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Méditations

  • Méditation - ... rien qu’aujourd’hui !

    « Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
    Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
    Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
    Je n’ai rien qu’aujourd’hui !... »

    Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, Poésie n°5 (1894).
    (Texte intégral)

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  • Méditation - La Messe, c'est identiquement le Sacrifice du Calvaire

    « La prière des prières, c'est la Sainte Messe ; car c'est l'Œuvre de Dieu au-dessus de toutes ses œuvres.
    La Messe, ce n'est pas un nouveau Sacrifice ; non, c'est identiquement le Sacrifice du Calvaire. Le temps, l'espace qui nous séparent de l'Oblation du Golgotha n'ont rien à voir ici. Ils n'existent pas, de par la Volonté du Christ.
    A la Sainte Messe, non seulement nous sommes au Calvaire, mais, ce Sacrifice est l'unique et identique et substantiel Sacrifice de Jésus mourant, là, sur la Sainte Croix.
    Même Prêtre, même Victime. Une seule différence ici : le Précieux Sang ne coule plus que symboliquement ; mais, il coule, comme et à l'heure où il coulait au Calvaire.
    Après la Consécration, Jésus est à l'Autel, tel qu'il était sur le Golgotha, ayant rendu le dernier soupir ; et c'est ainsi qu'il s'offre à son Père, et que l’Église l'offre à son tour, Lui et nous tous ensemble avec Lui, l’Église de la terre, du Purgatoire et du Ciel.
    [...]
    Oui, faites des neuvaines, accomplissez vos pèlerinages ; allez même jusqu'à Rome et à Jérusalem, c'est très bien.
    Qu'est-ce cela, comparé à une seule Messe entendue comme il faut l'entendre, se perdant dans ce Sacrifice en lequel il faut que nous entrions, en plénitude, par Jésus, avec Jésus, et en Jésus, à la Gloire du Père, dans l'Unité d'Amour du Saint-Esprit !
    [...]
    La Sainte Messe, c'est toute la Religion.
    Et dire que tant de chrétiens ignorent ces choses !
    On ne va plus à la Messe, on ne va pas assez souvent à la Messe. Pourquoi ? Parce qu'on a perdu le sens authentique de toute Religion. Il faut qu'on le rééduque, ce sens, en nous.
    Non, il ne faut rien préférer à ce culte. »

    Dom Eugène Vandeur (1875-1967), écoute, mon fils - et tu parviendras, Éditions de Maredsous, 1954.

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    « Le Sacrifice de la Messe est quelque chose de si grand, qu'il faudrait trois éternités pour l'offrir dignement : la première pour s'y préparer, la seconde pour le célébrer, la troisième pour en rendre de justes actions de grâces. »
    St Jean Eudes (1601-1690)

    « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la Messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte Messe est l’œuvre de Dieu. »
    St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1785-1859)

  • Méditation - donner avec joie

    « Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9,7). Le meilleur moyen de manifester notre gratitude à l'égard de Dieu, ainsi qu'aux autres, est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux s'accorde naturellement avec un cœur embrasé par l'amour. Les pauvres se sentaient attirés par Jésus parce qu'il était habité par quelque chose de plus grand que lui ; il rayonnait de cette force dans ses yeux, ses mains, dans tout son corps. Tout son être manifestait le don qu’il faisait de lui-même à Dieu et aux hommes.

    Que rien ne puisse nous faire du souci au point de nous remplir de tristesse et de découragement et de nous laisser enlever la joie de la Résurrection. La joie n'est pas une simple question de tempérament lorsqu'il s'agit de servir Dieu et les âmes ; elle est toujours à accueillir. Et c'est là une raison de plus pour tâcher de l'acquérir et la faire grandir dans nos cœurs. Même si nous avons peu à donner, il nous restera néanmoins la joie qui jaillit d'un cœur amoureux de Dieu.

    Partout dans le monde les gens sont affamés et assoiffés de l'amour de Dieu. Nous répondons à ce manque lorsque nous semons la joie. Elle est aussi l'un des meilleurs remparts contre la tentation. Jésus ne peut prendre pleine possession d'une âme que si elle s'abandonne à lui joyeusement. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès, 1997.

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  • Méditation - dépouillement

    « L'âme broyée est remplie de paix. Au fur et à mesure qu'elle progresse dans la grâce et la perfection, elle avance sans effort dans l'humilité, et désormais tout écart vers l'orgueil, la fausse grandeur ou la vaine gloire est pour elle aussi choquant qu'une fausse note pour l'oreille d'un musicien avisé. »

    P. Matta-el-Maskine (1919-2006), L'expérience de Dieu dans la vie de prière, Spiritualité orientale n°71, Abbaye de Bellefontaine, 1996.

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    (Crédit photo : Tina Bonner, Snowy sunburst vertical)

  • Méditation - la puissante douceur de l'Amour

    « Il faut traiter tous les hommes avec cette délicatesse
    qu'on met à toucher un blessé.
    Chacun de leur cœur porte cette blessure secrète
    de la souffrance et du péché.
    Il faut les traiter si doucement pour ne pas leur faire de mal !

    Rayonner sur chacun l'Amour et la Miséricorde de Dieu
    car ils sont tous si pauvres devant lui ;
    Et tu n'as que cela à faire ici :
    les aimer un peu comme Lui les aime...
    leur montrer un peu comme Il les aime.
    Mettre en ton cœur cette puissante douceur de l'Amour
    qu'est la grâce...
    Vie cachée... quelle grâce ! »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre
    (4e dimanche de Pâques, Dimanche du Bon Pasteur), Salvator, Paris, 2018.

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    Gravure de Léopold Flameng (1831-1911)

  • Méditation - des retours sur soi

    « Vos tristesses sont injustes et vos méfiances ingrates. Vous revenez beaucoup trop sur vous-même ; laissez-vous. Mieux vaut encore se laisser que se mépriser. Quand vous irez purement à Dieu, ne voulant que lui seul, de quelle liberté vous jouirez ! Vous traînez mille chaînes : elles ne vous empêchent point tout à fait de marcher, parce que la charité en a rompu la suite ; mais les bouts pendent de tous côtés, et vous ne marchez qu'en vous traînant. Si, une bonne fois, vous arriviez à dire : « Tout pour Dieu, rien pour moi », que vous seriez heureux ! et si vous ne jouissiez pas de votre vertu, - ce qui n'est pas souhaitable, - qu'au moins vous seriez vertueux ! N'est-ce pas le tout de ce monde ? La vie n'est rien que par ce qu'elle mérite. »

    Mgr Ch.-L. Gay (1815-1892), Lettre à M. le Cte de L. (ch. XVI), in "Correspondance de Monseigneur Gay - Lettres de Direction spirituelle", Quatrième série, G. Oudin et Cie, Paris - Poitiers, 1908.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    de cœur à Cœur

    « Il est important pour nous de ne jamais oublier que la valeur devant Dieu de toute prière, comme de toute action d'ailleurs, vient de l'intention qui l'anime, de la visée qui l'inspire puisque seul le cœur, le voulu profond, intéresse Dieu. Aussi bien, la plus belle prière est celle où l'on va à Lui, pour Lui, où on se livre totalement à Lui.
    Ni les distractions, ni les limites du temps, ni la détresse de la sensibilité ou les obscurités de l'esprit, ne peuvent prévaloir contre cette réalité. Cette relation de moi (même dans ce tout petit coin de liberté qui me reste) à Toi qui m'aimes divinement, Toi qui es Dieu Esprit, quelqu'un qui me voit et m'aime, comme disait le Seigneur à la femme de Samarie, voilà ce qui compte. »

    P. Joseph-Marie Perrin o.p. (1905-2002), Aujourd'hui l’Évangile de l'Amour, Éditions du Cerf, Paris, 1980.

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  • Méditation - Le temps est précieux, ne le perdons pas...

    « L'emploi du temps est un vaste sujet, et d'une importance infiniment plus grande qu'on ne le suppose généralement pour les personnes qui tendent à la perfection. Bellecius, dans son ouvrage sur la Solide Vertu, consacre un chapitre entier à l'habitude de se lever de bonne heure, ce qui n'est pas un cas isolé de l'emploi du temps. Il faut nous rappeler que c'est par le temps qu'on arrive à l'éternité, qu'il est à la fois précieux et irrévocable, et que nous aurons un compte sévère à en rendre au dernier jour. Il y a bien peu de fautes qui soient irréparables, mais il faut avouer aussi que la perte du temps en est une ; et si nous considérons combien il est facile de succomber aux tentations de ce genre, si nous observons le nombre des chutes, le silence dans lequel elles sont ensevelies, l'attrait qu'elles présentent, nous commencerons à envisager le danger dans toute sa réalité. D'ailleurs, quand une fois la paresse s'est attachée à nous, elle devient une véritable tyrannie, un esclavage dont les chaînes se font sentir chaque fois que nous remuons un membre, et lors même que nous restons tranquilles. C'est aussi une captivité qui n'est pas sans charmes, et d'autant plus dangereuse qu'elle est plus douce. Mais le trait le plus funeste du caractère de la paresse, c'est qu'elle est si propre à nous faire illusion. Un homme paresseux ne se doute de son état que dans les intervalles lucides où la grâce l'éclaire. Personne ne voudrait croire avec quelle rapidité se développe l'habitude de perdre le temps. [...] L'espace qui sépare cet état de la tiédeur est bientôt franchi. Chaque heure apporte son tribut à cet amas de négligences de tous les instants qui pèse sur l'âme et qui l'entraîne... [...] Le temps est selon moi, une chose qu'il ne faut pas perdre de vue un seul instant dans tout le cours de la vie. »

    R.P. F.-W. Faber, Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (ch. XIV : De la paresse spirituelle), traduit de l'anglais par M.F. de Bernhardt, nouvelle édition, Paris, Téqui, 1928 (e.o. 1856).

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  • Méditation - Tous saints

    « Comment pouvons-nous devenir saints, amis de Dieu ? On peut répondre à cette interrogation tout d'abord par une négation : pour être saint, il n'est pas nécessaire d'accomplir des actions et des œuvres extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels. On peut ensuite répondre par une affirmation : il est nécessaire avant tout d'écouter Jésus, et de le suivre sans se décourager face aux difficultés. "Si quelqu'un me sert - nous avertit-Il - qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera" (Jn 12, 26). Celui qui a confiance en Lui et l'aime d'un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même. En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jn 12, 24-25). L'expérience de l'Eglise démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même. Les biographies des saints décrivent des hommes et des femmes qui, dociles aux desseins divins, ont parfois affronté des épreuves et des souffrances indescriptibles, des persécutions et le martyre. Ils ont persévéré dans leur engagement, "ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve - lit-on dans l'Apocalypse - ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau" (v. 14). Leurs noms sont inscrits dans le livre de la vie (cf. Ap 20, 12) ; leur demeure éternelle est le Paradis. L'exemple des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l'unique cause véritable de tristesse et de malheur pour l'être humain est de vivre loin de Lui.

    [...] Les Béatitudes nous montrent la physionomie spirituelle de Jésus, et expriment ainsi son mystère, le mystère de Mort et de Résurrection, de Passion, et de joie de la Résurrection. Ce mystère, qui est le mystère de la véritable Béatitude, nous invite à suivre Jésus et, ainsi, à nous acheminer vers elle. Dans la mesure où nous accueillons sa proposition et nous nous plaçons à sa suite - chacun selon ses conditions -, nous aussi, nous pouvons participer à sa béatitude. Avec Lui, l'impossible devient possible et même un chameau peut passer par le trou d'une aiguille (cf. Mc 10, 25) ; avec son aide, et uniquement avec son aide, il est possible de devenir parfaits comme le Père céleste est parfait (cf. Mt 5, 48). »

    Benoît XVI, extraits de l'homélie du 1er novembre 2006.
    (Texte intégral)

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  • Méditation - pèlerins sur la terre

    « Nos larmes sont faites pour la terre et nos regards pour le ciel. Pleure en levant les yeux. »

    Gustave Thibon (1903-2001), Le Pain de chaque jour, Éditions du Rocher, 1945.

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    (Photo Philippe Delval)

  • Méditation - une vallée d'humilité...

    « Lorsque le soleil envoie ses rayons et sa clarté jusque dans une profonde vallée, située entre deux montagnes... la vallée s'éclaire de la lumière que lui renvoient les montagnes, elle s'échauffe ainsi davantage et devient plus fertile qu'une plaine. De la même façon, lorsqu'un homme juste se tient en sa petitesse, au plus bas de soi-même, et qu'il reconnaît n'avoir rien de soi, n'être rien et ne pouvoir rien, ni persévérer ni progresser, et que souvent même il manque de vertus, et de bonnes œuvres, alors il prend conscience de sa pauvreté et de sa détresse, et il creuse ainsi une vallée d'humilité. Et parce qu'il est humble et indigent et qu'il connaît sa misère, il l'expose et en gémit devant la bonté et la miséricorde de Dieu. Ainsi il peut reconnaître, et la hauteur de Dieu et sa propre bassesse, et il devient une vallée profonde. Or, le Christ est un soleil de justice et aussi de miséricorde... et il brille jusqu'au fond des cœurs humbles ; car le Christ est toujours touché de la misère de l'homme qui en gémit et la découvre humblement. »

    Bx Jan van Ruysbroeck (1293-1381), L'Ornement des noces spirituelles.

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  • Méditation - Conversion

    « Ce n'est pas une fois qu'il faut se convertir, c'est chaque jour, car nous n'avons jamais fini de répondre aux appels du Christ, à travers les événements. Alors, quel que soit notre âge, notre condition, notre vocation, demandons-nous quel est son appel pour moi aujourd'hui. « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Que veux-tu que je sois ? » Chercher personnellement, chercher ensemble les appels du Christ, c'est déjà se convertir. Retourne-toi, pour voir.

    Une conversion, c'est toujours d'abord une certaine prise de conscience : un regard nouveau, non sur des idées, mais sur soi-même, sur les autres, sur Dieu. Tu es loin de toi-même, loin d'être ce que tu devrais être. Tu es loin des autres, loin d'aimer comme il faut aimer pour agir comme il faut agir. Loin de Dieu, car « celui qui n'aime pas n'a point connu Dieu, parce que Dieu est amour » (1Jn 4, 8).

    Et cependant, Dieu n'est pas loin de toi et les autres ne sont pas loin de toi et ce que tu dois être n'est pas inaccessible à ce que tu es. Mais peut-être, tu ne cherches pas, ou tu ne cherches pas dans la bonne direction. Retourne-toi, pour voir. »

    Louis Lochet (1914-2002), Retrouver la simplicité. Méditations pour mieux vivre (3e dimanche de Carême, La foi est conversion), Salvator, Paris, 2018.

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  • Méditation - Appelés à la moisson

    « Il y a bien des gens qui se contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. Cela est tellement vrai que l'apôtre saint Jean nous déclare qu'il n'y a que nos œuvres qui nous accompagnent dans l'autre vie (Ap 14,13). Faisons donc réflexion à cela ; d'autant plus qu'en ce siècle il y en a beaucoup qui semblent vertueux, et qui en effet le sont, qui néanmoins inclinent à une voie douce et molle plutôt qu'à une dévotion laborieuse et solide. L'Église est comparée à une grande moisson qui requiert des ouvriers, mais des ouvriers qui travaillent. Il n'y a rien de plus conforme à l'Évangile que d'amasser, d'un côté, des lumières et des forces pour son âme et d'aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle. C'est faire comme notre Seigneur a fait, et, après lui, ses apôtres ; c'est joindre l'office de Marthe à celui de Marie ; c'est imiter la colombe, qui digère à moitié la pâture qu'elle a prise et puis met le reste par son bec dans celui de ses petits pour les nourrir. Voilà comme nous devons témoigner à Dieu par nos œuvres comme nous l'aimons. Toute notre tâche consiste à passer aux actes. »

    St Vincent de Paul (1581-1660), Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171, Le Seuil, 1960.

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    Léon Augustin Lhermitte (1844-1925), La Moisson
    (Source)

  • Méditation - Le Sacré-Cœur de Jésus

    « Ce divin Cœur me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable, et il était environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que, dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce sacré Cœur fut formé, la Croix y fut plantée, et il fut rempli, dès ces premiers instants, de toutes les amertumes que lui devaient causer les humiliations, pauvreté, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion.

    Et il me fit voir que l'ardent désir qu'il avait d'être aimé des hommes et de les retirer de la voie de perdition, où Satan les précipite en foule, lui avait fait former ce dessein de manifester son Cœur aux hommes, avec tous les trésors d'amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu'il contenait, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et procurer tout l'honneur, l'amour et la gloire qui serait en leur pouvoir, il les enrichit avec abondance et profusion de ces divins trésors du Cœur de Dieu, qui en était la source, lequel il fallait honorer sous la figure de ce Cœur de chair [...]. Et que partout où cette sainte image serait exposée, pour y être honorée, il y répandrait ses grâces et ses bénédictions. Et que cette dévotion était comme un dernier effort de son amour qui voulait favoriser les hommes, en ces derniers siècles de cette rédemption amoureuse, pour les retirer de l'empire de Satan, lequel il prétendait ruiner, pour nous mettre sous la douce liberté de l'empire de son amour, lequel il voulait rétablir dans les cœurs de tous ceux qui voudraient embrasser cette dévotion. »

    Ste Marguerite-Marie, extrait de la Lettre CXXXIII au R.P. Croiset, 3 novembre 1689 (4e du Manuscrit d'Avignon), in "Vie et Œuvres de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque", Tome deuxième, Troisième édition (Monseigneur Gauthey), Paris, Ancienne Librairie Poussielgue, 1915.

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    Le Sacré Cœur de Jésus : Deux mille ans de miséricorde
    (version corrigée, complétée et mise à jour, décembre 2019)
  • Méditation - Tout tordus...

    « Bien souvent Dieu fait voir la grandeur de sa clémence et miséricorde, en se servant d'intentions qui d'elles-mêmes ne sont nullement bonnes, pour faire de grands serviteurs de sa divine Majesté : le divin Artisan se plaît à faire de beaux édifices avec des bois fort tordus et qui n'ont nulle apparence d'être propres à aucune chose du monde. Et tout ainsi qu'une personne qui ne sait que c'est de la menuiserie, voyant quelque bois tout tordu en la boutique d'un menuisier, s'étonnerait d'entendre dire que l'on puisse faire de celui-ci quelque beau chef d'œuvre (car, dirait-il, si cela est comme vous dites, combien de fois faudra-t-il passer le rabot par-dessus, avant que d'en pouvoir faire un bel ouvrage), ainsi la divine Providence fait pour l'ordinaire de beaux chefs-d'œuvre avec des bois tordus... »

    St François de Sales (1567-1622), Entretiens spirituels (Entretien XVII), Blaise, Paris, 1821.

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  • Méditation - les petites fleurs de l'Amour

    « Ne vous appliquez pas à la charité fraternelle et à l'humilité ; appliquez-vous à être un vase où Dieu vient demeurer : alors la charité fraternelle et l'humilité seront les seules attitudes possibles, que vous prendrez spontanément. Et quand vous y auriez manqué, fût-ce dix fois le jour, ressaisissez-vous tout de suite en JÉSUS, sans violence ni impatience contre vous-même. »

    Charles Journet (1891-1975), Comme une flèche de feu, lettres, Le Centurion, Paris, 1981.

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  • Méditation et Prière - Notre-Dame du Rosaire

    « Parfois, pour se dispenser de la récitation du chapelet, certains se plaignent de ne pas savoir le méditer, mais je crains, en leur accordant toutes sortes de circonstances atténuantes, qu’ils se fassent une bien haute idée de la méditation. Il s’agit d’inviter les facultés de l’âme, dans la seule mesure de ses aptitudes, à considérer la scène de l’Évangile évoquée par le mystère pour y cueillir les fruits de la sanctification. Chacun peut se représenter les scènes du Rosaire, mais, à votre avis, par quoi le Seigneur communique-t-il les fruits de la sanctification ? Par l’intelligence du fidèle ou par le ministère de la Vierge Marie ? La récitation du chapelet est le bréviaire des humbles, en ce sens que, appliqué à des exercices simples, l’on s’y laisse instruire mystérieusement par Marie, et vous remarquerez que les orgueilleux s’en éloignent et s’en dégoûtent, s’en moquent ou s’en scandalisent parce qu’ils leur semblent qu’il n’y mettent pas assez d’eux-mêmes, ils veulent briller quand il ne s’agit que de laisser la Sainte Vierge instruire doucement les cœurs. Tous ceux qui ont l’habitude du chapelet affirment qu’il alimente leur foi et développe en eux les vertus chrétiennes. »

    Abbé Christian-Philippe Chanut (1948-2013).
    (Source)

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    « Ô très sainte Vierge, écoutez nos prières, distribuez-nous les dons de vos richesses, et donnez-nous part à l'abondance des grâces dont vous êtes remplie ! L’Archange vous salue et vous appelle pleine de grâces ; toutes les nations vous nomment bienheureuse ; toutes les hiérarchies célestes vous bénissent ; et nous qui sommes relégués dans la terre de l'exil, nous vous disons aussi : Salut, ô pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; priez pour nous, ô Mère de Dieu, notre puissante Reine et notre auguste Souveraine. Ainsi soit-il. »

    St Athanase (300-373), in "Le Mois de Marie de Saint Bernard" par l'abbé N. M***, Chambéry, Perrin Fils, Éditeur, Paris, Pélissonnier, Libraire, Lyon, Périsse Frères, 1839.
    (Texte intégral sur Google Books)

  • Méditation - Élévation

    « Silence ! J'éteindrai la radio, fermerai le journal, l'ordinateur, et le reste, je veux fuir. Ni entendre, ni voir, tout ça est trop cruel. Je veux sortir d'ici, me retirer ailleurs. Je voudrais tellement voir sans m'écorcher les yeux. Entendre et écouter sans blesser mes oreilles. Ne pas devenir fou à fréquenter le monde. Ne pas perdre l'espoir à vivre l'injustice.

    Ce silence c'est en Dieu que je le trouverai. Et c'est avec ses yeux que je regarderai. Blotti dans sa paix j'écouterai le monde, sa rumeur, ses cris. Me retirer en Dieu, caché dans son silence : voilà tout mon désir. Ce n'est pas m'absenter des hommes et de leurs luttes. Ce n'est pas déserter et renier mes frères. Jésus est-il plus loin, depuis qu'il est monté ? Son Esprit court encore, sur la terre des vivants et porte jusqu'au Père le grand remous du monde. Je veux joindre ma vie à ce mouvement divin : je veux prêter mon âme à la prière du Fils qui porté par l'Esprit remonte vers le Père. Je veux donner mon corps, ses yeux et ses oreilles, que mes sens aiguisés vibrent chacun plus fort, traversés par la plainte de l'univers entier. Je veux me fatiguer à être dans le monde, et porter dedans moi toute angoisse et toute peine pour les montrer à Dieu qui peut tout apaiser. Je serai son veilleur.

    Silence ! Le bruit en moi s'achève. J'éteins toute violence, je mène un peu du monde jusque dans mon refuge. Silence ! Ma paix est contagieuse, lorsque Dieu me rejoint. »

    Frère Franck Dubois, o.p., prédicateur du site "Psaume dans la Ville" (24.09.2012).

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    (Crédit photo : Pixabay)

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « A l'homme, il faut Dieu : Jésus le donne en se donnant. A l'humanité sainte, il faut la sainteté : Jésus la donne en paraissant. Toute continuité est rétablie. Jésus est l'équilibre du monde. Il est l'accomplissement de tout ce qui est humain et de tout ce qui est divin, Il est l'anneau qui manquait, l'anneau de l'ancienne et de la nouvelle alliance, Il est la rencontre de l'homme avec Dieu, la rencontre unique d'où a jailli l'étincelle de la charité. [...] Il a été la satisfaction totale, parce qu'il a satisfait à Dieu et qu'il a satisfait à l'homme. Jésus est tout ce qui manquait.
    [...]
    Ah ! heureux et bienheureux ceux qui, par la grâce des sacrements, ont pénétré dans les jardins de l'intelligence surnaturelle, heureux et bienheureux ceux qui reposent dans le cœur de leur Dieu et qui se réchauffent à sa vivante chaleur, heureux, à jamais heureux ceux pour qui tout le ciel est dans la petite hostie, à la contenance exacte de Jésus-Christ !... »

    Ernest Psichari (1883-1914), Le voyage du Centurion (Deuxième Partie, chap.III), Louis Conard, Paris, 1916.
    (Le voyage du Centurion, texte intégral en ligne)

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  • Prière - Supplication

    « Ô mon Dieu, nous sommes incapables de commencer même à Vous concevoir. Nous sommes comme de minuscules fourmis, dans un abîme sans fond, recouvertes de milliers de couches de ouate, qui s'efforcent... toujours s'efforcent de découvrir le ciel. Ô Dieu, Dieu bon, donnez-moi l'humilité et donnez-moi la foi ! »

    A.-J. Cronin (1896-1981), Les Clés du Royaume, Traduit de l'anglais par Germaine de Tonnac-Villeneuve, Éditions du Milieu du Monde, Genève, 1945.

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