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Chant grégorien

  • Dimanche 10 décembre 2017

    2ème Dimanche de l'Avent
     
    Commentaire de l’Évangile du Dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)
     

     
    Dominica II Adventus.

    Ant. ad Introitum. Is. 30, 30.
    Pópulus Sion, ecce, Dóminus véniet ad salvándas gentes : et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suæ in lætítia cordis vestri.
    Peuple de Sion, voici que le Seigneur vient pour sauver les nations. Il va faire retentir sa voix majestueuse, et vous aurez le cœur en joie.

    Ps. 79, 2.
    Qui regis Israël, inténde : qui dedúcis, velut ovem, Ioseph.
    Ecoutez-moi, Pasteur d’Israël, vous qui menez le peuple de Joseph comme un berger son troupeau.

    V/. Glória Patri.

  • Alma Redemptóris Mater

    (Antienne mariale du temps de l’Avent)
    Moines de l'Abbaye de Ligugé
     
    Alma Redemptóris Mater,
    quæ pérvia caéli pórta mánes,
    Et stélla máris,
    succúrre cadénti
    súrgere qui cúrat pópulo :
    Tu quæ genuísti, natúra miránte,
    túum sánctum Genitórem :
    Virgo prius ac postérius,
    Gabriélis ab óre
    súmens íllud Ave,
    peccatórum miserére.

    Sainte Mère du Rédempteur
    Porte du ciel, toujours ouverte,
    étoile de la mer
    viens au secours du peuple qui tombe
    et qui cherche à se relever.
    Tu as enfanté,
    ô merveille !
    Celui qui t’a créée,
    et tu demeures toujours Vierge.
    Accueille le salut
    de l’ange Gabriel
    et prends pitié de nous, pécheurs.
  • Introït "Gaudens gaudebo"

    Ant. ad Introitum. Is. 61, 10.
    Gaudens gaudébo in Dómino, et exsultábit ánima mea in Deo meo : quia índuit me vestiméntis salútis : et induménto iustítiæ circúmdedit me, quasi sponsam ornátam monílibus suis.
    Je me réjouirai avec effusion dans le Seigneur, et mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu : car il m’a revêtu des vêtements du salut : et il m’a entouré des ornements de la justice, comme une épouse parée de ses bijoux.

    Ps. 29, 2.
    Exaltábo te, Dómine, quóniam suscepísti me : nec delectásti inimícos meos super me.
    Je vous exalterai, Seigneur, parce que vous m’avez relevé, et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mon sujet.

    V/. Glória Patri.

  • Dimanche 3 décembre 2017

    1er Dimanche de l'Avent
     
    Commentaire de l’Évangile du Dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)
     
    Dominica Prima Adventus
     
    Ant. ad Introitum. Ps. 24, 1–3.

    Ad te levávi ánimam meam : Deus meus, in te confíde, non erubéscam : neque irrídeant me inimíci mei : étenim univérsi, qui te exspéctant, non confundéntur.
    Vers vous l’élan de mon âme, ô mon Dieu ! En vous ma confiance : que je n’aie pas à en rougir et que mes ennemis ne puissent pas se moquer de moi car ceux qui comptent sur votre venue ne seront pas déçus.

    Ps. ibid., 4    
    Vias tuas, Dómine, demónstra mihi : et sémitas tuas édoce me.
    Montrez-moi votre chemin, Seigneur, et apprennez-moi à le suivre.

    V/. Glória Patri.

    Écouter (mp3).

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  • Graduel "Benedicta et venerabilis es"

    Cantarte Regensburg
     
    IN PRÆSENTATIONE B. M. V.
    Graduale

    Benedícta et venerábilis es, Virgo María : quæ sine tactu pudóris invénia es Mater Salvatóris.
    Vous êtes bénie et digne de vénération, Vierge Marie, qui avez été mère du Sauveur, sans que votre pureté ait subi d’atteinte.

    V/. Virgo, Dei Génetrix, quem totus non capit orbis, in tua se clausit víscera factus homo.
    V/. Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir, s’est enfermé dans votre sein en se faisant homme.
  • Dimanche 12 novembre 2017

    23ème Dimanche après la Pentecôte

    (32ème dimanche du Temps Ordinaire)

     Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

    L'Alléluia "De profundis"
     
    Allelúia, allelúia.
    V/. Ps, 129, 1-2.
    De profúndis clamávi ad te, Dómine : Dómine, exáudi oratiónem meam. Allelúia.
    Du fond des abîmes je crie vers vous, ô Seigneur ; Seigneur, exaucez ma prière. Alléluia.
     
    Ecouter (mp3).

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  • Dimanche 5 novembre 2017

    22ème Dimanche après la Pentecôte

    (31ème dimanche du Temps Ordinaire)
     
    Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

     

    Graduel "Ecce quam bonum"
     
    Graduale. Ps. 132, 1-2.
    Ecce, quam bonum et quam iucúndum, habitáre fratres in unum !
    Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre unis ensemble.
    V/. Sicut unguéntum in cápite, quod descéndit in barbam, barbam Aaron.
    V/. Comme le parfum répandu sur la tête d’Aaron, qui descendit sur sa barbe et sur son visage.

    Écouter (mp3)

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  • Offertoire de la Messe du 2 novembre

    Alfred Deller Consort
     
    Responsorium ad Offertorium.

    Dómine Iesu Christe, Rex glóriæ, libera ánimas ómnium fidelium defunctórum de pænis inférni et de profúndo lacu : libera eas de ore leónis, ne absórbeat eas tártarus, ne cadant in obscúrum : sed sígnifer sanctus Míchaël repræséntet eas in lucem sanctam :
    * Quam olim Abrahæ promisisti, et sémini eius.
    Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivrez les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l’enfer, et du lac profond ; délivrez-les de la gueule du lion ; que l’abîme ne les engloutisse pas, qu’elles ne tombent pas dans les ténèbres, mais que le porte-enseigne saint Michel les introduise dans la sainte lumière,
    * Qu’autrefois à Abraham vous avez promise et à sa postérité.


    V/. Hóstias et preces tibi, Dómine, laudis offérimus : tu súscipe pro animábus illis, quarum hódie memóriam fácimus : fac eas, Dómine, de morte transíre ad vitam. * Quam olim Abrahæ promisísti et sémini eius.
    V/. Les hosties et les prières de louange, Seigneur, nous vous les offrons. Vous, recevez-les pour ces âmes, dont aujourd’hui nous faisons mémoire ; faites-les, Seigneur, passer de la mort à la vie.
    * Qu’autrefois à Abraham vous avez promise et à sa postérité.
  • Introit "Requiem Aeternam"

    Schola of the Vienna Hofburgkapelle
     
    Ant. ad Introitum. 4 Esdr. 2, 34 et 35
    Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
    Donnez-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière sans fin brille pour eux.

    Ps. 64, 2-3
    Te decet hymnus Deus, in Sion, et tibi reddetur votum in Jerusalem : exaudi orationem meam, ad te omnis caro veniet.
    L’hymne de louange vous est due, ô Dieu, dans Sion, et on vous rendra des vœux dans Jérusalem : exaucez ma prière, toute chair viendra à Vous.

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  • Aeterne rerum conditor

    (Hymne ambrosienne chantée aux Laudes du 1er octobre à l'Avent)
    Moines de la Grande Chartreuse
     
    Aeterne rerum conditor aeterne rerum
    noctem diemque qui regis
    et temporum das tempora
    ut alleues fastidium

    Praeco diei iam sonat
    noctis profundae peruigil
    nocturna lux uiantibus
    a nocte noctem segregans

    Hoc excitatus lucifer
    soluit polum caligine
    hoc omnis errorum chorus
    uias nocendi deserit

    hac nauta uires colligit
    pontique mitescunt freta
    hoc ipse petra ecclesiae
    canente culpam diluit

    Surgamus ergo strenue
    gallus iacentes excitat
    et somnolentos increpat
    gallus negantes arguit

    Gallo canente spes redit
    aegris salus refunditur
    mucro latronis conditur
    lapsis fides reuertitur

    Iesu, labantes respice
    et nos uidendo corrige
    si respicis lapsus cadunt
    fletuque culpa soluitur

    Tu lux refulge sensibus
    mentisque somnum discute
    te nostra vox primum sonet
    et vota soluamus tibi

    St Ambroise de Milan
    Éternel créateur du monde,
    toi qui gouvernes les nuits et les jours
    fais succéder les temps aux temps
    pour alléger la lassitude

    Le hérault du jour déjà sonne
    le veilleur de la nuit profonde,
    clarté nocturne aux voyageurs,
    séparant la nuit de la nuit.

    Par lui réveillé, Astre porteur de lumière
    Délivre le ciel des ténèbres,
    par lui tout le chœur des rôdeurs
    abandonne les voies du mal.

    Par lui le marin reprend force
    et la houle des flots s'apaise ;
    La Pierre même de l’Église
    à son chant a lavé sa faute.

    Levons nous donc avec courage ;
    le coq éveille ceux qui gisent,
    invective les somnolents ;
    le coq confond les renégats

    Au chant du coq, l'espoir renaît,
    la santé revient aux malades,
    l'arme du bandit se rengaine,
    la foi s'en retourne aux pécheurs.

    Jésus, regarde qui chancelle
    et par ta vue corrige-nous
    sous ton regard, nos faux pas cessent,
    nos pleurs effacent notre faute.

    Reprends ton éclat dans nos âmes,
    dissipe le sommeil du cœur ;
    pour toi d'abord, que nos voix sonnent :
    acquittons nos vœux envers toi.


    (Source traduction)
  • Alleluia de la Fête de ce jour : Solemnitas

    Allelúia, allelúia. V/. Solémnitas gloriósæ Vírginis Maríæ ex sémine Abrahæ, ortæ de tribu Iuda, clara ex stirpe David. Allelúia.
    Allelúia, allelúia. V/. Voici la Solennité de la glorieuse Vierge Marie de la race d’Abraham, née de la tribu de Juda, de la noble lignée de David. Alléluia.

  • Hymne "Christe, sanctorum decus angelorum"

    Christe, sanctorum decus angelorum
    Hymne des Laudes de la fête de ce jour
    Schola Gregoriana of Cambridge & Mary Berry
     
    Christe, sanctorum decus Angelorum
    Rector humani generis et auctor,
    nobis aeternum tribue benigne
    scandere caelum.

    Angelum pacis, Michael ad istam
    caelitus mitte, rogitamus aulam:
    nobis ut crebro veniente crescant
    prospera cuncta.

    Angelus fortis Gabriel, ut hostem
    pellat antiquum, volitet ab alto,
    saepius templum veniat ad istud
    visere nostrum.

    Angelum nobis medicum salutis
    mitte de caelis Raphael, ut omnes
    sanet aegrotos, pariterque nostros
    dirigat actus.

    Hinc Dei nostri Genetrix Maria,
    totus et nobis chorus Angelorum
    semper assistat, simul et beata
    concio tota.

    Praestet hoc nobis Deitas beata
    Patris ac Nati pariterque Sancti
    Spiritus, cuius resonat per omnem
    gloria mundum. Amen.
  • Introit "Inclína, Dómine"

    Ant. ad Introitum. Ps. 85, 1 et 2-3.
    Inclína, Dómine, aurem tuam ad me, et exáudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperántem in te : miserére mihi, Dómine, quóniam ad te clamávi tota die.
    Inclinez votre oreille vers moi, Seigneur, et exaucez-moi. Sauvez, mon Dieu, votre serviteur qui espère en vous. Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que j’ai crié vers vous tout le jour.

    Ps. ibid., 4.
    Lætífica ánimam servi tui : quia ad te, Dómine, ánimam meam levávi.
    Réjouissez l’âme de votre serviteur, parce que j’ai élevé mon âme vers vous, Seigneur.

    V/. Glória Patri.

  • Vexilla Regis

    Hymne "Vexilla Regis" - St Venance Fortunat (530-609)
    Coro de Cámara Abadía (Félix Redondo)

    L’Église chante traditionnellement cette hymne le Vendredi Saint, le Dimanche des Rameaux et de la Passion, et pour la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix au 14 septembre.

    A l’origine, l’hymne avait 8 strophes. Au Xe siècle, les strophes 7 et 8 (voir ci-dessous) ont été remplacées par « O Crux ave » et « Te summa Deus Trinitas ». Sous le pontificat d’Urbain VIII, d'autres corrections ont encore été effectuées. Ci-dessous est reproduite la version actuelle, mais plusieurs variantes existent toujours.

    1) Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium,
    Les étendards du Roi s’avancent, et la lumière de la Croix resplendit son mystère,
    Qua vita mortem pertulit et morte vitam reddidit.
    À laquelle la vie à souffert de la mort et la mort a rendu la vie.

    2) Quo vulneratus insuper mucrone diro lanceæ
    Achevé par la funeste pointe d’une lance il laisse
    Ut nos lavaret crimine manavit unda et sanguine.
    Ruisseler l’eau et le sang afin de nous laver de notre crime.

    3) Impleta sunt quae concinit David fideli carmine
    Voici qu’est accompli ce que chantait David dans les psaumes de sa foi,
    Dicens in nationibus regnavit a ligno Deus.
    Proclamant : « Sur les nations, c’est par le bois que règne Dieu. »

    4) Arbor decora et fulgida ornata Regis purpura,
    Arbre splendide et éblouissant orné de la pourpre royale,
    Electa digno stipite tam sancta membra tangere.
    Tronc choisi qui fut jugé digne de toucher des membres si saints.

    5) Beata, cuius brachiis saeculi pependit pretium :
    Arbre bienheureux dont les branches supportent pendu le salut de ce siècle :
    Statera facta corporis praedamque tulit tartari.
    En échange de ce corps l’Enfer a été dépouillé.

    Pour les deux dernières strophes, les fidèles se mettent à genoux

    6) O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore ! (le 14 septembre : in hac triumphi gloria !)
    Salut ô Croix, unique espérance dans les temps de ta Passion  (dans la gloire de ton triomphe !)
    Auge piis justitiam reisque dona veniam.
    Offre-la grâce aux hommes pieux, et détruis les crimes des méchants.

    7) Te summa Deus Trinitas collaudet omnis spiritus :
    C’est Toi, Trinité Suprême, source de notre salut, que loue tout esprit :
    Quos per Crucis mysterium salvas, rege per saecula. Amen.
    Par le mystère de la Croix tu nous sauves et tu nous guéris. Amen.

    Strophes supprimées :

    2) Confixa clavis viscera tendens manus, vestigia, redemptionis gratia hic immolata est hostia.
    7) Fundis aroma cortice, vincis sapore nectare, iucunda fructu fertili plaudis triumpho nobili.
    8) Salve, ara, salve, victima, de passionis gloria, qua vita mortem pertulit et morte vitam reddidit.

  • Offertoire de la Messe de ce jour

    Offertoire de la Messe de ce jour
     
    Ant. ad Offertorium.
    Prótege, Dómine, plebem tuam per signum sanctæ Crucis ab ómnibus insídiis inimicórum ómnium : ut tibi gratam exhibeámus servitútem, et acceptábile fiat sacrifícium nostrum, allelúia.
    Protégez, Seigneur, votre peuple par le signe de la sainte Croix, de tous ses ennemis, afin que notre dévotion vous soit agréable et que vous acceptiez notre sacrifice.
  • Alleluia (15 août) : Assumpta est

    Cantarte Regensburg
     
    Allelúia, allelúia. V/. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia.
    Allelúia, allelúia. V/. Marie a été élevée dans les Cieux : l’armée des Anges se réjouit. Alléluia.
  • Dimanche 13 août 2017

    10ème Dimanche après la Pentecôte

    (19ème dimanche du Temps Ordinaire)
     
    Commentaire de l'Evangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

     

    Alléluia "Te decet hymnus"
     
    Allelúia, allelúia. Te decet hymnus, De us, in Sion : et tibi redde tu votum in Ierúsalem. Allelúia.
    Alléluia, alléluia ! À toi la louange est due, ô Dieu, dans Sion ; et que pour toi un vœu soit acquitté dans Jérusalem. Alléluia.
    (Psaume 64, 2)

    Ecouter (mp3).
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  • Graduel de la Messe de la Vigile

    Abbaye de Solesmes

    Graduale. Ps. 18, 5 et 2.
    In omnem terram exívit sonus eórum : et in fines orbis terræ verba eórum.
    Leur bruit s’est répandu dans toute la terre, et leurs accents jusqu’aux extrémités du monde.

  • Chanter le Sacré-Cœur : Alleluia Tollite

    Allelúia, allelúia. (Matth. 11, 29)
    V/. Tóllite iugum meum super vos, et díscite a me, quia mitis sum et húmilis Corde, et inveniétis réquiem animábus vestris. Allelúia.
    V/. Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes. Alléluia.

    Ecouter (mp3)

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  • Dimanche 18 juin 2017

    Deuxième Dimanche après la Pentecôte
     
    En France :

     

    Séquence "Lauda Sion"

     
    Abbaye bénédictine de Clervaux, Luxembourg
     
    Lauda, Sion, Salvatórem, lauda ducem et pastórem in hymnis et cánticis.
    Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur, par des hymnes et des cantiques.

    Quantum potes, tantum aude : quia maior omni laude, nec laudáre súffícis.
    Autant que tu le peux, ose le chanter, car il dépasse toute louange, et tu ne suffis pas à le louer.

    Laudis thema speciális, panis vivus et vitális hódie propónitur.
    Le sujet spécial de louange, c’est le pain vivant et vivifiant, qui nous est proposé aujourd’hui.

    Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodénæ datum non ambígitur.
    Le pain qu’au repas de la sainte Cène, aux douze, ses frères, Jésus donna réellement.

    Sit laus plena, sit sonóra, sit iucúnda, sit decóra mentis iubilátio.
    Que la louange soit pleine et vivante ; qu’elle soit joyeuse et magnifique, la jubilation de l’âme.

    Dies enim sollémnis agitur, in qua mensæ prima recólitur huius institútio.
    Car c’est aujourd’hui la solennité, qui rappelle la première institution de la Cène.

    In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis Phase vetus términat.
    A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque antique.

    Vetustátem nóvitas, umbram fugat véritas, noctem lux elíminat.
    Au rite ancien succède le nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.

    Quod in cœna Christus gessit, faciéndum hoc expréssit in sui memóriam.
    Ce que le Christ accomplit à la Cène, il a ordonné de le faire en mémoire de lui.

    Docti sacris institútis, panem, vinum in salútis consecrámus hóstiam.
    Instruits par ses ordres saints, nous consacrons le pain et le vin en l’hostie du salut.

    Dogma datur Christiánis, quod in carnem transit panis et vinum in sánguinem.
    C’est une vérité proposée aux chrétiens, que le pain devient la chair et le vin le sang du Christ.

    Quod non capis, quod non vides, animosa fírmat fides, præter rerum órdinem.
    Sans comprendre et sans voir, la foi vive l’atteste contre l’ordre habituel des choses.

    Sub divérsis speciébus, signis tantum, et non rebus, latent res exímiæ.
    Sous des espèces diverses, simples apparences et non réalités, se cachent des réalités sublimes.

    Caro cibus, sanguis potus : manet tamen Christus totus sub utráque spécie.
    La chair est nourriture, le sang breuvage : cependant le Christ demeure tout entier, sous l’une et l’autre espèce.

    A suménte non concísus, non confráctus, non divísus : ínteger accípitur.
    On le reçoit sans le diviser, ni le briser, ni le rompre : il est reçu tout entier.

    Sumit unus, sumunt mille : quantum isti, tantum ille : nec sumptus consúmitur.
    Un seul le reçoit, mille le reçoivent : celui-là autant que ceux-ci : on s’en nourrit sans le consumer.

    Sumunt boni, sumunt mali sorte tamen inæquáli, vitæ vel intéritus.
    Les bons le reçoivent, les méchants aussi : mais que leur sort est différent, c’est la vie ou c’est la mort !

    Mors est malis, vita bonis : vide, paris sumptiónis quam sit dispar éxitus.
    Mort pour les méchants, vie pour les bons ; voyez combien du même festin, différente est l’issue.

    Fracto demum sacraménto, ne vacílles, sed meménto, tantum esse sub fragménto, quantum toto tégitur.
    Si l’on divise la sainte Hostie, n’hésitez pas, mais souvenez-vous qu’il est autant sous chaque parcelle que dans le tout.

    Nulla rei fit scissúra : signi tantum fit fractúra : qua nec status nec statúra signáti minúitur.
    Du Corps divin nulle brisure : seul, le signe est rompu ; ni l’état, ni la grandeur de la réalité signifiée n’est diminuée.

    Ecce panis Angelórum, factus cibus viatórum : vere panis filiórum, non mitténdus cánibus.
    Voici le Pain des Anges devenu l’aliment des hommes voyageurs : c’est vraiment le pain des enfants, qui ne doit pas être jeté aux chiens.

    In figúris præsignátur, cum Isaac immolátur : agnus paschæ deputátur : datur manna pátribus.
    D’avance il est désigné par des figures, l’immolation d’Isaac, l’Agneau pascal, la manne donnée à nos pères.

    Bone pastor, panis vere, Iesu, nostri miserére : tu nos pasce, nos tuére : tu nos bona fac vidére in terra vivéntium.
    Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous : Nourrissez-nous, gardez-nous, faites-nous jouir des vrais biens, dans la terre des vivants.

    Tu, qui cuncta scis et vales : qui nos pascis hic mortáles : tuos ibi commensáles, coherédes et sodáles fac sanctórum cívium. Amen. Allelúia.
    Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez en cette vie mortelle : faites de nous là-haut les commensaux, les cohéritiers et les compagnons des saints du ciel, ainsi soit-il. Alléluia.