmes et non pas le Seigneur que fêtaient ces Juifs ingrats.

    N'est-ce pas là ce qui se passe souvent de nos jours, lorsqu'on célèbre quelque solennité ? On y voit accourir les multitudes ; néanmoins le plus grand nombre s'y porte, non pas en vue de la gloire de Dieu, mais pour le plaisir de voir, d'être vu, de faire bonne chère, ou encore pour d'autres motifs de respect humain. Des tendances et des intentions si grossières déplaisent au Seigneur, surtout si on mêle à ces fêtes des choses profanes et ridicules, propres à exciter la critique des assistants et à les distraire. D'autres personnes cherchent à déployer la magnificence de leurs décorations, plutôt dans le but de plaire et d'attirer les regards, que pour inspirer la piété. Et que dire de tant d'autres vues intéressées qu'on apporte à ces assemblées ? Ces gens-là ont l'oeil de la convoitise bien plus ouvert sur leur propre gain que sur les intérêts du Seigneur. Ils n'ignorent pas le manque de droiture, et Dieu, qui les voit, le connaît mieux encore.

    Quoiqu'il en soit de la diversité des intentions, de tels abus prouvent bien qu'ils se fêtent eux-mêmes, plutôt qu'ils ne fêtent Dieu. Ce que l'on fait pour sa propre satisfaction ou pour plaire au monde, Dieu ne le regarde pas comme fait à lui-même. Parmi ceux qui se sont réjouis de participer aux pieuses solennités, beaucoup auront attiré la juste colère du Seigneur.

    (St Jean de la Croix, Montée du Carmel, Liv. III, Chap. XXXVII)

    ô Seigneur, mon Dieu, que de fêtes vous font les enfants des hommes où le démon a sa part, et où vous ne trouvez pas la vôtre ! Combien ce malin esprit se sent à l'aise dans de pareilles solennités, où semblable à un avide marchand, il recueille avec une ruse infernale d'immenses profits ! Que de fois, Seigneur, pourriez-vous dire dans ces occasions : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais son cœur est loin de moi (3), c'est-à-dire son culte est dénué de fondement. Dieu veut être servi pour lui-même et pour ses perfections infinies, et ne saurait permettre qu'on y mêle d'autres fins indignes de lui.
    Eclairez-moi intérieurement, ô bon Jésus ! Faites luire votre lumière dans mon cœur, et dissipez toutes ses ténèbres. Envoyez votre lumière et votre vérité (4), pour qu'elles luisent sur la terre : car je ne suis qu'une terre stérile et ténébreuse, jusqu'à ce que vous m'éclairiez.
    Enlevez-moi, détachez-moi de toutes les fugitives consolations des créatures : car nul objet créé ne peut satisfaire ni rassasier pleinement mon cœur.
    Unissez-moi à vous par l'indissoluble lien de l'amour : car vous suffisez seul à celui qui vous aime, et tout le reste sans vous n'est rien. »

    1. Matth. XXI, 9. - 2. Luc, XIX, 4. - 3. Matth. XV, 8. - 4. Ps. XLII, 3.

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome II (Dimanche des Rameaux), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

    C'est avec les méditations du P. Alphonse de la Mère des Douleurs et du P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine que nous vivrons ces derniers jours avant Pâques. Nous les retrouverons également pour quelques dimanches du Temps pascal.

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    James Tissot (1836-1902) : Le cortège dans les rues de Jérusalem
    (Photo: Brooklyn Museum)

  • Angélus de ce dimanche des Rameaux

    À l’issue de la célébration liturgique, avant la prière de l’Angelus, le Pape François a invité les jeunes à se rendre nombreux fin juillet à Cracovie à l’occasion des JMJ. Le dimanche des Rameaux coïncide avec la célébration diocésaine de la Journée mondiale de la Jeunesse. Mais c’est en Pologne, pays natal de Jean-Paul II, qu’aura lieu la prochaine rencontre mondiale. À l’occasion de l’Année Sainte de la Miséricorde, a indiqué le Saint-Père, les JMJ de Cracovie constitueront le Jubilé des jeunes au niveau de l’Église universelle. Sur la place Saint-Pierre se trouvaient de nombreux jeunes du diocèse de Rome ainsi que des jeunes volontaires de Cracovie. Ces derniers sont venus à Rome avec des rameaux d’olivier de Jérusalem, d’Assise et du Mont Cassin. Le Pape François les a bénis pour qu’ils puissent les porter aux responsables polonais comme une invitation à cultiver des desseins de paix, de réconciliation et de fraternité.

    Voici l'intervention du Pape François avant la prière de l'Angelus :

    « Je salue tous ceux qui ont participé à cette célébration et ceux qui se sont unis à nous grâce à la télévision, la radio, ou d’autres moyens de communication.
    Aujourd’hui, nous célébrons la 31e Journée mondiale de la Jeunesse, dont le point d’orgue sera la grande rencontre mondiale à Cracovie à la fin du mois de juillet. Le thème est « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7). Je salue particulièrement les jeunes présents ici, ainsi que ceux dans le monde entier. J’espère que vous pourrez venir nombreux à Cracovie, la patrie de Saint Jean-Paul II, à l’origine de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Nous lui confions les derniers mois de préparation de ce pèlerinage qui, dans le contexte de l’Année Sainte de la Miséricorde, sera le Jubilé des jeunes au niveau de l’Église universelle.
    Les nombreux jeunes volontaires de Cracovie sont ici avec nous. En retournant en Pologne, ils porteront aux responsables de la nation des rameaux d’olivier, cueillis à Jérusalem, à Assise et du Mont Cassin et bénis aujourd’hui sur cette place, comme une invitation à cultiver les intentions de paix, de réconciliation et de fraternité. Merci pour cette belle initiative ; avancez avec courage !
    Et maintenant prions la Vierge Marie, parce qu’elle nous aide à vivre la Semaine Sainte avec une intensité spirituelle. »

    Source : Radio Vatican (RF SB).

  • Méditation pour les Rameaux : que vaut notre ferveur ?

    « Notre-Seigneur Jésus-Christ, au milieu de son triomphe, lisait dans les cœurs de tous ceux qui l'environnaient, il en voyait la sincérité : il voyait que leurs louanges étaient l'expression de l'admiration ; leurs acclamations, l'effusion de l'amour. Il approuvait leurs sentiments ; il en était touché ; mais avec la vérité de leurs transports, il en découvrait la légèreté. Il savait que tout vifs qu'ils étaient, ils ne seraient pas de longue durée. Il prévoyait avec certitude ce qui arriva si peu de temps après, que ce peuple, qui lui témoignait un si vif attachement, l'abandonnerait lâchement à ses ennemis. En effet, un petit nombre de jours est à peine écoulé, que tous ces hommes, aujourd'hui si ardents, sont devenus de glace. De toute cette multitude qui le comble de bénédictions, il ne s'élèvera pas une voix en sa faveur, pas une qui prenne sa défense, pas une qui rende témoignage à ses miracles, à ses instructions, à ses vertus dont on est en ce moment si émerveillé. Peut-être même dans cette foule empressée à l'honorer, aperçoit-il des hommes qui se réuniront à ses persécuteurs. Peut-être parmi ceux qui crient aujourd'hui : Hosanna, en voit-il qui dans cinq jours crieront contre lui : Qu'on le crucifie. [...]

    Hélas ! ce que du milieu de son triomphe, le divin Sauveur démêlait dans ceux qui l'environnaient, ne l'aperçoit-il pas encore, du haut de son autel, dans ceux qui en approchent ? [...] Il voit la multitude de chrétiens tièdes, qui s'approchent de son sacrement avec un cœur non pas précisément livré au vice, mais pas adonné à la vertu ; qui désirent le bien, mais pas assez fortement pour le faire ; qui sentent quelque attachement pour lui, au moment où ils montent à sa table sainte, mais qui le perdront peu de temps après qu'ils en seront descendus ; qui se trompent sur leurs sentiments, prenant leur velléités pour des résolutions, leurs faibles tentatives pour des efforts, les élans passagers d'affection pour un amour solide, dont les protestations seront oubliées à la première tentation, et les promesses violées au premier obstacle ; qui en un mot, [...] après un petit nombre de jours, l'auront abandonné, peut-être même trahi... »

    Cardinal César-Guillaume de La Luzerne (1738-1821), Explication des Évangiles des dimanches, et de quelques-unes des principales fêtes de l'année, Tome second (Évangile du dimanche des Rameaux), Cinquième édition, Paris, Méquignon Junior, 1829.

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    Méditations pour le Dimanche des Rameaux proposées ces dernières années :
    Les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedein
    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874)
    Dom Eugène Vandeur (1875-1967)
    Vénérable Léon Dehon (1843-1925)

  • 2 Antiennes de ce Dimanche des Rameaux

    DOMINICA II PASSIONIS SEU IN PALMIS
    DE SOLEMNI PALMARUM PROCESSIONE IN HONOREM CHRISTI REGIS

    Antienne de la bénédiction des rameaux
    Chœur Grégorien de Paris
     
    De benedictione ramorum

    Antiphona. Matth. 21, 9.
    Hosánna fílio David : benedíctus, qui venit in nómine Dómini. O Rex Israël : Hosánna in excélsis.
    Hosanna au fils de David : Béni celui qui vient au nom du Seigneur. O Roi d’Israël : Hosanna au plus haut des cieux.
     
     
    Antienne 2 de la distribution des rameaux
    Chœur Grégorien de Paris

    De distributione ramorum

    Antiphona 2
    Pueri Hebræórum vestiménta prosternébant in via et clamábant, dicéntes : Hosánna fílio David : benedíctus, qui venit in nómine Dómini.
    Les enfants des Hébreux étendaient leurs vêtements sur le chemin ; ils criaient et disaient : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
  • Dimanche 20 mars 2016

    Dimanche des Rameaux
     

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    Pietro Lorenzetti (v.1280-1348), Entrée du Christ à Jérusalem (1320)
    Assise, Basilique Saint François, « église inférieure », transept sud

    (Crédit photo)

  • Angélus de ce Dimanche 29 mars 2015

    « Laissez-vous remplir par la tendresse du Père, pour la diffuser autour de vous ! » : après la Messe célébrée place Saint-Pierre, le Pape François a adressé lors de l'Angélus un salut spécial aux jeunes, alors que le dimanche des Rameaux marque chaque année la Journée mondiale de la jeunesse célébrée dans chaque diocèse à travers le monde.

    « Chers jeunes, je vous exhorte à poursuivre votre chemin, que ce soit dans les diocèses, ou dans le pèlerinage à travers les continents, qui vous portera l'an prochain à Cracovie, patrie de Saint Jean-Paul II, initiateur des Journées mondiales de la jeunesse » a lancé le Pape. Les prochaines JMJ auront lieu à Cracovie, en Pologne, du 25 juillet au 1er août 2016 sur le thème « Bienheureux les miséricordieux, car ils trouveront la miséricorde » (Mt 5,7), une phrase « qui est en belle harmonie avec l'Année sainte de la miséricorde » a relevé le Saint-Père, un événement qu'il avait lui-même annoncé il y a quelques semaines.

    Le Souverain Pontife a ensuite conseillé, au début de cette Semaine de préparation à Pâques, d'apprendre de la figure de la Vierge Marie, « qui était elle aussi présente quand Jésus est entré à Jérusalem acclamé par la foule, mais son cœur , comme celui de son Fils, était prêt au sacrifice ». Il a également confié à son intercession les victimes du crash aérien de l'A320 de Germanwings dans les Alpes françaises mardi dernier, « parmi lesquelles figurait un groupe d'étudiants allemands ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Célébration de la Messe des Rameaux par le Pape François

     

     Livret de la célébration

    « L'humilité, le chemin de Jésus »

    Ce dimanche matin, sur la place Saint-Pierre, le Pape François a donné le coup d’envoi de la Semaine Sainte qui commencé par une procession festive. Le Pape a refait les gestes symboliques évoquant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, accueilli par l’enthousiasme des pauvres, séduits par son humilité, sa douceur et sa miséricorde. Après la procession solennelle, il a célébré la Messe place Saint-Pierre.

    « En cette Semaine, la Semaine Sainte qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l’abaissement de Jésus. »  Car, rappelle la Pape dans son homélie, au centre de la célébration du dimanche des Rameaux « qui apparait si festive », il y a l’abaissement de Jésus - expression utilisée dans la Lettre aux Philippiens - l’humilité. « S’abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s’abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités ».

    Pas d'humilité, sans humiliation

    Mépris, tromperie, trahison, arrestation, abandon, condamnation à mort, reniement, raillerie, couronnement d’épines... François énumère les épreuves qu’endurera Jésus en cette Semaine Sainte. « Il n’existe pas d’humilité sans humiliation ». Le chemin de l’humilité est le chemin de Dieu. « il n’en existe pas d’autre ».

    En parcourant jusqu’au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la « condition de serviteur ». Humilité veut dire service, souligne le Saint-Père. Cela veut dire « laisser la place à Dieu, se dépouiller de soi-même, “se vidant”, comme dit l’Écriture (v. 7). C’est l’humiliation la plus grande. »

    Il existe une autre voie, celle de la mondanité que nous devons rejeter, car elle est « contraire au Christ ». Dans le désert, Jésus a refusé cet offre proposé par le malin, et « avec Lui, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie. »

    Suivre Jésus et les martyrs d'aujourd'hui

    Le Pape salue l’exemple de beaucoup d’hommes et de femmes qui, « dans le silence et de façon cachée », chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, un ancien seul, une personne avec un handicap…

    Il salue « l’abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l’Évangile, sont discriminés et paient de leur personne ». Il évoque le sort de ces frères et sœurs persécutés parce que chrétiens, « les martyrs d’aujourd’hui » qui ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages, suivant le chemin de Jésus... Une « une nuée de témoins » qu’il nous faut suivre résolument conclut le Souverain Pontife.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie en français ci-dessous.

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  • Méditation : Dimanche des Rameaux et de la Passion

    « Jésus était à la veille de sa passion, les démonstrations des Juifs ne le trompaient pas. Son Cœur était ulcéré. En approchant de la ville, il s'arrêta un instant et se prit à pleurer : « O Jérusalem, dit-il, si tu comprenais tout le bien que je te veux ! Si tu acquiesçais à la paix que je t'apporte ! Mais non, tu vas bientôt m'obliger à te frapper et à punir ton ingratitude ! »
    Ces paroles m'émotionnent profondément. Notre-Seigneur ne pensait pas seulement à Jérusalem, mais à toutes les âmes ingrates, à la mienne même. « Si tu comprenais tout le bien que je te veux ! me disait-il ; si tu acquiesçais à la paix que je t'apporte ! »
    Mais hélas ! je ne comprends pas toujours, je ne comprends pas souvent. Notre-Seigneur m'apporte la paix, mais je garde le trouble parce que je n'ai pas le courage de me vaincre et de briser entièrement avec mes inclinations mauvaises.
    Notre-Seigneur me répète ses avertissements de bien des manières, par les impressions de sa grâce, par mes oraisons, mes retraites, par maintes lectures et réflexions, par des épreuves aussi et des châtiments.
    Vais-je enfin comprendre son amour ?
    Ses larmes vont-elles me toucher ? Si j'avais la foi de Marguerite-Marie, je verrais les larmes du Bon Maître ! Je puis me les représenter. Je sais qu'il est impassible au ciel, mais il pleurerait encore à mon sujet, s'il pouvait pleurer.

    Résolutions - Deux pensées me saisissent aujourd'hui. Je dois recevoir plus dignement Notre-Seigneur dans la sainte communion. Je dois le louer de tout cœur, l'honorer et mettre à ses pieds le manteau de mes habitudes défectueuses. En second lieu, je sens le besoin de pleurer avec Notre-Seigneur, de compatir à la tristesse de son Cœur, et aux larmes qu'il verse sur mon ingratitude. »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (Lundi Saint), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

    NB : Nous vivrons cette Semaine Sainte avec les méditations appropriées du vénérable P. Dehon, et le divin Cœur de notre Sauveur.

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  • Dimanche 29 mars 2015

    Dimanche des Rameaux (Second Dimanche de la Passion)

     Dimanche des Rameaux,Second Dimanche de la Passion

     Homélie de Benoît XVI pour les Rameaux (Dimanche 5 avril 2009)