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  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Églises désertées, oubliées, profanées...

    « Entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle

    L'âme fidèle. Oh ! si les hommes connaissaient vos amabilités, combien votre Cour serait habituellement plus nombreuse ! A coup sûr, on ne verrait pas vos Sanctuaires convertis en solitude.

    Jésus-Christ. Sans doute, si les hommes voulaient se donner la peine d'étudier mes mystères, et les dispositions de mon Cœur à leur égard, ils seraient jour et nuit aux pieds de mes Autels ; mais les ingrats ne me connaissent plus, ils m'abandonnent ; ils méprisent mon amour... En vain je fais consister mes délices à demeurer au milieu d'eux pour être la nourriture de leurs âmes et le confident de leurs peines ; en vain je me rends à perpétuité prisonnier et victime de ma tendresse ; tant et de si grandes preuves du désir ardent que j'ai de les sauver, n'empêchent pas que je sois oublié, délaissé, entièrement ignoré par les uns, horriblement insulté par les autres. Les lâches rougissent de m'appartenir, n'osent plus prononcer mon nom, et sont disposés à s'éloigner de moi, à me renoncer entièrement. Ils ne m'ont déjà que trop montré que ma Religion les incommode, que mon joug leur est insupportable, que ma Croix leur fait honte. Ils me renient précisément parce que je les ai trop aimés ; et, en reconnaissance de ce que j'ai consenti à être crucifié sur le calvaire pour les sauver de l'enfer, ils me crucifient sur mes Autels. Combien de fois n'ont-ils pas entrepris de me détrôner ? Ils ont affreusement dévasté mon héritage, profané, renversé mes Temples, égorgé mes Ministres et mes amis les plus fidèles ; bien plus, après avoir imité la fureur des premiers persécuteurs de ma Religion, ils travaillent à déshonorer mon culte, à précipiter mon Église dans le mépris et l'avilissement ; ils repoussent avec opiniâtreté toutes les avances de ma miséricorde ; ils insultent aux Ministres de ma parole, chargés de leur annoncer que je veux leur pardonner ; ils rejettent avec dédain la grâce de la réconciliation que j'ai la générosité de leur offrir ; ils me disputent pas à pas l'héritage que ma droite elle-même a planté, et osent enfin déclarer nettement qu'ils ne veulent plus que je règne sur eux. Ô hommes altiers ! est-ce ainsi que vous me traitez...? »

    Instructions, Exercices de piété, Règlement à l'usage des fidèles Associés à la Confrérie du Sacré Cœur de Jésus, canoniquement érigée dans l’Église Paroissiale de Saint-Nizier de Lyon (Premier entretien de Jésus-Christ avec l'âme fidèle), Seconde édition, A Lyon, Chez Rusand, 1819.

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    Prière

    Me représenter Jésus-Christ m'ouvrant ses bras et son Cœur, comme le père de l'enfant prodigue, et m'invitant avec tendresse à profiter de ses bontés.

    « Ô Cœur de Jésus ! Cœur du plus tendre et du plus indulgent de tous les pères, daignez, je vous en supplie, pénétrer mon cœur des sentiments de respect, d'amour et de confiance qui vous sont si justement dus ! Mon bien-aimé Sauveur, vous m'avez donné la vie surnaturelle de la grâce, vous me préparez la vie bienheureuse de la gloire, et c'est à votre amour que je suis redevable de l'une et de l'autre. Votre divin Cœur a pour moi tous les sentiments, toutes les dispositions du meilleur des pères à l'égard de l'enfant le plus chéri ! Comment ne pas aimer un Père si tendre et si bon, comment ne pas me confier en lui, comment ne pas lui obéir avec cette délicatesse que l'amour et la reconnaissance inspirent au cœur d'un enfant à l'égard du plus généreux et du meilleur des pères ? »

    Résolution : Dans toutes mes peines, mes difficultés et mes besoins, recourir au Cœur adorable de Jésus avec la plus filiale confiance.

    Ô Jésus ! source inépuisable de tout bien, ouvrez-moi votre Cœur sacré, montrez-moi ses charmes et unissez-moi à lui pour toujours.

    La France au Sacré Cœur de Jésus ou Petit Manuel de dévotion avec exercices, prières, neuvaine et Mois en l'honneur du Cœur de Jésus, Souvenir du Pèlerinage au tombeau de la B. Mte-Marie (Courtes réflexions et aspirations pour le Premier vendredi de chaque mois, Premier vendredi de janvier), Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1875.

  • Méditation - Le Christ-Roi

    « Mgr Pie nous a montré dans les trois premières demandes du Pater : que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, la prière par excellence pour l'avènement du Règne social ici-bas.
    Il veut que les fidèles saisissent le sens complet de cette prière et qu'ils sachent que le règne dont il est parlé n'est pas seulement le ciel, mais encore le règne social du Christ sur la terre. Ils doivent donc, en la récitant, désirer ce règne et prier avec confiance le Père céleste d'accorder au monde cet inestimable bienfait.

    Écoutons l’Évêque de Poitiers recommander la prière pour le Règne social. C'est à une religieuse qu'il s'adresse et par elle, à tous les fidèles qui aiment Jésus-Christ : "La cure spirituelle n'avance pas chez ceux qui sont au timon des affaires, soit hommes du pouvoir, soit hommes de l'avenir. Dieu n'est mis par personne à sa place. Hélas ! nous apprendrons à nos dépens qu'on ne se passe pas impunément de l’Être nécessaire. Le monde lui pardonne son existence, pourvu qu'il veuille bien laisser son œuvre se passer de lui, et ce monde n'est pas seulement le monde impie, mais un certain monde politique chrétien. Pour nous, appliquons-nous à mieux sentir, à mieux accentuer que jamais les trois premières demandes du Pater. Et tant que le monde présent durera, ne prenons point notre parti de confiner le règne de Dieu au ciel, ou même à l'intérieur des âmes : sicut in coelo et in terra ? Le détrônement terrestre de Dieu est un crime : ne nous y résignons jamais !" (Histoire du Cardinal Pie, T. II, Livre IV, chap. II).

    Que les fidèles ne se lassent donc pas de prier pour l'avènement du Royaume et que leur prière, en nos jours d'apostasie nationale, soit plus fervente et plus confiante que jamais ! »

    P. Théotime de Saint-Just o.m.c., La Royauté Sociale de N.-S. Jésus-Christ, Troisième édition considérablement enrichie, Librairie catholique Emmanuel Vitte, Lyon - Paris, 1931.

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    Giotto di Bondone, Le jugement dernier (détail)
    Chapelle des Scrovegni à Padoue (Italie)

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  • Lundi 9 janvier 2017

    de la férie
     
    Au nouveau calendrier :
    Le Baptême du Seigneur

  • Méditation - Marchons vers la sainteté

    « Ô Dieu, dirons-nous avec l’Église, dans une de ses plus admirables prières, je crois que vous êtes tout-puissant, que votre grâce est aussi efficace pour m'élever, tout misérable que je suis, à un haut degré de sainteté ; je crois que vous êtes également la miséricorde infinie, et que, si je vous ai quitté souvent, votre amour plein de bonté ne m'abandonne jamais ; c'est de vous, ô mon Dieu, Père céleste, que descend tout don de perfection ; c'est votre grâce qui fait de nous des serviteurs fidèles qui vous sont agréables par des œuvres dignes de votre majesté et de votre louange ; faites que, détaché de moi-même et des créatures, je puisse courir sans obstacle dans cette voie de la sainteté, où votre Fils, comme un géant, nous précède ; afin que par lui et avec lui, je parvienne à la félicité que vous nous avez promise » (1) !

    Les saints vivaient de ces vérités ; c'est pourquoi ils sont parvenus au sommet où nous les contemplons aujourd'hui. La différence qui existe entre eux et nous ne naît pas de la plus grande somme de difficultés que nous avons à vaincre, mais de l'ardeur de leur foi dans la parole de Jésus-Christ et dans la vertu de sa grâce comme aussi de leur plus ardente générosité. Nous pouvons, si nous le voulons, recommencer l'expérience : le Christ demeure toujours le même, aussi puissant, aussi magnifique dans la distribution de sa grâce ; ce n'est qu'en nous-mêmes qu'il trouve des obstacles à l'effusion de ses dons.
    Âmes de peu de foi, pourquoi doutons-nous de Dieu, de notre Dieu ? »

    (1) : Oraison de la messe du XIIe dimanche après la Pentecôte.

    Bx Columba Marmion (1858-1923), Le Christ dans Ses Mystères (ch. XX, IV), Abbaye de Maredsous, Desclée de Brouwer & Cie, Paris, 1937.

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    (Crédit photo)

  • Méditation - « Que votre volonté soit toujours la mienne »

    « Ô divin Maître, Père, Seigneur, soyez propice à vos enfants. Accordez, à nous qui gardons vos préceptes, de réfléchir votre image et autant que le permettent nos forces, d'expérimenter votre bonté et non la sévérité de votre jugement.
    Accordez-nous de vivre dans votre paix, d'être admis dans votre royaume, après avoir traversé sans naufrage, les flots du péché. Puissions-nous être poussés, dans un grand calme, par l'Esprit-Saint, votre Sagesse ineffable, et guidés par Lui, jour et nuit, jusqu'au jour parfait. Accordez-nous, jusqu'à notre heure dernière, de prier en remerciant et de remercier en priant l'unique Père et Fils, Fils et Père, le Fils éducateur et maître, avec l'Esprit Saint » (Clément d'Alexandrie).

    « Seigneur, Vous connaissez ce qui m'est le plus avantageux, faites donc que la chose arrive selon votre bon plaisir. Donnez-moi ce que Vous voudrez, quand Vous le voudrez. Faites de moi ce qui Vous plaira pour mon plus grand bien et pour votre plus grande gloire. Placez-moi où Vous voudrez et en toutes choses disposez de moi selon votre volonté. Je suis entre vos mains, faites de moi ce que Vous voudrez. Je suis votre serviteur, prêt à tout ; je ne veux plus vivre pour moi-même, mais pour Vous. Oh ! que ce soit avec toute la perfection que Vous demandez de moi !
    Ô Jésus très aimable, faites que je désire toujours ce qui Vous est le plus agréable et le plus cher. Que votre volonté soit toujours la mienne, que je la suive et m'y conforme en toutes choses. Que je n'aie avec Vous qu'une même volonté, Seigneur, et qu'il ne soit pas en mon pouvoir de désirer autre chose que ce que Vous voulez » (Imit. III, XV, 3). »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, Intimité Divine Tome II (20e Dimanche après la Pentecôte, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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  • Méditation - « Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ » (Rm 13, 14)

    « Qu'est-ce que se revêtir de Jésus-Christ ? C'est conformer nos pensées à ses pensées, nos jugements à ses jugements, nos désirs à ses désirs, nos affections à ses affections, notre conduite à sa conduite : en un mot, c'est conformer tout notre intérieur et notre extérieur, à son intérieur et à son extérieur : c'est l'imiter d'une manière si parfaite, demeurer uni à lui d'une manière si étroite, nous rendre si dociles à toutes ses volontés, que nous puissions dire, avec l'Apôtre : Ce n'est plus moi qui vis,
    c'est Jésus-Christ qui vit en moi.


    Pour parvenir à ce but désirable, nous devons nous accoutumer à sa divine présence, et avoir sans cesse les yeux fixés sur lui. Que fait le peintre, lorsqu'il veut tirer une copie de quelque tableau, chef-d’œuvre d'un maître habile ? il en étudie soigneusement toutes les parties ; puis, il cherche à les reproduire fidèlement sur la toile : sans cesse, ses regards se portent de sa toile sur l'original, et de l'original sur sa toile, et il poursuit son travail sans relâche, jusqu'à ce que la ressemblance lui paraisse parfaite : voilà ce que nous devons faire, relativement à Jésus-Christ. Nous devons l'étudier, dans toutes les parties de son intérieur et de son extérieur ; puis, retracer en nous tout ce que nous apercevons en lui d'imitable ; portant sans cesse nos regards, de lui sur nous-mêmes, et de nous-mêmes sur lui ; poursuivant notre travail avec une courageuse persévérance, jusqu'à ce que la ressemblance soit devenue parfaite.

    Mais Jésus-Christ n'étant plus sur la terre, comment pouvons-nous ainsi l'étudier ? Dans ses actions, et dans ses oracles consignés dans l'Évangile, et au moyen desquels il demeure, en quelque sorte, au milieu de nous, et continue de nous instruire : c'est là qu'il est notre modèle, notre docteur et notre guide. Aussi, a-t-il chargé ses apôtres et leurs successeurs de publier l'Évangile par toute la terre, et d'enseigner ainsi à tous les peuples ce qu'il leur avait enseigné lui-même en personne, soit par ses exemples, soit par ses oracles.

    L’Évangile, voilà donc le grand tableau mis sous les yeux de tous les hommes : tableau fidèle, où Jésus-Christ est peint trait pour trait, où chacun peut librement et à loisir contempler la sublimité de ses exemples et la sagesse de ses oracles. C'est là, surtout, que Dieu le Père nous dit à tous : Voici mon Fils bien-aimé, dans lequel j'ai mis mes complaisances, écoutez-le. »

    Abbé Alexandre Leguay, La voie de la véritable et solide vertu (Troisième partie chapitre premier), Paris, Debécourt, 1840.

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  • Méditation - De la vraie liberté

    « Cherche la liberté comme un bonheur suprême ;
    Mais souviens-toi, mon fils, de cette vérité,
    Qu'il te faut renoncer tout à fait à toi-même,
    Ou tu n'obtiendras point d'entière liberté.

    Ceux qui pensent ici posséder quelque chose
    La possèdent bien moins qu'ils n'en sont possédés,
    Et ceux dont l'amour-propre en leur faveur dispose
    Sont autant de captifs par eux-mêmes gardés.

    Les appétits des sens ne font que des esclaves ;
    La curiosité comme eux a ses liens ;
    Et les plus grands coureurs ne courent qu'aux entraves
    Que jettent sous leurs pas les charmes des faux biens.

    Ils recherchent partout les douceurs passagères
    Plus que ce qui conduit jusqu'à l'éternité ;
    Et souvent pour tout but ils se font des chimères
    Qui n'ont pour fondement que l'instabilité.

    Hors ce qui vient de moi, tout passe, tout s'envole ;
    Tout en son vrai néant aussitôt se résout ;
    Et, pour te dire tout d'une seule parole,
    Quitte tout, mon enfant, et tu trouveras tout. »

    Pierre Corneille, L'Imitation de Jésus-Christ,
    traduite et paraphrasée en vers français,
    Livre troisième Ch. XXXII, in "Œuvres complètes de P. Corneille",
    Tome deuxième, A Paris, chez Lefèvre, Libraire-Editeur, 1834.

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  • Méditation - Prière à Jésus-Christ

    « Louange et gloire vous soient rendues à jamais, Seigneur Jésus, qui, pour un pécheur tel que moi, avez daigné descendre des cieux, et monter sur l'arbre de la croix, afin de satisfaire à la divine justice, pour mes péchés ! Là, dépouillé de vos vêtements, et couvert de blessures en tout votre corps, vous avez été suspendu entre deux larrons, comme le plus infâme voleur, vous le plus beau des enfants des hommes, vous le vrai Fils de Dieu, vous le Roi des rois et le Seigneur des anges ! Soyez environné de bénédictions, de splendeurs, d'actions de grâces, et de cantiques de louanges, ô Agneau de Dieu, modèle de douceur ! Car il n'y a pas d'honneurs que vous n'ayez mérités par votre Passion et votre mort, et par les ignominies de toutes sortes que vous avez endurées sur la croix. Recevez donc cet humble tribut de louanges, ces dévotes actions de grâces, ces adorations de mon esprit, ces pieux hommages de ma bouche, pour la souveraine charité, l'immense charité que vous m'avez témoignée en votre Passion.
    [...]
    Oh ! combien donc m'avez-vous estimé, pour me racheter à si haut prix ? Vous avez donné certes ce que vous aviez de plus précieux, car est-il rien de plus précieux que votre personne sacrée ? Et vous vous êtes livré tout entier pour moi ! C'est pourquoi, je vous en conjure, ô doux Jésus, source de bonté, de charité, ne permettez pas que j'en perde jamais le souvenir ; faites que l'image de votre corps attaché à la croix brille sans cesse à mes yeux, et que chacune de vos cicatrices imprime profondément votre amour en mon cœur. »

    Thomas A Kempis, in "Œuvres spirituelles" Tome VI, "Les Trois Tentes. Prières et autres opuscules" (Recueil de prières, IV. Sur la Passion de Jésus-Christ, Quatrième prière, 1-3), Traduits du latin par le P. P.-M.-B. Saintyves, Paris, Victor Sarlit, 1860.

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    Juan Manuel Miñarro, Santo Cristo de la Universidad de Córdoba

  • Méditation - « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » (Mt 17, 5)

    « Regardez ce Jésus brillant comme un soleil, c'est un rayon de la béatitude qui vous est promise, vous serez un jour rayonnant comme cela. Ô jour ! ô bonheur éternel ! quand y serai-je ?... Écoutez les Apôtres, comme ils se sentent épris d'un singulier contentement à la vue de ce spectacle ; ce sont les consolations et les secours que notre bon Jésus nous donne dès cette vie. Voyez Moïse et Élie à ses côtés qui le contemplent. Tous deux avaient instamment demandé de voir Dieu, et cette grâce leur est accordée, pour vous faire espérer et attendre que rien ne vous sera refusé, de ce que vous demanderez raisonnablement pour votre bien spirituel et éternel. Car, que vous refuserait celui qui se donne lui-même pour toujours, ou s'il vous refuse quelque chose, qu'avez-vous besoin de cette chose, ayant Dieu qui est tout.

    Mais ! ô mon Dieu, je crains à cette parole que j'entends de votre bouche : Écoutez-le. Car Il me semble que je n'écoute point ce Fils bien-aimé, et cependant il n'y a d'espérance d'être jamais bienheureux, qu'en l'écoutant et en lui obéissant... Mon fils, la crainte est bonne, pourvu qu'elle soit efficace, et qu'elle te porte à faire ce que tu dois, de peur qu'en y manquant tu ne viennes à être exclus de ton espérance ; et même quoi que tu fasses, il est toujours bon de craindre que tu n'en fasses pas assez, afin que ton espérance soit bien réglée entre le désespoir et la présomption... »

    Hayneuve s.j. (1588-1663), Méditations sur la Vie de N.-S. Jésus-Christ Tome V (Transfiguration de Notre-Seigneur, Deuxième point), Édition corrigée, rajeunie et disposée selon l'ordre du Bréviaire romain par M. l'Abbé J.-B. Lobry, Paris, Hippolyte Walzer, 1868. (1ère édition : 1645)

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    Raphaël (1483-1520), La Transfiguration
    Musées du Vatican

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  • Samedi 6 août 2016

    Transfiguration de Notre-Seigneur Jésus-Christ

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    Giovanni Bellini (v.1430-1516), La Transfiguration
    Musée de Capodimonte (Collection Farnese), Naples

    (Crédit photo)

    Quel est le sens de cette fête ?

    a) Nous devons contempler avec respect et adoration notre Dieu éternel ; aujourd’hui encore, nous célébrons sa Royauté.
    b) Nous devons voir en sa Transfiguration l’image de la nôtre, un jour : Nous attendrons le Sauveur... qui transformera notre corps misérable et le rendra semblable à son corps glorieux.
    c) Ici commence la portée morale de la fête ; sans cesse, il nous faut travailler en vue de cette transfiguration par la pratique de la vie intérieure et spirituelle, par le détachement des choses terrestres.
    d) Nous avons un sacrement de la Transfiguration : celui de l’Eucharistie. A la messe, le Seigneur Transfiguré est parmi nous ; dans la sainte communion, nous recevons le « germe de la gloire » et le gage de la résurrection future.

    Dom Pius Parsch (1884-1954), Le Guide dans l’année liturgique, Salvator - Casterman, 1936.

  • Méditation - « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Mt 6, 21)

    « Marcher en présence de Dieu :
    Se le rappeler à toute heure :
    Il ne nous quitte en aucun lieu :
    Le cœur du Juste est sa demeure. »

    « Plus l'esprit et le cœur seront libres, plus on aura de facilité à se tenir en la présence de Dieu ; parce que Dieu est toujours la première chose qui se présente à l'un et à 1'autre, lorsqu'ils sont vides de toute autre chose.
    Les moyens particuliers sont d'avoir habituellement sous les yeux des objets pieux, qui rappellent à Dieu, tels que le Crucifix, des images ou des tableaux de dévotion, des sentences prises de l’Écriture ou des Pères. L'esprit se prend par les sens, et rien n'est plus capable de fixer l'imagination, ou de la ramener. De faire souvent le signe de la croix, selon l'usage des premiers Chrétiens, qui, au rapport de Tertullien, commençaient par là toutes leurs actions, même les plus indifférentes ; de savoir par cœur un certain nombre d'aspirations tirées des Psaumes, ou d'autres endroits des Livres saints, et d'en faire usage dans le cours de la journée. Pour peu qu'on s'y astreigne dans les commencements, l'habitude en deviendra douce et facile, soit qu'on soit seul ou en compagnie. Si l'on fait chaque jour la méditation, l'on peut se nourrir le long du jour de la pensée ou de l'affection dont on aura été plus vivement touché. On peut aussi s'imprimer fortement dans l'esprit quelque grande vérité, quelque sentence, ou se proposer de la ruminer pendant quelque temps, jusqu'à ce qu'on en soit bien pénétré, et passer ensuite à une autre. Chacun peut imaginer, à cet égard, différentes pratiques, les suivre et les changer selon son goût et le profit qu'il en retire.
    Mais le grand moyen d'acquérir la présence continuelle de Dieu, est de s'occuper beaucoup de Jésus-Christ et de ses mystères, surtout de celui de sa passion. Les diverses représentations de ses souffrances frappent vivement l'imagination ; l'esprit y trouve une matière inépuisable de solides et saintes réflexions ; le cœur en est touché, attendri, excité à tous les sentiments qui nourrissent la dévotion. »

    Abbé Jean-Nicolas Grou s.j. (1731-1803), Maximes de la vie spirituelle, avec des explications (IVe Maxime), A Paris, Chez Belin, 1789.

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    James Tissot (1836-1902), La flagellation, de face

  • Méditation - De la communion spirituelle

    « Il ne faut pas s'imaginer que la Communion spirituelle soit une de ces inventions de quelques âmes dévotes, qui n'ont nul fondement solide. C'est une acte de religion qui honore Dieu, et une dévotion très utile à tous ceux qui la pratiquent. [...]
    On appelle spirituelle cette Communion, parce qu'elle ne consiste que dans les actes spirituels, et que nous ne recevons point réellement le Corps et le Sang de Jésus-Christ. Mais on ne laisse pas d'en tirer de très grands avantages. Car comme le Sauveur durant sa vie mortelle guérissait les malades, tantôt en les touchant, tantôt par une seule parole, et quelquefois même sans se transporter dans les lieux où ils étaient, de même à présent qu'il demeure encore parmi nous dans l’Eucharistie, il guérit les faiblesses et les infirmités de nos âmes, non seulement en les touchant par la Communion réelle, mais d'une seule parole et par un acte de volonté, quand nous l'en prions, et surtout quand nous le recevons spirituellement. [...]

    En quoi consiste la Communion spirituelle ? Elle consiste essentiellement dans un désir sincère de communier effectivement. J'appelle un désir sincère celui d'une âme qui est tellement disposée, que s'il ne dépendait que d'elle, elle communierait réellement au moment qu'elle ne fait que désirer de communier.

    Quelle méthode faut-il garder pour bien faire la communion spirituelle ? La même à peu près que quand on communie réellement. [...] I. Purifiez votre cœur par la détestation de vos péchés, et surtout de ceux que vous avez commis depuis votre dernière confession. II. Après avoir fait un acte de foi de la présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, adorez-le, et songez que son dessein, en s’y cachant, a été de répandre dans nos âmes les richesses de son amour. III. Ces considérations feront naître infailliblement ce désir efficace de le recevoir, en quoi consiste principalement la Communion spirituelle. IV. Dans l'impuissance où vous êtes de le recevoir, priez-le de dire seulement un mot pour guérir votre âme, et de vous faire ressentir, quoiqu'absent, les effets de sa puissance et de sa bonté, qui n'ont point de bornes. V. Plein de confiance qu’il vous a accordé ce que vous lui avez demandé, faites-lui vos remerciements, et le conjurez de demeurer éternellement avec vous, au moins par sa vertu et par son esprit. [...]

    Communiez donc réellement aussi souvent que vous le pourrez ; mais puisque vous pouvez communier tous les jours spirituellement, et tant de fois tous les jours, ne manquez pas de vous exercer dans une pratique aussi facile qu’elle est avantageuse. Par ce moyen vous vivrez continuellement dans une union actuelle avec Jésus-Christ, vous ferez toutes vos actions avec lui, et il fera toutes vos actions avec vous ; il agira, il vivra dans vous et par vous ; vous agirez et vous vivrez dans lui et par lui. Ô l'admirable vie que celle dont Jésus-Christ est l'auteur ! ô les excellentes et divines actions que celles dont Jésus-Christ est le principe ! »

    P. Luc Vaubert s.j. (1645-1716), La dévotion à Notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Eucharistie, Tome I (Quatrième Partie, Chap.V : De la communion spirituelle), Nouvelle édition, A Avignon, Aux dépens de la Compagnie, 1759.

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  • Méditation - Prière : Le Sacrement de l'Eucharistie

    « Plein de confiance en votre bonté et votre grande miséricorde, je m'approche de vous, Seigneur ; malade, je viens à mon Sauveur ; consumé de faim et de soif, je viens à la source de la vie ; pauvre, je viens au Roi du ciel ; esclave, je viens à mon Maître ; créature, je viens à celui qui m'a fait ; désolé, je viens à mon tendre consolateur.
    [...]
    Vous connaissez votre serviteur et vous savez qu'il n'y a en lui aucun bien qui mérite votre grâce. Je confesse donc ma bassesse, je reconnais votre bonté, je bénis votre miséricorde, et je vous rends grâce à cause de votre immense charité.
    [...]
    O tendre et bon Jésus ! quel respect, quelles louanges perpétuelles ne vous devons-nous pas pour la réception de votre sacré Corps, si élevé au-dessus de tout ce que peut exprimer le langage de l'homme !
    Mais que penserai-je en le recevant, en m'approchant de mon Seigneur, que je ne puis révérer autant que je le dois, et que cependant je désire ardemment recevoir ?
    Quelle pensée meilleure et plus salutaire que de m'abaisser profondément devant vous et d'exalter votre bonté infinie pour moi !
    [...]
    Vous êtes le Saint des saints, et moi le rebut des pécheurs.
    Vous vous inclinez vers moi, qui ne suis pas digne de lever les yeux sur vous.
    Vous venez à moi, vous voulez être à moi, vous m'invitez à votre table. Vous voulez me donner à manger un aliment céleste, le pain des Anges, qui n'est autre que vous-même, ô pain vivant ! qui êtes descendu du ciel, et qui donnez la vie au monde.
    Voilà la source de l'amour et le triomphe de votre miséricorde. Que ne vous doit-on pas d'actions de grâces et de louanges pour ce bienfait !
    [...]
    Que vos œuvres sont admirables, Seigneur ! que votre puissance est grande ! que votre vérité est ineffable !
    Vous avez dit et tout a été fait, et rien n'a été fait que ce que vous avez ordonné.
    Chose merveilleuse, que nul homme ne saurait comprendre mais que tous doivent croire, que vous, Seigneur mon Dieu, vrai Dieu et vrai homme, vous soyez contenu tout entier sous la moindre partie des espèces du pain et du vin, et que sans être consumé, vous soyez mangé par celui qui vous reçoit.
    Souverain Maître de l'univers, vous qui, n'ayant besoin de personne, avez cependant voulu habiter en nous par votre Sacrement, conservez sans tache mon âme et mon corps afin que je puisse plus souvent célébrer vos saints mystères avec la joie d'une conscience pure, et recevoir pour mon salut éternel ce que vous avez institué principalement pour votre gloire, et pour perpétuer à jamais le souvenir de votre amour.
    Réjouis-toi, mon âme, et rends grâce à Dieu d'un don si magnifique, d'une si ravissante consolation, qu'il t'a laissée dans cette vallée de larmes. »

    Imitation de Jésus-Christ, Livre IV, chap. 2, Trad. Félicité de Lamennais, 1824.

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    Ariel Agemian K.S.G. (1904–1963), "Oneness in Christ"
    (Crédit photo)

  • Vendredi 1er juillet 2016

    Fête du Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ

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  • Méditation : « demandez à grands cris la miséricorde ! »

    « Prenez donc courage, même lorsque vous vous sentez opprimée par la multitude et l'horreur de vos fautes. Allez donc, plus que jamais, aux pieds de Jésus-Christ qui lutte, qui agonise pour nous dans le Jardin ; humiliez-vous, pleurez, suppliez avec Lui, comme Lui, et demandez à grands cris la miséricorde, le pardon de vos fautes et demandez qu'Il vous aide toujours à marcher devant Lui. Faites cela et ne doutez pas ; ce Dieu miséricordieux et clément vous tendra comme toujours sa main secourable pour vous relever de votre misère, de votre désolation spirituelle. »

    St Pio de Pietrelcina (1887-1968), Lettre (7.9.1915, II, 487), in P. Melchior de Pobladura, "A l'école spirituelle de Padre Pio" (chap.3,1&7), Éditions « Voce di Padre Pio », San Giovanni Rotondo (FG), 1981.

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  • Méditation : Joie pascale

    « Aujourd'hui, les anges tressaillent, toutes les puissances célestes triomphent, et se réjouissent du salut de tous les hommes. Si l'on se réjouit en effet dans le ciel et sur la terre pour un seul pécheur qui se repent, à plus forte raison doit-on s'y réjouir pour le salut du monde entier ! Aujourd'hui, le Fils de Dieu a délivré la nature humaine de l'empire du démon, et l'a rétablie dans son ancienne dignité. Sans doute, quand je vois que mes prémices ont triomphé de la mort, je ne crains plus, je ne redoute plus la guerre, je ne considère point ma faiblesse, mais j'envisage la puissance de celui qui doit me secourir. Eh ! S'il a triomphé de l'empire de la mort, s'il lui a ôté toute sa force, que ne fera-t-il pas désormais pour des hommes dont il n'a pas dédaigné, par un effet de sa bonté infinie, de prendre la nature et de lutter dans cette nature contre le démon ? Aujourd'hui règnent par toute la terre une joie et une allégresse spirituelles. Aujourd'hui, la troupe des anges et le chœur de toutes les puissances célestes tressaillent et triomphent pour le salut des hommes. Considérez donc, mes frères, combien doit être grand le sujet de réjouissance, puisque les dominations célestes elles-mêmes partagent notre fête. Oui, elles se réjouissent de nos avantages ; et si la grâce dont nous a favorisés le Seigneur nous est propre, la joie leur est commune avec nous. Voilà pourquoi elles ne rougissent pas de partager notre fête. Que dis-je ? Des créatures ne rougissent pas de partager notre fête ! Leur Seigneur lui-même et le nôtre ne rougit pas ! Je dis plus, il désire célébrer avec nous la fête que nous célébrons. Qu'est-ce qui le prouve ? Écoutez-le lui-même : J'ai désiré ardemment de manger avec vous cette pâque. (1) Mais s'il a désiré manger avec nous la pâque, sans doute il a désiré la célébrer avec nous. Lors donc que vous voyez, non seulement les anges et toute la troupe des puissances célestes, mais le Seigneur lui-même des anges, partager notre fête, quelle raison auriez-vous de ne pas entrer dans la joie ? »

    1. Luc XXII, 15.

    St Jean Chrysostome, Homélie sur la fête de Pâques (3), P.G. 50, 417-432, Trad. M. Jeannin revue par F. Quéré-Jaulmes, in "Le Mystère de Pâques", Coll. Lettres chrétiennes n°10, Ixtus, Grasset, Paris, 1965.

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  • Dimanche 27 mars 2016

    Dimanche de Pâques
    Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ

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    Commentaire de l'Evangile du dimanche

  • Thème de la Via Crucis du Vendredi Saint au Colisée (25 mars)

    La Via Crucis de Jésus-Christ et le chemin de croix de l'humanité contemporaine constituent le thème des méditations qui accompagneront les quatorze stations du Vendredi Saint au Colisée (25 mars). Le Pape en a chargé le Cardinal Gualtiero Bassetti, Archevêque de Perugia - Città delle Pieve (Italie), qui a confié avoir été inspiré par une peinture du Pérugin montrant le lien profond entre la passion de Jésus et celle des êtres humains.

    Les méditations de la Via Crucis, toujours développées à partir de la Parole de Dieu, parlent aussi de ce qui se passe dans le monde, en particulier dans les zones souffrant de la guerre ou de la pauvreté, où la dignité de la personne est violée chaque jour. Là "Jésus revit sa passion personnellement dans l'humanité... J'ai donc essayé de lire les souffrances à la lumière du grand amour que Dieu porte à l'humanité, car sinon souffrir n'a pas de sens. La souffrance ne peut être lue qu'à la lumière de l'amour de Dieu et, dans le cadre de l'année de la Miséricorde, avec pour perspective l'amour et le pardon".

    La famille est un autre des thèmes de méditations du Cardinal. A côté du drame de la Vierge Marie, il y a le sort de tant de familles en difficulté, de jeunes sans travail, "tant de petits et de grands drames de l'humanité et de l'Église d'aujourd'hui, qui ont besoin continuellement besoin de pardon et de réconciliation... Dans le fond, la Passion et la mort de Jésus sont notre réconciliation avec Dieu. Si nous avons besoin de cette réconciliation personnellement, en ont également besoin l'humanité et l’Église. Pensons à tant de jeunes qui perdent le sens de la vie, à ceux qui face aux difficultés économiques, à la précarité ou à l'insécurité doivent s'exiler... Méditer sur la Passion de Jésus nous porte à nous pencher sur la persécution des chrétiens dans le monde... Malheureusement, beaucoup de nos frères vivent dans leur chair cette passion. Les martyrs du XXI siècle sont sans doute les apôtres d'aujourd'hui. Comme le dit le Saint-Père, ceux qui tuent en raison du Christ ne demandent pas à leurs victimes si elles sont catholiques, protestantes ou orthodoxes. C'est bien la haine de la foi qu'elles expérimentent".

    Pour illustrer la IVe Station, le Cardinal a choisi une poésie du religieux David Maria Turoldo (1916 - 1992) décrivant la solitude absolue de Jésus, l'abandon du Père, quand il a pris en charge le drame l'humanité toute entière. Jésus a accepté la croix qu'il pouvait éviter parce qu'il était le Fils de Dieu... Cette année, la Via Crucis de Jésus est, pour une raison ou une autre, très proche de celle de l'humanité. Mais à la fin l'épreuve des êtres humains est toujours éclairée par la lumière de la Résurrection de Pâques".

    Source : VIS - Vatican Information Service.

  • Méditation : Faim de Dieu

    « "Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant qui, sur la Croix, les bras étendus, avez bu, pour la rédemption de tous les hommes, le calice d'inénarrables douleurs, daignez aujourd'hui me porter secours. Moi, pauvre, je viens à Vous qui êtes riche ; misérable, je me présente à Vous, Miséricordieux. Ah ! faites que je ne Vous quitte pas, vide et déçu. Affamé, je viens à Vous ; ne permettez pas que je parte à jeun. Famélique, j'approche de Vous ; ah ! que je ne m'en retourne pas sans avoir été rassasié ! Et si je soupire avant de manger, accordez-moi ensuite la grâce d'être nourri". (St Augustin)

    Oui, j'ai faim de Vous, vrai pain, pain vivant, pain de vie. Vous savez quelle est ma faim, faim de l'âme, faim du corps, et Vous avez voulu pourvoir tant à l'une qu'à l'autre. Par votre doctrine, par votre Corps et votre Sang, Vous rassasiez mon esprit, Vous le rassasiez abondamment, sans garder aucune mesure, sauf celle que je garde moi-même par la froideur de mon amour, l'exiguïté de mon cœur. Vous m'avez dressé une table riche et opulente au-delà de ce que l'on peut imaginer, de laquelle je n'ai qu'à m'approcher pour être nourri ; et non seulement Vous m'accueillez, mais Vous Vous faites ma nourriture et mon breuvage, en Vous donnant tout entier à moi, tout entier dans votre Divinité, tout entier dans votre Humanité. »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, Intimité Divine Tome I (4e Dimanche de Carême, 15, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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  • Méditation - Prière à la Très Sainte Vierge

    « O Mère tendre et aimante, Vierge très prudente qui êtes la Mère de mon Rédempteur, je viens Vous saluer en ce jour avec l'amour le plus filial dont puisse Vous aimer le cœur d'un enfant.
    Oui, je suis votre enfant et, parce que mon impuissance est si grande, je prendrai les ardeurs du Cœur de votre divin Fils ; avec Lui, je Vous saluerai comme la plus pure des créatures, car Vous avez été formée selon les désirs et les attraits du Dieu trois fois Saint !
    Conçue sans la tache du péché originel, exempte de toute corruption, Vous avez été toujours fidèle aux mouvements de la grâce et votre âme accumulait ainsi de tels mérites, qu'elle s'est élevée au-dessus de toutes les créatures.
    Choisie pour être la Mère de Jésus-Christ, Vous L'avez gardé comme en un sanctuaire très pur et Celui qui venait donner la vie aux âmes, a pris Lui-même la vie en Vous et a reçu de Vous son aliment.
    O Vierge incomparable ! Vierge Immaculée ! Délices de la Trinité bienheureuse ! Admirée des anges et des saints, Vous êtes la joie des cieux !
    Étoile du matin, Rosier fleuri du printemps, Lys très blanc, Iris svelte et gracieux, Violette parfumée. Jardin cultivé et réservé pour les délices du Roi des cieux !... Vous êtes ma Mère, Vierge très prudente, Arche précieuse où s'enferment toutes les vertus ! Vous êtes ma Mère, Vierge très puissante, Vierge clémente, Vierge fidèle ! Vous êtes ma Mère, Refuge des pécheurs ! Je Vous salue et je me réjouis à la vue de tels dons que Vous a fait le Tout-Puissant et de tant de prérogatives dont Il Vous a couronnée.
    Soyez bénie et louée, Mère de mon Rédempteur, Mère des pauvres pécheurs ! Ayez pitié de nous et couvrez-nous de votre maternelle protection.
    Je Vous salue au nom de tous les hommes, de tous les saints et de tous les anges.
    Je voudrais Vous aimer avec l'amour et les ardeurs des séraphins les plus embrasés, et c'est encore trop peu pour rassasier mes désirs... et Vous rendre éternellement une louange filiale, constante et très pure.
    O Vierge incomparable ! bénissez-moi, puisque je suis votre enfant. Bénissez tous les hommes ! Protégez-les, priez pour eux Celui qui est Tout-Puissant et qui ne peut rien Vous refuser.
    Adieu, Mère tendre et chérie ! Je Vous salue jour et nuit, et dans le temps et dans l'éternité ! »

    Prière enseignée par Notre-Seigneur à Sœur Josefa Menendez (1890-1923) le 26 août 1923, in "Un appel à l'Amour - Le Message du Cœur de Jésus au monde", Apostolat de la Prière, Toulouse, 1944.

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