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ascension

  • Sebastián de Vivanco (1551-1622) : "O Rex gloriae"

    (Ant. des Vêpres de l'Ascension)
    Capilla Flamenca
     
    O Rex gloriae, Domine virtutum, qui triumphator hodie super omnes caelos ascendisti, ne derelinquas nos orphanos [sed mitte promissum Patris in nos, Spiritum veritatis], alleluja.
    O Roi de gloire, Seigneur tout-puissant, qui êtes monté aujourd'hui en triomphateur au plus haut des cieux : ne nous laissez pas orphelins, [mais envoyez-nous l'Esprit de vérité, promis par le Père,] alléluia.
  • Méditation - Les deux versants de la montagne de l'Ascension

    « Mes enfants, le lieu de l'Ascension de notre aimable Christ est au mont des Oliviers. (1) [...]

    Cette montagne est située entre Jérusalem et Béthanie. Mes enfants, celui qui veut suivre le Christ doit gravir la montagne. Si délicieuse et si belle que soit une montagne, il est cependant pénible d'y monter. C'est ainsi, mes enfants, que celui qui veut suivre le Christ doit donner congé à la nature. On trouve beaucoup de gens qui suivraient volontiers le Christ, à condition que cela n'exige ni peine ni labeur, que cela ne leur soit pas trop dur. Et ils voudraient bien se trouver sur cette montagne pour autant qu'elle se trouve à Jérusalem, ce qui veut dire « la paix ». Ces gens ressentent en eux-mêmes paix, joie et consolation. Mais de là, il ne sortira rien, s'ils ne vont aussi sur l'autre versant de la montagne qui regarde Béthanie, dont le nom signifie peine, obéissance, souffrance. C'est de cela que le prophète a dit dans le psautier : « Il a préparé sa place dans la vallée des larmes » (Voir Ps 84,7).

    Sachez, mes enfants, que celui qui ne s'est pas préparé une place dans cette vallée, celui-là reste en arrière, il n'en sort jamais rien ; si belle que paraisse sa paix, il doit rester en arrière. L'homme doit poursuivre de ses regrets et de ses brûlants désirs le Bien-Aimé qui est monté si haut et si loin et qui lui est maintenant si complètement invisible et caché. Plus le fond est véritablement et foncièrement touché, plus vraiment se creuse, d'un côté de la montagne, la vallée des larmes. Si ces larmes n'avaient pas meilleur motif, elles seraient encore bien nécessaires à raison des péchés et de l'ordure qui souillent notre misérable nature, et qui empêchent si souvent l'homme de se recueillir noblement, comme il pourrait et devrait faire sans cesse [...] Que la nature nous gouverne ainsi secrètement, alors que ce devrait être Dieu, sans cesse, et rien autre chose : voilà le versant de Béthanie.

    Mes enfants, celui qui considérerait bien cela en lui ne perdrait pas tout courage ; mais il trouverait sa grande consolation, saveur et joie à Jérusalem. C'est à cela qu'elle est utile : réconforter l'homme, afin qu'il supporte mieux la peine et le chagrin, afin que la souffrance et la misère ne l'affaiblissent pas et qu'il ne succombe pas quand il est abandonné de Dieu, sans consolation et en grande amertume. C'est pourquoi le sage dit : « Aux jours mauvais, tu ne dois pas oublier les bons » (Si 11,25). Ces deux versants de la montagne, Jérusalem et Béthanie, doivent toujours être l'un à côté de l'autre. »

    Jean Tauler (v.1300-1361), Sermon 20, 3ème pour l'Ascension, Coll. Sagesses Chrétiennes, Les Éditions du Cerf, 1991.
    (1) : Béthanie est située sur le flanc oriental du mont des Oliviers, à moins de trois kilomètres de Jérusalem. Comme Béthanie équivaut pratiquement au mont des Oliviers, on peut déduire une remarque théologique de la précision topographique. Deux textes de l'Ancien Testament font mention de « la montagne qui se trouve à l'orient de la ville » (Ezéchiel, XI 22-23), c'est-à-dire le Mont des Oliviers (Zacharie, XIV 4). Chez le prophète Ezéchiel, la gloire de Yahvé abandonne le Temple profané et voué à la destruction, pour aller se poser sur la montagne à l’orient de la ville. Chez le prophète Zacharie, à la fin des temps, lorsque Yahvé sortira pour le combat et le jugement eschatologiques, « ses pieds se poseront sur le Mont des Oliviers. » Ainsi le Mont des Oliviers est-il le lieu du départ et de la venue glorieuse de Yahvé. En transférant ce qui est dit de Yahvé à Jésus qui s'en va et qui viendra, saint Luc fait une profession de foi en la divinité de Jésus. (Source)

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    L'Ascension - Icône du monastère de Neamt, Roumanie
    Icône de l'Archimandrite Vartolomeu Florea avec les disciples de l'Ermitage, Année 2001
     
    Méditations sur l'Ascension précédemment proposées notre site internet :

    02 juin 2011 : Saint Augustin (354-430)

    17 mai 2012 : Dom Prosper Guéranger (1805-1875)

    09 mai 2013 : Mgr Raymond Bouchex (1927-2010)

    29 mai 2014 : Bx John Henry Newman (1801-1890)

    14 mai 2015 : Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874)

    05 mai 2016 : Les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedeln (1936)

    25 mai 2017 : Père Alphonse de la Mère des Douleurs (1917)

    10 mai 2018 : Mgr Raymond Bouchex (1927-2010)
  • Lundi des Rogations

    « L'origine des Rogations ou des trois jours de prières publiques et d'abstinence qui précèdent immédiatement l'Ascension, remonte à Saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné, au cinquième siècle. Depuis que les Bourguignons avaient envahi cette partie de la Gaule Viennoise, il ne s'était point passé d'année où le pays n'eût été affligé de grandes calamités, regardées comme des châtiments du ciel. La désolation était générale. L'année 470 fut surtout fatale pour la ville de Vienne. Ce fut alors que le saint évêque, pour fléchir la divine justice, fit vœu d'établir tous les ans des Rogations ou prières publiques et des processions [litanie mineure], dans son diocèse. Le peuple ratifia le vœu de son pasteur. Celui-ci fixa les Rogations aux trois jours qui précèdent l'Ascension, prescrivit le jeûne et indiqua pour stations ou termes de la procession trois églises hors de l'enceinte de la ville. Les Rogations eurent le plus heureux résultat : les fléaux cessèrent. Les autres évêques des Gaules les adoptèrent successivement dans leurs diocèses ; et le pape Léon III, sur la fin du huitième siècle, les rendit obligatoires pour toute l’Église latine. Mais en considération du temps pascal il supprima le jeûne et ne conserva que l'abstinence. »

    Père Bruno Vercruysse, Nouvelles méditations pratiques pour tous les jours de l'année..., Braine-le-Comte - Paris, Charles Lelong - Jouby et Roger, 1874.

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    Procession des Rogations à la paroisse de Tarascon

  • Méditation - La sainteté ? Tout par amour.

    « Il y a une sainteté commune à laquelle tous les chrétiens par vocation doivent aspirer et embrasser, dans la mesure des grâces qui leur sont faites, parce que tous y sont appelés. La désirer n'est pas de l'orgueil, parce que c'est Dieu qui nous l'impose. La poursuivre n'est pas présomption, puisque pour atteindre ces sommets de l'esprit, nous comptons uniquement sur les secours du ciel, et non sur nous-mêmes ; nous devons cependant et à tout prix la rechercher sans faiblesse, la poursuivre sans langueur, sans tiédeur, sans ralentissement, parce que la perfection demeure en soi une héroïque vertu... Elle est un sommet. C'est donc que cette belle vie morale, cette belle ascension d'amour ne se soutient pas toute seule : il faut la nourrir, l'alimenter, la diffuser sans cesse par les pratiques religieuses fidèlement accomplies, c'est-à-dire non d'une façon légère, mais par amour, en toute conscience et volonté. »

    Marthe Robin (1902-1981), Journal - mars 1930.
    (déclarée « vénérable » en novembre 2014)

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    « Les saints aiment comme ils respirent. Leur amour est une nécessité. »

    Gustave Thibon (1903-2001), L'échelle de Jacob, Lardanchet, 1946.
  • Regina Caeli de ce dimanche 13 mai 2018

    Le Pape François a récité ce dimanche la prière du Regina Caeli, revenant sur le sens de la fête de l’Ascension, fêtée dans de nombreux diocèses.

    Compte rendu d'Olivier Bonnel sur Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    A l'issue de Regina Caeli, le Pape a tenu à adresser une prière pour les victimes des attaques contre trois églises dans la ville de Surubaya, en Indonésie, qui ont fait au moins dix morts et une quarantaine de blessés. Ces attaques ont été revendiquées par l’organisation de l’État Islamique :

    « Je suis particulièrement proche du cher peuple indonésien, en particulier des communautés chrétiennes de la ville de Surabaya, qui ont été gravement touchées par les attaques importantes contre les lieux de culte. Ensemble, nous invoquons le Dieu de paix pour arrêter ces actions violentes, et dans le cœur de tous, ne trouvons pas des sentiments de haine et de violence, mais de réconciliation et de fraternité. Nous prions en silence. »

    Source : Vatican.News.

  • Méditation - « pourquoi restez-vous là à regarder au ciel ? » (Act. 1, 11)

    « En montant aux cieux, le Christ ne nous a pas abandonnés. Il a dit de lui-même : « Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,20) Il est vraiment « Emmanuel », « Dieu avec nous », selon le nom qui lui est donné avant sa naissance (Mt 1,23). L'Ascension est, non pas un départ, mais une présence plus profonde. Cela se comprend. Dieu est plus proche de nous que nous-mêmes. Il est la source de notre existence et de notre être. Son désir est de faire en nous sa demeure. Dire de Jésus qu'il est dans la gloire de Dieu, c'est dire qu'il est avec nous et en nous.

    Le ciel où est entré le Christ n'est pas seulement pour plus tard. Il est pour maintenant. Nous pouvons vivre avec le Christ et de lui maintenant, grâce à l'Esprit Saint qu'il promet à ses disciples avant de les quitter. Sans déserter notre monde, nous pouvons être chez Dieu avec le Christ. Le ciel ne commence pas quand nous quittons la terre. Il commence quand nous vivons avec le Christ sur la terre. Croire à l'Ascension, c'est vivre les espoirs et les déceptions, le bonheur et la souffrance, le travail et le repos, le mariage et le célibat, la vie personnelle et la vie sociale, avec le Christ qui nous unit au Père dans le Saint-Esprit. Vivre au ciel, c'est prier avec le Christ, être uni à lui par les sacrements en particulier l'Eucharistie, nous accueillir les uns les autres en lui, nous rendre service, nous réconcilier et faire un monde nouveau avec lui. »

    Mgr Raymond Bouchex (1927-2010), Il est la Résurrection et la Vie - Le Mystère de Pâques, Éditions Parole et Silence, Paris, 2006.

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    Giotto di Bondone (1267-1337), Fresque de l'Ascension
    Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie)

    (Crédit photo)

  • J.-S. Bach : Oratorio de l'Ascension, BWV 11

    Lobet Gott in seinen Reichen (Louez Dieu en son royaume)
    Monteverdi Choir, English Baroque Soloists - Dir. John Eliot Gardiner
    Hannah Morrison, soprano ; Meg Bragle, mezzo-soprano
    Nicholas Mulroy, ténor ; Peter Harvey, basse

  • Méditation - L'Ascension de Jésus-Christ, joie pour le Ciel et pour la terre

    « Le Prophète David, rempli de l'Esprit de Dieu, et contemplant la bienheureuse Ascension de Jésus-Christ, exhorte tout le monde à célébrer son triomphe avec des transports d'allégresse et de joie ; il s'écrie : Toutes les nations, battez des mains en signe d'applaudissement ; louez Dieu, et poussez des cris de joie : Dieu est monté au milieu des acclamations. (1)

    Qui doute, dit Saint Bernard, de l'immense joie qu'éprouvèrent les disciples, en voyant le Sauveur pénétrer comme Homme dans les régions célestes ? N'en pouvant contenir les transports, ils avaient leur esprit et leur cœur dirigés à la fois vers le Ciel : par les chants de leur allégresse, ils félicitaient ce Divin Maître dans le triomphe de son départ. Le Ciel, sans nul doute, tressaillit lui aussi : tous les Chœurs des Anges se portèrent à la rencontre de leur Seigneur, revêtu de notre chair et couvert de sa pourpre et l'accueillant avec bonheur dans son triomphe souverain. Que si à l'arrivée de l'âme d'un juste ou d'un martyr, toute la multitude des Anges est dans le bonheur, quels, pensez-vous, que furent leurs transports à l'approche de leur incomparable Chef ?

    L'intelligence humaine succombant donc sous la grandeur de cette joie et des cantiques de cette allégresse, réjouissons-nous, nous aussi, tressaillons dans le Saint-Esprit de ce qu'une portion de notre chair se trouve fort excellemment placée en la Personne du très doux Seigneur, sur le Trône élevé à la Sainte Trinité, appliquant l'attention de notre esprit, autant que nous le pouvons, à notre Sauveur, en Lui et après Lui, Le suppliant de daigner nous tirer après Lui.

    Oh ! soyez béni ! s'écrie Sainte Thérèse. Oh ! soyez, mon Dieu, à jamais béni ! Que toutes les créatures, Seigneur, vous louent, et que leurs louanges soient éternelles comme vous ! Réjouis-toi, mon âme, de ce qu'il se trouve quelqu'un qui aime ton Dieu, comme il le mérite. Réjouis-toi de ce qu'il se trouve quelqu'un qui connaisse sa bonté et son excellence. Rends-lui grâces, de ce qu'il nous a donné sur la terre quelqu'un qui le connaisse, comme le connaît son Fils unique. (Ste Thérèse, Exclamations, VII) »

    1. Catéchisme du Concile de Trente. Traduction nouvelle avec des notes par M. l'Abbé Doney (Première Partie, Chap. 7), A Paris, Chez Gauthier Frères et Cie, 1826.

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome III (Fête de l'Ascension, Contemplation), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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    Giotto di Bondone (v.1266-1337), L'Ascension
    Fresque de la Chapelle des Scrovegni, Padoue (Italie)

    (Crédit photo)

  • Gottfried August Homilius (1714-1785) : Cantate pour la fête de l'Ascension

    Dresdner Kreuzchor & Barockorchester - Dir. Roderich Kreile

  • Méditation : L'Ascension de Notre-Seigneur

    « « Portes, élevez vos linteaux, élevez-vous, portes antiques, que le Roi de gloire fasse son entrée. Quel est ce Roi de gloire ? C'est le Dieu fort et puissant, Dieu puissant dans les combats, Dieu des armées, voilà le Roi de gloire. » Sous ces traits la liturgie d'aujourd'hui décrit l'entrée triomphale de Notre Rédempteur dans le Ciel.

    L'Ascension est le suprême argument, la preuve irréfutable de la divinité du Christ. Devant elle tombe toute objection. C'est pourquoi nous nous faisons une joie particulière de proclamer en ce jour ce que chante le Credo : « Il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures. Il est monté au Ciel et est assis à la droite du Père, d'où Il viendra de nouveau dans sa gloire juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin. » L'Ascension nous montre et nous prouve, que Jésus est vraiment Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; qu'Il n'a pas été créé, mais engendré, consubstantiel au Père, et que par Lui tout a été fait. [...] Le Christ est Dieu, vrai Roi de gloire. A Lui gloire et honneur de la part de toute créature, qui lui doit l'existence et le bonheur.

    L'Ascension du Christ, si merveilleuse et si pleine de gloire, est l'accomplissement fidèle des mystérieuses paroles que nous répète la liturgie du Jeudi saint et des jours suivants : « Le Christ s'est humilié Lui-même se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté et Lui a donné un nom, qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. » Il est le Maître du monde, tout spécialement du monde nouvellement créé par ses humiliations et toutes ses souffrances. Il a choisi le mont des Oliviers comme point de départ de sa montée au Ciel, pour bien montrer au monde que la souffrance et la mort étaient le prélude nécessaire de son entrée dans la gloire.

    [...] Chaque jour Il redescend sur nos autels, renouvelle sa mort et son ascension au saint sacrifice de la messe...

    « C'est pourquoi, Seigneur, nous, vos serviteurs et avec nous tout votre peuple saint, nous souvenant de la bienheureuse passion de ce même Christ, votre Fils, Notre-Seigneur, de sa résurrection du tombeau, et de sa glorieuse ascension dans les cieux, nous offrons à Votre Majesté suprême, de vos propres dons et bienfaits, l'Hostie pure, l'Hostie sainte, l'Hostie sans tache, le Pain sacré de la vie éternelle, et le Calice de l'éternel salut. » »

    Les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedeln, Toute l'année avec le Christ (La glorieuse Ascension), Traduction des Bénédictins de l'Abbaye Ste-Marie de la Pierre-Qui-Vire, Comptoir Français du Livre, Paris / Bruxelles, 1936.

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  • Jeudi 5 mai 2016

    Ascension de Notre Seigneur

    Ascension,Notre Seigneur,introit,

    Gebhard Fugel (1863-1939), Ascension du Christ (Christi Himmelfahrt, v.1893)
    Paroisse St Jean-Baptiste, Obereschach, Ravensburg, Allemagne

    (Crédit photo)


    Introit Viri Galilæi pour l'Ascension du Seigneur
    Schola de la Vienna Hofburgkapelle
     
    Ant. ad Introitum. Act. 1, 11.
    Viri Galilæi, quid admirámini aspiciéntes in cælum ? allelúia : quemádmodum vidístis eum ascendéntem in cælum, ita véniet, allelúia, allelúia, allelúia.
    Hommes de Galilée, pourquoi vous étonnez-vous en regardant le ciel ? Alléluia. De la même manière que vous l’avez vu monter au ciel, il reviendra, alléluia, alléluia, alléluia.

    Ps. 46, 2.
    Omnes gentes, pláudite mánibus : iubiláte Deo in voce exsultatiónis.
    Nations, frappez toutes des mains ; célébrez Dieu par des cris d’allégresse.

    V/. Glória Patri.

    Commentaire spirituel et musical par un moine.
  • Méditation - Mercredi des Rogations : « Père, non pas ma volonté, mais la vôtre »

    « Nous demandons souvent à Dieu des avantages temporels, le priant de disposer les événements au gré de notre orgueil ou de notre ambition, de notre vanité ou de notre sensualité, d'écarter de nous toutes les croix, toutes les maladies, la mort de toutes les personnes chères, enfin toutes les calamités temporelles. Ce n'est pas que ces demandes soient condamnables en elles-mêmes, pourvu qu'on ajoute : Mon Dieu, que non pas ma volonté se fasse, mais la vôtre ; si vous voyez qu'il vaut mieux que je ne sois pas exaucé, ne m'exaucez pas : autrement elles seraient mauvaises. [...]

    Tout en demandant à Dieu les biens spirituels, nous ne lui demandons ce qu'il faut qu'autant que nous nous en rapportons à lui pour le temps et la manière de nous les accorder ; car tantôt nous ne sommes pas préparés à recevoir utilement ce que nous demandons ; tantôt il nous vaut mieux avoir le temps d'apprécier notre misère, demander plus longtemps pour accroître nos mérites et enflammer nos désirs par le délai. Vouloir trop vite les meilleures choses, ce n'est pas demander ce qu'il faut.

    Nous conformons-nous à ces règles, soit pour l'ordre temporel, soit pour l'ordre spirituel ? »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome II (Mercredi des Rogations, Premier Point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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  • Mercredi 4 mai 2016

    Mercredi des Rogations

    Vigile de l'Ascension

    Introït : Vocem iucunditatis annuntiate
    Congrégation de Saint-Lazare, Autun
     
    Ant. ad Introitum. Is. 48, 20.
    Vocem iucunditátis annuntiáte, et audiátur, allelúia : annuntiáte usque ad extrémum terræ : liberávit Dóminus pópulum suum, allelúia, allelúia.
    Avec des cris de joie, publiez-le, faites-le savoir, alléluia ; proclamez-le jusqu’aux extrémités de la terre : le Seigneur a délivré son peuple, alléluia, alléluia.

    Ps. 65, 1-2.
    Iubiláte Deo, omnis terra, psalmum dícite nómini eius : date glóriam laudi eius.
    Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière ; chantez un hymne à son nom ; rendez glorieuse sa louange.

    V/. Glória Patri.
  • Méditation : La Pentecôte toute proche

    « Vous montez en gloire, Seigneur Jésus, vous nous le répétez aujourd'hui : "Je m'en vais" (italiques) à mon Père, dites-vous, je m'élève en ses profondeurs infinies ; mais c'est pour vous, mes petits enfants. Je ne veux pas vous laisser orphelins ; je vais revenir à vous, et votre cœur sera dans la joie. (1)
    Revenez, Seigneur Jésus, je vous appelle, je vous attends. Revenez à moi, "en votre Consolateur, en l'Esprit de Vérité qui procède du Père et qui sera en moi votre témoin. (2)
    En attendant, je reste au ciel, le cœur en haut, tout appliqué à vous porter ma volonté ; tout appliqué à vous servir avec un cœur sincère (3), c'est-à-dire, détaché, purifié, tout entier sorti de lui-même.
    Mon cœur ainsi vous parle ; il vous dit un amour qu'il pratique ; il entre dans vos vues, dans vos desseins, dans vos désirs. Rivé à votre amour, il ne veut plus que ce que vous voulez ; de la sorte, vous l'entraînez au Sein du Père où vous habitez vous-même.
    Revenez, Seigneur Jésus, avec votre Esprit d'Amour ; nous l'appelons, nous l'attendons, nous voulons en faire l'hôte de nos âmes, afin qu'il nous enseigne toute la Vérité que vous êtes, et que notre joie se fasse pleine.
    La grande joie que celle qui nous adviendra en cette Pentecôte toute proche, lorsque nous éprouverons l'effet de votre Oraison. Seigneur Jésus ! Lorsque s'épanchera, en langues de feu, sur nos âmes, toute la vertu de votre Esprit ; et qu'elles se sentiront ivres du vin de Dieu, de l'Amour qu'Il est !
    Mon Dieu, préparez mon âme à cette ivresse. Purifiez-la de tout amour profane ; donnez-lui la vigueur de la grâce surnaturelle (4) qui renverse tous les obstacles, toutes les barrières s'opposant à cette effusion de l'Esprit.
    Je vous regarde, Seigneur Jésus, je vous regarderai toujours ; je plonge mon regard dans votre regard. Que ces deux regards se rencontrent toujours, créent l'étincelle de Feu qui doit me consumer. »

    1. Alleluia. - 2. Evangile. 3. Collecte. - 4. Secrète.

    Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour - Temps Pascal, Pentecôte (Dimanche après l'Ascension), Éditions de Maredsous, 1956.

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    Giotto di Bondone (1266/67-1337)

  • Dimanche 17 mai 2015

    Dimanche après l'Ascension

     (7ème Dimanche de Pâques)

     Commentaire de l'Evangile du Dimanche (Abbaye du Barroux)

     Calendrier liturgique et sanctoral

  • Méditation : L'Ascension

    « Seigneur, vous entrez aujourd'hui dans le repos divin et éternel qui vous était si bien dû après tant de travaux ; vous prenez possession de votre trône comme roi des rois, de votre tribunal comme juge des vivants et des morts ; dans le ciel vous êtes l'égal de Dieu, étant Dieu vous-même. Et, chose admirable ! dans cette haute position, vous n'oubliez point les hommes dont vous avez revêtu la nature. De peut que notre fragilité ne nous fasse perdre la place que votre amour nous a ménagée, vous vous constituez devant votre Père notre avocat, notre pontife, notre chef. Comme notre avocat, vous plaidez sans cesse notre cause par la voix de toutes vos plaies, par tous les battements de votre cœur (1) ; sans cesse vous vous présentez pour nous devant la face de Dieu (2). Lorsque la faiblesse nous a entraînés au péché, vous intervenez pour prendre notre défense ; de notre cause vous faites la vôtre, et vous prouvez par votre sang versé, qui parle mieux que celui d'Abel, que miséricorde doit nous être faite (3). Comme notre pontife, vous vous offrez sans cesse pour nous en sacrifice (4). Enfin, comme notre chef, vous nous attirez à vous : car il faut que les membres suivent le chef. Vous êtes notre précurseur (5), et le seriez-vous si nous ne devions pas vous suivre ? Vous êtes cet aigle mystérieux qui vole au-dessus de ses petits pour les exciter par son exemple à prendre leur essor vers le soleil (6). Seigneur, attirez-moi à vous par vos grâces, par vos charmes, vos beautés, vos perfections qui ravissent les anges. Oh ! qu'il me tarde de vous voir dans la splendeur de votre gloire et d'entrer dans ce beau ciel où l'on ne peut plus vous offenser, où l'on vous aime toujours ! »

    1. Hebr. VII, 25. - 2. Hebr. IX, 24. - 3. I Joan. II, 1, 2. - 4. Hebr. VIII, 1 sq. & Hebr. IV, 14. - 5. Hebr. VI, 20. - 6. Deut. XXXII, 11.

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année (Tome II, L'Ascension), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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    James Tissot (1836-1902), L'Ascension

  • Méditation : l'Ascension

    « Le retour du Christ à son Père est à la fois source de peine, parce qu'il implique son absence, et source de joie, parce qu'il implique sa présence. De la doctrine de sa Résurrection et de son Ascension jaillissent ces paradoxes chrétiens souvent mentionnés dans l’Écriture : nous sommes dans l'affliction, mais sans cesser de nous réjouir, "comme n'ayant rien et possédant tout" (2Co 6,10).

    Telle est en vérité notre condition présente : nous avons perdu le Christ et nous l'avons trouvé ; nous ne le voyons pas, et pourtant nous le discernons. Nous étreignons ses pieds (Mt 28,9), mais il nous dit "Ne me retiens pas" (Jn 20,17). Comment cela ? C'est que nous avons perdu la perception sensible et consciente de sa personne ; nous ne pouvons pas le regarder, l'entendre, parler avec lui, le suivre de lieu en lieu ; mais nous jouissons spirituellement, immatériellement, intérieurement, mentalement et réellement de sa vue et de sa possession ; une possession qui enveloppe plus de réalité et plus de présence que celle dont les apôtres jouissaient aux jours de sa chair, justement parce qu'elle est spirituelle, justement parce qu'elle est invisible.

    Nous savons que dans ce monde plus un objet est proche de nous, moins nous pouvons le percevoir et le comprendre. Le Christ est venu si près de nous dans l’Église chrétienne, si je puis dire, que nous ne pouvons pas le fixer du regard ou le distinguer. Il entre en nous, et prend possession de l'héritage qu'il s'est acquis. Il ne se présente pas à nous, mais il nous prend avec lui. Il fait de nous ses membres... Nous ne le voyons pas ; nous ne connaissons sa présence que par la foi, parce qu'il est au-dessus de nous et en nous. Ainsi, nous sommes dans la peine, parce qu'inconscients de sa présence..., et nous nous réjouissons parce que nous savons que nous le possédons : "Sans le voir, vous l'aimez ; sans le voir encore vous croyez en lui ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut, l'aboutissement de votre foi" (1P 1,8-9). »

    Bx John Henry Newman (1801-1890), Sermon "The Spiritual Presence of Christ in the Church", PPS, T. 6, n°10.

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    Les Très Riches Heures du duc de Berry, Folio 184r : L'Ascension (Musée Condé, Chantilly)