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Méditations

  • Méditation - dans le silence du cœur

    « Écoute en silence, parce que si ton cœur est rempli d'autres choses, tu ne peux pas y entendre la voix de Dieu. Mais dès lors que tu te mets à l'écoute de la voix de Dieu dans un cœur pacifié, ton cœur se remplit de Dieu. Cela demandera beaucoup de sacrifices, mais si vraiment nous avons le désir de prier, si nous voulons prier, il faut accepter de faire ce pas maintenant. Il ne s'agit là que des premiers pas vers la prière, mais sans ce premier pas fait avec détermination, jamais nous n'atteindrons l'étape ultime, la présence de Dieu.

    Voilà ce qu'il faut apprendre dès le début : écouter la voix de Dieu dans notre cœur ; alors, dans le silence du cœur, Dieu se met à parler. Puis, de la plénitude de notre cœur, monte ce que notre bouche dira. Voilà le lien. Dans le silence du cœur, Dieu parle et il faut l'écouter. Puis, de la plénitude de ton cœur, parce qu'il se retrouvera rempli de Dieu, rempli d'amour, rempli de compassion, rempli de foi, ta bouche parlera.

    Souviens-toi, avant de parler, qu'il faut écouter, et alors seulement, du fond d'un cœur épanoui, tu pourras parler et Dieu écoutera. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Il n'y a pas de plus grand amour (No Greater Love) ch. 1, Lattès, Paris, 1997.

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  • Méditation - Notre-Dame des Douleurs

    « La première chose qui nous frappe dans les douleurs de la sainte Vierge, c'est leur immensité, non dans le sens littéral, mais dans le sens que nous donnons ordinairement à ce mot, en l'appliquant à des choses créées. [...]

    Elle voit sa nature humaine, et elle est la Mère, la Mère au-dessus de toutes les autres mères, aimant comme jamais mère n'aima, comme toutes les mères ensemble ne pourraient aimer si elles pouvaient unir leurs myriades d'amours dans le plus énergique et le plus indicible des actes. Il est son Fils, et quel Fils ! et de quelle merveilleuse manière ! Il est son trésor et son tout. Quelle source de misères aiguës, vives, mortelles, incomparables il y avait dans cette contemplation ! Et cependant il y avait encore bien plus que cela : il y avait la nature divine du Sauveur. [...]

    Il est inutile de songer à donner un nom à une misère telle qui submergeait l'âme de Marie... Nul martyre ne fut jamais égal à celui-là, et l'on ne saurait lui comparer aucun nombre donné de martyres. C'est une somme de douleurs, que des unités matérielles, indéfiniment ajoutées ensemble et multipliées les unes par les autres, ne pourraient jamais former ; c'est une question de genre aussi bien que de degré, et les douleurs de Marie étaient d'un genre qui a seulement certaines affinités avec d'autres genres de douleurs, mais qui est simplement sans nom, si ce n'est celui que lui donnent les fidèles enfants de l’Église : les douleurs de Marie. »

    R.P. F.W. Faber (1814-1863), Le pied de la Croix ou les douleurs de Marie, Quatrième édition, Paris, Ambroise Bray, 1862.

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    José de Ribera (1591-1652), Mater Dolorosa
    Museumslandschaft Hessen Kassel, Cassel, Allemagne

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  • Méditation - de la simplicité

    « Les avantages de la simplicité doivent nous exciter à l'amour de cette vertu. Il est écrit que "Dieu aime à s'entretenir avec les âmes simples" (Pr III,32). Le Seigneur est familier avec elles et il ne dédaigne pas de leur révéler ses secrets. Ainsi, aux apôtres qui empêchaient les petits enfants d'aller jusqu'à lui, Notre-Seigneur disait : "Laissez-les, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent" (Mt XIX,14). Sans cette vertu, le salut est impossible : "Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux" (XVIII,3). Le Seigneur Jésus ne dit pas : Si vous ne devenez petits enfants, mais "comme les enfants", ce qui signifie simples et innocents.
    [...]
    Les preuves de la simplicité véritable sont de bien présumer de tous, loin de tourner en mauvaise part les actions du prochain ; de ne dénaturer le bien de personne ni de le diminuer ; de ne souhaiter le mal à aucun et de désirer le salut de tous, de faire de bonnes actions et de les bien faire, d'avoir des idées justes sur Dieu et de le chercher dans la simplicité du cœur, de se soumettre aussi à sa volonté et de garder ses commandements. »

    St Albert le Grand (1200-1280), Le paradis de l'âme ch. XXX (1-4), Éditions du Cerf, Paris, 1934.

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  • Méditation - L'amitié spirituelle

    « Aimez tout le monde d'un grand amour de charité, mais réservez votre amitié profonde pour ceux qui peuvent échanger avec vous des choses bonnes. (...) Si vous échangez dans le domaine des connaissances, votre amitié est certes louable ; plus encore si vous communiez dans le domaine de la prudence, de la discrétion, de la force et de la justice. Mais si votre relation est fondée sur la charité, la dévotion et la perfection chrétienne, ô Dieu, que votre amitié sera précieuse ! Elle sera excellente parce qu'elle vient de Dieu, excellente parce qu'elle tend à Dieu, excellente parce que son lien, c'est Dieu, parce qu'elle durera éternellement en Dieu. Qu'il fait bon aimer sur la terre comme on aime au ciel, apprendre à s'aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement en l'autre !

    Je ne parle pas ici de l'amour simple de charité, car il doit être porté à tous les hommes ; mais je parle de l'amitié spirituelle, par laquelle deux ou trois ou plusieurs communient dans la vie spirituelle et deviennent un seul esprit entre eux (cf Ac 4,32). C'est vraiment à bon droit que peuvent chanter de telles âmes heureuses : « Combien il est bon et agréable que les frères habitent ensemble ! » (Ps 132,1) (...) Il me semble que toutes les autres amitiés ne sont que l'ombre de celle-ci. (...) Pour des chrétiens vivant dans le monde, il leur est nécessaire de s'aider les uns les autres par de saintes amitiés ; par ce moyen ils s'encouragent, se soutiennent, se portent mutuellement vers le bien. (...) Personne ne saurait nier que notre Seigneur ait aimé d'une amitié plus douce et plus spéciale saint Jean, Lazare, Marthe et Madeleine, car l'Écriture le témoigne. »

    St François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, III, 19 (in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, nrf ; texte établi par A. Ravier, Gallimard, 1969. (français modernisé)

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    Tableau de Donald Zolan (1937-2009), "Forests And Fairytales"

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Prière pour demander à Dieu la grâce d'accomplir sa volonté

    « Accordez-moi, ô très doux Jésus, votre grâce
    afin qu'elle soit en moi et agisse avec moi
    et qu'elle demeure avec moi jusqu'à la fin.
    Donnez-moi de désirer et de vouloir toujours
    ce qui vous est le plus agréable et ce qui vous plaît davantage.
    Que votre volonté soit la mienne,
    que ma volonté suive la vôtre et lui soit toujours conforme.
    Qu'il me soit identique de vouloir ou de ne pas vouloir
    pourvu que ce soit avec vous ;
    Et que je ne puisse vouloir ou ne pas vouloir
    sinon ce que vous voulez ou ne voulez pas.
    [...]
    Donnez-moi de désirer avant tout me reposer en vous,
    et de pacifier mon cœur en vous.
    Vous êtes la véritable paix du cœur, vous êtes son seul repos ;
    hors de vous, tout est peine et inquiétude.
    C'est en cette paix même, c'est-à-dire en vous, Bien éternel,
    unique et souverain, que je dormirai et me reposerai.
    Ainsi soit-il. »

    Imitation de Jésus-Christ, L. III, ch. 15 (3).
    Texte intégral en ligne (dans la traduction de Lamennais)

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  • Méditation - Prendre la vie au sérieux

    « Il n'y a pas deux mondes, le monde physique et le monde spirituel ; il n'y en a qu'un : le Royaume de Dieu sur la terre comme au ciel (Mt 6,10).
    Beaucoup d'entre nous disent en priant : Notre Père qui es aux cieux... Ils pensent que Dieu est là-haut, ce qui enracine l'idée d'une séparation entre les deux mondes. Beaucoup d'Occidentaux aiment distinguer la matière de l'esprit. Mais toute vérité est une et la réalité aussi. Dès que nous admettons l'incarnation de Dieu, qui, pour les chrétiens, se réalise dans la personne de Jésus Christ, nous commençons à prendre les choses au sérieux. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), Un chemin tout simple, Textes réunis par Lucinda Vardey, Trad. de l'anglais par Frances Georges-Catroux et Claude Nesle, Plon/Mame, 1995.

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  • Méditation - Encore vrai ?

    « Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays, ni par leur langue, ni par l'habillement. Car ils n'habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial, et leur genre de vie n'a rien de singulier. Leur doctrine n'est pas sortie de l'imagination fantaisiste d'esprits excités ; ils ne prônent pas, comme tant d'autres, une doctrine humaine quelconque.
    Ils habitent donc, au gré des circonstances, des cités grecques ou barbares ; ils suivent les usages locaux pour ce qui est des vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage. Ils prennent part à tout comme des citoyens, mais ils supportent tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie une terre étrangère... Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais leur cité est dans les cieux (He 11,16). Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre va bien au-delà de la loi.
    Ils aiment tous les hommes, et pourtant tous les persécutent. Ils sont méconnus, condamnés, tués ; et c'est ainsi qu'ils viennent à la vraie vie. Pauvres, ils enrichissent un grand nombre ; manquant de tout, ils surabondent en toutes choses... Insultés, ils bénissent ; outragés, ils honorent les autres... Pour tout dire : ce que l'âme est dans le corps, voilà ce que les chrétiens sont dans le monde. »

    Lettre (ou Apologie) à Diognète (v.200) §5-6 ; PG 2, 1174-1175 (Trad. Orval rev. ; cf. Bréviaire et SC 33 bis).

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  • Méditation - Prions !

    « Puisque nous devons prier, puisqu'il faut prier, prions ! Prions avant de parler, avant de travailler ; prions dans l'action, prions dans le repos, prions au milieu des foules, prions dans la solitude, prions partout, prions sans interruption. La prière est une puissance d'apostolat mise à notre disposition. S'il y avait quelque chose de meilleur pour nous que la prière, notre Seigneur nous l'aurait appris ; mais il a enseigné et il nous recommande surtout de veiller et de prier, de faire pénitence. Que notre vie soit donc une vie de prière ! "Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous marchiez, soit que vous travailliez ou vous reposiez, disait saint Paul, faites tout pour la gloire de Dieu", ce qui certainement veut dire en priant. Vie contemplative... Vie apostolique ! La première assurant le succès de l'autre ! C'est un peu paradoxal, mais ce ne l'est qu'apparemment, la réalité est affirmative. »

    Marthe Robin (1902-1981), "Au fil des jours - Extraits du journal de Marthe Robin" - 29 janvier 1930, Éditions Foyer de Charité, 2012.

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  • « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? »

    « Nous sommes ici pour entendre la question que Dieu nous pose : « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? » Nous sommes ici pour faire un choix entre la vie du parasite et celle du Créateur, entre la vie de l'homme qui sauve sa peau et qui l'entretient jusqu'à ce qu'elle claque, et l'homme qui choisit de devenir un héros et d'atteindre à la sainteté. Nos secours matériels, aussi nécessaires qu'ils soient, ne sont rien. Il faut ces engagements de tout nous-mêmes. L'héroïsme est pour tout le monde, la grandeur est la vocation de chacun, parce qu'en chacun de nous il y a ce trésor que la femme pauvre sentait vivre en elle et qu'elle brûlait de communiquer, lorsqu'elle disait : « La grande douleur des pauvres, c'est que personne n'a besoin de leur amitié. » »

    Maurice Zundel (1897-1975)
    (via Magnificat)

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  • Méditation - « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau... » (Mt 11, 28)

    « Si, entre les paroles de Jésus, j'avais à en choisir une, une seule, qui pût résumer pour des incroyants toute la bonne nouvelle, je choisirais sans hésiter ces mots : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai ».
    Humanisme ? Non, car il s'agit de voir qui ose parler ainsi.
    Ce texte, en vérité, dit tout. Appel adressé à toute la souffrance du monde, à tous ceux que le mal accable. Proclamation d'une personne - le Christ - comme étant elle-même le remède, le seul remède de la peine des hommes (un homme qui n'est qu'un homme dirait-il ces choses ?) Le don du libérateur à ceux qui viennent vers lui : soulagement, réconfort, repos. Toutes les vérités de la révélation divine ne sont pas explicitement formulées dans ces paroles, mais toutes s'y trouvent implicitement, en germe.
    Mon Sauveur, je vois l'immense masse souffrante, écrasée sur le sol ; je la vois tendre les bras vers toi, se traîner, se lever, essayer d'aller à toi en tâtonnant, en titubant. Tu les attires sans qu'ils te connaissent. En toi, ils pressentent celui qui guérit, celui qui console, celui qui pardonne. »

    Un moine de l’Église d'Orient (P. Lev-Gillet, 1893-1980), Jésus Simples regards sur le Sauveur (chap. XVII), Collection Irénikon, Éditions de Chevetogne, 1959.

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    Jeff Hein, "Le Christ guérissant les malades"
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  • Méditation - Faire la volonté de Dieu

    « Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur. Son grand désir est d'être tout pour nous. Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit : « Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus. Donc, pour arriver au bonheur d’avoir Jésus comme notre frère, notre ami le plus intime, il faut faire la Volonté de son Père. Eh bien ! Quelle est cette Volonté ? D'abord éviter le péché, et, si nous y tombons par faiblesse, en demander pardon aussitôt. Ensuite, faire toutes nos actions pour Lui. Il est si bon qu'Il accepte nos moindres actions faites pour Lui. Vous connaissez vos devoirs ; il reste de les sanctifier en les consacrant à Dieu. »

    Bx Columba Marmion (1858-1923), in Dom R. Thibaut, "L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de Dom Marmion", Abbaye de Maredsous / DDB, Paris, 1937.

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  • Méditation - Intercession

    « Jeune homme, n’oublie pas la prière. Toute prière, si elle est sincère, exprime un nouveau sentiment, elle est la source d’une idée nouvelle que tu ignorais et qui te réconforteras, et tu comprendras que la prière est une éducation. Souviens-toi encore de répéter chaque jour, et toutes les fois que tu peux, mentalement : « Seigneur, aie pitié de tous ceux qui comparaissent maintenant devant toi. » Car à chaque heure, des milliers d’êtres terminent leur existence terrestre et leurs âmes arrivent devant le Seigneur ; combien parmi eux ont quitté la terre dans l’isolement, ignorés de tous, tristes et angoissés de l’indifférence générale. Et peut-être qu’à l’autre bout du monde, ta prière pour lui montera à Dieu, sans que vous vous soyez connus. L’âme saisie de crainte en présence du Seigneur, il sera touché d’avoir lui aussi sur la terre quelqu’un qui l’aime et qui intercède pour lui. Et Dieu vous regardera tous deux avec plus de miséricorde, car si tu as une telle pitié de cette âme, Il en aura d’autant plus, Lui dont la miséricorde et l’amour sont infinis. Et Il lui pardonnera à cause de toi. »

    F. Dostoïevski (1821-1881), Les frères Karamazov (Livre VI, III. Extrait des entretiens et de la doctrine du starets Zosime, g).
    Texte intégral (libre de droits) en ligne (pdf, epub, html, ...) ici.

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    Julian Falat (1853-1929), Modlacy sie starzec
    Musée national de Varsovie, Pologne

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  • Méditation - Jésus est dans mon coeur

    « Nous devrions souvent dire : Jésus est dans mon cœur. Je crois à la fidélité de son amour pour moi. Nous sommes un avec lui et, quand nous n'avons rien à donner, donnons-lui notre incapacité. Demandons à Jésus de prier en nous car personne ne connaît le Père mieux que lui. Nul ne peut mieux prier que Jésus qui envoie son Esprit prier en nous, car nous ne savons pas prier comme il le faudrait.

    Et si mon cœur est limpide, si dans mon cœur Jésus est vivant, si mon cœur est un tabernacle du Dieu vivant, Jésus et moi sommes un. Comme l'écrit saint Paul : Ce n'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ qui vit en moi.

    Le Christ prie en moi, le Christ œuvre en moi, le Christ pense en moi, le Christ regarde avec mes yeux, le Christ parle avec mes paroles, le Christ travaille avec mes mains, marche avec mes pieds, aime avec mon cœur. Saint Paul écrit : J'appartiens au Christ et rien ne me séparera de son amour. Telle était son unité avec Dieu dans le Saint-Esprit.

    Il est très important de savoir que le Christ est en nous, que sa présence est en nous, où que nous soyons. Dieu nous aime tant qu'il a donné son Fils, Jésus, et à présent il nous donne l'amour : laissons-lui carte blanche pour ce qui nous concerne... Donnons-lui carte blanche pour qu'il puisse faire usage de nous. Lui permettre de vivre sa vie en nous, c'est prier. Et plus nous le lui permettons, plus nous devenons semblables au Christ.

    La prière n'est rien d'autre qu'un total abandon, une totale unité avec le Christ...

    Notre Père, me voici, ton enfant, à ta disposition pour que tu m'utilises à poursuivre ton amour pour le monde, par le don de Jésus que tu me fais et qu'à travers moi tu fais à chacun des autres et au monde.

    Prions les uns pour les autres pour permettre à Jésus d'aimer, en nous et à travers nous, de l'amour dont le Père l'aime. »

    Ste Teresa de Calcutta (1910-1997), La prière, fraîcheur d'une source, Centurion, Paris, 1992.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Mon Dieu, mon Sauveur, j'adore votre Cœur sacré, car ce cœur est le siège et la source de toutes vos plus tendres affections pour nous, pécheurs. Il est l'instrument et l'organe de votre amour ; Il a battu pour nous ; Il a soupiré d'un grand désir de notre amour ; Il a souffert douloureusement pour nous et pour notre salut. Le zèle l'enflamma, pour que la gloire de Dieu fût manifestée en nous et par nous. Il est le canal par lequel votre affection humaine débordante est venue à nous, par lequel est venue à nous toute votre divine charité. Toute votre incompréhensible compassion pour nous, comme Dieu et comme homme, comme notre Créateur, notre Rédempteur, et notre Juge, est venue à nous et y vient toujours, par ce Sacré Cœur, en un fleuve aux courants mêlés inséparablement. Ô Symbole très sacré, et Sacrement de l'amour divin et humain dans sa plénitude, Vous m'avez sauvé par votre force divine et par votre affection humaine, et enfin par ce sang miraculeux dont Vous débordiez ! »

    St John Henry Newman (1801-1890), Méditations et Prières (XVI,2-3), Traduites par Marie-Agnès Pératé, Librairie Lecoffre, Paris, 1919.

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  • Jeudi 1er juillet 2021

    Fête du Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ

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    Mois du Précieux Sang

    « Durant ce mois qui lui est traditionnellement dédié, décidons d’exploiter ce très précieux Sang dans toutes les circonstances où le secours du ciel nous devient indispensable.

    Quand nous sommes dans l’angoisse, la tentation, l’épreuve, recourons au Sang de Jésus-Christ ; offrons-le à son divin Père pour obtenir la force et la résignation dont nous avons besoin. Quand un proche souffre et que nous désirons ardemment sa guérison, demandons-la par les mérites du précieux Sang. Une affaire nous préoccupe péniblement ? Sollicitons sa réussite par l’offrande du Sang de Jésus. L’âme d’un ami résiste à toutes nos supplications et reste éloignée de Dieu, implorons sa conversion par la voix toute puissante du Sang rédempteur. Un membre de notre famille est décédé, consolons notre douleur en hâtant sa délivrance du purgatoire par l’application du Précieux Sang. Nos péchés sont innombrables et nous inspirent le dégoût de nous-mêmes, libérons-nous en réitérant souvent l’offrande du Sang adorable.

    Nous ne concevrons jamais le pouvoir que cette précieuse offrande exerce sur le Cœur de Dieu le Père. Elle lui rappelle la douloureuse Passion de son Fils bien-aimé. Jésus avait enseigné à Ste Madeleine de Pazzi « Toutes les fois qu’une créature offre à mon Père ce Sang par lequel elle a été rachetée, elle offre un don d’un prix infini et dont rien ne saurait compenser la valeur. » Pendant ce mois, en rendant hommage au Précieux Sang, nous bénirons mille fois le Cœur de Jésus ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial
    Heure de Présence au Cœur de Jésus

  • Méditation - « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28, 20)

    « Il ne faut point chercher Dieu loin de nous, puisqu'il est auprès de nous. Il ne faut point le chercher avec effort, puisque nous le pouvons trouver sans effort. Il ne faut point le chercher par notre action, puisqu'il est avec nous indépendamment de notre action. Il ne faut point chercher de le sentir, ni lui, ni son opération, puisqu'il est un pur esprit, et que ni lui, ni son opération ne sont point sensibles. Il ne faut pas même le chercher, mais il faut nous persuader qu'il nous a trouvés. Et ainsi, au lieu de nous occuper ou à le chercher, ou à le sentir, ou à faire des efforts et des actes, résignés entre ses mains, abandonnés à sa conduite et anéantis en nous-mêmes, afin qu'il opère en nous et par nous selon son bon plaisir, tenons notre esprit dans cette persuasion et notre cœur dans cette disposition ; et de cette manière demeurons constamment dans une profonde paix. »

    Jean Rigoleuc (1595-1658), Journal.

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  • Méditation - Contemplation

    « L'homme est fait pour chanter la louange de Dieu et le bénir, c'est son office sacerdotal, qu'il remplit au nom des toutes les créatures inanimées. La splendeur de la création manifeste la gloire de Dieu, sa beauté éveille en lui une admiration mêlée d'émerveillement. Pour celui qui veut bien entendre le cantique des créatures (cf. Ps 148, Dn 3), tout lui crie l'amour de Dieu. Ce regard contemplatif suscite l'action de grâce : comment ne pas chanter de tout son cœur sa reconnaissance et sa gratitude ? Plongés dans une telle beauté, comment ne pas louer Dieu comme le psalmiste : Qu'il est grand ton nom par toute la terre (Ps 8, 2) ? Cette attitude est aussi appelée crainte révérencielle, liée au don de l'Esprit Saint, crainte filiale qui permet de reconnaître et d'aimer Dieu comme Père. Si saint François d'Assise appelle la lune, les étoiles ou l'eau sœur, le soleil, le vent ou le feu frère, c'est parce qu'il appelle Dieu Père !

    La contemplation est un exercice gratuit, où le regard émerveillé peut, en se posant sur l'univers créé, se reposer en son auteur divin. Devant le spectacle éblouissant de la nature, son harmonie et sa paix, nous pouvons laisser monter en nos cœurs un chant de reconnaissance et d'amour. Celui qui aime Dieu le loue à travers toutes ses œuvres. De même, il les respecte et en prend soin, conscient d'avoir reçu un don précieux. »

    Mgr Dominique Rey, Peut-on être catho et écolo ? (ch.2), Artège, 2012.

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    (Crédit photo : Pamela Sutherland)

  • Méditation - Prier dans l'intimité de Dieu

    « Ne prie pas pour l'accomplissement de tes volontés, car elles ne concordent pas nécessairement avec la volonté de Dieu. Mais plutôt, suivant l'enseignement reçu, prie en disant : "Que ta volonté s'accomplisse en moi !" Et ainsi, en toutes choses, demande-lui que sa volonté se fasse, car lui, il veut le bien et l'utilité de ton âme, mais toi, tu ne cherches pas nécessairement cela.

    Qu'y a-t-il de bon, si ce n'est Dieu ? Par conséquent, abandonnons-lui tout ce qui nous concerne, et nous nous en trouverons bien. Car celui qui est bon, est nécessairement aussi pourvoyeur de dons excellents.

    Ne t'afflige pas si tu ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu demandes : c'est qu'il veut te faire encore plus de bien par ta persévérance à demeurer avec lui dans la prière. Quoi, en effet, de plus élevé que de converser avec Dieu et d'être pris dans son intimité ? »

    Évagre le Pontique (v.345-399), Traité de l'Oraison, 31, 33, 34.

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  • Méditation - se rendre présent à Sa Présence

    « Au début de la vie de prière, le silence de Dieu est la réalité la plus difficile à supporter. Il faut donc apprendre à s'asseoir, à ne rien faire devant Dieu sinon attendre et se réjouir d'être présent à l'éternel Présent. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991)

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    (Crédit photo : Dingzeyu Li on Unsplash)

  • Méditation - un cœur d'enfant

    « Seigneur, je sais que tu es Père.
    Mais où est ta place dans ma vie, dans mon cœur ?
    Je veux souvent gérer mes affaires
    en adulte et en grand.
    Je crois savoir ce que je dois faire !
    Donne-moi, Seigneur, un cœur d'enfant,
    humble et pauvre ; un cœur de petit
    pour m'ouvrir à ton amour de Père.
    Laisse-moi croire que je suis dans ta main,
    que cette main me protège
    et me montre le chemin que je dois suivre. »

    P. Etienne Lefèvre
    in Revue Saint-Joseph d'Alex n°1040, janvier-février 2015.

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