Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Méditations

  • Méditation - détachement et liberté

    « Le détachement est l’œuvre d'une vie, car il va se porter de plus en plus profond. [...]

    Il ne s'agit pas ici de mépriser les réalités dont tu dois te détacher. Ce n'est pas par mépris, mais par désir de la liberté que tu dois te détacher. Tu peux faire un repas gastronomique, si tu es tout aussi prêt à manger un sandwich. l'objet de la démarche de détachement n'est pas ici le mépris de l'art culinaire, mais la liberté à l'égard de ce qui pourrait devenir une idole, un asservissement, une impasse dans laquelle se bloquerait un désir qui peut tout aussi bien te conduire vers Dieu et vers tes frères.

    Il ne s'agit pas de renoncer à exercer ta volonté, il s'agit de la garder à sa juste place, de savoir garder ta distance, ta liberté. Tes projets personnels ne seront jamais l'essentiel, qu'ils réussissent ou qu'ils échouent. Jamais ils ne diront ce que tu es profondément, ce que tu es pour Dieu.

    Ce qui est dangereux dans la volonté, c'est quand elle prend la place de Dieu et décide de ce qui doit être fait, ce qui doit arriver absolument. Elle rend ainsi aveugle et indisponible à ce que Dieu propose. Le drame n'est pas de vouloir, mais de vouloir avec obstination, d'avoir l'idée de ce qu'il faut faire absolument. Cela rend sourd aux appels de l'Esprit, cela rend indisponible pour l'union gratuite avec Dieu, car un tel attachement focalise toutes tes énergies.

    Le renoncement ne consiste pas à faire comme si tu n'avais pas de volonté, mais à savoir garder ta liberté, ta distance à l'égard de ce que veut ta volonté. Lorsqu'on propose une telle conduite de douceur et d'humilité, qui ne supprime pas la volonté mais l'évangélise, beaucoup lisent qu'il faut se méfier de sa volonté, l'abandonner au profit de celle de Dieu. Mais ce n'est pas "ou la volonté de Dieu ou la mienne", c'est la mienne dans celle de Dieu. »

    Jean-Marie Gueullette, Laisse Dieu être Dieu en toi. Petit traité de la liberté intérieure, Ed. du Cerf, Coll. Épiphanie, Paris, 2002.

    louange_22a.jpg

    (Crédit photo)

  • Méditation - regard d'enfant

    « Il y a dans un regard d'enfant un rayon qui vrille notre conscience d'adulte, suscitant le remords de n'être à aucun moment ce que nous devrions être. L'Innocence nous accuse, au sens où la lumière accuse un relief. Je ne dis pas que, si Dieu n'existait pas, la morale serait sans fondement, mais, simplement et sans théorie, que ce regard serait moins implacable. Comme l'ange de Rilke, il est terrible. Mais il le serait moins s'il n'était aussi absolument désarmé. C'est parce qu'il est pauvre et sans défense que je puis à peine le soutenir. Venu de très loin, d'un monde sans arme, sans calcul, sans intrigue et sans mensonge - le monde du Tout-Autre - il est aussi tout proche, signe du prochain pauvre et sans défense, envers qui le devoir, ici et maintenant, est de déposer toutes armes de calcul, d'intrigue et de mensonge. »

    P. François Varillon (1905-1978), L'humilité de Dieu, Le Centurion, 1974.

    François Varillon,regard,enfant,innocence,lumière,pauvreté,vérité

    (Crédit photo)

  • « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous. » (1P 5,7)

    « La route vers Dieu est facile parce qu'on y avance en se déchargeant. »

    Etienne Gilson (1884-1978), L'esprit de la philosophie médiévale, Librairie Philosophique J. Vrin, Paris, 1932.

    chemin-enfant_1aa.jpg

  • Méditation - Rencontre intérieure

    « L'âme ère complètement quand elle s'en va par monts et par vaux chercher le secret qui est en elle-même. La solution de la vie est d'aimer Celui qui est le principe de l'amour et de travailler à conduire son cœur plus près de son Cœur à Lui. »

    Saint Augustin (354-430).

    bougie_flamme_1a.jpg

    (Crédit photo)

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour... »

    Ste Marguerite-Marie, Récit de la quatrième révélation (la "grande apparition"), entre le 13 et le 20 juin 1675, in "Vie écrite par elle-même", Vie et Œuvres, Tome II, Paris, Poussielgue, 1867, p.355.

    sacre_coeur_65a.jpg

  • Une goutte de silence, dans le flot des bruyantes festivités de la soirée...

    « Prends-moi, Seigneur,
    dans la richesse divine de ton silence,
    plénitude capable de tout combler en mon âme.
    Fais taire en moi ce qui n'est pas Toi,
    ce qui n'est pas ta présence toute pure,
    toute solitaire, toute paisible !
    Impose silence à mes désirs,
    à mes caprices, à mes rêves d'évasion,
    à la violence de mes passions.
    Couvre par ton silence la voix
    de mes revendications, de mes plaintes.
    Imprègne de ton silence
    ma nature trop impatiente de parler,
    trop encline à l'action extérieure et bruyante.
    Impose même ton silence à ma prière,
    pour qu'elle soit pur élan vers Toi.
    Fais descendre ton silence
    jusqu'au fond de mon être,
    et fais remonter ce silence
    vers Toi, en hommage d'amour ! »

    St Jean de la Croix (1542-1591)
    (Source)

    goutte_d_eau_9a.jpg

    (Crédit photo : Herbert Goetsch on Unsplash)

  • Méditation - « ... si vous ne devenez comme les petits enfants... » (Mt 18,3)

    « Vis-à-vis des choses divines, l'attitude qui donne l'intelligence, c'est l'agenouillement. »
    Ernest Hello (1828-1885), Paroles de Dieu (Préface), Perrin, Paris, 1899.
     
    « Je te loue, Ô Père, Seigneur du ciel et de la terre,
    parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents,
    et que tu les as révélées aux petits enfants. »

    (Mt 11,25)

    intelligence,agenouillement,mystères,petits enfants,humilité,simplicité

    (Crédit photo : Cosmic Timetraveler on Unsplash)

  • Dimanche 29 décembre 2019

    Dimanche dans l'Octave de la Nativité

    (Fête de la Sainte Famille)

    Sainte_Famille_18a.jpg

    « Chers amis, la sainte Famille est certainement particulière et unique, mais dans le même temps elle représente un « modèle de vie » pour chaque famille, car Jésus, vrai homme, a voulu naître dans une famille humaine, et ainsi il l’a bénie et consacrée. Nous confions donc à la Vierge et à saint Joseph toutes les familles, afin qu’elles ne se découragent pas face aux épreuves et aux difficultés, mais qu’elles cultivent toujours l’amour conjugal et se consacrent avec confiance au service de la vie et de l’éducation. »

    Benoît XVI, Extrait de l'Angelus du dimanche 26 décembre 2010.

  • Méditation - Retrouver la vérité de Noël

    « ll faut retrouver la vérité de la fête de Noël dans l’authenticité de la donnée historique et dans la plénitude de la signification dont elle est porteuse.

    La donnée historique est qu’à un moment déterminé de l’histoire, dans une certaine contrée de la terre, une humble femme, de la souche de David, donne naissance au Messie annoncé par les prophètes : Jésus-Christ, Seigneur.

    La signification est que, par la venue du Christ, l’histoire humaine tout entière a trouvé son débouché, son explication, sa dignité. Dieu nous a rencontrés dans le Christ pour que nous puissions avoir accès à lui. À bien regarder, l’histoire humaine est un désir ardent ininterrompu vers la joie, la beauté, la justice, la paix. Ce sont des réalités que l’on ne peut trouver en plénitude qu’en Dieu. Or, la fête de Noël nous apporte l’annonce que Dieu a décidé de dépasser les distances, de franchir les abîmes ineffables de sa transcendance, de s’approcher de nous jusqu’à faire sienne notre vie, jusqu’à devenir notre frère. Voici donc : Cherches-tu Dieu ? Trouve-le dans ton frère car le Christ s’est désormais identifié à chaque homme. Veux-tu aimer le Christ ? Aime-le dans ton frère car tout ce que tu fais à l’un de tes semblables, le Christ considère que c’est à lui que cela a été fait. Si donc tu t’efforces de t’ouvrir par l’amour à ton prochain, si tu cherches à établir des relations de paix avec lui, si tu veux mettre en commun tes ressources avec le prochain pour que ta joie, en se communiquant, devienne plus vraie, tu auras le Christ à ton côté et, avec lui, tu pourras atteindre le but dont rêve ton cœur : un monde plus juste et donc plus humain.

    Que la fête de Noël trouve chacun de nous engagé à redécouvrir le message qui part de la mangeoire de Bethléem. Il nous faut un peu de courage, mais cela en vaut la peine car c’est seulement si nous savons nous ouvrir ainsi à la venue du Christ que nous pourrons faire l’expérience de la paix annoncée par les anges au cours de la nuit sainte. Que la fête de Noël constitue pour vous tous une rencontre avec le Christ qui s’est fait homme pour donner à tout homme la capacité de devenir fils de Dieu. »

    St Jean-Paul II (1920-2005), extrait de l'Audience générale, 23 décembre 1981.

    Noël,Nativité,Jean-Paul II,fête,rencontre,Jésus,Christ

    Guido Reni (1575-1642), L'adoration des bergers (détail)
    Musée National de San Martino, Naples

  • Méditation - « Préparez le chemin du Seigneur »

    « Préparez le chemin du Seigneur ! Il ne réclame rien de grand, rien de difficile, pas de cadeaux, pas de faveurs : c'est lui qui va nous en faire ; mais il nous appartient de nous y préparer et de nous y disposer. Quelle perversité, quel aveuglement que de ne pas vouloir lui ouvrir et l'accueillir. C'est assez, ne résistez pas ! Ôtez les pierres de vos chemins, ôtez les horribles péchés, les bagarres, les disputes, les haines... Nettoyez votre conscience avec le balai de la confession, lavez-la avec des larmes, décorez-la de bons désirs et de bonnes pensées, parfumez-la de la bonne odeur de vos prières, offrez des jeûnes et des veilles en satisfaction de vos péchés, faites des aumônes aux indigents : voilà comment préparer le trône de Dieu. Et si vous faites cela, sa Majesté daignera venir en vos cœurs et y demeurera. »

    Saint Thomas de Villeneuve (1487-1555), Sermon pour le 4e dimanche de l'Avent.

    Thomas de Villeneuve,sermon,Avent,préparer,chemin,Seigneur

  • Méditation - jusqu'à la plénitude d'amour...

    « Il n'est que Dieu qui compte. Seuls sa lumière et son Amour peuvent contenter et rassasier notre pauvre cœur d'homme, trop vaste pour le monde qui l'entoure. »

    Guy de Larigaudie (1908-1940), Étoile au grand large, Éditions du Seuil, Paris, 1943.

    mer_voile_8a.jpg

    (Source et crédit photo)

  • Méditation - découragement

    « Il est encore une tristesse que nous ne devons pas laisser pénétrer dans notre âme, une tristesse plus profonde et plus dangereuse que toute autre, sans doute, parce qu'elle est plus intime. C'est le découragement. Vous n'ignorez pas que la purification de l'âme s'opère par une série d'épreuves intérieures ou extérieures, qui sont d'autant plus bienfaisantes qu'elles sont supportées avec plus de courage. Comment supporter une épreuve de façon à ce que nous en sortions plus purs, plus forts, plus unis à Dieu ? En ne la laissant pas pénétrer jusqu'au fond de notre âme : en lui disant non. Non ! amertumes, scrupules écrasants, doutes sur ma prédestination, fatigue spirituelle, dégoût, écœurements, lassitudes, ténèbres, obscurités, purgatoires et enfers intérieurs, non ! vous ne ferez pas reculer ma confiance. Je ne sens plus rien, je ne vois plus rien, mais je veux quand même croire et espérer en Dieu. Je resterai fidèle à ma vocation et à mon idéal de dévouement et d'abandon à Dieu, quand bien même la tempête spirituelle soufflerait dix fois plus fort. Je connais des âmes qui, pendant des années, ont lutté de cette façon contre le doute, le scrupule et l'angoisse, qui se sont forgé ainsi une trempe d'acier et qui, aujourd'hui, dans la joie de l'union profonde et continue avec Dieu, bénissent ces années de tourments qui semblaient ne devoir jamais finir et les ont préparées et mûries pour la béatitude présente. »

    Un Chartreux, Écoles de silence, Parole et Silence, 2001.

    nuit-etoiles_5.jpg

    (Crédit photo)

  • Méditation - Simple sainteté

    « Le Saint, ce n'est pas quelqu'un de parfait, ce n'est pas quelqu'un de valeur, c'est quelqu'un qui ne vaut rien, c'est quelqu'un qui n'est rien.
    Mais, par ce rien, Dieu passe, comme l'eau d'une source par le vide grand ouvert d'un conduit, pour aller donner aux âmes sa Grâce à boire.
    Le Saint est bon conducteur de Dieu. »

    Marie Noël (1883-1967), Notes intimes (p.296), Stock, 1959.

    Marie Noël,saint,sainteté,perfection,valeur,rien,Dieu,source,conducteur

    (Crédit photo)

    « Les saints sont ceux en qui Dieu fait tout. Et ces saints ne sont pas nécessairement sur les autels. Marie Noël savait par expérience que la sainteté n'est pas une question de vertus resplendissantes, de qualités éminentes, de sacrifices héroïques, bref que ce n'est pas la perfection, mais l'amour. Elle en arrive à cette définition : "La sainteté, c'est Moi, Dieu, en toi, l'homme" (Notes intimes, p.61). Ainsi la sainteté se trouve dans cette union étroite de notre volonté à celle de Dieu. Nous nous laissons aimer par Dieu. Cette union se vit toujours dans l'humilité que l'on découvre comme un vide et que l'on accueille comme une grâce, puisque Dieu nous remplit à la mesure infinie de son amour. »

    Jacques Gauthier, Tous appelés à la sainteté, Parole et Silence, 2008.

  • ... parce que vous êtes Immaculée

    « Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes Immaculée,
    La femme dans la Grâce enfin restituée,

    La créature dans son honneur premier
    Et dans son épanouissement final,
    Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin
    De sa splendeur originale.

    Intacte ineffablement parce que vous êtes
    La Mère de Jésus-Christ,
    Qui est la Vérité entre vos bras, et la seule Espérance
    Et le seul Fruit.

    Parce que vous êtes la femme,
    L'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
    Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir
    Les larmes accumulées,

    Parce qu'il est midi,
    Parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
    Parce que vous êtes là pour toujours,
    Simplement parce que vous êtes Marie,
    Simplement parce que vous existez,

    Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée ! »

    Paul Claudel (1868-1955), extrait de "La Vierge à midi",
    du recueil "Poèmes de Guerre" (1914-1915).

    Paul Claudel,Vierge,Marie,Immaculée Conception,midi,Mère,Jésus-Christ,tendresse,espérance

    Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682), Inmaculada Concepción, la Niña
    Musée des Beaux-Arts de Séville (Espagne)

    (Crédit photo)

  • Méditation - Préparer la venue du Seigneur

    « Comme Jésus est né à Bethléem, Il veut naître dans nos coeurs. Disons quelques mots de la façon dont nous devons nous préparer à la venue de Notre Seigneur.
    Lorsqu'on attend une visite, comment fait-on pour préparer la maison ? Eh bien ! d'abord on nettoie, ensuite on fait de la place, et enfin on décore.

    Nettoyer nos cœurs, c'est-à-dire les purifier du péché. Les pensées impures, les mauvais désirs, les sentiments d'envie et de rancune, de haine, d'avarice ou de vengeance, voilà ce qui salit notre coeur. Faisons comme la maîtresse de maison diligente ; regardons avec soin dans notre âme et si nous y trouvons quelqu'une de ces mauvaises pensées ou de ces mauvais sentiments, vite un coup de balai ! [...]

    Ainsi, quand on veut recevoir une visite, la première chose à faire est de nettoyer, la seconde, de faire de la place. [...]
    Tâchons de faire un peu plus de place aux choses surnaturelles dans notre vie. Lorsqu'on est vraiment décidé une fois pour toutes à ne pas attacher tellement d'importance aux choses de la terre, et à mettre sa confiance en Dieu seul, que l'on est en paix ! Que l'on est calme et tranquille ! C'est comme la pureté et la sérénité d'un beau ciel bleu qui succède à un sombre encombrement de nuages... [...]


    Enfin, quand on veut recevoir la visite de quelqu'un qu'on aime, on ne se contente pas de nettoyer et de faire de la place. On décore aussi et on dispose quelques fleurs dans l'appartement.
    Il en va de même avec le Bon Dieu. Ce n'est pas assez de nous laver de nos péchés, de maintenir notre cœur pur et libre de tout soucis de la terre : ajoutons-y encore les fleurs de nos bonnes pensées et de nos bons désirs. La petite Thérèse a inventé ce mot : "Jeter des petites fleurs". Ce qu'elle entendait par là, ce sont les petits sacrifices, les actes que l'on fait pour faire plaisir aux autres, les petites souffrances qu'on accepte sans se plaindre, et aussi les actes d'amour envers Dieu que l'on fait en s'approchant des sacrements. Quelle plus belle fleur offrir à Jésus qu'une bonne confession et une sainte communion ? »

    Un Chartreux [Dom Jean-Baptiste Porion, 1897-1987], Écoles de silence, Parole et Silence, 2001.

    naissance,Jésus,Bethléem,purifier,coeur,âme,fleurs,sacrifice,sacrements,confession,communion

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Rien ne nous attire ni ne nous séduit autant que la bonté ! On dit « que la bonté supplée à tout et que rien ne la remplace ». Rien n’égale la bonté, ni la science ni le génie, ni tous les talents réunis de la terre. On peut admirer un être doué, mais on ne se confie qu’à un être bon car la Bonté vient du cœur. C’est là qu’est son trône, de là qu’elle dicte ses lois et qu’elle exerce son aimable et irrésistible empire ! Pourtant la bonté, bien qu’ornée de tant d’attraits, est une chose rare aujourd’hui. Est-ce parce que la source profonde de la bonté est l’humilité et que les personnes humbles sont peu nombreuses ? En effet, pour être bon, et l’être constamment avec tous, il faut s’oublier soi-même, se dévouer sans compter, supporter tout paisiblement. Tout cela n’est pas autre chose que la forme extérieure de l’humilité. Mais hélas, bien souvent, pour être bons, nous devons faire des efforts sur nous-mêmes, car il est plus facile d’être égoïste et fermé aux souffrances des autres.

    C’est en puisant dans le Sacré Cœur de Jésus, source de toute bonté, que nous pouvons parvenir à nous vaincre et devenir des êtres infiniment bons. Jésus s’est donné jusqu’à l’épuisement, épousant toutes les misères du monde, consolant les souffrants, pardonnant aux pécheurs… Il est par excellence le Cœur infiniment bon, infiniment humble qui s’est abaissé jusqu’à nous.

    Pour être bon, il faut d’abord en éprouver le désir et ce désir nous ne le trouverons que dans le Cœur de Jésus. Et quand le désir se fera en nous, c’est aussi dans son Sacré Cœur que nous trouverons les moyens pour y parvenir.

    D’ici que Noël arrive, mettons tout en œuvre pour que nos proches s’aperçoivent qu’un rayon de la Bonté divine est tombé du Cœur de Jésus dans notre pauvre cœur et qu’il l’a effectivement transformé ! Oui, soyons infiniment bons ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial : Heure de Présence au Cœur de Jésus

    Marie du Sacré Cœur,Bernaud,bonté,Sacré Coeur,Coeur,Jésus,humilité

    « Il y a dans le cœur de chaque homme des trésors prodigieux d'amour.
    A nous de les faire surgir. »

    Raoul Follereau (1903-1977)

  • Méditation - « Qui est au centre de ma vie ? »

    « La communion est un combat
    de tous les instants.
    La négligence d'un seul moment peut la briser :
    il suffit d'un rien ;
    une seule pensée sans charité,
    un préjugé maintenu obstinément,
    un attachement sentimental,
    une orientation erronée,
    une ambition ou un intérêt personnel,
    une action accomplie pour soi-même
    et non pour le Seigneur [...].
    Aide-moi, Seigneur, à m'examiner ainsi :
    "Quel est le centre de ma vie ?
    Toi ou moi ?"
    Si c'est toi, tu nous rassembleras tous dans l'unité.
    Mais si je vois qu'autour de moi,
    tous s'écartent et se dispersent,
    ce sera le signe que je me suis placé au centre. »

    Cardinal F.-X. Nguyen van Thuan (1928-2002),
    Prières d'espérance, Le Sarment, Fayard, 1995.

    Nguyen van Thuan,communion,combat,centre,ego,moi,unité,Seigneur

  • Méditation - Ardent désir de la venue du Christ

    « Jésus-Christ ne vient en l'âme qu'autant qu'on le désire et dans la proportion où on le désire. Qui ne le désire pas ne l'apprécie pas, et se rend, par cela seul, indigne de le recevoir. Nous devons donc, pendant ce saint temps, être des hommes de désirs, soupirer, comme autrefois les patriarches, après la venue du Messie, et comme les saints de la loi nouvelle, après le règne de Jésus-Christ dans leur cœur, redisant souvent avec eux : « Ô cieux, versez sur nous votre rosée ; que les nuées nous envoient le Juste par excellence, principe de toute justice ; que la terre de notre cœur s'épanouisse et produise le Sauveur. » (*)

    Et ces saints désirs doivent être à la fois ardents et généreux : ardents, pour être en rapport avec l'excellence du don que nous demandons ; généreux, pour sacrifier tout ce qui déplaît à l'hôte divin que nous appelons en nous. Ce qui lui déplaît, nous ne pouvons l'ignorer, c'est l'amour des aises et du bien-être, c'est l'orgueil, c'est tout ce qui contraste avec l'humilité, la souffrance et la pauvreté de la crèche. »

    (*) Isaïe 45, 8 - A inspiré le "Rorate caeli desuper", chanté traditionnellement le 1er Dimanche de l'Avent.

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), Méditation pour le 1er dimanche de l'Avent.

    rosee_17a.jpg

    (Crédit photo)

  • Méditation - l'amour en actes, désintéressé

    « Jésus nous a témoigné son amitié par le don de Lui-même ; nous devons L'aimer d'un amour actif et dévoué. La charité ne consiste pas en paroles ou en émotions ; c'est l'inspiration nécessaire des oeuvres : « Ce ne sont pas ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père. » (Mt VII, 21). - « Aimons donc, non avec la langue et en paroles, mais par des actes et en vérité. » (1 Jn III, 18). - Aimons, en nous oubliant nous-mêmes, pour la gloire de Jésus. Ne soyons pas sans cesse et uniquement préoccupés de notre mince personne dans le service divin ; c'est un reste d'idolâtrie, et Jésus ne veut pas d'idoles. Visons à l'amour désintéressé : c'est le seul véritable, ou du moins le seul parfait. Notre-Seigneur ne nous demande pas de Lui vendre notre cœur : « Mon fils, donne-moi ton cœur. » (Pr XXIII, 26), mais de le Lui offrir par un don spontané, généreux et sans retour. »

    Méditations cartusiennes pour tous les jours de l'année, par un Chartreux, Tome premier (Jeudi de la quatrième semaine de l'Avent), Imprimerie de Parkminster, Sussex, 1920.

    coeur_mains_1a.jpg

  • Méditation - La voie de l'amour

    « Le disciple de Jésus-Christ peut arriver à la perfection chrétienne par deux voies.
    La première, c'est la loi du devoir : on va progressivement du travail des vertus à l'amour, qui est le lien de la perfection.
    Cette voie est longue et pénible : peu arrivent par elle à la perfection, car, après avoir gravi, pendant quelque temps, la montagne de Dieu, ils s'arrêtent, ils se découragent, à la vue de ce qu'il leur reste à gravir, et redescendent ou roulent au fond de l'abîme, en disant : « C'est trop difficile ! c'est impossible ! » [...]

    La seconde voie est plus courte et plus noble : c'est celle de l'amour, mais de l'amour souverain...
    Oui, pour servir le Roi des rois, il faut plus que de l'intérêt personnel, il faut plus que la simple espérance du ciel. Il faut l'amour royal, qui, sans exclure l'espérance, sert principalement son Maître pour lui-même, pour sa propre gloire, pour son bon plaisir ; qui ne veut, qui ne désire d'autre récompense, en ce monde, que celle d'être agréable, d'avoir plu... [...]

    Tel doit être le point de départ de tout vrai disciple de Jésus-Christ, en face du devoir, qui coûte à la nature, du sacrifice, qui l'immole, du plaisir, qui l'attire, du monde, qui le persécute. Jésus m'a aimé jusqu'à la mort ; je l'aimerai, au moins, jusqu'à ce sacrifice.
    Jésus est mort pour moi ; je vivrai, au moins, pour lui.
    Jésus m'a aimé jusqu'à se donner à moi ; il est juste que je me donne tout à lui.
    Tout pour l'amour de Jésus : voilà le mot d'ordre du chrétien, le premier pas à la victoire sur le monde et à la perfection des vertus. »

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), Le Très Saint-Sacrement - Études sur l'Eucharistie.

    Pierre-Julien Eymard,perfection,devoir,amour,Jésus,Christ